Pas de régression vers le passé autoritaire de la Corée!

Rejoignez la campagne de LabourStart et écrivez à la présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye.

IndustriALL Global Union condamne l’acte répréhensible de l’enlèvement du corps de YEOM, Ho-seok, martyr du travail chez Samsung, et la détention de syndicalistes, notamment les arrestations récentes de responsables de la section syndicale de KMWU Samsung Electronics Service les 18 et 19 mai 2014.

Il semble que la présidente sud-coréenne Park Geun-hye et les patrons de Samsung veulent ramener le pays aux jours sombres de son passé autoritaire. La section du syndicat coréen des métallurgistes (KMWU) qui représente 1600 salariés de Samsung Electronics Service est en grève pour obtenir le respect des droits syndicaux et pour une première convention collective.

Le président de la section du KMWU s’est tragiquement immolé le 17 mai pour protester contre la poursuite de la répression de la main-d’œuvre chez Samsung. Trois cents membres des forces de police ont fait irruption durant la veillée mortuaire, arrêté 25 proches du défunt et sont partis en emportant le corps du martyr du travail.

Des renseignements complémentaires sur le conflit chez Samsung se trouvent à http://kmwu.kr/en/159

Les Fédérations syndicales internationales saluent la remise en liberté des activistes cambodgiens

A la suite de pressions considérables et d’une campagne menée à la fois sur place et au plan international par IndustriALL Global Union, la CSI et UNI Global Union, ainsi qu’avec le soutien d’ONG et de certaines enseignes du domaine de la mode, les 23 travailleurs concernés ont été libérés après le prononcé du verdict de la cour de Phnom Penh ce vendredi 30 mai.

Les 23 hommes, parmi lesquels 21 s’étaient vus refuser une remise en liberté conditionnelle et étaient détenus depuis janvier, ont été condamnés à des peines avec sursis allant de six mois à quatre ans et demi de prison. Dans un verdict séparé, deux syndicalistes mis en détention en novembre 2013 dans le cadre de la grève chez SL Garment ont également été relâchés, portant ainsi le total à 25. Les accusations comprenaient l’instigation au crime, la violence délibérée avec circonstances aggravantes et la destruction volontaire de propriété. Quatre parmi ces hommes ont été condamnés à des amendes d’environ 2.000 dollars chacun.

Le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina, qui représentait également la CSI et UNI lors d’une rencontre à haut niveau avec des ministres le 26 mai dernier a déclaré :

“Nous sommes immensément soulagés que les détenus aient été libérés et qu’ils puissent retrouver leurs familles au bout de cinq longs mois en prison. Les sentences de prison, lourdes mais assorties de sursis, prononcées par la cour sont une tentative de sauver la face après les graves critiques émises par un certain nombre d’observateurs internationaux s’agissant de l’absence de preuves directes contre les accusés et des graves irrégularités commises au cours de leur procès.”

Ath Thorn, Président du syndicat de la confection C.CAWDU, affilié d’IndustriALL ajoute :

“Cette victoire est un premier pas. Le mouvement syndical va continuer à se battre pour un salaire minimum de 160 dollars pour les travailleurs et travailleuses de la confection et du textile et afin d’assurer la protection de leurs droits ainsi qu’un emploi décent et digne.”

IndustriALL, la CSI et UNI vont maintenant rediriger leur combat vers le salaire minimum et le processus de mise en place de la législation syndicale. L’Organisation internationale du Travail (OIT) a publié une critique acerbe de la dernière mouture du projet de loi sur les syndicats, qui selon elle “ ignore les demandes du comité des experts de l’OIT sur l’application des conventions et recommandations”.

Entretemps, le gouvernement cambodgien a confirmé que l’étude de fond qui a été menée dans le cadre de l’adoption prochaine d’un mécanisme de fixation des salaires sera présentée aux syndicats et à l’association patronale du secteur de la confection, la GMAC, d’ici à mi-juin afin que les négociations sur le salaire minimum puissent reprendre.

