NLRB présente une plainte générale contre FirstEnergy

La plainte suit de peu une autre objection de NLRB en février accusant l’entreprise d’infractions à la législation du travail dans l’usine de FE à Harrison en Virginie occidentale.

La plainte, présentée le 25 avril par le bureau régional de NLRB à Pittsburgh, accuse les entreprises de refuser illégalement de négocier avec le syndicat sur les conséquences des récentes fermetures d'usine et les transferts de postes de l’unité de négociation; la dénonciation de la convention collective avec le système UWUA de la section syndicale 102; l’incapacité de fournir des données cruciales au syndicat pendant les négociations; et d’entreprendre d’autres actions de mauvaise foi dans la négociation.

“Cette plainte représente un nouvelle étape décisive dans nos efforts pour obtenir justice pour les travailleurs et travailleuses du secteur public chez FirstEnergy,” a déclaré Bob Whalen, président de la section 102 du système UWUA.  “Le large champ d'application et la gravité des infractions relevées dans la plainte montrent que quelque chose va très mal dans les politiques de relations de travail de l’entreprise.”

La plainte porte sur de nombreuses actions illégales de FE, parmi lesquelles:

La plainte de NLRB cherche à obtenir une voie de secours pour Transmarine Navigation, pour obtenir que l’entreprise reprenne le versement des salaires aux salariés concernés depuis le moment où l’entreprise a reçu de NLRB l’ordre de négocier sur les conséquences des fermetures d’unités jusqu’à ce que les parties concluent un accord ou aboutissent de bonne foi à une impasse dans les négociations.

La plainte accuse aussi FirstEnergy d’utiliser d’autres pratiques déloyales de travail, à savoir:

D’autres accusations de l’UWUA contre des tactiques de mauvaise foi de FE contre un syndicat de travailleurs de Penelec en Pennsylvanie centrale sont encore en cours d’investigation par NLRB.

Des membres de la branche 180 de la section syndicale 102 ont repris leur travail en avril après avoir résisté à un lock-out de vingt semaines imposé par la direction juste avant la fête du Thanksgiving. FE a échoué complètement pour se servir du lock-out comme moyen coercitif pour forcer les travailleurs et travailleuses de Penelec d’accepter les demandes abusives de concession de la direction.  

En dépit du lock-out, les travailleurs et travailleuses de Penelec ont refusé d’accepter les demandes de la direction portant sur une réduction des prestations des salariés, sur les conditions de travail et les normes de service à la clientèle.  Les membres de l’UWUA à Penelec ont repris le travail le 14 avril.

Les affiliés de IndustriALL unis ont soutenu la riposte des membres de l’UWUA en avril contre FirstEnergy.

Grève contre les salaires de misère chez Crabtree au Lesotho

Une centaine de travailleurs et travailleuses a cessé le travail le 22 avril après avoir obtenu le droit de faire grève pour faire aboutir leur revendication concernant une hausse des salaires. Les travailleurs et travailleuses gagnent actuellement 105 USD par mois, en partie du fait de la faiblesse du salaire minimum au Lesotho, qui est très inférieur à un salaire vital.

Crabtree a commencé ses activités en juillet 2007 dans ce minuscule pays enclavé, entièrement entouré par l’Afrique du Sud. L’entreprise, qui fabrique des accessoires électriques comme des prises de courant et des rallonges électriques pour être exportés sur le marché de la SADC (communauté de développement de l’Afrique australe), est basée en Afrique du Sud où elle possède une autre usine.

Les salaires n’ont pas été augmentés depuis 2010, malgré les promesses d’une révision salariale par la direction. Le personnel demande une hausse de 30 pour cent et est résolu à rester ferme en raison du nombre d’années passées sans augmentation.

Le syndicat FAWU, affilié à IndustriALL Global Union, a porté la question devant la direction de la prévention et de la résolution des conflits (DDPR) et auprès du tribunal du travail. Le procédure juridique a pris plus d’un an avant de conclure finalement au droit de faire grève sur cette question. Cependant, Crabtree s’est adressé au tribunal pour obtenir l’autorisation de lockouter les salariés.

