Rio Tinto reçoit le titre de la plus mauvaise entreprise liée aux Jeux olympiques

IndustriALL Global Union a rejoint des milliers de militants et militantes du monde entier, venus décerner à Rio Tinto le titre de la plus mauvaise entreprise liée aux Jeux olympiques de Londres, pour la remise des prix Greenwash, alors que l’organisation Responsible Jewellery Council (RJC) avait accordé, le 13 juillet, la certification à Rio Tinto en attestant que l’entreprise respectait au plus haut degré les normes éthiques, sociales et environnementales.

Lors d’une cérémonie à Trafalgar Square pour parodier la remise des prix, IndustriALL s’est jointe au réseau minier de Londres et à d’autres ONG, pour décrire la conduite préjudiciable de Rio Tinto dans le monde, dans les domaines des droits des travailleurs et travailleuses, des communautés locales et de l’environnement. Un podium du style de ceux utilisés aux Jeux avait été érigé avec Rio Tinto, suivi par BP à la deuxième place et par Dow Chemicals en troisième position. Un liquide verdâtre et gluant a été déversé sur la tête des personnes qui recevaient symboliquement les prix décernés à ces entreprises.

Toutefois, la manifestation s’est terminée en catastrophe avec l’arrivée de la police londonienne qui a arrêté six personnes soupçonnées d’être les organisatrices de l’événement. Ironiquement, les arrestations eurent lieu au moment où les manifestants essuyaient la crème qui avait été déversée sur eux. Le motif des arrestations était “dégradations criminelles” causées par de la crème à Trafalgar Square, mais qui avait été totalement nettoyée avant l’arrivée des 25 policiers qui se sont retrouvés seuls avec les six manifestants arrêtés.

Cette situation illustre tristement jusqu’à quel point le Royaume-Uni et Londres ont été transformés en État policier bien décidé à défendre les intérêts des entreprises, notamment quand l’ouverture des Jeux olympiques se rapproche.

Il vaut mieux avoir du sang que de la crème sur les mains à Londres en 2012,

a affirmé Brian Kohler, directeur du département de la santé, de la sécurité et de la pérennité  de IndustriALL, qui représentait IndustriALL à la manifestation.

Avant l’intervention de la police, Kohler avait pris la parole à la manifestation en ces termes:

Au nom des 50 millions de travailleurs et travailleuses représentés par IndustriAll Global Union, je tiens à remercier les organisateurs de cette reconnaissance juste et méritée de Rio Tinto pour son comportement de longue date de non respect des droits du travail, de destruction de l’environnement (notamment dans les communautés d’où proviennent les métaux qui entrent dans la fabrication des médailles), et d’opposition générale à tout ce qui peut être considéré comme viable.

L’organisation Responsible Jewellery Council (RJC) regroupe des entreprises industrielles, parmi lesquelles Rio Tinto en tant que membre fondateur. Le moment a été mal choisi pour décerner la première certification à une entreprise minière, quelques jours seulement avant l’ouverture des Jeux olympiques de Londres, quand la pression monte contre le rôle de Rio Tinto pour fournir les métaux nécessaires à la fabrication des médailles décernées aux athlètes. 

Alors que les organisateurs des Jeux olympiques de Londres sont critiqués pour avoir choisi Rio Tinto sans suivre la procédure d’audit et de certification, RJC a clairement exécuté à la hâte la procédure pour que Rio Tinto soit fort à propos la première entreprise minière à obtenir cette reconnaissance. RJC a perdu toute crédibilité par cette action. 

L’une des organisations qui ont précédé IndustriALL, l’ICEM, s’était retirée de RJC en raison de pratiques malhonnêtes favorables à l’industrie.

Grève contre les réductions dans l’emploi et les salaires chez Evraz

L’entreprise multinationale russe, Evraz, a ignoré la législation et la convention collective conclue avec NUMSA pour décider de changements dans les conditions d’emploi des salariés. L’entreprise a baissé de moitié les salaires et réduit les dépenses pour plus de 500 travailleurs et travailleuses, afin de réaliser de plus gros bénéfices.  

Le personnel s’est mis légalement en grève pour exiger la réintégration dans l’entreprise des personnes licenciées ou mises au chômage technique, le rétablissement des salaires et des autres conditions d’emploi, et pour engager des négociations constructives avec le syndicat. 

En réponse à la grève légale, Evraz a suspendu ses opérations à Highveld Steel and Vanadium, et déclaré qu’elle ne pouvait pas garantir l’approvisionnement de ces usines. Elle a également amené des centaines de membres du personnel de sécurité et de la police pour intimider les salariés. 

Ceux-ci restent déterminés dans leur action, et selon un délégué syndical de NUMSA dans l’entreprise,

la situation est très tendue, mais nous ne pouvons pas accepter une telle décision scandaleuse.  Ils ne peuvent pas simplement baisser nos salaires; nous avons ici des lois et nous allons lutter avec notre syndicat.

