IndustriALL réclame la justice au huitième anniversaire de l'homicide industriel de Pasta de Conchos

"Huit ans, c'est long pour tenter de réparer une injustice", a déclaré Jorge Almeida, le Secrétaire régional d'IndustriALL Global Union pour l'Amérique latine et les Caraïbes, qui assistait à la commémoration de l'homicide industriel commis le 19 février 2006.

Le Syndicat national des mineurs SNTMMSRM, affilié à IndustriALL, demande que les corps soient ramenés à la surface pour qu'il leur soit donné une sépulture décente et qu'il soit procédé à une enquête approfondie afin de déterminer les causes de l'accident, afin que les responsables soient punis et les familles des victimes dument indemnisées.

Le Secrétaire régional a réitéré la solidarité d'IndustriALL avec la ville minière de Coahuila et avec le syndicat que dirige son Secrétaire général, Napoleón Gómez Urrutia, qui est aussi membre du Comité exécutif d'IndustriALL.

Le 19 février, dans le cadre des manifestations qui devaient commémorer cet anniversaire, les familles des victimes se sont rassemblées devant les bureaux de Grupo Mexico. Ensuite, des membres représentant les différentes branches du syndicat et des représentants d'IndustriALL et de l' United Steelworkers of America ont défilé jusqu'au monument de l'Ange de l'indépendance. Un rassemblement a aussi eu lieu devant l'ambassade des États-Unis pour protester contre l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et le Partenariat transpacifique (TPP).

Le syndicat réclame aussi du gouvernement qu'il trouve une solution aux trois grèves aux mines de Cananea, Sombrete et Taxco, et qu'il prenne les mesures nécessaires pour permettre le retour au pays de Napoleón Gómez Urrutia.

La date anniversaire de la catastrophe de Pasta de Conchos suivait d'une semaine à peine un autre accident survenu dans une mine de Grupo Mexico, cette fois à San Lui de Potosí, où cinq mineurs ont perdu la vie à cause de la négligence de l'entreprise et de son mépris des droits syndicaux.

IndustriALL exige la fin de la violence en Ukraine

Les bureaux de nombreux affiliés de IndustriALL étaient situés dans ce bâtiment. Il avait été occupé auparavant par les manifestants. L’incendie a détruit le bâtiment ainsi que tous les documents et équipements appartenant à des affiliés de IndustriALL.

Global union IndustriALL est gravement concerné par l’évolution dramatique de la situation en Ukraine. IndustriALL exprime son soutien à tous les syndicats affiliés et espère un retour rapide à la paix, avant que la situation ne dégénère en guerre civile.

Déclaration du secrétaire général Raina:

IndustriALL exige la fin de la violence en Ukraine. Le monde est horrifié quand des citoyens sont abattus et tués sur ordre de leur gouvernement. IndustriALL reste en contact permanent avec ses affiliés en Ukraine. Un grand nombre de ces organisations opèrent maintenant dans des circonstances rendues plus difficiles depuis l’incendie criminel de la Maison des Syndicats.

L’accord d’indemnisation du Rana Plaza a besoin de l’engagement des marques

Les consommateurs du monde entier seront écœurés d’apprendre que la longue liste des marques liées au Rana Plaza continue de refuser d’accepter le Dispositif: Adler, Auchan, Benetton, Camaieu, Carrefour, Carrona, Cato Fashions, Children’s Place, JC Penney, Kids for Fashion, Lee Cooper, Manifattura Corona, Mango, Matalan, NKD, Premier Clothing, PVT (Texman), Store 21, Yes Zee, Walmart.

Si ces marques refuses en majorité de verser ce qu’elles doivent payer, les 40 millions d’USD nécessaires pour l’indemnisation, conformément aux normes de l’OIT, ne seront pas collectés.

La marque Primark de très forte notoriété, basée en Irlande, a joué un rôle de premier plan dans la réponse de l’industrie au Rana Plaza. Primark a versé un salaire provisoire aux 3.600 travailleuses et travailleurs du Rana Plaza pour les six mois qui ont suivi l’effondrement du bâtiment, et également pour une autre période de trois mois. Primark a également été un partenaire important dans l’établissement du Comité de coordination du Rana Plaza et pour le cadre de travail du Dispositif. Toutefois, après des mois ce travail en commun avec la meilleure supervision possible des experts internationaux de l’OIT et de l’ONU, Primark a maintenant une attitude indécise.