“En dépit de l’autorisation obtenue pour faire grève, la direction ignore le syndicat et refuse de négocier avec nous,” a dit Thapelo Bohloko, organisateur du FAWU.  “Nous sommes déterminés, parce que les travailleurs et travailleuses ne peuvent pas continuer de gagner des salaires aussi bas, et nous explorerons toutes les possibilités de soutien pour cette revendication raisonnable.”

Le bureau d’Afrique subsaharienne de IndustriALL va placer la campagne pour un salaire vital au Lesotho au centre de ses préoccupations pour obtenir de la part des employeurs et du gouvernement une amélioration de la situation, en appelant au soutien des syndicats pour obtenir une augmentation du salaire minimum, et de meilleurs salaires par des négociations au niveau de l’entreprise.

Le géant des services pétroliers Schlumberger exploite des travailleurs intérimaires en Indonésie

Employant plus de 900 salariés à Jakarta, PT Dowell Anadrill Schlumberger offre des services destinés aux exploitations pétrolières, y compris le forage et tout autre service destiné à l’industrie du gaz et du pétrole en Indonésie. L’entreprise est une filiale de Schlumberger dont le siège est situé à Houston, au Texas. C’est l’une des plus grandes entreprises mondiales de services sur les champs pétroliers et elle emploie 123.000 salariés dans le monde. Elle possède d’autres grosses implantations notamment à Paris et à La Haye.

A Duri, sur l’île de Sumatra, l’entreprise preste de nombreuses tâches spécialisées dans le cadre des activités locales de la Chevron Oil Company, dont des opérations de cimentation, des services de tubage de puits ainsi que des services de fracturation et de stimulation de puits. Le total des travailleurs permanents du site de Duri est estimé à 70, complétés par 116 travailleurs “temporaires” qui sont fournis par l’agence d’intérim PT Supraco. La plupart des salariés permanents et des travailleurs de PT Supraco sont membres du syndicat SP KEP-KSPI.

Tous les travailleurs ont été recrutés par Dowell Anadrill Schlumberger, ils sont sous les ordres directs de l’entreprise, portent son uniforme, travaillent avec le matériel de DAS et sont porteurs d’un document d’identification fourni par DAS. Pourtant, les travailleurs issus de l’agence perçoivent un salaire inférieur et dépendent de l’agence pour leurs soins de santé. Nombre parmi les travailleurs intérimaires ont déjà travaillé en continu pour Schlumberger entre 5 et 15 ans.

Après que des négociations aient failli à apporter une solution, les travailleurs précaires ont fait grève pendant plus d’une semaine entre le 2 et le 10 janvier dernier et ont bloqué les grilles de l’entreprise, empêchant les déplacements de matériel et de machines. En dépit de pourparlers mis sur pieds dans l’urgence et impliquant le syndicat, la direction locale, l’agence d’intérim ainsi que Chevron, le bureau local pour l’emploi et la police du lieu, l’entreprise refuse purement et simplement de recruter en direct les travailleurs fournis par l’agence.

Le syndicat considère qu’il s’agit d’un exemple très clair de discrimination et a dénoncé l’affaire au Ministre de l’Emploi en exigeant que l’entreprise réintègre en tant que salariés permanents tous les travailleurs qui ont pris part à la grève. IndustriALL soutient pleinement son affilié en Indonésie et a protesté auprès de Schlumberger en appelant l’entreprise à rencontrer les revendications totalement justifiées du syndicat.

Philippines: Tout un exécutif syndical mis à pied pour avoir refusé de travailler pour une fête nationale

IndustriALL soutient fermement son affilié dans son combat pour obtenir la réintégration des 24 activistes mis à pied.

Mise à jour complète du MWAP:

L’Alliance des métallurgistes des Philippines (MWAP) condamne fermement la direction de NXP Semiconductors Company à Cabuyao, Laguna, pour la mise à pied illégale de 24 responsables syndicaux le 5 mai 2014.

Les responsables touchés, qui incluent tous les membres du comité exécutif du syndicat et du conseil des délégués du personnel, ont été immédiatement placés sur une liste noire, et l'entrée des locaux de l'entreprise leur a été interdite.  Toutes les prestations dont ils bénéficiaient ont été supprimées, notamment la subvention couvrant les frais d'éducation qui devrait être versée le 15 mai.

