IndustriALL veut renforcer les droits des travailleurs de la confection au Bangladesh

Tous les principaux protagonistes dans l’industrie de la confection étaient représentés à la réunion du prêt-à-porter bangladais, le 2 février 2013, notamment le ministre de l’Industrie et le secrétaire au Travail, des représentants et des acheteurs des grandes marques comme H&M, PVH et Tchibo, des syndicats des travailleuses et travailleurs de la confection, l’association des employeurs “the Bangladesh Garment Manufactures & Exporters Association BGMEA”, l’Organisation internationale du Travail (OIT) ainsi que des organisations non gouvernementales nationales et internationales, et des syndicats partenaires.

Après les horribles incendies dans les usines Tazreen Fashion et Smart Fashion dans la région de Dacca qui ont causé la mort d'au moins 120 travailleuses et travailleurs de la confection et un nombre encore plus grand de blessés, IndustriALL a engagé de toute urgence une discussion avec le gouvernement bangladais, des employeurs nationaux et des acheteurs internationaux sur un plan d'action concret. IndustriALL estime qu’un tel plan d'action doit comporter une réglementation stricte sur la santé et la sécurité, une inspection efficace et une participation des syndicats, afin d'assurer une coopération sur les lieux de travail, une liberté syndicale conformément aux normes de travail de l'OIT reconnues dans le monde entier, et un programme visant à obtenir une hausse du salaire minimum pour atteindre au moins le niveau du salaire vital dans le pays.

Les protagonistes présents à la réunion ont exprimé leurs préoccupations et leurs opinions, et se sont mis d’accord finalement sur les points suivants:

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL, a fait le commentaire suivant après la réunion: “Cette réunion, qui rassemblait tous les protagonistes, a permis de faire un pas en avant. Tout le monde est maintenant d'accord sur la nécessité pour le gouvernement, les employeurs, les syndicats et les marques, de réaliser des efforts en commun. IndustriALL poursuit ses efforts pour renforcer et unifier les syndicats dans l'industrie de la confection afin d’obtenir une amélioration réelle pour des millions de travailleuses et travailleurs de la confection”.

Différentes langues, même message: Droits syndicaux au Mexique MAINTENANT!

Les journées d’action englobent les luttes menées par différents groupes de travailleurs et travailleuses au Mexique. L'histoire de chacun de ces groupes est une source d’inspiration pour les syndicalistes du monde entier. Ce message vidéo passionnant envoyé par un membre du comité exécutif de IndustriALL, Michele O’Neil, secrétaire nationale du TCFUA, aux travailleurs et travailleuses de la chaussure lock-outés chez Bata Sandak, reflète bien le sentiment exprimé dans la campagne mondiale.

Le magnifique et historique syndicat mexicain, Los Mineros, a subi des attaques et a fait l'objet d'un harcèlement brutal des autorités mexicaines et du patronat pendant une période de six ans. Son combat est toujours au cœur de la campagne internationale pour les droits syndicaux au Mexique. Les journées mondiales d'action se déroulent dans la semaine du 19 février pour marquer l'homicide industriel de 65 travailleurs à la mine Pasta de Conchos il y a six ans, et la justice pour Pasta de Conchos reste une revendication centrale de cette campagne.

Les journées d'action pour le Mexique ont débuté solennellement à Mexico le 18 février par un défilé silencieux du Monumento da la Revolucion à Angel de la Independencia pour porter le deuil de ces 65 mineurs. Les Mineros portaient 65 cercueils symboliques et les ont déposés au monument où les mineurs de toutes les sections ont pris part à une veillée funèbre durant toute la nuit. Les syndicats SME, UNTTYP, Continental Tires Workers, FAT, CAW, USW, UE, et IndustriALL Global Union, étaient présents par solidarité avec Los Mineros.

Los Mineros fait face à d’autres grandes injustices, notamment dans les conflits chez Ciudad Acuña, Cananea, Taxco et Zacatecas, et naturellement avec les fausses accusations au pénal qui forcent le secrétaire général, Napoleón Gomez Urrutia, à rester exilé au Canada. Napoleón participera aujourd'hui 21 février à une manifestation au consulat du Mexique à Vancouver.