Le travail effectué initialement par Primark après l’effondrement du Rana Plaza a été positif, et a porté sur des efforts humanitaires considérables et un travail de terrain avec la fédération unifiée des travailleurs de la confection, affiliée à IndustriALL.

Primark a signé le Dispositif du Rana Plaza avec Loblaws, El Corte Ingles et Bonmarche, aux côtés de IndustriALL Global Union, la campagne vêtements propres, les syndicats bangladais, le gouvernement bangladais et les associations bangladaises d’employeurs et de fabricants. Chaque stipulation et condition contenue dans le Dispositif a été remplie. Mais Primark hésite maintenant à s’engager, préférant au contraire agir seule en adoptant un mécanisme qui lui est propre. Ce mécanisme comporte de nombreuses failles, mais fondamentalement, il compromet totalement le Dispositif rigoureux, juste et transparent déjà approuvé.

Le Fonds fiduciaire des donateurs du Rana Plaza a maintenant été établi par le Dispositif. Il est demandé aux marques qui s’approvisionnent en grand nombre au Bangladesh, mais qui n’avaient pas de lien avec le Rana Plaza, d’effectuer des versements volontaires au fonds.

Mascot et El Corte Ingles sont les seules entreprises qui ont publiquement contribué au financement du fonds jusqu’à présent.

Vous pouvez, ainsi que votre organisation, effectuer un paiement solidaire au fonds en suivant les instructions données sur le site internet consacré au Dispositif du Rana Plaza.

Monika Kemperle, secrétaire générale adjointe de IndustriALL Global Union, a déclaré:

Seules deux marques ayant un lien avec le Rana Plaza ont effectué un versement au fonds. Nous supplions les marques restantes de payer dès maintenant. Nous demandons instamment aux gens d’écrire sur leurs pages Facebook, sur les sites internet de leurs organes de presse nationale, et de se mobiliser dans les magasins de ces entreprises. Il est temps de nommer, de faire honte et d’engager des campagnes. Le 24 avril, une année se sera écoulée depuis l’horreur du Rana Plaza. Il n’y a plus d’excuses. Le fonds est établi, la direction du fonds est digne de confiance, et chaque pièce du mécanisme a été négociée et approuvée par toutes les parties concernées. Le soutien et l’engagement de tous les principaux protagonistes ont été obtenus. La seule chose qui reste à faire maintenant pour les marques est de payer. Le total nécessaire de 40 millions d’USD est réaliste. Il faut que toutes les personnes qui soutiennent cette initiative, exercent une forte influence sur ces entreprises de la confection, qui sont conscientes de leur image.

Cambodge : tentatives de dialogue constructif

La réunion à Phnom Penh était menée par le Vice Premier Ministre Keat Chhon, en présence des Ministres du Travail et du Commerce ainsi que d’autres hauts fonctionnaires gouvernementaux. IndustriALL Global Union et la Confédération syndicale internationale (CSI) ont été rejointes par H&M, Inditex, Gap, C&A et Puma. 

Le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina affichait un optimisme prudent après la réunion :

Il existe des indices de ce que le gouvernement compte faire dans la période à venir, et un engagement a été pris de poursuivre les discussions avec les enseignes et les fédérations syndicales internationales. Nous ne pouvons cependant sous-estimer les défis auxquels nous faisons face.

L’industrie du textile au Cambodge a grandi rapidement et représente 80% des exportations du pays. Des bas salaires et des incitants du gouvernement en faveur des entreprises ont rendu possible un boum du secteur qui vaut aujourd’hui quelque 5 milliards de dollars par an, alors que l’amélioration des conditions de vie des travailleurs n’a progressé que lentement.

”La réunion de Phnom Penh est un pas dans la direction d’un dialogue constructif visant à une industrie textile soutenable au Cambodge,” a déclaré Steve Benedict, directeur des droits humains et syndicaux auprès de la CSI. ”Ceci implique une révision continue du salaire minimum et la liberté d’association.”

