Documentation pour la campagne STOP Travail Précaire

Vidéo sur l’emploi précaire (en anglais)

Pour utiliser ou traduire la vidéo de IndustriALL STOP Travail Précaire  contacter: [email protected] – nous pouvons vous envoyer la vidéo intégrale, ainsi que la transcription en anglais pour faciliter la traduction.

Tracts

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Nous pouvons faire aboutir ensemble la campagne STOP Travail précaire

Le 7 octobre, tous les affiliés de IndustriALL sont fortement encouragés à prendre part au combat mené par le syndicat mondial contre la propagation de l'emploi précaire.  “Nous devons montrer au monde que nous ne restons pas immobile à regarder l'emploi précaire détruire nos droits dans le travail durement acquis” a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL.

Partout dans le monde, les syndicats sont aux avant-postes du combat contre l'emploi précaire. Les entreprises remplacent à un rythme alarmant leur main-d'œuvre à plein temps par des emplois temporaires et à court terme, par du personnel fourni par des agences d’emploi privées ou employé sur appel. Les gouvernements adaptent la législation pour que les entreprises aient plus de facilité à utiliser des formes d'emploi précaire au lieu d'employer une main-d'œuvre stable.

Une mobilisation mondiale des affiliés est un élément important de la campagne STOP Travail précaire de IndustriALL pour donner de la visibilité au problème et améliorer les efforts sur le terrain. Elle permet aux affiliés de lier leurs luttes menées au niveau national à une campagne mondiale, et encourage plus de syndicats à entreprendre la lutte. Mais chose plus importante, une action de masse par les affiliés renforce la position de IndustriALL pour requérir une action de la part des institutions mondiales (OIT, OCDE, FMI), des multinationales et des gouvernement en matière d'emploi précaire.

IndustriALL a produit une courte vidéo de deux minutes pour promouvoir cette mobilisation. Vous avez toute liberté de l'utiliser pour promouvoir la campagne et encourager vos membres à entreprendre une action.

La vidéo peut être vue ici: http://www.youtube.com/watch?v=PUTYLMAcv4E). Pour en recevoir une copie, contacter [email protected]

Un nouveau tract a également été réalisé. Il met l'accent sur les luttes syndicales contre des gouvernements et des employeurs pour mettre fin à l'augmentation rapide de l'emploi précaire. Le tract et l'affiche de campagne prêts à être téléchargés et imprimés se trouvent ici: (http://www.industriall-union.org/stop-precarious-work-materials-2013).

Nous pouvons incorporer d'autres langues dans la maquette de l'affiche comme du tract si vous envoyez la traduction du texte à [email protected]. Pouvez également ajouter le logo de votre syndicat. Un fichier graphique se trouve également sur le site pour permettre de réaliser des autocollants et de t-shirts (http://www.industriall-union.org/stop-precarious-work-materials-2013).

IndustriALL instaure un Comité des Femmes

Le programme de travail suivant a été adopté et sera mis en œuvre jusqu’au prochain

De plus, l’intégration de la problématique des genres dans le reste du travail en cours doit être renforcée comme dans le cadre de la campagne sur le travail précaire. Le travail précaire est une question fondamentale où les femmes sont clairement les plus affectées.

Ce programme de travail trouve ses racines dans le programme d’action adopté lors du Congrès de 2012 ainsi que dans le programme d’activités du Comité exécutif. En outre, les deux conférences régionales tenues jusqu’ici à Singapour et à Buenos Aires ont également développé des priorités qui ont été intégrées dans le programme de travail. Ces efforts sont importants car les structures régionales doivent apporter de l’eau au moulin des structures internationales.

En plus des femmes qui sont membres et suppléantes au Comité exécutif, les affiliés ont la faculté d’envoyer des membres assister régulièrement aux réunions du Comité des Femmes.

Les questions de genres doivent faire partie de toutes les réunions et conférences d’IndustriALL. Et à côté de cela, les femmes d’IndustriALL doivent constituer des réseaux de manière à rester en contact permanent entre elles.

Il a été décidé que le Comité des Femmes se réunirait avant chaque réunion du Comité exécutif. Ainsi, la prochaine réunion aura lieu à Tunis le 3 décembre. Les membres du Comité des Femmes sont invitées à envoyer leurs suggestions de thèmes de campagne et d’activités d’ici au 1er octobre à Carol Bruce, Directrice du Département des Femmes d’IndustriALL, à l’adresse [email protected].

