Un nouveau Pacte de l’UE engage les entreprises à signer immédiatement l’Accord au Bangladesh

Dans une déclaration conjointe lors du lancement du nouveau Pacte de l’UE, le commissaire européen Karel de Gucht, le directeur général de l’OIT Guy Ryder, et le ministre des Affaires étrangères du Bangladesh Dupi Moni, se sont déclarés:

Satisfaits que plus de 70 grandes marques et revendeurs d’articles de mode fabriqués au Bangladesh ont signé un Accord sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh afin de coordonner leurs efforts pour aider à améliorer la sécurité dans les ateliers et fabriques au Bangladesh qui les approvisionnent. Dans ce contexte, ils encouragent d’autres entreprises, notamment des PME, à se joindre rapidement à l’Accord dans leurs capacités respectives.

Le secrétaire général de IndustriALL Jyrki Raina a accueilli avec satisfaction ce nouvel appui:

Alors que nous nous apprêtons à engager une nouvelle étape décisive dans l’Accord au Bangladesh, avec la fin de la première période de 45 jours du processus de mise en œuvre, nous accueillons avec satisfaction ce nouvel appui de haut niveau. L’UE se signale avec du retard, mais elle a un rôle essentiel à jouer pour obtenir la sécurité dans l’industrie de la confection au Bangladesh.

Chaque jour, de nouvelles entreprises signent l’Accord. Le nouveau Pacte reconnaît l’urgence d’obtenir la signature de l’Accord par davantage d’entreprises et un renforcement de la coalition au profit des travailleuses du Bangladesh.

Le secrétaire général adjoint de UNI Global Union, Christy Hoffman, a déclaré:

L’Accord réalise des avancées avec l’aide des entreprises et le soutien des institutions internationales, notamment l’UE, l’OIT et l’ONU. Tous ensemble, nous améliorerons les conditions de vie des travailleuses de la confection dans les ateliers et fabriques au Bangladeshi.

Liste intégrale des entreprises signataires de l’Accord:

Abercrombie & Fitch
Aldi
Auchan
Belotex
Benetton
Bestseller
Bonmarche
C&A
Camaieu
Carrefour
Charles Voegele
Chicca
Comtex
Coop Danmark
Cotton On
Dansk
Daytex
Debenhams
Distra
DK Company
El Corte Ingles
Ernstings’ Family
Esprit
Fat Face
Forever New
Gstar
H&M
Helly Hansen
Hema
Herding Heimtextil 
Hess Natur – Textilien GmbH
Horizonte
Inditex
JBC
Jogilo
John Lewis
Juritex
Kik
Kmart (Australia)
LC WAIKIKI
Leclerc
Lidl
Loblaw
Mango
Marks and Spencer
Metro
Mothercare
N Brown
New Look
Newtop
Next
Otto Group
Primark
PUMA
PVH
Rewe
S Oliver
Sainsbury
Schmidt Group
Scoop NYC / Zac Posen
Sean John Apparel
Shop Direct Group
Stockmann
Switcher
Target (Australia)
Tchibo
Tesco
Texman
Topgrade International
V&D
Varner Group
WE Europe
Zeeman

Contacts:
Tom Grinter, IndustriALL, Mobile: +41 79 693 44 99, 
[email protected]
Richard Elliott, UNI Global Union, Mobile: +41 79 794 9709,
[email protected]
Andy York – Ethical Trading Manager – N Brown Group – Contact Fergus Wylie – Newgate Communications – +44 (0) 20 7680 6550

Mise en œuvre de l’Accord sur la sécurité au Bangladesh – nouvelles avancées

Les signataires de l’Accord, IndustriALL Global Union, UNI Global Union et plus de 70 marques et revendeurs de vêtements, ont fixé eux-mêmes une période de 45 jours pour élaborer et approuver le plan de mise en œuvre, qui vient à échéance le 8 juillet. L’Accord représente une nouvelle ère de collaboration et d’efforts sincères pour rendre l’industrie de la confection au Bangladesh sûre et viable grâce à des inspections exhaustives, des réparations effectuées dans les ateliers et fabriques, une formation et une participation des travailleuses et travailleurs.

