IndustriALL encourage les syndicats du pétrole au Kazakhstan à fusionner

Les 14-15 mai, un atelier international de l’OIT s’est tenu à Atyrau (Kazakhstan) à l’intention des syndicats dans le secteur du pétrole. La principale question examinée à l’atelier a porté sur la fusion de différents syndicats dans le secteur du pétrole au Kazakhstan. À l’inverse de beaucoup d’autres secteurs et industries, le secteur du pétrole n’a jamais eu de syndicat national.

Quelque 25 dirigeants et activistes syndicaux des régions pétrolifères au Kazakhstan ont participé à l’atelier. Parmi les experts présents, citons Gul’nara Zhumagel’dieva (vice-président de la fédération des syndicats du Kazakhstan), Sergius Glovackas (OIT Moscou), Dzhahangir Aliev (président du syndicat des travailleurs du pétrole d’Azerbaïdjan). L’atelier était dirigé par Vadim Borisov du bureau de IndustriALL Global Union à Moscou.

Du fait que les usines appartenant à des capitaux étrangers sont nombreuses dans le secteur pétrolier, les participants à l’atelier ont pu noter l’augmentation sur leurs lieux de travail de la main-d’œuvre fournie par des agences d’emploi privées. Selon des activistes syndicaux, les agences de travail n’occupent pas une place aussi importantes dans les usines de propriété nationale.

La majorité des usines suivent un processus ‘d’optimisation’, accompagné de licenciements et de charges de travail plus élevées. Cette situation est une cause de frustration pour les travailleurs du pétrole.

L’atelier a été ouvert par Abelgazi Kusainov, président de la fédération des syndicats du Kazakhstan. Il a parlé de la nécessité d’appliquer des réformes dans le mouvement syndical pour traiter plus rapidement les problèmes rencontrés sur le lieu de travail. Kusainov a également insisté sur les problèmes causés par le manque d’unité entre syndicats dans le secteur du pétrole au Kazakhstan.

Dzhahangir Aliev a rappelé son expérience pour l’établissement d’un syndicat national dans le secteur du pétrole en Azerbaïdjan. Il a assuré que le pouvoir d’un syndicat national s’affirme quand les employeurs, qui ne reconnaissaient pas auparavant les syndicats locaux, se manifestent maintenant et expriment leur intérêt au dialogue social, notamment dans les périodes de tension sociale dans leurs usines.

Les participants ont dressé une liste de tâches à entreprendre par les syndicats à différents niveaux pour aboutir en conclusion au besoin de créer un syndicat national dans le secteur du pétrole. Toutefois, les présidents des syndicats locaux ont exprimé une certaine suspicion à l’idée d’une fusion. Le fait de se laisser aller sans but précis pendant longtemps qui a constitué un facteur de manque de motivation pour partager le revenu réel des cotisations syndicales au nom de l’unité et de la solidarité, semble encore être une valeur abstraite.

Vadim Borisov et Sergius Glovackas ont assuré les participants qu’ils continueront d’accorder un soutien international à toutes les initiatives visant à créer un syndicat national puissant dans le secteur du pétrole au Kazakhstan.

Le Comité exécutif de IndustriALL rend hommage à Marcello Malentacchi

À l’ouverture de la réunion du Comité exécutif au siège de IG Metall à Francfort, Allemagne, le président de IndustriALL, Berthold Huber, a rendu hommage à Marcello Malentacchi pour les services émérites rendus par celui qui a servi comme Secrétaire général de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie de 1989 à 2009. Marcello était un grand syndicaliste, dévoué à la cause syndicale et combatif qui nous a quitté le 24 mai 2013 à l’âge de 66 ans.

Les délégué(e)s ont également pleuré les 1.127 travailleuses et travailleurs de la confection au Bangladesh qui ont perdu la vie dans l’homicide industriel du Rana Plaza. En ce jour, le secrétaire général Jyrki Raina a rappelé aux délégué(e)s la complaisance stupéfiante des marques mondiales de vêtements, qui ont seulement changé d’attitude quand davantage de corps étaient extraits des décombres jour après jour, et que l’indignation exprimée dans la presse mondiale était si forte que IndustriALL et l’UNI ont réussi à forcer les marques à prendre place à la table des négociations. L’Accord juridiquement contraignant sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh a déjà été signé par plus de 40 grandes marques et distributeurs. IndustriALL s’est affirmé comme étant un puissant homologue au niveau mondial.

