Victoire impressionnante chez Volkswagen à Kaluga, Russie

Une rencontre a eu lieu le 22 mai entre des activistes de l’ITUA et la direction de Volkswagen à Kaluga, Russie. La direction a accepté de payer double le travail effectué en heures supplémentaires durant les week-ends d’été, et le travail en heures supplémentaires durant les week-ends ne pourra avoir lieu que sur une base volontaire.

La direction avait prévu de cesser l'activité de l'usine pendant une semaine en août pour préparer l'introduction du nouveau modèle, Škoda Rapid. La solution prévue par la direction était de répartir le temps de travail de la semaine sur les week-ends d’été, sans salaire complémentaire, comme des journées normales de travail.

Les travailleurs et travailleuses ont été indignés à l'idée de travailler en heures supplémentaires forcées durant les week-ends sans salaire complémentaire. Le 5 avril, 400 membres de la production se sont rassemblés dans les services de la direction pour présenter par écrit leurs revendications.  Cependant, la position de la direction n'a pas changé. Les négociations ont abouti à une impasse, et le syndicat a commencé à se préparer à faire grève.

Le tribunal local a interdit la grève le 12 mai dans le but de procéder à une nouvelle audience pour décider si la grève était légale. Le 22 mai, le tribunal a décidé que la grève pouvait avoir lieu. Le jour même, la direction a accepté les revendications du syndicat.

Le personnel de production sera payé les deux tiers du salaire normal pour la semaine de non productivité en août, conformément à la législation russe. Et le travail en heures supplémentaires durant les week-ends s'accomplira sur une base volontaire et sera payé double, là encore, conformément à la législation russe du travail.

L’ITUA félicite des travailleurs et travailleuses pour cette victoire impressionnante, en ajoutant toutefois:

Cela ne signifie pas que nous allons nous endormir sur nos lauriers. Ce que nous avons obtenu peut être facilement perdu. Les problèmes d'horaires de travail refont toujours surface. C'est pourquoi nous devons grossir nos rangs, recruter davantage de travailleurs de VW dans le syndicat, et commencer à nous battre pour la semaine de 35 heures de travail!

La victoire ne vient pas sans sacrifices. Les travailleurs et travailleuses de VW ont subi une pression constante quand ils protestaient contre les projets de la direction et se préparaient à la grève. Dmitry Trudovoy, président de la section de l’ITUA chez VW, a été convoqué par la police.

IndustriALL Global Union suit attentivement la situation chez Volkswagen à Kaluga avec l'aide du bureau régional de IndustriALL à Moscou.

Les travailleurs d’une entreprise américaine d’intérêt public protestent contre le salaire du directeur général

La manifestation qui a eu lieu le 21 mai à Morgantown, Virginie-Occidentale, a montré le mécontentement des travailleurs et travailleuses et de la communauté sur les pratiques salariales méprisables des hauts dirigeants en vigueur dans l’entreprise, alors que dans le même temps, elle tente d’obtenir des concessions du personnel et instaure des délais de réponse plus longs pour les usagers.

L’UWUA représente quelque 3.800 travailleurs et travailleuses chez FirstEnergy, un service public privatisé desservant 6 millions d’usagers dans cinq États américains. L’entreprise résulte de la fusion d’une dizaine de compagnies régionales d’électricité au cours des quelque dix dernières années, et sa stratégie d’entreprise durant les négociations avec l’UWUA a consisté de façon générale à réduire le plus possible les conditions de travail et le niveau de vie.

L’année dernière, le conseil d’administration de FirstEnergy a décidé d’allouer au directeur général Tony Alexander une rémunération globale de 23,3 millions d’USD, soit 27% de plus que les 18,3 millions perçus en 2011, même si le chiffre d’affaires de l’entreprise et les bénéfices ont fortement diminués. La production de FirstEnergy repose avant tout sur des systèmes alimentés au charbon, bien que l’entreprise exploite 3 installations nucléaires.

Les huit syndicats de branche de l’UWUA se sont engagés à bloquer mutuellement la poussée de l’entreprise vers la recherche du moindre coût au moment où elle va négocier de manière coordonnée des conventions collectives séparées au cours des prochaines années. La manifestation de mardi a donné lieu à quelques résolutions syndicales à l’intérieur de la réunion organisée par l’entreprise pour exiger que FirstEnergy et sa direction limitent la cupidité de hauts dirigeants.

