Fin du lock-out dans les services d’intérêt général à New York

Cette avancée dans les négociations a eu lieu après l’intervention personnelle du Gouverneur de New York, Andrew Cuomo, qui a demandé aux parties de se réunir dans son bureau à New York.

Le Gouverneur est resté à la table des négociations pendant les cinq heures de discussions entre le président national du syndicat des travailleurs des services d’intérêt général d’Amérique (UWUA) Michael Langford, le président de la section 1-2 de l’UWUA Harry Farrell, et le directeur général de Consolidated Edison, Kevin Burke, qui ont permis d’aboutir à un accord préliminaire.

L’accord proposé d’une durée de quatre ans sera soumis au vote des membres du syndicat pour ratification. Un résumé de l’accord a été publié sur le site de la section 1-2 de l’UWUA: http://uwua1-2.org/wp-content/uploads/2012/07/CLICK-HERE-to-read-the-detailed-summary-of-the-contract-agreement.pdf

Harry J. Farrell, président de la section 1-2 de l’UWUA, a déclaré le 26 juillet: "Après près d’un mois du lock-out le plus important de l’histoire ouvrière des États-Unis par une entreprise privée, je tiens à remercier le Gouverneur de New York, Andrew Cuomo, pour sa présence d’esprit et son sens de l’autorité qui ont permis d’aider Consolidated Edison à trouver une solution qui permet de présenter à mes membres un accord qui est juste, équitable et offre une restitution décente des fruits de notre travail”.

L’entreprise d’intérêt général Consolidated Edison avait imposé le lock-out dans le cadre de son programme visant à obtenir dans la négociation d’énormes concessions de la part des travailleurs et travailleuses de ce secteur. Les concessions portaient sur des demandes visant à éliminer le plan de recrutement actuellement en vigueur pour les personnes nouvellement embauchées et d’imposer des dépenses de santé additionnelles pour tous les travailleurs et travailleuses. L’entreprise géante d’intérêt général avait présenté ces demandes tout en affichant pour l’année dernière un bénéfice net de 1,1 milliard de dollars.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, a félicité le syndicat et déclaré: “En restant uni et en gardant une position ferme, le syndicat UWUA avec le soutien de ses 8.500 membres chez Consolidated Edison s’est battu pour obtenir un accord équitable pour les travailleurs et travailleuses. IndustriALL Global Union et un grand nombre de ses affiliés qui ont envoyé des lettres de solidarité aux membres du personnel lock-outés les félicitent maintenant d’avoir conclu un accord préliminaire”. 

IndustriALL conteste le rôle joué par Rio Tinto au Paraguay

“Rio Tinto, qui a des liens légendaires avec le gouvernement canadien, a eu une réaction rapide et a repris les négociations au nom de Rio Tinto Alcan de Montréal pour une usine de production d’aluminium d’une valeur de 4 milliards d’USD”, écrit Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, dans une lettre au directeur général de Rio Tinto Alcan. “Avant le coup, ces négociations était au point mort en raison d’un désaccord sur le prix de l’énergie que Rio Tinto Alcan devait payer pour le fonctionnement de son haut fourneau”.

L’accès à une source d’énergie à bas prix est essentiel pour la rentabilité des hauts fourneaux d’aluminium, et Rio Tinto a eu de mauvais résultats pour assurer un accès à l’énergie nécessaire, fréquemment par des prix garantis ou des subventions, et sans que les gouvernements aient l’obligation de rendre des comptes, comme c’est le cas pour Rio Tinto Alcan à Alma, Québec, et Simandou en Guinée.

IndustriALL Global Union mène une campagne pour faire la lumière sur la conduite moralement contestable de Rio Tinto dans le monde. IndustriALL a soutenu les travailleurs et travailleuses employés dans les installations de Rio Tinto Alcan à Alma, Québec, durant un lock-out de six mois qui a pris fin en juillet. Le coût de ce lock-out de l’entreprise pour la région a été estimé à 2 millions de CAD par semaine, y compris pour le prix de l’accord controversé qui a permis à Hydro-Québec de racheter l’électricité inemployée par l’entreprise durant toute la durée du lock-out.

IndustriALL Global Union a écrit également au Premier ministre canadien pour exprimer sa consternation devant la rapidité avec laquelle il a reconnu le coup contre le gouvernement du Paraguay, au moment où plusieurs gouvernements d’Amérique du Sud s’apprêtaient à ne pas reconnaître le gouvernement de Federico Franco.