Toutes les parties de cet Accord contraignant de cinq ans sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh sont électrisés par cette étape décisive et le véritable travail sur le terrain qui va bientôt démarrer.

Les principaux éléments du plan de mise en œuvre sont les suivants:

Voir le rapport de l’équipe de mise en œuvre annexé pour connaître les détails complets.  L’Accord englobera tous les ateliers et fabriques produisant des articles pour les marques signataires, les ouvrira à des inspections de sécurité et à d’autres mesures dépendant de la signification de la fabrique en matière d’incendie. Les marques et les revendeurs signataires garantissent que chaque fois qu’une fabrique ou un atelier sans sécurité sera trouvé, des fonds  seront débloqués pour mettre la sécurité à niveau.

L’Accord sera régi par un comité de direction avec une représentation égale de membres ouvriers et de la direction. Le comité de direction aura le pouvoir de prendre des décisions pour résoudre les différends, son arbitrage étant exécutoire devant les tribunaux du pays d’origine de l’entreprise. La sélection du médiateur dans ce processus sera du ressort du modèle législatif de 1985 de la CNUDCI (Commission des Nations unies pour le droit commercial international). Toute action entreprise dans le cadre de l’Accord sera transparente et rendue publique.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a déclaré:

Cet Accord historique et juridiquement contraignant permettra d’obtenir un changement réel sur le terrain et la garantie de la sécurité et de la viabilité dans l’industrie de la confection au Bangladesh. Les initiatives volontaristes se sont révélées insuffisantes avec la mort de 1.800 travailleuses de la confection au Bangladesh dans des incendies et des effondrements de bâtiments au cours des sept dernières années. Un changement profond n’est réalisable qu’avec une forte coalition de syndicats, de marques et de revendeurs internationaux, des pouvoirs publics et des employeurs au Bangladesh, et avec une participation ouvrière sur les lieux de travail et la garantie de la liberté syndicale.

Le secrétaire général de UNI Global Union, Philip Jennings, a fait le commentaire suivant:

Maintenant, le vrai travail commence. Les modalités et les règles de l’Accord sont en place; nous pouvons maintenant déterminer les personnes les plus compétentes et assembler l’équipe au Bangladesh qui sera chargée de poursuivre ce travail d’importance capitale. Nous vivons des moments passionnants. Le monde nous observe.

L’Organisation internationale du Travail (OIT) agit en tant que présidence indépendante pour renforcer l’application de l’Accord. Les ONG de défense des droits des travailleuses et travailleurs, Clean Clothes Campaign et Workers' Rights Consortium, ont joué un rôle important en soutenant l’Accord, et continueront dans cette voie durant les cinq années de durée de l’Accord.

L’importance fondamentale de l’Accord réside dans le fait qu’il accorde un rôle central aux travailleuses et travailleurs et à leurs représentant(e)s. Un autre aspect central de l’Accord est que les entreprises signataires s’engagent à rester au Bangladesh pendant au moins les deux premières années de l’Accord. Les entreprises signataires de l’Accord se sont engagées à travailler sérieusement et sincèrement avec les syndicats pour mettre de l’ordre dans leur chaîne de production au Bangladesh. Elles pourront toutes être considérées comme établissant des normes dans l’industrie.

Liste intégrale des entreprises signataires de l’Accord:

Abercrombie & Fitch
Aldi
Auchan
Belotex
Benetton
Bestseller
Bonmarche
C&A
Camaieu
Carrefour
Charles Voegele
Chicca
Comtex
Coop Danmark
Cotton On
Dansk
Daytex
Debenhams
Distra
DK Company
El Corte Ingles
Ernstings’ Family
Esprit
Fat Face
Forever New
Gstar
H&M
Helly Hansen
Hema
Herding Heimtextil 
Hess Natur – Textilien GmbH
Horizonte
Inditex
JBC
Jogilo
John Lewis
Juritex
Kik
Kmart (Australia)
LC WAIKIKI
Leclerc
Lidl
Loblaw
Mango
Marks and Spencer
Metro
Mothercare
N Brown
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PUMA
PVH
Rewe
S Oliver
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Scoop NYC / Zac Posen
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Tom Grinter, IndustriALL, Mobile: +41 79 693 44 99, 
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7 tués dans l’effondrement d’une fabrique de vêtements à Bhiwandi, Mumbai

