Rupture des négociations en Colombie

Le comité de négociation de l’USO qui représente les travailleurs et travailleuses de Termotecnica en Colombie, avaient repris les négociations le 24 novembre avec la direction dans un effort final pour tenter de parvenir à une solution et de mettre fin à la lutte.

Cepcolsa, filiale colombienne de l’entreprise espagnole CEPSA, à laquelle Termotécnica fournit des services, n’exprime cependant aucun intérêt à obtenir une solution par le dialogue. Il est devenu clair pour le syndicat, au cours de la négociation avec Termotecnica, que CEPSA n’avait pas donné à l’entreprise son approbation pour prendre en considération les 18 demandes présentées par le syndicat. Compte tenu des pressions économiques, le syndicat avait fait tout son possible pour revoir à la baisse ses demandes jusqu’au niveau le plus bas qui soit acceptable, mais l’entreprise n’a montré aucun intérêt pour les examiner.

IndustriALL avait rejoint le comité de négociation de l’USO dans les pourparlers pour montrer à l’entreprise le soutien dont disposait le syndicat USO dans le monde.

Le comité de négociation de l’USO avait déclaré: “Nous allons faire tout notre possible pour parvenir à une solution négociée, mais nous ne pouvons pas écarter le risque d’un échec dans cette dernière manche”. L’USO insiste sur la nécessité d’entreprendre un dialogue constructif, d’exiger la justice pour la classe ouvrière et de parvenir à une solution à la table des négociations, mais l’intransigeance de l’entreprise n’a pas laissé d’espoir dans ce sens.

Dans le passé, les deux entreprises Termotécnica Coindustrial SA et Cepcolsa avaient déjà refusé de négocier le cahier de revendications des travailleurs et travailleuses de Termotécnica présenté par l’USO, le syndicat choisi pour les représenter. Le 10 octobre, le ministère colombien du Travail s’est prononcé en faveur des travailleurs et travailleuses et de l’USO, obligeant ainsi les parties à négocier. À la fin novembre, Cepcolsa et Termotécnica n’avaient toujours pas réagi à cette décision du ministère du Travail.

La décision donnait aux parties un délai du 1er au 20 novembre pour négocier et aboutir à une solution. La direction de l’entreprise a recherché le temps maximum, compte tenu du délai fixé par le ministère colombien du Travail, et finalement une nouvelle extension a été accordée jusqu’au 25 novembre, qui s’est révélée inefficace étant donné l’absence de volonté de Termotecnica d’engager de véritables pourparlers avec le syndicat.

IndustriALL Global Union a écrit à Termotecnica et au président colombien, en condamnant les pratiques antisyndicales de la direction locale qui refuse le dialogue avec les représentants du syndicat, et les diverses formes de violences antisyndicales utilisées en infraction aux conventions de base de l’OIT 87 et 98. IndustriALL continue d’exprimer sa solidarité et son soutien à son affilié USO et demande aux affiliés d’écrire au président colombien, au ministère du Travail et au président de CEPSA.

Soutien aux travailleurs colombiens du verre en conflit avec Owens Illinois

Conformément à la législation colombienne du travail, la direction de Cristalería Peldar a reçu mandat de mener les négociations avec Sintravidricol, lesquelles ont commencé le 13 novembre dans la capitale Bogota au Lancaster House Hotel.

Les négociations ont débuté de manière encourageante avec les deux parties soulignant l’importance d’engager des pourparlers ouverts et respectueux dans un esprit où chacun trouve son avantage à obtenir des relations industrielles constructives. Cependant, avant la fin de la journée d’ouverture des pourparlers, les négociateurs de la direction ont tenté de d’éjecter les médiateurs syndicaux de la centrale nationale CUT de la table des négociations. Ceci en contradiction avec la législation colombienne du travail.

Cette attitude provocatrice du comité de négociation de l’entreprise a donné le ton de ce qu’allait être sa position antisyndicale durant les jours de négociation. Il n’y a pas eu la moindre indication d’un intérêt de la direction à résoudre le conflit du travail avec Sintravidricol.