L'action constitue de toute évidence une attaque malveillante contre les travailleurs et travailleuses qui se battent actuellement pour obtenir la conclusion d'une nouvelle convention collective générale.  Les mises à pied des responsables visent à affaiblir le pouvoir de négociation du syndicat.

Dans une note en date du 5 mai 2014, la direction de NXP affirmait que les responsables syndicaux “participaient en toute connaissance de cause à une grève illégale” et “ont donc perdu leur EMPLOI conformément à la législation”.  Elle signalait également que les “responsables ont perdu leur emploi pour une raison juste … la grève illégale du 9 avril, et pour des jours de congé.”

Le syndicat a clarifié les choses en disant que la direction se référait au refus des salariés de travailler en heures supplémentaires les 9, 17, 19 avril dernier et le 1er mai, qui étaient des jours officiels de congé. Le 9 avril était Araw ng Kagitingan (Jour national de valeur), et les 17 et 19 avril était le Jeudi saint et le Vendredi saint qui sont des fêtes largement suivies dans ce pays où domine l'Église catholique.  C'est la même chose pour 1er mai, qui est la journée internationale de la Fête du travail, où le syndicat et l'entreprise ont de longue date un accord pour un congé donné à tous les membres du syndicat pour qu’ils puissent participer aux activités de la Fête du travail.

Reden Alcantara, président du syndicat des travailleurs chez NXP Semiconductors Company (NXPSCIWU) et président national du MWAP, a déclaré que la direction de NXP considérait l’absence des salariés durant ces jours de congé comme des actions concertées du syndicat en rapport avec la lutte pour la convention collective.

“La mise à pied de tous les responsables syndicaux est un nouveau harcèlement de la direction de NXP pour nous forcer à abandonner nos justes revendications pour la convention collective afin d'améliorer les conditions des travailleurs et travailleuses,” a déclaré Alcantara. “La direction fait tout ce qu'elle peut pour démanteler notre syndicat, et la mise à pied des responsables vise à semer la peur parmi les travailleurs et travailleuses et les menacer pour qu'ils cessent de soutenir le syndicat,” a-t-il ajouté.

Avant les mises à pied, Alcantara avait déclaré que la direction harcelait également les salariés engagés dans des actions concertées pacifiques, comme la marche de protestation à l’entrée de l'enclave industrielle.  Des gardes de sécurité avaient été placés dans les navettes automobiles pour interdire aux travailleurs et travailleuses de descendre et les empêcher de participer à l'activité syndicale.  Les travailleurs et travailleuses ont dû sauter des fenêtres des navettes pour pouvoir participer à la marche de protestation.  Lors d’un autre incident, une action concertée et pacifique des travailleurs et travailleuses s'est heurtée à un important déploiement de personnel de gestion et d’un camion contre l’incendie.

La négociation pour la convention collective entre la direction de NXP et le syndicat a commencé cette année en janvier et a déjà nécessité 23 réunions de négociation.  Le syndicat demande une augmentation salariale de 8% alors que l'entreprise a plafonné son offre à 3,5%, la moitié seulement de la hausse obtenue par la dernière convention collective.  La direction a bloqué à deux reprises les négociations et a décidé de rechercher un négociateur tiers.

Alcantara accuse également le gouvernement de conspirer avec la direction.  Il a affirmé que l’administration du Light Industry and Science Park (LISP) a porté la question auprès du bureau de la secrétaire au travail Rosalinda Baldoz pour faire pression afin que les travailleurs et travailleuses cessent de se battre pour leurs droits.  Le 16 avril, le ministère du Travail et de l'Emploi (DOLE) a demandé de toute urgence la tenue d'une réunion entre la direction de NXP et le syndicat pour discuter de la soi-disant action concertée du 9 avril.  Au cours de la réunion le syndicat a soulevé la question du retard dans le paiement des salaires de 1.700 travailleurs contractuels chez NXP qui n'ont pas été payés depuis déjà deux mois, la direction se servant du prétexte de la négociation pour la convention collective comme la raison du délai pour le paiement des salaires.  Mais au lieu de résoudre cette question, le syndicat a noté que les sous-secrétaires du DOLE qui assistaient à la réunion avaient averti que les responsables syndicats allaient être mis à pied.