Parmi les autres luttes importantes, citons celles du SME, du SUTEIVP et de Bata. Les travailleurs et travailleuses de Bata Sandak ont reçu plusieurs centaines de messages de solidarité avec la pétition en ligne de IndustriALL, ainsi que des messages vidéo de syndicats de l'étranger représentant les travailleurs et travailleuses de la chaussure. Le personnel de PKC à Ciudad Acuña a reçu le soutien de 9.000 messages adressés à la direction finlandaise par le biais de Labourstart.

Cliquer ici pour obtenir davantage de renseignements sur les actions entreprises dans divers pays pour marquer les journées mondiales. Les pages présentant un intérêt notable sont celles sur le Mexique, l’Afrique du Sud, la Suisse et les États-Unis.

Les affiliés de UNI Global Union entreprendront des actions le 22 février pour marquer les journées mondiales aux ambassades du Mexique en Argentine, au Brésil, au Chili, en Colombie, au Salvador, au Guatemala, au Panama, au Paraguay, au Pérou, en Uruguay et aux États-Unis.

L’Inde paralysée par une grève générale

Les revendications en 10 points des syndicats portent sur des mesures visant à empêcher l'augmentation des prix, à créer des emplois et à appliquer strictement la législation du travail, et sur la couverture universelle de sécurité sociale pour les travailleurs et travailleuses syndiqués et non syndiqués.

Les revendications ont été présentées conjointement par onze centrales syndicales, à savoir, BMS, INTUC, AITUC, HMS, CITU, AIUTUC, AICCTU, UTUC, TUCC, SEWA, LPF et les fédérations indépendantes des travailleurs et travailleuses et des salariés, comme cela avait été décidé le 4 septembre 2012 à la Convention nationale des travailleurs.

En déclarant dans un communiqué de presse publié le 20 février 2013 que la grève générale était totale dans tous les secteurs et que tous les travailleurs et travailleuses avaient répondu à l’appel, les syndicats ont indiqué que “la réponse sans précédent d’un appel à la grève dans tout le pays dépassait de loin nos espoirs et reflétait véritablement la colère des gens face aux hausses continuelles des prix du diesel, du gaz, du charbon, de l'électricité et des autres produits essentiels dont les ménages ordinaires ont besoin”.

La grève s'est poursuivie avec vigueur et détermination le deuxième joueur, 21 février 2013, sans se laisser décourager par la répression de la police et du gouvernement et les menaces des employeurs.  Les travailleurs et travailleuses dans tous les principaux secteurs d'importance stratégique comme les banques, les assurances et autres secteurs financiers, l'industrie pétrolière, les transports routiers (tant publics que privés) dans de nombreux États, la défense (civile), les services postiers, les télécommunications, les fonctionnaires dans plusieurs États, plusieurs ministères du gouvernement central, les installations portuaires et les dockers, les mines de charbon et d'autres minéraux, la production électrique et les plantations. Les travailleurs et travailleuses non syndiqués étaient également très présents pour faire entendre leur voix dans les manifestations.   

Les deux journées de grève générale faisaient suite à des efforts conjoints des syndicats indiens qui ont débuté en 2009. Depuis cette date, pour exprimer leur ressentiment sur les politiques antisyndicales et l’inaction du gouvernement pour protéger les intérêts de la classe ouvrière, les grandes centrales syndicales, en transcendant les idéologies politiques, se sont rassemblées sur une plate-forme unique pour entreprendre un certain nombre d'actions.

Toutefois, l'indifférence toujours plus grande du gouvernement indien a forcé les syndicats à intensifier leurs efforts et à lancer un ordre de grève générale pour les deux journées consécutives des 20-21 février 2013 pour faire pression sur le gouvernement indien afin qu’il tienne compte de certains droits fondamentaux de la personne et de questions liées aux droits syndicaux dont l'objet intéresse les travailleurs et travailleuses dans tout le pays.

Finalement le 13 février, le ministre du Travail a organisé une réunion pour demander d'annuler l'appel à la grève. Le 17 février, le Premier ministre indien a demandé l'annulation de la grève, et dans la soirée du 18 février, des ministres de haut rang ont organisé des réunions avec les dirigeants syndicaux. Cependant, comme les ministres présents n'avaient pas réussi à avancer de propositions concrètes, même sur une simple revendication, les syndicats ont décidé que la grève générale aurait lieu comme prévu.