Cependant, les négociateurs de Sintravidricol, Pablo Castaño, William Uribe, Alejandro Torres, Manuel Murcia, Mario Orjuela et Manuel Alonso ont continué, conformément au calendrier des pourparlers qui avait été convenu jusqu’à aujourd’hui, 29 novembre, date fixée pour la conclusion d’un accord.

Une dernière possibilité pour la direction d’engager des pourparlers de bonne foi doit être prise avant le 2 décembre, du fait que trois options juridiques demeurent: une prolongation des pourparlers pour une période de 20 jours avec la volonté commune d’aboutir à un règlement, une action au tribunal, une grève.

La grève sera sans doute la prochaine étape. Vous pouvez envoyer un message ici au président de Peldar, Alvaro Suarez et au vice-président technique Carlos Sanchez. Votre message sera également transmis à Sintravidricol.

Un groupe de syndicats affiliés à IndustriALL a pris l’initiative de la formation d’un réseau mondial chez le fabricant américain d’emballages en verre Owens Illinois (O-I) le 22 octobre 2012. Sintravidricol et le syndicat United Steelworkers (USW) ont une longue histoire commune de soutien et de solidarité car les deux syndicats font face à l’hostilité des mêmes employeurs.

Cristalería Peldar fabrique du verre utilisé pour de la vaisselle, des verres à bière, des bouteilles pour transfusion de sang, du verre plat et du verre à vitre.

La société mère Owens Illinois est le plus grand fabricant de contenants en verre et le partenaire privilégié de nombreuses marques mondiales de nourriture et de boissons. L’entreprise, dont le revenu était de 7,4 milliards d’USD en 2011, a son siège à Perrysburg, Ohio, États-Unis, et emploie plus de 24.000 personnes dans 81 usines de 21 pays (États-Unis, Royaume-Uni, Irlande, Allemagne, France, Hongrie, République tchèque, Pologne, Australie, Nouvelle-Zélande, Indonésie, Chine, Colombie, Brésil) (www.o-i.com).

Le comité syndical donne de l’impulsion aux questions liées au travail à la COP18

Le pays hôte, le Qatar, détient un abominable palmarès pour les pratiques en cours avec les travailleurs/euses migrant(e)s et les droits syndicaux. Les syndicats sont illégaux et la majeure partie du travail dans le pays est effectué par des migrants en situation précaire à qui l’on n’accorde aucun droit et très peu de respect.

La COP15, à Copenhague, s’est conclue sans engagement pour des actions futures et sans financement. Il y a eu quelques progrès à la COP16 à Cancun, et la COP17 à Durban a au moins repris le processus en réaffirmant la crédibilité du processus de la CCNUCC. Toutefois, nous sommes maintenant arrivés à la fin de la période initiale d’engagement du Protocole de Kyoto avec le risque que les engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto pourraient être perdus sans se trouver pour autant remplacés. Du fait de la variété des dates proposées pour une seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto, et 2020 comme date de lancement de la plate-forme de Durban (quel qu’en soit le contenu final) nous nous dirigeons vers un avenir fragmenté.

La tension au cours de la négociation à la COP18 portera le plus souvent autour de questions telles que la date de clôture effective du Protocole de Kyoto et le sort des décisions prises dans le passé par le groupe de travail ad hoc sur des mesures de coopération à long terme (AWG-LCA). Les questions concernant les finances, la conditionnalité et la vérification des engagements constitueront aussi un point de tension. On considère qu’il est peu probable que la COP18 puisse prendre des décisions importantes sur les questions financières et sur la source de financement.

Prenant la parole à la séance plénière d’ouverture du groupe de travail ad hoc sur des mesures de coopération à long terme (AWG-LCA) dans le cadre de la Convention, à Doha, Qatar, le directeur de la santé, de la sécurité et de la viabilité de IndustriALL, Brian Kohler, déclaré mardi 27 novembre 2012, au nom du mouvement syndical international:

Nous soutenons les discussions autour de la seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto. Nous estimons qu’il est important que la LCA assure dans son mandat final la préservation des institutions et de l’architecture juridique établies jusqu’ici dans la Convention et le Protocole … Je demande aux parties de s’assurer que les décisions de la LCA prises dans le passé, notamment celles portant sur une transition juste, ne soient pas perdues quand les parties réorienteront leurs travaux vers la plate-forme de Durban.