Les violences qui ont conclu la grève des travailleurs cambodgiens du vêtement, rassemblés en faveur d’un salaire minimum en janvier, ont laissé 4 morts, 39 blessés et 23 travailleurs emprisonnés. Récemment, deux d’entre eux ont été libérés. Sur les 21 détenus restants, 16 sont en grève de la faim.

Le monde a connu des actions de solidarité en faveur de la lutte acharnée des travailleurs du vêtement au Cambodge, à la suite de l’appel lancé par IndustriALL Global Union, UNI Global Union et la CSI de manifester devant les ambassades du Cambodge plus tôt dans le mois. 

Les salariés d’Ansell au Sri Lanka manifestent et démontrent leur vigueur

294 travailleurs de Biyagama, une des Zones Franches du Sri Lanka, ont la vie dure. Ils ont été mis à la porte en octobre de l’année dernière alors qu’ils faisaient grève pour soutenir 11 collègues et représentants syndicaux licenciés par la multinationale australienne Ansell, fabricant de gants chirurgicaux et à destination de l’industrie. Ces quatre mois de chômage font payer un lourd tribut à ces travailleurs.

Athula Kamal, président de la section locale de l’affilié sri lankais d’IndustriALL, le FTZGSEU (Syndicat des Travailleurs des Zones Franches et des Services) a travaillé pour Ansell pendant plus de 20 ans comme ouvrier de production. En 2013 il a été licencié sans aucun égard. La seule raison invoquée était d’avoir déclaré à la police que sa direction était impliquée dans l’agression qu’il avait subie de la part de deux hommes se déplaçant en moto.

Le commissaire à l’emploi a statué qu’Athula devait être réintégré. Lorsque la direction a refusé, les travailleurs ont lancé une grève en octobre à la suite de laquelle 300 travailleurs ont été licenciés.

”Nous avons lancé une grève pacifique”, dit Athula. ”Les autorités ont ordonné à Ansell de réintégrer ces membres du personnel, mais cela a été refusé jusqu’ici. C’est maintenant la plus longue grève de tous les temps au Sri Lanka.”

Puyumi Philanka Abeywickrama est travailleuse sur le terrain et militante syndicale. Elle fait partie des 294 travailleurs et travailleuses qui ont perdu leur emploi et leur revenu il y a quatre mois d’ici. Sa famille survit grâce au salaire de son mari, mais Puyumi indique que dans de nombreuses familles, les deux soutiens de famille étaient salariés chez Ansell et luttent dorénavant pour joindre les deux bouts. Des dons couvrent une partie des besoins de base, comme les livres scolaires pour les enfants, mais on peut citer des exemples où l’argent vient à manquer pour des médicaments, avec des conséquences tragiques.

”Je suis employée chez Ansell depuis 13 ans, d’autres depuis plus longtemps encore. Nous avons sué sang et eau pour le succès de l’entreprise, dit Puyumi. ”Nous n’exigeons pas des salaires plus élevés, nous ne demandons qu’à retrouver nos emplois.”

”Je n’ai aucune confiance dans le système judiciaire de ce pays,” ajoute Ahula. ”Mais je crois en notre syndicat et en sa vigueur. C’est là que je puise la force de continuer le combat. Et nous vaincrons, au nom de tous les travailleurs de ce pays.”

IndustriALL a lancé une campagne pour exiger qu’Ansell réintègre les 294 salariés. A ce jour, 11.000 messages de protestation ont été envoyés à la direction. IndustriALL a également déposé une plainte contre Ansell auprès de l’OCDE.

Des juridictions de premier rang ont statué en faveur de la réintégration des travailleurs licenciés, mais la Cour Suprême les a suspendus et ordonné en revanche à Ansell de négocier un accord avec le syndicat.

Lors d’une récente mission au Sri Lanka, le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina a rencontré les autorités compétentes et le Président Mahinda Rajapaksa pour insister sur l’importance de trouver un règlement à la grève chez Ansell et de mettre fin aux souffrances. Début février, le ministère du travail avait établi des charges à l’encontre de l’entreprise pour pratiques déloyales en matière d’emploi.