Les revendications syndicales en dix points sont les suivantes:

  1. des mesures destinées à empêcher la hausse des prix,
  2. des mesures pour créer de l'emploi,
  3. une application stricte de la législation du travail,
  4. la couverture universelle de sécurité sociale pour les travailleurs et travailleuses syndiqués et non syndiqués, et la création d'un Fonds national de sécurité sociale,
  5. l'arrêt du désinvestissement dans les engagements pris dans le secteur public au niveau fédéral et dans les États fédérés,
  6. l'absence de contractualisation d’un travail de nature pérenne et égalité des salaires et des prestations,
  7. un amendement à la loi sur les salaires minimums pour assurer une couverture universelle ne tenant pas compte des prévisions, et fixation d'un salaire minimum statutaire qui ne peut être inférieur à 10.000 Rs/- lié à l'indice du coût de la vie,
  8. le retrait de tous les plafonds pour les rétributions, et admissibilité aux primes, à la caisse de prévoyance; augmentation du quantum de gratification,
  9. l’assurance d'une retraite pour tous les travailleurs et travailleuses, et
  10. l’enregistrement obligatoire des syndicats dans une période de 45 jours, et ratification immédiate des conventions de l'OIT no 87 et 98.

Les travailleurs de Gerdau veulent des conditions de travail sûres

Ivanes Dos Santos, employé dans l'usine Gerdau, a perdu une jambe en accomplissant son travail au cours de la nuit du 16 février 2013. Ivanes est âgé de 43 ans et a 16 ans d'ancienneté.

Le représentant des travailleurs et travailleuses au comité conjoint de santé et de sécurité dans l'usine avait déjà dit à Gerdau au cours de plusieurs réunions qu’il fallait s'attendre à un accident de la sorte. Le rythme de production est trop rapide depuis les réductions de personnel et les mesures prises pour abaisser les coûts.

Valmir Lodi, coordonnateur du réseau Gerdau au Brésil, a dit qu'il s'agit du troisième accident grave en un an au Brésil.

Le personnel a manifesté à l'extérieur et à l'intérieur de l'usine du fait que l'employeur avait appelé la police et fermé les portes. Après la manifestation, le syndicat a rencontré l'employeur et demandé, parmi d'autres revendications, l’élaboration d'un modèle d’accord unique Gerdau pour tout le Brésil. L'employeur a accepté de poursuivre la discussion à Sao Paulo.

Les syndicats ont également demandé la réintégration du dirigeant syndical mis à pied en janvier à l'usine Gerdau à Pindamonhangaba, Brésil. Marcos Alves Corrêa, coordonnateur des délégués du personnel dans l'usine, avait été mis à pied après s'être violemment disputé avec un contremaître chargé de la santé et la sécurité qui ne voulait pas lui permettre de participer à une visite de sécurité.

Le Conseil mondial des travailleurs de Gerdau, l'un des réseaux de salariés les plus actifs parmi les affiliés de IndustriALL, défend le droit d'avoir une vie décente et un travail décent dans tous les pays où il représente des travailleurs et travailleuses. Cette semaine, le réseau a participé activement aux journées mondiales d'action pour le Mexique dans les usines Gerdau de huit pays. http://www.industriall-union.org/unions-at-gerdau-take-action-on-mexico

Les électriciens se font entendre en Russie

Le syndicat pan-russe de l'électricité (ARETU), affilié à IndustriALL Global Union, a organisé un meeting massif en plein centre de Moscou le 20 février pour exiger une hausse salariale de 25 pour cent et faire prendre conscience des problèmes qui persistent dans le secteur de l'énergie.

ARETU était en voie de signer une convention collective nationale pour 2013 avec l'association des employeurs, mais les négociations sont au point mort.

Les salaires dans l'industrie stagnent depuis de nombreuses années avec une nette régression des salaires réels allant parfois jusqu'à une baisse de 30-40 pour cent. Le salaire moyen des électriciens en Russie est seulement de 500-800 USD, contrairement au ministère qui l’estime à 1.300 USD.

Les dirigeants de sections syndicales dans différentes régions de Russie — Caucase, Russie centrale et septentrionale, Sibérie, Extrême-Orient — ont exprimé leur colère et leur frustration sur les mêmes problèmes: salaires insuffisants, manque d'équipements appropriés de réparation, charge de travail en augmentation constante.

"Tout le monde semble croire que l'électricité est un fait acquis, comme les rayons du soleil. On n’a qu’à brancher une lampe et on a de la lumière,* a dit un des orateurs.