Le Comité exécutif de IndustriALL s’est engagé dans un plan d’action en quatre points pour le Bangladesh:

Le secrétaire général Jyrki Raina a fait le point à l’intention des délégué(e)s sur les négociations autour de l’Accord au Bangladesh et sur d’autres sujets.

Le secrétaire général adjoint Kemal Ozkan, a donné une mise ä jour au Comité exécutif sur le travail mené par IndustriALL au Moyen-Orient, concernant trois pays prioritaires pour une action, à savoir l’Égypte, l’Irak et la Tunisie. Le Comité s’est engagé à apporter son soutien  à Hassan Juma’a, dirigeant du syndicat des travailleurs du pétrole, victime de harcèlements en Irak, ainsi qu’à un programme de formation pour les syndicats indépendants en Égypte. La tenue de la prochaine réunion du Comité exécutif est prévue à Tunis.

Le secrétaire général adjoint Fernando Lopes a présenté le programme de IndustriALL sur la syndicalisation et l’organisation de campagnes, notamment pour l’amélioration des compétences pour le personnel et chez les affiliés, et la poursuite de l’action visant à mettre fin à l’emploi précaire, une campagne contre l’entreprise minière géante Rio Tinto, et une action pour garantir le respect des droits de la personne et des droits syndicaux à Fidji.

Les principaux défis auxquels les affiliés de IndustriALL font face dans le monde ont été examinés, tant en Europe, en Russie, en Afrique du Sud, en Colombie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, que dans d’autres régions.

Les victoires remportées par les syndicats indonésiens dans les domaines du salaire minimum, de l’emploi précaire, de la sécurité sociale et des retraites ont été commentées par le président Huber comme étant des exemples à suivre. Huber a félicité le dirigeant du FSPMI, Said Iqbal, qui s’est vu décerné le prix néerlandais Elizabeth Febe, et a également promis un soutien continu aux syndicats indonésiens.

Napoleon Gomez du syndicat Los Mineros au Mexique, membre titulaire du Comité exécutif de IndustriALL Global Union, s’est trouvé empêché une nouvelle fois de voyager pour occuper son siège en raison d’une nouvelle affaire judiciaire parmi tant d’autres fausses accusations lancées contre lui par les autorités mexicaines. Les délégué(e)s se sont engagés à poursuivre la longue campagne visant à établir des syndicats puissants, libres et démocratiques au Mexique.

Grève des travailleuses sud-africaines de la confection contre les bas-salaires

La grève d’avertissement a lieu pour protester contre les infractions des entreprises membres de l’Association patronale de la confection et du textile (UCTA). La revendication fondamentale du SACTWU porte sur le respect immédiat du salaire minimum prévu par la loi et l’arrêt des attaques constantes de l’UCTA contre les droits à la négociation des travailleuses et travailleurs de la confection.

Rien qu’à Newcastle, où le salaire minimum officiel commence au niveau bas de 43 USD par semaine, 4.200 salariés ont fait grève. Les autres ont soutenu la grève dans d’autres parties de la région du KwaZulu Natal.   

“L’UCTA cherche à briser le pouvoir des travailleuses et travailleurs qui ont édifié leur structure durant des décennies pour pouvoir se protéger contre tout préjudice”, a indiqué le Sactwu dans un mémorandum de revendications: “L’UCTA cherche à abaisser les salaires des travailleuses et travailleurs fixés par la loi. L’UCTA prétend que les salariés employés dans les entreprises membres sont satisfaits du traitement de leurs employeurs! Mais ce n’est pas vrai. Les salariés veulent une vie meilleure et ne veulent pas être traités comme des animaux”.

Grève sauvage chez Mercedes-Benz en Afrique du Sud

Les membres du syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (Numsa), membres de Mercedes-Benz à East London, avaient entrepris des rassemblements à l’heure du déjeuner, qui ont rapidement mené à une grève sauvage de grande envergure jeudi dernier.

Les travailleurs et travailleuses dont les revendications portent sur l’indemnité de transport, ainsi que sur la fin de l’externalisation chez Mercedes-Benz, ont été déçus quand la direction a répondu négativement aux revendications présentées lors des rassemblements, en menaçant d’une action disciplinaire.