Enfin, il est rappelé aux travailleuses qu’IndustriALL organisera une Conférence mondiale des Femmes en 2015. Les organisations qui seraient intéressées à accueillir cette conférence sont priées de se faire connaître auprès du Secrétariat dès que possible.

Poursuite de la campagne en faveur des droits des travailleuses au Bangladesh

Le processus permettant d’obtenir un accord juridiquement contraignant sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments n’a pas été facile. Déjà en mars, alors que les dix plus grandes marques de vêtements et distributeurs dans le monde avaient accepté l’invitation de IndustriALL Global Union de se rencontrer à Genève pour discuter de la question, il y avait un niveau extraordinairement élevé de complaisance parmi les marques. Je n’y voyait aucune urgence, en dépit des incendies mortels dans des fabriques et de l’écroulement de bâtiments dans le passé.

C’est alors que l’immeuble Rana Plaza s’est effondré le 24 avril. Une fois de plus, les premiers jours des opérations de secours, les rapports sur le nombre de morts n’ont produit aucun changement. C’est seulement après que l’ampleur tragique et les circonstances de cet homicide industriel eurent provoqué une réaction sans précédent du public et des médias dans le monde, que les marques de vêtements et les distributeurs ont commencé à sentir la pression

C'est seulement à ce moment-là, aux premiers jours de mai, que IndustriALL Global Union et notre fédération internationale sœur UNI Global Union ont dit aux marques de vêtements que seul sera accepté un accord juridiquement contraignant pour obtenir un changement durable. Après des négociations mouvementées, empreintes d'espoir et de désespoir, d’intrigues et de tentatives d'édulcoration, que les entreprises H&M en Suède et Inditex en Espagne ont ouvert la voie en annonçant, le 13 mai, qu'elles allaient signer. Toutes les autres ont suivi.

Toutefois, pas toutes. Nous savions que le géant américain de la vente au détail Walmart ne signerait jamais quoi que ce soit avec les syndicats. Nous avons fait un réel effort avec une autre entreprise américaine, GAP, mais sa direction a finalement décidé qu'elle ne pouvait pas accepter de payer pour l’amélioration nécessaire des conditions de sécurité.

La bonne nouvelle, c’est que 50 entreprises ont suivi et que d'autres nous rejoignent chaque jour, et nous disposons maintenant de la masse critique permettant de produire un changement réel sur le terrain au cours des prochaines années. Une équipe conjointe syndicat-entreprise prépare un plan de mise en application d'ici de 8 juillet. C'est alors que les inspections et la formation des membres des directions et du personnel vont commencer.

L'un de nos principaux défis consiste à convaincre les propriétaires bangladais des fabriques de vêtements que l'époque où l'on méprisait la vie humaine est terminée. Nous travaillons actuellement sur un cas où une équipe d'inspection contre un incendie a trouvé une fabrique en danger imminent d'effondrement. Scandaleusement, le propriétaire refuse de faire évacuer les lieux, en affirmant que le bâtiment est sûr. Les marques ont immédiatement mis fin à leurs relations commerciales avec la fabrique.

Nous devrons prendre des décisions difficiles en nous rendant dans les 5.000 fabriques de vêtements du Bangladesh qui emploient quatre millions de travailleuses. Mais IndustriALL veut que les marques et les distributeurs restent dans le pays en offrant de bons emplois de qualité dans des conditions de sécurité.

Toutefois, l'industrie de la confection au Bangladesh sera seulement viable quand les travailleuses auront le droit d'établir librement des syndicats, gagneront un salaire minimum vital et travailleront sans peur d'être tuées.

Nous exerçons maintenant des pressions en faveur d'une réforme de la législation du travail qui garantisse la liberté syndicale. Les syndicats du Bangladesh ont rejeté la proposition du gouvernement comme étant inadaptée. IndustriALL travaillera avec la CSI et l'OIT pour continuer de faire pression sur les responsables politiques.

Le salaire minimum qui est actuellement de 38 USD par mois doit également être augmenté peu à peu pour atteindre un salaire minimum vital d’ici 2015. La réaction des consommateurs/trices a été claire. Ils/elles sont prêt(e)s à payer quelques centimes supplémentaires par t-shirt pour mettre fin à ce que le pape François a appelé “un travail d'esclave”.