Philip Jennings de UNI a déclaré :

"Nous saluons la nouvelle de la libération des 23 travailleurs qui avaient été emprisonnés à tort pour s’être opposé à une injustice. Nous demandons maintenant au gouvernement cambodgien de faire ce qui doit être fait, à savoir reconnaître les normes internationales du travail et résoudre la problématique du salaire minimum. De par le monde, on commence à reconnaître que des salaires décents seront l’un des fondements de la reprise mondiale. Le Cambodge est un pays mûr et se doit d’agir comme tel."

La Secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow a déclaré qu’une campagne conjointe avait à nouveau porté ses fruits pour les travailleurs et travailleuses :

“La solidarité internationale, ça fonctionne! Nos Fédérations internationales ont mobilisé ensemble dans les grandes villes et ont pratiqué un lobbying constant sur le gouvernement et les fabricants cambodgiens ainsi que sur les firmes mondiales de vêtement pour inverser la tendance inacceptable de début janvier. Le traitement des travailleurs et travailleuses de la confection au Cambodge, lorsqu’ils ont manifesté au tout début de janvier comprenait de la brutalité policière, des arrestations et un comportement ouvertement anti-syndical. Il n’y a aucune chance que la CSI, IndustriALL et UNI puissent tolérer que les choses se poursuivent de la sorte. La campagne continue afin d’obtenir justice pour les travailleurs au Cambodge."

“IndustriALL va poursuivre son travail avec les enseignes, le gouvernement cambodgien, les syndicats et les employeurs pour obtenir que ces réformes soient justes et rendent l’industrie de la confection cambodgienne durable, dotée de salaires vitaux, de la liberté d’association et de relations sociales fonctionnelles,” a conclu Jyrki Raina. 

Pour davantage d’information, veuillez contacter : 
Léonie Guguen, Responsable Communications, IndustriALL Global Union. 
Tel : +41 22 308 50 23 
[email protected]  
www.industriALL-union.org 
Centrale : +41 22 308 50 50 

IndustriALL se joint aux appels pour des mesures urgentes de soutien dans les Balkans touchés par les inondations

Les plus fortes pluies depuis 120 ans ont cessé et le niveau des eaux baisse, mais des ressources sont nécessaires pour aider les populations les plus durement touchées en Serbie en Bosnie-Herzégovine et dans certaines parties de la Croatie

Selon plusieurs rapports, les glissements de terrain constituent un danger important après la baisse du niveau des eaux. Rien que dans le canton de Tuzla en Bosnie-Herzégovine quelque 2.500 glissements de terrain ont été enregistrés. Dans certaines régions, le risque de maladies contagieuses causées par le temps doux est en augmentation.

IndustriALL espère que les gouvernements des pays touchés pourront fournir toute l’aide possible aux familles victimes de cette catastrophe naturelle.

Après consultations avec les affiliés des régions touchées et l’envoi de messages de sympathie et de solidarité, IndustriALL lance également un appel à tous les affiliés pour leur demander d’accorder une aide et un soutien à nos camarades de Serbie, de Bosnie-Herzégovine et de Croatie.

La campagne pour la sécurité des mines en Turquie cible le travail précaire

De grandes manifestations pour accompagner les mineurs qui ont survécu à Soma ont été menées dans différentes villes turques, en particulier à Istanbul.

Les revendications premières sont que le gouvernement rende des comptes pour les personnes assassinées et blessées à Soma, dont un grand nombre sont des travailleurs précaires, et abolisse le dangereux système de sous-traitance qui règne en Turquie. Comme la protection légale des travailleurs a été affaiblie depuis 2002, et le gouvernement a l’intention d’ouvrir la sous-traitance à la grande industrie et à la production minière par le biais d’une nouvelle législation, le nombre total de travailleurs temporaires est monté aujourd’hui en Turquie à 2,5 millions.

Les travailleurs précaires des mines de Turquie sont vulnérables et sous-payés. Leur droit à se syndiquer et à négocier collectivement est bloqué, ils sont non-qualifiés et inexpérimentés. Les patrons des mines versent aux travailleurs temporaires des bas salaires et ne paient ni d’heures supplémentaires ni d’assurance santé.

