Grève des mineurs zambiens pour les salaires

Sous la direction du syndicat des mineurs de Zambie (MUZ), les travailleurs ont entrepris une grève pour obtenir de meilleures conditions dans des négociations salariales.

Environ 600 travailleurs des mines de cuivre de Luanshya ont fait grève à deux reprises à une semaine d’intervalle durant les négociations. MUZ a obtenu une hausse de 15 pour cent à partir de l’offre initiale de 6 pour cent.

À Ndola Lime, 400 travailleurs qui se sont mis en grève pour exiger une amélioration salariale ont finalement accepté 9,5 pour cent. 

“Nos mines devraient attendre pour faire grève d’être à la table des négociations pour une amélioration des salaires et des conditions de travail; nos membres ont montré qu’ils étaient prêts ä passer à l’action sur ces questions,”

a déclaré Chewe.

Le prix syndical du FNV attribué à Said Iqbal

Le 15 mai, en présence du président nouvellement élu du FNV et de la ministre néerlandaise du Commerce et du Développement, le prix des droits syndicaux Febe Elisabeth Velasquez du FNV a été attribué à Said Iqbal. Said Iqbal est le président de la Fédération indonésienne des syndicats de métallurgistes (FSPMI), affiliée à IndustriALL Global Union, et également président de la confédération syndicale (KSPI).

Iqbal a attiré l’attention générale l’année dernière quand sous la pression d’une campagne syndicale stratégique de grande envergure pour faire pression sur le gouvernement indonésien, la mobilisation et l’action entreprises ont permis d’obtenir la promulgation, le 21 novembre, d’une nouvelle législation sur l’externalisation.

Iqbal a mobilisé des millions de personnes pour manifester dans les rues en exigeant des hausses salariales, une restriction de la flexibilité dans le travail, ainsi que l’introduction d’une sécurité sociale obligatoire. Cette action a permis d’obtenir des soins de santé pour les plus pauvres et une retraite assurée à tous les travailleurs et travailleuses. Said Iqbal est également l’un des deux personnages principaux du documentaire du FNV ‘Working Class Heroes’ dont la première a eu lieu le 16 mai.

FNV Mondiaal et les réalisateurs Huub Ruijgrok et Arno van Beest présenteront le documentaire ‘Working Class Heroes’ au Balie à Amsterdam. Le film présente un co-portrait des deux dirigeants syndicalistes en Indonésie et en Colombie. Les dirigeants syndicaux Said Iqbal et Igor Karel Diaz de Sintracarbón en Colombie, affilié à IndustriALL, se sont dévoués pendant de nombreuses années et avec un succès considérable, pour obtenir le respect des droits syndicaux pour leurs concitoyen(ne)s.

FNV Mondiaal a déclaré: “Grâce à ces dirigeants syndicaux, le droit de se syndiquer et de négocier collectivement commence à prendre forme dans ces pays. En Indonésie, des millions de personnes descendent dans la rue pour manifester. Et en Colombie, la plus grande mine de charbon est restée fermée pendant un mois.”

Le 16 mai, la ministre néerlandaise a déclaré qu’elle sera parmi les premiers donateurs internationaux comme l’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Banque mondiale pour améliorer les conditions de travail au Bangladesh. Elle estime que les entreprises devraient assumer plus de responsabilité et qu’elles manquent de notion d’urgence.

Le FNV a répondu: "Nous sommes très heureux de cette nouvelle. Le FNV estime qu’il est de la plus haute importance que les syndicats soient intégrés à ce plan. Les syndicats ont une fonction de surveillance pour s’assurer que la notion d’urgence mène à une action concrète."

Les métallurgistes allemands obtiennent une hausse importante des salaires

Tard dans la soirée du 14 mai, IG Metall et l’association des employeurs Gesamtmetall ont conclu un accord après la quatrième série de négociations en Bavière, Allemagne. À la date du 1er juillet 2013, les travailleurs et travailleuses des industries de la métallurgie et de l’électricité obtiendront une hausse de 3,4 pour cent pour les dix mois à venir, et à partir du 1er mai 2014, 2,2 pour cent supplémentaires pour huit mois jusqu’à la fin de 2014.