La direction a recherché le moyen de déclarer l’illégalité de la grève. Numsa a observé la décision du tribunal en faveur de la direction tout en constatant que les membres étaient empêchés d’exercer leur droit démocratique d’organiser un rassemblement.

“La grève leur avait été imposée par la provocation et les menaces graves de l’employeur de soumettre tous les travailleurs et travailleuses à une parodie de justice de style disciplinaire pour s’être rassemblés”, a déclaré le camarade Mphumzi Maqungo, trésorier national de Numsa. “Numsa a toutefois accepté avec les travailleurs et travailleuses de reprendre le travail jeudi, en laissant au syndicat le soin de présenter leurs revendications légitimes dans des négociations avec l’entreprise”.

À la mémoire de Marcello Malentacchi

Marcello était un grand syndicaliste, combatif et dévoué à la cause du syndicalisme, qui a servi les métallurgistes aux niveaux local, national et mondial pendant plus de 40 ans, faisant prévaloir les valeurs du syndicalisme, de la solidarité et de la justice sociale durant les décennies de changements notables dans l’économie et la politique mondiales.

Inspirateur d’une génération de syndicalistes dans le monde, Marcello était un homme d’esprit, de grande culture et d’intuition qui, dans les six langues qu’il parlait, a pu activement apporter des réponses stratégiques aux nombreuses attaques aux niveaux local et mondial contre les droits et la dignité du travail, assuré du fait que la négociation collective et les syndicats indépendants et puissants représentent une part essentielle de la société.

Une fois retraité, Marcello a continué d’œuvrer en faveur de ses nombreux centres d’intérêt, notamment dans le domaine de la politique mondiale, en retournant dans des salles de classe à la fois comme étudiant et comme enseignant, en lisant énormément, en voyageant et en appréciant la vie familiale et ses amis, ainsi que les ballades à vélo.

Durant toute sa vie, Marcello n’a jamais oublié l’atelier et la vie de travailleur d’où il venait. Né en 1947 à Grosseto, Italie, son père était ouvrier agricole et militant socialiste italien. Après avoir quitté l’école du village, comme beaucoup de jeunes ouvriers italiens dans une économie offrant peu de possibilités d’emploi, il a immigré en Suède à l’âge de 17 ans.

Il a commencé à travailler en Suède en 1965 chez Volvo Torslanda, une usine de montage automobile à Göteborg.  Il est devenu militant syndical de très bonne heure. Marcello a été nommé responsable de la santé et de la sécurité à la fédération des métallurgistes – Svenska Metall –  en 1974, et a été désigné en 1981 pour travailler sur les questions de santé et de sécurité à la FIOM. Marcello a été élu secrétaire général de la FIOM en 1989 où il a occupé cette fonction jusqu’à son départ à la retraite en 2009.

Marcello restera dans nos esprit un camarade merveilleusement chaleureux et compréhensif.

IndustriALL Global Union présente sa profonde sympathie et offre ses condoléances les plus sincères à l’épouse de Marcello, Joséphine, et à leurs aux deux filles, Christina et Sandra, ainsi qu’à tous les membres de sa famille en ces moments extrêmement difficiles de grande tristesse.

Une commémoration aura lieu à Messery, France, près de Genève à une date qui n’a pas encore décidée.

Les travailleurs du pétrole sortent victorieux d’une grève à Kuwait

Après avoir épuisé toutes les possibilités de négociation avec l’employeur, plus d’un millier de membres du personnel de l’entreprise d’État Oil Sector Services Company (OSSO) se sont mis en grève dimanche 19 mai 2013. L’entreprise, qui assure la sécurité et d’autres services à l’industrie du pays, est la propriété de l’entreprise Kuwait Petroleum Corp.

Les grévistes ont repris le travail après quatre jours de grève quand la direction a accédé à leurs revendications. L’entreprise avait initialement tenté de briser la résolution des travailleurs et travailleuses en envoyant des lettres individuelles aux grévistes pour les menacer de transferts forcés, de réduction salariale, et même de licenciement. Cependant, les grévistes ont tenu bon et poursuivi l’arrêt de travail malgré les manœuvres d’intimidation de l’employeur, et après quatre jours de grève, la direction a changé d’attitude, ce qui a permis au syndicat de signer rapidement un accord avec l’entreprise qui s’applique à toutes les revendications du personnel d’après les informations reçues.

