Un dirigeant de l’USO assassiné en Colombie

Dans l’après-midi du 11 décembre, dans la ville colombienne de Puerto Gaitan, des tueurs ont assassiné Milton Parra Rivas, un opérateur et électricien dans l’entreprise sous-traitante Termotécnica Coindustrial SA du groupe espagnol CEPSA.

Milton Rivas était un militant syndical de premier plan de l’affilié de IndustriALL, Union Sindical Obrera (USO), dirigeant de l’assemblée permanente des travailleurs de Termotécnica. Il avait reçu des menaces de mort la veille de son assassinat.

L’assassinat a été commis le lendemain de la Journée des droits de l’homme. Il s’agit de la dernière tragédie d’une longue série d’attaques et de menaces contre des membres du syndicat USO et d’autres syndicats du pays. L’assassinat a eu lieu quelques heures seulement après la signature d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne, la Colombie et le Pérou.

Leif Sande, président de l’affilié norvégien de IndustriALL, Industri Energi, a pris la parole hier à la séance plénière du Forum du dialogue mondial sur les besoins futurs en matière de qualifications et de formation dans l’industrie pétrolière et gazière, à Genève, Suisse: 


L’assassinat hier d’un autre syndicaliste colombien vient d’être porté à mon attention – un membre du syndicat des travailleurs du pétrole – après des menaces répétées de mort contre la direction du syndicat, apparemment pour la seule raison d’être impliqué dans des activités syndicales. Je demande à cette assemblée de se joindre à moi pour condamner cet acte brutal.

Les 4 et 15 octobre, le secrétaire général de IndustriALL Global Union a écrit au gouvernement colombien pour l’engager à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux pratiques antisyndicales à Puerto Gaitan et faire cesser immédiatement la violence contre des membres de l’USO et des grévistes de Termotécnica.

La réalité contraste aujourd’hui avec la réponse du gouvernement colombien à ces lettres, selon laquelle le gouvernement est le premier à défendre les libertés civiles et à susciter une action pour protéger ses citoyens et citoyennes pour que de telles menaces et infractions potentielles à la constitution soient rectifiées par les institutions judiciaires.

L’assassinat de Milton Rivas est la preuve de la persistance d’une culture antisyndicale et d’un manque de protection effective en Colombie. En 2011, 29 syndicalistes ont été tués en Colombie.

Le Comité exécutif de IndustriALL Global Union a décidé aujourd’hui:

Riposte des métallurgistes ukrainiens aux licenciements

Le syndicat des travailleurs de l’industrie métallurgique et minière d’Ukraine (MMIWU), affilié à IndustriALL, a organisé un rassemblement de protestation à Kryvyi Rih et une conférence de presse à Kiev, Ukraine.

La direction de l’aciérie Kryvyi Rih de ArcelorMittal en Ukraine orientale a annoncé une nouvelle vague de réduction de personnel, en invoquant ses obligations financières envers les milliers d’autres travailleurs et travailleuses de l’usine. Les licenciements vont toucher 446 personnes sur les 38.267 employées dans l’usine.

L’organe syndical local affilié au syndicat des travailleurs de l’industrie métallurgique et minière d’Ukraine (MMIWU) a mené une campagne de résistance.

Le 4 décembre, les métallurgistes ont organisé une manifestation à Kryvyi Rih. Ils protestaient contre les licenciements, le manque d’investissements dans l’usine, des promesses non tenues du groupe mondial et une augmentation de la charge de travail. Jusqu’à 3.000 travailleurs ont pris part à l’action.

À la conférence de presse du 12 décembre, le MMIWU a affirmé que depuis la privatisation de l’usine et sa vente à ArcelorMittal en 2005, les effectifs ont diminué et sont passés de 56.000 au nombre actuel.

Les membres du syndicat ont également dit que selon la direction, le salaire moyen dans l’usine est de 650 USD. Mais les travailleurs gagnent en moyenne tout au plus 500 USD, et certains sont même payés 200-220 USD.

Les autres questions dans l’usine concernent le travail constant en heures supplémentaires, un équipement pour seulement 90 pour cent du personnel et le manque d’investissements.

Le président du MMIWU, Vladimir Kazachenko, affirme que le syndicat s’apprête à engager un conflit collectif avec l’entreprise dans le cas où sa position ne changerait pas, et les travailleurs de ArcelorMittal feront grève en cas de nécessité.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, a envoyé une lettre de solidarité au syndicat local à Kryvyi Rih et au siège du MMIWU à Dnepropetrovsk.

