Les travailleurs des mines d’or de Fidji réclament des droits syndicaux

Les revendications des anciens travailleurs des mines d’or de Vatukoula n’ont jamais été satisfaites malgré les promesses faites par le gouvernement actuel de Fidji après sa prise de pouvoir en 2007.

Le syndicat avait présenté une proposition à la commission car il lui était impossible de poursuivre cette action à Fidji après le rejet en 2009 de la constitution de 1997, qui amenait la disparition de la Commission des droits de la personne et du bureau de l’ombudsman. De ce fait, le syndicat a présenté directement une plainte à l’Organisation internationale du Travail (OIT) à Genève.

Selon des informations parues dans la presse locale, le dirigeant du FMWU, Josefa Sadreu, a dit à la commission que la nouvelle constitution de Fidji devait protéger et promouvoir les droits du travail, du fait que Fidji est un pays signataire des conventions de l’OIT.

L’un des aspects le plus important de toute constitution à Fidji devrait concerner le respect des droits que Fidji s’est engagé à protéger dans le cadre de l’OIT. C’est pourquoi la constitution doit protéger cette loi internationale que constituent les conventions de l’OIT,

a déclaré M. Sadreu.

Le syndicat a également établi que la constitution devait posséder une commission solide et indépendante des droits de la personne et un bureau d’ombudsman. Le syndicat veut un système judiciaire indépendant et la protection de relations d’emploi libres de toute ingérence. Le syndicat estime que l’on ne devrait pas toucher aux dispositions de la Déclaration des droits inscrite dans la constitution de 1997.

De nombreux dirigeant(e)s syndicaux/ales ont été détenus et empêchés d’exercer leurs droits depuis la prise de pouvoir du contre-amiral Frank Bainimarama à Fidji à l’occasion d’un coup d’État militaire en 2006, et la nomination de Ratu Josefa Iloilo comme Président le 4 janvier 2007.

IndustriALL Global Union partage l’inquiétude de nombreux syndicats du monde sur le harcèlement des travailleurs et travailleuses et de leurs représentant(e)s par le gouvernement de Fidji.

Nouvel accident mortel à Toque Pala, Pérou

Samedi 25 août, un nouvel accident a amené les travailleurs à Toquepala, Pérou, à porter le deuil de la mort d’un collègue. Un travailleur employé aux ateliers de l’usine, qui appartient à Southern Peru – Grupo Mexico,  a été tué par la chute d’une plaque de tôle.

Cela fait maintenant le quatrième accident mortel à Toquepala en un peu plus de deux ans. Un travailleur contractuel a été écrasé par un train, un mineur a été enseveli sous un éboulement de roches, un salarié de l’entreprise a été tué dans une chute au cours de la construction d’une route, et maintenant Mario Méndez a été tué dans le concentrateur de Toquepala, a déclaré le syndicat des travailleurs de Toquepala.

Le syndicat affirme que l’entreprise est responsable de la sécurité, et il y a quelque temps, les trois syndicats à Toquepala avaient proposé au directeur général de Southern Peru que les représentants du syndicat et de la direction se rencontrent pour examiner les questions liées à la sécurité. Ces réunions auraient dû avoir lieu tous les trois mois, mais une seule a été organisée.

Le syndicat demande à l’entreprise de reprendre les réunions sur la sécurité, et réclame la désignation d’un nouveau coordonnateur de la maintenance et de la sécurité pour remplacer l’ancien titulaire du poste qui a été renvoyé en plein milieu des négociations avec le syndicat sur la convention collective. Il demande également le renvoi immédiat du directeur de la sécurité et du chef de la maintenance du concentrateur.

Le syndicat rejette les tentatives du directeur de la sécurité de faire porter la responsabilité de l’accident sur un chef d’équipe. Le syndicat affirme que le travailleurs décédé et le chef d’équipe étaient tous deux employés dans les ateliers et non dans la zone où l’accident s’est produit. “Il n’y avait pas suffisamment de mécaniciens disponibles, et c’est pourquoi la direction a fait venir des travailleurs d’autres départements pour travailler comme ‘personnel de soutien’, et ce, en infraction avec notre convention collective. L’entreprise ne peut donc pas faire porter la responsabilité sur le chef d’équipe”, affirme le syndicat.

