Les syndicats nigérians suspendent leur grève pour permettre des négociations avec le gouvernement

Les syndicats ont annoncé qu’ils entamaient un dialogue “pour obtenir des résultats favorables et sauvegarder les droits et le bien-être de tous les citoyens et travailleurs nigérians”.

Les syndicats, qui ont proposé 494.000 nairas (l’équivalent de 332 dollars) comme salaire minimum national, ont rejeté la proposition du gouvernement de 60.000 nairas (40 dollars) qui, selon eux, est inadéquate pour permettre aux travailleurs de faire face à l’augmentation constante du coût de la vie. Selon des rapports officiels, le comité tripartite sur le salaire minimum national se réunit pour examiner les propositions des syndicats.

Les travailleurs ont entamé la grève le 3 juin et la plupart des activités économiques ont été interrompues. Les autres revendications des syndicats portent sur la réduction du tarif de l’électricité qui, selon eux, aggrave les difficultés financières des travailleurs.

“La grève nationale illimitée est donc suspendue pour une semaine à compter d’aujourd’hui afin de permettre la fixation d’un salaire minimum concret et acceptable”,

a déclaré Joe Ajaero, Président du NLC et Secrétaire général du NUEE (Syndicat national des salariés de l’électricité), dans une déclaration commune avec le TUC.

Afolabi Olawale, Secrétaire général du NUPENG (Syndicat nigérian des travailleurs du pétrole et du gaz naturel), a ajouté :

“Nous demandons instamment au gouvernement fédéral d’utiliser ce délai de grâce d’une semaine pour faire tout ce qui est nécessaire à un engagement significatif et pour répondre aux préoccupations des travailleurs et travailleuses nigérians afin d’éviter une nouvelle escalade de la crise”.

Le NUEE et le NUPENG sont tous deux affiliés à IndustriALL.

“Les appels lancés par les centrales syndicales en faveur d’un salaire minimum vital national sont importants pour que les travailleurs et travailleuses nigérians puissent faire face à leurs dépenses et subvenir aux besoins de leur famille. Il est inacceptable de promouvoir des conditions qui créent des travailleurs et travailleuses pauvres, leurs salaires ne parvenant pas à les sortir de la pauvreté”,

a déclaré Paule France Ndessomin, Secrétaire régionale d’IndustriALL pour l’Afrique subsaharienne.

En février, les syndicats ont protesté contre la suppression des subventions pour l’essence par des manifestations et des piquets de grève. Ils ont fait valoir que la suppression des subventions avait entraîné une augmentation des coûts des denrées alimentaires et des transports, ainsi qu’une hausse de l’inflation, qui dépasse actuellement 33 % selon la Banque centrale du Nigeria. Il s’agit du niveau d’inflation le plus élevé jamais atteint depuis 1996, ce qui a des répercussions néfastes sur les salaires des travailleurs. En outre, les syndicats se sont inquiétés du fait que les politiques économiques d’austérité du gouvernement étaient hostiles aux travailleurs et exposaient les communautés défavorisées et marginalisées à la pauvreté.

Violences excessives à l’encontre de manifestants syndicaux en Irak

Dans une déclaration commune, les affiliés d’IndustriALL, la Fédération générale des syndicats du pétrole, du gaz et de la pétrochimie d’Irak (GFOGPUI), le Syndicat général des travailleurs du pétrole et le Syndicat général de l’énergie d’Irak, ont condamné l’utilisation par les forces de sécurité de balles en caoutchouc et de matraques électriques pour disperser les manifestants. Cette action agressive a causé de graves blessures aux manifestants, hommes et femmes, et a conduit à l’arrestation de plusieurs personnes.

Dans leur déclaration commune, les syndicats tiennent les services de sécurité pour entièrement responsables des blessures infligées aux manifestants et exigent la libération immédiate des détenus. Ils ont également demandé la formation d’une commission d’enquête de haut niveau pour examiner les raisons du recours à une telle force.

Depuis le 26 mai, les travailleurs en sous-traitance de la South Refineries Company, qui dépend du ministère du pétrole, se rassemblent pour réclamer des emplois permanents. Les manifestations ont débuté par des interventions musclées des forces de sécurité, au cours desquelles plusieurs travailleurs ont été arrêtés et d’autres dispersés par la force. Malgré cela, les travailleurs ont poursuivi leur semaine de protestation, affirmant leur droit à manifester.

Les syndicats ont exprimé leur mécontentement face à ces interventions violentes et ont exigé du gouvernement qu’il réponde aux revendications des travailleurs. Ils ont également déposé une plainte auprès du chef du conseil du gouvernorat.

