IndustriALL et les autres syndicats mondiaux exigent la fin de la violence en Turquie

Dans une lettre au Premier ministre turc, les dirigeant(e)s des syndicats mondiaux ont déclaré: “Le mouvement syndical mondial est concerné par le fait que votre gouvernement a décidé de faire de la répression violente une pratique régulière. Les célébrations du Premier Mai de cette année encore fraîches dans nos mémoires, qui devaient avoir lieu place Taksim à Istanbul, se sont transformées en bain de sang par les attaques des forces de sécurité contre les manifestants par des jets de gaz lacrymogène et autres méthodes répressives. Selon les rapports reçus, un certain nombre de personnes ont été blessées et des milliers d’autres ont été détenues”.

Il y a des affrontements avec la police depuis près d’une semaine, et depuis la nuit de vendredi 31 mai, des affrontements et des manifestations de masse se sont répandus dans tous les quartiers d’Istanbul et dans beaucoup d’autres villes dont Ankara, Izmir, Samsun et Trabzon.

La raison initiale de cette mobilisation était d’empêcher le gouvernement de mettre en pratique sa décision de détruire le parc central “Gezi Park” sur la place Taksim à Istanbul pour y construire un centre commercial. La police a tenté de briser cette protestation pacifique par un recours à une violence excessive en attaquant à 17 heures les personnes présentes avec des gaz lacrymogènes et des aérosols poivre. Cette oppression a provoqué un sentiment de colère chez des millions de personnes, et soudain vendredi soir à 23 heures, des centaines de milliers de personnes se sont répandues dans les rues pour protester contre les actes de violence et la terreur d’État.

Notamment depuis les élections de 2011, les actions autoritaires se sont accrues en Turquie. Il s’agit de pratiques antisyndicales légale et illégales, de l’adoption de lois qui découragent plutôt que d’encourager l’exercice des droits syndicaux, d’une inaction, et au mieux contre les employeurs qui ne respectent pas les droits des travailleurs et travailleuses, d’un recours abusifs au système judiciaire, et à des voies de fait contre les syndicalistes. Associées aux limites imposées à la liberté de se réunir et au droit d’expression, ces actes constituent des attaques contre les droits fondamentaux de la personne et la démocratie.

Les membres du Conseil des syndicats mondiaux ont demandé au gouvernement turc “de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour calmer la situation actuelle en engageant un dialogue réel avec vos citoyens et citoyennes et leurs représentant(e)s. Le mouvement syndical mondial engage votre gouvernement à entreprendre une action contre les responsables de ce malaise massif dans la société et de cette violence. Nous vous demandons également de vous assurer de la libération immédiate des personnes détenues pour avoir participé à des manifestations pacifiques”.

Le texte intégral de la lettre du Conseil des syndicats mondiaux au Premier ministre turc se trouve sur le lien.

Le site internet www.labourstart.org a lancé une campagne de soutien aux droits à la liberté d’expression et à la non-violence en Turquie qui se trouve sur le lien suivant http://www.labourstartcampaigns.net/show_campaign.cgi?c=1842.

Les travailleurs de l’automobile signent en Allemagne un accord avec Volkswagen

Selon l’accord conclu le 28 mais au cours de la deuxième série de négociations entre l’affilié allemand de IndustriALL, IG Metall et Volkswagen, les travailleurs et travailleuses pourront obtenir leur part de l’accroissement des bénéfices de l’entreprise. L’accord restera en vigueur jusqu’au 28 février 2015.

Environ 102.000 travailleurs et travailleuses employés dans six usines de Volkswagen en Allemagne occidentale et dans l’unité des services financiers, bénéficieront de l’augmentation en deux étapes: une hausse des salaires au 1er septembre de 3,4 pour cent pour dix mois. Et au 1er juillet 2014 les salaires seront relevés de 2,2 pour cent supplémentaires pour les huit mois suivants. Les salaires restent les mêmes en juillet et août 2013.

Le mécanisme de compensation de IG Metall prévoit une prime complémentaire: les travailleurs et travailleuses recevront un crédit de retraite d’une valeur de 300 euros. Les personnes qui préfèrent obtenir cette prime en espèces recevront un paiement unique brut de 275 euros fin août 2013. L’accord améliore la couverture des retraites pour les apprentis et les étudiants, qui recevront également un crédit de retraite de 95 euros, toutefois sans possibilité d’un retrait en espèces.