Dans le même temps, au lieu de réagir au comportement abusif des entreprises du secteur minier en Turquie afin d’éviter la répétition de la catastrophe de Soman, le gouvernement et les employeurs ont mené une vaste campagne pour faire porter le chapeau au mouvement syndical et fuir la responsabilité principale du carnage de Soma.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan déclare : "Cette campagne fausse et perfide n’a pour but que de détourner l’attention du public des vrais responsables."
 

IndustriALL fait campagne avec l’idée que “Plus fort est le syndicat, plus grande est la sécurité dans la mine“. Suivant les chiffres officiels, 48.706 travailleurs sont employés par les mines en Turquie. Ceux-ci méritent d’opérer dans des conditions sûres et ceci se réaliserait au mieux si la Turquie ratifiait et appliquait la Convention 176 de l’OIT. Un projet de loi sur les conditions de travail dans les industries minières et en cours de rédaction.

Une mission conjointe d’IndustriALL Global Union et d’IndustriAll Europe se rendra à Soma les 19 et 20 juin pour évaluer et planifier le travail pour la mise en œuvre de la C176 avec les syndicats et la communauté locale.

Le 22 mai dernier, les dirigeants d’IndustriALL Global Union et d’IndustriAll Europe ont remis leur message et leurs revendications à l’Ambassadeur turc auprès de l’Union européenne à Bruxelles, M. Selim Yenel.

Le syndicat des mineurs affilié à IndustriALL est en train de constituer une caisse de solidarité en faveur des familles des mineurs tués à Soma par le biais d’un compte bancaire spécial ouvert par leur centrale nationale Turk-Is. Turk-Is est membre de la CSI et de la CES.

Compte bancaire Solidarité Soma :
Nom de la banque : Vakıfbank
Agence : Turk-Is
IBAN: TR72 0001 5001 5800 7289 9943 61
Titulaire : Turk-Is Confederation

La solidarité internationale aide FIRST Union chez Toll en Nouvelle-Zélande

Les membres de FIRST Union ont ratifié la nouvelle convention collective avec Toll Carriers le 27 mai, après la conclusion de l’accord par médiation le 26 mai.

IndustriALL est intervenu avec BP le 13 mai pour forcer le sous-traitant à reprendre les négociations avec FIRST Union pour conclure un accord équitable conforme aux normes nationales dans l’industrie.

Des centaines de militant(e)s avaient envoyé des messages à la direction de Toll par l’outil de solidarité en ligne de IndustriALL.

Le secrétaire général de FIRST Union, Robert Reid, a déclaré:

Toll est resté jusqu’à la fin un employeur agressif, en s’opposant même à une convention collective au début de la réunion de médiation. Cependant avec la grève, les rassemblements aux stations-service de BP et la poursuite des actions de solidarité internationale, Toll a finalement approuvé le règlement.

Le secrétaire général adjoint de IndustriALL, Kemal Özkan, a félicité le secrétaire général de FIRST Union, Robert Reid:

IndustriALL Global Union est heureux et fier d’avoir contribué à solutionner ce problème. C’est notre raison d’être et nous continuerons ainsi.

L’organisateur du syndicat FIRST, Jared Abbott, a dit que les travailleurs/euses étaient satisfaits du règlement et s’apprêtaient à reprendre le travail.

Finalement, les travailleurs/euses sont satisfaits d’avoir obtenu une nouvelle convention collective avec une hausse salariale décente.

Jared Abbott a dit que les travailleurs/euses ont été très reconnaissants du soutien de toute la communauté locale et internationale le mois dernier.

IndustriALL publie un nouveau numéro de “Global Worker”

Les syndicats de l’industrie automobile ont été à l’avant-garde dans la stratégie d’établissement d’un véritable pouvoir syndical et d’unité des travailleurs et travailleuses dans les réseaux pour une action solidaire et commune, et notamment dans les campagnes contre des entreprises au niveau mondial. Global Worker publie un article de fond sous le titre “Construire une force syndicale mondiale dans l’industrie automobile” qui met en valeur les développements dans le secteur automobile où les premiers réseaux syndicaux ont été établis il y a plus de 40 ans.