Le gouvernement démocratiquement élu de Fernando Lugo a été évincé 32 heures seulement après une mise en accusation pseudo-légale basée sur de fausses accusations et sans preuves. Fernando Lugo a déclaré après le coup: "Nous avons ici une rupture de l’ordre démocratique, nous avons ici un procès politique dénué de raison, et un coup parlementaire a été mis à exécution…”

Allumons la flamme des droits des travailleurs!

Plus de 3.000 vêtements de sport et des e-actions du Comité international olympique (CIO) dans le cadre de la campagne Play Fair ont déjà eu lieu dans le monde. Maintenant que les Jeux ont commencé, il est temps d’accroître la pression. 

Les travaux de recherche de Play Fair (publiés dans Toying with Workers’ Rights et Fair Games?) ont découvert des salaires de misère et des conditions de travail relevant de l’exploitation dans des usines produisant des mascottes, pins, uniformes et vêtements de sport pour Londres 2012, notamment des produits olympiques adidas.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union déclare:

Le Comité international olympique, qui est à la tête de la famille olympique, doit prendre la responsabilité de mettre fin à cette exploitation et se montrer digne de la rhétorique “bâtir un monde meilleur par le biais du sport".

“Les entreprises multinationales de vêtements de sport doivent faire davantage d’efforts pour s’assurer que leurs marchandises ne sont pas des produits de l’exploitation. Quelques heures seulement avant l’ouverture des Jeux, il faut être parfaitement clair et dire que nous voulons des Jeux olympiques où les travailleurs et travailleuses sont les gagnants et non les perdants”, ajoute Jyrki Raina.

Pour entreprendre une action:

http://www.playfair2012.org.uk/lighttheflame/

http://www.playfair2012.org.uk/what-you-can-do/fair-games/

 

Des membres de l’IAM luttent contre le gel des salaires chez Caterpillar

Bien que Caterpillar ait réalisé un bénéfice record de 4,9 milliards de dollars en 2011 et que l’on s’attend à un résultat encore meilleur en 2012, l’entreprise a insisté pour avoir un gel de six ans des salaires, un gel des retraites et une augmentation importante de la contribution à l’assurance maladie dans l’usine. Le blocage de la situation a provoqué un arrêt de la production depuis mai. La grève à Joliet, Illinois, qui en est maintenant à sa 13ème semaine, a été approuvée à une écrasante majorité lors d’un vote, par 585 voix contre 37, pour rejeter les demandes de Caterpillar portant sur des concessions dans le contrat.

Vous avez rendu cette entreprise plus bénéficiaire d’année en année. Vous avec posé les longerons, tourné les clés à molette, assemblé tous les composants pour réaliser les meilleurs produits de ce type au monde. Ils récompensent les personnes qui n’ont jamais fait ce que vous avez réalisé, et ils veulent que vous redonniez ce que vous avez pu gagner

a déclaré Tom Buffenbarger, président international de l’IAM, lors d’un rassemblement de solidarité à Joliet le Premier mai. (voir la vidéo du rassemblement de solidarité ici)

Le conflit prend une importance nationale du fait que Caterpillar ouvre la voie pour trouver de nouveaux moyens pour réduire le coût du travail. “Nous pensons avoir épuisé les possibilités de négocier”, a déclaré le porte-parole de l’entreprise, Rusty Dunn, dans un entretien récent avec le journaliste du New York Times, Steven Greenhouse. “La stratégie primaire pour aller de l’avant consiste à faire fonctionner l’usine avec la main-d’œuvre dont nous disposons, tant que l’arrêt de travail continue”. Voir l’article complet ici.

Pendant ce temps, le salaire de Douglas Oberhelman, directeur de Caterpillar, a augmenté de 60 pour cent en 2011 pour atteindre 16,9 millions de dollars, alors que d’autres membres de la direction ont également reçu l’année dernière des augmentations importantes de salaire. Au premier trimestre de 2012, Caterpillar, le plus grand fabricant mondial d’engins de chantier et d’exploitation minière, a annoncé plus de 1,5 milliard de bénéfices. L’entreprise a enregistré l’année dernière 4,9 milliards de bénéfices, tout en faisant encore des efforts pour rester “compétitive” en demandant aux travailleurs et travailleuses de faire des concessions. 