La gestion du Fonds climatique vient seulement d’être établie. Elle est dominée par les banques centrales qui ne permettent pas la participation des forces du travail et des ONG. Elles ne ressentent aucune responsabilité politique à accorder un espace aux syndicats, ce qui dénote une carence démocratique majeure. À moins que les syndicats soient capables d’instituer une bonne gestion, elles exprimeront des inquiétudes et insisteront pour un certain contrôle démocratique. Les syndicats n’auront pas la possibilité de voir ou d’influencer les décisions de financement, par ex. les initiatives privées, les instruments, les projets qui ne respectent pas la main-d’œuvre et les normes sociales, et cela risque de devenir un fonds de corruption de 100 milliards de dollars.

En ce qui concerne les sources de financement, la taxe sur les transactions financières n’est pas prise en compte; alors que les banques centrales semblent en faveur d’une taxe carbone.

Programme d’échanges pour de jeunes travailleurs latino-américains et allemands

Dans le cadre de leur soutien politique et financier aux affiliés de IndustriALL en Argentine et au Brésil, IndustriALL Global Union, la FES et la fédération allemande IG METALL ont lancé un programme international d’échanges syndicaux destiné aux jeunes travailleurs et travailleuses d’Amérique latine et d’Allemagne, à Praia Grande, Brésil, du 26 au 30 novembre 2012.

L’activité en question entre dans le cadre d’un projet organisé par le bureau régional de IndustriALL pour l’Amérique latine et les Caraïbes auquel ont participé une quarantaine de jeunes travailleurs et travailleuses représentant des syndicats affiliés des secteurs de la métallurgie, du textile et de la chimie en Allemagne, en Argentine, au Brésil, en Colombie, au Chili, au Nicaragua, au Paraguay, au Pérou et en Uruguay.

Le programme a pour objectif de promouvoir un échange d’expériences sur les conditions de vie et sur le mouvement syndical dans les pays représentés.

Dans cette première réunion de cinq jours, les participant(e)s se sont renseignés sur la négociation collective, les politiques concernant les jeunes et l’égalité entre femmes et hommes chez les affiliés brésiliens de IndustriALL, et sur les réseaux syndicaux dans les sociétés transnationales.

Les délégué(e)s ont également visité les bureaux de syndicats locaux, de Red TVT (la chaîne de télévision du syndicat des métallurgistes ABC, affilié à CNM/CUT) et le bureau national de Força Sindical. Ils ont également visité une usine d’assemblage de camions et une usine chimique pour discuter de l’organisation syndicale au niveau de l’entreprise.

Fernando Lopes, secrétaire général adjoint de IndustriALL, Jorge Almeida, secrétaire régional de IndustriALL pour l’Amérique latine et les Caraïbes, et Marino Vani, secrétaire adjoint pour la région, ont accueilli les personnes participant à la réunion avec Joao Cayres, secrétaire général de CNM/CUT et Joao Carlos Gonçalves, secrétaire général de Força Sindical.

D’autres réunions du programme d’échanges auront lieu en Argentine et en Allemagne en 2013 et 2014. Ces réunions ont pour but d’apprendre aux jeunes travailleurs et travailleuses ce que représentent le syndicalisme international, les structures, les actions et les politiques de l’organisation syndicale, et la négociation collective.

25 novembre – “Tolérance zéro pour la violence à l’égard des femmes”

Les évènements ont démarré par un grand meeting Place Taksim où des femmes appartenant à la Plate-forme de coordination des femmes de la confédération syndicale Turk-Is ont lâché des ballons portant le slogan Nous sommes des syndicalistes – Nous condamnons la  violence.  Et les journées d’action ont pris fin le dimanche soir avec le rassemblement Place Taksim de milliers de membres d’organisations féministes, de syndicats et de partis politiques.

