Réunion du groupe de travail sur l’égalité des chances de IndustriALL Europe

Des femmes venues d’Autriche, de France, d'Allemagne, de Suède, de Slovénie, de Belgique, de Suisse, de Finlande, de Norvège, d'Espagne, de Roumanie et des Pays-Bas ont assisté à la réunion. Le groupe se réunissait pour la première fois avec une telle représentation. La réunion avait pour objet de désigner une nouvelle présidente et de définir un programme de travail.

Les femmes ont fait état d'une manière générale de leurs préoccupations. Il y a eu presque toujours un accord sur les thèmes – la crise, l'emploi précaire chez les femmes, le travail à temps partiel, le nombre trop faible de femmes à des postes de haute direction, les écarts salariaux entre hommes et femmes, les perspectives de carrière des femmes, la manière de combiner le travail et la vie familiale, les questions de santé relatives au sexe, les accords sur l'égalité, l'égalité des chances pour le développement des compétences des femmes, la pauvreté.

La crise en Europe se poursuit sans que l’on puisse en voir le bout. Les premiers à perdre leur emploi sont les femmes et les jeunes, et ce sont le plus souvent des emplois sans qualification qui disparaissent. Bien que la crise soit plus réelle et plus grave dans le sud de l’Europe, les économies sont également touchées au Nord – quand les commandes venues du Sud se raréfient, les usines ferment et les travailleuses et travailleurs se retrouvent sans emploi. La crise est à l’origine de nombreuses coupes dans les budgets prévus pour améliorer l'égalité. Cette situation a été ressentie violemment en Espagne où l'égalité entre femmes et hommes avait fait de grands progrès avant la crise, alors que maintenant la situation est retombées aux niveaux d’avant la crise.

Une bonne pratique de direction est donnée par le syndicat finlandais Pro, un syndicat d'employé(e)s qui recrute des membres dans l'industrie. L'effectif du syndicat est composé de 55 pour cent de femmes et de 45 pour cent d'hommes. Le conseil de gestion a établi la parité entre femmes et hommes.

Les écarts salariaux entre femmes et hommes se propagent dans tous les secteurs. Ils ont tendance à commencer en début de carrière, pour s'accentuer ensuite rapidement. L'opinion a prévalu qu’en encourageant les hommes à rester à la maison pour assumer une part des responsabilités familiales, cela aurait un effet positif sur l'égalité. Malgré les efforts accomplis depuis de nombreuses années, la plupart des délégués du personnel sont encore les hommes, comme du reste la plupart des contremaîtres. Et les facteurs qui empêchent les femmes d'accéder aux postes les plus élevés sont toujours présents.

Le groupe a décidé d'établir un programme de travail à trois niveaux – égalité salariale, combiner le travail et la vie familiale, participation. Ces trois sujets couvrent toutes sortes de thèmes comme la pauvreté, l'emploi précaire, la formation, les retraites, le temps de travail, les questions statutaires, la parité entre femmes et hommes, les quotas et les femmes aux postes de direction.

La décision a été prise de nommer une coprésidence pour le groupe, avec Fabienne Kühn (UNIA Suisse) et Montserrat Lopez (FITAG-UGT Espagne) partageant la présidence.

Ford frappé d’une amende au Brésil pour externalisation

Le procureur chargé des affaires syndicales au Brésil a déclaré que Ford avait recruté du personnel pour son usine à Tatuí par le biais de l'association AVAPE qui défend les intérêts des personnes handicapées, dans le but de bénéficier d'avantages fiscaux. Cependant, aucun des 280 salariés fournis par AVAPE depuis plus de dix ans n'était handicapé.

Le juge, Marcurs Menezes Barberino, a déclaré que Ford sera condamné à une amende supplémentaire de 500.000 R$ (250.000 USD) par jour si l'entreprise ne commence pas à recruter directement du personnel pour les emplois en question dans un délai de 60 jours. Comme AVAPE ne dispose pas des ressources lui permettant de payer une partie de l'amende, Ford devra donc payer en totalité l'amende de 400 millions de R$ (200 millions de R$ au Fonds national et d’État pour les droits, et 200 millions de R$ à la ville de Tatuí en tant qu'investissement dans des programmes de formation destinés aux personnes handicapées).

Le juge a insisté sur le fait que l'externalisation est légitime pour des activités secondaires comme le nettoyage ou la sécurité. Cependant, le personnel recruté par Ford par le biais de AVAPE était employé aux activités principales dans l’entreprise.

