Les travailleurs de Nissan aux États-Unis veulent une élection syndicale équitable

La direction de l’usine Nissan dans le Mississippi mène une campagne antisyndicale agressive et sophistiquée contre ses salariés qui ont décidé de créer un syndicat pour faire entendre leur voix sur le lieu de travail. Nissan refuse à ces travailleurs et travailleuses d’avoir une élection équitable et démocratique, et la direction a envoyé un message clair à la main-d’œuvre selon lequel le simple fait d’envisager de se syndiquer pourrait leur coûter leur emploi.

Bénéficiant du soutien des travailleurs et travailleuses, des étudiant(e)s, des responsables de la communauté et de groupes de défense des droits de la personne dans le monde, la campagne de LabourStart pour l’UAW LabourStart campaign (http://www.labourstart.org/nissan) demande au directeur d’exploitation de Nissan, M. Toshiyuki Shiga, d’intervenir pour que tout se passe bien dans le Mississippi.

Prenant la parole à la conférence de LabourStart, Jeffrey Moore, l’un des travailleurs de l’automobile dans le Mississippi, a déclaré: “Les travailleurs et travailleuses de Nissan cherchent à obtenir une représentation syndicale parce qu’ils veulent la justice et la chance d’être entendus.  Ils cherchent à avoir un porte-parole dans le travail, tout comme leurs collègues au Japon et dans d’autres endroits”.

Pendant des années, les salariés de Nissan dans le Mississippi ont lutté pour obtenir justice; ils estiment que la création d’un syndicat constitue la façon la meilleure et la plus efficace de travailler avec la direction pour résoudre les problèmes dans l’usine. Les travailleurs et travailleuses cherchent à obtenir leur adhésion et leur représentation à l’UAW pour examiner avec la direction les questions suivantes:

Les travailleurs et travailleuses à Canton veulent également apporter leur aide pour obtenir une amélioration générale des droits et des conditions de travail de la main-d’œuvre dans l’État du Mississippi.

“À Canton dans le Mississippi, la direction de Nissan exerce une propagande contre l’UAW et menace les salariés en les privant d’une liberté de choix. Cette situation inacceptable est contraire à la liberté syndicale”, a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, en exprimant son soutien à la campagne de la main-d’œuvre.

“L’UAW a offert à Nissan son adhésion positive et sa collaboration, mais la direction américaine refuse tout partenariat en dépit du fait que, d’une façon générale, les usines de Nissan dans des pays comme le Mexique, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Russie, le Japon, l’Australie, l’Afrique du Sud et la Thaïlande sont syndicalisées et profitent de relations constructives entre la main-d’œuvre et la direction”, a ajouté Raina.

Bangladesh: accord sur la sécurité contre l’incendie dans le textile

L’incendie s’est déclaré dans la soirée en se propageant rapidement d’un étage à l’autre dans l’usine de confection située dans la banlieue de Dhaka au Bangladesh, et qui a réduit en cendres l’usine. Les travailleuses se sont trouvées bloquées quand des piles de tissus qui emplissaient les couloirs ont pris feu. Selon les premiers rapports, les deuxième et troisième étages étaient verrouillés, ce qui a forcé beaucoup de travailleuses et travailleurs à sauter dans le vide des étages supérieurs vers une mort certaine. Les premiers rapports font état de 124 tués et plus de 150 blessés, mais ces chiffres pourraient augmenter.

Profondément choqué par cet accident, IndustriALL Global Union transmet ses profondes condoléances aux familles des victimes, et sa solidarité aux travailleuses et travailleurs blessées. Cet énorme désastre produit par le feu n’a pas seulement tué plus d’une centaine de travailleuses et travailleurs, il a également anéanti l’avenir des familles, leurs rêves et leurs espoirs.