Ce résultat est conforme à l’accord tarifaire conclu par IG Metall à la mi-mai dont il a été rendu compte précédemment.

La Russie ratifie la Convention 176 de l’OIT sur la sécurité dans les mines

À sa réunion des 28-29 mai 2013, le Comité exécutif de IndustriALL Global Union a applaudi chaleureusement cette victoire du syndicat russe des mineurs qui constitue un évènement marquant. Cette convention avait été adoptée en 1995 à la conférence de l’OIT.

La convention fixe des normes minimums de santé et de sécurité pour les mines signataires de la ratification dans le pays, notamment les normes de sécurité des mineurs de fond, et établit des mesures préventives. Elle spécifie les droits et les devoirs des partenaires sociaux en matière de sécurité dans les mines.

La ratification de la convention 176 ne nécessite aucun changement dans la législation russe actuellement en vigueur. La législation du travail est déjà totalement compatible avec la convention.

Depuis 1995, le syndicat indépendant russe des salariés du charbon, affilié à IndustriALL, a demandé à plusieurs reprises au gouvernement russe de ratifier la convention. IndustriALL et ses organisations fondatrices ont soutenu les efforts déployés par le syndicat pour obtenir la ratification de la convention 176 de l’OIT tout au long de la campagne mondiale de longue durée “The Stronger the Union, the Safer the Mine”(Plus fort est le syndicat, plus grande est la sécurité ans la mine).

“Finalement, après 17 ans d’une lutte commune, la convention 176 de l’OIT a été ratifiée. C’est notre grande réussite. Nous vous remercions pour votre solidarité, votre aide et votre soutien”, a déclaré Ivan Mokhnachuk, président du syndicat indépendant des salariés du charbon.

Une fois la ratification passée par toutes les étapes du processus législatif en Russie, qui est maintenant une formalité, la Russie sera le 27ème pays à avoir ratifié cette convention.

Walmart et GAP n’ont pas compris: elles abandonnent l’Accord du Bangladesh

Non contentes de repousser dédaigneusement l’Accord, ces entreprises ont maintenant établi un code à leur façon qui leur permet d’être à la fois juge et partie. Walmart, qui a déjà connu d’autres reculs pour sa réputation déjà salie cette semaine avec des amendes et des recours collectifs intentés contre elle, a entraîné GAP sur la voie de la mesquinerie. La clientèle sera partout indignée de savoir que Walmart et GAP font un effort concerté pour donner une image fausse et nuire à l’Accord en conspirant pour produire leur propre code à leurs propres conditions, dans un exercice regrettable de relations publiques, tout en prenant la fuite pour se protéger.

Plus de quarante entreprises mondiales ont montré leur détermination à rester au Bangladesh et à réaliser des investissements pour améliorer la sécurité dans leurs fabriques et ateliers de confection au Bangladesh, conformément à l’Accord. IndustriALL Global Union et UNI Global Union, en partenariat avec les ONG Clean Clothes Campaign et Worker Rights Consortium, déplorent la tactique employée par Walmart et Gap. Les marques très connues qui ont signé l’accord sur la sécurité au Bangladesh ont fait preuve de leadership dans un effort combiné pour éviter de répéter la tragédie du Rana Plaza qui a fait perdre la vie à plus de 1.100 personnes, des travailleuses dans la majorité des cas. Walmart et Gap devraient faire de même et signer immédiatement.

Le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, a déclaré:

Un autre distributeur aux États-Unis, Sean John, a signé aujourd’hui l’Accord mondial, et des entreprises du monde entier sont prêtes à rejoindre ce groupe en plus grand nombre. La sorte d’initiative volontaire mise en avant par Walmart et Gap a échoué dans le passé et ne réussira pas encore pour protéger les travailleuses et travailleurs de la confection au Bangladesh. Walmart, qui avait déjà refusé avec cynisme d’indemniser les victimes de l’incendie dans la fabrique Tazreen, cherche maintenant à contrecarrer les efforts constructifs des autres entreprises.