IndustriALL renouvelle l’accord avec Statoil

La cérémonie de signature s’est déroulée au Bureau international du Travail à Genève. L’accord a été signé par Siv Oftedal, vice-présidente des ressources humaines de Statoil, Leif Sande, président du syndicat Industri Energy et Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union.

Commentant l’accord, Siv Oftedal a déclaré: “Le contenu est dans la ligne de ce que nous faisons en Norvège et de la façon de penser sur la manière dont nous voudrions être reconnus, là où nous sommes présents en tant qu’entreprise. Il est difficile d’attribuer la priorité à un sujet spécifique couvert par l’accord. Toutefois, les droits de la personne, la santé et la sécurité et les questions relatives à l’environnement sont les piliers de toute chose. Notre entreprise honore les lois locales, les réglementations nationales sont très importantes pour nous, et cet accord nous permet de ne pas commencer au tout début dans chaque pays”.

De son côté, Leif Sande a ajouté: “Pour nous, la chose la plus importante est que Statoil s’engage vers un système de coopération dans lequel les droits syndicaux sont acceptés. De cette façon, l’entreprise peut améliorer les normes partout où elle mène des activités dans le monde”.

Jyrki Raina, a fait l’éloge de la coopération féconde qui a commencé avec la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l'énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), l’une des organisations cofondatrices de IndustriALL, qui indiquait en juillet 1998: “Cet accord-cadre mondial reste un point de référence et un bon exemple pour les entreprises multinationales, non seulement dans le secteur du pétrole et du gaz, mais également dans d’autres industries”.

Le texte de l’accord, qui ne contient pas de changements notables par rapport à l’accord précédent, sera bientôt placé sur le site de IndustriALL.

Infraction manifeste aux droits syndicaux chez Benteler en Russie

Dmitry Khokhlov, vice-président de la section du syndicat interrégional des travailleurs de l’automobile (ITUA) chez Benteler Automotive à Kaluga, Russie, avait été mis à pied le 19 octobre.

Après une grève réussie pour obtenir la reconnaissance du syndicat en mars 2012, l’ITUA avait signé une convention collective avec la direction, l’une des meilleures dans la zone industrielle de Kaluga. Toutefois, l’entreprise n’a pas mis fin à ses tactiques antisyndicales.

Benteler a démontré avoir de bonnes dispositions pour commettre des infractions aux droits des travailleurs et travailleuses, depuis la mise à pied illégale de Khokhlov. Deux cas précédents d’action disciplinaire contre des membres du personnel de Benteler avaient déjà été cassés par décision de justice.

Récemment, le tribunal local a ordonné la réintégration de Khokhlov et le versement d’une indemnisation. Toutefois, le 10 décembre pour le premier jour de sa reprise du travail, il a été invité à avoir un entretien avec Elena Sirotkina, directrice des ressources humaines de Benteler. Elle lui a dit que sa réintégration ‘était opposée à l’éthique de l’entreprise’, avant de lui signifier une décision de licenciement. La raison de ce licenciement était sa non présence. Toutefois, Sirotkina n’a pas pris la peine d’expliquer comment une non présence était possible si Khokhlov n’avait pas même commencé à travailler.

Sirotkina a également remis à Khokhlov une demande écrite lui priant de signaler par écrit sa non présence, accompagnée d’un avis de licenciement déjà signé. Elle ne s’est pas donnée la peine d’expliquer la raison de cette déclaration s’il était déjà licencié. Khokhlov a fait le commentaire suivant: ‘C’est vraiment trop se moquer, et de la loi et du bon sens’.

L’ITUA dit vouloir se battre contre le licenciement signifié par Sirotkina, car il s’agit d’une infraction flagrante à la législation du travail, considérée par elle comme étant une tactique admissible.

“La direction de Benteler à Kaluga devrait être traduite en justice pour s’être opposée à la législation du travail et aux droits syndicaux“, a déclaré un militant de l’ITUA à Kaluga, Russie.

L’ITUA a lancé une campagne de soutien à Dmitry Khokhlov sur son site Internet. Pour accorder un soutien à la campagne, en russe ou en anglais, cliquer sur le lien suivant http://mpra.info/campany/Lider-zabastovki-na-Bentelere-uvolen-vosstanovl…

IndustriALL est totalement solidaire du NUM

Après les évènements tragiques à la mine de platine Lonmin Marikana Platinum du 16 août 2012, où 34 mineurs ont trouvé la mort lors d’un affrontement violent avec les forces de l’ordre, une délégation de solidarité de IndustriALL Global Union a été reçue par le NUM les 6 et 7 décembre 2012.