IndustriALL Global Union a envoyé une lettre au directeur général de Caterpillar. Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a écrit: “Je vous demande instamment d’engager des pourparlers avec l’IAM pour parvenir à une résolution équitable et juste de cette affaire. Il ne faut pas oublier que ce sont des travailleurs qualifiés qui ont rendu votre entreprise l’une des plus rentables au monde en 2011”.  

Pour envoyer une lettre de protestation au directeur général de Caterpillar:

Douglas R. Oberhelman

Président et directeur général de Caterpillar Inc.

Courriel: [email protected]

 

Pour envoyer une lettre de solidarité aux travailleurs et travailleuses de Caterpillar:

IAMAW

Courriel: [email protected]

 

Demande de réintégration de syndicalistes chez Togo Footwear en Turquie

Les 35 salariés ont été licenciés pour avoir rejoint un syndicat qui avait entrepris un rassemblement le 1er mai chez Togo Footwear à Ankara, Turquie. Les travailleurs demandent leur réintégration dans l’entreprise et les documents du ministère du Travail autorisant d’engager une négociation collective sur le lieu de travail.

Labour Start et IndustriALL Global Union ont commencé aujourd’hui une campagne en ligne pour soutenir les salariés, et nous vous demandons instamment d’agir maintenant et d’envoyer un message au ministre turc du Travail Çelik, M. Ahmet Kuşgöz, en exigeant la réintégration et une négociation collective.

Les travailleurs ont réuni 12.000 signatures à Ankara et les ont présentées au ministère le 19 juillet. En outre, IndustriALL Global Union a écrit à l’entreprise et au gouvernement pour appuyer les demandes des travailleurs. 

Dans une lettre au ministre pour lui demander avec insistance de trouver une solution juste au problème, Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union écrit: “L’absence des documents nécessaires empêche les travailleurs de bénéficier pleinement de leurs droit syndicaux inscrits dans les conventions internationales ratifiées par la Turquie”.

En avril, Deri-Is a syndiqué la majorité des salariés de l’entreprise Togo Footwear, située à Ankara, à 3 kilomètres du ministère du Travail. Dès que la direction a su que le syndicat organisait une activité de syndicalisation, 35 membres du syndicat ont été licenciés au début du mois de mai. 

Les personnes licenciées se tiennent encore devant l’usine où elles sont régulièrement l’objet d’attaques massives, de pressions et d’intimidations des forces de sécurité. Depuis mai, les travailleurs ont été arrêtés à trois reprises. Le ministère n’a pas donné les documents autorisant le lancement d’une procédure de négociation collective, et soutient depuis le début de l’année que cela ne repose sur aucune base juridique. L’absence des documents nécessaires empêche les salariés de bénéficier pleinement de leurs droits syndicaux.

 

Les travailleurs de Komatsu et de l’équipementier de GM en Russie rejoignent l’ITUA

À Yaroslavl, Russie, 50 des 200 travailleurs/euses de Komatsu ont adhéré au syndicat interrégional des travailleurs de l’automobile (ITUA), affilié à IndustriALL Global Union. Le 16 juillet, le dirigeant de la section syndicale a informé l’entreprise de la création du syndicat.

L’usine Komatsu a été ouverte à Yaroslavl en 2010. Elle produit des excavatrices, des tombereaux et des chariots élévateurs. Komatsu Limited est l’une des STN de pointe dans les machineries employées dans la construction et les mines. Elle a son siège à Tokyo, Japon.

L’ITUA signale que le syndicat va se battre chez Komatsu pour obtenir une amélioration des salaires et des conditions de travail.

Une autre section syndicale a été créée chez VLANAKS à Saint-Pétersbourg. VLANAKS, qui fait partie d’un groupe de fabricants russes, produit des pare-chocs pour les usines GM et Chevrolet. Toutefois, l’entreprise a refusé, le 17 juillet, d’accepter les documents d’enregistrement du syndicat.

Sur les 200 travailleurs/euses, 40 qui sont en majorité des femmes ont adhéré au syndicat. Les principales questions qui se posent dans l’usine concernent la faiblesse des salaires, ainsi que l’absence de compléments salariaux pour le travail effectué dans des conditions insalubres, ce que garantit la législation russe.