Les désastres causés par des incendies, notamment dans le secteur de la confection, sont en augmentation dans de nombreux pays de la région Asie-Pacifique. Le gouvernement bangladais fait état de 414 travailleuses et travailleurs de la confection qui ont trouvé la mort dans des incendies entre 2006 et 2009. En 2010, deux grands incendies ont causé la mort de 50 travailleuses et travailleurs au Bangladesh. Plus de 300 autres ont été tués dans des incendies qui ont dévasté une usine de confection à Karachi et une usine de chaussures à Lahore au Pakistan le 11 septembre 2012. 

Aux côtés des syndicats de la région Asie-Pacifique, IndustriALL Global Union fera pression sur les gouvernements pour obtenir l’application correcte des législations nationales sur les questions de santé et de sécurité en général, et sur la sécurité contre l’incendie en particulier. IndustriALL Global Union présente les exigences suivantes:

“Beaucoup d’organisations et de programmes se battent actuellement pour l’amélioration des conditions de travail dans les industries du textile, de la confection, des chaussures et du cuir dans le monde, mais que seuls de puissants syndicats régionaux en collaboration avec IndustriALL Global Union seront capables de mettre fin à cette concurrence ruineuse par le prix à payer pour la sécurité contre l’incendie et les défauts dans la construction, et ce, au prix des travailleuses et travailleuses et de leurs familles. Nous possédons, aux côtés des syndicats, plus de pouvoir à de multiples niveaux pour faire pression sur les gouvernements, les employeurs et les propriétaires de marques internationales”, a déclaré Monika Kemperle, secrétaire générale adjointe de IndustriALL Global Union.

IndustriALL inspiré par la victoire des syndicats indonésiens

La pression sur le gouvernement indonésien de la campagne stratégique de grande portée des syndicats en faveur d’un lobbying, d’une mobilisation et d’une action a eu pour résultat la promulgation le 21 novembre d’une nouvelle législation sur l’externalisation.

La victoire remportée a permis de restreindre l’externalisation en Indonésie à cinq secteurs,  à savoir: sécurité, cantine, nettoiement, transport et services miniers.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a salué les camarades indonésiens pour leur victoire impressionnante:

Vous avez montré une fois de plus ce qui pouvait être obtenu par une stratégie et une mobilisation bien planifiées. Vous êtes un exemple et une source d’inspiration pour toute notre famille mondiale.

La puissante fédération des syndicats indonésiens de métallurgistes, FSPMI, dirigée par le président Said Iqbal, a joué un rôle primordial dans la campagne. Iqbal est également président de la confédération syndicale KSPI, et il a amené la création d’un nouveau Conseil des travailleurs (MPBI) qui a unifié les trois principales confédérations de syndicats en Indonésie (KSPI, KSBSI et KSPSI). Cette unité a permis d’obtenir de la force.

On estime que 35 pour cent d’une main-d’œuvre qui se monte à 118 millions de personnes en Indonésie occupent un emploi précaire. La nouvelle réglementation du gouvernement va changer le statut de 16 à 20 millions de travailleurs et travailleuses qui, selon les estimations, obtiendront un emploi permanent après avoir travaillé en sous-traitance. Tout salarié ayant été employé sous contrat à durée déterminée dans le même emploi pendant trois ans ou plus doit maintenant obtenir un statut d’emploi permanent.

Il est également rendu compte aujourd’hui que la campagne syndicale a eu comme deuxième résultat important une augmentation du salaire minimum dans les accords industriels dans la plus grande partie de l’industrie en Indonésie. Le salaire minimum à Jakarta, Bekasi, Bogor, Karawang, Sidoarjo, Mojokerto, Batam a été fixé pour 2013 et contient une hausse moyenne de 40,2 pour cent. Par exemple, le salaire minimum sera porté à Jakarta de 157 à 230 USD. L’augmentation du salaire minimum a été en moyenne de 20-30 pour cent ces dernières années.

L’inflation et la croissance économique sont fortes en Indonésie, mais ces augmentations importantes des salaires minimums amènent les syndicats à porter en avant leur objectif  salarial en Indonésie pour être conforme à celui de la Chine, de la Malaisie et de la Thaïlande d’ici 2016. L’Indonésie occupe le 16e rang dans le monde pour son PIB, mais le 69e pour les salaires.