Les travailleurs protestataires ont été employés par le biais de 315 contrats pendant de nombreuses années sans que leur statut d’emploi ne soit réglé de manière équitable, ce qui a créé un climat social tendu au sein de l’entreprise. Alors qu’ils étaient censés recevoir des contrats permanents à la fin de la période légale, la direction n’a pas pris les mesures nécessaires pour y parvenir. Soutenus par les syndicats, les travailleurs ont commencé à manifester pour exiger des mesures urgentes de la part du ministère compétent.

Le Président du GFOGPUI, Hassan Jumaa, a déclaré :

“Les actions pacifiques se poursuivront, car les revendications des travailleurs sont justes. Nous condamnons la violence utilisée par les forces de sécurité contre les manifestants pacifiques et appelons le ministère à répondre à leurs revendications.”

Abdelkareem Abdelsada (Abu Watan), Président du Syndicat général de l’énergie d’Irak, a ajouté :

“Nous condamnons cette attaque injustifiée contre les travailleurs et appelons les autorités en charge de la sécurité à protéger les manifestants et à libérer ceux qui ont été arrêtés”.

Shaker Barad, Président du Syndicat général des travailleurs du pétrole, a souligné que la direction générale de l’entreprise est responsable de la tension.

“La direction n’a pas transmis au ministère du pétrole la liste des travailleurs éligibles à un contrat permanent et n’a pas non plus alloué le budget nécessaire à leur recrutement. Les violences commises sont graves et ceux qui ont attaqué les travailleurs doivent répondre de leurs actes”.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré :

“Ces attaques incessantes sont terrifiantes et totalement injustifiées. Il s’agit d’une violation flagrante du droit à l’expression et à la protestation pacifique. Les responsables doivent être traduits en justice. Les actions pacifiques des travailleurs doivent donner lieu à un dialogue social et non à la violence. Nous sommes solidaires des personnes blessés et de leurs familles, nous soutenons les revendications légitimes des travailleurs et travailleuses et nous exigeons la libération immédiate des personnes arrêtées”.

La lutte en faveur des syndicalistes biélorusses emprisonnés se poursuit

Les délégués présents à la manifestation ont exigé la libération des dirigeants emprisonnés et ont souligné qu’ils continueraient à lutter pour les droits syndicaux en Biélorussie jusqu’à ce que ces dirigeants soient libérés.

Maksim Pazniakou, Président en exercice du Congrès biélorusse des syndicats démocratiques (BKDP) a déclaré :

“Nous vous remercions pour votre soutien. Nous vous remercions de faire de l’agenda biélorusse une priorité. Nous sommes conscients que les syndicats biélorusses d’État essaient de vous tromper et de vous donner une image différente de ce qui se passe. Ils ne disent pas la vérité, mais celle-ci est consignée dans les rapports de l’ONU. Longue vie à la Biélorussie”.

Khaing Zar Aung, Présidente de la Fédération des travailleurs industriels du Myanmar (IWFM), affiliée à IndustriALL, a déclaré :

“Au Myanmar, nous comprenons votre lutte. Nous sommes aux côtés des syndicats biélorusses. Nous continuerons à nous battre pour votre liberté et votre démocratie. Nous sommes solidaires avec vous.”

“Je ne sais pas combien de fois nous sommes venus ici pour faire entendre la voix des travailleurs et travailleuses biélorusses ainsi que de leurs dirigeants syndicaux. Notre message a toujours été clair : nous n’abandonnerons pas. La seule chose que les dirigeants emprisonnés ont faite est de se battre pour leur pays, défendre les droits des travailleurs et défendre leur peuple, et si c’est un crime, alors nous sommes également coupables. Nous continuerons à nous battre, nous n’abandonnerons jamais. Notre lutte, notre combat se poursuivra jusqu’à ce que la justice prévale en Biélorussie”,

a déclaré Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL.

L’année dernière, la CIT a adopté une résolution au titre de l’article 33 de la Constitution de l’OIT, relevant le mépris persistant de la Biélorussie pour les droits des travailleurs et l’emprisonnement de plus de 50 syndicalistes. L’article 33 s’attaque au non-respect du rapport d’une commission d’enquête de l’OIT. Cette commission a été établie en 2003 à propos des violations des Conventions 87 et 98 de l’OIT et a produit une série de recommandations dont beaucoup n’ont toujours pas été respectées.

Pour mettre en œuvre la résolution, l’OIT a organisé le 28 mai 2024, à Genève, une table ronde de haut niveau pour discuter de la liberté syndicale en Biélorussie. Au cours de cette table ronde, Anaïs Marin, rapporteuse spéciale sur la Biélorussie, a qualifié la situation de la liberté syndicale dans le pays de catastrophique. Elle a fait référence aux violations du droit à la liberté syndicale qui sont devenues très graves au cours des quatre dernières années.

