Les syndicats de l’énergie du monde entier soutiennent l’UWUA contre FirstEnergy pour qu’ils restent “chaque jour plus forts”

La Conférence mondiale de l’Energie d’IndustriALL a adopté une résolution ferme le 11 avril pour appeler l’entreprise à cesser ses attaques et menaces contre ses travailleurs et à les traiter avec dignité. L’UWUA représente les 3.200 travailleurs de FirstEnergy dans les états américains de l’Ohio, de Pennsylvanie, du Maryland, de Virginie et de Virginie-Occidentale.

Les 142 membres de l’UWUA de la filiale Penelec de FirstEnergy dans le centre de la Pennsylvanie ont tenu bon pendant un lock-out brutal entamé trois jours avant le congé de Thanksgiving (action de grâce, fête traditionnelle américaine) et a duré quatre mois pendant un hiver qui a battu des records de froid ; ils sont toujours confrontés à des demandes de concessions pernicieuses destinées à saper le service au client et des relations sociales franches.

Visionnez la vidéo de solidarité internationale jointe à cet article destinée à remonter le moral des travailleurs qui se battent contre des régressions de leurs conditions d’emploi et de leurs droits syndicaux.

Le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina leur a dit :

Votre grand syndicat, l’UWUA nous a informé des tactiques outrancières dirigées contre vous par FirstEnergy, y compris un lock-out et des réductions d’emploi, de salaires et d’acquis sociaux. Comme vous pouvez le voir avec les messages de vos collègues du monde entier, réunis lors de notre récente Conférence mondiale de l’énergie en Espagne, vous n’êtes pas seuls.

FirstEnergy réclame toujours des concessions similaires de la part de 700 autres membres de l’UWUA en Pennsylvanie, au Maryland, en Virginie et en Virginie-Occidentale, et les conventions collectives de ces travailleurs expirent le 30 avril.

En Virginie-Occidentale, FirstEnergy a refusé d’entériner une première convention équitable pour les membres de l’UWUA d’une centrale électrique, alors que ceux-ci avaient voté en faveur d’une représentation par l’UWUA il y a plus de trois ans de cela en octobre 2010.

Dans un courrier adressé au Secrétaire général d’IndustriALL, le président Michael Langford qui dirige l’UWUA au plan national déclare :

Je veux saisir cette occasion pour exprimer notre gratitude par rapport à la solidarité qu’ont manifestée les affiliés d’IndustriALL à nos membres confrontés à FirstEnergy. Les affiliés d’IndustriALL ont démontré à de multiples reprises que la solidarité internationale est une puissante force agissant pour la justice. Nous sommes convaincus qu’avec le soutien d’IndustriALL et de ses affiliés partout dans le monde, nous sortirons vainqueurs face aux assauts injustes de FirstEnergy à l’encontre des droits des membres de l’UWUA.

Les syndicats d'IBM arrêtent une nouvelle stratégie mondiale contre les suppressions d'emplois

L'Alliance syndicale mondiale IBM ainsi qu'UNI Global Union, IndustriALL Global Union et IndustriALL European Trade Union vont adresser à la direction d'IBM une série de revendications destinées à protéger un personnel loyal confronté à de profonds bouleversements.

Ces revendications portent sur :

Les syndicats estiment que depuis l'annonce de ses stratégies qualifiées de "feuilles de route", en 2010 et 2015, IBM s'est muée en une machine axée uniquement sur la recherche du profit. Le dividende par action est devenu son objectif primordial et le manque de reconnaissance pour son personnel menace d'ébranler l'entreprise de l'intérieur.

Les syndicats, réunis chez UNI Global Union à Nyon, en Suisse, éliront un tout nouveau groupe directeur pour assurer la coordination de tout ce qui touchera à IBM à l'avenir.

"Partout dans le monde, Les travailleurs d'IBM sont confrontés à des difficultés croissantes sur le lieu de travail; ils subissent tout, les suppressions d'emplois, la baisse des salaires et de mauvaises conditions de travail," a déclaré le chef du département UNI ICTS, Alan Tate. "Cette réunion était l'occasion idéale de rassembler les travailleurs d'IBM et les syndicats pour discuter des moyens de protéger les travailleurs et d'essayer de leur assurer un avenir meilleur."