Le secrétaire général de UNI Global Union, Philip Jennings, a déclaré:

Walmart et GAP refont les erreurs du passé. Ces entreprises vont à contre pied de l’état d’esprit du public. Elles ignorent la clientèle et déçoivent les travailleuses de la confection au Bangladesh. Walmart et GAP n’ont aucune idée de la nouvelle réalité dans la vente au détail, qui fait que la clientèle ne tolérera pas de conditions inhumaines dans les fabriques et ateliers. Jusqu’où le décompte des morts doit-il se monter pour que ces entreprises décident de faire ce qui s’impose?

Les entreprises suivantes ont déjà signé l’Accord sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments:

Abercrombie & Fitch
Aldi North
Aldi South
Benetton
Bonmarche
C&A
Carrefour
Charles Vögele
Comtex
El Corte Inglés
Ernstings's Family
Esprit
Fat Face
G-star
H&M
Helly Hansen
Hema
Hess Natur
Inditex
jbc
John Lewis
Kik
Lidl
Loblaw
Mango
Marks and Spencer
Mothercare
N Brown
New Look
Next
Otto Group
Primark
PVH
s.Oliver
Sainsbury's
Sean John
Stockmann
Switcher
Tally Weijl
Tchibo
Tesco
V&D
We Europe
Zeeman

Complicité de Rio Tinto dans un accident survenu à la mine de Grasberg

IndustriALL Global Union est encore plus scandalisé du fait que Freeport McMoRan, compte reprendre l’activité dans la mine, malgré notre appel lancé collectivement avec nos affiliés en Indonésie, de ne pas le faire avant qu’une investigation indépendante et approfondie sur la cause de l’accident eut été réalisée.

Rio Tinto contrôle 40% de la mine de Grasberg. IndustriALL Global Union considère qu’une participation de 40% est suffisante pour justifier un commentaire de Tinto en accord avec ses valeurs et sa mission en matière de santé et de sécurité.

IndustriALL Global union renouvelle sa demande au directeur général de Freeport McMoRan, de retarder la reprise de l’activité jusqu’à ce que l’investigation indépendante ait établi les causes de l’effondrement. L’appât du gain et la poursuite acharnée du profit aux dépens d’un comportement décent et moral sont incompatibles avec la vision et la mission établies tant par Freeport McMoRan que par Rio Tinto.

Bien que l’accident soit survenu dans une galerie éloignée du site de l’activité principale et utilisée pour la formation, le redémarrage de l’activité et le fait de passer sous silence les revendications de notre affilié en Indonésie ne peuvent être qu’au détriment des bonnes relations de travail entre l’entreprise et les mineurs.

IndustriALL Global Union engage ses 50 millions de membres à s’assurer que Freeport McMoRan et Rio Tinto soient tenus responsables de leur activité à Grasberg.

Égypte – salaires non payés chez Bahayra

Les salariés de Bahayra Company for Land Reclamation, qui emploie environ 4.200 personnes, n’ont pas reçu de salaire depuis novembre 2012. Ils ont recherché tous les moyens possibles d’obtenir ce qui leur était dû et les arriérés salariaux, mais tous leurs efforts n’ont même pas donné lieu à une réponse du gouvernement ou des responsables de l’entreprise.

Les travailleurs et travailleuses ont donc estimé n’avoir aucune autre possibilité que d’organiser des grèves sur le tas et des rassemblements pour attirer l’attention d’un plus large public. C’est ce qu’ils ont fait pendant plusieurs jours en février devant le siège de l’entreprise, puis devant le lieu où se tenait le Conseil des ministres et au Dome Palace (palais présidentiel) au Caire le 29 et le 30 avril 2013. C’est ici que Kemal Ozkan les a rejoints pour leur adresser les vœux de solidarité de IndustriALL et de nos syndicats membres. Il s’est engagé à ce que IndustriALL envoie une protestation formelle et fasse connaître la situation des travailleurs et travailleuses.

Dans la lettre adressée au Premier ministre égyptien, Dr Hesham Qandil, le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a indiqué que:

IndustriALL Global Union vous demande de prendre les décisions nécessaires pour assurer le paiement des arriérés aux travailleurs et travailleuses de Bahayra Company for Land Reclamation, y compris les bénéfices et primes des deux dernières années, et les retards salariaux depuis novembre 2012, ainsi que la nomination du nouveau conseil d’administration de l’entreprise, conformément à la résolution 106 du Premier ministre publiée en janvier 2012.