L’incident s’est produit au moment où environ 45 travailleuses et travailleurs de l’équipe de nuit étaient à leurs postes, tuant 7 personnes et en blessant 15 autres, alors que 4 restaient coincées sous les décombres.  Les sauveteurs ont dit que des secousses avaient commencé à être ressenties à 2 heures du matin et que le bâtiment s’est effondré peu après.

Lorsque cela s’est produit, les travailleuses et travailleurs se trouvaient dans l’entrepôt au rez-de-chaussée. “Le bâtiment était encore en construction. Le troisième étage était construit illégalement. C’est peut-être la raison de l’effondrement du bâtiment”, a déclaré Santosh Kadam, directeur de la cellule de gestion des catastrophes de l’entreprise municipale de Thane.

Satyapal Singh, commissaire de police de Mumbai, a reconnu que le bâtiment était illégal et que la construction effectuée sans autorisation se poursuivait. M K Bhosale, commissaire adjoint de police au commissariat de Bhiwandi, avait été informé qu’un rapport préliminaire d’enquête (FIR) avait été établi contre le propriétaire du bâtiment, Sanjay Dadhia, et l’ingénieur pour procéder à la construction illégale d’un nouvel étage.

La police a déposé plainte sous les sections du Code pénal indien 304 (sanction pour une responsabilité dans un homicide involontaire n’entrant pas sous la définition de meurtre), 336 (acte mettant en danger la vie ou la sécurité d’autres personnes), 337 (occasionnant des blessures par acte mettant en danger la vie ou la sécurité individuelle), 338 (causant des blessures graves par un acte mettant en danger la vie) et 34 (actes commis par plusieurs personnes au service d’une intention commune).

Selon l’inspecteur Ramesh Patil du poste de police de Narpoli: “Toutes les personnes sauvées appartiennent à une entreprise du nom de Big Garment, qui a été établie dans le bâtiment il y a un an et demi. Big Garment n’a pas pu être jointe immédiatement pour un commentaire”. Le bâtiment était en cours d’agrandissement au moment de l’effondrement. Des piliers étaient en construction pour ajouter un nouvel étage au bâtiment, a ajouté M. Patil.

La fabrique de vêtement a employé beaucoup de travailleuses migrantes, venues le plus souvent de Uttar Pradesh et de Bihar, et travaillant généralement par postes. Certaines vivaient dans le même bâtiment selon les informations recueillies. À ce jour, seules trois travailleuses décédées ont été identifiées comme étant Munna Vazur Diwan (25 ans), Sheikh Tajmul et Virendra Pandey (45 ans).

Les blessées on été transportées à l’hôpital Indira Gandhi Memorial de Bhiwandi. Sur les 15 personnes blessées, 9 sont déjà sorties de l’hôpital et 6 continuent à y recevoir des soins. Les opérations de sauvetage se poursuivent. Les fonctionnaires chargés du contrôle des opérations de secours et de sauvetage sur le terrain sont le gouverneur de district P Velrasu, le commissaire Achyut Hange de la société municipale de la ville Bhiwandi Nizampur (BNMC) et le commissaire de police du district de Thane K P Raghuvanshi.

C’est la quatrième fois qu’un bâtiment s’écroule en l’espace de deux mois à Mumbai et dans les environs. Toutefois, les autres décès ont eu lieu dans l’écroulement d’immeubles d’habitation.

Electrolux s’engage à réintégrer totalement les dirigeants syndicaux thaïlandais

Au cours des derniers mois, IndustriALL Global Union et son affilié suédois IF Metall se sont engagés activement pour une solution juste, notamment la réintégration totale des dirigeants syndicaux suspendus dans l’usine Electrolux Rayong, alors que le conflit du travail était dans l’impasse.

