L’action bat son plein au Bangladesh

Depuis septembre 2013, IndustriALL Global Union est engagé dans des négociations menées sous la présidence de l'Organisation internationale du Travail (OIT) avec des partenaires du Bangladesh, des marques mondiales de vêtements et la Campagne vêtements propres, pour proposer un plan complet d’indemnisation pour les familles de 1.100 personnes tuées et 2.500 blessées lors de l’homicide industriel du Rana Plaza le 24 avril 2013.

Finalement, le 18 mars, le Comité de coordination du dit Dispositif du Rana Plaza a pu confirmer que les paiements d'indemnisation par le biais d'un fonds fiduciaire centralisé, administré par l'OIT, commenceront le 24 mars.

Un paiement anticipé de 50.000 BDT (650 USD) sera versé à chacun des 3.600 bénéficiaires avant le 24 avril, date du premier anniversaire de l'homicide industriel. Ces paiements se montent au total à 2 millions d’USD.

L'indemnisation finale sera basée sur l'espérance de vie des travailleuses et travailleurs décédées et sur le degré de gravité du handicap des personnes blessées. Le total des fonds nécessaires est estimé à 40 millions d’USD, conformément à la convention 121 de l'OIT et des bonnes pratiques du pays.

IndustriALL et CCC vont maintenant faire campagne pour que les 28 marques de vêtements et les distributeurs qui s'approvisionnaient au Rana Plaza, paient leur redevance au Fonds fiduciaire d'ici le 24 avril. Certaines entreprises ont déjà assumé leurs responsabilités, et toutes doivent suivre cet exemple pour fournir aux familles meurtries l’indemnisation tant attendue.

Dans le même temps, l’Accord sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments est devenu réalité. Chaque mois 250 inspections sont effectuées par une équipe d'experts embauchés spécialement par l’Accord. D'ici la fin de septembre 2014, plus de 1.500 fabriques auront été inspectées avec des recommandations en matière d'amélioration.

Un élément-clé de l’Accord juridiquement contraignant, qui s’applique à plus de 2 millions de travailleuses et travailleurs, concerne le fait que les marques de vêtements devront avoir négocié avec les propriétaires des fabriques et ateliers la façon de se procurer le financement nécessaire pour effectuer les réparations dans des installations dangereuses. Cela pourra concerner le prix, des investissements conjoints, des prêts, un soutien externe ou des paiements directs.

Il faut s'attendre cependant à des situations difficiles, comme l’ont montré des informations publiées récemment sur deux cas présentant un danger immédiat qui ont été suivis de fermetures temporaires immédiates.

Nous portons l’attention dans une étape suivante sur l'établissement d’une présence syndicale complète dans les fabriques et ateliers de la confection au Bangladesh dans le cadre d'un grand projet de syndicalisation pluriannuel avec nos partenaires.

La situation a déjà commencé à changer dans la réalité, après l’acceptation par le gouvernement, l'année dernière, de faciliter l'enregistrement de nouveaux syndicats locaux. Au cours des 12 derniers mois, les affiliés de IndustriALL ont assuré la syndicalisation de 40.000 travailleuses et travailleurs dans plus de 100 fabriques et ateliers. Nous avons pour ambition de dépasser ces chiffres en 2014.

Toutefois, les nouveaux syndicalistes locaux ont besoin d'une bonne formation pour leur donner la capacité d'agir dans les domaines de la négociation collective, de la santé et la sécurité, et pour résoudre des problèmes. J'invite nos affiliés dans d'autres pays à participer à cet important effort de création de syndicats.

La longue marche vers une industrie de la confection sûre et viable au Bangladesh s’accélère. 

Jyrki Raina
Secrétaire général

Analyse des conflits et protestations liés au travail en Russie

Les chercheurs, dont le but était d'étudier le niveau des conflits dans le domaine social et des relations du travail en Russie, ont ainsi montré que les actions de protestation ont été le plus nombreuses à la fin de 2013. Cet indicateur dépasse le niveau record précédent de 2009. Cette année-là, la situation s'expliquait par le fait que la crise économique avait entraîné une vague de protestations trois fois plus nombreuses qu'en 2008.

D'après le texte, de nombreux experts voient dans la situation du deuxième semestre 2013 un signe annonciateur et inévitable d'une crise économique. Le niveau de la production n'a pas augmenté, la monnaie s'affaiblit et beaucoup entrevoient une progression du chômage. Pour les chercheurs, les causes principales de ces protestations sont "la politique des chefs d'entreprises" et "le refus de la direction de négocier".