Ce n’est pas la première action publique du syndicat ARETU dans les négociations menées actuellement. Le 15 novembre 2012, le syndicat a organisé un meeting et deux rassemblements à Moscou, ainsi qu'une conférence de presse.

Le 19 février, le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a écrit au ministre de l'Énergie et au Premier ministre de Russie, pour faire état de ses préoccupations concernant les problèmes rencontrés dans le secteur de l'énergie, exprimer sa solidarité avec les revendications d’ARETU et demandé instamment aux autorités d'agir face aux problèmes rencontrés dans ce secteur.

Pour bien montrer leur solidarité, les dirigeants du syndicat des mineurs et des métallurgistes de Russie (MMWU) et du syndicat russe des travailleurs de la chimie (RCWU), tous deux affiliés à IndustriALL, ont assisté au meeting.

"Les grèves ne sont pas interdites dans notre secteur. C'est même en fait une possibilité sous certaines conditions. Nous sommes prêts à faire ce pas en avant", a affirmé Valery Vakhrushkin, président d’ARETU, au journal central du syndicat Solidarnost (Solidarité) après le meeting.

Violentes attaques des forces de sécurité égyptiennes contre des travailleurs

Les grévistes faisaient la prière du matin quand l'assaut a été lancé. Ils ont été violemment battus par le personnel de sécurité et attaqués par les chiens, ce qui a fait des dizaines de blessés dont quatre en soins intensifs.  Des travailleurs se sont blessés en sautant des troisième et quatrième étages du bâtiment pour échapper aux attaques des chiens.

La grève avait commencé le 14 février avec 450 salariés qui demandaient à l'entreprise d'honorer les promesses faites en janvier d'accorder un emploi permanent aux contractuels et d'augmenter les salaires et les primes. Les salariés avaient déjà arrêté de travailler dans un service et menaçaient d'arrêter le mécanisme d'alimentation des fours à partir du 17 février.

Selon des sources syndicales, près de cent personnes ont été arrêtées, 18 restent en détention, dont deux gravement blessées au cours de l'attaque. Les travailleurs font face à l'accusation d'entrave à un investissement étranger et de détention d’otages (la direction) dans l'usine.

IndustriALL a écrit au président égyptien, Mohamed Morsi, pour lui demander d'intervenir et d'obtenir la libération immédiate des travailleurs détenus.

“IndustriALL Global Union condamne et déplore le mépris flagrant pour les droits de la personne et des droits syndicaux des travailleurs, qui présentaient dans le calme leurs revendications légitimes pour obtenir des conditions décentes de travail et de vie”, écrit Raina.

19 mineurs tués dans une explosion en Russie

Une explosion de méthane a eu lieu le 11 février dans la mine Vorkutinskaya à Vorkuta, Russie septentrionale. L’explosion s’est produite à 800 mètres de profondeur, où travaillaient 259 mineurs. Vingt-six d’entre eux se trouvaient dans la section où l’accident a eu lieu. Dix-neuf mineurs sont morts et 3 ont été blessés dans l’explosion. L’un des mineurs blessés a été emmené d’urgence à l’hôpital à Moscou dans l’avion du ministère chargé du contrôle des urgences. Son état est actuellement stable. Deux autres travailleurs blessés pourront bientôt sortir de l’hôpital, selon les médecins.

Des représentants du syndicat russe indépendant des salariés du charbon (Rosugleprof), ont participé aux travaux de la commission chargée d’enquêter sur les causes de cette tragédie.

Les autorités russes ont alloué 20 millions de roubles (670.000 USD) du fonds des urgences pour indemniser les familles des mineurs décédés. Les habitants de Vorkuta ont observé une minute de silence à la mémoire des 19 mineurs qui ont trouvé la mort dans l’explosion.

Le 18 février, les autorités russes ont organisé une réunion de travail sur la santé et la sécurité dans l’industrie minière, présidée par Alexander Novak, ministre de l’énergie. Des représentants de Rosugleprof ont également participé à la réunion. À la suite de cette réunion, des instructions ont été données aux ministères et aux entreprises minières, portant notamment sur le contrôle de l’application de l’accord industriel dans le secteur.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a exprimé ses condoléances les plus sincères aux familles des mineurs décédés.

"Des accidents mortels comme celui-ci exigent que des mesures d’urgence soient prises pour améliorer la sécurité dans les mines de charbon du monde entier", a affirmé Raina.