Après des négociations longues et dures avec Electrolux, IndustriALL Global Union, IF Metall et la direction d’Electrolux ont conclu, le 28 juin, un nouvel accord qui est venu à bout des obstacles, tant pour le syndicat des travailleurs d’Electrolux en Thaïlande-ETWU que pour la direction locale de Rayong. Ce nouvel accord porte sur les points suivants:

IF Metall, l’ancienne FIOM, et l’affilié thaïlandais TEAM s’étaient engagés activement, en 2010, dans la syndicalisation du personnel de l’usine Rayong.  Peu après, le syndicat ETWU a été créé pour représenter les intérêts des travailleurs et travailleuses.

IndustriALL et IF Metall continueront de soutenir les travailleurs et travailleuses et les dirigeants syndicaux pour redémarrer les activités syndicales et obtenir une unité plus forte dans l’usine.

La classe ouvrière brésilienne célèbre la Journée nationale de lutte

La Journée nationale de lutte, organisée aux côtés d’autres mouvements sociaux, demande que la situation actuelle puisse avoir un résultat positif. Le mouvement syndical s’est joint aux protestations de millions de personnes à travers le pays qui ont demandé une réduction des tarifs des transports publics et l’amélioration de ces transports, de meilleurs services de santé et d’éducation, et exprimé leur mécontentement au sujet du fonctionnement des institutions politiques. Des résultats concrets ont déjà été obtenus, ne serait-ce que par la réduction des tarifs des transports publics dans la plupart des villes. Toutefois, la question de la réforme politique est toujours dans l’impasse. Le Congrès débat de la question, mais tous les secteurs de la société doivent être associés à ce débat.

La Journée nationale de lutte demandera le retrait du projet de loi 4330 sur l’externalisation, qui constitue une attaque contre les droits des travailleurs et travailleuses du Brésil et rend l’emploi encore plus précaire au Brésil. Ce projet de loi doit être retiré immédiatement de l’ordre du jour du Congrès national.

Un vote est prévu le 9 juillet sur le projet de loi à la Commission de la Constitution et de la Justice du Congrès. Les syndicats ont organisé une journée de grèves le 4 juillet dans les principaux secteurs de l’économie comme avertissement, pour que le Congrès retire le projet de loi avant les manifestations, les arrêts de travail et les grèves prévus pour le 11 juillet.

La Journée nationale de lutte en appellera aux autorités pour ne pas réduire les dépenses pour les services sociaux et pour fournir des compensations pour les réductions de tarif dans les transports publics. Les autres revendications incluent: 10% du budget national alloué à la santé publique, 10% du BIP à l’éducation, "les fonds publics affectés uniquement au secteur  public", la fin du facteur des retraites, la semaine de 40 heures de travail sans réduction salariale, une réforme agraire et la suspension du processus d’appel d’offres dans l’industrie du pétrole.

Les syndicats veulent également lancer un appel à la démocratisation des médias et pour un plébiscite pour décider d’une réforme politique.

La CUT estime que des ressources sont disponibles pour des investissements visant à améliorer les services publics, et critique le fait que des milliards d’argent public aient été donnés aux employeurs sous forme d’exonérations, de dérogations et de subventions sans rien obtenir d’eux en retour. D’autres milliards servent à gonfler l’excédent primaire pour payer la dette nationale.

La CUT donnera la priorité aux grèves dans divers secteurs de l’économie. Les grévistes incluront leurs propres revendications avec celles formulées par le mouvement plus général.

Miguel Torres, président de la CNTM, la confédération des métallurgistes affiliée à Força Sindical qui est affilié à IndustriALL, a déclaré: “Nous sommes à un moment important de la vie de notre pays, avec des changements déterminants dans l’économie, dans l’emploi des ressources publiques et la détermination des priorités sociales et politiques”. Il a ajouté: “Les travailleurs et travailleuses sont des protagonistes de ce mouvement, ce sont eux qui ont réellement bâti la nation, toujours été prêts à descendre dans la rue pour protester et exiger leurs droits, et prendre place dans l’arène nationale politique pour lutter afin d’obtenir des améliorations des conditions de vie”.

