Rio+20 ne tient pas ses promesses

À l’ouverture de l’évènement, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki Moon l’a caractérisée dès le départ comme la chance d’une génération. Si tel était le cas, alors Rio+20 n’a pas tenu ses promesses, car la chance a été gâchée par une répétition de platitudes.

Pour comprendre cela, il faut voir ce qui manque dans le résultat, intitulé “L’avenir que nous voulons”. Les mots gentils n’ont aucune force. Il n’y a presque pas d’engagements en vue d’une action concrète et suivie. Aucun financement n’a été attribué. Aucun objectif ambitieux, aucune révision des structures actuelles de production et de consommation n’est apparue. Les mots “économie verte” se trouvent dans le texte, mais ils sont dénués de sens: pas de stratégie ou de politique industrielle cohérente à tirer; et le document est silencieux sur la réforme de la finance internationale ou l’imposition d’une taxation même faible des transactions financières internationales.

Rendons-leur justice, on trouve quelques bonnes choses dans les conclusions de Rio+20. Il y a la reconnaissance du problème du chômage des jeunes, la création d’emplois décents, les questions concernant les femmes et la santé sexuelle, le rôle des travailleurs et travailleuses et des syndicats, et une transition juste. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) se poursuivra. Il y a également quelques engagements sur la désertification, l’eau potable et la protection des océans du monde. Malheureusement, tout ceci est plus faible que ce qu’on espérait, et inapplicable.

Les dirigeants des pays et leurs principaux ministres doivent porter le blâme de ce fiasco. Les Nations unies ne sont efficaces que dans la mesure où ses États-membres le permettent. Cela montre la crise dans la gestion des affaires internationales et le besoin de remettre cela sur pied.

Comme l’a dit Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI) : “Les mots ne suffisent pas, un processus des Nations unies sans objectif, sans chronologie et sans réelle inclusion des syndicats et de la société civile ne fait rien qui puisse réduire l’anxiété des gens qui souffrent du chômage, de la pauvreté ou de la destruction de l’environnement sur leurs terres et/ou de leurs moyens d’existence”.

Jyrki Raina de son côté a déclaré: “C’est le rôle des gouvernements de garantir les besoins réels de leurs citoyens et citoyennes et d’assurer le bien commun. Et il revient aux syndicalistes de rester mobilisés pour rappeler ce devoir. Une stratégie industrielle durable n’est plus seulement une bonne idée, cela devient une question de survie”.

Pour plus de renseignements, ouvrir le lien suivant: http://www.industriall-union.org/rio20-the-future-they-want

L’ITUA signe une convention collective chez Benteler à Kaluga, Russie

Le 3 juillet, le syndicat interrégional des travailleurs de l’automobile (ITUA) a signé une convention collective avec la direction de Benteler à Kaluga, Russie.

Benteler est un fournisseur de Volkswagen dans la zone industrielle dense de Kaluga. Les travailleurs et travailleuses qui ont adhéré à l’ITUA avaient proposé de signer une convention collective en mars 2012. La direction avait refusé de négocier. En réponse, le syndicat avait organisé une grève qui menaçait la production dans l’usine voisine de Volkswagen. Après deux jours de grève, la direction a accepté d’entamer des négociations.

La convention collective a été finalement signée après trois mois de difficiles négociations. Les points principaux du nouveau document sont les suivants:

La convention collective donne également à chaque travailleur et travailleuse le droit de refuser un travail autre que celui spécifié dans sa description de poste, et offre des garanties pour l’activité syndicale.

Un autre succès important concerne l’accord sur la langue pour le personnel intérimaire. Le travail précaire est limité à 15 pour cent de la main-d’œuvre totale dans les conditions normales et à 25 pour cent dans les périodes de production élargie. Les personnes embauchées par des agences de placement temporaire doivent être transférées à des postes permanents dans les trois mois. L’ITUA indique qu’il s’agit de la première étape vers une liquidation complète des emplois intérimaires dans les entreprises de construction automobile à Kaluga.

“Le succès remporté chez Benteler a été rendu possible par la résistance et l’unité des travailleurs et travailleuses, par la compétence des militant(e)s syndicaux/ales et par des actions résolues. Le succès dans les négociations se basait sur le succès remporté dans l’action revendicative”, indique l’ITUA.