Le système de l’UWUA dans la section 102 consiste actuellement à négocier avec FirstEnergy à l’ancien complexe industriel Allegheny Energy, un ajout opéré en 2011 à Akron, une firme de l’Ohio, qui a permis d’augmenter d’un tiers la taille de FirstEnergy. Tout en recherchant une réglementation du travail et de bénéficier de concessions aux dépens de 1.000 membres du syndicat, les négociateurs de l’entreprise veulent éliminer une clause de “service clientèle” favorable aux usagers dans le contrat de la section 102 qui provoquerait une augmentation des délais de réponse à une demande au service d’urgence.

L’UWUA a réussi à obtenir le règlement de 1,25 million d’USD de rémunérations rétroactives de FirstEnergy pour 150 travailleurs/euses de centrale électrique à Harrison, Virginie-Occidentale. La décision a été prise après que l’entreprise eut été trouvée en infraction à la loi fédérale des relations de travail, après une campagne réussie de syndicalisation à la centrale électrique. FirstEnergy et la section 304 de l’UWUA sont maintenant en pourparlers pour une première convention collective, tandis que la section 180 en Pennsylvanie entame actuellement des négociations avec l’entreprise dans le cadre d’une stratégie syndicale visant une coordination de toute la négociation.

Une initiative populaire de l’UWUA à l’assemblée générale annuelle de FirstEnergy a été présentée dans le cadre du contrôle par AFL-CIO des salaires de hauts dirigeants.

Pratiques antisyndicales chez Petrobras au Nigeria

L’affilié nigérian, association du personnel de haut niveau du pétrole et du gaz naturel (Pengassan), a appelé l’attention de IndustriALL Global Union sur les actions injustes contre les travailleurs par la direction de Petrobras au Nigeria. Ces actions enfreignent la législation du travail au Nigeria et s’opposent aux principes fondamentaux de l’accord-cadre mondial de IndustriALL avec la multinationale.

La clause de mise à pied dans l’accord de négociation ne devrait s’appliquer qu’en cas d’excès de main-d’œuvre dans une division, mais comme Petrobras a fermé toute la division, ces dix travailleurs ont droit à des indemnités de licenciement négociées avec Pengassan. Cependant, Petrobras Nigeria a mis fin à toutes les autres négociations avec Pengassan sur cette question et a donné au syndicat notification de son intention de porter l’affaire en justice.

La résiliation des contrats d’emploi des dix travailleurs de la division exploration est la preuve qui confirme les allégations selon lesquelles Petrobras se débarrasse du Nigeria, ce qui accroît l’inquiétude de Pengassan et de IndustriALL sur de nouvelles infractions aux droits du travail pour la main-d’œuvre restante encore employée par l’entreprise.

Dans une lettre envoyée au directeur général de Petrobras, le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, a dit:

Nous demandons fermement à Petrobras de cesser toute action juridique et de reprendre les négociations avec le syndicat sur les indemnités de licenciement pour ces travailleurs. Nous insistons également pour que les autres résiliations de contrat d’emploi par Petrobras au Nigeria soient négociées avec Pengassan.

Raina a également donné l’avertissement suivant:

Nous considérons ces actions contraires à l’esprit et la lettre de l’accord mondial, ce qui pourrait occasionner une tension dans nos relations au niveau international et nous amener à mobiliser un soutien solidaire de nos affiliés qui assurent la syndicalisation dans vos usines ailleurs dans le monde.

Solidarité avec les travailleuses péruviennes du textile

Le 13 mai, le secrétaire général de IndustriALL, Jyki Raina, a rencontré des employeurs, des responsables du gouvernement et des législateurs pour transmettre le message selon lequel la loi sur les exportations non traditionnelles qui désavantage les travailleuses et travailleurs du textile est totalement inacceptable.

Dans une série de réunions, Raina a soutenu que le décret 22342, adopté en 1978 pour promouvoir une industrie naissante, a maintenant des effets néfastes. L’industrie s’est développée en ayant l’habitude pour survivre d’obtenir une subvention des travailleuses et travailleurs sous forme de bas salaires, au lieu de chercher à améliorer l’efficacité et l’innovation.