Le SACTWU intensifie le combat pour un salaire minimum vital

Les revendications pour un salaire minimum vital se sont trouvées renforcées à la Conférence nationale annuelle sur les négociations du SACTWU, réunie du 28 février au 3 mars, pour préparer la série de négociations importantes pour 2013.

Le président du SACTWU, Themba Khumalo, a ouvert la Conférence en rappelant aux délégué(e)s que les gens adhèrent à un syndicat pour une raison principale: améliorer leur vie, la vie de leur famille et celle de la communauté à laquelle ils appartiennent. Il a rappelé aux 200 délégué(e)s que pour réaliser ces objectifs, les travailleurs/euses et leurs dirigeant(e)s doivent être unis et faire preuve de militantisme.

Les délégué(e)s ont soutenu l'opinion exprimée par le gouvernement selon laquelle les industries de la confection, du textile et des chaussures se sont stabilisées après 15 années de déclin de l'emploi dans ce secteur. Les délégué(e)s ont été reconnaissant du fait que le président sud-africain a reconnu cela dans son récent discours sur l’État de la Nation dans lequel il a également mentionné le programme gouvernemental de soutien à la confection qui a permis d'éviter des fermetures et de sauver de nombreux emplois.

La Conférence a réuni des commissions spécialisées pour réaliser un soutien concret à la Campagne sur un salaire minimum vital et pour déterminer la façon de faire face aux défis posés au syndicat et à ses membres dans le climat politique actuel, et également dans tout le secteur.  Les délégué(e)s ont également réaffirmé leur engagement pour renforcer le syndicat et les négociations centralisées, et pour accorder un soutien solidaire aux campagnes des autres affiliés du COSATU pour le salaire minimum vital, le recrutement et la syndicalisation.

Une journée d'action a eu lieu le 1er mars, avec trois défilés de protestation. L'un a conduit les manifestant(e)s jusqu'aux services sud-africains du fisc pour protester contre le flux continu des importations illégales en Afrique du Sud, qui provoque une dégradation des emplois locaux et conduit à une désindustrialisation.

Les deux autres défilés ont mené jusqu'à la banque Capitec et au centre de recherche sur les sciences sociales (CSSR) de l'université du Cap. Ces marches étaient organisées pour protester contre la participation du président de la banque Capitec, Michiel le Roux, aux efforts financiers engagés pour s'attaquer aux droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses. Il s'agit du financement de la campagne de Newcastle sur les ateliers de misère pour empêcher cette main-d'œuvre vulnérable de bénéficier d’un salaire minimum, pour laquelle le CSSR a réalisé ce que le syndicat appelle “une propagande flagrante de recherche au service des objectifs patronaux”. 

Les délégué(e)s du SACTWU ont mis au défi les auteurs du rapport de se contenter pour vivre des bas salaires illégaux qu’ils prescrivent aux travailleurs et travailleuses de Newcastle. “À cet égard, nous leurs avons remis 278 rands [32 USD] en espèces, qui est le salaire ramené à la maison par de nombreux machinistes qualifiés de Newcastle pour une semaine de 45 heures de travail”.

Voir ici un rapport précédent: http://www.industriall-union.org/fr/un-syndicat-sud-africain-rejette-violemment-une-critique-sur-le-salaire-minimum

De grandes marques de vêtements demandent au Pérou d’annuler une loi dangereuse

Dans une lettre au président Ollanta Humala Tasso, six marques signataires ont exprimé leur inquiétude concernant le Décret 22342 qui s'applique aux ‘exportations non traditionnelles’ et qui encourage et ferme les yeux sur les infractions au droit du travail, et constitue de ce fait un obstacle à l'application correcte de leur code de conduite.

La lettre envoyée le 4 mars a été signée par 47 marques: The Life is Good Company, New Balance, Nike, PVH Corp (qui possède Calvin Klein, Tommy Hilfiger, Van Heusen, Izod, Arrow, GH Bass & Co) et VF Corporation (dont les 25 marques incluent notamment North Face, Vans, Nautica, 7 For All Mankind, JanSport, Ella Moss, Timberland, Wrangler, Lee, Kipling et Eastpak).  Les États-Unis sont le principal destinataire des exportations de vêtements du Pérou.

La lettre a été écrite juste 2 semaines avant la nouvelle convocation du Congrès péruvien.  Une proposition d'annulation des dispositions sur le travail, incluses dans le décret sur les exportations non traditionnelles, franchit actuellement différentes étapes au sein du comité, mais rencontre une forte opposition des fabricants de textile et de vêtements.