C'est cette année que le nombre d'emplois a diminué pour la première fois depuis dix ans chez IBM, lorsque la direction a voulu réduire les coûts pour encore augmenter les bénéfices. Des milliers d'emplois devraient encore disparaître bientôt, alors que les salariés de l'équipement d'IBM se débattent dans un secteur particulièrement exposé à ce type de mesures.

"IBM essaie de supprimer des emplois et de les externaliser, ce qui veut dire que les travailleurs sont sous pression pour les précariser," confie Kan Matsuzaki, le directeur du département TIC, Électricité et Électronique d'IndustriALL Global Union. "Nous devons renforcer notre pouvoir de négociation en recrutant dans l'entreprise; c'est pourquoi cette alliance est si importante."

Depuis ce qu'elle a appelé son "rééquilibrage des effectifs" dans lequel des milliers d'emplois devraient disparaître, IBM minimise l'importance de ses salariés. Sa politique mondiale du personnel vise de plus en plus à réduire leur nombre, ce qui les démotive et génère un climat de crainte sur le lieu de travail.

"L'Alliance syndicale mondiale veut dire à IBM qu'elle doit nous traiter avec respect, dans la dignité, et écouter ses salariés lorsqu'ils discutent de la situation dans l'entreprise. Nous voulons une meilleure IBM, un meilleur avenir pour les salariés d'IBM du monde entier," déclare Lee Conrad, coordinateur de longue date de l'Alliance mondiale IBM.

Consultez aussi le site Internet d'UNI Global Union : http://www.uniglobalunion.org/news/ibm-unions-agree-new-global-strategy-fight-job-cuts

Rio Tinto est bien loin d’une véritable viabilité

Des activistes de IndustriALL Global Union, des organisations de la société civile, comme le réseau minier de Londres, et plusieurs dirigeant(e)s syndicaux/ales et des protestataires du monde entier, se sont rassemblés au lieu de réunion de l’assemblée générale d’actionnaires pour montrer aux personnes présentes le véritable visage du géant minier.

L’assemblée générale d’actionnaires de Rio Tinto coïncidait avec la publication du rapport de IndustriALL Global Union Inviabilité: La vilaine vérité sur Rio Tinto.

Kemal Özkan, secrétaire général adjoint de IndustriALL écrit dans ce rapport:

En montrant que Rio Tinto ne mène pas ses activités d’une manière viable, nous voulons forcer l’entreprise à agir en appliquant ses propres principes. Cela concerne nos membres, et nous demandons la sécurité sur le lieu de travail, la liberté syndicale et un dialogue constructif avec la direction.

L’une des personnalité qui a pris la parole à l’assemblée générale d’actionnaires est Perle Zafinandro de Madagascar, présidente de l’association FAGNOMBA. Elle a critiqué QMM-Rio Tinto pour des confiscations de terres et pour la destruction de l’environnement à Madagascar. En mars de cette année, Perle et plusieurs autres membres de l’organisation ont été arrêtés et mis en prison pendant 58 jours.

“Votre présentation vidéo d’introduction montre de grandes opérations. Mais cela est très loin de notre réalité à Madagascar”, a-t-elle dit.

IndustriALL qui s’est également exprimé à l’assemblée générale, a soulevé des questions destinées aux membres du conseil d’administration de Rio Tinto. Kemal Özkan a mis l’entreprise à l’épreuve en demandant comment Rio Tinto pensait améliorer la communication et l’interaction avec les communautés locales et le mouvement syndical par un souci de transparence et de  responsabilisation.

Présentant des faits et des chiffres concernant des infractions aux droits fondamentaux, un ralentissement des processus de négociation collective, une précarisation du travail et un bilan scandaleux de santé et de sécurité chez Rio Tinto partout dans le monde, Kemal Özkan a déclaré:

“Nous mettons en doute les pratiques de viabilité de Rio Tinto, notamment les relations syndicales et votre détermination en matière de santé et de sécurité – Vous dites que les accidents mortels sont une honte au XXIème siècle, et pourtant vous admettez 40 décès l’année dernière. Et selon l’enquête officielle du gouvernement, l’accident Grasberg en Indonésie aurait pu être évité!”

Manquant de conviction, Sam Walsh, directeur général de Rio Tinto, a dit à un moment:

“Vous pouvez compter sur moi”.

Pour beaucoup de travailleurs et travailleuses employés chez Rio Tinto dans le monde, il s’agit seulement de mots creux sans réelle signification.