IndustriALL Global Union déplore une nouvelle fois la mort d’un travailleur à Toquepala, une tragédie qui reflète une fois de plus l’attitude négligente de certaines entreprises pour la sécurité de leur personnel.

L’entreprise publique d’électricité du Zimbabwe continue de dénier des droits aux travailleurs

Ajoutez votre voix à la campagne IndustriALL-Labourstart de soutien aux travailleurs et travailleuses de ZESA.

Cent trente-cinq travailleurs et travailleuses de l’électricité ont été mis à pied le 17 juillet sans salaire et sans prestations sous l’accusation de menace de grève, après que l’entreprise publique, Zimbabwe Electricity Supply Authority (ZESA), eut déclaré ne pas avoir les moyens de verser l’augmentation salariale au personnel.

ZESA fait pression sur le syndicat des travailleurs de l’électricité du Zimbabwe (ZEWU) pour mettre de côté la décision d’arbitrage et entamer un nouveau processus d’arbitrage sur l’augmentation des salaires. Pour compenser l’abandon de la décision d’arbitrage, l’entreprise offre de réintégrer les travailleurs et travailleuses sans paiement rétroactif des salaires et des prestations perdus. ZESA propose également 12 mois de probation à la présidente du ZEWU, Angeline Chitambo, membre également du comité exécutif de IndustriALL, et à deux autres responsables du syndicat qui ont aussi été mis à pied, ce qui reviendrait pratiquement à une décision de justice interdisant à la presse de publier tout article sur des responsables élus du ZEWU.

Lors de l’examen par l’entreprise des charges contre Chitambo, le 28 août, le syndicat a demandé que son cas ne soit pas traité chez ZESA, du fait que la direction de l’entreprise semble déterminée à se servir de sa réintégration comme monnaie d’échange pour forcer le ZEWU à renoncer à la décision prise sur les salaires, et ce dans des conditions capables de porter atteinte à sa capacité d’exercer ses fonctions de dirigeante à la tête du ZEWU.  

Entre temps, les bureaux régionaux de ZESA ont commencé à tenir des audiences sur les mises à pied, et 45 travailleurs ont été déclarés non coupables et réintégrés avec salaire et prestations.

Quant aux travailleurs toujours mis à pied, environ 70 se trouvent dans la région du nord où les audiences concernant 3 travailleurs ont eu lieu et abouti à leur licenciement. Le syndicat conteste les licenciements et demande le transfert des audiences devant les tribunaux du travail pour les travailleurs mis à pied dans cette région, fondé sur l’affirmation que la direction dans la région ne respecte pas la loi.

Les affiliés sud-africains, le syndicat national des mineurs et le syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud, ont envoyé chacun un délégué syndical expérimenté d’une usine en Afrique du Sud, Eskom, au Zimbabwe avec mission de fournir un soutien solidaire au ZEWU. Ils ont aidé le syndicat à élaborer des stratégies envers ZESA et ont également apporté des messages de solidarité aux travailleurs mis à pied.

Le ZEWU est très reconnaissant de toute l’aide obtenue des affiliés de IndustriALL. “Nous vous remercions de votre soutien, vous nous renforcez pour que nous puissions nous battre contre ZESA, ce qui n’est pas facile du fait que l’entreprise ne fait que multiplier ses exigences”, déclare Chitambo.

Mais nous avons prouvé à ZESA avec votre solidarité que les travailleurs et travailleuses du monde entier nous soutiennent et que nous pouvons remporter la victoire sur ce qui est légitimement notre droit.

Les pourparlers de paix devraient permettre de tourner la page sur les affrontements à Lonmin

Les pires scènes de violence en Afrique du Sud depuis la période de l’apartheid ont fait la une des journaux. La police a abattu 34 mineurs au complexe minier de Marikana, le 16 août, après que 10 personnes sont mortes dans des affrontements pendant la grève. Cette semaine, moins de 8 pour cent des 28.000 personnes employées à la mine, avaient repris le travail. L’appel lancé par la direction du syndicat pour un retour au travail restait ignoré. Les pourparlers de paix vont se poursuivre et pourraient aboutir à un accord demain 31 août.