Les syndicats se soulèvent pour combattre la violence contre les femmes

La campagne se base sur les statistiques selon lesquelles une femme sur trois sera victime dans tous les pays à des violences au cours de sa vie, comme l'explique le président international de l’USW, Leo W. Gerard, dans cette vidéo. http://www.usw.org/media_center/news_articles?id=1301

Les actions de l'association “V-Day” ont réussi à mobiliser des communautés et à édifier une solidarité mondiale entre les frontières et les races, en insistant sur les causes de la violence – patriarcat, pauvreté, cupidité des entreprises, dégradation de l'environnement, impérialisme, religion, militarisation, exil, répression politique. ”One Billion Rising” assure qu’une prise de conscience sur la question des violences faites aux femmes ne sera plus jamais ignorée.

Les récentes affaires qui ont attiré l'attention du public sur des meurtres en Inde et en Afrique du Sud montrent bien que la question de la violence contre les femmes est omniprésente dans nos sociétés. La violence d'un sexe sur l'autre prend des formes diverses – violence domestique, sévices sexuels, viol commis par une connaissance, sévices sexuels infligés à un enfant, viols “correctifs” en raison de l’orientation sexuelle, viols collectifs, grossesse forcée, crimes d'honneur, jet d’acide, mutilations génitales féminines, mort pour cause de dot, violences et viols dans des conflits armés, trafic de femmes et de filles, harcèlement sexuel au travail, et la liste se poursuit. Malheureusement, dans de nombreux pays, la violence contre les femmes est en augmentation, et dans certains cas de manière exponentielle. Certains disent que la violence est alimentée par la crise économique. Mais tant que les femmes ne pourront pas intervenir et ne seront pas prises au sérieux, la violence ne diminuera pas.

Les meilleures lois au monde sont insuffisantes pour protéger les femmes de la violence. C'est pourquoi la société civile prend des initiatives comme ”One Billion Rising” et les syndicats donnent la priorité à la question de la violence contre les femmes. Ce que les syndicats peuvent faire, c’est avant tout d’éduquer leurs membres sur la violence domestique et sur le respect, en travaillant ensemble et en parrainant des refuges pour femmes battues, en incluant des clauses sur la violence dans les accords, en négociant des congés pour traiter les questions qui ont des répercussions sur des membres qui souffrent de violence domestique, et surtout de créer une culture de tolérance zéro de la violence.

La Journée internationale de la femme qui a lieu le 8 mars est très proche. La Confédération syndicale internationale met l'accent cette année sur la violence, et des travaux seront menés à la commission des Nations unies sur le statut des femmes pour élaborer des principes directeurs au niveau international pour combattre le fléau de la violence contre les femmes. Nous vous demandons d'entreprendre une action dans votre syndicat pour éduquer vos membres et lutter contre la violence. Envoyez des rapports sur vos activités organisées le 8 mars ou un autre jour à [email protected] en nous indiquant vos réussites.

Huit mineurs de fond tués au Pakistan

La mine avait été fermée durant les six derniers mois du fait que la plus grande partie du charbon avait déjà été extraite. Toutefois, pour en extraire encore davantage, le propriétaire de la mine avait envoyé des travailleurs entrer dans la mine, sans aucune mesure de sécurité, lesquels ont été victimes de l'explosion de gaz toxique.

Selon des rapports de l'affilié de IndustriALL, la fédération syndicale centrale des mines du Pakistan (PCMLF), une dizaine de mineurs travaillaient sous terre au moment où cet accident mortel s'est produit. Ils ont tous été ensevelis sous les débris résultant de l'explosion. Huit travailleurs sont morts et deux autres étaient sans connaissance en raison du gaz toxique.

Les travailleurs décédés sont Mehrab Khan, Siraj Akbar, Khan Zamin, Shakir, Hazrat Ali, Hakumran, Samiullah et Bhakt Zaman. Ils appartenaient au Puren tehsil de Shangla, Khyber-Pakhtunkhwa. Les conditions des deux travailleurs restés sans connaissance sont stables.

Dans une lettre adressée au Sultan Muhammad Khan, président du PCMLF, le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, a exprimé ses condoléances au syndicat et aux familles des personnes décédées, et a condamné la mort de ces 8 mineurs.