Sa collègue, Gina Romero, rapporteuse spéciale sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association, lui a fait écho et a appelé les États membres de l’OIT à fournir une assistance humanitaire aux personnes contraintes à l’exil ainsi qu’à leurs proches. Margaret Satterthwaite, rapporteuse spéciale sur l’indépendance des juges et des avocats, a parlé de l’augmentation des interférences politiques dans l’administration de la justice, de l’absence d’un barreau indépendant, des violations systématiques du droit à un procès équitable et de l’utilisation du droit pénal pour punir les syndicalistes qui exercent leurs droits fondamentaux et pour dissoudre les syndicats indépendants.

Kemal Özkan, qui a participé à la session au nom d’IndustriALL, a fait le commentaire suivant :

“Les questions relatives au travail ne sont pas isolées dans l’espace démocratique du pays et le mouvement syndical indépendant a fait de son mieux pour démocratiser au moins l’espace économique du pays. En raison de ce rôle, les autorités ont tenté de discréditer, de délégitimer et de criminaliser les syndicats indépendants par le biais de leurs activités internationales et des liens qu’ils entretiennent avec nous”.

Le gouvernement de Biélorussie a indiqué qu’il ne participerait pas à la réunion.

L’usine Renault au Brésil en grève depuis plus de 25 jours

Les membres du Syndicat des métallurgistes de Gran Curitiba (SMC), qui fait partie de la Confédération nationale des métallurgistes (CNTM), affiliée à IndustriALL, se sont mis en grève pour obtenir de meilleures conditions pour les travailleurs et travailleuses des chaînes de montage. Le syndicat affirme que, faute d’effectifs suffisants, l’imposante charge de travail devient pesante. Les salariés ne disposent que de 5 % de leur temps de travail total pour se reposer ou aller aux toilettes, ce qui, selon le SMC, met en péril leurs santé et sécurité.

Les principales revendications du syndicat sont les suivantes :

L’entreprise n’ayant pas proposé de solutions ni entamé de dialogue, le syndicat n’a eu d’autre choix que de présenter ses revendications lors de deux audiences devant le tribunal régional du travail. Le syndicat a déclaré à plusieurs reprises qu’il était prêt à négocier avec Renault pour obtenir un environnement de travail plus sûr, ce qui améliorerait également la productivité et la compétitivité de l’entreprise. Toutefois, il affirme que Renault n’a pas voulu engager le dialogue sur cette question.

Le Président du SMC, Sergio Butka, a déclaré :

“La voie de la démocratie passe par le dialogue. L’entreprise doit absolument revenir à la table des négociations et discuter de la santé au travail et des questions pécuniaires. Tous les changements au sein de l’entreprise doivent être discutés et entérinés par toutes les parties afin de trouver les meilleures solutions."

Dans un courrier, IndustriALL rappelle que le Groupe Renault et le Comité d’entreprise du Groupe Renault ont signé un accord-cadre mondial en 2013, dans lequel ils s’engagent conjointement à promouvoir les droits des travailleurs et le développement durable. En 2019, un accord sur la qualité de vie au travail a été signé, qui offre la possibilité et encourage le lancement de nouvelles initiatives et cherche à trouver des solutions pragmatiques appropriées pour améliorer la vie des salariés au travail, au travers de la négociation d’accords locaux.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré à ce sujet :

“Nous demandons instamment à Renault de respecter les engagements pris dans ces deux accords et d’encourager sa filiale au Brésil à accepter de négocier de meilleures conditions de travail avec le syndicat”.

Le Comité exécutif d’IndustriALL appelle à la poursuite de la lutte pour les droits des travailleurs

Dans son premier discours d’ouverture en tant que première femme Présidente d’IndustriALL, Marie Nilsson, du syndicat suédois IF Metall, a rappelé à l’Exécutif que même si des défis tels que les changements technologiques, les guerres, les menaces pour la démocratie, le changement climatique et l’intelligence artificielle peuvent parfois passer pour des thèmes rabâchés, il est important que les syndicalistes continuent d’en parler jusqu’à ce que les travailleurs et travailleuses se sentent en sécurité dans la transition. Elle a souligné qu’il n’y a pas de force plus puissante pour la démocratie, la liberté et la durabilité que des travailleurs et travailleuses regroupés au sein de syndicats libres et démocratiques.

“La syndicalisation est notre tâche la plus importante. Dans toutes les usines, dans toutes les mines, dans toutes les blanchisseries, il faut demander à nos camarades s’ils veulent rejoindre le syndicat. La réponse sera oui, dans tous les lieux de travail. Il n’y a rien de plus important pour nous, car un faible niveau de syndicalisation nous pose problème. Une attaque contre vos droits est une attaque contre les miens. C’est la base de notre fédération et le fondement de notre solidarité”,

a déclaré Marie Nilsson.

La Vice-présidente nouvellement élue Christiane Brenner, du syndicat allemand IG Metall, a souligné l’importance de la liberté syndicale :

“La chose la plus précieuse que nous ayons est la liberté syndicale mais la tendance anti-syndicale est claire pour nous. Nous ne pouvons pas tolérer que des entreprises luttent contre notre droit fondamental”.