Les travailleurs et travailleuses sont membres de l’organisation syndicale Oil & Petrochemical Industries Workers Confederation à Kuwait, affiliée à IndustriALL Global Union, et leur action a été approuvée à l’unanimité par l’assemblée générale du syndicat.

Nous nous joignons au syndicat pour féliciter les travailleurs et travailleuses de leur détermination qui leur a permis de remporter cette victoire éclatante.

Jyrki Raina parle de l’Accord sur la sécurité en matière d’incendie et de bâtiment au Bangladesh

Plus de 40 entreprises ont déjà signé l’accord qui s’applique maintenant à plus de 2000 fabriques et ateliers.  Nous avons atteint la masse critique qui nous permet de réaliser des changements réels et durables au Bangladesh. Il est tragique de constater qu’il a fallu attendre que plus de 1.800 travailleuses et travailleurs perdent la vie dans des incendies de fabriques et des effondrements de bâtiment au cours des sept dernières années avant d’arriver à ce point. Et il ne s’agit pas seulement de sécurité, mais également d’aboutir à une réforme de la législation du travail pour que chaque travailleuse et chaque travailleur puisse avoir le droit de se syndiquer et d’obtenir des hausses salariales à partir des 38 dollars actuels par mois.

Le Congrès égyptien démocratique du travail est né

Le processus de création de la nouvelle organisation a commencé en octobre 2012 quand plus de 100 syndicats indépendants d'Égypte se sont rassemblés pour annoncer l’initiative d'unification de leurs forces en un Congrès unique.

L'événement solennel a pris place dans la capitale du Caire, où s'étaient rassemblés les représentant(e)s de plus de 186 syndicats indépendants avec des centaines de travailleurs et de travailleuses de Mahala Al Kobra, le présage de la révolution égyptienne, Helwan, le château la grande zone industrielle (Tenth of Ramadan city), Sadat City, Alexandrie, les villes du Canal de Suez, et la Haute Égypte.

Le Congrès nouvellement créé est basé sur des principes démocratiques et dirigé par une assemblée générale et une direction élue.

Tout d’abord, la parole a été donnée aux candidats à l'élection pour qu'ils puissent se présenter à l'assemblée générale. Puis les délégués ont élu au scrutin secret Youssry Al Sayed Marouf de Alex Containers Co., président et Saad Shabaan Eid de Al Shima Garments Co., secrétaire général de l’EDCL.

De nombreux invités internationaux représentant des partis politiques, des organisations non-gouvernementales, des fédérations syndicales nationales et mondiales, ont assisté à l'événement, et notamment IndustriALL Global Union et la Confédération syndicale internationale (CSI), qui a proposé à EDCL de rejoindre la grande famille des membres de la CSI.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL, a commenté l'événement en ces termes: “Il s’agit d'un jalon important sur la voie qui mène à des syndicats indépendants puissants en Égypte. Comme l'Égypte détient une place prioritaire pour IndustriALL Global Union, nous nous apprêtons à travailler étroitement avec toutes les voix syndicales progressistes du pays”.

Première grève nationale en Égypte

Le personnel de la compagnie de distribution d’électricité du Caire nord  NCEDC et de 13 de ses filiales ont repris le travail cette semaine, en mettant fin à une grève qui avait commencé une semaine auparavant pour exiger la mise en liberté de 17 collègues qui avaient été arrêtés au cours d'une manifestation contre les projets de la direction.

Les travailleurs sont tous membres du nouveau syndicat indépendant, le syndicat des travailleurs de l'électricité et de l'énergie, membre de l’EFITU (fédération des syndicats indépendants d'Égypte). IndustriALL Global Union a travaillé avec le syndicat depuis sa création, lequel a entamé son processus d'affiliation à notre famille syndicale.

La manifestation initiale avait mobilisé un millier de travailleurs et travailleuses qui se sont rassemblés au siège principal de l'entreprise au Caire pour soutenir une série de revendications et protester contre la décision de l'entreprise de retirer les primes des chèques de paie.

Malgré la nature totalement pacifique de la manifestation, les forces de sécurité ont tenté d’empêcher les manifestants de poursuivre la route, et procédé à l'arrestation de 15 travailleurs accusés de bloquer la rue et de dégrader des biens publics. Des milliers de travailleurs et travailleuses de filiales de NCEDC ont exprimé leur solidarité avec les travailleurs détenus, en annonçant une grève et la cessation de l’activité dans leurs branches.