Au cours des trente-cinq dernières années, l’industrie a augmenté de 2.000 pour cent; pourtant les travailleuses et travailleurs de la confection dans ce secteur hautement profitable sont dans une situation pire qu’auparavant, et travaillent parfois jusqu’à quatorze heures par jour pour gagner un salaire minimum qui représente seulement un quart de ce qui leur faut pour survivre.

L’industrie d’exportation de la confection au Pérou est comme un adulte de 35 ans dont les parents insisteraient pour le traiter comme un petit enfant – ce n’est certainement pas une situation saine. Il est temps pour l’industrie de grandir et de se tenir sur ses deux jambes!

a dit Raina.

En privant les travailleuses et travailleurs du textile et de la confection de leurs pleins droits, le Pérou s’est abaissé lui-même au niveau d’une poignée de pays, comme le Bangladesh, qui ont adopté des lois qui désavantagent la main-d’œuvre du textile.

La loi est tellement extrême que plusieurs marques et distributeurs ont pris la décision inhabituelle de demander instamment au gouvernement de soutenir son abrogation.

Cependant, une proposition de projet de loi présentée depuis plus d’un an pour assurer une égalité de droits pour les travailleuses et travailleurs du textile et de la confection continue de languir au Comité du travail du Congrès en raison d’une pression des employeurs pour maintenir le statu quo.

Jyrki Raina a exprimé le soutien total de IndustriALL Global Union aux fédérations du textile qui luttent pour obtenir justice pour les travailleuses et travailleurs dans le secteur.  Il a également rencontré tous les affiliés et des affiliés potentiels pour discuter de la façon de renforcer le pouvoir syndical au Pérou.

Le NUM soumet ses revendications salariales à la Chambre des Mines

Le syndicat demande que les travailleurs de surface reçoivent un montant minimum de 7000 rands et que pour les travailleurs de fond et à ciel ouvert, le minimum soit fixé à 8000 rands par mois. Pour toutes les autres catégories, le NUM a présenté une hausse de 15%. En outre, le syndicat demande que les catégories d’opérateurs de foreuses au rocher soient rattachées à la catégorie 8, tandis que les autres catégories d’opérateurs sont rattachées à la  catégorie 7.

Ces revendications sont présentées par de nombreuses études qui ont révélé que les règlements salariaux reçus dans le temps ont augmenté, mais que le salaire  disponible a été mis à rude épreuve en raison des effets de l’inflation et d’autres dépenses encourues pour maintenir le mode de vie modique d’un travailleur

dit Frans Baleni, secrétaire général du NUM.

Il faut ajouter à cela que le syndicat a présenté plusieurs autres revendications concernant l’allocation de logement, l’indemnité de marché, l’aide au transport quotidien, la prime de risque et l’allocation de subsistance. Ces revendications s’adressent aux employeurs des mines d’or et de charbon affiliés à la Chambre des Mines.

NUM attendra la réponse de la Chambre des Mines pour savoir quand les négociations pourront commencer.

Le ‘Responsible Jewellery Council’ sous le contrôle de l’industrie ne remplit pas sa promesse

Washington D.C., Ottawa, Genève, Sydney, 22 mai 2013 – Dans un nouveau rapport, More Shine Than Substance: How RJC certification fails to create responsible jewelry, (Plus de brillant que de substance: Comment une certification RJC ne réussit pas à créer une joaillerie responsable) une coalition internationale de travailleurs et travailleuses et de groupes de protection de l’environnement provoque la mise en accusation du système de certification du ‘Responsible Jewellery Council’ (RJC)’ pour avoir induit en erreur les consommateurs/trices dans la joaillerie. Le RJC tient sa réunion annuelle à Milan le 23 mai.

La joaillerie est destinée à élever nos esprits.  Mais elle perd de la valeur si elle est conçue avec de l’or et des diamants ternis par le non-respect des droits de la personne ou la destruction de l’environnement,

a dit Payal Sampat, directrice de la campagne de Earthworks ‘No Dirty Gold’ (Pas d’or sale). Elle poursuit:

Malheureusement, la certification RJC ne peut pas réassurer les consommateurs/trices que les pierres et les métaux précieux qui transitent par son système n’ont pas été extraits au prix de la santé des membres de la communauté ou de l’eau potable.