Des millions demandent au Président égyptien de donner sa démission

Les énormes protestations à travers l’Égypte qui demandent la démission du Président Mohammed Morsi ont débuté le 30 juin 2013 et se sont poursuivies durant toute la nuit. Des millions de protestataires dans tout le pays accusent le premier président islamiste du pays de ne pas réussir à résoudre les problèmes économiques et de sécurité depuis sa venue au pouvoir il y a un an.

L’économie égyptienne est en chute libre: la livre a perdu près de 20 pour cent de sa valeur depuis que Morsi a pris ses fonctions, et beaucoup d’entreprises sont paralysées par les carences généralisées en carburant et en électricité. La colère du public est montée en flèche avec l’augmentation des coupures d’électricité, d’eau dans certains districts et la chute du niveau de vie. Selon les groupes de défense des droits, les infractions aux droits de la personne sont générales, le gouvernement du président Morsi agissant très peu pour mettre fin à la brutalité tristement célèbre des services de sécurité.

À l’approche du premier anniversaire de son élection, les personnes opposées au Président Mohamed Morsi s’étaient déjà rassemblées pendant trois jours sur la place Tahrir au Caire pour lui demander de démissionner, tandis que ses supporteurs juraient de défendre jusqu’au bout sa légitimité, ce qui faisait craindre à une confrontation. L’armée a déployé des chars d’assaut et d’autres véhicules militaires dans les rues du Caire.

Les protestations contre Morsi sont organisées par une campagne populaire qui a pris le nom de Tamarod, qui signifie "rébellion" ou "insubordination", et assure avoir recueilli les signatures de 22 millions d’Égyptiens demandant le départ du président. La campagne a unifié de nombreux libéraux et des groupes d’opposition séculiers, notamment le Salut national, et beaucoup d’Égyptiens ordinaires, en colère en raison des programmes politique et économique  de Morsi.

Les syndicats indépendants sont de fervents partisans de la campagne avec la fédération égyptienne des syndicats indépendants (EFITU) et le Congrès démocratique égyptien du travail (EDLC). Selon une déclaration de l’EFITU annonçant sa participation à la protestation du 30 juin contre le président, la situation des travailleurs et travailleuses d’Égypte s’est aggravée après le rôle central qu’ils ont joué pour obtenir l’abandon du pouvoir par le président Hosni Mubarak en 2011. Ils ont également critiqué le gouvernement actuel pour avoir été placé à court terme sur une liste noire par l’Organisation internationale du Travail, et ont demandé pourquoi, après deux ans de discussions, le gouvernement en est encore à faire adopter une nouvelle loi sur les libertés syndicales.

Jusqu’à présent en Égypte, des travailleurs ont été condamnés à des peines de prison pour avoir fait grève, alors que dans le même temps, le gouvernement gardait le silence sur la fermeture de 4.000 usines responsables de milliers de pertes d’emplois.

Malheureusement, dans l’un de ses derniers discours, le président Morsi a publiquement accusé les travailleurs de l’électricité d’être responsables des pannes de courant en les accusant  de se laisser corrompre. http://www.industriall-union.org/fr/premiere-greve-nationale-en-egypte. Dans son commentaire sur cette insulte, Wael Akl, président de l’affilié de IndustriALL en Égypte, le syndicat général de l’électricité et de l’énergie (GTUEE) a dit "qu’au lieu d’apprécier les efforts des travailleurs et travailleuses de l’électricité en ces durs moments, le président expose la vie de nos membres à d’autres risques en raison de son accusation directe de pot-de-vin capable d’inciter la violence contre les travailleurs et travailleuses de l’électricité" et demande instamment au président de ne pas rejeter sur les travailleurs et travailleuses l’incapacité de son gouvernement.