La rencontre entre le ministre du Travail, Mildred Oliphant, et les grévistes, le 24 août, a facilité les pourparlers de paix du 28 août entre Lonmin, la main-d’œuvre syndiquée, les représentants des mineurs et les églises. L’obstacle principal pour les négociations portait sur le refus de la direction de parler des revendications salariales avant le retour au calme à la mine et la reprise de la production, tandis que les travailleurs insistaient pour ne pas reprendre la production avant l’acceptation de leur revendication pour une augmentation de 300 pour cent du salaire. Le succès des pourparlers de paix dépend d’une décision sur cette question.

L’appel pour la reprise du travail est également gêné par la revendication des mineurs arrêtés d’être mis, sans plus tarder, en liberté provisoire sous caution, et que Lonmin permette à ces travailleurs de reprendre le travail.

Le juriste Lesego Mmusi, représentant les mineurs arrêtés, a plaidé au tribunal contre un nouveau délai à la demande de caution pour les mineurs détenus, en arguant du fait que si le gouvernement décide d’attendre la décision de la commission d’enquête avant d’inculper la police, les mineurs détenus devraient se voir accorder le même privilège. On ne sait pas très bien si Lonmin acceptera le retour au travail des mineurs détenus. Il a depuis été établi qu’une autopsie a révélé que de nombreux travailleurs assassinés avaient été atteints par balles dans le dos, d’où la demande d’une enquête indépendante.

Les appels en vue d’une enquête indépendante gagnent du terrain car beaucoup estiment que l’enquête judiciaire manque d’une ampleur suffisante pour tenir compte des raisons fondamentales du conflit, et ne tient pas réellement compte des intérêts socioéconomiques des mineurs et des communautés touchées. Parmi ces questions, celle que les avocats cherche à prendre en compte concerne le travail sous contrat de courte durée.

Dans le cadre d’une revendication du NUM, la ministre des Ressources minérales, Susan Shabangu, a annoncé qu’une négociation centralisée aura lieu dans le secteur du platine. Cela permettra de tenir compte des disparités salariales entre travailleurs faisant le même travail dans différentes entreprises minières, ainsi que la question du travail sous contrat. Un tiers environ de la main-d’œuvre dans le secteur du platine est constituée de contractuels qui gagnent, selon des estimations, environ 60 pour cent de moins que la main-d’œuvre permanente.

Plainte des syndicats à l’OCDE contre PKC

Les syndicats accusent PKC d’infractions aux droits de son personnel à Ciudad Acuña, Mexique, qui produit du câblage électrique pour des fabricants de voitures et de camions en Amérique du Nord, parmi lesquels Ford, GM et Chrysler.

Le syndicat national des mineurs et des métallurgistes (SNTMMSSRM) a demandé la tenue d’élections syndicales régulières, et le droit à la négociation collective dans l’usine,  (http://www.industriall-union.org/industriall-calls-for-legal-and-fair-elections-at-pkc-mexico) mais fait face à une opposition continuelle et de plus en plus forte de l’entreprise.

PKC enfreint ouvertement et systématiquement le droit des travailleurs et travailleuses de choisir démocratiquement leurs représentant(e)s syndicaux/ales et de pouvoir négocier avec l’employeur,

a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

Selon la plainte, au lieu de négocier avec le SNTMMSSRM, l’entreprise a signé secrètement un contrat avec un syndicat corrompu, affilié à la CTM (Confederación de Trabajadores de México), une organisation nationale liée au Parti institutionnel révolutionnaire.

“Les travailleurs et travailleuses n’ont jamais été consultés, il ne leur a pas été donné l’occasion de voter ou même de se faire remettre une copie du contrat avec le syndicat”, a déclaré Raina.  “Il s’agit d’infractions flagrantes aux normes internationales du travail”.

Les services mexicains de la main-d’œuvre ont fixé au 31 août la date d’une élection dans les usines qui emploient environ 6.000 personnes. Toutefois, les travailleurs et travailleuses ont signalé des tentatives générales d’intimidation de la part de l’entreprise, notamment des menaces de suppression de prestations, de licenciements et même de fermeture de l’usine. “Malheureusement, on n’a actuellement aucune garantie que cette élection se déroulera de façon régulière”, a déclaré Raina.