IndustriALL mènera la même action à la prochaine assemblée générale d’actionnaires de Rio Tinto qui se tiendra le 8 mai à Melbourne en Australie.

Les affiliés d’IndustriALL bâtissent l’unité aux Philippines

Depuis la création d’IndustriALL Global Union en juin 2012, différentes mesures ont été prises pour rassembler les forces et bâtir l’unité entre les affiliés aux Philippines.

Quatre mois plus tard, tous les affiliés philippins ont marqué leur accord sur un nouveau cadre dont ils estiment qu’il va apporter un changement pour les travailleurs http://www.industriall-union.org/events/industriall-philippines-leadership-forum-a-force-for-change. Lors de la réunion, un manifeste a été approuvé et une task force mise en place pour examiner le meilleur moyen de promouvoir l’unité au niveau syndical.

Une réunion conjointe s’est tenue en février, où la task force a présenté les conclusions de son travail acharné en vue d’établir un processus d’unité. Le rapport a été débattu dans le détail par les affilés philippins, les bureaux régional et principal d’IndustriALL ainsi que par des affiliés du Japon et d’Australie http://www.industriall-union.org/fr/les-defis-de-lunite-a-construire-aux-philippines.

Le 1er avril 2014, tous les affiliés sont convenus d’approuver une feuille de route et se sont mis d’accord sur un projet visant à tenir une réunion les 10 et 11 avril pour lancer ce nouveau projet sur trois ans, soutenu par nos affiliés suédois par le biais du LO-TCO et qui concentrera son attention sur la construction de l’unité, la syndicalisation, la mise en place de campagnes et la capacité à communiquer.

« Ce processus a été long, mais la discussion a toujours été franche et empreinte de respect, dès lors, nous avons une base solide pour aller de l’avant dans l’unité et pouvoir espérer des jours meilleurs pour les travailleurs de nos secteurs et contribuer à la mise en place d’un mouvement syndical plus fort aux Philippines », a déclaré le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Fernando Lopes lorsqu’il a conclu la réunion de planification.

Brax “se sent à l’aise” à propos des violations de droits syndicaux chez Lafem en Turquie

Le syndicat turc Tekstil, qui fait partie de la centrale syndicale DISK et d’IndustriALL, a mené une campagne de syndicalisation chez Lafem en septembre 2013. Une majorité des travailleurs a rejoint le syndicat le mois suivant dans l’espoir d’obtenir de meilleures conditions de travail.

Cependant, la direction de Lafem a licencié 40 syndiqués ayant une ancienneté allant de 10 à 17 ans plutôt que de respecter des droits syndicaux fondamentaux. Deux des travailleurs licenciés étaient déjà élus en tant que représentants des travailleurs dans l’entreprise et n’avaient jamais reçu de remontrance ou de rapport négatif auparavant.

Tous les travailleurs licenciés ont porté plainte en justice contre Lafem pour être réintégrés, puisque leur licenciement n’est pas justifié. La direction de Lafem, entretemps, a continué à faire pression sur les travailleurs pour qu’ils retirent leur plainte avec la promesse de leur verser des indemnités de rupture, mais la plupart les ont refusées.

Brax est le principal client de Lafem et pratiquement toute la production est destinée à la marque allemande. A tel point que Brax emploie une personne à plein temps au sein de l’usine de Lafem pour contrôler la production au quotidien.

Le syndicat Tekstil a tenté de suivre une voie pacifique pour résoudre le problème chez Lafem, mais la direction a constamment refusé. Tekstil s’est ensuite adressé à Brax pour qu’il intervienne dans le cadre de sa politique de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Au départ, Brax a accepté d’enquêter, mais pas de manière concrète ni sincère.

Brax préfère n’entendre que la version de son fournisseur et a suspendu le processus en se contentant d’envoyer des courriers au syndicat. Au bout du compte, Brax a déclaré ne pas avoir pu identifier de violation de droits syndicaux à l’issue de ses audits. L’affilié allemand d’IndustriALL IG Metall a offert sa solidarité aux travailleurs licenciés et soulevé le problème auprès de Brax, mais la réaction de l’entreprise a toujours été négative.

Les syndiqués licenciés continuent à pâtir de la situation alors que ceux qui continuent à travailler dans l’usine sous soumis à une forte pression de la direction en vue de se débarrasser de la présence syndicale. Lafem rejette les appels au dialogue alors que Brax garde le silence sur les demandes visant à poursuivre les investigations.