La grande majorité des travailleurs et travailleuses espère que le 30 juin marquera la date du commencement de la fin du groupe islamique qui est venu au pouvoir avec Mohamed Morsi, il y a exactement un an. Les nouveaux syndicats se battent pour leur survie, et IndustriALL Global Union soutient fermement leurs luttes.

Après la poursuite des manifestations et des grèves, les militaires ont lancé un ultimatum  de 48 heures au Président, qui a dû expirer au moment de la rédaction de ces lignes.

RENAULT, LE COMITÉ DE GROUPE RENAULT ET INDUSTRIALL GLOBAL UNION SIGNENT UN ACCORD CADRE MONDIAL

Fruit d’un dialogue social responsable à l’échelle internationale, cet accord s’inscrit dans la continuité de la Déclaration des droits sociaux fondamentaux signée en octobre 2004, qu’il enrichit et modernise pour l’adapter aux nouvelles exigences économiques et sociales.

Par cet accord, les signataires s’engagent conjointement dans cinq domaines :

Le groupe Renault, le Comité de Groupe Renault et IndustriALL Global Union affirment ainsi leur conviction que, dans un contexte de concurrence mondialisée, performance économique et développement social sont les garants indissociables d’une croissance pérenne pour l’entreprise.

Marie-Françoise Damesin, Directeur des Ressources Humaines du Groupe Renault : « Je salue cet accord  qui traduit l’engagement de Renault en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale. C’est le fruit d’un dialogue social responsable qui se construit depuis plus de 20 ans à l’échelle internationale. »

Jyrki Raina, Secrétaire Général d’IndustriALL Global Union : « L’accord comporte des avancées importantes dans le domaine des droits sociaux fondamentaux, notamment la liberté d'association, de la santé et sécurité, de la formation et de l'environnement.  IndustriALL se félicite de l'engagement fort de Renault à vouloir faire progresser ces droits chez ses fournisseurs et sous-traitants et à promouvoir le dialogue social au niveau mondial».

Jocelyne Andreu, Secrétaire Générale du Comité de Groupe Renault  : « C’est au nom de tous les représentants du personnel du groupe Renault dans le monde, que je signe, non sans fierté, cet accord, résultat de plusieurs mois d’échanges. Il est le symbole d’un dialogue social mature. Sa mise en œuvre sera, j’en suis sûre, un formidable levier de progrès et de réussite pour l’entreprise et ses collaborateurs ».

Contacts presse :

Renault / Sophie Chantegay

[email protected], + 33 1 76 84 13 90 / + 33 6 07 68 81 03
Comité de Groupe Renault / Jocelyne Andreu

[email protected], + 33 1 76 83 01 08

IndustriALL Global Union / Tom Grinter

[email protected]  + 41 22 308 1853

IndustriALL signe un accord cadre mondial avec le Groupe Renault

L’accord cadre mondial (ACM) signé le  2 juillet 2013 à Paris s’inscrit dans la continuité de la “Déclaration des droits sociaux fondamentaux » du 2 octobre 2004.  La cérémonie de signature a eu lieu à l’occasion de la réunion annuelle du Comité de Groupe Renault qui cette année a coïncidé avec la célébration du 20ème anniversaire du Comité.

Le nouvel accord consolide les engagements de Renault envers les normes fondamentales du travail de l’OIT, y inclus la liberté d’association et la neutralité, et contient un nombre d’améliorations majeures en matière de compétences, formation, santé et sécurité et diversité.  Les clauses concernant la responsabilité des fournisseurs et sous-traitants ont été renforcées de façon significative et le respect des droits fondamentaux établi comme critère déterminant dans leur sélection.  L’accord comprend également de nouveaux engagements dans le domaine de la protection de l’environnement et le développement durable, ainsi que des dispositions améliorées relatives à la mise en œuvre et au suivi.  Une commission composée de représentants d’IndustriALL et de la direction ainsi que de membres du  Comité de Groupe a été créée pour veiller à l’application  effective de l’accord.