Les plaintes, qui portent sur des infractions aux principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, ont été présentées aux points de contact nationaux de l’OCDE en Finlande et au Mexique.  Les syndicats finlandais qui ont présenté la plainte sont la fédération des métallurgistes, le syndicat des ingénieurs professionnels, et le syndicat Pro des employés administratifs. La plainte mexicaine a été présentée par le SNTMMSSRM.

Le texte des plaintes se trouve en anglais, en espagnol et en finnois sur le site de IndustriALL:

Anglais: http://www.industriall-union.org/sites/default/files/uploads/documents/P…

Espagnol: http://www.industriall-union.org/sites/default/files/uploads/documents/P…

Finnois: http://www.industriall-union.org/sites/default/files/uploads/documents/P…

Recours aux forces armées mexicaines contre une manifestation pacifique à une mine Excellon

La communauté (Ejido) et la section 309 du syndicat national des mineurs et des métallurgistes (SNTMMSSRM) avaient organisé pacifiquement un campement d’une centaine d’hommes, de femmes et d’enfants devant la mine, le 8 juillet 2012, pour demander à l’entreprise d’appliquer l’accord de location de terres signé entre les deux parties en 2008. Les travailleurs et travailleuses demandaient également que Excellon et le gouvernement garantissent leur droit à la liberté syndicale.

La communauté locale a tenté à plusieurs reprises de négocier avec l’entreprise avec le soutien de représentants des gouvernements fédéral et de l’État durant la médiation.

La dernière réunion a eu lieu le 13 août dans les bureaux du secrétaire du gouvernement fédéral à Mexico. Lors de cette réunion, Excellon a quitté la table des négociations dans les cinq premières minutes en affirmant que l’entreprise ne négociera pas tant que le blocus ne sera pas levé.

À cette même table, le représentant fédéral, Jorge Triana, s’est déclaré “tout autant outré que les membres de la communauté ‘Ejido’ de l’incapacité de négocier de la part de Excellon”. À cette même réunion, le représentant de l’État de Durango, Jaime Fernández Saracho, a reconnu la volonté de Ejido de trouver une solution au conflit.

Les gouvernements fédéral et de l’État ont fait volte-face le 29 août sur leur position. Aux côtés des procureurs fédéraux, plus d’une centaine de militaires et de membres des forces de police ont fait pression pour intimider les propriétaires fonciers et les travailleurs et travailleuses, et permettre aux représentants de l’entreprise de pénétrer sur la mine.

Pour plus renseignements sur l’historique de cette affaire, voir: http://www.prodesc.org.mx/2012/08/press-release-august-29th-2012/

Des pays organisateurs des Jeux olympiques signent un communiqué pour promouvoir le respect des droits de la personne

Des représentants du Royaume-Uni et de pays organisateurs des prochains Jeux olympiques et paralympiques, la Russie, le Brésil et la république de Corée, ont signé le Communiqué par lequel ils s’engagent à exploiter le potentiel des Jeux pour assurer la promotion des droits de la personne, devant une audience composée d’athlètes, de membres de la famille olympique, d’organisations de défense des droits de la personne et de la presse internationale.

Les pays qui accueilleront les Jeux se sont engagés à s’en servir pour promouvoir une prise de conscience de la Déclaration universelle des droits de l’homme, notamment les valeurs portant sur le respect, la diversité, la tolérance et la justice, et le besoin de combattre toute forme de discrimination.

Play Fair, une campagne coordonnée par la Confédération syndicale internationale, IndustriALL Global Union, l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois, et la campagne Vêtements propres, demande depuis longtemps que le Comité international olympique s’engage à soutenir les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses dans la Charte olympique, et exige le respect de ces droits par toutes les entreprises détentrices d’une licence olympique. Le communiqué publié aujourd’hui exerce une pression supplémentaire sur le Comité international olympique pour qu’il respecte ces demandes.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL, a déclaré:

L’article 23 de la Déclaration des Nations unies sur les droits de l’homme établit que toute personne a droit à des conditions équitables et satisfaisantes de travail, de rémunération, de fonder et de s’affilier à des syndicats. À la lumière du communiqué signé aujourd’hui, nous demanderons aux pays organisateurs d’expliquer comment ils ont l’intention de protéger ces droits dans les chaînes d’approvisionnement des Jeux olympiques.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré:

"En soutenant avec tant de force la Déclaration des Nations unies sur les droits de l’homme, ces quatre gouvernements se sont engagés à protéger les droits des travailleurs et travailleuses dans la construction des installations, le recrutement du personnel des Jeux et la fabrication des équipements sportifs et des souvenirs par des salaires décents, une égalité salariale et une sécurité.