Andrew Vickers du CFMEU et chef de la mission de IndustriALL en Afrique du Sud, a rendu compte des épouvantables conditions de travail et de vie constatées par la délégation dans les mines d’Afrique du Sud.

Vivant en dortoirs exigus et inadaptés et dans des bidonvilles sans installations sanitaires, édifiés sur les terres de l’entreprise, l’agitation ouvrière n’est pas surprenante, 

a déclaré Vickers.

Une part importante de la responsabilité pour l’agitation provient des logements dans les mines qui continuent de réaliser un profit considérable alors que les travailleurs vivent dans des conditions provisoires et épouvantables,

a-t-il ajouté.

Et il est clair pour nous que si vous réduisez à néant le NUM, vous détruisez également le mouvement syndical dans toute son ampleur en Afrique du Sud,

a rappelé Vickers.

Commentant la situation actuelle et les défis auxquels font face le NUM, le COSATU et le mouvement syndical en Afrique du Sud, Frans Belani, secrétaire général du NUM a rappelé les trois facteurs de la société sud-africaine à prendre en ligne de compte: le chômage élevé, la pauvreté et l’inégalité.

L’Afrique du Sud n’a pas échappé aux effets de la crise financière mondiale où les gens situés au niveau plus bas dans l’économie, notamment les mineurs, en ressentent les effets,

a-t-il expliqué.

Frans a signalé que les producteurs de platine ont maintenant accepté de former un Conseil de négociation, qu’ils négocieront l’année prochaine en tant qu’industrie plutôt que comme entreprises individuelles, et que le NUM cherche à établir des secteurs de négociation dans toutes les industries.

Le gouvernement et la Chambre des mines ont approuvé la constitution d’une seconde commission d’enquête chargée d’examiner les conditions de travail et les conditions sociales des mineurs. Beaucoup de bonne foi est placée pour obtenir le succès de la seconde commission d’enquête prévue.

La mission des 6 et 7 décembre a été organisée pour donner à IndustriALL et aux principaux affiliés du secteur minier la possibilité d’accorder un soutien solidaire aux travailleurs et aux membres du NUM et de la centrale nationale, le COSATU, à la suite de la crise qui a pris naissance dans le secteur minier du platine.

La mission a également donné à IndustriALL et aux affiliés la possibilité de comprendre de la bouche des protagonistes les évènements et les défis qui se présentent, et d’avoir une discussion bien informée sur ces questions au Comité exécutif de IndustriALL le 12 décembre 2012.

Le gouvernement tunisien cède à la pression syndicale

En réponse aux violentes attaques contre l’UGTT, plusieurs actions revendicatives et des grèves ont eu lieu qui devaient mener à une grève nationale prévue par l’UGTT pour le 13 décembre.  

Grâce aux pressions nationale et internationale, le gouvernement a accepté la tenue d’une série de réunions pour obtenir un compromis avec l’UGTT afin d’éviter la grève. Les parties se sont réunies les 11 et 12 décembre où l’une des principales revendications de l’UGTT sur la dissolution des ligues de défense de la révolution a fait l’objet d’un examen. L’UGTT s’inquiète du fait que ces organes, mis en place par le parti au pouvoir dans tout le pays, ont agi ces derniers mois sous les ordres de ce parti et attaqué avec les milices et en toute impunité toutes les personnes qui faisaient état d’autres opinions.

Lors de la réunion, le gouvernement  a accepté de mettre en place d’ici un mois une commission conjointe chargée d’enquêter sur les violentes attaques du 4 décembre contre l’UGTT. Sur la base des résultats de l’enquête, un rapport sera présenté au gouvernement et des mesures seront prises conformément à la législation tunisienne.

Le gouvernement a reconnu que l’UGTT avait subi des attaques et a accepté, à cet égard, d’assumer sa part des responsabilités. Une procédure judiciaire sera engagée contre les individus et les groupes qui ont pris part aux attaques.

Après les négociations avec le gouvernement, la délégation de l’UGTT a présenté les résultats obtenus au conseil exécutif du syndicat qui a pris la décision d’annuler l’ordre de grève générale dans le pays. Une conférence de presse a annoncé officiellement le résultat des négociations et la décision de ne pas faire grève le 13 décembre.