Dans un commentaire sur la lettre, Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, a déclaré: “Nous approuvons cette lettre qui envoie un message clair en indiquant que dans l'industrie mondiale de la confection, le travail décent est actuellement un élément de compétitivité au même titre que la qualité, le prix et la livraison en temps voulu.

“Le Pérou qui produit du coton et des fibres de qualité, a réussi à se positionner comme fournisseur des principales marques. Toutefois, l’étiquette ‘fabriqué au Pérou’ se trouve ternie par l’utilisation abusive de contrats d’emploi à court terme”, a conclu Raina.

Le conflit chez Dunaferr prend fin par un accord

Cette grève réussie a renforcé notre syndicat au niveau local comme au niveau national. Notre lutte n'a pas été inutile. Les objectifs de cette grève, correctement préparée et bien exécutée, ont été atteints et ont donné lieu à un accord. Cela prouve qu'avec une détermination et une persévérance suffisantes, et avec une équipe de négociation compétente, nous pouvons accomplir tous les objectifs que nous décidons d’atteindre,

a déclaré le président de VASAS, Béla Balogh, après avoir remercié les travailleurs et travailleuses d'avoir pris part à la grève.

L'accord signé comporte une hausse de 3,5 pour cent des salaires individuels de base à partir de janvier 2013, une augmentation de 1 pour cent des salaires individuels de base à partir de juillet 2013, une hausse de 5,3 pour cent des prestations sociales à partir de janvier 2013, une augmentation de 1 pour cent des prestations sociales à partir de juillet 2013 et un salaire de Noël (14ème mois de salaire) pour 2013. Tous les salariés qui ont droit au 14ème mois de salaire le recevront en 2014 en 12 versements mensuels d’un même montant. L'accord s'applique pour une période indéfinie et ne peut prendre fin avant juin 2014.  Les travailleurs et travailleuses avaient menacé d'organiser de nouvelles manifestations et de commencer un blocage de la voie ferrée pour empêcher l'importation de matières premières d'Ukraine dans le cas la grève n'aurait pas réussi.

Dunaferr Zrt situé à Dunaújváros est le plus important groupe sidérurgique de Hongrie.  C'est une filiale du holding ukrainien ‘Industrial Union of Donbass’ et un employeur très important dans la région avec 6.933 salariés, parmi lesquels 3.470 sont syndiqués. L'entreprise a connu des difficultés au cours des dernières années en raison des crises économiques.  Cet accord constitue une importante victoire pour VASAS.

La direction de IndustriALL rencontre l’ambassadeur de Colombie

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, le secrétaire général adjoint, Fernando Lopes, et la responsable des droits, Suzanna Miller, ont rencontré Mme Alicia Victoria Arango Olmos, ambassadeur à la mission permanente de la Colombie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève.

La délégation a fait état de préoccupations sérieuses concernant les infractions graves qui ont eu lieu ces derniers mois contre ses affiliés, tels l’assassinat d’un membre du syndicat Unión Sindical Obrera de la Industria Petróleo (USO) en décembre 2012, les menaces de mort reçues par des dirigeants de Tenaris et également par des dirigeants et des membres du comité de négociation de Sintracarbón après le début des négociations en novembre 2012. Jyrki Raina a demandé à l’ambassadeur la raison de l’impossibilité pour le gouvernement de résoudre ces problèmes et les mesures prises pour protéger véritablement les syndicalistes.

Mme Alicia Victoria Arango Olmos s’est déclarée consciente des problèmes soulevés et a reconnu l’ampleur de la violence, tout en faisant remarquer que ce problème ne se limite pas aux syndicalistes, mais concerne tous les Colombiens. Elle a donné l’assurance que le gouvernement colombien travaillait sur cette question et que des progrès avaient été obtenus, tout en insistant sur le fait que la situation s’était améliorée pour les syndicats au cours des quinze dernières années. Malheureusement, tous les rapports montrent que c’est en Colombie que l’on trouve actuellement le plus grand nombre de syndicalistes assassinés au monde, et que la question de l’impunité reste très présente.

“L’ambassadeur a promis de porter à la connaissance de son gouvernement les questions que nous avons soulevées, et nous continuerons de notre côté à suivre l’évolution de la situation”, a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

Bien que des progrès aient été réalisés, la persistance de la violence contre le mouvement syndical colombien reste toujours une malédiction pour le pays, et des syndicalistes continuent d’être menacés et tués. Même si des efforts ont eu lieu pour enquêter sur ces crimes, la majorité des affaires concernant les organisations syndicales n’a toujours pas été résolue.