“De connivence avec le gouvernement, la direction fait ce qu’elle peut pour démanteler notre syndicat, du fait que c’est l’un des rares syndicats à être présent dans les zones franches d'exportation et les enclaves industrielles.  Ils nous frappent durement, parce que nous avons pu établir et renforcer notre syndicat malgré la politique du “pas de syndicat, pas de grève” à l'intérieur des ZFE et des enclaves,” a déclaré Alcantara. 

“Nous ne leur permettrons pas de reprendre cette victoire durement acquise par les travailleurs et travailleuses de NXP,” a promis Alcantara.  Il a ajouté qu'ils allaient contrecarrer le harcèlement de la direction par une meilleure éducation des membres et une consolidation des rangs.  Le syndicat a déjà organisé aujourd'hui des réunions de changement et une marche de protestation jusqu'à l’entrée de l'enclave industrielle.  Il demande aux camarades de soutenir son combat.

En attendant, le MWAP a demandé la réintégration immédiate des 24 responsables syndicaux mis à pied.  Il a demandé à la direction de mettre fin au harcèlement des travailleurs et travailleuses et de respecter leur droit de mener des actions pacifiques.  Il a également demandé instamment à l'entreprise de reprendre immédiatement avec le personnel les négociations pour la convention collective.  Le MWAP a exprimé son soutien total au syndicat et dit qu’il s'apprêtait à lancer une campagne de soutien à la lutte menée au niveau local chez NXP et dans les arènes internationales.

Victoire pour les travailleurs des chantiers navals grecs!

Le syndicat grec des métallurgistes, POEM, célèbre une victoire bien méritée après un jugement obtenu finalement le 5 mai dans l’affaire judiciaire du chantier naval Skaramanga: 11 des 12 syndicalistes emprisonnés ont été immédiatement remis en liberté et l’un d’eux a reçu une condamnation de 6 mois avec sursis. Le jugement a été prononcé après deux années de lutte des syndicats soutenus par une campagne européenne de solidarité. Une délégation de représentants de l’organisation sœur IndustriAll European Trade Union et de IndustriALL Global Union était présente lundi au tribunal d’Athènes pour montrer notre soutien permanent.

Les travailleurs du chantier naval en Grèce, membres de l’affilié de IndustriALL Global Union, la fédération panhellénique des métallurgistes (POEM), ont subi des attaques sévères de leur gouvernement. Victimes d’une détérioration grave de leur situation et de conditions de travail précaires pendant plus d’une année, les travailleurs du chantier naval grec à Skaramanga s’étaient mis en grève le 4 octobre 2012. Leurs emplois étaient devenus des pions dans un conflit entre les opérateurs du chantier naval et le ministère grec de la Défense pour qui le site construisait exclusivement des sous-marins et des vaisseaux de la marine de guerre. Les salaires des travailleurs n’avaient pas été versés durant toute une année, mais le ministère restait indifférent à leur situation désespérée. Des bagarres eurent lieu avec les forces de police au cours d’une manifestation au ministère de la Défense qui avait conduit à l’arrestation de travailleurs.

En raison des attaques de la police et du ministère, des accusations avaient été portées contre 12 syndicalistes, y compris le président du POEM, et leur combat faisait l’objet d’une action devant les tribunaux. L’audience au tribunal eut lieu le 1er octobre 2013, mais la décision de justice avait été repoussée jusqu’au 5 mai 2014.

En novembre 2013, le groupe d’action de IndustriALL Global Union pour la construction navale et la démolition des navires a adopté une résolution demandant de METTRE FIN aux attaques contre les travailleurs de la construction navale en Grèce et lancé un appel de solidarité avec le POEM. Sous la conduite de IndustriAll European Trade Union, IndustriALL Global Union a participé à l’action demandant au gouvernement de suspendre les poursuites engagées contre des militants syndicaux grecs et de trouver une solution juste et équitable pour les travailleurs à Skaramanga.

Kan Matsuzaki, directeur de IndustriALL Global Union pour le secteur de la construction navale et de la démolition des navires, qui s’était joint à la délégation, déclare:

C’est une victoire symbolique pour tous les travailleurs et travailleuses de Grèce qui ont souffert des mesures d’austérité du gouvernement. Cette affaire doit faire comprendre au gouvernement grec la nécessité d’adopter un nouveau modèle économique et social qui donne la priorité aux gens.