Jyrki Raina

Secrétaire général

Au Bangladesh, les syndicats rejettent les changements inadaptés à la législation du travail

Le Comité exécutif de IndustriALL Global Union a adopté fin mai un plan d’action en quatre points pour le Bangladesh:

Suite aux pressions internationales et à une mission de haut niveau de l’OIT au Bangladesh en mai, le gouvernement bangladais a adopté une proposition de réforme de la législation du travail destinée à être présentée au Parlement. Cependant, les premiers signes encourageants se sont tous volatilisés et les mesures annoncées ont déçu. Le respect de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux du travail, notamment aux droits de syndicalisation et de négociation collective, fait cruellement défaut.

L’ancienne mesure qui obligeait à donner aux propriétaires des fabriques le nom des personnes qui voulaient se syndiquer disparaît dans le nouveau texte de loi, ce qui est une amélioration. Cependant, les dirigeants syndicaux bangladais font remarquer que des obstacles sérieux s’opposent toujours à la syndicalisation, à l’enregistrement des syndicats, à la négociation collective et au droit de faire grève. En outre, la législation du travail ne s’appliquera pas aux 360.000 travailleuses des huit zones franches d’exportation au Bangladesh, qui se trouveront reléguées dans une autre loi qui interdit la création d’un syndicat par les travailleuses.

Il faut signaler également que la campagne pour l’augmentation du salaire minimum de 38 USD par mois, qui s’applique à quatre millions de travailleuses bangladaises dans la confection, reste bloquée en raison de la résistance du patronat.

Avec tant de propriétaires de fabriques qui siègent au Parlement, il n’est pas surprenant que les droits des travailleuses et travailleurs soient encore réprimés,

a déclaré Sharan Burron, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI). Burrow invite les États-Unis et l’Union européenne à intervenir pour augmenter la pression dans le but d’obtenir une véritable réforme.

Le Rana Plaza et les autres homicides industriels ont montré pourquoi les travailleuses et travailleurs de la confection au Bangladesh ont besoin de syndicats nationaux puissants et de représentation syndicale au niveau local chargée de la sécurité. C’est pourquoi une réforme de la législation du travail garantissant les droits inscrits dans les conventions de l’OIT est un point de départ approprié,

a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union.

Un dirigeant syndical égyptien passible d’emprisonnement

Yousri avait déjà été condamné à une peine de trois ans de prison par une cour pénale, et l’attente internationale se tourne maintenant vers l’annulation de ce verdict répressif à la prochaine audience de la cour suprême qui aura lieu lundi.

Yousri a dirigé les dockers de l’entreprise d’Alexandrie chargée des conteneurs et de la manutention du fret au port de Al-Dekheila sur la côte méditerranéenne. Le combat pour obtenir des conditions décentes d’emploi dans l’entreprise remonte à 2011, deux ans avant la révolution du 25 janvier en Égypte, à l’époque de la loi archaïque du travail 12-2003 du régime de Moubarak.

Les manifestations des dockers avaient forcé la direction à s’en tenir aux accords précédents et avaient permis d’obtenir une amélioration des conditions d’emploi pour tous les salariés de l’entreprise. À partir de ce moment, le camarade Yousri et les autres responsables syndicaux dans l’entreprise ont été harcelés par la direction et les autorités.

Le harcèlement contre Yousri s'est aggravé alors qu’il continuait de signaler des cas de corruption concernant la direction de l'entreprise. Le président de l'entreprise a menacé de licencier Yousri et a déposé une plainte au pénal contre lui auprès du procureur général. Yousri a subi des retenues sur les salaires et a été constamment transféré dans différents départements pour qu’il ne soit pas en contact avec les dockers.

Yousri avait organisé une grève de 1.500 travailleurs le 1er octobre 2011 et provoqué un arrêt total de l’activité dans les installations du port. Les accusations auxquelles Yousri fait face concernent l'incitation des travailleurs pendant cette grève. Yousri, qui a réussi à faire la lumière sur la corruption dans l'entreprise, assure que la prison ne l'empêchera pas de diriger l’EDLC. La campagne de IndustriALL est destinée à empêcher son emprisonnement.

Dans une lettre au camarade Yousri, le secrétaire général de IndustriALL, Raina, a dit:

Nous, tout comme nos syndicats membres, sommes scandalisés d'apprendre le harcèlement continu, les représailles et les persécutions subies de la part de votre employeur et des autorités, alors que vous défendez courageusement les droits et les conditions de travail des salariés, tout en protestant contre la corruption généralisée que vous avez décelée.