Le mois dernier, les trois centrales nationales syndicales, KSPI, KSBSI et KSPSI ont mobilisé trois millions de travailleurs et travailleuses dans des manifestations de masse contre l’emploi précaire. Les manifestant(e)s qui avaient placé la barre assez haut pour le 7 octobre, Journée mondiale pour le travail décent, ont demandé la fin de l’externalisation qui provoque une réduction des salaires et des prestations. Dans les manifestations du 3 octobre, les syndicats ont demandé au gouvernement de restreindre l’externalisation aux cinq secteurs spécifiés dans la législation.

Les prochains objectifs visés par les activistes syndicaux portent sur la mise en œuvre par le gouvernement de l’assurance maladie en janvier 2014 et la protection de la retraite pour 2015.

IndustriALL attire l’attention dès maintenant sur l’importance d’une application complète de la nouvelle législation sur l’externalisation.

IndustriALL lance un bulletin mensuel

La premier numéro de IndustriALL@Work a été diffusé le 20 novembre. Comme vous pourrez le voir, le bulletin mensuel contient des rapports sur plusieurs réunions très importantes qui ont eu lieu le mois dernier, une section sur des nouvelles importantes, une autre avec des mises à jour sur la campagne de IndustriALL ‘STOP Travail précaire’ et sur les questions concernant les femmes, un commentaire du secrétaire général Raina et une section sur les nouveaux travaux de recherche publiés dans le mois.

Dans ce numéro, le secrétaire général Raina souligne l’importance des réseaux syndicaux et des accords-cadres mondiaux (ACM) qui constituent des moyens permettant de renforcer la puissance et la solidarité dans IndustriALL, conformément au Plan d’action adopté au Congrès fondateur à Copenhague.

Pour souligner ces objectifs ambitieux mais essentiels, nous avons rassemblé 150 participant(e)s des cinq continents pour la première activité importante de IndustriALL, une conférence mondiale sur les réseaux syndicaux et les accords-cadres mondiaux les 17-18 octobre 2012 à Francfort.

Le rapport mis en exergue dans la première édition de ce bulletin a pour titre “Le piège triangulaire” et s’attaque à l’expansion massive des agences d’emploi privées dans le monde et de leurs effets négatifs sur le travail décent et les droits syndicaux.

Pour recevoir IndustriALL@Work, inscrire vos coordonnées sur la formule d’abonnement sur la page d’accueil de IndustriALL.

IndustriALL@Work sera publié en anglais, français et espagnol.

L’OIT publie des recommandations concernant la Russie et la Biélorussie

En ce qui  concerne la plainte de la Confédération du travail de Russie (KTR), affaire no 2758, le Comité a recommandé d’examiner la proposition conjointe de la KTR et de la Fédération des travailleurs indépendants de Russie (FNPR), concernant la plainte dans le cadre de la Commission tripartite russe, et de prendre des initiatives législatives pour remédier à divers problèmes concernant les droits syndicaux et du travail dans la législation russe.

Il recommande fermement d’exclure les brochures du syndicat interrégional des travailleurs de l’automobile (ITUA), affilié à IndustriALL, de la liste fédérale des documents extrémistes, et de s’assurer que cela n’aura plus jamais lieu. http://www.industriall-union.org/archive/imf/fighting-for-decent-work-is-extremism.

L’OIT a également recommandé d’enquêter sur les allégations de harcèlement antisyndical de Valentin Urusov, syndicaliste envoyé en prison pour six ans, et de le remettre immédiatement en liberté si ces allégations s’avéraient véridiques.

Lors de ses sessions, le conseil de surveillance de l’OIT a également examiné les mesures prises par le gouvernement biélorusse pour appliquer les recommandations de 2004 d’une commission d’enquête de l’OIT sur l’affaire 2090, qui a commencé il y a plus de dix ans. La Commission a regretté profondément que le gouvernement ait une fois de plus négligé de répondre aux recommandations précédentes de la Commission et aux nouvelles accusations d’infraction à la liberté syndicale. Elle demande instamment au gouvernement d’être plus coopératif dans l’avenir.

