Les Journées d’action pour le Mexique démarrent en force

IndustriALL Global Union a entamé le 11 février avec LabourStart le lancement de la campagne sur le thème les travailleurs de PKC choisissent leur propre syndicat en avant-première de la semaine d'action. Près de 7.000 courriels ont déjà été envoyés au directeur général de PKC en Finlande pour exiger la réintégration des dirigeants de Los Mineros qui ont été mis à pied, et le rétablissement des droits syndicaux dans les usines PKC à Ciudad Acuña, Mexique. Vous pouvez envoyer votre message à partir d'ici:

http://www.labourstartcampaigns.net/show_campaign.cgi?c=1727

PKC a mis à pied plus de 100 activistes syndicaux, notamment tous les membres du comité syndical en décembre 2012 pour avoir fait campagne pour l'élection d'un syndicat indépendant, le syndicat national des mineurs et des métallurgistes (connu sous le nom de ³Los Mineros²) dans ses usines à Ciudad Acuña, Mexique. Dix dirigeant(e)s syndicaux/ales licenciés ont refusé leur indemnité de licenciement et se battent pour obtenir leur réintégration avec un autre dirigeant licencié en avril 2012, et le droit d'être représentés par un syndicat élu démocratiquement dans l'usine.

Pendant ce temps, le syndicat mexicain des électriciens (SME) célèbre une grande victoire politique après la réouverture des négociations avec le gouvernement, le 13 février 2013, et la sortie de prison de 9 des 10 membres détenus depuis plus d'un an et 10 mois. La libération de Jorge Ulises Uribe doit encore être obtenue.

Le syndicat cherche à obtenir le retour à l'emploi des 16.599 travailleurs et travailleuses de Luz y Fuerza del Centro (LyFC) qui n'ont pas accepté un règlement depuis leur mise à pied le 10 octobre 2009. Pour tenter d'écraser le SME qui est le plus ancien syndicat démocratique au Mexique, le président sortant, Felipe Calderón, avait signé un décret-loi pour fermer l'entreprise d'intérêt collectif dans la nuit même, en mettant à pied les 44.000 membres de son personnel. Depuis lors, le SME s’est battu pour que ces travailleurs et travailleuses retrouvent leurs emplois.

Martin Esparza, secrétaire général du SME, a expliqué que la discussion s’engagera le 20 février entre le syndicat et des responsables du gouvernement qui se réuniront pour trouver une solution aux revendications. "Le conflit est avant tout politique et doit être résolu ici avec le gouvernement; nous comprenons que cela ne peut pas être résolu par des moyens juridiques, mais par une décision politique … Il s'agit d'un conflit social que le gouvernement est tenu de résoudre, il n'y a pas d'alternative, et le jugement de la cour suprême (du 30 janvier) ne résout pas le conflit. C'est très clair et les responsables le comprennent",  a déclaré Martin Esparza après une réunion avec le directeur délégué par le gouvernement.

IndustriALL Global Union se réjouit de la mise en liberté des personnes incarcérées et de la reprise des négociations.

"Au cours de ce mois de février, nous devons faire appel à la solidarité internationale pour faire réellement avancer les choses et obtenir une amélioration de la situation des travailleurs et travailleuses au Mexique confrontés chaque jour à des infractions à leurs droits", a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

Cliquez sur www.industriall-union.org/mexico-campaign pour obtenir davantage de renseignements et du matériel de campagne pour les Journées d'action pour le Mexique du 18 au 24 février 2013.

Les droits syndicaux dans la zone franche du pétrole et du gaz au Nigeria

Le syndicat national des travailleurs du pétrole et du gaz naturel (Nupeng) et l'association du personnel de maîtrise du pétrole et du gaz naturel du Nigeria (Pengassan), se sont rencontrés en novembre 2012 pour entreprendre une action contre les employeurs de la zone franche qui refusaient de reconnaître les droits syndicaux des travailleurs et travailleuses du pétrole. Sur les 123 entreprises installées dans la zone, seules cinq d’entre elles avaient permis la syndicalisation les salariés, et des représailles ont été exercées dans ces cinq entreprises contre des responsables syndicaux qui ont été mis à pied.