Consulter également le site internet de IndustriALL European Trade Union ici.

Napoleón Gómez reçoit le prix Arthur Svensson

Le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina a félicité Napoleón après avoir défilé avec Los Mineros ce Premier Mai et livré un message de solidarité sur la place historique de Zocalo à Mexico en compagnie de Los Mineros et d’autres syndicats indépendants.

IndustriALL Global Union félicite Napoleón Gómez Urrutia, le leader du syndicat Los Mineros du Mexique pour avoir remporté l’édition 2014 du Prix International Arthur Svensson pour les droits syndicaux ! Comme l’écrit le jury,

Gómez Urrutia joue un rôle prédominant dans la lutte pour un syndicalisme démocratique au Mexique, indépendant du contrôle du gouvernement et des employeurs. Il est la cible d’une campagne anti-syndicale vicieuse de la part du gouvernement et de grandes compagnies minières, en raison de ses revendications pressantes et persistantes en faveur des droits des travailleurs, de salaires décents et de conditions de travail sûres.

Napoleón a été nominé pour le prix par IndustriALL comme suite à une décision du Comité exécutif en décembre 2013. Napoleón a été en mesure de prendre son siège lors ce Comité exécutif, ce qui représentait son premier déplacement international depuis son départ en exil en 2006.

Le Prix International pour les droits syndicaux a été créé en 2010 par Industri Energi (IE), l’affilié d’IndustriALL dans le secteur de l’énergie en Norvège, avec le but de promouvoir et renforcer les syndicats et les droits syndicaux au plan international. Arthur Svensson a été un des plus grands leaders syndicalistes de Norvège (1930-2008). Le prix est attribué chaque année sur base de propositions faites par les syndicats de par le monde. Il est constitué d’une somme de NOK 500.000 (environ US$ 87.000).

Depuis 2006 et sa ferme condamnation de l’homicide industriel de Pasta de Conchos, le leader des mineurs a subi les persécutions d’une alliance entre l’entreprise et le gouvernement qui l’a forcé à diriger son syndicat depuis un exil à Vancouver, au Canada.

L’interdiction de voyager lui a été imposée par les autorités mexicaines dans le cadre d’une répression sauvage de Los Mineros. Des procès montés de toutes pièces par les autorités mexicaines ont fait que Napoleón est sur la Liste Rouge d’Interpol depuis 2006. Los Mineros ont à de nombreuses reprises déjoués les procès truqués mais les autorités ont alors fait appel et abusé des mécanismes d’Interpol pour maintenir l’exil.

Davantage de détails sur la lutte de Napoleón se trouvent sur le site consacré à son livre Collapse of Dignity.

Soutien aux travailleurs du papier en grève en Indonésie

En mars, les membres du syndicat des travailleurs du papier de Pindo Deli dans l’une des usines du groupe APP en Asie – Sinar Mas dans le district de Karawang en Indonésie, se sont mis en grève pour obtenir la reprise des négociations par la direction, et discuter du taux de salaire minimum établi dans le district par le gouverneur de la province de Java occidental. Quatre séries de négociations se sont terminées par un échec, et par la suite, la direction a déclaré la grève illégale et fait appel aux forces de police contre les grévistes. Les salaires de tous les responsables syndicaux ont été illégalement réduits. En avril, les salariés ont entamé une deuxième grève. Apportez votre soutien aux grévistes de l’une des plus grandes usines de pâte à papier au monde en participant à la campagne de LabourStart

Accident mortel à l’usine Holcim en Inde

Holcim assure respecter des normes très strictes de santé et de sécurité au travail, et pourtant ce n’est pas le premier accident mortel survenu dans ses activités. L’accident jette une nouvelle fois la lumière sur la situation désespérée des travailleurs sous contrat, qui occupent systématiquement les postes de travail les plus dangereux avec des précautions de sécurité minimales. L’année dernière, cinq travailleurs sont morts dans l’effondrement d’un silo dans une autre usine Holcim.

En 2010, deux travailleurs dont un contractuel ont été tués et deux travailleurs contractuels ont été blessés par du charbon en fusion en réparant la trémie à charbon de la centrale électrique de ACC-Jamul.