Les groupes qui ont publié More Shine Than Substance incluent la fédération syndicale IndustriALL Global Union, qui représente 50 millions de travailleurs et travailleuses dans le monde, CFMEU AustraliaUnited Steelworkers, et les groupes de défense de l’environnement Earthworks et MiningWatch Canada.

More Shine Than Substance expose avec documents à l’appui comment le système de certification RJC offre peu de véritables solutions sérieuses aux problèmes des droits de la personne, du travail et de l’environnement causés par la formation de RJC.  Le conseil d’administration de RJC consiste exclusivement de représentants de l’industrie, sans aucun représentant des communautés frappées, des travailleurs et travailleuses ou des organisations de défense de l’environnement. Cette exclusion diffère totalement d’autres systèmes de certification plus solides comme le Forest Stewardship Council.

RJC ne peut pas polir l’image de l’or et des diamants tout en ne permettant pas aux représentant(e)s des travailleurs/euses et des communautés à prendre place à la table des négociations,

a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union à Genève.

En ayant laissé à l’industrie le soin d’adopter ses propres normes et d’en certifier la conformité revient à faire garder le poulailler par le renard. Comment le public peut-il faire confiance à un tel processus?

À la veille de la campagne visant l’or sale et les diamants dans les zones de conflit, et les révélations dans la presse sur le véritable coût environnemental et social de ces minéraux, les entreprises de joaillerie ont reconnu que leurs marques et leur réputation étaient menacées.  En réponse, une coalition d’associations du commerce de la joaillerie, de détaillants et de leurs fournisseurs, notamment les entreprises minières, ont formé le ‘Responsible Jewellery Council’. 

Si le RJC va laisser ses entreprises membres exiger des “pratiques commerciales responsables” pour l’entreprise, alors toutes leurs activités devraient adhérer aux normes RJC, 

a dit Ken Neumann, directeur national de United Steelworkers au Canada.

Des entreprises comme Rio Tinto ne peuvent pas être généralement certifiées par RJC, tout en restant un investisseur principal dans des mines comme celle de Grasberg en Indonésie qui ne répondent pas aux normes RJC.

Les Steelworkers représentent les travailleurs sur plusieurs sites de production de Rio Tinto aux États-Unis et au Canada. En 2012, Rio Tinto a lockouté pendant six mois 780 membres des Steelworkers au Canada.

Le système RJC est criblé de lacunes concernant les effectifs, les audits et la responsabilisation, qui permettent, par exemple, aux entreprises membres d’être certifiées comme étant conformes à RJC même quand certaines de leurs installations pour la production d’or, de platine et de diamant – ou des projets dans lesquels ils participent – sont exclus des audits de RJC. Le système manque de transparence. Les rapports des auditeurs ne sont pas publics, et fait également troublant, RJC lui-même ne reçoit pas la preuve ou les rapports détaillés des auditeurs sur les activités qu’il certifie.

Plusieurs normes RJC sont faibles et enfreignent largement des principes sociaux et environnementaux acceptés. Au dire du Code RJC, des entreprises minières peuvent mener des activités dans des zones de conflit, négliger de respecter le droit des travailleurs de se syndiquer, et permettre de travailler à des enfants âgés de 14 ans seulement. Il omet également de limiter la pollution de l’eau et de l’air, et permet de déverser des déchets toxiques dans des lacs et dans l’océan.

Les communautés vivant près des mines se battent pour protéger leur santé, leurs moyens de subsistance, leurs valeurs sociales et culturelles menacés par l’exploitation minière, 

a dit Catherine Coumans de l’organisation MiningWatch Canada.

Leurs efforts sont contrecarrés par le système RJC qui certifie la poursuite du status quo,

a-t-elle ajouté.

Le système RJC ne cherche pas à obtenir les changements fondamentaux nécessaires.