Quand les entreprises n'ont pas tenu compte de l'ultimatum de Nupeng et de Pengassan, les deux syndicats ont présenté à la fin janvier 2013 un préavis de grève de trois jours prenant effet le 13 février, si les responsables syndicaux au niveau de l'atelier qui avaient été mis à pied n'étaient pas réintégrés et si les droits syndicaux n’étaient pas établis dans toutes les entreprises de la zone franche.

Pour tenter de résoudre ce problème avant la grève, le ministre du Travail et de la Productivité, Chef Emeka Wogu, a accepté avec la direction de la zone franche du pétrole et du gaz (OGFZA) et les syndicats de donner aux entreprises 90 jours pour appliquer les dispositions contenues dans la loi qui oblige les entreprises à accepter la présence de syndicats.

Le communiqué publié après la réunion prévoit aussi l'établissement de départements de relations industrielles dans les entreprises pour faciliter les contacts entre la direction de la zone franche et les syndicats. Il demande également aux entreprises de respecter la législation du travail et les conventions de l'OIT qui précisent: “Aucun travailleurs ne doit faire l'objet de représailles pour son rôle joué dans le processus de syndicalisation et dans les activités syndicales”.

Isaac Aberare, secrétaire général par intérim de Nupeng affirme au sujet de cette victoire: “La direction de la zone franche agissait comme si les droits syndicaux inscrits dans la législation ne s'appliquaient pas dans la zone; mais ils sont maintenant établis grâce à l'intervention du gouvernement, et les travailleurs et travailleuses du pétrole dans la zone franche vont bientôt bénéficier de la liberté de se syndiquer”.

“IndustriALL Global Union salue cette victoire historique de Nupeng et de Pengassan. La syndicalisation est la seule manière pour les travailleurs et travailleuses et pour les sociétés d’obtenir une part équitable de la richesse produite dans le secteur du pétrole. Ce combat et cette victoire doivent servir d'exemples à tous les syndicats du pétrole, notamment sur le continent africain”, a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union.

Les ouvriers verriers de Owens Illinois organisent des meetings d'un continent à l'autre

Les syndicats représentant les salariés de O-I sur quatre continents ont constitué une alliance mondiale et mené cette première semaine d'action, coordonnée au plan international, pour répondre et marquer leur opposition à la nouvelle politique de l'entreprise de compression de personnel qui frappe très durement les travailleurs et constituent un motif de préoccupation pour l'avenir. Voir l’évolution de la situation, ici.

Le syndicat United Steelworkers a envoyé un message prônant l'unité dans les usines aux États-Unis et au Canada. Voir les photos ci-contre.

L’affilié australien AWU a mobilisé le personnel de O-I, aux côtés de l’AMWU, dans toute l’Australie. Voir les photos.

L'affilié colombien de IndustriALL, Sintravidricol, représentant les ouvriers verriers a pu éviter une grève en janvier en concluant une nouvelle convention collective avec O-I, obtenue  avec le soutien de l'alliance syndicale internationale. Le syndicat a mobilisé toutes ses sections pour célébrer les journées d'action, dont celles représentant les salariés d'entreprises autres que O-I. Le syndicat a également écrit au directeur général Al Stroucken. Voir les photos jointes à l'article.

Les travailleurs de O-I en Espagne, affiliés à CC.OO, ont organisé des actions sur des lieux de travail à Séville et à Barcelone. Voir les photos.

D'autres actions sur des lieux de travail de O-I ont également eu lieu au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et dans d'autres pays européens.

Les collègues brésiliens de la CNQ-CUT ont utilisé l'alliance internationale pour renforcer l'unité nationale des travailleurs de O-I, représentés par plusieurs syndicats au sein de la confédération. Les collègues du Pérou se battent actuellement contre l'accroissement de la sous-traitance dans la négociation menée avec O-I, et se renforcent dans le cadre de la coordination internationale.