Nous vous assurons que nous suivons de près la situation et en particulier la prochaine audience du 16 juin 2013. Nous mettons à votre disposition tout notre soutien et notre solidarité, et nous sommes prêts, si nécessaire, à engager une campagne publique et mondiale contre le harcèlement continu d’un important dirigeant syndical.

IndustriALL a assisté au congrès fondateur de l’EDLC qui a eu lieu au Caire le 24 avril 2013. Les représentant(e)s de plus de 186 syndicats indépendants ont élu Yousri Maarouf, président, par suffrage direct à bulletin secret.

Randonnée en vélo des syndicalistes du monde en faveur des droits des travailleurs

L’évènement était organisé et mené par des membres de l’Internationale des services publics (ISP). Des représentant(e)s de IndustriALL se sont joints à la randonnée.

La ‘Route of Shame’ avait été planifiée conjointement à la 102ème Conférence internationale du Travail à Genève. La Conférence du Travail annuelle avait pour objectif principal de déterminer les pays qui s’acquittent de l’obligation de respecter les droits des travailleurs et travailleuses, inscrits dans les conventions de l’Organisation internationale du Travail. Les délégué(e)s qui participaient aux sessions de la Conférence ont également été invités à se joindre à la randonnée, et les organisateurs ont fourni des vélos aux personnes qui n’en avaient pas.

La randonnée a mis en lumière les infractions qui ont lieu en Biélorussie, en Russie, en Turquie, en Grèce, au Canada, au Nigeria, en Iran, au Paraguay, en Tunisie, au Pakistan, en Éthiopie, en Mauritanie, au Cameroun, au Honduras, en République dominicaine et en Corée du Sud.

Les orateurs qui se sont exprimés à la ‘Route of Shame’ ont parlé de l’Égypte où les syndicats indépendants se voient encore refuser le droit de faire grève ou de protester afin d’étouffer leurs revendications pour une société juste, de la Turquie où le port d’un badge permet de dénoncer les graves infractions aux droits de la personne, de la Corée du Sud où les syndicats démocratiques se voient constamment dénier leur reconnaissance et où travailleurs et travailleuses se retrouvent dans des emplois précaires, de la Biélorussie qui continue d’enfreindre constamment la liberté syndicale et la négociation collective, alors que la Conférence internationale du Travail s’intéresse à ce cas depuis l’an 2000 et que le gouvernement refuse d’appliquer les nombreuses recommandations de l’OIT.

Dans le cadre de l’action sur la ‘Route of Shame’, les participant(e)s à la randonnée ont remis des lettres aux missions et ambassades des pays mentionnés plus haut pour dénoncer les infractions commises.

Publication du rapport annuel de la CSI sur les infractions aux droits syndicaux

La Confédération syndicale internationale (CSI) lance chaque année un appel pour rassembler tous les cas d’infraction aux droits syndicaux pays par pays. La confédération des centrales nationales du travail publie chaque année son ‘Rapport sur les violations des droits syndicaux’.

Le rapport 2013 de la CSI “Pays à risque-Violations des droits syndicaux” a été officiellement présenté le 12 juin à la Conférence internationale du Travail.

Ce rapport montre du doigt les principaux résultats obtenus dans 87 pays en mettant principalement l’accent sur sept d’entre eux où l’existence même des syndicats et des autres institutions démocratiques est actuellement gravement menacée: Birmanie/Myanmar, Bahrayn, Fidji, Guatemala, Swaziland, Zimbabwe et Géorgie.  

Parlant de la publication du rapport, la secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow, a déclaré:

“Des centaines de millions de travailleurs et travailleuses, dans des pays en développement comme dans des pays industrialisés, sont privés des droits fondamentaux de la liberté syndicale et de la négociation collective.”

“Pour beaucoup, notamment pour les personnes qui ont un emploi précaire, ce refus a des effets désastreux sur leur vie, du fait que les journées de travail sont extrêmement longues dans des conditions dangereuses et insalubres avec des revenus si bas que ces personnes sont dans l’impossibilité de subvenir correctement à leurs besoins et à ceux de leur famille. Le manque de respect pour les droits des travailleurs et travailleuses a amené une augmentation des inégalités dans le monde, et ces inégalités ont contribué à la crise économique mondiale et font obstacle à la reprise.” 