S’adressant aux travailleurs d’Ansell à Biyagama le 16 février, Jyrki Raina a rendu hommage à leur courage et promis la poursuite des actions de soutien d’IndustriALL :  

Je vous invite à rester forts et unis. Nous informons les clients d’Ansell, hôpitaux et centres de santé, qu’ils utilisent des gants sales, fabriqués par des travailleurs remplaçants alors que d’autres souffrent. Nous allons continuer à relancer Ansell tant qu’il le faudra pour obtenir une juste conclusion.

Accord historique entre AWU et Rio Tinto pour une plus grande sécurité d’emploi

AWU, affilié à IndustriALL, a conclu un accord qui fait date avec l’entreprise Rio Tinto, et qui s’applique au personnel de la fonderie d’aluminium Bell Bay en Tasmanie. 

L’accord, approuvé par un vote des salariés, renonce à la garantie de hausses salariales en échange d’une plus grande sécurité d’emploi avec certaines conditions d’emploi qui ne dépendent plus de la seule volonté de l’entreprise.

Bell Bay était devenue la première grande usine d’Australie a être désyndicalisée en 1994. Des négociations ont repris il y a un an entre AWU et Rio Tinto après que Fair Work Australia eut trouvé que la majorité des travailleurs et travailleuses de Bell Bay voulait négocier collectivement les salaires et les conditions.

Paul Howes, secrétaire national de AWU et membre du comité exécutif de IndustriALL, a déclaré que l’accord donnait la certitude aux salariés “de ne pas avoir de conditions de travail défavorables qui porteraient préjudice au rendement de l’entreprise.” En ajoutant que l’accord “a servi de modèle sur la façon dont les salariés et les patrons pouvaient travailler ensemble à une époque de difficultés économiques pour améliorer la productivité de ces usines.”

Cet accord dont AWU et Rio Tinto ont fait l’éloge pour sa flexibilité, intervient avec en toile de fond la baisse des prix de l’aluminium et un dollar austrsalien fort, qui ont eu un impact négatif sur le secteur dans le pays.

Les travailleurs et travailleuses vont maintenant bénéficier du paiement d’indemnités de licenciement supérieur au niveau minimum réglementaire, de l’assurance maladie pour les familles et les célibataires, du versement d’indemnités en cas de décès et d’invalidité égales au salaire de base, ainsi que d’un arbitrage privé des litiges qui ne sont pas résolus en interne.

Rio Tinto est la cible d’une campagne vigoureuse de IndustriALL pour obtenir une plus grande syndicalisation et de meilleurs droits pour les travailleurs et travailleuses dans l’entreprise et ses nombreuses filiales dans le monde.

Tout en assurant soutenir de bonnes pratiques de gestion, Rio Tinto entretient des conflits majeurs avec des syndicats, des communautés, des peuples indigènes et des organismes de réglementation.

Glen Mpufane, directeur du secteur minier de IndustriALL a déclaré:

Nous approuvons cette étape décisive entre AWU et Rio Tinto. Il s’agit d’une réussite remarquable pour AWU qui prouve que la négociation collective est la seule façon de protéger véritablement les droits des travailleurs et travailleuses. Nous espérons que cette décision historique montrera à Rio Tinto que les syndicats sont une bonne chose pour les affaires. Nous nous réjouissons à la perspective d’obtenir de nouveaux succès dans l’avenir.

Les syndicats bulgares réagissent aux attaques contre les droits des travailleurs

Au cours des mois écoulés, les syndicats bulgares ont été témoins de nouvelles attaques contre la législation du travail, reflétant un ensemble de propositions en faveur de changements importants émises par les représentants des organisations patronales.

Dans une initiative visant à ”stopper la pression administrative excessive sur le monde des affaires”, le gouvernement a soumis un projet de loi qui, s’il aboutissait, affaiblirait les droits des travailleurs et la protection sociale.

Les syndicats dénoncent en particulier les plans du gouvernement visant à revoir les réglementations qui régissent les relations entre employeurs, syndicats et organes de contrôle et les tentatives de déréguler davantage le marché du travail.