IndustriALL Global Union a partagé l'indignation des travailleurs et travailleuses et de leur syndicat.  Le secrétaire général Jyrki Raina a écrit une lettre au président égyptien dans laquelle il proteste énergiquement et lui demande d'intervenir personnellement dans la situation du syndicat indépendant des travailleurs de l'électricité et de l'énergie, et de charger le ministre de l'Électricité de négocier de bonne foi avec le syndicat dans une atmosphère de calme et de paix sur toutes les revendications des travailleurs et travailleuses. Voir la lettre du secrétaire général Raina en anglais et en arabe donnée en annexe.

Nous sommes informés qu’une réunion initiale aura lieu le 23 mai 2013 au Caire entre le président du syndicat, Wael Akl, et M. Mohammed Issa Abdel Aal, directeur général de l'Administration publique et responsable de la négociation collective au ministère de la Main-d'œuvre et de l'Immigration, où il était convenu que le ministre de l'Électricité et de l'Énergie allait organiser une réunion dans un avenir proche pour examiner toutes les questions en suspens.

IndustriALL Global Union continuera de suivre attentivement la situation et de soutenir les luttes des travailleurs et travailleuses d’Égypte pour former des syndicats réellement démocratiques et indépendants; il tiendra ses affiliés informés de l'évolution de cette affaire importante.

Les marques mondiales agissent ensemble dans l’accord sur la sécurité au Bangladesh


Aux côtés de IndustriALL Global Union et de UNI Global Union, les entreprises ont accepté d’aller immédiatement de l'avant pour la mise en œuvre de l'accord. L'objectif consiste à mettre sur le terrain, dès que possible, des inspecteurs chargés de la sécurité pour commencer à déterminer les problèmes les plus urgents.

Les participants, notamment la campagne Clean Clothes (vêtements propres) et le Worker Rights Consortium (Consortium sur les droits des travailleuses) qui ont signé l'accord en tant que témoins, ont déclaré que l'accord donnait la possibilité de rectifier les risques inacceptables auxquels les travailleuses et travailleurs de la confection font face au Bangladesh en raison de normes de sécurité insuffisantes dans les fabriques et les ateliers.

Plus de 1,100 personnes sont mortes lors de l'effondrement de l'immeuble Rana Plaza, la tragédie la plus grande survenue dans l’industrie au Bangladesh, qui a engendré un débat mondial sur l'amélioration de la sécurité.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a déclaré:

Il s’agit de l’engagement de plus de 40 marques de vêtements signataires à travailler ensemble pour mettre en œuvre cet accord juridiquement contraignant avec IndustriALL Global Union et UNI Global Union. Les travailleuses et travailleurs vont maintenant chercher à étendre partout cet accord historique dans d'autres pays et d'autres secteurs industriels. Nous sommes revigorés par le fait de travailler avec cette masse critique de marques de vêtements qui dominent sur le marché et sur les détaillants pour mettre en pratique au Bangladesh les sentiments exprimés dans l'accord.

Le secrétaire général de UNI Global Union, Philip Jennings, a dit: 

C'est le moment de retrousser nos manches et d'entreprendre la tâche urgente d'améliorer la sécurité dans les fabriques et les ateliers au Bangladesh.

Le travail dans la phase de mise en œuvre de l'accord commence maintenant.

Nous donnons ici la liste les entreprises qui ont signé l’accord contre l’incendie et pour la sécurité au Bangladesh:

ENTREPRISES SIGNATAIRES:

Abercrombie & Fitch
Aldi North
Aldi South
Benetton
Bonmarche
C&A
Carrefour
Charles Vögele
Comtex
El Corte Inglés
Ernstings's Family
Esprit
Fat Face
G-star
H&M
Hema
Inditex
jbc
John Lewis
Kik
Lidl
Loblaw
Mango

Marks and Spencer
Mothercare
N Brown
New Look
Next
Otto Group

Primark
PVH

s.Oliver
Stockmann
Switcher
Tchibo
Tesco
V&D
We Europe

Contacts: 

Tom Grinter, IndustriALL, Mobile: +41 79 693 44 99,  

[email protected]

Richard Elliott, UNI Global Union, Mobile: +41 79 794 9709,

[email protected]