L'affilié indonésien, FSP KEP s'est joint à l'action mondiale et a écrit au directeur général de O-I Al Stroucken.

Un tract de solidarité va être réalisé pour être distribué dans le monde entier à tous les syndicats de l'alliance mondiale du verre durant la semaine du 4 mars 2013 pour mettre en valeur et partager la solidarité des membres. Le tract sera traduit en plusieurs langues pour marquer la diversité de l'alliance.

L’alliance mondiale a reçu le 30 janvier une réponse par écrit du premier vice-président Paul Jarrell dans laquelle il accuse réception de manière respectueuse de la formation de l'alliance mondiale et s'engage à des relations industrielles de bonne foi dans toutes les activités de l'entreprise. La coordination en cours et la solidarité de l'alliance mondiale mettront à l'épreuve ces promesses.

IndustriALL et le RCWU participent à une action contre Bashneft à Moscou

Le rassemblement entre dans le cadre d’une campagne plus importante de protestation contre les attaques menées contre des sections syndicales du RCWU. Les autorités de la ville de Moscou avaient seulement permis à cinq personnes de prendre part à un rassemblement. Ce petit groupe s’est rassemblé le 12 février pendant une heure devant les bureaux de Bashneft. Cependant, beaucoup d’autres personnes sont venues soutenir cette action. Les protestataires en ont remplacé d’autres pour que les membres du groupe d’activistes du RCWU qui se tenaient à quelques pas du rassemblement puissent participer à la protestation.

Peu après la réorganisation de l’entreprise en octobre 2012, quand Bashkirnefteproduct à Ufa et Orenburgnefteproduct à Orenburg ont rejoint l’entreprise mère Bashneft, la direction a refusé de renégocier une convention collective avec les sections du RCWU et a remis en question leur droit à la négociation collective.

En raison des menaces et des pressions de la direction, des centaines de salariés ont quitté les sections syndicales du RCWU à Ufa et Orenburg. En réponse, le RCWU a organisé des meetings dans les deux villes et lancé une campagne nationale de solidarité.

Grâce au soutien de IndustriALL Global Union, cette campagne de solidarité a pris une portée internationale. Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a écrit à la haute direction de Bashneft pour lui demander d’abandonner ses tactiques antisyndicales et d’engager de bonne foi des négociations avec le syndicat.

Plus de 1.300 personnes ont envoyé des lettres de protestation à la direction de Bashneft par le biais du formulaire AGIR sur le site de IndustriALL.

La situation est encore tendue à Orenburg comme à Ufa. La direction de Bashneft a refusé de rencontrer des dirigeants du RCWU le 4 février.

Après le rassemblement, Alexander Sitnov, président du RCWU, a déclaré: "Nous continuerons de nous battre pour nos droits. Nous espérons que les dirigeants de Bashneft nous entendront".

Si la situation ne change pas et si la direction de Bashneft n’abandonne pas ses tactiques antisyndicales, le RCWU et IndustriALL augmenteront leur pression sur l’employeur.

Un syndicat américain cherche un repreneur pour une raffinerie

Affilié à IndustriALL Global Union, l’UE représente les salariés de la raffinerie qui a une capacité de production de 70.000 barils par jour, et cherche un repreneur pour garder la raffinerie ouverte, préserver les emplois et protéger l’approvisionnement en essence sur le marché local.

"Trouver un repreneur pour faire fonctionner la raffinerie de Port Reading, ce n'est pas seulement sauver des centaines de bons emplois pour faire vivre les familles qui en dépendent", a déclaré Bruce Klipple, président national de l’UE.

"La région New Jersey-New York a besoin d'une capacité de raffinage de pétrole pour obtenir l’essence fournie par les installations de Hess. Sans cela, la clientèle paiera un prix plus élevé et connaîtra des épisodes encore plus menaçants pour la vie et plus coûteux que ceux dont nous avons fait l'expérience avec l’ouragan Sandy", a expliqué Klipple.