L’instance dirigeante a examiné 32 affaires et désigné cinq pays comme étant les auteurs d’infractions graves: Argentine, Cambodge, Éthiopie, Fidji et Pérou.

Les cinq affaires concernent des infractions constantes au droit des travailleurs et travailleuses de se syndiquer, à la négociation collective et au dialogue social.

Dans le cas de la crise en Grèce, l’OIT a aussi examiné un déficit considérable de dialogue social dans les mesures d’austérité prises dans le pays et souligné le besoin d’une assistance de l’OIT.

Mettre l’unité en action dans la RDC

La Conférence qui fut un succès a pu parvenir à un accord sur les questions politiques qui permettront de déterminer la manière dont le syndicat pourra se développer, contester et gagner les élections des délégués syndicaux, et réunir un Congrès en 2014

a déclaré Kenny Mogane, coordonnateur de projet pour IndustriALL.

Le Syndicat du Travailleurs Unis des Mines, Métallurgie, Énergie, Chimie et Industries Connexes (TUMEC) est une organisation relativement nouvelle des industries de la mine, de l’énergie, des produits chimiques et autres secteurs industriels. Il a été récemment formé par un groupe de dirigeants ouvriers désireux d’établir un syndicat puissant de travailleurs unis. TUMEC favorise une participation ouvrière aux prises de décision et cherche à faire face aux défis rencontrés par les syndicats dans ces secteurs.

La conférence a réuni 62 délégué(e)s de tout le pays, qui ont travaillé sur la manière de mobiliser les membres pour participer aux élections des délégués syndicaux en 2013 et au Congrès national en 2014. La conférence a également traité de questions constitutionnelles et du problème de l’autonomie financière.

La conférence a adopté une feuille de route pour la campagne électorale et une stratégie de ciblage des grands lieux de travail pour populariser le syndicat dans divers secteurs et dans les mines. 

Fin de la grève chez Hyundai Motor en Inde

L’accord a été conclu lors d’une réunion tripartite qui a duré plus de cinq heures avec la participation du syndicat des salariés de Hyundai Motor India (HMIEU), la direction et le Commissaire au Travail de Sriperumbudur.

Les termes de l’accord sont les suivants:

Conformément à l’accord, les grévistes ont repris le travail le 9 novembre avec l’équipe postée du matin.

Le HMIEU était en grève depuis le 30 octobre 2012. La direction avait suspendu 20 travailleurs durant la grève et de nombreux pourparlers de négociation ont eu lieu, notamment une réunion avec le ministre du Travail de Tamil Nadu et le syndicat HMIEU sous la conduite du Président honoraire Soundararajan, qui est également membre de l’Assemblée législative du Tamil Nadu.

Les travailleurs de l’électricité descendent dans la rue en Russie

Les militants et militantes de ARETU (ou ELECTROPROVSOYUZ) étaient venus de toute la Russie pour tenir un meeting en plein centre de Moscou, en demandant des salaires plus élevés et un accord au niveau national.

ARETU négocie actuellement la signature d’une convention collective nationale pour 2013 avec l’association des employeurs, mais les négociations sont actuellement bloquées.

Le meeting a adopté une résolution dont voici l’essentiel:

Les cadres, qui représentent 10 pour cent de la main-d’œuvre totale, se voient allouer 40-50 pour cent de la masse salariale, et ils n’oublient jamais leurs propres primes et bonifications. Tandis que les salaires moyens des travailleurs et travailleuses dans l’électricité — électriciens, monteurs, conducteurs, opérateurs d’usine — sont encore très bas et tournent autour de 300-650 USD par mois.

Actuellement, ARETU demande une hausse de 25 pour cent des salaires réels. Le syndicat se bat également pour conserver le système actuel de taux salarial national, qui empêche l’employeur d’élargir les tâches des travailleurs et travailleuses sans augmentation correspondante des salaires.