Les syndicats s’opposent à la fusion Xstrata – Glencore

Dans un communiqué conjoint, les syndicats représentant la main-d’œuvre syndiquée de Xstrata et Glencore dans le monde ont exprimé leur opposition à la fusion prévue des deux entreprises, et notamment aux primes de ‘rétention’ exorbitantes versées à la direction de Xstrata. Les syndicats estiment que les instances de contrôle de la concurrence et des entreprises devraient plutôt considérer obtenir un démembrement des entreprises au lieu d’autoriser une nouvelle concentration et un abus d’autorité.

Les syndicats estiment que “les deux entreprises sont des exemples frappants de “resource curse” en action, un phénomène où des pays en développement ont d’abondantes ressources naturelles avec une faible taux de rentabilité pour l’économie nationale en raison d’une mauvaises gestion des ressources par le gouvernement ou d’institutions faibles, inefficaces, instables ou corrompues. Glencore suit cette voie en raison de sa longue pratique du secret et de son manque de transparence en tant qu’entreprise privée suisse ”.

“Les syndicats ont fréquemment eu des relations très difficiles avec ces entreprises, et leur fusion prévue ne peut qu’amplifier ces problèmes du fait que cette entité combinée deviendra une méga-entreprise qui dominera les ressources mondiale dans ce secteur. Ces entreprises sont de plus ne plus distantes des activités qu’elles possèdent et dirigent, et des communautés touchées par ces activités”, est-il indiqué dans la déclaration.

Les piètres résultats portent sur la mauvaise conduite des deux entreprises en Australie, en Argentine, au Canada, en République démocratique du Congo et en Afrique du Sud. Les syndicats expriment ainsi leur avis sur la fusion en cours: “Ceux qui produisent réellement de la richesse pour Xstrata et Glencore – les travailleurs qui peinent dans des mines isolées et dans un environnement dur situé à une grande profondeur dans le sol – ne reçoivent rien, alors que leurs patrons s’apprêtent à se baigner dans des richesses qui dépassent leurs rêves les plus fous”.

Dans la proposition actuelle de fusion entre Glencore et Xstrata, la haute direction de Xstrata doit recevoir 240 millions de livres sterling (environ 375 millions d’USD) sous forme de soi-disant paiements de ‘rétention’, ce qui permettra au directeur général Mick Davis de recevoir 29 millions de livres sterling (45 millions d’USD).”

Suivre le lien pour lire le texte intégral de la déclaration concernant Glencore et Xstrata: http://www.industriall-union.org/glencore-and-xstrata-epitomize-the-reso…

IndustriALL signe un accord mondial avec Saab

L’accord-cadre signé le 13 juin 2012 s’applique à tous les salariés du groupe, à ses fournisseurs et ses sous-traitants. L’accord définit les principes selon lesquels il sera mis en pratique, notamment en référence à l’Organisation internationale du Travail et aux principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales. L’accord comporte les clauses suivantes:

Dans une clause séparée, l’entreprise s’engage “à ne pas organiser ou financer des syndicats d’entreprise ou "jaunes", de ne pas appliquer ou soutenir toute activité hostile au syndicalisme, et de ne pas adopter d’initiatives capables de décourager les travailleurs et travailleuses à constituer de véritables syndicats”.

En signant l’accord, Monika Theodorakis, membre du Comité exécutif de IndustriALL Global Union et première secrétaire de IF Metall, a déclaré: "Les accords-cadres mondiaux  sont extrêmement importants, en ce sens qu’ils permettent d’obtenir et de garantir de meilleures conditions de travail. Nous sommes donc très satisfaits d’avoir signé un tel accord avec Saab, et nous espérons que d’autres entreprises mondiales ayant leur siège en Suède suivront cette voie".

Saab AB est un constructeur aéronautique et spatial suédois dans le domaine de la défense qui emploie plus de 13.000 salariés. L’entreprise réalise plus de 60 pour cent de ses ventes à l’étranger. Ses principaux marchés se situent actuellement en Europe, en Afrique du Sud en Australie et aux États-Unis.

À présent, IndustriALL Global Union a signé trois ACM avec des entreprises multinationales ayant leur siège en Suède: Electrolux, SKF et Saab AB.

Grève d’avertissement chez ArcelorMittal au Kazakhstan

Les syndicats de ArcelorMittal à Temirtau, Kazakhstan, ont fait le 29 juin au matin une grève d’avertissement de trois heures. Leurs revendications portent sur une hausse salariale de 30 pour cent, un ajustement annuel pour compenser l’inflation et un arrêt total des licenciements.

Plus de 3.000 salariés ont fait grève, et plus de 10.500 avaient signé auparavant un texte de soutien à la grève. Un comité de grève de 15 membres a été mis en place.