Les négociations ont été accompagnées de plusieurs grèves d’avertissement organisées ces derniers jours par le syndicat auxquelles ont pris part 750.000 travailleurs et travailleuses dans tout le pays et environ 180.000 métallurgistes de Bavière. Plus tard, IG Metall a annoncé qu’une grève nationale serait organisée si aucun accord n’était conclu pour le mercredi 15 mai.

IG Metall estime que l’accord est un véritable succès car la hausse obtenue sera plus élevée que le taux d’inflation et que l’augmentation générale de la productivité dans l’économie a pour résultat une hausse des salaires réels pour les travailleurs et travailleuses.

En plus de l’accord sur les salaires, le syndicat avait négocié de meilleures conditions pour les apprentis par des allocations plus élevées pour la formation qui vont procurer une garantie d’avenir dans la branche. Les résultats obtenus dans ces négociations vont servir de base de référence pour les négociations dans d’autres industries.

Libérez Edi Iriawadi!

Edi Iriawadi est un dirigeant du syndicat local de l’entreprise, Serikat Pekerja Indocement Tunggal Prakarsa (SP ITP), qui est membre de la Fédération des syndicats du ciment d’Indonésie (FSP ISI) affiliée à IndustriALL Global Union.

Edi a été mis en jugement après que l’entreprise, Indocement Tunggal Prakarsa, qui appartient à Heidelberg Cement Group, l’eut accusé d’abus de pouvoir pour avoir fermé deux haut-fourneaux, le 7 septembre 2012, causant ainsi une perte de production à l’entreprise.

Le 7 septembre 2012, environ 150 personnes pénétrèrent dans l’usine devant les gardes chargés de la sécurité, accompagnées de membres de la police locale. Les intrus prirent d’assaut le bureau du syndicat dans l’usine où trois syndicalistes furent blessés et hospitalisés. Les motos parquées devant le bureau du syndicat furent également détruites. Quand les intrus menacèrent de prendre d’assaut toute l’usine, Edi Iriawadi demanda aux travailleurs de fermer deux hauts fourneaux afin d’empêcher des accidents mortels.

La direction locale s’est servie abusivement de cet incident pour porter plainte contre Edi et discréditer le syndicat local. Edi Iriwadi est maintenant en prison pour avoir sauvé la vie des travailleurs qui couraient un risque en raison de l’attitude irresponsable de l’entreprise.

À la suite l’incident de septembre 2012, après avoir quitté leur lieu de travail, des centaines de membres du syndicat ont reçu une lettre d’avertissement de la direction. Dadang Wardiman et Totok Budiharsani. qui sont les deux principaux témoins de l’incident du 7 septembre, ont été sanctionnés par l’entreprise sans véritable raison.

Nous demandons que Heidelberg Cement et les autorités indonésiennes mettent fin à cette conduite déshonorante. S’ils sont en conflit avec le syndicat dans l’usine, ils doivent alors résoudre ce différend par un dialogue sérieux sans risquer la vie des travailleurs et de la population locale. Libérez Edi Iriwadi,  

a dit Matthias Hartwich, directeur du département des industries de l’ingénierie mécanique et des matériaux de IndustriALL.

Le syndicaliste Wonder Mkhonza du Swaziland libéré sous caution

Après un mois en prison sous l’accusation de sédition sur la base d’allégations de possession de pamphlets politiques, Mkhonza a été libéré sous caution d’environ 1.750 USD et prévenu de ne pas perturber les élections lors de sa libération.

Wonder ne s'est pas attardé sur la terrible épreuve de la prison et a cherché immédiatement à déterminer les aspects positifs de cette expérience.  “J'ai pu établir des rapports avec mes codétenus en prison et comprendre leurs frustrations et leurs problèmes. Certains purgent de longues peines car ils ne peuvent même pas payer les 250 rands (30 USD) de caution. Quand nous aurons obtenu la liberté au Swaziland, nous ne devrons pas oublier de tenir compte de leurs besoins pour assurer une humanité dans notre nouvelle nation”.