Les syndicats préviennent également que certaines des propositions accéléreraient le développement du travail intérimaire et augmenterait l’emploi précaire en Bulgarie et ont exprimé une profonde préoccupation par rapport à l’absence de réels dialogue et concertation sociale sur le projet de loi.

Au cours de dernières années, le gouvernement bulgare a introduit un certain nombre de soi-disant réformes de la législation du travail et les syndicats ont de leur côté fait des propositions spécifiques visant à une meilleure protection des droits des salariés.

IndustriALL Global Union a exprimé sa solidarité avec ses affiliés bulgares dans le cadre de leur lutte pour résister aux attaques contre les droits des travailleurs dans un contexte de vaches maigres dans le pays et de revendications syndicales pour des emplois sains et sécurisés ainsi qu’en faveur d’un avenir durable pour l’industrie en Bulgarie.

”Votre combat est celui de nous tous,” a dit notre Secrétaire général Jyrki Raina, dans un courrier adressé aux affiliés bulgares. ”Vous pouvez être assurés qu’IndustriALL Global Union est à vos côtés dans cette lutte contre les tentatives de révision des réglementations régissant les relations d’emploi et face à l’absence de dialogue social.”

IndustriALL appuie les syndicats de Bosnie-Herzégovine qui luttent pour la justice économique

IndustriALL Global Union attire également l’attention sur les courageux salariés d’entreprises industrielles autrefois glorieuses du Canton de Tuzla qui sont à l’origine des protestations sociales de ce mois et espère que tous les syndicats de Bosnie-Herzégovine vont suivre et s’engager dans des protestations pacifiques pour remettre sur de bons rails l’ordre social dans cette nation des Balkans.

« Les graines qui sont en train de germer dans toute la Bosnie-Herzégovine ont été semées par une colère née de la faim et d’un appauvrissement consécutifs aux emplois perdus, aux salaires impayés et au ressenti d’une génération privée de perspectives, » a déclaré le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina. « Il est réconfortant de voir que les syndicats encouragent une critique ouverte et pacifique du dumping social, de la déchéance sociale et de l’inégalité sociale croissante. »

La Bosnie-Herzégovine, avec une population de 3,8 millions d’habitants compte actuellement un citoyen sur cinq sous le seuil de pauvreté. Elle enregistre un taux de chômage de plus de 40% et, pire encore, 57% de jeunes sans emploi. IndustriALL en tient pour responsable le système qui, il y a 15 ans, lorsque l’industrie a été privatisée sur un modèle néo-libéral, a engendré une classe de dangereux profiteurs qui ont formé une collusion avec des fonctionnaires gouvernementaux pour dégraisser, fermer et vider les caisses en laissant dans son sillage misère et chômage.

IndustriALL Global Union trouve un réconfort dans ces protestations sociales spontanées qui traversent la Bosnie-Herzégovine, généreusement alimentée par les media sociaux, et appelle les citoyens à s’unir par-delà toute barrière ethnique pour façonner une société basée sur l’équité, la justice et l’ouverture à l’autre.

IndustriALL Global Union félicite les travailleurs et travailleuses de ces industries déchues du Canton de Tuzla et d’ailleurs d’avoir montré la voie à la fois en Bosnie-Herzégovine et en dehors par des actions dans les rues pour exiger le changement : ceux et celles du producteur de savons et détergents Dita, des entreprises chimiques Polihem D.D. et Polilchem D.D.O., de l’équipementier automobile Resod Guming et du producteur de mobilier de cuisine, de bureau et d’école Koinjuh D.D.

Réunion des syndicats mondiaux et des marques avec le gouvernement cambodgien

La conclusion violente de la grève des travailleuses et travailleurs cambodgiens de la confection, destinée à obtenir une hausse du salaire minimum en janvier, s'est soldée par quatre morts, 39 blessés et 23 personnes emprisonnées. Deux travailleurs ont été relâchés récemment. Sur les 21 personnes toujours détenues, 16 font une grève de la faim.