Le Comité exécutif a mis l’accent sur les points chauds de la planète en matière de droits des travailleurs et de violations syndicales, notamment en Ukraine, où le gouvernement utilise la guerre comme prétexte pour affaiblir le droit du travail et abandonner le dialogue social. En Argentine, la réforme du travail du Président Milei propose d’éliminer les droits fondamentaux du travail et les droits sociaux. Au Myanmar, grâce à la pression d’IndustriALL, de nombreuses grandes marques s’approvisionnant au Myanmar ont quitté ou sont en train de quitter le pays. Les discussions concernant le mépris permanent de la Biélorussie pour les droits des travailleurs et l’arrestation d’innombrables syndicalistes se poursuivront lors de la Conférence internationale du travail de cette année, qui débutera le 3 juin.

En ce qui concerne le droit de grève, le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré :

“Le droit de grève est ancré dans le droit international. Pourtant, depuis près d’une décennie déjà, les représentants des employeurs ont jeté le doute sur ce droit essentiel au sein de l’OIT. À la fin de l’année dernière, la Cour internationale de justice a été saisie de l’affaire.

Bien que nous soutenions la cause et que nous soyons convaincus que l’issue sera favorable aux travailleurs, nous n’avons pas besoin d’un tribunal pour confirmer que le droit de grève est fondamental pour que les travailleurs bénéficient d’un traitement équitable et d’une démocratie sur le lieu de travail.”

L’exécutif a également pris connaissance de l’avancée pour l’industrie du textile et de la confection au Cambodge, IndustriALL signant des accords juridiquement contraignants avec des enseignes de stature mondiale, ce qui permet pour la première fois d’obtenir des conventions collectives soutenues par des marques dans le secteur.

“Il s’agit d’une avancée significative, soutenue par les syndicats cambodgiens, qui apportera un développement durable à tous les acteurs de l’industrie. L’accord responsabilise tout le monde et favorise le dialogue social, ce qui se traduira par une compétitivité accrue, de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail”,

a déclaré Athit Kong, Président du CCAWDU.

Shawn Fain, Président de l’UAW, a remercié IndustriALL pour le soutien apporté lors des campagnes de recrutement syndical chez Volkswagen et Mercedes-Benz.

“La classe ouvrière a été laissée pour compte. Nous devons négocier de bonnes CCT et la syndicalisation suivra.”

Ilvana Smajlovic, Coprésidente du Comité des femmes, a déclaré que des plateformes telles que le Comité des femmes permettaient de soulever des questions comme la ménopause, l’intelligence artificielle et les négociations collectives, qui ont un impact considérable sur les femmes.

L’IA devrait avoir un impact massif sur les travailleurs et travailleuses ainsi que leurs syndicats. Le groupe d’experts 4.0 d’IndustriALL se concentrera sur l’élaboration de procédures qui participeront au développement de politiques liées à la numérisation et à l’IA. Le groupe se pernchera également sur la création de ressources, ce qui inclut l’élaboration d’un document politique pratique qui aborde la gestion des algorithmes et la confidentialité des données, les compétences et la requalification, la santé et la sécurité au travail, la redistribution des richesses et la productivité ainsi que la syndicalisation. Le Comité mondial des multinationales, anciennement appelé Comité d’orientation des multinationales, a entamé son évaluation de la mise en œuvre et du suivi des ACM et du renforcement des réseaux syndicaux.

Le Comité exécutif de juin 2023 a accepté de coopter des jeunes en tant qu’observateurs pour les futures réunions du Comité exécutif jusqu’au congrès de 2025. Laya Borjal Ferrer, du syndicat ALU-TUCP des Philippines, a déclaré :

“Merci d’avoir permis aux jeunes de participer au CE. Il est important que des jeunes participent aux débats sur l’IA, car notre génération sera très affectée.”

Afin d’affronter le capital mondial et de construire un syndicalisme fort et militant au plan mondial, le Comité exécutif a décidé de débloquer des fonds, sur une période de trois ans, pour la formation à la syndicalisation et à l’exécution de campagnes auprès des entreprises.

IndustriALL reçoit une grande partie du financement de ses projets de la part de donateurs externes. Cependant, en raison de la guerre en Ukraine, de la situation politique dans de nombreux pays donateurs ainsi que des fluctuations des taux de change, le financement des projets d’IndustriALL a diminué. Le Comité exécutif a décidé qu’IndustriALL puisse faire des demandes de financement auprès de donateurs traditionnels, d’agences nationales et internationales, d’entreprises et d’organisations philanthropiques si le financement est considéré comme correspondant aux objectifs d’IndustriALL et si le donateur est considéré comme ne prêtant pas à controverse.