Ce que Mkhonza a apprécié le plus dans cette expérience a été la possibilité d’exprimer sa solidarité au prisonnier politique Amos Mbedzi. “J’ai pu rencontrer le camarade Amos qui purge une peine de 85 ans dans la prison de haute sécurité sous des allégations de terrorisme. Amos aurait pu vivre librement en Afrique du Sud, mais il a choisi de sacrifier sa liberté car il avait compris que la liberté en Afrique du Sud n’est pas complète si le Swaziland n’est pas libre”, a dit Mkhonza. “Nous ne devons pas oublier qu’il est en prison, son sacrifice ne doit pas être vain et nous devons tout faire pour honorer ce sacrifice et assurer la démocratie au Swaziland”.

Mkhonza est secrétaire général adjoint du syndicat des travailleurs de la transformation, de l’affinage et des secteurs connexes du Swaziland (Sprawu). Il est également président du conseil de coordination des syndicats de la fabrication industrielle qui travaillent en vue d’une fusion au Swaziland, un processus qui bénéficie du soutien de IndustriALL. IndustriALL s’est joint aux efforts entrepris au Swaziland et au plan international pour attirer l’attention sur la situation de Mkhonza et assurer sa mise en liberté.

L’affilié sud-africain, le syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud a aidé le Sprawu à payer la caution. Le département international du Numsa a travaillé étroitement avec Wonder pour soutenir le processus de fusion.

“J’apprécie le soutien accordé au SPRAWU, au PUDEMO et à moi et ma famille personnellement” a dit Mkhonza. “Merci également à nos alliés internationaux qui ont mobilisé un soutien pour obtenir ma mise en liberté et pour leur engagement continu pour être solidaires de notre lutte pour la démocratie au Swaziland”.

Wonder est prêt à reprendre le travail pour réaliser l’unité parmi les travailleurs et travailleuses et lutter pour un Swaziland libre.

L’USW lance une campagne contre l’emploi précaire au Canada

"Comme un syndicat représente 225.000 travailleurs et travailleuses et leurs familles, nous avons une double responsabilité pour assurer que les salaires canadiens et les conditions de travail ne soient pas  compromis par une classe permanente de travailleurs et travailleuses extrêmement exploitée avec des salaires très faibles", a déclaré Ken Neumann, directeur national de l’USW. "Nous demandons également que les travailleurs et travailleuses venant dans notre pays soient traités avec dignité et respect".

Un objectif central de la campagne consiste à chercher à obtenir les protections indispensables aux travailleurs et travailleuses temporaires au Canada. À savoir:

Depuis 2008, le nombre de travailleurs et travailleuses temporaires de l’étranger s’est accru de 24.000 ou 60% à Toronto, de 18.000 ou 70% au Québec, et de 5.000 ou 80% dans les provinces de l’Atlantique. Le PTET qui a été établi en 1973, permet aux employeurs d’engager du personnel venu d’autres pays à des emplois temporaires quand des Canadiens ou des résidents permanents ne sont pas immédiatement disponibles ou quand l’entrée de main-d’œuvre étrangère permet vraisemblablement d’avoir un effet positif sur le marché canadien du travail. Cependant, les entreprises et les employeurs ont profité abusivement du programme. Rien qu’en 2012, on estime à près de 340.000 le nombre de travailleurs et travailleuses temporaires venus dans le cadre de ce programme.

Le PTET donne à la main-d’œuvre étrangère le droit de rester et de travailler au Canada, mais lié à un seul employeur, ce qui rend ces personnes particulièrement vulnérables. Les abus perpétrés contre cette main-d’œuvre étrangère sont nombreux et la presse en a beaucoup fait état.

Une information sur la campagne se trouve sur www.everyoneschance.ca

Le syndicat argentin des pneus SUTNA élimine l’emploi précaire

Jusqu’en 2006, une convention collective séparée s’appliquait au personnel externalisé dans l’industrie des pneus en Argentine, qui n’avait pas les mêmes salaires et les mêmes prestations que le personnel permanent avec plus d’ancienneté. À la Conférence mondiale des industries du caoutchouc de IndustriALL qui eut lieu en avril, Pedro Wasiejsko, secrétaire général de SUTNA a expliqué comment ces travailleurs et travailleuses externalisés ont été progressivement intégrés aux salariés permanents dans les usines Pirelli, Bridgestone et FATE en Argentine.