 

MANN+HUMMEL

Les syndicats du textile au Pérou intensifient la campagne contre les contrats à court terme

L’année dernière, FNTTP, un affilié de IndustriALL Global Union, a réussi à présenter au Congrès une proposition de loi destinée à abroger les dispositions sur le travail inscrites dans la loi sur les ‘exportations non traditionnelles’. Toutefois, ceux qui ont directement des intérêts dans ce domaine ont empêché la proposition d’aboutir à un vote. 

Alors que le Congrès est actuellement en vacances, des dirigeant(e)s syndicaux sur plus de vingt lieux de travail dans différentes parties du pays se sont réunis à Lima, le 17 juillet, pour se regrouper et planifier la prochaine étape de leur campagne. 

Au cours d’un atelier organisé par IndustriALL Global Union avec le soutien de la Fundación Paz y Solidaridad du syndicat espagnol CC.OO., les participant(e)s ont adopté des propositions en vue d’une campagne ‘Adopte un parlementaire’ visant à rechercher l’engagement de la base pour faire pression sur les législateurs/trices.  

Dans le cadre de la campagne, il sera demandé aux syndicats présents sur des lieux de travail d’envoyer des lettres et de réunir des signatures pour une pétition. La campagne va s’intensifier au cours de la période à venir pour s’assurer de faire entendre clairement la voix des travailleurs et travailleuses sur les points forts de la campagne.  

Gerardo Olortegui, secrétaire à la défense de l’affilié de IndustriALL, FNTTP, explique: “Des juristes employés par l’industrie sont partout dans les salles du Congrès pour assister à chaque audience, et font des dîners bien arrosés avec des politiciens. À l’opposé, les ressources dont dispose notre fédération sont très limitées, c’est pourquoi nous devons obtenir le maximum de notre bien le plus précieux: l’engagement de nos membres”.

“Les travailleurs et travailleuses sont prêts à tout pour obtenir un changement”, dit Olortegui. “Nous devons faire prendre conscience aux législateurs/trices des conséquences de la loi sur les travailleurs et travailleuses et leur demander de soutenir notre position”.  

La loi sur les ‘exportations non traditionnelles’, qui a été votée il y a une trentaine d’années comme une mesure provisoire destinée à aider de nouvelles entreprises dans une industrie irrégulière, sert aujourd’hui les intérêts de certaines des plus grandes et plus profitables entreprises du pays. En conséquence, les travailleurs et travailleuses se voient refuser le droit de se syndiquer et de négocier collectivement. Les salaires dans le secteur sont parmi les plus bas du pays, et certaines personnes employées dans la confection sont obligées de travailler douze heures par jour pour un salaire couvrant moins de la moitié de leurs besoins essentiels.

 

La grève continue chez Bridgestone à Bahia, Brésil

Dans le complexe industriel de Camaçari, situé à 41 kilomètres de Salvador, Bahia, la grève se poursuit dans l’entreprise multinationale Bridgestone. Le syndicat Sindborracha représentant les travailleurs et travailleuses, a tenu une réunion le 17 juillet au cours de laquelle les grévistes ont rejeté le proposition de l’entreprise du fait qu’elle ne contenait aucune amélioration par rapport à la proposition précédente. Les travailleurs et travailleuses ont donc décidé de poursuivre la grève.

Le syndicat estime que le comportement de Bridgestone a provoqué la colère du personnel. L’entreprise offrait un salaire et des prestations inférieurs à ce qu’elle avait accordé dans d’autres États du Brésil, comme par exemple à son usine de São Paulo. Il faut noter également des accusations graves de brimades dans l’usine. L’entreprise propose une hausse de 5% des salaires, soit 2% de moins que dans d’autres régions où une hausse salariale de 7% a été conclue.

Nous faisons face à beaucoup problèmes dans l’usine, et la grève n’a pas uniquement lieu pour une raison économique. Nous exigeons également du respect et l’arrêt  des brimades dans tous les secteurs de l’entreprise,  

a expliqué Clodoaldo Bartolomeu, dirigeant du Sindborracha. 

Bartolomeu a dit que la grève se poursuivra jusqu’à ce que l’entreprise prenne contact avec le syndicat avec une proposition qui répond aux revendications des salariés. “Nous ne pouvons pas permettre à l’entreprise de nous traiter différemment, parce que nous contribuons, comme les autres, aux bons résultats de l’entreprise. Bridgestone doit comprendre cela et offrir la même augmentation salariale, et donner également satisfaction aux autres revendications à Bahia”, a déclaré le dirigeant syndical.