En outre, la direction de VLANAKS a commencé à licencier du personnel, tout en publiant dans le même temps des offres d’emploi. Les syndicalistes estiment que les licenciements sont une façon de chercher à se débarrasser du syndicat.

IndustriALL a envoyé des lettres au directeur général de Komatsu en Russie et au directeur général de VLANAKS, en exprimant l’espoir d’un partenariat social constructif dans les usines.

La présidente du ZEWU parmi les 135 travailleurs suspendus chez ZESA

Les membres du syndicat étaient légitimement mécontents du fait que ZESA n’a tenu aucun compte de la convention collective conclue en janvier de cette année. L’accord, qui donne droit aux travailleurs et travailleuses gagnant le moins à une augmentation de salaire qui passe de 190 à 275 USD, a été confirmé par un arbitrage. Cependant, la direction prétend maintenant être dans l’incapacité d’accorder la hausse salariale. 

Jyki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union,  a envoyé une lettre à ZESA, dans laquelle il dit: “IndustriALL Global Union soutient la revendication de son affilié ZEWU, portant sur la réintégration par ZESA de tous les travailleurs et travailleuses suspendus, notamment les responsables syndicaux, et la mise en application de la convention collective”.   

La présidente du ZEWU, Angelina Chitambo, qui est également membre du Comité exécutif de IndustriALL, a été particulièrement visée pour ses déclarations dans la presse. Elle a été accusée avec deux autres dirigeants syndicaux d’inciter les gens à protester chez ZESA, ce qui est clairement un cas de représailles contre ces syndicalistes à qui l’on reproche d’accomplir leurs obligations syndicales.

 

Interdire l’amiante: Des syndicats indiens dialoguent avec une sénatrice australienne

Lors d’une réunion avec Mme Lisa Singh, sénatrice australienne, et un militant de la campagne ‘Interdire l’amiante’, des représentant(e)s des centrales syndicales nationales indiennes ont évoqué diverses initiatives prises par les syndicats indiens pour faire pression sur le gouvernement fédéral pour obtenir l’interdiction totale de l’utilisation de l’amiante. La réunion était organisée conjointement par IndustriALL Global Union, l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) et par le réseau santé au travail et environnement en Inde (OEHNI). 

Des dirigeants de haut rang du Congrès national indien des syndicats (INTUC), de Hind Mazdoor Sabha (HMS), du Congrès pan-indien des syndicats (AITUC), de Bhartiya Mazdoor Sangh (BMS) et de la Centrale des syndicats indiens (CITU) ont participé à la réunion. Des initiatives conjointes de IndustriALL et de IBB, et la stratégie de campagne des syndicats indiens pour exiger une interdiction en commençant par les États fédérés et menant à une interdiction nationale de toute utilisation de l’amiante, ont été examinées. 

Les syndicalistes ont également insisté sur le fait que la campagne d’interdiction de l’amiante doit mettre l’accent sur une solution de remplacement de l’amiante, sur des lacunes dans les mécanismes institutionnels de diagnostic et de traitement des maladies provoquées par l’amiante, et prendre en ligne de compte les craintes éprouvées dans l’emploi à la suite de la campagne d’interdiction de l’amiante. Ils ont aussi souligné la nécessité de mener une campagne stratégique efficace contre le puissant lobby de l’amiante. 

La sénatrice australienne, Lisa Singh, a fait part de son expérience dans le combat unifié des syndicats et des groupes chargés de la santé et de la sécurité au travail, des défenseurs de l’environnement et des directeurs de la sécurité, qui sont parvenus à obtenir une interdiction totale de l’amiante en Australie. Elle a insisté sur le fait que plusieurs stratégies adoptées par les syndicats australiens et la société civile pourraient très bien convenir aux militant(e)s qui mènent campagne en Inde pour interdire l’amiante. Elle s’engage à étendre son soutien aux initiatives en faveur de l’interdiction de l’amiante en Inde, à la fois pour partager une expérience et pour accorder une aide matérielle.

Soutien des membres de Unite en grève chez Paragon au Royaume-Uni

La situation financière de l’entreprise est très bonne, elle réalise des bénéfices importants, mais sept années d’austérité et un gel des salaires sont actuellement suivis de nouvelles tentatives de réduction du cahier des charges. 