La solidarité du personnel permanent a été essentielle pour parvenir à ce résultat. En 2006, ces travailleurs et travailleuses ont accepté de chercher un règlement par la négociation collective à la question de l’externalisation plutôt que de tenter d’obtenir une amélioration de leur propre situation. Entre temps, SUTNA poursuivait une politique de syndicalisation des travailleurs et travailleuses précaires qui hésitaient à adhérer au syndicat et avaient été prévenus par leur agence d’emploi de ne pas traiter avec SUTNA. Le syndicat a développé des stratégies pour prendre contact avec ces travailleurs externalisés.

Depuis 2006, le syndicat a réussi à limiter l’emploi précaire dans l’ensemble du secteur par une négociation collective dans l’entreprise aux niveaux sectoriels. À Bridgestone, par exemple, les secteurs de la maintenance et du stockage des pneus avaient été les plus touchés par l’externalisation. Dans la convention collective en vigueur depuis 2011, une clause a été négociée par laquelle l’entreprise a accepté que seul le personnel permanent pouvait travailler dans ces secteurs. Ainsi la réduction progressive du nombre de membres du personnel externalisés a permis leur intégration dans la main-d’œuvre permanente, et ce processus sera mené à bonne fin d’ici la fin de la période de validité de la convention collective.

Une clause identique a également été négociée en 2011 avec Pirelli, qui a accepté que tous les  travailleurs et travailleuses externalisés dans le secteur du recyclage des pneus seraient employés directement par l’entreprise, tout en conservant leur ancienneté dans le processus d’incorporation.

SUTNA prévoit maintenant de négocier au nom de la main-d’œuvre employée pour le nettoyage et la sécurité.

Justice pour les travailleurs après les affrontements du Premier Mai en Turquie

IndustriALL a écrit au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan pour lui demander d’ouvrir de toute urgence une enquête serrée sur des actes de violence inacceptables et injustifiables contre des manifestations pacifiques durant les célébrations récentes du Premier Mai 2013.

La nouvelle attaque contre la liberté d’expression, quand la célébration pacifique du Premier Mai a été transformée, par ordre du gouvernement, en massacre par les forces de police et de sécurité qui ont attaqué les manifestant(e)s avec des gaz lacrymogènes et blessé plus de 200 personnes, est un nouvel exemple de l’irresponsabilité des organes décisionnels du pays.

Les forces de police anti-émeute au nombre de 40.000 avaient été déployées dans la ville, et beaucoup d’unités étaient venues spécialement de régions éloignées du pays. Les principales voies d’accès étaient barrées par des cordons de police avec des chars et des véhicules blindés, bloquant littéralement toute possibilité de circuler librement pour se rendre au centre ville au symbole de liberté de la place Taksim, dans le seul but d’empêcher le travailleurs et travailleuses de célébrer leur Premier Mai. Cette situation choquante est indigne d’un pays qui s’appelle lui-même une démocratie.

La communauté internationale considère que ces faits de plus en plus alarmants sont le signe de l’augmentation récente de la pression sur les travailleurs et travailleuses de Turquie et sur leurs libertés. IndustriALL a reçu des rapports de plus en plus nombreux sur des incidents où les travailleurs et travailleuses doivent se battre pour assurer la défense de leurs droits qui devraient être avant tout garantis par le gouvernement turc.

En fait, moins d’une année auparavant, en août 2012, IndustriALL avait présenté une plainte formelle contre le gouvernement turc pour infraction à la convention de l’OIT sur l’application des principes du droit d’organisation et de négociation collective, 1949 (no 98) au sujet d’une suspension de fait du droit à la négociation collective dans le pays. En effet, depuis le début de 2012, les salariés étaient exclus par une mesure administrative de leur droit à négocier collectivement. IndustriALL s’est engagé à travailler étroitement avec les affiliés en Turquie et dans le monde pour faire pression sur les autorités turques et les forcer à respecter les obligations internationales du pays.