Cette étude se fonde sur un suivi quotidien des grandes sources d'information médiatique, notamment de ressources en ligne spécialisées dans les questions de travail, ainsi que d'agences d'information centrales et régionales. Elle estime que les résultats de cette recherche donneraient à voir une augmentation des situations de conflit et permettraient de prévenir les troubles sociaux les plus difficiles qui pourraient résulter d'actions revendicatives. Les données étudiées en 2013 provenaient de plus de 80 sources.

L'étude explique qu'à la fin de 2013, les travailleurs russes ont suivi les trois grandes étapes utilisées pour exprimer son mécontentement; la plupart du temps en faisant d'abord connaître leurs revendications, puis en organisant des réunions de protestation et en recourant à la grève. Elle conclut en outre que ces méthodes n'ont rien en commun avec la procédure de règlement des conflits collectifs du travail énoncée dans le code du travail russe.

Dans les circonstances actuelles, la méthode choisie est la seule façon d'obtenir des résultats, compte tenu de la situation économique et politique actuelle. Étant donné le nombre de conflits ayant débouché sur une grève, l'étude conclut que les travailleurs russes préfèrent habituellement résoudre les conflits de manière pacifique parce qu'ils sont convaincus que les positions extrêmes ne font qu'aggraver la situation dans leurs entreprises, sans pour autant régler leurs problèmes ou améliorer leur situation. C'est pourquoi elle conclut que "Les mouvement sociaux qui se produisent actuellement (en Russie) sont une invitation insistante au dialogue. Or, beaucoup d'employeurs ne le comprennent pas."

Le Centre pour les droits sociaux et du travail (CSLR) est une organisation non-gouvernementale à but non lucratif russe qui a pour objet la promotion, le respect et la protection des droits sociaux et des droits au travail.

Le texte intégral de l'étude est disponible sur le site Internet du CSLR: http://trudprava.ru/expert/analytics/protestanalyt/1047

3.600 travailleurs du pétrole se préparent à faire grève en Jordanie

Il y a deux ans, le Syndicat général des Travailleurs du Pétrole et de la Chimie de Jordanie, un affilié d’IndustriALL Global Union a signé une convention collective avec la direction pour améliorer les conditions de travail et les salaires. Cependant, la direction n’a pas appliqué la convention comme il se doit et a snobé les négociations avec les représentants des travailleurs.

Des membres du parlement jordanien sont récemment intervenus et ont insisté auprès du gouvernement et de la direction de la raffinerie pour qu’on négocie avec les travailleurs. Une première étape a permis d’amener les parties à un accord sur une marche à suivre par rapport aux adaptations salariales et à l’amélioration des conditions de travail. Cependant, un accord complet s’avère difficile à trouver sachant que la direction ne répond pas aux attentes des travailleurs.

Khaled Elzyood, président du Syndicat général des Travailleurs du Pétrole et de la Chimie de Jordanie déclare :

« Nous avons annoncé notre grève après n’avoir reçu aucune réponse à nos exigences légitimes concernant les avancées économiques, sociales, sanitaires et environnementales en faveur de nos membres. Nos travailleurs subissent des conditions de travail dangereuses et injustes. Nous poursuivrons la grève jusqu’à ce que nos revendications soient rencontrées. Nous tenons également le gouvernement pour responsable des conséquences négatives de la grève qui pourraient affecter les intérêts économiques de la Jordanie et la vie des citoyens jordaniens. » 

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Global Union, est très clair quant au ferme soutien de la fédération internationale aux revendications des travailleurs jordaniens :

Nous saluons l’intervention du parlement et l’initiative de dialogue du gouvernement à ce stade délicat des choses. Nous invitons fermement le gouvernement à mener des négociations sérieuses qui puissent mener à un accord applicable.

Les syndicats italiens se mobilisent contre les licenciements chez Micron Semiconductor

Le 20 janvier, une réunion a eu lieu au ministère du Développement économique à la demande des syndicats, entre les syndicats nationaux, les représentants syndicaux dans l'entreprise et la direction de Micron Italia. L'entreprise a annoncé lors de la réunion les réductions programmées – concernant tous les sites – et effectuées immédiatement à la date du 21 janvier, la procédure de consultation fixée par la loi sur les réductions d'emploi devant prendre fin le 7 avril.