Le rapport compare les défauts du RJC aux systèmes de certification définis et contrôlés par l’industrie dans d’autres secteurs, comme la Sustainable Forestry Initiative – SFI (Initiative de gestion forestière durable), qui a été fortement critiquée par les groupes de protection de l’environnement. Par contre, le Forest Stewardship Council (Conseil de gestion forestière), qui a adopté une gestion avec de nombreux protagonistes et des normes strictes, est généralement considéré comme présentant un système  plus robuste et crédible de certification de produits durables en bois.

Sans améliorations importantes, le système RJC risque de ternir, au lieu de polir la réputation des entreprises membres,

a ajouté Payal Sampat de Earthworks.

Les syndicats mondiaux renouvellent leur accord avec Lafarge

Ce nouvel accord renforce l’engagement de Lafarge en faveur des droits fondamentaux du travail, reconnaît les principes directeurs de l’ONU sur les entreprises et les droits de l’homme, et confirme les pratiques optimales concernant les droits syndicaux et le dialogue social.

La nouvelle rédaction améliore considérablement le texte concernant le respect par l’entreprise des conventions de base 87 et 98 de l’Organisation internationale du Travail sur la liberté syndicale et la négociation collective, le règlement des conflits, ainsi que l’application de l’accord dans les filiales et la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise. Un groupe spécial composé de représentant(e)s des signataires se réunira au moins une fois par an pour assurer le suivi et contrôler l’application de l’accord.

Le nouvel accord mondial renforce également les actions entreprises par Lafarge dans certains domaines comme la santé et la sécurité ou la diversité, grâce à de nouvelles déclarations et une référence directe à la stratégie du groupe dans le cadre de ses “Ambitions pour 2020” sur le développement durable.

La cérémonie de signature s’est tenue au siège de l’OIT à Genève, Suisse, en présence du directeur général de l’OIT Guy Ryder. Bruno Lafont, président et directeur général de Lafarge a signé l’accord au nom du groupe Lafarge, les signataires du côté syndical étaient Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL et Ambet Yuson, secrétaire général de l’IBB.

Selon Ambet Yuson, secrétaire général de l’IBB, "les obligations spéciales de Lafarge pour faire appliquer les normes convenues par ses sous-traitants et l’engagement de l’entreprise et de ses sous-traitants en faveur de l’emploi direct dépassent ceux de ses concurrents, et donc l’établissement de normes dans l’industrie du ciment”.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a indiqué que pour IndustriALL Global Union, "les dispositions contenues dans le renouvellement de l’accord représentent des améliorations considérables pour les travailleurs et travailleuses et les syndicats, notamment les dispositions sur la liberté syndicale, les sous-traitants et le règlement des conflits. Il est de la première importance d’améliorer le dialogue social entre le syndicats et la direction pour obtenir de meilleures conditions de vie et de travail pour les cimentiers partout dans le monde”.

Bruno Lafont, président et directeur général de Lafarge, a exprimé sa satisfaction pour ce nouvel accord: “Cet accord met en évidence le dialogue constant et positif entre le groupe et les fédérations syndicales internationales. Il illustre la cohérence de nos actions et de nos valeurs dans tous les pays dans lesquels nous menons des activités.”

Lafarge détient la première place mondiale dans les matériaux de construction, et occupe des positions de premier plan dans trois activités:  le ciment, les granulats et le béton. Lafarge emploie 65.000 personnes dans 64 pays.

Le texte du communiqué de presse se trouve sur le lien suivant http://www.industriall-union.org/bwi-industriall-global-union-and-lafarge-sign-a-new-global-framework-agreement.

L’IBB, IndustriALL Global Union et Lafarge signent un nouvel Accord International

En 2013, les fédérations syndicales internationales des Travailleurs du Bâtiment et du Bois (IBB) et IndustriALL Global Union ainsi que le Groupe Lafarge signent un nouvel accord international portant sur la responsabilité sociale de l’entreprise et sur les relations sociales internationales, après un premier accord, signé en 2005, dans le but de promouvoir et protéger les droits des salariés.  

Ce nouvel accord promeut les engagements de Lafarge à l’égard des droits fondamentaux du travail, reconnaît les principes exprimés dans les Principes Directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme et encourage les bonnes pratiques en matière de droits syndicaux et de dialogue social.

Il renforce également les actions de Lafarge dans des domaines comme la santé, la sécurité et la diversité grâce à l’insertion de nouvelles dispositions et une référence directe à la stratégie du Groupe et à ses « Ambitions 2020 » en matière de développement durable.