Voir le texte intégral du rapport sur le site de la CSI (http://www.ituc-csi.org/pays-a-risque-rapport-2013-de-la?lang=fr)

415 travailleurs de Nike au Cambodge mis à pied pour avoir fait grève

Les travailleuses et travailleurs de la fabrique Sabrina dans la province de Kampong Speu, située à l’ouest de la capitale Phnom Penh, produisent des articles pour  Nike, Wilson Sports Apparel et Lululemon Athletica. Les derniers développements dans l’affaire en question concerne la mise à pied massive de 415 travailleuses et travailleurs accusés par la direction de Sabrina d’avoir fait grève.

Say Sokny, secrétaire général du syndicat libre des travailleurs du royaume du Cambodge, signale que des mandats d’arrêt ont été délivrés pour 16 personnes identifiées par la direction de Sabrina comme jouant un rôle décisif dans la campagne syndicale. Huit des seize personnes sont en prison, les autres se cachent.

Les activistes syndicaux arrêtés qui ont été transférés à la prison provinciale doivent être relâchés immédiatement et sans condition.

Sokny signale que la direction oblige les salariés à donner leurs empreintes digitales pour les intimider de façon continue et écarter ceux qui soutiennent la grève et demandent la mise en liberté des huit syndicalistes emprisonnés. Des centaines d’autres restent mobilisés aux portes de l’usine en exigeant leur libération.

Le camarade Sun Vanny, président de la section du FTUWKC à l’usine Sabrina, a informé IndustriALL de l’origine du conflit qui remonte à un accord signé le 30 janvier 2013 entre la direction et le syndicat, et que la direction n’a jamais respecté. L’accord concerne plusieurs améliorations dans les conditions d’emploi.

Après six mois au cours desquels l’intransigeance de la direction n’a fait que s’aggraver, les revendications du FTUWKC présentées le 9 mai on porté sur une hausse salariale mensuelle de 14 USD s’ajoutant aux 74 USD précédents, conformément à l’augmentation nationale du salaire minimum décidée le 1er mai. L’autre revendication principale du syndicat porte sur la conversion automatique des emplois temporaires en emplois permanents.

Sans réponse positive à ces revendications, une grève de sept jours a été décidée par le FTUWKC à partir du 21 mai puis à partir du 3 juin. Environ 4.000 personnes sur un effectif total de 5.300 ont pris part à la grève. Les négociations pour mettre fin à la grève ont obtenu le soutien du ministère du Travail, mais aucune contre-proposition n’a été avancée par la direction. Chea Mony, président national du FTUWKC a pris part aux négociations qui ont échoué.

Au cours de la grève, les travailleurs et travailleuses ont été dispersés avec brutalité par plus de 1.000 policiers anti-émeutes qui se sont servis à plusieurs reprises de matraques électriques. Plus de 30 manifestants ont été blessés dont deux femmes enceintes qui ont perdu leur bébé après avoir été plaquées au sol par la police le 27 mai.

IndustriALL soutient les revendications de son affilié pour obtenir un règlement, veut obtenir justice pour les deux femmes qui ont perdu leur bébé, exige la libération immédiate des huit travailleurs actuellement détenus, la réintégration des 415 membres du personnel mis à pied, et l’engagement de bonne foi d’un dialogue et de bonnes relations industrielles par la direction locale de Sabrina. IndustriALL espère que Nike, Wilson et Lululemon vont intervenir avec force pour faire aboutir les revendications.

IndustriALL soutient la campagne mondiale pour la justice fiscale

Travaillant ensemble par-delà les frontières nationales, les partenaires de ‘Global Alliance for Tax Justice’ (alliance mondiale pour la justice fiscale) se soutiennent mutuellement dans de nombreuses campagnes d’équité fiscale, notamment pour mettre fin aux paradis fiscaux, à l’évasion fiscale et à la corruption, et pour instaurer des systèmes de fiscalité progressive, notamment des taxes sur les transactions financières capables de réduire la spéculation.

Rejoignez les grandes forces du travail, les ONG, les mouvements qui inspirent la confiance, les groupes de défense de l’environnement et autres organisations de la société civile dans une campagne mondiale pour la justice fiscale. Signez dès maintenant votre engagement à soutenir cette campagne, et envoyez un message fort aux dirigeants mondiaux sur l’unité dans la force et l’engagement de nos organisations à travailler ensemble jusqu’à obtenir la justice fiscale. Signez maintenant sur www.gatj.org.

La lise complète des signataires sera publiée la semaine prochaine lors de la Journée mondiale des services publics (23 juin), et sera remise aux dirigeants des gouvernements aux prochaines réunions du G8 et du G20.  

Partout dans le monde, du nord au sud, des voix se font entendre pour revendiquer ensemble: le temps est à la justice fiscale.