Depuis avril 2013, le groupe multinational a opéré une réduction importante de ses effectifs qui sont passés de 3.200 à 1.028 salariés en janvier 2014. En 2013 également, l'entreprise a annoncé un autre plan de restructuration prévoyant une réduction de 5 pour cent de sa main-d'œuvre, avec des mises à pied touchant plus sévèrement l'Italie et allant jusqu'à 40 pour cent des effectifs.

Le plan annoncé, qui menace dans l'avenir la présence du groupe en Italie, n'a pas été négocié initialement avec les représentants syndicaux. Les plans de l'entreprise auront un effet déterminant sur l'emploi et provoqueront des réductions d'effectifs dans le secteur industriel en Italie. La mesure est particulièrement pénible dans une entreprise de haute technologie comme Micron, où l'emploi concerne presque exclusivement des diplômés de l'université et des grandes écoles, dont presque tous ont la cinquantaine.

Les syndicats ont organisé une série d'actions de contestation et des grèves dans le pays, tout en cherchant à fixer de toute urgence une date de réunion avec les hauts responsables de la société mère aux États-Unis, la multinationale Micron Technology, Inc. L'entreprise a refusé jusqu'à présent de rencontrer les représentants du syndicat.

Dans un communiqué conjoint, les secrétaires nationaux des syndicats FIM, FIOM et UILM ont déclaré :

“Micron ne peut pas se dérober à sa responsabilité et doit présenter un plan de reprise économique pour ses usines italiennes, ainsi qu'un plan social pour régler la réorganisation et le maintien du niveau de l'emploi.”

Le communiqué indique également : “Nous voulons interpeller l'opinion publique et les organismes publics pour qu’une attention particulière soient portée à ces secteurs d'excellence technologique et professionnelle, et que toutes les mesures nécessaires soient prises pour encourager l'investissement et protéger l'avenir industriel de notre pays,”

Dans le message de solidarité envoyé à ses affiliés italiens FIM, FIOM et UILM, IndustriALL Global Union a exprimé son soutien total à la lutte menée par les syndicats sur les sites de fabrication et de recherche de Micron Semiconductor Italia pour sauvegarder l'emploi et préserver le rôle industriel de Micron Italia. 

Crown foule à nouveau aux pieds les droits syndicaux

Habitué en Turquie aux pratiques anti-syndicales et à ne plus reconnaître les syndicats en place, Crown a licencié quatre travailleurs, Haluk Efe, Mehmet Akbay, Mustafa Bayram et Ahmet Bal, qui sont membres du comité de recrutement syndical de l’affilié d’IndustriALL Birlesik-Is. Début mars, l’employeur a sommé ces travailleurs d’écrire une note explicative, intitulée document de défense, par rapport à des accusations avancées par la direction.

Les dirigeants syndicaux licenciés ont été accusés d’encourager les autres travailleurs à ne pas prester d’heures supplémentaires et de déranger la quiétude de l’environnement de travail, bien qu’il n’y ait pas eu récemment d’annonce d’heures supplémentaires à prester dans l’entreprise. La véritable raison était le fait que ces travailleurs tentaient d’exercer leur droit fondamental de syndiquer, tel que prévu par la Constitution turque.

Les quatre travailleurs ont été maintenus hors de l’usine et la direction a imposé qu’ils prennent congé. A la fin de leur période de congé, la direction les a arbitrairement licenciés.

IndustriALL Global Union a immédiatement réagi à la situation en envoyant une lettre de protestation au PDG de Crown Holdings.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan a affirmé un soutien aux travailleurs licenciés et déclaré : « Crown Holdings a démontré à nouveau sa nature épouvantable en vertu de laquelle le désir de générer des profits à tout prix prévaut. Crown n’a pas hésité à fouler aux pieds des législations nationales et internationales non seulement en Turquie mais également dans d’autres pays. Tous nos syndicats vont se dresser ensemble pour défendre ces travailleurs et tous les autres injustement réprimés jusqu’à ce que la justice soit rétablie. »

Alors que l’assemblée générale des actionnaires de Crown Holdings approche, les syndicats organisent des actions au plan mondial, y compris des démarches envers les clients de Crown pour leur révéler le véritable visage de l’entreprise.