Concernant les fournisseurs et sous-traitants de Lafarge, l’accord de 2013 stipule que le Groupe exige de ses partenaires qu’ils respectent la législation nationale applicable ainsi que les droits sociaux fondamentaux consacrés dans ledit accord. Ce dernier prohibe également toute pratique consistant à limiter les droits des travailleurs migrants.

A compter de la signature de l’accord, en tant qu’observateur, le secrétaire du Comité Européen assistera aux réunions annuelles du groupe de référence chargé de suivre la mise en œuvre de cet accord.

Le Secrétaire Général de l’IBB, Ambet Yuson, déclare que : «  les engagements pris dans cet accord, surtout ceux exprimant la volonté de Lafarge de faire appliquer les droits sociaux fondamentaux ainsi que le principe d’emploi direct par ses fournisseurs et sous-traitants, vont au-delà de ceux pris par ses concurrents et constituent donc une référence dans l’industrie cimentière ».

Le Secrétaire Général d’IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, affirme quant à lui que « les dispositions de ce nouvel accord représentent un progrès significatif pour les travailleurs et les organisations syndicales, surtout s’agissant de la liberté d’association, de la sous-traitance et du règlement des litiges. Il est essentiel de renforcer le dialogue social entre syndicats et employeurs afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des salariés de ce secteur d’activités et ce dans le monde entier ».

Le Président- Directeur Général de Lafarge, Bruno Lafont, exprime sa satisfaction lors de la séance de signature : « Cet accord souligne le dialogue constant et positif que le Groupe entretient avec les fédérations syndicales internationales. Il illustre parfaitement la cohérence de nos actions avec nos valeurs dans tous les pays dans lesquels nous opérons ».

Ce nouvel accord est signé à l’Organisation internationale du travail (OIT) en présence de son directeur général, Guy Ryder qui déclare : "L’OIT accueille avec satisfaction l’accord qui renforce l’engagement de Lafarge vis-à-vis du respect des droits des travailleurs, y compris dans les entreprises et chez les sous-traitants travaillant pour son compte. Cet accord est un bon exemple de l’impact positif que peut exercer le dialogue social sur les conditions de travail, dans un contexte mondial."

Information:

L’IBB –  l'Internationale des travailleurs du Bâtiment et du Bois – est une fédération globale des syndicats regroupant plus de 12 millions de membres dans 320 syndicats de 125 pays du monde dans le bâtiment, les matériaux de construction, le bois, la sylviculture et les industries connexes.

IndustriALL Global Union est une fédération globale des syndicats de travailleurs des secteurs miniers, de l’énergie et de la manufacture. IndustriALL Global Union regroupe des syndicats de 140 pays représentant au total environ 50 millions de travailleurs dans ces industries.

Lafarge leader mondial des matériaux de construction, occupe des positions de premier plan dans chacune de ses trois activités : ciment, béton et granulats. Lafarge emploie 65.000 personnes dans 64 pays.

Contacts presse :

Lafarge: Christel des Royeries

Tel.: +33 1 44 34 19 47

Email: [email protected]

IBB : Geneviève F. Kalina

Tél.: +41 22 827 37 77

Email: [email protected]

IndustriALL: Alex Ivanou

Tél. :+41 22 308 50 33

Email : [email protected]

Avertissement des investisseurs: les acheteurs risquent d’être dégoûtés par l’attitude de Gap sur l’accord sur la sécurité au Bangladesh

IndustriALL et UNI Global Union disent que la porte est encore ouverte pour que Gap signe l’accord aux côtés de nombreux autres partenaires, mais le temps est compté du fait que commence la période de 45 jours de mise en œuvre du programme. Les tragédies survenues récemment dans les fabriques et les ateliers, notamment au Rana Plaza au Bangladesh, ont illustré tragiquement l’urgence pour des multinationales comme Gap, d’assumer leurs responsabilités pour la sécurité des travailleuses qui produisent leurs vêtements.