Le conflit social chez ArcelorMittal à Temirtau avait commencé il y a huit mois en octobre 2011. L’employeur a constamment refusé de faire la moindre concession.

La direction propose actuellement une prime de 2,6 pour cent d’ajustement à l’inflation qui est de 7,4 pour cent, la garantie d’application de la convention collective sous sa forme actuelle, alors que les salariés insistent pour obtenir une hausse de 30 pour cent des salaires.

Les syndicats ont suivi à la lettre la procédure légale de solution d’un conflit social: négociations et arbitrage. Ils ont organisé le 19 mai un rassemblement massif à Temirtau pour soutenir leurs revendications, ce qui n’a donné aucun résultat. La grève était donc la seule issue possible.

Les syndicats signalent que les salaires entrent à hauteur de 10 pour cent seulement dans les coûts de production de l’usine. En outre, la production a augmenté de 7,7 pour cent en 2011 sans augmentation complémentaire des salaires.

Vijay Mahadevan, directeur général de ArcelorMittal à Temirtau, s’est rendu auprès des grévistes. Toutefois, leurs revendications ne sont toujours pas satisfaites.

Le syndicat note qu’il s’agit de la première grève dans la longue histoire de cette région minière.

Le syndicat des travailleurs des mines et de la métallurgie de la république du Kazakhstan (TUMMWRK), qui a des sections chez ArcelorMittal à Temirtau, a rejoint récemment la famille de IndustriALL. La toute première réunion du comité exécutif de IndustriALL tenue le 20 juin à Copenhague a approuvé son affiliation.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a envoyé une lettre à la direction de ArcelorMittal à Temirtau et au Premier ministre du Kazakhstan, Karim Massimov, en leur demandant de parvenir à une solution juste et équitable dans ce conflit social.

Les travailleurs iraquiens protestent contre la récente ingérence du gouvernement

La dernière tentative du gouvernement pour corrompre les syndicats et réduire à néant leur indépendance remonte à la création, en avril 2011, d’un Comité préparatoire par le ministère du Travail et des Affaires sociales. Ce comité a invité un groupe de personnes – moins d’une douzaine – qui n’avaient aucune affiliation syndicale, à une réunion tenue à huis clos pour des élections syndicales truquées et l’exclusion de Basra de la direction de l’actuelle fédération générale des travailleurs iraquiens (GFIW). Le processus est également une attaque contre le pluralisme syndical actuellement en vigueur, en ce sens qu’il avance l’idée que la GFIW est la seule structure syndicale en Irak. Il s’agit manifestement d’une infraction aux textes législatifs nationaux et internationaux, notamment aux conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du Travail, ratifiées par le gouvernement irakien.

IndustriALL Global Union soutient sans équivoque les revendications que ses affiliés adressent au gouvernement irakien pour qu’il assume ses responsabilités envers le syndicalisme national, notamment le droit de créer et de rejoindre un syndicat, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, et le droit de se réunir et de manifester librement. Nous adhérons à leur appel lancé au gouvernement pour que cesse l’ingérence flagrante des partis politiques et des milices qui détiennent une position dominante et tentent de politiser et de dominer les syndicats, sans compter le fait que le gouvernement se sert de la législation antisyndicale de l’ancien régime contre le mouvement des travailleurs et travailleuses en Irak.

Il est essentiel de promulguer de toute urgence une législation du travail juste et équitable qui soit en conformité avec l’OIT, respecte les droits des travailleurs et travailleuses et garantisse la liberté des organisations syndicales pour se réunir, manifester et faire grève, et également de faire participer tous les syndicats en Irak aux discussions concernant cette législation.

Nous félicitons les syndicats de Basra pour la solidarité syndicale réciproque entre les syndicats et les fédérations qui ont pris part à la manifestation, et nous sommes impatients de travailler avec le comité de coordination mis en place par les participant(e)s pour mener d’autres luttes de solidarité en faveur des droits des travailleurs et travailleuses.

IndustriALL Global Union apporte son soutien au mouvement syndical irakien et demande aux affiliés de condamner toute tentative du gouvernement irakien de piétiner les droits syndicaux.