Les métallos japonais obtiennent la plus forte hausse salariale depuis 1999

Plus de 50 syndicats représentant les travailleurs et travailleuses des grandes entreprises de l’automobile, du domaine de l’ICT en électricité et électronique, de la construction mécanique, de l’acier et des chantiers navals affiliés au JCM (Conseil des Syndicats de Métallurgistes du Japon) ont participé avec succès à une campagne de négociation salariale qui a débouché sur la plus forte hausse des salaires au cours des 15 dernières années, alors que l’économie japonaise a souffert de déflation.

Le JCM cite entre autres les acquis suivants :

Dans un communiqué concernant les résultats acquis durant l’Offensive de Printemps de 2014, le JCM a déclaré : « Nous voudrions que les résultats acquis aujourd’hui soient connus dans l’ensemble du Japon et promouvoir l’activation de l’économie par l’investissement dans l’humain en assurant aux gens de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. »

Le Fonds fiduciaire du Rana Plaza commencera à verser des indemnités le 24 mars

Le Comité de coordination du Fonds fiduciaire du Rana Plaza a approuvé le 18 mars l’inclusion de Primark comme huitième marque à contribuer publiquement au fonds. Primark couvrira le coût du remboursement intégral des 581 travailleuses et travailleurs de l’usine New Wave Bottoms, l’une des cinq fabriques du Rana Plaza. Tous les paiements et les aides s’effectueront sous les auspices du Fonds fiduciaire présidé par l’OIT.

Le paiement initial de 650 USD aura lieu entre le 10 et le 24 avril. Ce processus intégrera une aide versée à tous les demandeurs par l’ouverture de comptes bancaires. Le total de ces versements se montera à 2 millions d’USD. Le coût total est estimé à 40 millions d’USD pour que les versements soient conformes à la convention 121 de l’OIT. Toutes les parties prenantes continueront de communiquer et de rechercher tous les demandeurs pour les informer et établir une base de données complète des 3.600 survivants et des familles des personnes tuées.

La secrétaire générale adjointe de IndustriALL Global Union, Monika Kemperle, sera soulagées d’apprendre que les travailleuses et travailleurs du Rana Plaza recevront finalement leur argent:

Des mois de travail sous la gestion et la compétence de l’OIT nous ont permis d’aboutir à ce résultat. Le Fonds fiduciaire du Rana Plaza fixe une véritable norme internationale en conformité avec la convention 121 de l’OIT. Le travail n’est cependant pas terminé, et de nombreuses marques doivent encore contribuer, et d’autres contributions sont attendues des huit marques qui ont déjà payé.
Mais le premier anniversaire de cette terrible catastrophe ne passera pas avec les 3.600 familles qui attendent encore.

Les marques pour lesquelles travaillaient les fabriques au Rana Plaza et qui n’ont pas encore annoncé publiquement leur contribution au Fonds sont les suivantes: Adler Modemärkte, Auchan, Ascena Retail, Benetton, C&A, Carrefour, Cato Fashions, Children's Place, Grabalok, Gueldenpfennig, Kids for Fashion, KiK, LPP, Manifattura Corona, Matalan, NKD, PWT, Walmart et Yes Zee.

Les 3.600 familles de travailleuses et travailleurs qui ont trouvé la mort et les personnes blessées ont déjà reçu 9 mois de salaire depuis la tragédie; soit au total 2 millions d’USD payés l’année dernière par Primark, Loblaw du Canada, ainsi que trois mois de salaire aux 3.600 demandeurs.

Rejoignez la campagne de LabourStart et écrivez à ces marques ici

Roy Ramesh, secrétaire général du Conseil IndustriALL du Bangladesh a souligné l’importance d’aller de l’avant dans le cadre d’une approche concertée:

“Ce n’est que par un travail réalisé dans le cadre du Fonds fiduciaire présidé par l’OIT que toutes les parties prenantes peuvent assurer de manière efficace et transparente des paiements aux victimes du Rana Plaza. Le gouvernement, les syndicats et les employeurs du Bangladesh ont travaillé ensemble avec des syndicats internationaux et des marques pour donner des bases solides au dispositif dirigé par l’OIT. C’est le seul moyen viable de procéder.”

Grasberg – un accident mortel à la mine de Rio Tinto aurait pu être évité

En mai 2013, le toit d’un tunnel souterrain non opérationnel s’est effondré durant une session de formation dans la mine de cuivre Grasberg à Freeport-McMoran en Indonésie, causant la mort de 28 mineurs et blessant dix autres. L’accident, qui ne peut être considéré que comme un homicide industriel, a eu lieu durant un cours sur la sécurité.