"Le CIO et les gouvernements des pays organisateurs des JO sont maintenant notifiés. Il faut que les trois prochains Jeux olympiques ne connaissent pas les ateliers de misère, qu’ils soient salutaires pour tout le monde et encore meilleurs que jamais!"

L’ACM Siemens mis à l’épreuve dans une campagne de syndicalisation aux États-Unis

Siemens devient la 40ème entreprise multinationale signataire d’un ACM avec IndustriALL Global Union. Le document a été signé le 25 juillet 2012 en Allemagne aux côtés du comité général d’entreprise de la multinationale et de IG Metall. Dans cet accord conjoint, l’entreprise allemande Siemens s’engage à respecter les droits fondamentaux de tout son personnel dans le monde.

Au moment même où la direction mondiale prenait cet engagement, la direction locale au Maryland, États-Unis, recrutait deux spécialistes notoires de la répression antisyndicale pour combattre agressivement une campagne de syndicalisation de United Steelworkers (USW) à l’usine North East de l’entreprise jusque là sans présence syndicale. Le directeur des activités de Siemens, Joe Didwall, a enfreint plusieurs engagements contenus dans l’ACM, en exprimant de façon parfaitement claire par écrit sa position à l’un des salariés: “Nous devons vous dire que nous ne croyons pas qu’il soit de votre meilleur intérêt d’avoir un syndicat comme troisième partenaire sur notre lieu de travail, et ce pour  de nombreuses raisons. Ce n’est pas non plus du meilleur intérêt de l’entreprise et de notre clientèle”.

Les spécialistes de la répression antisyndicale recrutés par l’entreprise, Ken Cannon et Joe Brock, ont aux côtés de la direction menacé les travailleurs et travailleuses pour les empêcher d’adhérer au syndicat, ce qui constitue clairement une ingérence et une atteinte aux droits à la liberté syndicale et à la négociation collective des salariés. Ken Cannon a déjà travaillé avec Siemens et se décrit lui-même avec fierté comme ayant “40 ans d’expérience dans le soutien aux efforts des directions d’entreprise à ne pas avoir de syndicat”.

La direction de l’usine North East de Siemens est totalement en infraction dans l’esprit et la lettre avec les engagements contenus dans l’accord-cadre mondial, et IndustriALL demande à l’entreprise d’intervenir rapidement. Dans une lettre à Siemens adressée à son président et directeur général Peter Löscher, le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, déclare:

Je vous demande de mettre fin immédiatement à la relation de l’entreprise avec les spécialistes de la répression antisyndicale Ken Cannon et Joe Brock, et de cesser les activités antisyndicales mentionnées ci-dessus. La direction générale doit organiser une réunion de tous les salariés de North East avec les représentants de l’USW présents, leur fournir une copie de l’ACM et les informer que l’entreprise adoptera une position neutre, cessera toute activité antisyndicale, n’exercera aucune représailles contre les salariés qui serait motivée par leur appui au syndicat, et permettra raisonnablement l’accès de l’USW à l’usine pour communiquer avec les salariés.

L’élection sur le lieu de travail aura lieu le 6 septembre. Rassemblons un soutien à notre affilié aux États-Unis en envoyant un message de solidarité et de soutien aux travailleurs et travailleuses de Siemens à North East par le biais de la campagne USW-LabourStart.