Par ailleurs, le texte ouvre la voie à d’autres accords thématiques mondiaux à négocier avec IndustriALL dans l’avenir.  Jyrki Raina, le Secrétaire général d’IndustriALL, a salué les améliorations majeures apportées à la Déclaration de 2004 et le climat ouvert et constructif qui a prévalu tout au long de la négociation de l’accord.  Dans un communiqué de presse commun il a déclaré   « L’accord comporte des avancées importantes dans le domaine des droits sociaux fondamentaux, notamment concernant la liberté d'association, de la santé et sécurité, de la formation et de l'environnement.  IndustriALL se félicite de l'engagement fort de Renault à vouloir faire progresser ces droits chez ses fournisseurs et sous-traitants et à promouvoir le dialogue social au niveau mondial». Marie-Françoise Damesin, Directeur des Ressources Humaines du Groupe Renault a dit  « Je salue cet accord  qui traduit l’engagement de Renault en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale. C’est le fruit d’un dialogue social responsable qui se construit depuis plus de 20 ans à l’échelle internationale. » Jocelyne Andreu, Secrétaire du Comité de Groupe Renault a exprimé sa satisfaction en disant « Cet accord, résultat de plusieurs mois d’échanges,  est le symbole d’un dialogue social mature. Sa mise en œuvre sera, j’en suis sûre, un formidable levier de progrès et de réussite pour l’entreprise et ses collaborateurs. »

Le Groupe Renault fabrique des véhicules sous trois marques – Renault, Dacia and Renault Samsung Motors – et a une alliance avec Nissan depuis 1999.  Il est présent dans 118 pays avec 38 sites de production et emploie quelque 127,000 personnes dans le monde.  En 2012 l’Alliance a inauguré une usine à Tanger au Maroc qui devrait compter environ 6,000 salariés d’ici 2015.

Ce nouvel accord mondial s’inscrit dans le cadre du Programme d’Action d’IndustriALL  qui prévoit la création de mécanismes de dialogue social régulier au niveau mondial pour parvenir à des relations sociales constructives conduisant à des négociations à ce même niveau.

Victoire syndicale! Le tribunal de Basra abandonne finalement les charges contre Hassan Juma’a

Les audiences au tribunal de Basra, fixées à l’origine au 20 mars, 7 avril, 15 avril, 2 mai, 19 mai, 3 juin et 17 juin ont toutes été reportées quand le ministère du Pétrole, la Southern Oil Company (SOC) et ses représentants légaux ont constamment été dans l’impossibilité de présenter une preuve pour appuyer leurs allégations selon lesquelles Hassan Juma’a était coupable d’avoir provoqué une dégradation de l’économie irakienne en organisant des grèves illégales et en critiquant publiquement la privatisation du pétrole iraquien.

Hassan est le président de la fédération iraquienne des syndicats du pétrole (IFOU) affiliée à IndustriALL, la plus grande organisation syndicale des travailleurs du pétrole dans le sud du pays. Après l’énoncé du verdict, Hassan a déclaré:

Cette victoire est une victoire pour tout le mouvement syndical en Irak et une source d’inspiration pour la poursuite du combat en faveur des droits des travailleurs et travailleuses et d’une législation du travail justes. La législation qui a servi à harceler un syndicaliste irakien était utilisée pour la première fois à cette fin, et de ce  fait, notre victoire a établi un important précédent. La solidarité internationale et les messages adressés au ministère et au Premier ministre ont eu un impact important sur le verdict. Je remercie de tout cœur tous ceux qui nous ont soutenus.

Cela a pris moins de 30 minutes à l’audience du 1er juillet pour que soit prise la décision d’abandonner les charges, après que l’avocat de l’entreprise et le procureur eurent repris les accusations contre Hassan, tout en confirmant dans le même temps que l’activité de Hassan n’avait causé aucun dommage. Le procureur a alors demandé de classer l’affaire et d’abandonner les charges. De ce fait, l’avocat de Hassan n’a même pas eu besoin de présenter sa défense.

S’il avait été déclaré coupable, il aurait pu être condamné à de lourdes amendes et jusqu’à trois ans d’emprisonnement. C’est la première fois qu’un syndicaliste iraquien avait été inculpé en vertu du Code pénal 111-1969, une loi archaïque du régime de Saddam Hussein utilisée pour réprimer les fonctionnaires d’État.