Apportez votre soutien au combat mené par les syndicats en Irak en participant à la campagne électronique de LabourStart: http://www.labourstartcampaigns.net/show_campaign.cgi?c=1390

 

UNIA se bat pour sauver des emplois chez Merck Serono

Prenant la parole aujourd’hui à une assemblée générale extraordinaire des membres de UNIA chez Merck Serono à Genève, Kemal Özkan, secrétaire général adjoint de IndustriALL Global Union a déclaré aux 500 membres du personnel “Votre combat est également le nôtre. Vous n’êtes pas seuls. Dans le cas où ce problème ne serait pas résolu, nous continuerons la mobilisation au-delà des frontières pour soutenir votre combat!” La colère provoquée par les propositions de l’entreprise se trouve aggravée par les excellentes marges bénéficiaires annoncées par l’entreprises et par la hausse récente de 20 pour cent des dividendes versés aux actionnaires. Le groupe Merck avait annoncé le 15 mai des bénéfices se montant à 152 millions d’euros au premier trimestre de 2012. IndustriALL Global Union soutient fermement les revendications de UNIA qui demandent à Merck de faire passer “les travailleurs avant les actionnaires!”

Le 19 juin, après une lutte de neuf semaines pour trouver d’autres solutions aux fermetures des sites, la direction a annoncé sa décision finale, qui ne contient de manière décevante presque aucun changement et ne retient aucune des propositions de UNIA. Quelques petites améliorations au plan social bénéficieront seulement à 183 salariés sur un total de 1.500. Cette annonce a provoqué une grève la semaine dernière qui a été suspendue à la suite de la tentative des autorités suisses d’engager une médiation.

Selon Eric Deriaz du syndicat UNIA et représentant du personnel chez Merck Serono, même les salariés qui se sont vu offrir une reconversion dans l’entreprise l’ont refusée, ne voulant plus travailler pour une entreprise qui s’est si mal comportée, et en qui on ne peut plus faire confiance.

Une proposition importante du secrétaire régional de UNIA à Genève, Alessandro Pelizzari, et des membres, porte sur le maintien d’un centre de recherche en biotechnologie dans la région, assurant ainsi la protection d’au moins 300 emplois menacés par une délocalisation à l’étranger. Cette option semble maintenant probable, grâce aux contributions de salariés aux discussions menées au sein d’un groupe de réflexion sur la question.

Les messages de solidarité sont à envoyer à [email protected].

Avec copie à IndustriALL Global Union à [email protected]

Mexique: nouveau syndicat indépendant créé chez Flex-N-Gate à Puebla

Le dimanche 24 juin 2012, 300 salariés environ ont voté en faveur de la création du syndicat indépendant des travailleurs de la fabrique de pièces détachées d’automobile Flex-N-Gate (Sindicato Independiente de los Trabajadores de la Industria de Autopartes de Flex–N–Gate, SITIAFNG). Les travailleurs et travailleuses présents à la réunion ont approuvé le nom et les statuts du syndicat, et ont élu un comité exécutif.

Les membres du syndicat estiment qu’il s’agit d’un moment historique dans l’industrie automobile à Puebla. Ils ont rappelé que leur syndicat démocratique a été créé dans un contexte de bas salaires, de répression et de harcèlement.

Les salariés avaient déjà dénoncé, il y a plus de six mois, des infractions aux droits du travail chez Flex-N-Gate (FNG). L’usine de la société transnationale nord-américaine à Puebla, fournit des pièces à l’usine Volkswagen au Mexique, ainsi qu’à d’autres constructeurs automobiles, parmi lesquels Chrysler, Nissan, Ford et General Motors. Depuis le début des opérations de FNG à Puebla, aucune des 700 personnes travaillant à la production dans l’usine n’avait vu un exemplaire de la convention collective entre l’entreprise et le syndicat de protection, CTM.

Le mercredi 22 juin 2012, 500 travailleurs ont fait grève pendant 12 heures et manifesté devant l’usine à Puebla contre les injustices subies chaque jour dans l’usine et contre les licenciements abusifs. Des syndicats indépendants, parmi lesquels le syndicat de Volkswagen à Puebla (SITIAVW), le syndicat des téléphonistes affilié au syndicat national des travailleurs (Union Nacional de Trabajadores, UNT), los Mineros et United Auto Workers aux États-Unis (UAW) ont accordé une aide d’ordre pratique aux travailleurs et travailleuses qui ont pris part à l’arrêt de travail, et exprimé leur solidarité en participant à la manifestation devant Flex-N-Gate.

L’entreprise a engagé des négociations à la suite de cette grève de 12 heures. Les travailleurs et travailleuses ont demandé la réintégration de quatre personnes qui avaient été licenciées, la révision de la convention collective et la reconnaissance du droit de créer un syndicat indépendant. L’entreprise a accepté de respecter la liberté syndicale, de ne pas intervenir dans les initiatives visant à créer un nouveau syndicat, de ne pas licencier les personnes associées à la formation d’un nouveau syndicat, et d’éviter toute ingérence dans les questions relatives aux droits des travailleurs et travailleuses.