États-Unis : Solidarité avec les travailleurs de Belshaw

Les représentants chez Belshaw de l’affilié de IndustriALL Global Union, International Association of Machinists (IAM), ont proposé un plan médical qui permet à l'entreprise d'économiser plus de 20.000 USD par mois, tout en demandant qu’une partie des sommes économisées reviennent aux salariés sous forme de hausses salariales au lieu d'une prime unique au moment de la signature.  L'entreprise a accepté le plan médical tout en refusant de partager l'économie réalisée avec les salariés.

Plus de 60 membres de la section syndicale 79 de l’IAM à Seattle, Washington, sont en grève depuis le 24 mars après avoir pris cette décision par un vote à l'unanimité.

Nous accordons notre solidarité et notre soutien à tous les membres du syndicat engagés dans ce conflit pour lutter contre la rapacité de l'entreprise,

a déclaré Jyrki Raina de IndustriALL Global Union.

Les membres de la section syndicale 79 fabriquent des équipements de boulangerie de grande qualité vendus dans le monde entier. Beaucoup parmi les grévistes membres de la section ont travaillé chez Belshaw pendant plus de 30 ans et ont subi les défis rencontrés de façon suivie dans un environnement mondial en constante évolution dans la fabrication.

Le 30 avril, l’employeur a averti le syndicat qu’il embauchait du personnel de remplacement. Le 10 mai, les membres de l’unité de négociation ont rejeté la dernière offre de l’employeur.  Le seul changement à l’accord par l’employeur concernait la permission donnée au personnel de remplacement de rester employé après la grève, et de renforcer la formulation en matière de sécurité d’emploi du personnel temporaire.

Depuis le rejet par les membres de la proposition de l’entreprise le 10 mai, l’employeur a continué d’embaucher du personnel de remplacement. Jusqu’à présent, 39 des 60 emplois de l’unité de négociation sont assurés par du personnel de remplacement.

Les 60 membres de l’unité de négociation maintiennent la position selon laquelle ils ne ratifieront pas une proposition qui permet à l’employeur de garder du personnel de remplacement de façon permanente.

Envoyez vos messages de solidarité aux salariés de Belshaw.

L’Exécutif de IndustriALL lance une action en faveur d’une politique industrielle viable

Représentant 50 millions de travailleurs et travailleuses dans de nombreux secteurs industriels, IndustriALL Global Union veut faire pression pour obtenir la reconnaissance de l’importance de l’industrie dans les économies nationales, capable de fournir des emplois de qualité.

Le Comité exécutif a approuvé un plan d’action détaillé sur une politique industrielle viable comportant les points suivants:

Des discussions vigoureuses ont eu lieu sur les questions relatives aux réseaux syndicaux et sur les accords-cadres mondiaux (ACM) avec des entreprises multinationales (EMN). Le secrétaire général adjoint de IndustriALL, Kemal Özkan, a signalé que des réseaux syndicaux ont été nouvellement établis chez International Paper, Sappi, Saint Gobain et Owens Illinois.  Cette année, 21 réseaux d’entreprise et sectoriels se réuniront pour établir une action commune de solidarité.

Les affiliés de IndustriALL ont pu faire état d’exemples tant positifs que négatifs d’ACM.  Le Comité exécutif a décidé d’établir un groupe de travail chargé de contrôler le contenu et l’application réelle des ACM, et de travailler sur une Charte de principes pour s’opposer au mauvais comportement d’entreprises, proposée par Workers’ Uniting.

IndustriALL a conclu plus de 40 ACM avec de grandes entreprises.  Récemment, une version révisée de l’ACM a été signée avec Lafarge, et un nouvel ACM a été conclu le 14 juin avec l’entreprise publique d’électricité italienne Enel.  Les accords contiennent une amélioration de la langue dans le texte sur l’emploi permanent pour remplacer l’emploi précaire, et la neutralité dans la syndicalisation.  De nouvelles procédures ont été établies avec l’entreprise française de pétrole et de gaz Total, et le géant minier Anglo American.  