Le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, a déclaré:

Gap a une réputation d’éthique avec une direction forte en matière de responsabilité sociale d’entreprise. Elle a aujourd’hui l’occasion unique de montrer que sa réputation est réelle et n’est pas seulement une partie de sa campagne de relations publiques de 600 millions d’USD. Gap doit agir et rejoindre les signataires de l’accord. Il n’est pas trop tard pour bien agir et réassurer les investisseurs et les acheteurs.

Le secrétaire général de UNI Global Union, Philip Jennings, a dit: 

Les investisseurs donnent au directeur général de Gap, Glenn Murphy, le message selon lequel – l’accord sur le Bangladesh a été lancé et vous vous trouvez derrière, isolé et seul avec  Walmart. Les gens qui font leurs courses chez Gap ne vous pardonneront pas de ne pas soutenir l’accord sur la sécurité.

Ce n’est pas le moment pour Gap d’engager des initiés à Washington pour influencer la Maison Blanche et le Capitole. Ils se perdent dans les tactiques de coulisses des entreprises. La mise en place d’un nouveau site internet n’aidera pas les travailleuses des fabriques du Bangladesh. Gap doit prendre une décision, cesser d’esquiver le sujet et assumer ses responsabilités.” 

Gap réunit son assemblée générale annuelle aujourd’hui mardi 21 mai, à 10 heures (heure d’été du Pacifique) et on s’attend à ce que les investisseurs soulèvent la question de l’accord sur la sécurité au Bangladesh.

Contacts

Tom Grinter, IndustriALL, Mobile: +41 79 79 693 44 99, [email protected]

Richard Elliott, UNI Global Union, Mobile: +41 79 794 9709, [email protected]

Lancement d’une politique industrielle viable

IndustriALL représente dans le monde 50 millions de travailleurs et travailleuses des industries des matières premières, de la fabrication et de la transformation. La viabilité future de ces industries dépend de choix stratégiques des gouvernements. Les syndicats ont un rôle crucial à jouer en travaillant avec les gouvernements et les entreprises pour s'assurer que nos industries sont actuellement viables, que des emplois nouveaux et décents répondent mieux aux critères de l’environnement, et que les droits de la personne et l’environnement sont respectés et protégés dans ce processus.

Nous devons, en tant que syndicats, développer notre propre vision sur la façon dont nos industries et nos emplois devront être transformés pour répondre aux objectifs de viabilité. Nous devons également être capables de déterminer les leviers politiques sur lesquels nous devons agir pour réaliser cette vision dans la pratique. C’est pourquoi nous engageons avec notre initiative de politique industrielle viable une approche intégrée qui reconnaît le rôle de la technologie, les normes de travail, les normes sociales, les impératifs environnementaux, des accords commerciaux et du besoin urgent pour les gouvernements de formuler une politique industrielle progressiste, a dit le secrétaire général Jyrki Raina. ‘La viabilité est l’objectif – la politique industrielle marque la voie pour y parvenir.

Basée sur le plan d’action en dix points de IndustriALL approuvé par les affiliés à son Congrès fondateur, l’initiative de politique industrielle viable comprendra les éléments suivants:

Une première réunion régionale sur le développement industriel viable a déjà eu lieu en Afrique subsaharienne. Les affiliés ont décidé de porter l’attention sur la capacité de développement syndical pour exiger des politiques industrielles stratégiques globales, une formation des membres et une meilleure prise de conscience du public pour faire campagne en faveur de politiques qui bénéficient aux travailleurs et travailleuses, et développer des politiques communes pour certaines industries. Les affiliés ont également accepté de mobiliser leurs membres au niveau régional en Afrique pour la journée de l’industrialisation en novembre.

IndustriALL publie un document de travail pour lancer l’initiative mondiale de viabilité en fournissant une information générale sur les principales questions à prendre en compte. Il repose sur les objectifs indiqués dans le plan d’action de IndustriALL, à savoir:

‘J’espère que les affiliés se serviront de ce document de travail pour mener le débat parmi leurs membres sur une approche stratégique syndicale de politique industrielle viable’ a dit Jyrki Raina. ‘Nous ne pouvons pas laisser les décisions sur l’avenir de nos industries, de nos emplois et de notre planète aux mains des entreprises multinationales et des forces du marché. Grâce à IndustriALL nous pouvons faire entendre la voix des travailleurs et travailleuses de l’industrie.’