Le slogan de Brax c’est “Feel Good” (sentez-vous bien, à l’aise). La firme allemande publie des pages entières de documents qui tendent à prouver qu’elle est socialement responsable et qu’elle respecte l’environnement. Elle prétend soutenir de nombreux projets visant à protéger la nature, alors que ce que fait Brax en réalité est totalement l’inverse en ne respectant pas des droits syndicaux fondamentaux.

« IndustriALL Global Union, IG Metall et Tekstil ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour rétablir la situation chez Lafem par le biais du dialogue » indique Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint. « Mais trop c’est trop. Si Lafem et Brax persistent à ne pas réintégrer les travailleurs licenciés et refuser de discuter de manière constructive avec Tekstil, notre campagne va prendre de l’ampleur. »

Faire connaître la vilaine vérité sur Rio Tinto

IndustriALL Global Union a réalisé un rapport publié dans la matinée du 15 avril; “Inviabilité: La vilaine vérité sur Rio Tinto” qui fait ressortir les pratiques de la multinationale dans le monde. IndustriALL demande à Rio Tinto d’être une entreprise socialement responsable, comme elle le prétend, en respectant notamment les droits des travailleurs et travailleuses.

Kemal Özkan, secrétaire général adjoint de IndustriALL déclare:

La recherche aveugle du profit à tout prix par Rio Tinto a engendré des conflits avec de très nombreux syndicats, ainsi qu’avec des groupes de défense de l’environnement, des communautés et des populations indigènes. IndustriALL a lancé une campagne avec des organisations de la société civile pour se défendre contre les abus de Rio Tinto. En démontrant que les activités menées par Rio Tinto ne sont pas viables, nous voulons forcer l’entreprise à être ce qu’elle prétend être.

Le rapport décrit les résultats obtenus par Rio Tinto dans différents domaines, notamment dans l’environnement, l’économie, les questions sociales et la gestion d’entreprise, qui d’après l’entreprise, sont les domaines-clés de son développement durable..

Économie

Social

Gestion d’entreprise

Environnement

La manifestation aura lieu à 10 heures du matin, mardi 15 avril, à l’assemblés des actionnaires de Rio Tinto, Centre de conférence de la reine Elizabeth II, Broad Sanctuary, Westminster, Londres.

La syndicalisation des travailleuses déplacées en Inde

Dans les familles déracinées, les femmes doivent généralement se battre pour pouvoir se frayer un chemin; elles mènent une lutte quotidienne pour survivre en tant que veuves ou chefs de famille. Pour que les travailleuses déplacées obtiennent un meilleur accès à leurs droits par un soutien international et national, le bureau de IndustriALL Global Union pour l’Asie du Sud s’efforce de donner un accès et de les syndiquer.

L’aciérie Bokaro est située dans le district de Bokaro de Jharkhand. C’est la quatrième aciérie intégrée au secteur public en Inde. La proximité de minerais de charbon, de fer, de manganèse et d’autres matières premières a permis de sélectionner cet endroit.

A la fin des années 1960 et au début des années 1970, la construction de l’aciérie et de la commune a été ambitieuse. Au cours de ce processus d’industrialisation et d’urbanisation, la population locale a été forcée de quitter ses habitations et s’est trouvée déplacée. Aucune situation soutenable n’a été trouvée, et la génération suivante manque de logements, de sécurité sociale et se trouve souvent sans véritable toiture au dessus de la tête.

L’aciérie a réduit sa main-d’œuvre permanente qui est passée de 40.000 à 1.800. Il y a eu dans le même temps une augmentation énorme de main-d’œuvre en situation précaire, qui se monte maintenant à 22.000. Ces travailleurs et travailleuses ne bénéficient pas du salaire légal, des établissements médicaux et de la sécurité sociale. Les femmes sont constamment surreprésentées dans ce type d’emploi.

Avec la participation active et la coopération du comité national et d’État de l’INMF, du comité indien des femmes de IndustriALL et des partenaires locaux, le bureau de IndustriALL pour l'Asie du Sud a engagé une consultation avec ces communautés. Les premières étapes ont porté sur la mise en confiance et l'établissement de relations de travail. Des activités telles que les campagnes de sensibilisation, de promotion des droits, les campagnes et ateliers médicaux seront organisées dans le cadre des projets de IndustriALL destinées à mieux faire comprendre la situation des communautés déplacées, et de les syndiquer par la suite. Le travail avec les populations déplacées est également l'un des objectifs du projet de syndicalisation dans l'acier, l'énergie et l'extraction minière en Inde, ainsi que du projet de syndicalisation des travailleurs et travailleuses précaires en Asie du Sud.