ARETU avait envoyé des activistes pour tenir des piquets d’une personne devant les ministères de l’Énergie et du Développement économique. Un piquet d’une personne est la seule forme d’action publique qui ne nécessite pas l’accord des autorités en Russie.

Les services de la statistique en Russie, Rosstat, ont annoncé récemment que le salaire mensuel moyen dans le secteur de l’électricité en Russie est de 38.000 roubles (1.200 USD). Les travailleurs et travailleuses en colère ont déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire “Rosstat, où sont mes 38.000 roubles?”

Le secteur de l’électricité en Russie a subi une restructuration constante pendant au moins dix ans. Les salaires réels sont restés en stagnation, certaines activités ont été externalisées, et la charge de travail a augmenté régulièrement. ARETU veut appeler l’attention sur ces questions qui persistent dans le secteur.

Une grève en Namibie prend fin avec un accord chez Nampower

Les travailleurs et travailleuses en étaient venus à contester Nampower qui assure la pleine couverture des soins médicaux après le départ à la retraite des personnes qui étaient employées avant 2004 mai non pour celles qui ont rejoint l’entreprise après cette date. La situation concerne également la couverture médicale des personnes employées après la date limite qui sont médicalement invalides.

Les travailleurs et travailleuses ont accepté de reprendre le travail le 21 novembre, en étant satisfaits du règlement sur le salaire et l’allocation de logement obtenu entre Nampower et le syndicat MUN affilié à IndustriALL. Les parties ont accepté le processus et le délai fixés pour résoudre le différend sur les prestations de soins médicaux des travailleurs et travailleuses après le départ à la retraite ou étant médicalement invalides.

Soutien au SME au Mexique

Le Conseil fédéral mexicain de conciliation et d’arbitration refuse d’appliquer l’ordonnance du tribunal portant sur la protection du syndicat mexicain des électriciens (Sindicato Mexicano de Electricistas –  SME) obtenue cette année en septembre, dernier épisode d’un conflit acharné qui dure depuis 2010. En réponse, les syndicats ont agi solidairement avec le SME en écrivant aux tribunaux mexicains pour exiger le respect de cette décision juridique.

Les syndicats internationaux, notamment IndustriALL Global Union, ont affirmé leur solidarité avec le syndicat mexicain des électriciens (SME) en réponse au refus du Conseil fédéral mexicain de conciliation et d’arbitration d’appliquer l’ordonnance du tribunal portant sur la protection accordée aux membres du SME.

Le 13 septembre de cette année, après trois ans d’un conflit acharné et d’une affaire judiciaire  prolongée, la première tournée de la deuxième cour collégiale itinérante a signifié la protection des droits des 16.599 membres du SME qui n’avaient pas accepté la résiliation de leur contrat d’emploi, et ordonné leur réintégration comme salariés de la Commission fédérale d’électricité (CFE), l’entreprise qui a remplacé leur ancien employeur.

En août 2010, leurs contrats d’emploi individuels avec l’entreprise d’État de distribution d’électricité Luz y Fuerza del Centro (LyFC) avaient été annulés de même que la convention collective entre cette entreprise et le SME. Le droit de transfert automatique du contrat d’emploi à la CFE avait également été refusé.

Le Conseil a refusé d’appliquer la décision de justice, et le Service de l’administration et du transfert de biens (Servicio de Administración y Enajenación de Bienes – SAE) a interjeté appel à la Cour suprême de façon à bloquer la décision.

Le SME a lancé un appel de solidarité et une campagne massive d’envoi de lettres au SAE, pour demander l’application de la décision de justice.

IndustriALL Global Union a écrit à la Cour suprême du Mexique pour exprimer sa solidarité et son soutien au SME, et souligner “les tentatives d’opposition au pouvoir judiciaire par des pressions politiques et des manœuvres juridiques pour éviter d’appliquer une décision de la deuxième cour collégiale du travail, et laisser les travailleurs et travailleuses lésés se battre pour leur droit à une vie digne et à la reconnaissance de leurs conquêtes ouvrières historiques, dans une position juridiquement vulnérable et socialement précaire”.