Nous avons réussi! – Avancée mondiale avec la signature par les marques de l’accord sur la sécurité dans les fabriques au Bangladesh

IndustriALL Global Union et UNI Global Union forment une alliance solide avec d’importantes ONG, Clean Clothes Campaign et Workers Rights Consortium, ce qui a changé les règles du jeu pour les travailleuses et travailleurs au Bangladesh. Nous saluons la décision des entreprises qui ont signé l’accord et agi de façon responsable eu égard à la tragédie du Rana Plaza. Il y a quarante huit heures, H&M a assuré le démarrage de cette action et nous avons pu maintenant réunir les principales marques mondiales d’articles ménagers.

À la clôture du compte à rebours, les marques suivantes avaient apposé leur signature: H&M, Inditex, C&A, PVH, Tchibo, Tesco, Marks & Spencer, Primark, El Corte Inglés, jbc, Mango, Carrefour, KiK, Helly Hansen, G-Star, Aldi, New Look, Mothercare, Loblaws, Sainsbury’s, Benetton, N Brown Group, Stockmann, WE Europe, Esprit, Rewe, Next, Lidl, Hess Natur, Switcher, A&F.

À cette occasion, le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, a déclaré:

Les entreprises qui ont signé doivent être remerciées. H&M a montré la voie en étant la première à signer cette semaine. Nous ne voulons pas fermer la porte aux marques qui veulent rejoindre l’accord après l’heure limite, mais nous voulons aller de l’avant avec l’application du plan, et ce, dès aujourd’hui. Ceux qui veulent nous rejoindre plus tard n’auront pas la possibilité d’exercer une influence sur les décision déjà prises. Nous allons de l’avant, et les entreprises qui ont déjà signé dictent le cours à suivre – la neutralité n’est pas de mise car l’enjeu est trop important. Nous parlons d’améliorer les conditions de travail et les vies des travailleuses et travailleurs parmi les plus exploités au monde qui gagnent 38 USD par mois dans des conditions dangereuses.

De son côté, le secrétaire général de UNI Global Union, Philip Jennings, a dit: 

Nous avons réussi! Cet accord marque un tournant. Nous mettons en place les règles qui vont mettre fin à la course vers la recherche du moindre coût dans les chaînes mondiales d’approvisionnement.

Dans un commentaire sur les marques qui se sont abstenues de répondre, Jennings a déclaré:

Walmart, le plus grand détaillant au monde, est complètement déphasé. En ne signant pas, la marque Walmart tombe au plus bas. De même, le refus de Gap de se joindre est une erreur que la clientèle n’oubliera pas. Nous réaliserons des progrès sans eux.

En acceptant un programme contraignant de réformes sur la sécurité qui a trait aux incendies et aux bâtiments, basé sur des inspections indépendantes, des comités de santé et de sécurité menés par les travailleuses et travailleurs, et un accès des syndicats aux lieux de travail, les signataires se sont engagés à garantir des améliorations dans les ateliers et fabriques présentant des dangers et à prendre en main correctement la sécurité contre l’incendie et les problèmes structurels. Et chose plus importante, l’accord donne aux travailleuses et travailleurs le droit de refuser de faire un travail dangereux, conformément à la convention 155 de l’OIT.

Contacts

Tom Grinter, IndustriALL, mobile: +41 79 79 693 44 99, [email protected]

Richard Elliott, UNI Global Union, mobile: +41 79 794 9709, [email protected]

Progrès importants dans le conflit des électriciens

La semaine dernière, les dirigeants syndicaux ont rencontré des représentants du gouvernement fédéral pour poursuivre les pourparlers sur une résolution du confit, portant notamment sur la proposition concernant les droits à la retraite à taux plein et aux soins médicaux de 3.000 travailleurs et travailleuses de l’électricité.

Des efforts sont également entrepris pour parvenir à un accord politique avec l’autre syndicat des électriciens, le Sindicato de Trabajadores de Electricidad de la República Mexicana (SUTERM), dans le but de parvenir à accord sur la réintégration des travailleurs et travailleuses qui refusent d’accepter leur mise à pied jugée illégale.

Un membre du syndicat, Jorge Eulises Uribe Gaona, qui est toujours en détention, devrait être mis en liberté la semaine prochaine.

Martín Esparza Flores, secrétaire général du SME et Humberto Montes de Oca Luna, secrétaire aux relations extérieures du SME, ont demandé aux travailleurs et travailleuses de rester unis dans le combat pour obtenir leur réintégration.