IndustriALL demande au gouvernement pakistanais de ratifier de toute urgence la convention 176 de l’OIT, la convention sur la sécurité et la santé dans les mines, et sa recommandation numéro 183. Bien qu'adoptée par l’OIT en 1995 et entrée en vigueur depuis 1998, le Pakistan n’a toujours pas ratifié la convention 176 de l’OIT. Cette convention établit des pratiques minimums de sécurité de base et les droits des travailleurs dans l'industrie minière, et fait l'objet actuellement d'une campagne de ratification menée par IndustriALL.

Le Sultan Muhammad Khan a déclaré que “les travailleurs des mines, qui sont le pivot de l'économie du pays, se sentent désarmés et font face à des difficultés financières”, tout en ajoutant que le gouvernement et les entreprises charbonnières privées ne fournissent aucune installation ou service de base à la main-d'œuvre employée dans cette activité.

Entre 2005 et 2012, 310 mineurs de fond au moins ont été tués et des dizaines d'autres blessés dans des incidents majeurs survenus au Pakistan. Rien qu'en 2010, 46 ont été tués dans 21 incidents. En 2011, quelque 92 travailleurs ont été tués dans 33 incidents, et au cours du premier semestre 2012, 26 sont morts dans 24 incidents.

Agir en solidarité avec les travailleurs mexicains de Bata

Sindicato Único de Trabajadores de Calzado Sandak maintient fermement sa position. Il demande la réouverture de l'usine et il a assuré au cours des dix-huit derniers mois une surveillance de jour et de nuit devant l’usine, une usine Bata située à Tlaxcala dans l'est du Mexique, pour empêcher le déménagement des machines. Malgré les terribles épreuves auxquelles ils sont confrontés, ces membres courageux du syndicat sont résolus à poursuivre la lutte. Envoyez-leur des messages de solidarité du monde entier et faites-leur savoir qu'ils ne sont pas seuls dans cette lutte.

Les problèmes chez Calzado Sandak ont commencé en décembre 2010 avec une décision qui, à première vue, semblait être une bonne nouvelle: l'entreprise prévoyait d'engager des négociations sur les salaires et les taux de paiement à la pièce sans attendre l'expiration de la convention collective.  Mais quand l'entreprise a ensuite lockouté la moitié de sa main-d'œuvre et forcé des travailleurs et travailleuses à donner leur démission pour pouvoir récupérer les salaires impayés, les gens ont compris que les augmentations salariales avaient été une tentative de justification de réduction de l'activité face à l'augmentation des coûts salariaux.

En juillet 2011, deux semaines seulement après avoir signé un accord avec le syndicat sur la sécurité de l'emploi, l'entreprise a lockouté le reste de la main-d'œuvre, en laissant deux semaines de salaire impayé et en offrant à la main-d'œuvre le choix de travailler à domicile ou d'accepter une indemnité de licenciement. Les chaussures Bata sont maintenant produites à domicile ou dans de petits ateliers où les conditions sont inférieures à la normale, notamment par le travail d’enfants.

L'entreprise a choisi d'ignorer la loi, qui imposait d'obtenir avant tout l’approbation des services de main-d'œuvre sur la base d'un examen du rendement de l'entreprise et après avoir déterminé si la fermeture était justifiée.

Les membres du syndicat continuent d'exiger avec fermeté la réouverture de l'usine. Beaucoup sont malades pour avoir utilisé pendant des années des produits toxiques sans aucune protection, et sans pouvoir bénéficier des soins médicaux indispensables du fait que l'entreprise a mis fin à leur sécurité sociale.

Cette situation a eu des conséquences tragiques. En août, l'une des grévistes, María Luisa Hernández Moreno, qui était diabétique, a été frappée violemment par un garde chargé de la sécurité. Elle ne s'en est jamais remise, et en l'absence des soins médicaux indispensables, sa santé s'est détériorée. Elle est morte six semaines plus tard.  

Le syndicat exige la réouverture de Calzado Sendak, une négociation de bonne foi avec le syndicat et la contribution de l’entreprise à la sécurité sociale jusqu’à obtenir ce résultat. IndustriALL Global Union soutient totalement ces revendications.

Bata est également accusé de graves infractions aux droits syndicaux de ses salariés en Malaisie, au Kenya et en Afrique du Sud.

Envoyez votre message de solidarité aux travailleurs et travailleuses par courriel à partir de cette page Web ou affichez un message vidéo de soutien sur youtube. Contactez [email protected] pour tout renseignement complémentaire.