Le Comité exécutif a adopté deux résolutions ; l’une sur la Corée du Sud appelant le gouvernement coréen et l’Assemblée nationale à réviser la loi pour mettre en œuvre les Conventions fondamentales 87 et 98 de l’OIT, et l’autre sur la Palestine : nous sommes du côté de la paix et de la justice.

Les dirigeants des Syndicats mondiaux affirment leur soutien aux syndicats palestiniens et au peuple palestinien

La délégation, qui se composait des secrétaires généraux de la CSI et des FSI ainsi que de hauts responsables syndicaux du monde entier, a rencontré des représentants de la Fédération générale palestinienne des syndicats (FGPS) ainsi que des dirigeants syndicaux représentant les travailleurs de Cisjordanie et de Gaza.

La délégation a eu le privilège de rencontrer le président Abbas, ainsi que le vice-premier ministre Samah Abou Oun et plusieurs ministres du gouvernement au cours de la mission du 28 au 30 mai 2024. Plusieurs Syndicats mondiaux sont déjà très actifs auprès de leurs collègues palestiniens, tous déterminés à soutenir inlassablement la lutte des travailleurs palestiniens.

La délégation a précisé :

"Nous exprimons notre solidarité avec les syndicats et les travailleurs palestiniens en ces temps difficiles. Nous sommes vivement préoccupés par la grave crise humanitaire à laquelle est confrontée la population de Gaza et nous sommes aux côtés des Palestiniens, des Israéliens et des peuples du monde qui appellent à la paix, à l'égalité et à la justice".

Les priorités urgentes doivent inclure un cessez-le-feu immédiat et permanent dans le plein respect du droit humanitaire international, l'accès immédiat à l'aide humanitaire, la libération de tous les otages et autres personnes détenues en dehors de toute procédure judiciaire régulière et le retour en toute sécurité de tous les travailleurs pris au piège du conflit.

La délégation a rappelé la politique de longue date de la CSI et d'autres Syndicats mondiaux préconisant une solution à deux États et l'appel à une paix juste et durable par la mise en œuvre intégrale des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies, afin d'offrir à une Palestine indépendante un réel avenir économique. Cela suppose la fin de l'occupation de la Cisjordanie, le démantèlement de toutes les colonies illégales et la reconnaissance des frontières d'avant 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale d'un État palestinien.

La délégation a exhorté les gouvernements à reprendre et à augmenter le financement de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

"L'UNRWA joue un rôle vital en fournissant des services essentiels et en soutenant les Palestiniens à un moment où ils en ont le plus besoin.

"Nous sommes venus ici pour approfondir notre engagement envers les travailleurs palestiniens et leurs syndicats – nous faisons tous partie de la même famille. Notre objectif est une Palestine démocratique et souveraine, qui connaisse une paix et une sécurité justes et durables, aux côtés d'un Israël sûr. Nous savons que les syndicats sont un élément essentiel de toute démocratie et que des syndicats indépendants, forts et démocratiques constitueront un élément clé de la concrétisation de cet objectif en Palestine".

La délégation a indiqué avoir entendu des témoignages émouvants de Palestiniens qui ont payé un lourd tribut dans cette guerre.

Outre la triste réalité des destructions et des pertes humaines à Gaza, nous avons été informés sur la violence des colons, les entraves aux droits de l'homme, comme la liberté de déplacement, et les difficultés économiques en Cisjordanie. Une lueur d'espoir vient pourtant de l'engagement en faveur du syndicalisme et son potentiel à contribuer à un règlement juste dans le chaos général de ce conflit.

"Notre responsabilité en tant que syndicalistes mondiaux est d'entretenir ce sentiment et nous appelons le mouvement syndical mondial à mettre en pratique ses principes de paix, d'humanité, de démocratie et de solidarité. Cela implique de continuer à investir dans un dialogue constructif avec les syndicats de Palestine et d'Israël, qui reconnaisse leur rôle essentiel dans leurs sociétés respectives.

Les Syndicats mondiaux n'oublieront pas leurs sœurs et leurs frères de Palestine et ils ne les abandonneront pas. Nous redoublerons d'efforts pour soutenir vos syndicats et vous soutenir. Les syndicats sont restés une constante – démocratiques, enracinés dans leurs communautés, et bien équipés pour apporter un soutien concret pendant la reconstruction, qui devrait intégrer les principes de travail décent et de services publics de qualité".