Participez à la campagne en ligne contre la mise à pied de syndicalistes au Zimbabwe

Les audiences ont commencé le 16 août pour les 135 syndicalistes mis à pied sans salaire le 17 juillet par la direction de ZESA. Bien que le chef d’accusation soit le même pour tous les travailleurs et travailleuses, on relève jusqu’à présent une absence de cohérence dans les jugements rendus par le tribunal, certaines mises à pied ont été confirmées alors que d’autres ont fait l’objet d’un acquittement dans les mêmes instances régionales. IndustriALL a condamné vigoureusement cette attitude antisyndicale envers son affilié, le syndicat des travailleurs de l’énergie du Zimbabwe (ZEWU).

Comme signalé précédemment, la direction du ZEWU a également été mise à pied, et la présidente du ZEWU, Angeline Chitambo, qui est également membre titulaire du Comité exécutif de IndustriALL, doit répondre de plusieurs chefs d’accusation qui pourraient aboutir à une décision de justice interdisant à la presse de publier tout article à ce sujet. En cette période difficile pour le ZEWU, le secrétaire général du syndicat est malade. Les syndicats membres de IndustriALL en Afrique australe soutiennent le ZEWU, par une aide financière et pratique pour lui permettre d’assurer sa défense.

Avec le temps, les travailleurs et travailleuses mis à pied font face à des difficultés de plus en plus grandes, sans salaires et sans prestations, alors qu’ils avaient déjà atteint au début de cette épreuve le seuil de pauvreté. L’entreprise espère que le ZEWU acceptera d’abandonner sa revendication portant sur une augmentation salariale durement acquise par décision d’arbitrage. Les travailleurs et travailleuses à l’échelon salarial le moins élevé étaient jugés comme ayant droit à une hausse salariale de 190 à 275 USD, un niveau encore très inférieur au minimum vital.

Quand la direction a ignoré la revendication du ZEWU concernant les droits de ses membres accordés par décision d’arbitrage, le syndicat a menacé de faire grève. C’est la raison du harcèlement intensif subi actuellement par le syndicat.

Une pression s’établit autour de ZESA pour que l’entreprise abandonne les chefs d’accusation contre les membres de son personnel, et applique en tout point les améliorations salariales conformément à la décision d’arbitrage. Les travailleurs et travailleuses du monde entier réagissent dans le cadre de la campagne de Labourstart, et les affiliés de IndustriALL écrivent au nom de leurs membres au directeur général Josh Chifamba. Participez à ces actions dès aujourd’hui.

Voir le précédent rapport de IndustriALL ici.

Un partenariat social de longue date menacé en Autriche

Le mois prochain, PRO-GE et GPA-DJP commenceront les négociations avec six associations d’employeurs pour une nouvelle convention collective applicable à environ 180.000 travailleurs et travailleuses dans l’industrie métallurgique et minière. Traditionnellement, la négociation dans la métallurgie et les mines joue un rôle spécial et marque la tendance dans tous les autres secteurs en Autriche. On s’attend, cette année, à des négociations très dures car pour la première fois, les employeurs ont annoncé ne plus vouloir négocier conjointement mais séparément.

La tentative des employeurs de morceler la convention collective est une “déclaration de guerre” qui a pour but de réduire la puissance syndicale, a affirmé Rainer Wimmer, président de PRO-GE et président du secteur de l’ingénierie mécanique de IndustriALL. “Le partenariat social, la paix sociale et le développement économique sont menacés. Certains employeurs ont pour véritable objectif de réduire les droits et de moins payer les travailleurs et travailleuses en Autriche. Les syndicats ont un but tout à fait opposé, celui de poursuivre le modèle réussi des négociations conjointes, et non de le supprimer”.  

En 2011, les syndicats sont parvenus à obtenir des augmentations de salaire de 3,8 pour cent pour les employés administratifs, et jusqu’à 5,3 pour cent pour les catégories ayant les revenus les plus bas. Ce succès a été rendu possible par les actions entreprises sur de nombreux lieux de travail, et également par la pression exercée par des grèves stratégiques au cours des négociations. “Notre force réside dans notre solidarité”, a déclaré Wimmer, qui a ajouté: “Nous ne serons pas divisés”.

IndustriALL Global Union se tient, coude à coude, aux côtés des travailleurs et travailleuses en Autriche, et leur promet un soutien total dans leur combat pour une convention collective conjointe et la préservation du système actuel de partenariat social, qui est la caractéristique principale des relations industrielles en Autriche.