Des millions de personnes qui achètent de l'essence dans la région New Jersey-New York ont été paralysées par la pénurie de carburant pendant l'ouragan Sandy à la fin de l'année dernière. La raffinerie Hess de Port Reading a fourni le carburant indispensable aux premiers secours d'urgence dans cette région couvrant trois États, pendant l'ouragan et pour la reprise des activités après seulement quelques jours.

Les nombreuses fermetures de raffineries au nord-est des États-Unis au cours des dernières années ont provoqué une hausse très forte des prix du carburant, des augmentations fréquentes des prix, et des pénuries qui ont des effets perturbateurs.

Quelques jours après l'annonce de la fermeture de la raffinerie, les prix au détail de l'essence avaient atteint le niveau saisonnier le plus élevé de tous les temps aux États-Unis. Les analystes de l'industrie pétrolière ont lié directement cette hausse brutale des prix à la cessation imminente des activités et à d'autres facteurs liés à la raffinerie.

"Les fermetures de raffineries dans les pays développés constituent une menace importante pour l'emploi, lequel a contribué à la croissance dans cette branche pendant de nombreuses années. En faisant maintenant la chose nécessaire pour trouver un nouveau repreneur, l’UE mène  une politique syndicale correcte et responsable. IndustriALL Global Union continuera d'accorder son soutien à l’UE dans cette opération importante", a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

L’UAW organise des rassemblements pour des emplois décents chez Flex-N-Gate

L'équipementier géant basé en Illinois, fournit aux États-Unis des pare-chocs en métal, des pièces en plastique intérieures et extérieures, de l'éclairage et des pièces en métal matricées, en premier lieu pour General Motors, Ford, Chrysler, Toyota et Nissan. Flex-N-Gate est une entreprise valant 3 milliards d’USD et appartenant à Shahid Khan, un Américain occupant la 179ème place pour sa richesse, qui est l'un des équipementiers dont la croissance est la plus rapide aux États-Unis. Mais en dépit de ressources massives, Flex-N-Gate a illégalement bloqué la syndicalisation par l’UAW depuis plus d'un an dans ses installations sans présence syndicale dans l’Indiana, l’Illinois, le Michigan, l’Ohio et le Texas. Les membres du personnel non syndiqués sont également exposés à des risques pour l'emploi qui constituent une menace pour leur vie.

Des rassemblements ont été organisés simultanément, le 13 février, sous le mot d'ordre “Union pour la justice chez Flex-N-Gate” dans les usines de cinq États pour demander à Flex-N-Gate de réaliser des investissements pour sa main-d'œuvre américaine afin d’améliorer la sécurité, de verser des salaires vitaux et d’abandonner sa stratégie d'opposition à la syndicalisation dans ses usines sans présence syndicale. Les rassemblements ont été rejoints et soutenus par des membres de l’UAW dans les entreprise clientes General Motors, Ford et Chrysler.

Dans les usines situées à Warren, Michigan, et à Belvidere, Illinois, les membres de l’UAW ont engagé les étapes finales pour la négociation d'un nouveau contrat avec Flex-N-Gate. Durant le week-end du 9-10 février, les travailleurs et travailleuses ont voté à une écrasante majorité en faveur d’une grève, si cela est nécessaire, pour obtenir un contrat équitable.  

"Nous avons exprimé nos préoccupations sur les questions concernant les usines avec ou sans présence syndicale durant ces négociations", a dit Billy Williams, membre du comité de négociation de la section 155 de l’UAW à Warren. "Les salaires et les conditions de travail dans les usines de Flex-N-Gate sans représentation syndicale influent directement sur notre capacité à négocier un contrat équitable. Quand l'entreprise a la possibilité de verser des salaires de misère et de contourner les règlements sur des questions importantes comme la sécurité dans ses usines sans présence syndicale, cela rend plus difficile pour nous de réaliser de nouvelles avancées dans les négociations contractuelles. Ces usines provoquent une détérioration des normes qui nous ont donné tant de travail à établir. La compétitivité chez elles ne repose pas sur la qualité et l'efficacité – simplement sur les normes les plus basses".