Plusieurs marques, parmi lesquelles H&M et Puma, assisteront avec IndustriALL Global Union et la CSI aux pourparlers qui se tiendront le 19 février à Phnom Penh avec le gouvernement cambodgien.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, déclare à ce sujet:

Il est encourageant de constater que le gouvernement a accepté de nous rencontrer avec plusieurs grandes marques pour entamer un dialogue constructif. Il est de l'intérêt de tous de trouver une voie menant à la viabilité de l’industrie de la confection avec des salaires vitaux et la liberté syndicale au Cambodge.

Réagissant rapidement, IndustriALL, UNI, la CSI et des marques ont réuni leurs forces pour envoyer une lettre au gouvernement cambodgien dans laquelle ils demandent une enquête sur la violence, ainsi qu'un processus durable visant à obtenir la fixation d’un nouveau salaire minimum.

Au début de février, des représentant(e)s de IndustriALL, de UNI et de la CSI ont eu un dialogue constructif lors d'une réunion aux Nations unies à Genève avec un haut diplomate de l'ambassade du Cambodge. Dans le même temps, des membres de IndustriALL et de UNI exprimaient bruyamment leurs revendications en remettant une lettre à la mission du Cambodge dans la ville dans laquelle ils exigeaient la libération des personnes emprisonnées et la recherche d'une voie menant à un salaire minimum vital.

Le monde a assisté à des actions de solidarité pour soutenir les travailleuses et travailleurs de la confection au Cambodge dans leur situation désespérée, à la suite d'un appel lancé au début de ce mois par IndustriALL Global Union, UNI Global Union et la CSI pour protester devant les ambassades du Cambodge. 

L'industrie cambodgienne de la confection se développe rapidement et emploie plus de 500.000 travailleuses et travailleurs dans le textile qui représente jusqu'à 80% des exportations du pays. La faiblesse des salaires au Cambodge et les mesures incitatives du gouvernement en faveur des entreprises ont amené un essor de l'industrie textile qui représente environ 5 milliards d’USD par an, alors que le niveau de vie des travailleuses et travailleurs ne s'est pas amélioré.

IndustriALL et un syndicat de mineurs mexicain condamnent la mort de cinq mineurs dans une mine de Grupo Mexico

Le Syndicat mexicain des mineurs SNTMMSRM, affilié à IndustriALL, appelle le gouvernement à prendre des mesures draconiennes pour punir les responsables de cet accident qui plonge cinq familles dans le deuil. Il réclame l'inculpation pénale des dirigeants et des actionnaires d'Industrial Minera Mexico, une entreprise détenue par Grupo Mexico.

Les travailleurs et leur syndicat imputent la responsabilité de cet accident à Grupo Mexico, dont le propriétaire est Germán Feliciano Larrea Mota Velasco. Le groupe a sous-traité les services de maintenance mais, en droit mexicain, il reste responsable de la santé et la sécurité au travail.

Les victimes sont Teódulo Rivera López, 45 ans, Blas Guzmán Gatica, 47 ans, Benito Arriaga Gatica, 56 ans, Juan García Puente, 57 ans, et Isidro Rodríguez Ramírez, 45 ans.

Le syndicat avait déjà dénoncé la négligence et la désinvolture de Grupo Mexico en matière de santé et de sécurité, mais l'entreprise n'accordait aucune attention à ses démarches pour améliorer la sécurité et protéger la vie des travailleurs.

Le 19 février marquera le huitième anniversaire de l'homicide industriel de la mine 8 de Pasta de Conchos, à Coahuila, dans lequel 65 mineurs ont perdu la vie. Les corps de 33 d'entre eux sont toujours dans la mine, privés d'une sépulture normale. Aucun des directeurs et cadres techniques responsables de la tragédie n'a été inculpé et les familles des défunts n'ont pas été indemnisées.

Huit ans après l'homicide industriel de Pasta de Conchos, la négligence de l'entreprise et son manque d'attention pour la sécurité continuent de provoquer des accidents dans les mines de Grupo Mexico.

C'est pourquoi IndustriALL Global Union appuie les revendications des mineurs afin que le gouvernement poursuive les responsables et que les autorités locales et fédérales inspectent les mines pour protéger la vie des mineurs.