Le bureau d'Asie du Sud par le biais de l'INMF, affiliée à IndustriALL, du comité des femmes de l'Inde et des partenaires locaux, a organisé le 6 avril une réunion avec les femmes et les travailleuses déplacées. Plus de 300 travailleuses appartenant à des populations tribales et des communautés déplacées ont assisté à la réunion et partagé leurs préoccupations et leurs revendications.

Les orateurs, parmi lesquels le secrétaire régional de IndustriALL pour l'Asie du Sud, Sudhershan Rao Sarde, le secrétaire général de l’INMF, Raghunath Pandey, la coordonnatrice régionale de IndustriALL pour l'Asie du Sud, Shahnaz Rafique, et la présidente du comité des femmes de IndustriALL pour l’Inde, Devika Singh, ont traité des difficultés rencontrées par les communautés déplacées.

Sudhershan Rao Sarde, secrétaire régional de IndustriALL pour l'Asie du Sud, a déclaré:

Le mouvement syndical traditionnel n'a pas réussi à intégrer les préoccupations réelles de ces communautés déplacées. Il est grand temps que les affiliés de IndustriaLL reconnaissent cette erreur historique et la corrige en les syndiquant.

Les syndicats de l’énergie constituent une feuille de route“Vers des politiques de l’énergie durables, sociales et sûres”

A l’invitation des deux affilés d’IndustriALL FITAG-UGT et Industria-CC.OO., la Conférence a tenu un débat exhaustif sur les cinq buts stratégiques de la fédération syndicale internationale qui ont été entérinés par le Comité exécutif. Les délégués ont rapporté des expériences similaires sur les cinq continents, les syndicalistes du secteur étant fragilisés par le travail précaire, une libéralisation agressive, du travail peu sûr et de la répression anti-syndicale.

« Les syndicats du secteur répliquent » a indiqué le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina aux délégués dans son discours inaugural. « Chaque journée et une journée de campagne pour IndustriALL Global Union ».

Le Secrétaire d’Etat à l’Energie d’Espagne, Alberto Nadal s’est adressé à la conférence lors de la session inaugurale, marquant par là l’importance des relations sociales développées avec les affiliés espagnols d’IndustriALL. Le plus haut fonctionnaire en charge de l’énergie du pays a déclaré aux délégués : « L’énergie devrait être un droit universel pour tous. Sans une énergie abordable, il n’y a pas de développement, pas de croissance économique. L’énergie est la base de toutes les économies. »

La conférence a cherché à analyser et à développer des politiques de l’énergie progressistes qui prennent pleinement en compte les intérêts des travailleurs confrontés à de rapides évolutions des politiques et structures énergétiques nationales, et à s’assurer que tout changement soit géré par un processus de « Juste Transition. ». L’industrie de l’énergie joue un rôle primordial dans l’initiative mondiale d’IndustriALL de « Politique Industrielle Durable », en particulier en fonction de sa forte proximité avec les secteurs manufacturiers ainsi que des questions de durabilité.

En plus du plan d’action, la Conférence a adopté à l’unanimité cinq résolutions, offrant de manière urgente son soutien et sa solidarité aux travailleurs et travailleuses de l’UWUA attaqués aux Etats-Unis par FirstEnergy; en Irak, où un leader syndical qui fait figure d’exemple a reçu des menaces de mort pour sa famille ; en Indonésie où la direction de Pertamina agit avec impunité et ne tient aucun compte des décisions de justice en punissant les travailleurs qui se syndiquent, en Australie où le géant pétrolier Chevron fait la chasse aux syndicalistes de la MUA et en apportant sa solidarité au syndicat mexicain de l’électricité.

Les délégués ont également rendu hommage à la collaboration étroite d’IndustriALL dans le secteur de l’énergie avec les Fédérations mondiales sœurs, l’ISP et l’ITF, pour faire progresser les alliances dans la chaîne d’approvisionnement.

De nouveaux coprésidents pour le secteur ont été élus par les délégués en vertu de la nouvelle politique d’IndustriALL qui veut que chaque section d’industrie soit présidée conjointement par une femme et un homme. Les nouvelles coprésidences sont occupées par Apsorn Krissanasmit de Thaïlande et Leif Sande de Norvège.