Bangladesh: responsabilité du gouvernement sur la résistance au feu et les incendies

En collaboration avec les syndicats bangladeshi, IndustriALL Global Union continue de promouvoir l’accord contre l’incendie et sur des mesures de sécurité au Bangladesh, approuvé avec PvH en mars et Tchibo en septembre pour mettre fin aux conditions de travail dangereuses dans les usines de confection et cesser toute concurrence entre employeurs et gouvernements au prix de la sécurité contre l’incendie.

IndustriALL demande à toutes les marques concernées par l’incendie de Tazreen et à toutes les autres marques qui s’approvisionnent au Bangladesh de signer dès que possible l’accord contre l’incendie et sur les mesures de sécurité au Bangladesh. En outre,  IndustriALL soutient les revendications des syndicats bangladeshi sur la résistance au feu.

Les travailleuses et travailleurs de la confection au Bangladesh continuent de protester dans les rues d’Ashulia, un centre industriel de la fabrication dans la banlieue de Dhaka, en exigeant de meilleures conditions de travail et de sécurité dans les usines de confection du pays.

Pendant ce temps, les travailleuses et travailleurs s’enfuient fréquemment des usines de peur du feu à la suite de l’incendie dévastateur qui a causé la mort de plus de 120 personnes au travail, le 24 novembre 2012, en majorité des femmes payées tout au plus 37 dollars par mois à l’usine de confection Tazreen Fashion près de Dhaka.  Le géant américain Walmart, le détaillant néerlandais C&A, le fournisseur de Hong Kong Li & Fung, et la marque possédée par le rappeur américain Sean "Diddy" Combs étaient clients de l’usine.

Les rapports sur une série d’inspections récentes sur la résistance au feu au Bangladesh, faites depuis l’incendie, indiquent que 25 pour cent des 232 usines inspectées par les services du Bangladesh ont été considérées comme dangereuses. L’industrie de la confection au Bangladesh, qui rapporte 20 milliards d’USD par an et représente 80 pour cent du revenu total des exportations du pays, emploie plus de 3 millions de personnes, le plus souvent des femmes des régions rurales, dans 4.000 usines de confection.

IndustriALL a écrit au Premier ministre bangladeshi pour lui proposer de le rencontrer en demandant à son gouvernement d’appliquer la législation nationale sur la santé et la sécurité, et notamment sur la résistance au feu.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, demande une consultation de toutes les parties prenantes – incendie, gouvernement, industries, syndicats – pour élaborer un plan intégré d’action pour assurer la prise de mesures de sécurité contre l’incendie sur les lieux de travail pour les rendre sûrs et cesser d’être des dangers mortels. 

“Nous sommes attristés et indignés par la mort de plus d’une centaine de travailleuses et travailleurs à l’usine Tazreen Fashion. Ce n’est pas le premier incendie mortel dans des usines de confection au Bangladesh, et pourtant la main-d’œuvre attend toujours la prise de mesures pour assurer le sécurité sur le lieu de travail”, a déclaré Raina.

Raina demande également l’indemnisation des familles endeuillées et la gratuité des soins médicaux pour les personnes blessées, ainsi qu’une enquête judiciaire de haut niveau sur la tragédie.

“Les propriétaires de marque et les détaillants doivent vérifier que les usines qu’ils utilisent appliquent les normes de sécurité en vigueur, et s’assurer que leurs pratiques de fixation du prix et d’approvisionnement permettent d’obtenir ce résultat”, a ajouté Raina.

Participation conjointe des femmes aux activités internationales de IndustriALL

Le Comité a décidé d’établir un groupe de travail de 6 femmes, 1 de chacune des régions de IndustriALL Global Union. Le groupe de travail a été chargé de réaliser des consultations dans les régions et de présenter des propositions pour la prochaine réunion qui aura lieu en mai pour l’élection de la présidence et de la vice-présidence du Comité des femmes de IndustriALL.

Le groupe de travail élaborera également des propositions concernant la structure, les effectifs, l’activité, les objectifs et le programme général du Comité mondial des femmes qui seront examinées et adoptées à sa prochaine réunion pour être ensuite approuvées en mai 2013 à la réunion du Comité exécutif de IndustriALL.