SITIAFNG va maintenant demander aux services de la main-d’œuvre de l’État d’organiser un vote pour permettre aux travailleurs et travailleuses de confirmer leur volonté d’adhérer au nouveau syndicat, avant d’engager une négociation pour une convention collective. Les statuts du nouveau syndicat ne contiennent pas de clause d’exclusion, un instrument dont se servent les syndicats de protection pour se débarrasser des voix dissidentes. Au contraire, le nouveau syndicat a promis de prévoir des dispositions permettant de faciliter la représentation dans tous les domaines et tous les départements de l’usine, et de s’assurer que tous les salariés seront mis au courant du contenu de la convention collective et des statuts du syndicat.

IndustriALL Global Union approuve la création du nouveau syndicat démocratique, le reconnaît et suivra de près l’évolution future.

Lock-out de Caterpillar en Australie

Le conflit a été provoqué par une offre salariale de l’entreprise, considérée par le syndicat comme étant injuste, et qui ne tient pas compte de la partie principale de la proposition du personnel concernant l’introduction d’une quinzaine de neuf jours de travail pour compenser les différences rencontrées dans la structure des salaires par rapport à l’industrie minière.

La proposition du personnel se base sur le fait que malgré des compétences spécialisées identiques, les salaires ne sont pas semblables à ceux de leurs collègues travaillant dans l’industrie minière, et que certains salariés doivent travailler de 50 à 60 heures par semaine pour satisfaire la demande de l’entreprise en heures supplémentaires. Tout en résolvant le problème de l’écart salarial, la proposition du personnel ne provoquerait aucun coût supplémentaire pour l’entreprise. Toutefois, l’entreprise a rejeté la proposition sans aller plus loin.

Les travailleurs et travailleuses ont donc fait grève en dernier ressort pour trouver une solution et faire entendre leur voix. L’entreprise a déclaré que la grève était illégale et a décidé le lock-out du personnel.

IndustriALL Global Union apporte son soutien le plus fort aux grévistes de Bucyrus à Beresfield, Nouvelles-Galles du Sud, et exige que Caterpillar mette fin au lock-out et reprenne les négociations en toute bonne foi. IndustriALL demande à tous les syndicats affiliés d’envoyer des messages de solidarité aux salariés de Bucyrus par le biais de l’AMWU:

Courriel: [email protected]
Télécopie:  +61/3 9230 5887

Copie à:
Courriel: [email protected]

Les membres du syndicat célèbrent une victoire chez FIAT

Le juge du tribunal du travail a admis qu’il y avait eu “discrimination collective” envers 145 membres de la FIOM qui n’ont pas été réembauchés par FIAT quand l’entreprise a commencé à attribuer de nouveaux emplois dans l’usine de Pomigliano. Le tribunal a ordonné à FIAT de cesser d’avoir une attitude discriminatoire dans l’avenir et d’autoriser la présence à hauteur de 8,9 pour cent de membres de la FIOM dans ses effectifs. En outre, FIAT devra verser une indemnité de 3.000 euros à chacun des 19 salariés qui ont intenté un procès.

Selon le syndicat, pas un seul membre de la FIOM ne se trouvait parmi plus de 2.000 salariés nouvellement embauchés à l’usine de Pomigliano (FIP) en plus des 5.000 travailleurs et travailleuses déjà employés pour l’établissement de Gian Battista Vico Fiat.

Mauruzio Landini, secrétaire général de FIOM-CGIL a fait le commentaire suivant à la suite de la décision du tribunal: “La FIOM estime que la décision de la Cour de Rome est d’une importance fondamentale au plan démocratique, en réaffirmant le principe de l’égalité et de l’absence de discrimination".

Le texte intégral en italien de la décision du tribunal est publié sur le site de FIOM-CGIL: http://www.fiom.cgil.it/auto/fiat/documentazione/sentenze/12_06_21-romaxpomigliano.pdf

L’entreprise avait annoncé en 2010 son projet d’investir 700 millions d’euros à l’usine de Pomigliano et de transférer la production de son modèle Panda à grand succès d’une usine à Tychy, Pologne, à celle de Pomigliano, en échange de concessions très importantes de la part des salariés, portant notamment sur la possibilité de sanctionner l’absentéisme et les grèves. Les concessions étaient en infraction avec la convention collective en vigueur à cette époque, et les membres de la FIOM avaient répondu par des actions revendicatives. L’employeur a alors décidé d’avoir recours à une politique discriminatoire pour l’embauche de nouveaux salariés.