La Conférence a aussi constitué un Groupe d’Action pour gérer le travail au quotidien dans le secteur. La composition de ce groupe reflète à nouveau un équilibre en termes de régions, de sous-secteurs et de genre au niveau du secteur : Gwenne Farrell du Canada, Linda McCulloch de Workers’ Uniting, Jean-François Renucci de France, Lev Mironov de Russie, Kaoru Kishimoto du Japon, Pablo Emilio Santos Nieto de Colombie, Jorge Fierro Andrade du Chili, Abdelmajid Matoual du Maroc, Aly Al-Adwani du Koweït, Ady Lombume de la République Démocratique du Congo et Mfanawelisontfo Dlamini du Swaziland.

En conclusion de la Conférence, le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan a déclaré : « La très grande qualité des débats, le dynamisme, l’enthousiasme des camarades des industries de l’énergie des cinq continents va faire d’IndustriALL une véritable force syndicale dans ce secteur à l’importance déterminante. »

Les travailleurs brésiliens demandent plus de droits et une plus grande égalité

Les syndicats ont décidé d’organiser une action de plus grande envergure dans le cas où ils n’obtiendraient pas une réponse positive à la Huitième Marche de la Classe ouvrière qui eut lieu sous la bannière : “Pour plus de droits et une meilleure qualité de vie”.

La marche a montré la capacité de la classe ouvrière pour l’organisation et l’unité, avec la présentation par les centrales syndicales CTB, CGTB, CUT, Nueva Central, Força Sindical et UGT d’une liste commune de revendications, qui inclut notamment la réduction de la semaine de travail jusqu’à 40 heures sans diminution salariale, l’abandon du projet de loi du congrès sur une augmentation de l’externalisation, les changements apportés aux taux d’imposition sur le revenu, une hausse du salaire minimum, une réforme agraire, des investissements dans la santé, la sécurité et l’éducation, et un travail décent.

Miguel Torres, président de Força Sindical et de CNTM, l’un des syndicats de métallurgistes affilié à IndustriALL, a déclaré: “Le mouvement syndical unifié a approuvé nos revendications en 2010, mais sans obtenir jusqu’à présent de réponse. Nous devons donc accroître la pression et chercher à obtenir un plus grand soutien du public pour le programme syndical qui est progressiste, démocratique et d’une grande portée sur le plan social”.

Vagner Freitas, président de la CUT, une centrale syndicale à laquelle plusieurs organisations syndicales membres de IndustriALL sont affiliées, a également soulevé l’importance de l’unité syndicale, la même unité qui a permis à Força, UGT et CUT d’élire Joao Felicito, président de la Confédération syndicale internationale. Il a déclaré: “Il n’y a pas de mouvement mieux organisé que le mouvement brésilien. Si nous n’obtenons pas de réponse, nous organiserons de plus grandes manifestations”.

Les syndicats ont demandé d’avoir une réunion avec la présidente Dilma Rousseff pour discuter du programme de la classe ouvrière en vue d’un projet national de croissance basé sur la souveraineté, la démocratie et la reconnaissance méritée de la valeur du travail. Les syndicats présenteront également le document aux présidents du Sénat et de la Chambre des députés, ainsi qu’à la Cour suprême du travail.

Les Voix de la résistance à Rio Tinto convergent à Londres

Les représentant(e)s des syndicats et des organisations représentatives de la société civile du monde entier ont envoyé ce message à Rio Tinto lors de la réunion publique – Voix de la résistance – tenue le 10 avril à Londres.

La réunion était organisée par le réseau minier de Londres à l’invitation de John Vidal du quotidien The Guardian.

Elle entrait dans le cadre d’une série d’activités menées jusqu’à l’assemblée annuelle des actionnaires de Rio Tinto le mardi suivant.

“À mesure que nous intensifions nos efforts dans le domaine de la syndicalisation, nous renforçons également nos alliances avec des groupes qui veulent faire de Rio Tinto une entreprise plus favorable à la main-d’œuvre et plus viable,” a déclaré Kemal Ozkan, secrétaire général adjoint de IndustriALL. IndustriALL va publier le rapport intitulé Inviabilité : la vilaine vérité sur Rio Tinto, à l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise. Le rapport fait partie de la campagne mondiale de IndustriALL contre Rio Tinto.