L’accident a donné lieu à une enquête, à laquelle l’affilié de IndustriALL Global Union, CEMWU (FSPKEP-SPSI) s’est vu refuser une participation active. Bien que le rapport n’ait pas été classé secret, les conclusions n’ont pas été publiées.

La Commission nationale indonésienne des droits de l’homme (Commas HAM) a maintenant trouvé que l’entreprise aurait pu empêcher l’effondrement à Grasberg qui a causé la mort de 28 personnes l’année dernière.

“PT Freeport avait la possibilité d’empêcher que cela se produise, mais n’a rien fait. Le manque d’effort dans ce sens a mis en danger la vie des autres. La gravité de cette affaire est grande,” a déclaré vendredi le commissaire Natalius Pigai de Komnas HAM, selon kompas.com.

Il a également trouvé que des infractions aux droits de la personne avaient été commises et a demandé au gouvernement d’assurer un suivi du rapport de la commission en menant une enquête approfondie sur l’accident pour déceler toute indication de négligence.

À la suite de l’accident industriel dans la mine de cuivre Grasberg à Freeport-McMoran en Indonésie, des délégués syndicaux, parmi lesquels des représentants de IndustriALL, se sont rendus dans la région en septembre 2013 dans le cadre d’une mission de solidarité. La mission a conclu que la négligence de la direction était la cause de l’accident. Aucune preuve n’a été donnée d’une inspection ou d’une évaluation des risques qui aurait eu lieu avant l’accident.

Kemal Özkan, secrétaire général adjoint de IndustriALL Global Union, déclare:  

“Rio Tinto dresse une jolie image de la santé et la sécurité dans l’entreprise, mais la réalité est bien différente. L’entreprise contrôle la mine Grasberg à hauteur de 40 pour cent, mais elle doit encore assumer une part égale de responsabilité.”

Pour éviter de nouvelles tragédies dans l’exploitation minière, Rio Tinto doit passer de la parole aux actes et prendre au sérieux la santé et la sécurité de ses salariés.

Soutien à une campagne d'Amnesty International pour un leader syndical coréen emprisonné

Kim Jungwoo était un des dirigeants de la section de Ssangyong Motor du Syndicat des travailleurs coréens de la métallurgie, affilié à IndustriALL Global Union. Il a été arrêté en juin de l'an dernier après avoir protesté pour la réintégration des travailleurs licenciés par Ssangyong Motor en juin 2009 et à la mémoire des 24 travailleurs et membres de leurs familles qui se sont tués ou sont décédés de troubles liés au stress pendant la campagne. Il aura purgé sa peine au mois d'avril mais pourrait voir sa condamnation alourdie par la Haute Cour à la suite du recours introduit par le ministère public.

Jyrki Raina, le Secrétaire général d'IndustriALL Global Union, juge cette situation inacceptable :

IndustriALL condamne avec force les restrictions de plus en plus nombreuses imposées aux syndicats sud-coréens. Kim Jungwoo a été arrêté alors qu'il défendait les droits des travailleurs licenciés par Ssangyong et il doit être libéré sur-le-champ.

Soutenez la campagne d'Amnesty et exigez la libération immédiate du leader syndical Kim Jungwoo !

Victoire salariale des travailleurs au Myanmar

Après des négociations tendues et laborieuses, les propriétaires coréens de l'usine ont accepté une hausse de 26 $ (25.000 kyats en monnaie locale) qui porte le salaire mensuel minimum de 124 à 150 $.

La convention a été signée le 13 mars par l'Organisation de base des travailleurs de l'habillement de Yes 1 et par le directeur de l'usine, Kim Yaung Hon.

Yes 1, qui est implantée dans la zone industrielle de Hlaing Tharyar, emploie 1.600 travailleuses et travailleurs dont 1.200 sont affiliés au syndicat.

La proposition salariale, qui tenait compte de l'évolution du coût de la vie, avait été formulée en décembre 2013, lors d'un atelier de formation d'IndustriALL Global Union auquel assistaient la présidente du syndicat, Win Theinghi Soe, ainsi que d'autres membres du Comité exécutif.

Le Myanmar compte environ 400 usines d'habillement qui emploient plus de 200.000 personnes, et leur nombre augmente. Pour la seule année 2013, deux cents se sont créées. De nombreuses marques se tournent maintenant vers le Myanmar pour y faire fabriquer leurs produits en raison de la faiblesse des coûts salariaux.