La plate-forme des femmes a également soutenu des actions menées par le syndicat des lignes aériennes Hava-Is pour obtenir la réintégration des 305 travailleurs/euses mis à pied par la compagnie Turkish Airlines pour avoir défendu leurs droits. Le deux-tiers des personnes mises à pied étaient des femmes.

La violence contre les femmes prend des formes très différentes. Il peut s’agir de violence liée à la perte de son emploi pour avoir lutté pour défendre des droits, du refus d’un congé de maternité; cela peut être la pauvreté, la mort d’une femme dans une usine textile réduite en cendres par un incendie au Bangladesh, ou encore d’avoir été rouée de coups, frappée, harcelée, assassinée.

Les défenseurs des droits de la femme en Turquie ont calculé que les meurtres de femmes ont augmenté de 1400 pour cent de 2002 à 2009. Une étude récente a révélé que 42 pour cent des femmes en Turquie font l’objet d’une violence physique ou sexuelle des mains de leur conjoint ou partenaire.  La violence contre les femmes est un phénomène quasiment quotidien, avec des conjoints, partenaires ou maris qui battent régulièrement ou tuent la femme qui partage leur vie.

Néanmoins, la Turquie n’est pas seule dans ce cas. Toutes les 9 secondes, une femme est agressée ou battue aux États-Unis. Les victimes de violence domestique perdent près de 8 millions de jours de salaire chaque année rien qu’aux États-Unis – l’équivalent de 32.000 emplois à temps plein. Au Brésil, la violence domestique touche quatre femmes sur dix, et en Espagne, une femme meurt chaque semaine, le plus souvent des mains de son partenaire. Les preuves sont là pour montrer que la violence augmente dans le sillage de la crise, mais la crise n’est pas seule en cause.

Pendant ce temps, les syndicats font de la violence contre les femmes une question syndicale, non seulement pour lutter contre le harcèlement sexuel et les brimades au travail, mais également pour éliminer la violence domestique. Les femmes qui souffrent de violence ne sont probablement pas enclines à prendre part à la vie syndicale, et ne participeront sans doute pas aux luttes syndicales. C’est pourquoi de plus en plus de syndicats s’élèvent contre la violence à l’égard des femmes, lors de la Journée du 25 novembre, mais également chaque jour de l’année.

Les affiliés de IndustriALL au Cambodge signent un accord d’unité

Réunis le 25 novembre, les sept affiliés de IndustriALL: CLUF, TUWFPD, CLWLFU, CUF, CIFTU, NIFTUC, CCAWDU ont cherché à déterminer les principales priorités communes à leurs membres. Le pays a 80 fédérations syndicales, et les affiliés de IndustriALL au Cambodge considèrent la désunion comme étant le défi à surmonter dans l’immédiat.

Sous la direction de IndustriALL et avec le soutien de IF Metall (Suède), les affiliés ont signé collectivement un accord aux termes duquel ils vont s’efforcer de travailler ensemble et dans l’unité pour traiter des questions suivantes:

  1. Contrats à court terme: Dans la confection, les travailleuses et travailleurs ont des contrats de trois mois renouvelables pendant une période de deux ans. Une prime d’ancienneté est versée après un an dans l’usine. Après deux années de renouvellement de contrat, la travailleuse ou le travailleur est considéré pour le contrat suivant comme un nouveau salarié; ce qui amène la perte de la prime d’ancienneté. Mis à part la précarité de l’emploi, les personnes employées qui sont des femmes dans la proportion de 80% ne reçoivent pas de congé de maternité tant qu’elles n’ont pas travaillé un an, et un contrat pour trois mois ne garantit pas cela, même si la travailleuse a été employée dans la même usine pendant plus d’un an.
  2. Syndicalisation et négociation collective: La loi stipule que la négociation collective doit reposer sur le syndicat qui a le plus fort statut de représentation (Most Representative Status – MRS), qui est de 50%+1. Étant donné le nombre de syndicats dans une même usine, il est très difficile d’atteindre ce niveau de représentation et même de le maintenir. Et en raison des contrats à court terme, les membres du syndicat quittent le lieu de travail, et les syndicats perdent le MRS. Il faut donc s’attaquer à la question de la concurrence entre les syndicats affiliés à IndustriALL si l’on veut renforcer et soutenir le travail de chaque affilié.
  3. Santé et sécurité au travail: Les évanouissements sont courants dans le travail au Cambodge et les affiliés ont estimé que cette question n’était pas correctement traitée, tant par le gouvernement que par les directions d’usine. Alors que les employeurs estiment que les évanouissements sont causés par de mauvaises habitudes nutritionnelles et parce que les gens portent au travail des vêtements chauds quel que soit le temps, les salariés pensent que cela provient d’une mauvaise ventilation et d’un manque de circulation d’oxygène dus au grand nombre de personnes travaillant dans des ateliers trop exigus. Il faudra aussi tenir compte des autres questions de santé et de sécurité liées aux substances chimiques employées dans l’industrie textile.