De nombreux Syndicats mondiaux ont déjà apporté une aide considérable aux travailleurs par l'intermédiaire des syndicats de Gaza et de Cisjordanie. L'Internationale de l'éducation a fourni une aide financière à plus de 1.000 enseignants en Palestine et un abri à plus de 5.000 enfants à Rafah. La Fédération internationale des journalistes apporte un soutien direct aux reporters de Gaza et gère un centre de solidarité doté d'un espace de travail et d'équipements à Khan Younis. La Fédération internationale des ouvriers du transport et l'Internationale des services publics ont toutes deux constitué des fonds de solidarité pour apporter une aide immédiate et un soutien à plus long terme aux travailleurs palestiniens des transports et des services publics ainsi qu'à leurs familles. L'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois a fourni une aide humanitaire et des abris aux travailleurs de la construction et à leurs familles.

La délégation a conclu :

"Les syndicats s'inscrivent dans le mouvement mondial pour la paix. Nous prônons la paix ainsi que des valeurs aussi importantes que la démocratie et l'humanité. C'est pour cela que nous sommes ici."

Le gouvernement finlandais restreint le droit de grève

Malgré plusieurs grèves de protestation au début de l’année, le gouvernement finlandais de coalition, au pouvoir depuis l’année dernière, a persévéré dans son programme qui comprend la limitation du rôle des représentants syndicaux sur le lieu de travail et des coupes dans la sécurité sociale.

En vertu de ces nouvelles lois, les syndicats devront désormais payer des amendes considérables s’ils organisent une grève que le tribunal juge ensuite illégale. Les travailleurs considérés individuellement seront soumis à des amendes de l’équivalent de plus de 200 dollars s’ils poursuivent une grève après que le tribunal l’a jugée illégale. L’amende doit être payée directement à l’employeur.

Ces lois nouvellement promulguées sont en violation des normes internationales du travail, notamment des Conventions 87 et 98 de l’OIT, ratifiées par la Finlande. Le gouvernement a rejeté les recommandations faites par l’OIT au ministre du travail, l’invitant à renégocier les réformes statutaires en consultation avec les partenaires sociaux, ce que le gouvernement finlandais n’a donc pas fait.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré à ce sujet :

“Ces lois portent clairement atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses et sont non seulement en violation des normes fondamentales du travail, mais aussi en contradiction flagrante avec le modèle nordique qui favorise des politiques et des pratiques sociales et économiques équitables. Nous soutenons nos syndicats qui demandent l’abrogation de ces lois, car elles restreignent la liberté d’expression des travailleurs, en fixant des limites strictes aux grèves politiques, aux arrêts de travail et aux grèves sectorielles, ainsi qu’en imposant des amendes aux travailleurs et travailleuses qui participent à une grève qualifiée d’illégale, même si leur syndicat y a appelé”.

Judith Kirton-Darling, Secrétaire générale d’industriAll Europe, a déclaré :

“Ces attaques frontales contre les droits des travailleurs en Finlande ont suscité l’indignation des syndicats. À juste titre. Cette loi limite le droit de grève, encourage la décentralisation des négociations, permet aux travailleurs non syndiqués de négocier des conventions collectives et affaiblit la protection contre les licenciements. Il s’agit d’une violation flagrante des droits fondamentaux des travailleurs et de la négociation collective ! IndustriAll Europe soutient fermement les travailleurs et travailleuses finlandais et leurs syndicats dans cette lutte ! Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre nous tous !”

Le droit de grève est remis en cause dans de nombreux pays du monde. Au cours des dix dernières années, il a également été attaqué par les employeurs au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui fixe les normes mondiales en matière de droits du travail. À la fin de l’année dernière, le Conseil d’administration de l’OIT a saisi la Cour internationale de justice de cette question.

La Conférence internationale du travail, réunion annuelle des États membres de l’OIT, commence début juin. Ensemble, rappelons aux délégués leur devoir de soutenir le droit de grève et la démocratie au travail.

Signez et partagez la pétition de la CSI, qui sera remise aux délégués à Genève en juin.

En Géorgie, une nouvelle loi fait reculer les valeurs démocratiques

Malgré l'opposition de la présidente au projet de loi, après son adoption par le parlement géorgien au début du mois, et les pressions croissantes des États-Unis et de l'Union européenne pour son retrait, le parti au pouvoir a annoncé son intention de poursuivre.

Le 28 mai, le parlement géorgien a adopté une motion pour passer outre au véto de la présidente contre la loi qui oblige toute organisation recevant plus de 20 pour cent de son financement de sources extérieures à la Géorgie à s'enregistrer comme "porteuse des intérêts d'une puissance étrangère" et l'a adoptée. Cette loi, qualifiée de "loi sur les agents étrangers" ou "loi Russie" par ses détracteurs, vise à contrôler, voire stigmatiser et réduire l'espace démocratique pour les organisations syndicales, la société civile et les médias. Son texte rappelle une loi controversée en Russie.

Elle aura un impact considérable sur les droits des travailleurs, étant donné que le droit géorgien considère les syndicats comme des ONG. Elle vise surtout à attaquer les droits fondamentaux des travailleurs et à réduire au silence les syndicats et les organisations de la société civile quant aux violations des droits et des intérêts des travailleurs.