La réunion a entendu les rapports présentés par les femmes présentes à la réunion sur la situation des femmes dans leurs syndicats, leurs industries et leurs pays. Des questions telles que les écarts salariaux entre femmes et hommes, la protection de la maternité, la représentation des femmes dans les structures syndicales et la violence contre les femmes, ont été soulevées par les femmes dans leurs exposés.

Monika Kemperle, secrétaire générale adjointe de IndustriALL Global Union, a noté avec satisfaction la participation des femmes à la réunion et leur engagement à travailler ensemble au niveau international sur un programme destiné à améliorer la situation des femmes.

“Les travaux de ce Comité seront d’une grande importance pour se prononcer sur l’accord politique obtenu au Congrès fondateur pour la poursuite des travaux sur la réalisation d’un équilibre entre femmes et hommes à tous les niveaux de la direction, des organes de prise de décision et des structures sectorielles de IndustriALL, actuellement et dans la préparation du Congrès en 2016”, a déclaré Kemperle.

Alliance mondiale d’une chaîne d’approvisionnement pour renforcer la puissance syndicale

Les composantes de l’initiative dans le transport, menées par la FIOT et son partenaire syndical mondial IndustriALL Global Union, donneront aux syndicats la possibilité de partager des pratiques optimales, d’encourager des actions de solidarité et d’élaborer des stratégies conjointes capables de renforcer la puissance syndicale. Elles permettront également aux militant(e)s de localiser des sites stratégiques et de collecter des renseignements sur des entreprises mondiales et sur des changements dans la chaîne d’approvisionnement.

Des représentant(e)s du comité du personnel au sol de la FIOT, de la section de l’aviation civile et de la section aérospatiale de IndustriALL ont reconnu lors d’une réunion la capacité de connecter des groupes de travailleurs et travailleuses de toute l’industrie aéronautique. Ils sont chargés du travail des pièces aux appareils, par l’intermédiaire d’un groupe de travail conjoint FIOT/IndustriALL.

L’alliance met en jeu des syndicalistes représentant un éventail de domaines spécifiques – depuis la construction des aéronefs et la logistique jusqu’aux opérations de maintenance, de réparation et de révision.

Le coordonnateur mondial de la syndicalisation à la FIOT, Ingo Marowsky, a déclaré: “Les connections entre les syndicats représentant différentes catégories de travailleurs/euses sont d’une importance vitale si nous voulons avoir du poids sur la chaîne d’approvisionnement mondiale. Il est important d’avoir une vue d’ensemble et de réussir”.

Rob Johnston, directeur exécutif responsable du département de l’aérospatiale de IndustriALL, a déclaré: “Notre nouvelle alliance sera une force puissante de changement et rassemblera les travailleurs et travailleuses dans des secteurs d’une grande importance”.

Pour tout renseignement complémentaire et sur la façon de participer, cliquer sur:

http://www.itfglobal.org/civil-aviation/components-to-carriers.cfm

L’écart se creuse entre les salaires et les profits

Le nouveau rapport mondial sur les salaires de l’Organisation internationale du Travail (OIT), publié le 7 décembre, donne une image saisissante de la réduction de la part de richesse attribuée aux travailleurs et travailleuses bien qu’ils aient participé à produire cette richesse. À quelques exceptions près, la hausse moyenne des salaires réels dans le monde durant la période de crise économique est restée inférieure aux niveaux antérieurs à la crise.

Entre 1999 et 2011, la productivité moyenne du travail dans les pays développés s’est accrue deux fois plus que la moyenne des salaires. L’OIT souligne les divers facteurs qui ont contribué à ce déclin de la part du travail, notamment les progrès technologiques, la mondialisation du commerce et de la finance, ainsi que l’élargissement des marchés financiers. Les attaques contre les syndicats, responsables de la baisse du taux de syndicalisation et du pouvoir de négociation, ont eu un impact considérable.

Cela a eu pour résultat une inégalité grandissante des revenus et une baisse de la demande globale qui sont autant d’obstacles à la reprise et la croissance.

Le rapport préconise un ‘rééquilibrage’ pour reconnecter la productivité du travail à des hausses salariales, et des avertissements contre ‘les réductions salariales concurrentielles’ qui mènent à une course vers le moindre coût. Il faut pour cela un renforcement des salaires minimums et un soutien à la négociation collective.  

Une copie du rapport se trouve sur le site de l’OIT ici:

http://www.ilo.org/global/research/global-reports/global-wage-report/2012/lang–en/index.htm