Le Comité exécutif a établi un groupe de travail chargé d’élaborer d’ici le prochain Congrès un nouveau système de cotisations d’adhésion.

Le Comité a approuvé l’adhésion de huit syndicats d’Argentine, de République démocratique du Congo, d’Ouganda, du Nigeria, de Moldavie, de Tunisie, et du premier syndicat indépendant d’Égypte nouvellement créé, le syndicat des électriciens.

Le Comité exécutif a décidé de se réunir les 4-5 décembre à Tunis pour montrer son soutien au développement démocratique en Tunisie depuis la révolution qui a été à l’origine du Printemps arabe en 2011.

IndustriALL lance un nouveau magazine imprimé “Global Worker”

Ce premier numéro contient un article de fond sur l’industrie de la confection au Bangladesh. Imprimé juste avant la tragédie du Rana Plaza, présente dans tous les titres des journaux, cet article souligne la nature insoutenable de cette industrie qui a coûté la vie pendant des années à des centaines de travailleuses et travailleurs dans des incendies terrifiants avant l’effondrement du Rana Plaza.

Un article évoque les discussions qui ont eu lieu à IndustriALL sur les résultats obtenus par une politique industrielle viable et donne des explications sur la question. IndustriALL lance actuellement une initiative ambitieuse de politique industrielle viable qui vise à stimuler le débat et l’action parmi les affiliés pour appuyer une vue syndicale sur les questions-clés de viabilité dans l’industrie.

Inscrivez-vous pour recevoir des exemplaires de Global Worker en anglais, français, espagnol ou russe en écrivant à [email protected].

Dans ce premier numéro, le nouveau journal imprimé de IndustriALL donne une interview du nouveau directeur général de l’OIT, Guy Ryder. Le directeur général Ryder travaille à débloquer une situation interne et à renforcer l’OIT pour en faire une organisation capable de s’attaquer de front à la crise.

Le magazine comporte également des portraits du syndicaliste russe Alexander Sitnov, de la syndicaliste mauricienne Jane Ragoo, et de la campagne “Beneath the Shine” de soutien aux actions de syndicalisation de l’UAW chez Nissan dans le Mississippi.

L’auteur invité Peter Bakvis argumente sur une stratégie de reprise économique basée sur l’emploi pour l’Europe dans un rapport en profondeur sur l’austérité. Bakvis est le directeur du bureau CIS/syndicats mondiaux à Washington DC.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, écrit en avant-propos:

J’espère que vous trouverez notre nouveau journal un source d’inspiration et qu’il vous sera utile au quotidien pour votre travail dans la syndicalisation et pour réaliser la solidarité à l’échelle mondiale.

Grève sur le tas de soutien aux travailleurs de Maruti Suzuki

Les dirigeants du congrès syndical pan-indien, de la centrale des syndicats indiens, du Hind Mazdoor Sabha, accompagnés de membres des syndicats de Maruti Suzuki, Honda, Suzuki Powertrain, RICCO, Suzuki bike, Hero Moto Cop, Sona Koyo Steering et Satyam Auto, ont organisé une manifestation et une grève sur le tas d’une heure pour protester contre l’arrestation par la police de plus de 100 travailleurs, le 19 mai à Kaithal (État de Haryana en Inde).

L’action est basée sur un appel du syndicat des travailleurs de Maruti Suzuki (MSWU) lancé plus tôt à toutes les organisations ouvrières, syndicats, organisations de défense des droits démocratiques et civiques, et organisations de masse, ainsi qu’aux personnes profondément démocratiques pour protester contre la répression brutale menée par les autorités de l’État contre les travailleurs et travailleuses de Maruti Suzuki.

Depuis le 24 mars, le MSWU a organisé des actions, notamment des meetings de protestation et des grèves de la faim pour exiger la réintégration de 546 salariés permanents et 1.800 contractuels mis à pied par l’entreprise. Selon le MSWU, la police a arrêté jusqu’à présent 147 manifestants et délivré des mandats d’arrêt sans caution possible contre 66 autres. Les salariés croient que le gouvernement n’est pas réellement prêt à aborder le problème des mises à pied et qu’il a toujours soutenu la direction de l’entreprise.