Pour de plus amples références, se rendre sur la page de campagne de l’UAW Justice chez Flex-N-Gate.

L’UAW continue d’accroître la pression sur Nissan et son usine de montage à Canton, Mississippi, qui est une autre cible pour la syndicalisation.

Un entrepreneur dans une mine en Colombie déclaré coupable d’assassinat

Le tribunal a trouvé que Blanco, qui assurait le service d'approvisionnement en nourriture à la mine La Loma de Drummond dans le département de Cesar situé au nord du pays, avait manigancé avec des paramilitaires d'extrême droite l'assassinat de Valmore Locarno et de Víctor Hugo Orcasita, dirigeants du syndicat à la mine. L'adjoint de Blanco, Jairo Charris, avait été déclaré coupable en 2009 du même complot d'assassinat et condamné à 30 ans.

Le juge Castiblanco a également ordonné aux procureurs de mener une enquête sur le président de Drummond et trois anciens salariés pour déterminer s'ils doivent être également tenus responsables, après que plusieurs témoins, dont la personne déclarée coupable, ont prétendu que la haute direction de Drummond avait ordonné les assassinats.

En outre, le juge a approuvé une requête des familles des victimes pour demander à la cour suprême d'enquêter sur l'ancien procureur adjoint Edgardo Maya qui aurait négligé de protéger les syndicalistes dans le département de Cesar; Maya est le demi-frère de Blanco.

Blanco, dont l'entreprise était concessionnaire pour la fourniture de nourriture à la mine Drummond, a été condamné à 37 ans et 11 mois de prison et à une amende de 369.000 dollars. Le juge a affirmé que Blanco "avait tiré avantage de ses liens avec des chefs des paramilitaires" pour l'aider à éliminer Locarno et Orcasita, qui représentaient les membres du syndicat qui s'étaient plaints du service d'approvisionnement en nourriture.

La direction de Drummond a longtemps été soupçonnée d'avoir participé à l'assassinat de Locarno et Orcasita et d'un autre syndicaliste de La Loma, Gustavo Soler, qui a été tué plus tard en 2001.

Le forum international des droits du travail (ILRF) basé aux États-Unis et le syndicat United Steelworkers (USW) ont intenté une action civile contre Drummond en 2002 (section du Code de justice des États-Unis: 1789 Alien Tort Statute) au tribunal fédéral de Birmingham, Alabama, dont dépend l’entreprise.  À Birmingham, le jury a déclaré en 2007 que l'entreprise n'était pas responsable.

L’UMWA se bat pour les pensions et la couverture médicale des retraités

En juillet 2012, Patriot Coal, la société dérivée de Peabody en novembre 2007, a déposé son bilan et soutient être dans l’incapacité de couvrir les dépenses médicales des mineurs à la retraite. Beaucoup croient que Patriot avait été établie pour faire faillite afin de pouvoir effacer les avantages sociaux des travailleurs et travailleuses.

Dix personnes, dont le trésorier secrétaire de l’UMWA, Dan Kane, ont été arrêtés le 13 février 2013 au cours d'une manifestation qui réunissait plus d'un millier de personnes devant le siège de Peabody Energy à St Louis, Missouri, États-Unis.

C'était la seconde manifestation organisées en deux semaines par l’UMWA. Le président de l’UMWA, Cecil Roberts, se trouvait parmi 10 autres membres qui avaient été arrêtés au cours d'une manifestation qui eut lieu précédemment le 29 janvier 2013. Les manifestations s’étaient déroulées dans le calme, de même que les arrestations.