Plus de 50 pour cent de tous les accidents mortels sur le lieu de travail surviennent en Asie, et le plus souvent en Inde. La majorité des morts et des blessés travaille sous contrat. L’affilié de IndustriALL Global Union, PCSS, qui représente les travailleurs contractuels dans l’industrie indienne du ciment, a présenté une plainte à l’OCDE sur la façon dont les travailleurs et travailleuses sous contrat sont traités en Inde.

En 2013, Holcim a entamé des pourparlers avec les fédérations syndicales mondiales IndustriALL et IBB sur un accord mondial de santé et de sécurité au travail. Ces pourparlers n’ont jamais été parachevés.

Le directeur de IndustriALL pour l’ingénierie mécanique et les industries de matériaux, Matthias Hartwich, déclare:

“Nous demandons à Holcim de prendre ses responsabilités envers ses salariés, qu’ils soient employés sur une base permanente ou sous contrat. Un travailleur tué est une victime de trop, et les antécédents de Holcim montrent qu’il y a quelque chose de fondamentalement erroné.”

IndustriALL demande que Holcim ne se contente pas d’engager des négociations sur la santé et la sécurité, mais d’engager aussi des négociations sur un accord-cadre mondial de façon à améliorer une participation des travailleurs et travailleuses. C’est maintenant le moment!

Dé-connectés – Faire entendre la voix des travailleurs de Nokia India

En 2005, l’entreprise finlandaise Nokia a installé sa plus grande usine d’assemblage de téléphones portables à Sriperumbadur Taluk, Tamil Nadu. Attirée par les avantages fiscaux offerts par la loi de 2005 sur les Zones économiques spéciales, des subsides et une pléthore de main d’œuvre bon marché, Nokia a engrangé des bénéfices en assemblant des téléphones en Inde pour les vendre dans le monde entier. En à peine cinq années, l’usine a produit 500 millions de téléphones et engagé plus de 12.000 travailleurs et travailleuses, en majorité des jeunes femmes.

Après huit années à accumuler les bénéfices, l’entreprise est maintenant accusée d’évasion fiscale par le gouvernement indien. La menace d’une fermeture imminente de l’usine et de la perte de leur emploi plane sinistrement sur la tête de milliers de salariés.

Le film donne la parole à des travailleurs et travailleuses qui ont largement été réduits au silence dans la bataille fiscale entre l’entreprise et l’état. Les travailleurs partagent leur expérience du travail chez Nokia, les temps heureux où ils étaient “connectés”, leur rêve d’accéder à la classe moyenne, leur peur, leur anxiété et leur colère d’être “dé-connectés” par l’entreprise qu’ils ont aidée à faire des bénéfices grâce à leur dur labeur et enfin leur détermination à se battre pour leur emploi.

Célébration de la Fête du Travail dans le monde

A Madagascar, la Fisema de Fort Dauphin a défilé avec les autres syndicalistes avant d’organiser un débat sur l’importance du partenariat social pour le développement durable de l’entreprise.

Au Bangladesh, la Fédération nationale des Travailleurs du Vêtement est descendue dans les rues de Dacca avec des milliers de travailleurs textiles. Les affiliés d’IndustriALL ont réclamé des indemnités pour les familles des morts et les blessés des tragédies de Rana Plaza et Tazreen et des lieux de travail sûrs pour tous dans le secteur du prêt-à-porter au Bangladesh.

Pour marquer ce 1er mai, le syndicat bangladais BGTLWF a défié au sein d’une des zones industrielles de Savar.

Au Pakistan, le Secrétaire général Haji Muhammad Saeed Arian et la Présidente Atiua Saleem  figuraient parmi les orateurs du Séminaire national du WFTU-PLF de ce 1er mai.

A Berlin, IndustriALL a marqué la journée aux côtés de LabourStart et de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA).

En Suisse, on a vu le personnel d’IndustriALL Global Union défiler dans les rues de Genève et Berne en compagnie de notre affilié Unia.

A Mexico, le Secrétaire général Jyrki Raina et le Secrétaire général adjoint Fernando Lopes ont défilé avec leurs camarades syndicalistes.