IndustriALL continuera de soutenir les efforts entrepris par ses affiliés pour parvenir à l’unité. Avec l’aide d’affiliés comme IF Metall, IndustriALL assurera un soutien pour renforcer l’expertise des affiliés sur les questions mentionnées ci-dessus et sur d’autres qui permettront d’améliorer la condition des travailleuses et travailleurs.

Établissement d’un Comité d’entreprise international chez Indesit

Un accord a été signé aux termes duquel le 1er janvier 2013, le Comité d’entreprise européen de Indesit va étendre sa portée géographique et devenir un Conseil d’entreprise international, en incluant des représentant(e)s des travailleurs/euses et des syndicats de ses sites de fabrication dans des pays situés hors de l’Union européenne.

Le nouvel accord est signé par IndustriALL Global Union, IndustriALL European Trade Union et plusieurs de leurs affiliés représentant les travailleurs/euses de Indesit Company sur des sites de production situés en France, en Italie, en Pologne, au Royaume-Uni, en Russie et en Turquie.

La décision est basée sur la stratégie syndicale visant à établir des réseaux syndicaux mondiaux (et des comités internationaux) dans des sociétés transnationales dans le but de promouvoir l’unité des travailleurs et travailleuses.

En décembre 2001, l’ancienne FIOM, l’une des trois organisations qui ont précédé IndustriALL Global Union, représentée par ses affiliés en Italie FIM, FIOM et UILM, avait signé un accord-cadre international avec Indesit, qui s’appelait alors Merloni Elettrodomestici S.p.A.

En signant l’accord, l’entreprise s’est engagée à s’y conformer et à promouvoir les principes fondamentaux et les droits du travail établis dans les conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Pour contrôler la conformité avec les engagements pris, une surveillance continue a été mise spécialement en place pour déterminer les infractions, non seulement dans les propres unités de production et les activités de l’entreprise, mais également chez ses fournisseurs, avec le risque d’avoir leurs contrats annulés en cas d’infractions graves.

L’entreprise s’est également engagée à rendre compte de la mise en œuvre et du statut de l’accord à la réunion annuelle du Comité d’entreprise européen (CEE) et aux réunions nationales d’information stipulées dans les conventions collectives nationales.

Le texte de l’accord sur l’institution d’un Comité d’entreprise international ainsi que le texte de l’accord sur la transformation du Comité européen en un Comité international se trouvent sur les liens.

Journée de deuil dans le secteur de la confection au Bangladesh

Le 26 novembre 2012, les travailleuses et travailleurs, les membres des familles et les proches parents des personnes décédées, ainsi que les travailleuses et travailleurs de la zone  industrielle Ashulia (située dans la banlieue de Dhaka) ont bloqué les usines de la région et participé à des manifestations, occasionnant parfois des heurts avec la police.
 
Le Premier ministre, Sheikh Hasina Wajed, a tenu une réunion d’urgence du Cabinet, et annoncé une Journée nationale de deuil le 27 novembre 2012 et la fermeture pendant 24 heures du secteur du prêt-à-porter. Le Premier ministre a annoncé également la création d’un Comité spécial de haut niveau chargé de mener une enquête sur cette tragédie.
 