“Nous avons eu une discussion ardue mais franche avec l’ambassadeur de Colombie. Nous continuerons de soutenir les travailleurs et travailleuses de Colombie et de lutter pour que le  gouvernement assure le respect de leurs droits dans ce pays”, a déclaré de son côté Fernando Lopes, secrétaire général adjoint de IndustriALL.

Forum sur le travail pour les affiliés malais de IndustriALL

La première journée du forum s'est tenue à Petaling Jaya sous forme de réunion ouverte pour les affiliés et des affiliés potentiels en Malaisie. Elle a réuni 28 dirigeant(e)s syndicaux/ales représentant 14 organisations, dont 7 affiliées à IndustriALL.

La réunion a donné l’occasion à divers syndicats d’examiner les questions qui se posent actuellement dans le mouvement syndical. Les participant(e)s à la réunion ont estimé que la législation du travail en vigueur dans le pays avait été conçue pour affaiblir, démanteler et écraser les syndicats malais.

De même, le gouvernement décourage systématiquement la création de syndicats en permettant aux employeurs de contester la compétence des syndicats et par l’assurance que les travailleurs et travailleuses seront incapables de se conformer à une représentation de 50 pour cent des effectifs pour obtenir la reconnaissance syndicale.

Selon des statistiques, il y aurait 80.000 travailleurs et travailleuses syndiqués sur une main-d’œuvre de 3 millions. Ce nombre stagne depuis plus de 10 ans. Les autres questions prioritaires identifiées par les syndicats à la réunion ont porté sur la syndicalisation dans les secteurs où les salaires sont faibles et sur l’emploi précaire.

Seuls les syndicats affiliés à IndustriALL Global Union assistaient à la deuxième journée. Ils ont décidé de créer le Conseil malais de IndustriALL. Les syndicats ont désigné le camarade Rajasekaran (MIEU) et le camarade Gopal (NUTEIW) comme coordonnateurs du groupe chargé d'organiser la première réunion des affiliés et de préparer la discussion sur le projet de structure qui doit avoir lieu dans le courant du mois d'avril. Il a été décidé que la stratégie de progrès devra déterminer des programmes d'éducation basés sur les besoins, en consultation avec tous les affiliés.

Les affiliés reconnaissent que IndustriALL sera très efficace pour amorcer une pression mondiale sur le gouvernement et sur les employeurs dans le but de faire respecter les droits des travailleurs et travailleuses partout dans le monde. Les affiliés ont également décidé de rechercher l'aide de IndustriALL pour exercer une pression internationale sur le gouvernement et les employeurs afin de faire respecter la liberté syndicale.

Les affiliés ont exprimé l'espoir que le Conseil malais de IndustriALL sera capable de protéger les droits des travailleurs et travailleuses par des actions communes pour s'opposer à l'environnement hostile aux syndicats qui prévaut actuellement en Malaisie. Il n’y a pas d’autres moyens!

La solidarité mondiale assure une présence syndicale chez un équipementier en Turquie

À la suite de l’intervention de plusieurs entreprises auxquelles Fontana Pietro fournit des matrices, la direction locale de l'entreprise a renoncé au procès qu’elle avait intenté pour contester la certification légale du syndicat par le ministère du Travail. Birlesik Metal-Is est prêt maintenant à entamer une négociation collective, une fois les procédures administratives terminées.

Le syndicat Birlesik Metal Is, affilié à IndustriALL Global Union, qui assure la syndicalisation de la majorité de la main-d'œuvre dans l’usine de Fontana Pietro à Tuzla, Turquie, a reçu en août 2012 la certification légale de son statut majoritaire exigée par la législation turque du travail.

Peu de temps après, Fontana Pietro, entreprise italienne spécialisée dans l'ingénierie, qui fabrique des matrices et des pièces frappées d'acier et d'aluminium pour le secteur automobile, a commencé à harceler systématiquement les membres du syndicat, notamment par des mises à pied, et à contester la reconnaissance juridique du syndicat.

Selon les termes des accords-cadres mondiaux conclus entre IndustriALL Global Union et Volkswagen, Daimler et BMW, les entreprises automobiles approuvent les droits fondamentaux du travail, notamment la liberté syndicale et le droit à la négociation collective, ainsi que le respect de ces droits par les entreprises qui assurent l'approvisionnement.