Les dirigeants de Patriot estiment qu'en raison du dépôt de bilan de l'entreprise, ils n'ont pas à assurer les soins médicaux des mineurs retraités. Les membres de l’UMWA affirment que les prestations de soins médicaux leur avaient été accordées en échange d’un travail dangereux sur toute une vie.

Selon le syndicat, 10.000 retraités environ et un nombre égal de personnes dépendantes, en majorité de West Virginia, d’Illinois, d’Indiana, du Kentucky et de l’Ohio, pourraient perdre leurs retraites et le remboursement de leurs soins médicaux avec le dépôt de bilan de Patriot Coal.

"Nous reviendrons encore à St Louis, encore et encore, jusqu’à ce que Peabody et Arch Coal décident de respecter leurs obligations envers les mineurs retraités du charbon, leurs enfants et leurs veuves", a déclaré Phil Smith, directeur des communications de l’UMWA.

IndustriALL Global Union a envoyé une lettre de solidarité à l’UMWA. “IndustriALL Global Union vous accorde sa solidarité au moment où vous avez besoin d'un soutien, et ne permettra pas qu’un tel comportement indigne reste sans rencontrer d'opposition”, a écrit Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

Un syndicat sud-africain rejette violemment une critique sur le salaire minimum

Le rapport affirme que le secteur de la confection fournit un exemple de la manière dont les institutions sectorielles sur le marché du travail et la politique industrielle créent une collusion entre gouvernement, syndicats et gros commerce, qui a des effets défavorables sur les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre.

Le rapport critique la position dure prise par le conseil de négociation de l’industrie de la confection pour s'assurer que les travailleuses et travailleurs touchent le salaire minimal. Il a été publié à peu près au moment où cinq petites entreprises de confection contestaient devoir appliquer le salaire minimum inscrit dans la législation.

Andre Kriel, secrétaire général du syndicat sud-africain des travailleurs du textile et de la confection (Sactwu) n'a pas mâché ses mots sur l'attaque contre le salaire minimum dans le secteur, qui commence à 42 USD par semaine, et même au niveau le plus élevé, les travailleuses et travailleurs de la confection sont parmi les moins payés dans le secteur de la fabrication industrielle en Afrique du Sud.

Kriel conteste l'information en circulation selon laquelle le conseil de négociation a l’intention de fermer 450 usines pour non-application de la décision concernant les salaires, qui pourrait se traduire par la perte de 16.000 emplois. Il signale que le conseil détient des assignations contre 297 entreprises qui emploient 5.500 travailleuses et travailleurs, et que beaucoup de ces entreprises prennent des mesures de mise en conformité.

“Le problème ne concerne pas un compromis entre des emplois et un travail décent, comme si ces deux questions étaient mutuellement incompatibles. Un avantage compétitif ne peut pas être basé sur l’illégalité et la recherche du moindre coût”, affirme Kriel.

Kriel rejette la responsabilité des pertes massives d'emplois dans le secteur sur les politiques commerciales et sur l’introduction rapide du régime de réduction tarifaire il y a plus de 15 ans. C'est vrai, et ce n'est pas un secret, que beaucoup d'entreprises sud-africaines qui cherchent à échapper au salaire minimum dans le secteur ont délocalisé leurs activités. Le Lesotho, qui est entouré par l'Afrique du Sud sur tous les côtés, constitue un havre pour ces entreprises, et les usines ne sont pas construites suffisamment vite pour les entreprises de confection sud-africaines qui veulent s'y établir.

Les travailleuses et travailleurs de la confection au Lesotho contestent leurs bas salaires. Une étude de l'OIT publiée en 2011 montre que les salaires réels ont baissé sur une période de cinq ans, et que le salaire minimum dans le secteur de la confection était inférieur au salaire minimum général au Lesotho. Pendant ce temps, le salaire minimum dans le secteur allait de 92 à 113 USD par mois, selon les tâches à effectuer.