IndustriALL Global Union a organisé une campagne internationale de soutien à Hassan. Il a participé à la réunion récente du Comité exécutif de IndustriALL, où, après une présentation passionnée de la situation, les délégué(e)s du monde entier se sont engagés à lui apporter leur soutien ainsi qu’à son syndicat, et exigé d’abandonner immédiatement ces fausses accusations.

Des décisions identiques avaient été prises auparavant par les syndicats affiliés dans toute la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA).

Cette affaire souligne l’importance de la campagne internationale pour une loi du travail juste en Irak. La législation du travail de l’époque répressive de Saddam doit être remplacée dans le cadre d’un processus avec les syndicats nationaux pour établir des lois conformes aux normes internationales et aux principes fondamentaux de l’OIT.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a félicité Hassan en ces termes:

Nous sommes heureux que cette attaque malveillante contre vous et contre le syndicat que vous dirigez ait finalement pris fin avec la confirmation de votre innocence. Nous nous engageons à accorder un soutien international continu à votre combat en faveur des travailleurs du pétrole en Irak et nous vous assurons que la campagne pour une législation du travail juste dans votre pays qui respecte les principes de l’OIT sera l’une des grandes priorités de notre travail dans votre région. Félicitations pour votre victoire!

Tragédie en République centrafricaine en proie à la crise

Alors que le président de la République centrafricaine (RCA) Michel Djotodia, qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’État en mars 2013, a déclaré trois jours de deuil à la mémoire des mineurs décédés, ce pays en crise révèle beaucoup d’autres victimes. La liberté syndical a été abolie et toute forme de rassemblement est interdite sous le gouvernement actuel.

Louis Marie Kogrengbo, secrétaire général de l’Organisation démocratique syndicale des travailleurs de Centrafrique (ODSTC), affiliée à IndustriALL, signale que des rebelles errent dans les rues de la ville et dans les campagnes en attaquant les gens, et il ne se passe pas de jours sans entendre parler de violents incidents. La sécurité est la principale question qui inquiète la population.

La RCA dépend du coton qui l’un des secteurs-clés des exportations avec ceux de l’extraction du diamant et de l’or qui sont en voie de s’effondrer. Les mineurs ne gagnent pas plus de 4 USD par jour. Dans la majorité des cas, les 80.000 à 100.000 mineurs de diamant en RCA travaillent dans des installations artisanales de taille réduite sans licences d’exploitation. Les pierres extraites sont souvent vendues à des trafiquants ou à des entreprises exportatrices pour un très faible pourcentage de la valeur de revente.

Le gouvernement en place réagit à la pression internationale par un recours au Processus de Kimberly pour éliminer le financement des conflits par la commerce illégal de diamant. Les mesures portent sur l’établissement d’une nouvelle chambre de compensation centralisée et par l’interdiction des transactions payées en argent liquide. Les mesures placent cependant les mineurs dans une situation où la peur de perdre leur emploi est de plus en plus forte.

Par désespoir, beaucoup de mineurs artisanaux de diamant se sont tournés vers l’extraction de l’or, les prix pour l’or étant plus stables que pour le diamant. On estime que le commerce illégal d’or est encore pire que pour le diamant, et se monte selon des estimations à 95 pour cent de la production. Ainsi, les travailleurs qui sont morts dans la récente tragédie étaient sans nul doute poussés par la pauvreté à s’engager dans une extraction minière illégale dans des conditions périlleuses pour alimenter le marché noir.

Le secrétaire général de IndustriALL, Raina, a déclaré:

La fin du travail dans des conditions d’exploitation extrêmes et dangereuses, ainsi que le cycle de violences en République centrafricaine nécessitent une action internationale. La solidarité internationale du mouvement ouvrier est nécessaire pour lancer une initiative en faveur de la paix et de la stabilité pour les travailleurs et travailleuses, et pour assurer le rétablissement des droits des travailleurs et des droits syndicaux.