IndustriALL Global Union a signalé aux comités d'entreprise de VW, Daimler et BMW les infractions qui ont lieu chez Fontana Pietro, et demandé aux entreprises d'intervenir sur la base de l'accord-cadre mondial.

Les syndicats italiens FIM-CISL et FIOM-CGIL, affiliés à IndustriALL et dont des membres travaillent dans les usines de Fontana Pietro en Italie, ont rencontré la direction de l'entreprise vers la fin de 2012 pour tenter de trouver une solution. À cette époque, la direction du siège en Italie refusait d'intervenir du fait que cela concernait une direction locale.

“La solidarité internationale, les accords-cadres mondiaux et la force du syndicat en Turquie ont obligé la direction de Fontana Pietro à accepter finalement les droits fondamentaux du travail et à reconnaître Birlesik Metal Is”, a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union.

Les salariés de Unilever se battent pour des conditions décentes de transfert

Dans une première série de mesures prise aux Pays-Bas, un groupe de salariés de l’usine Unox de Unilever à Oss a invité leurs collègues à déjeuner devant l’usine, le 28 février, en leur offrant le choix entre un 'sandwich pas frais sans suppléments' et un 'bon sandwich avec suppléments'.

Le géant anglo-néerlandais de l'alimentation et de la chimie a signé un accord avec Sodexo en 2012 sur l'externalisation de la gestion des services annexes de l'entreprise en Europe.

En conséquence, tous les salariés des‘services annexes de l’entreprise’ qui étaient directement employés par Unilever aux Pays-Bas ou qui étaient déjà externalisés chez un fournisseur de services, seront transférés chez Sodexo.

Il s'agit du personnel de nettoyage, de la restauration, de la sécurité et de l'accueil, soit environ 80 salariés, parmi lesquels des membres du syndicat FNV Bondgenoten, affilié à IndustriALL Global Union.

Selon la législation européenne sur le transfert de main-d'œuvre, certaines conditions, mais pas toutes, sont garanties après le transfert. Le transfert entrera en vigueur le 1er mai, et à cette date, les anciens salariés de Unilever assureront les mêmes tâches chez Unilever, mais à des conditions infiniment inférieures.

Unilever a rejeté les revendications syndicales sur la sauvegarde des conditions des travailleurs et travailleuses touchés. Les revendications étaient les suivantes:

On peut soutenir les travailleurs et travailleuses dans cette lutte en envoyant un message de solidarité à FNV Bongenoten sur le site de l’UITA ici: http://www.iuf.org/cgi-bin/campaigns/show_campaign.cgi?c=733

Ou simplement en écrivant un message personnel à Marjolein Dubbelaar à l’adresse suivante: [email protected]

Le réseau syndical mondial UITA Unilever/IndustriALL Global Union qui se tiendra les six et 7 mars à Eastbourne, Royaume-Uni, discutera également de ce conflit et des actions de solidarité possibles.

Manifestation des travailleurs du pétrole en Irak

La manifestation était organisée par le Comité de défense des travailleurs du pétrole, auquel appartient l'affilié de IndustriALL Global Union, la fédération irakienne des syndicats du pétrole (IFOU), et faisait suite à une action identique organisée précédemment le 13 février 2013.

Les personnes employées sur les gisements pétroliers de al-Ramlia nord et sud, al-Berjesia, Gharb al-Karna, et Bab al-Zubair, étaient rassemblées devant l'entrée principale de l'entreprise South Oil Company à Basra, en réclamant le renvoi des membres du personnel corrompus et la démission du directeur de l'entreprise.

Les travailleurs ont demandé une réunion avec le directeur de l'entreprise pour négocier le paiement de prestations non réglées remontant à 2010, 2011 et 2012, le droit à un logement, des contrats d'emploi permanent et la fin de la corruption dans l'entreprise.

South Oil Company (SOC), qui produit plus de 80 pour cent du pétrole irakien, est une entreprise nationale chargée de l'exploitation pétrolière dans le sud de l'Irak.

Comme le directeur de l'entreprise a refusé jusqu'ici de rencontrer les protestataires, ces derniers demandent maintenant de rencontrer la direction et le gouvernement dans les prochains jours pour négocier les questions en suspens. Les protestataires ont également adressé leurs revendications au Premier ministre irakien.

Certains travailleurs ont reçu des menaces des services de sécurité de l'entreprise au cours des actions.