Des manifestations massives ont lieu dans les zones industrielles de Dhaka, Chittagong, Tangi et Gazipur. Le Conseil national des travailleurs du textile, de la confection et du cuir du Bangladesh (BNC) affilié à IndustriALL a organisé une manifestation devant le Club de la presse à Dhaka, ainsi qu’à Chittagong (station road), pour exiger des mesures supplémentaires à celles annoncées par le gouvernement:

En réponse aux protestations massives, le ministre du Travail a déclaré aujourd’hui que le gouvernement allait fermer les usines de confection qui n’avaient aucune ou même une seule sortie de secours en cas d’incendie ou de catastrophe. La Haute Cour a également été chargée de constituer un organe indépendant chargé d’enquêter sur la tragédie de l’incendie.

L’UNIDO approuve une communication de IndustriALL

Son exposé était destiné à informer un groupe de participant(e)s sur l’expérience de IndustriALL dans la promotion des droits des travailleurs et travailleuses dans l’hémisphère Sud, notamment dans les secteurs énergétique et minier. IndustriALL demande que l’industrie et les gouvernements créent des emplois décents, sûrs et durables. Il faut, pour parvenir à ce résultat, mener une politique industrielle viable. Des accords-cadres mondiaux et/ou des réseaux mondiaux d’entreprise sont deux moyens importants, parmi d’autres, dont se sert IndustriALL pour favoriser l’emploi décent dans le monde.

Les syndicats se sont toujours efforcés d’obtenir une amélioration des normes de travail, des conditions de travail et des revenus. En outre, les syndicats pratiquent une coopération triangulaire (des syndicats des pays développés soutenant des initiatives prises dans le Sud) pour obtenir la capacité nécessaire à la poursuite de la collaboration Sud-Sud.

Actuellement, l’énergie durable est seulement un objectif, bien quelle détienne le potentiel nécessaire pour créer un grand nombre d’emplois décents. Cependant, cela se produira seulement si l’on a en place des politiques permettant d’obtenir ce résultat. De plus, une transition juste doit être assurée pour que les travailleurs et travailleuses ayant actuellement un emploi profitent de ce mouvement vers la viabilité, et non seulement les personnes exerçant d’hypothétiques nouveaux emplois verts. Les implications de la viabilité dans l’éducation et l’acquisition de nouvelles compétences, les droits de la personne, les droits du travail, et autres valeurs sociales, n’ont pas encore été déterminées, mais elles ne peuvent pas être laissées simplement au hasard d’un marché libre et déréglementé.

En tant que syndicalistes, nous détenons une responsabilité envers nous-mêmes, envers nos familles et nos communautés. Nous devons parler au nom des travailleurs et travailleuses d’aujourd’hui – mais aussi de demain. L’objectif, c’est le développement durable. La transition juste est la route à prendre. La viabilité doit être à la base d’une politique industrielle fiable, pour préserver les emplois existants et en créer de nouveaux qui assurent un travail décent dans une économie répondant mieux aux critères de l’environnement. Il n’y a pas d’emplois sur une planète morte.

Grève dans une usine écossaise de sacs en papier

Les travailleurs et travailleuses de Smith Anderson, une usine de fabrication de sacs en papier en Écosse, se mettent en grève après avoir appris qu’ils devraient travailler six mois, de juillet à décembre, sans pouvoir utiliser leurs jours de congé statutaire.

L’affilié Unite de IndustriALL Global Union, le plus grand syndicat du Royaume-Uni, qui représente les 140 grévistes chez Smith Anderson, a dit que la première grève de 24 heures, accomplie le 21 novembre, avait été bien suivie.

“Nos membres ne sont pas déraisonnables et se rendent compte des besoins de l’entreprise dans cet environnement économique concurrentiel. Unite estime que la direction aurait pu faire le nécessaire plus tôt avant d’en arriver là”, a déclaré la responsable régionale de Unite, Margaret Lawson.

Les salariés de l’usine avaient droit à deux jours de congé statutaire en octobre qui leur ont été supprimés sans consultation. Le travailleurs et travailleuses feront maintenant grève chaque mercredi jusqu’à fin janvier en réponse à l’attitude déraisonnable de l’entreprise.