Le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, a déclaré :

"C'est un revers pour les valeurs démocratiques en Géorgie, qui aura un impact massif pour les syndicats. Cette loi sape gravement les droits de l'homme et des syndicats et élève des obstacles au fonctionnement normal des organisations de la société civile financées de l'étranger pour exercer leurs activités légitimes pour la défense de la démocratie.

"Il s'agit clairement d'une barrière aux activités des syndicats parce que la solidarité dont ils bénéficient d'organisations internationales et européennes contribue aux activités de formation, de renforcement des capacités, d'assistance juridique et d'organisation de conférences et de manifestations et de présence à celles-ci."

a déclaré la secrétaire général d'IndustriALL Europe, Jude Kirton-Darling :

"L'adoption de cette loi controversée sur les "agents étrangers" en Géorgie est très préoccupante; elle va à l'encontre des principes fondamentaux de l'état de droit de l'Union européenne, comme la protection des droits humains notamment par la mise en place d'une stratégie des droits humains ambitieuse et la liberté de réunion et d'expression. Son adoption signifierait un sérieux recul des droits démocratiques. Elle torpillera les chances de la Géorgie d'adhérer à l'Union européenne, six mois à peine après avoir obtenu le statut de candidat."

Le système d’indemnisation au Bangladesh inclut désormais les accidents sur le chemin du travail

À la suite d’une décision unanime du Conseil de gouvernance du projet pilote du Régime d’indemnisation des accidents du travail (EIS, pour l’acronyme de l’anglais Employment Injury Scheme), les accidents qui peuvent survenir pendant le trajet entre le domicile et le lieu de travail seront considérés comme des accidents du travail à partir du 1er juillet.

Lors de la réunion du 13 mai avec le Conseil de gouvernance, composé d’organisations patronales, de fonctionnaires et de représentants des travailleurs, il a également été convenu que les quelque 75 travailleurs qui ont déposé des demandes d’indemnisation pour des accidents sur le chemin du travail à partir du 21 juin 2022, date à laquelle le programme pilote a été officiellement lancé, seront également indemnisés.

Towhidur Rahman, représentant du Conseil d’IndustriALL Bangladesh au Conseil de gouvernance de l'EIS, a déclaré :

“Il était important d’inclure les accidents intervenant sur le chemin du travail dans le régime d’indemnisation. Nous devons veiller à ce que les travailleurs et travailleuses de la confection soient en sécurité dans leur monde du travail, qui comprend non seulement les usines mais aussi leurs trajets quotidiens, et si un incident survient, il doit être indemnisé. J’espère que lorsque ce programme pilote deviendra une loi, nous aurons amélioré la sécurité sociale des travailleurs et travailleuses de la confection.”

En 2022, le ministère du travail et de l’emploi du Bangladesh, en collaboration avec l’Organisation internationale du travail, a lancé un projet pilote de régime d’indemnisation des accidents du travail qui prévoit une indemnisation pour les traitements médicaux et les services de revalidation, ainsi que pour la perte de revenus causée par les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Le projet pilote se déroulera sur une période de trois ans et concernera les usines de vêtements orientées vers l’exportation qui sont membres de l’Association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh (BGMEA) et de l’Association des fabricants et exportateurs de vêtements en tricot du Bangladesh (BKMEA).

Le projet pilote EIS comporte deux volets :

Christina Hajagos-Clausen, Directrice du secteur textile d’IndustriALL, a déclaré :

“Il s’agit d’une avancée majeure qui permettra d’étendre le filet de sécurité sociale à un plus grand nombre de travailleurs et travailleuses vulnérables. Nous demandons instamment aux marques et détaillants de continuer à contribuer financièrement au système dans le cadre de leur responsabilité à l’égard des salariés de leurs chaînes d’approvisionnement”.

Les marques qui font des affaires au Bangladesh doivent participer au projet pilote de l’EIS

La semaine dernière, IndustriALL a organisé, en collaboration avec le Local Authority Pension Fund Forum (LAPFF), un webinaire intitulé “Protection sociale pour les travailleurs et travailleuses de la confection : Le Régime d’indemnisation des accidents du travail (EIS)”. Le webinaire visait à informer les investisseurs et autres participants sur les résultats obtenus par le projet pilote au cours de ses deux premières années d’existence.

Plus de 50 marques sont devenues signataires ; elles effectuent des versements volontaires pour compléter le fonds et l’amener au niveau des normes internationales. La contribution d’une marque ne représente que 0,019 % de la valeur totale de ses exportations en provenance du Bangladesh, ce qui est très peu, mais comme l’a fait remarquer l’un des intervenants du webinaire, le programme offre aux travailleurs et travailleuses la sécurité de savoir que leur famille ne sera pas démunie en cas d’accident ou de décès sur leur lieu de travail.