Les grévistes de Bridgestone ont obtenu la solidarité du mouvement syndical au niveau national comme au niveau international. Au 11ème Congrès national de la CUT au Brésil, le syndicat américain United Steel Workers (USW) a promis de faire campagne aux États-Unis et au Japon pour obtenir soutien et solidarité pour les grévistes. Il dénonce également le comportement de la filiale à Bahia et cherche à ouvrir des voies de négociation pour obtenir un règlement qui mettrait fin à la grève.

Les travailleurs et travailleuses se sont mis en grève le 31 juin et ont subi, depuis lors, des tentatives d’intimidation du personnel de sécurité de l’entreprise. IndustriALL Global Union, qui a été très attentive à l’évolution du conflit, a désavoué l’attitude de l’entreprise et demandé l’établissement d’un dialogue pour répondre aux justes revendications des travailleurs et travailleuses à Bahia.

Lock-out de 8500 salariés des services publics à New York

L’entreprise de service public Con Edison a imposé le lock-out dans le cadre du mécanisme mis en place pour obtenir d’énormes concessions de la part des salariés dans les négociations dans les services publics. Les concessions portent sur l’abandon du régime de retraite actuellement en vigueur pour les personnes nouvellement embauchées et l’augmentation du financement des dépenses médicales pour tous les salariés. L’entreprise géante de service public a formulé ces demandes bien qu’elle ait enregistré, l’année dernière, un bénéfice net de 1,1 milliard d’USD.

Les négociations entre l’entreprise et les membres lock-outés du syndicat des travailleurs des services publics d’Amérique (UWUA) n’ont pas été prometteuses. L’UWUA, qui est affilié à IndustriALL, n’a pas l’intention de reculer devant l’attitude brutale de l’entreprise. Une grande manifestation de soutien aux victimes du lock-out a eu lieu le 17 juillet dans Union Square à Manhattan. La manifestation était organisée par AFL-CIO de l’État de New York et par le Conseil central de la main-d’œuvre de la ville de New York. 

IndustriALL Global Union a écrit au directeur général de Consolidated Edison pour lui demander de mettre fin au lock-out et de déclarer que les concessions exigées sont inacceptables. (voir la lettre ici)

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a écrit de son côté: “Je vous demande instamment et fermement de mettre fin au lock-out inacceptable de Consolidated Edison. IndustriAll Global Union se tient aux côtés de l’UWUA pour soutenir sa revendication pour une solution équitable et juste face à cet assaut brutal contre ses membres”.

Pour donner un soutien solidaire supplémentaire aux électriciens, IndustriALL a également recours à la puissance de ses réseaux miniers. Vincent Calarco, président administratif de Newmont Mining et membre du conseil d’administration de Consolidated Edison à New York, avait recueilli, en 2011, 495.000 USD d’indemnisation chez Newmont et 220.000 USD supplémentaires chez Con Edison. IndustriALL et l’UWUA demandent aux travailleurs et travailleuses et aux syndicats à Newmont Mining de médiatiser l’association de Vincent Calarco avec l’entreprise. (voir la lettre ici)

Envoyez une lettre de protestation à la direction et un message de solidarité aux travailleurs et travailleuses de l’UWUA à New York:

 

Envoyez une lettre de protestation à la direction de Con Edison:

Kevin Burke, Directeur général

Consolidated Edison

[email protected]

 

Craig Ivey, Président

Con Edison Company de New York

[email protected]

 

Envoyez des lettres de solidarité à:

Section 1-2 de l’UWUA

[email protected]

Victoire pour la reconnaissance des métallurgistes mexicains

Le syndicat de métallurgistes STIMAHCS, affilié à IndustriALL, est membre du Frente Auténtico del Trabajo (FAT) qui œuvre en alliance avec le syndicat UE aux États-Unis, un autre affilié de IndustriALL. Pour syndiquer le personnel de Dimensional Metals Inc. (DMI), STIMAHCS avait besoin de remporter deux élections, et de gagner de nombreux procès, sous la menace constante de violences physiques et de coups en vache donnés par un syndicat corrompu d’entreprise, ainsi que du licenciement de syndicalistes connus.

La première élection dans l’entreprise a mis deux ans pour se réaliser, mais elle a pu être finalement organisée et remportée le 8 octobre 2010. Cette élection démocratique avait été annulée par des appels présentés par un syndicat jaune. Le 4 juillet 2012, le comité fédéral d’arbitrage et de conciliation a ordonné la tenue d’une élection le 6 juillet dans l’usine. Le choix de cette date avait redonné espoir au syndicat d’entreprise car elle correspondait à une journée de célébration de la famille au Mexique et pouvait faire croire que des travailleurs et travailleuses ne participeraient pas au scrutin.