Les mesures offensives font suite à une période de 90 jours de consultations entre les représentants du personnel et de la direction, durant laquelle les salariés ont proposé des solutions novatrices pour réduire les coûts dans l’usine. Mais la direction, qui a rejeté les idées avancées au moment où les consultations prenaient fin le 12 juillet, veut maintenant imposer des plans comportant une réduction importante des heures supplémentaires et des primes de travail posté. 

Il est tout particulièrement inacceptable que les réductions de primes et d’allocations touchent seulement les membres du syndicat dans les services d’impression.

Les 37 travailleurs de Paragon se défendent au Pallion Industrial Estate, en organisant deux grèves de 24 heures la semaine dernière et deux autres cette semaine, avec un grand rassemblement devant l’usine. Le prochain piquet de grève aura lieu mardi 24 juillet à partir de 7 heures du matin.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, a écrit aujourd’hui à l’entreprise, ainsi qu’à Len McCluskey, secrétaire général de Unite. Dans sa lettre à Paragon, Raina déclare: “Je demande instamment à votre direction de renoncer immédiatement à l’attitude que vous avez eu récemment avec le personnel de Paragon à l’usine de Sunderland, et d’engager un dialogue cohérent et constructif avec notre affilié Unite the Union”.

Envoyer vos messages de protestation à l’entreprise par l’intermédiaire de la directrice des ressources humaines, Mme Julie Rose ([email protected]) et vos messages de solidarité aux grévistes par l’intermédiaire de Dave Telford au bureau régional de Unite ([email protected]). 

L’aide financière est à envoyer au fonds de grève. Les chèques libellés à l’ordre de: 

“Moore Paragon NGA Chapel Sunderland” sont à envoyer à: 

1 Wavenden Crescent 

High Barnes 

Sunderland 

SR4 8LW

ANGLETERRE

Les marques doivent soutenir la négociation collective dans les usines qui fabriquent leurs produits

L’usine, qui fabrique sous licence des ‘college t-shirts’ pour Adidas et des t-shirts pour Nike, mène depuis bientôt dix-sept mois des négociations pour la conclusion d’une convention collective au niveau de l’usine avec le syndicat Sitrapinehurst.  

Le refus des entreprises d’engager de bonne foi des négociations a rendu impossible la conclusion d’un accord. Pendant des mois, Pinehurst a envoyé des représentants aux négociations qui ont prétendu n’avoir aucun mandat pour faire des propositions concrètes. Plus récemment, l’entreprise a présenté une proposition hypocrite d’augmentation de salaire de 1 Lempira (cinq cents d’USD) par jour. Devant le refus d’accepter cette proposition qui représentait au total moins de 15 USD par an, Pinehurst a indiqué qu’il n’y aurait pas de nouvelles offres salariales. 

Un rapport du consortium sur les droits des travailleurs (WRC) portant sur les conditions de travail dans l’usine a révélé que la direction a répondu à la formation du syndicat, en août 2010, par le licenciement de travailleurs et travailleuses et par l’établissement dans l’usine d’un syndicat rival dominé par la direction. 

Le syndicat démocratique Sitrapinehurst a été finalement reconnu au début de l’année dernière, mais les efforts en vue de développer des relations industrielles ont été brusquement interrompus quand Nike et Adidas ont réduit leurs commandes à l’usine. Le directeur de Pinehurst a prétendu que cette réduction des commandes a été déterminante dans l’impossibilité de conclure les négociations.

Dans un courrier envoyé au nom de la campagne Play Fair, les secrétaires généraux de la CSI et de IndustriALL ont exprimé leur inquiétude pour les licenciements récents de travailleurs et travailleuses, ce qui amené le départ de personnel expérimenté remplacé par de nouvelles recrues, et ont demandé que les marques interviennent pour assurer la réintégration du personnel licencié à tort avec leur salaire complet depuis la date de leur licenciement.

Les secrétaires généraux ont également demandé aux marques de donner l’assurance à la direction de l’usine que dans le cas où un accord interviendrait avec le syndicat, les commandes des marques seraient tout au moins maintenues à leur niveau actuel pendant la durée d’application de la convention collective. 

Une copie des lettres a été envoyée au ministre du Travail du Honduras, immédiatement avant les pourparlers de réconciliation entre l’usine et le syndicat le 19 juillet.  Toutefois, le directeur de Pinehurst n’a pas participé à la réunion en prétendant avoir des obligations de déplacement. 

Nike a indiqué procéder à un nouvel examen de la situation.