Les syndicats revendiquent une augmentation massive jusqu’à 172 pour cent pour atteindre 238 USD par mois, et un arrêt massif de travail a eu lieu qui n'a procuré qu’une hausse salariale de moins de 10 pour cent. Cette revendication, qui pouvait sembler peu réaliste, était soutenue par une étude de l'OIT sur le salaire vital en 2012, et les efforts se poursuivent au Lesotho pour faire progresser les salaires dans le secteur de la confection, de qui pourrait provoquer en cas de succès une dégradation de l'avantage concurrentiel au Lesotho.

Il n'y a pas de solution simple pour obtenir un travail décent dans le secteur de la confection, qui se caractérise par une concurrence déloyale basée sur l'exploitation salariale et la recherche du moindre coût. Dans un monde victime de la mondialisation, les syndicats doivent viser au-delà de la législation nationale du travail pour protéger les salaires dans les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre. La solidarité internationale est indispensable pour s'attaquer à une compétitivité dans le secteur qui mène à des réductions salariales avec une très faible application des normes internationales du travail.

Malaisie: Salaire minimum pour tous

En juillet 2012, le gouvernement malais a annoncé que les travailleurs et travailleuses percevraient en Malaisie le salaire minimal de 900 RM [291 USD] (en Malaisie péninsulaire) et de 800 RM [259 USD] (à Sabah et Sarawak). La décision a pris effet au 1er janvier 2013. Le salaire minimum est un salaire de base à l'exclusion des heures supplémentaires, des allocations et autres prestations. Toutefois, pour éviter d’avoir à payer le salaire minimum, certains employeurs calculent d'autres avantages comme faisant partie du salaire minimum, et certains autres obligent les travailleurs et travailleuses à confirmer par écrit avoir reçu le salaire minimum, tout en étant moins payés.

Un grand nombre de salariés sont employés avec des contrats à court terme, et avec la peur du non-renouvellement de leur contrat, ils n’évoquent jamais leurs droits. En outre, le gouvernement malais a permis aux employeurs de présenter une demande d'exemption du paiement du salaire minimum dans le cadre de l'ordonnance (amendement) sur le salaire minimum du 28 décembre 2012. C’est ainsi que plus de 500 employeurs ont obtenu le droit de retarder le paiement du salaire minimum. Toutefois, dans cette procédure, le gouvernement n'a pas prévu de place pour la participation des travailleurs et travailleuses ou de leurs syndicats avant de prendre en compte la demande présentée par l'employeur.

Pour le prélèvement applicable au personnel étranger, le gouvernement avait permis précédemment aux employeurs de procéder à une déduction sur les salaires des étrangers pour récupérer les dépenses causées à l'employeur par l'emploi d'un étranger, notamment le prélèvement versé au gouvernement. Cependant, le gouvernement a mis fin à cette pratique au 1er avril 2009. Une fois de plus, le gouvernement malais a décidé, le 30 janvier 2013, de permettre à l'employeur ayant du personnel migrant de récupérer le prélèvement versé au gouvernement en le déduisant du salaire versé aux migrants.

Dans une déclaration conjointe publiée le 5 février 2013, les syndicats et les activistes de la société civile ont exprimé leur grave préoccupation sur la réintroduction par le gouvernement de cette disposition qui fait porter le fardeau sur les migrants. Dans un appel lancé au gouvernement, 75 organisations de la société civile et syndicats du monde entier ont affirmé “que tous les travailleurs et travailleuses, y compris les migrants, sont habilités à recevoir un salaire minimum, qui est un salaire de base à l'exclusion d'allocations, de prestations et autres primes de travail. Les employeurs ne devraient pas être autorisés à soustraire les primes et prestations antérieures à avril 2012, date de mise en application de l'ordonnance sur le salaire minimum 2012, des contrats d'emploi existants et ultérieurs”.

Ils demandent au gouvernement d'abroger immédiatement les décisions prises par le cabinet malais et de mettre fin à toute forme de discrimination contre les travailleurs et travailleuses.