Le jour du scrutin, un groupe de casseurs avait été rassemblé par le syndicat jaune aux portes de l’usine pour intimider les travailleurs et travailleuses. Il a même tenté à plusieurs reprises de les empêcher d’entrer. Quand près de 100% des salariés avaient décidé de voter pour le STIMAHCS, la seule possibilité du syndicat jaune pour reporter l’élection était de déclencher un conflit. Les efforts concertés du STIMAHCS ont permis d’éviter cela.

Une victoire électorale décisive a été obtenue, seules quatre personnes ont voté pour le syndicat jaune. Les nouvelles relations de travail à l’usine bénéficieront à la direction comme à la main-d’œuvre, et les nouveaux responsables syndicaux ont immédiatement fait l’éloge de l’entreprise d’avoir permis qu’une élection neutre ait lieu, un exemple rarissime du comportement d’un employeur au Mexique.

Le coût réel des uniformes olympiques

 

Des responsables politiques américains ont critiqué le Comité olympique américain (USOC) pour avoir autorisé la confection en Chine des uniformes de l’équipe américaine fournis par Ralph Lauren. 

Donnant récemment son opinion dans une émission à CNN, le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, a déclaré: “Chacun veut être fier des athlètes olympiques qui représentent son pays et ne veut pas se sentir mal à l’aise en pensant à la manière dont ont été confectionnés les vêtements portés par les équipes. Il est inadmissible qu’un travailleur ou une travailleuse fabrique chaque jour dans une usine indonésienne des dizaines de chaussures de sport alors que l’achat d’une seule paire lui coûterait la totalité de son salaire mensuel de 102 USD”.

Il est de fait que la fabrication dans les secteurs du textile et de la confection revient moins cher dans des pays qui ne respectent pas les normes internationales de travail ou à bas salaire comme la Chine, l’Inde et le Viêt-nam.  L’alliance mondiale des syndicats et des ONG, Play Fair; a publié récemment un rapport sur les mauvaises conditions de travail dans les usines des fournisseurs olympiques en Chine, aux Philippines et à Sri Lanka. 

“Les pays en développement ont besoin d’emplois pour leur population de plus en plus nombreuse, mais ils ont besoin de bons emplois, sans exploitation par des entreprises du monde industrialisé”, a ajouté Jyrki Raina.

“Play Fair exige que les entreprises multinationales fassent davantage d’efforts au lieu de prétendre s’intéresser aux droits de la personne: elles doivent payer des prix qui permettent aux fournisseurs de verser un minimum vital à leurs salariés, elles doivent s’assurer que les usines ont la capacité de respecter les délais sans avoir recours à une durée excessive de travail pour leurs salariés, et elles doivent aller au-delà des audits et engager les travailleurs et travailleuses et leurs syndicats à connaître les conditions réelles de travail dans les usines des fournisseurs”, a finalement rappelé Jyrki Raina.

La solidarité fait la différence chez Caterpillar

Le conflit sur le nouvel accord d’entreprise qui a eu lieu à l’usine Caterpillar (auparavant Bucyrus) de construction de machinerie pour les exploitations minières à Beresfield, Nouvelles-Galles du Sud, est réglé. Caterpillar avait lock-outé, fin juin, 150 membres du personnel, appartenant au syndicat australien des travailleurs de la fabrication industrielle (AMWU), en réponse à une grève illégale selon l’entreprise.  Au cours des négociations, la direction a tenté d’imposer un accord qui excluait toute hausse salariale du personnel occasionnel, mais les représentants syndicaux chargés des négociations sont restés fermes pour parvenir à un résultat qui serait une victoire pour tous les salariés, y compris le personnel intérimaire.  La détermination syndicale a payé et un accord de principe a été finalement conclu en ces termes:

L’accord a été approuvé à une majorité écrasante par les membres du syndicat.  Les messages de solidarité que les affiliés de IndustriALL Global Union ont envoyé du monde entier aux membres de l’AMWU ont fait la différence, a affirmé Andrew Dettmer, président national par intérim de l’AMWU. “Ces messages, présentés à nos membres à chaque occasion, ont aidé considérablement à maintenir la solidarité face aux tactiques de l’entreprise pour briser notre syndicat.  La grande détermination de nos responsables locaux et de nos membres a permis de renverser la situation avec le soutien de vos messages.  Nous allons entreprendre ensemble une nouvelle petite étape vers des niveaux élevés de solidarité pour obtenir un avenir meilleur pour tous les travailleurs et travailleuses de Caterpillar”. 

IndustriALL Global Union félicite l’AMWU pour cette victoire importante.    

Le vrai coût des vêtements bon marché

La fin de l’Accord commercial Multifibres a provoqué une augmentation de plus du double du volume des importations de textile aux États-Unis en provenance de Chine de 2004 à 2011. La suppression progressive du système de quotas a amené la perte de millions d’emplois dans le textile et l’habillement dans les pays industrialisés tout comme dans des pays en développement. 

Voir opinion complète sur ce sujet ici