Pour les marques, les avantages de l’adhésion comprennent la contribution à un programme qui améliore le sort des travailleurs et travailleuses de leur chaîne d’approvisionnement, ainsi que celles de l’ensemble du secteur du prêt-à-porter, et la réduction des risques de réputation, juridiques et opérationnels qui découlent de la législation émergente exigeant des marques qu’elles fassent preuve d’une diligence raisonnable au sein de leurs chaînes d’approvisionnement.

Le projet pilote EIS est un exemple concret de programme multipartite qui repose sur la responsabilité collective du gouvernement, des employeurs, des travailleurs et des marques qui s’approvisionnent, et même des investisseurs, qui ont un rôle important à jouer en incitant leurs entreprises à devenir signataires.

“Il est essentiel que d’autres marques faisant des affaires au Bangladesh se joignent au projet pilote de l’EIS. Bien que la protection sociale soit une prérogative gouvernementale, la responsabilité partagée des autres parties prenantes a été, et sera, cruciale pour le succès de cette initiative”,

a déclaré Christina Hajagos-Clausen.

Illustration : Salariés quittant une usine de vêtements au Bangladesh à la fin de leur journée de travail. Crédit : Crozet M. / OIT

IndustriALL et des grandes marques signent des accords juridiquement contraignants promouvant la négociation collective et l'amélioration des salaires

Ces conventions juridiquement contraignantes qu'IndustriALL a conclues individuellement avec des marques mondiales font que celles-ci vont inciter leurs fournisseurs à faire de même. Dans un secteur où règnent les bas salaires et les conditions de travail précaires, ces accords innovent en matière de relations du travail dans les chaînes d'approvisionnement, des marques, des employeurs et des syndicats agissant ensemble sur la question des salaires et des conditions de travail. Le processus des ACM entre syndicats et employeurs se déroule en parallèle et l'engagement des marques se concrétisera dès qu'un tel ACM sera signé.

Pour le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie :

"Ces accords individuels qui nous lient maintenant à des marques pour favoriser la négociation collective dans le secteur textile du Cambodge sont innovateurs et inédits. Ces marques se sont formellement engagées à maintenir leurs volumes de production au Cambodge, quelles que soient les suites de la nouvelle convention collective, et elles se sont engagées à ne pas toucher aux coûts de main-d’œuvre.

"Cela veut dire que ce sont les marques qui supporteront le coût des conventions collectives et que la signature d'une convention ne fait courir aucun risque à nos affiliés ou aux sites de production. Nous y travaillons depuis des années et nous voyons enfin le résultat. Cela montre que le temps passé à bâtir la confiance et la compréhension permet de réaliser de grandes choses."

Ces accords juridiquement contraignants sont le fruit d'un processus collaboratif entre les marques, les employeurs et les syndicats au Cambodge. En fixant une nouvelle norme dans les relations industrielles dans les chaînes d'approvisionnement, ils promeuvent une transformation structurelle pérenne ainsi que de bonnes relations de travail. Cette démarche concilie les attentes des investisseurs et le devoir de vigilance en matière de droits de l'homme à l'échelon du pays et répond aux obligations des marques en matière d'engagement tangible des parties prenantes.

Les dirigeants syndicaux cambodgiens se félicitent de ces accords et des engagements pris par les marques.

Pour le président du CCAWDU, Athit Kong :

"C'est une grande avancée qui a le soutien des syndicats cambodgiens et qui apportera un développement durable à toutes et tous dans l'industrie. Cet accord place tout le monde devant ses responsabilités et promeut le dialogue social, ce qui se traduira par une plus grande compétitivité, de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail."

Le président du FTUWKC, Sokny Say, ajoute :

"L'ACT est une bonne initiative mais surtout, ces accords sont susceptibles d'une application forcée. Nous saluons les marques pour leur soutien. Les travailleurs cambodgiens souffrent de la faim et de l'endettement; ces accords donnent la priorité aux actions qui améliorent le bien-être des travailleurs et à la protection de leurs droits."

Le président du CUMW, Pav Sina, conclut :

"Le soutien des marques est crucial pour les travailleurs et les employeurs au Cambodge. Ces accords peuvent aussi profiter aux employeurs qui conservent les commandes qui leur sont passées. Cela montre que toutes les parties prenantes concernées ont intérêt à renforcer les relations du travail par la mise en place d'un dialogue social."

IndustriALL appelle toutes les marques mondiales et les distributeurs qui se fournissent au Cambodge à signer ces accords individuels pour favoriser la négociation collective et l'amélioration des salaires et des conditions de travail au Cambodge.

Veuillez contacter la directrice d'IndustriALL en charge du secteur du textile et du vêtement, Christina Hajagos-Clausen, pour plus d'informations.

Crédit photographique : Ateliers Sang Min au Cambodge @ILO