IndustriALL condamne le licenciement de représentants syndicaux chez Yokohama Mexique
Les licenciements de Miriam Alejandra Alducin Sánchez, José Julián Martínez Núñez et Arturo Luna Peña ont suscité de vives inquiétudes quant au respect de la liberté syndicale et à la protection contre la discrimination antisyndicale alors que les travailleuses et travailleurs s’appliquent à se choisir une représentation syndicale.
IndustriALL a écrit à la direction mondiale de Yokohama pour lui faire part de ses préoccupations concernant les informations faisant état d’irrégularités procédurales au cours du processus de reconnaissance syndicale. Il s’agit notamment de retards, d’un traitement différencié des syndicats et des licenciements des représentants de la Liga.
IndustriALL a également adressé un courrier au CFCRL (Centre fédéral de conciliation et de certification syndicale), avec copie au ministère mexicain du Travail et de la Protection sociale. Cette lettre appelle les autorités à préserver l’intégrité du processus de reconnaissance syndicale et à veiller à ce que les travailleuses et travailleurs puissent exercer leurs droits sans faire l’objet d’intimidations, de discriminations ou de représailles.
Le litige porte sur le processus par lequel les travailleuses et travailleurs de la nouvelle usine de pneus Yokohama à Saltillo choisissent le syndicat qui les représentera. Selon les informations reçues par IndustriALL et ses affiliés mexicains, la LSO a réussi à recueillir le nombre de signatures requis par le droit du travail mexicain pour demander une « Constancia de Representatividad » (un certificat de représentativité syndicale).
Cependant, le syndicat a signalé une série d’irrégularités au cours du processus. Parmi celles-ci figurent des retards dans le traitement de sa demande, le fait que l’entreprise n’ait pas affiché l’avis officiel requis, un traitement différencié des représentants syndicaux et le refus d’accorder à ceux de la Liga un accès raisonnable pour communiquer avec les travailleuses et travailleurs. Plus grave encore, trois représentants de la Liga ont désormais été licenciés au cours du processus de reconnaissance syndicale.
IndustriALL appelle au respect des droits des travailleurs
Le secteur de la fabrication de pneus au Mexique est régi par la Convention nationale de l’industrie du caoutchouc. Celle-ci fixe les salaires minimaux et les conditions de travail dans l’ensemble du secteur. Le processus de reconnaissance syndicale en cours vise à déterminer quel syndicat représentera les salariés de l’usine de Yokohama aux fins de négociations collectives.
IndustriALL a appelé Yokohama à réintégrer immédiatement les représentants licenciés, à garantir une stricte neutralité tout au long du processus de reconnaissance syndicale, à assurer l’égalité de traitement entre tous les syndicats et à respecter pleinement les droits de ses salariés à la liberté syndicale.
Notre fédération syndicale internationale a également exhorté les autorités compétentes pour le travail à veiller à ce que le processus de reconnaissance syndicale se déroule conformément à la législation du travail mexicaine. Les travailleuses et travailleurs doivent pouvoir exercer leur droit de choisir librement leurs représentants, sans intimidation, discrimination ni représailles.
« Les travailleuses et travailleurs doivent être libres de choisir leur syndicat sans craindre de discrimination ou de représailles. Nous exhortons Yokohama à réintégrer les représentants licenciés et à veiller à ce que le processus de reconnaissance syndicale se déroule dans le plein respect des droits des travailleurs et de la législation du travail mexicaine »,
a déclaré Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL.
IndustriALL continuera à suivre de près l’évolution de la situation en collaboration avec ses affiliés du Mexique ainsi qu’à l’échelle internationale. Notre fédération syndicale internationale continuera à soutenir les travailleuses et travailleurs dans leurs efforts en vue d’exercer leurs droits syndicaux fondamentaux.