Le modèle de référence pour la réussite d’un accord-cadre mondial (ACM) établi dans le secteur de la confection dès 2007 entre IndustriALL Global Union (à l’époque la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC) et la plus grande marque de vêtements au monde, Inditex, est décrit dans le dossier spécial “Inditex et IndustriALL Global Union: Recueillir les fruits d’un accord-cadre mondial”. L’accord a permis la réintégration de travailleuses et travailleurs mis à pied pour activités syndicales, d’obtenir des hausses salariales et de faciliter la liberté syndicale dans des pays où la syndicalisation avait toujours été faible.

Nos lecteurs/trices trouveront plusieurs portraits et des articles traitant de sujets dans différentes parties du monde sur la solidarité et l’unité syndicales, les défis et les combats des syndicats dans les pays de l’ancienne Union soviétique, La Colombie, le Cambodge, l’Indonésie et la République démocratique du Congo (RDC) avec un portrait de Josée Shimbi Umba, première secrétaire générale adjointe responsable des questions des femmes au Conseil des syndicats de métallurgistes de la RDC (CSC) qui évoque sa lutte syndicale pour les droits des femmes dans un contexte d’abus et d’exploitation extrêmes.

S’abonner pour recevoir Global Worker en anglais, français, espagnol ou en russe en ligne ou en version imprimée en écrivant à [email protected]

Lire également et télécharger la version de Global Worker en ligne ici: http://www.industriall-union.org/fr/globalworker.

La famille de IndustriALL Global Union travaille ensemble

Près de deux ans se sont écoulés depuis le congrès fondateur de IndustriALL Global Union, en juin 2012, à Copenhague, Danemark. Il reste deux années avant le nouveau rassemblement mondial de notre famille au deuxième congrès, en octobre 2016, qui nous permettra d’évaluer jusqu’où nous avons réussi à lancer une nouvelle ère de solidarité mondiale.

Lors des quatre grandes conférences régionales de cette année, où nous avons établi la manière de promouvoir les cinq objectifs stratégiques de IndustriALL, j’ai eu la satisfaction de constater l’énergie et l’enthousiasme des dirigeant(e)s syndicaux/ales de tous les secteurs industriels pour travailler ensemble et établir une puissance syndicale.

Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) a ouvert la voie en mars à Amman, Jordanie. Nous avons vu des révolutions et des guerres dans plusieurs pays de la région, et de grands bouleversements au sein des syndicats. La voie qui mène de la dictature et de l’oppression à la démocratie et au pouvoir du peuple n’est pas directe. Il y a encore beaucoup à faire.

Mais j’ai été heureux de voir la détermination des dirigeants syndicaux du MENA dans la lutte pour une vie meilleure. Les syndicats indépendants prennent de la force en Irak, en Égypte, en Tunisie, au Maroc et dans d’autres pays. La Tunisie reste un exemple phare de la manière dont les syndicats, sous la direction de l’UGTT, peuvent jouer un rôle-clé dans l’établissement de nouvelles sociétés démocratiques.

Amérique latine et Caraïbes a suivi début mai à Bogotá, Colombie. Nous avons combiné l’évènement régional avec une conférence des femmes et un atelier des jeunes. Quelle énergie, quel sentiment de puissance ouvrière et d’attitude positive: Oui, nous le pouvons, un autre monde est possible!   

La conférence a décidé de réserver une place plus grande aux femmes et aux jeunes. C’est ce que je voudrais faire à IndustriALL. Le soutien unanime pour une représentation minimum de 40 pour cent des femmes à la direction mondiale et au Comité exécutif indique la voie à suivre. Les syndicats doivent mettre en place une nouvelle génération de dirigeants, où les femmes et les hommes sont à égalité.

La Conférence Asie-Pacifique à la mi-mai à Bangkok, Thaïlande, fut également une source de motivation. Dans cette région, les syndicats se développent et se mobilisent pour un salaire minimum vital, une protection sociale universelle et contre l’emploi précaire. La conférence a également soutenu une représentation minimum de 40 pour cent des femmes.

La Conférence régionale européenne à Bruxelles, Belgique, a souligné le besoin de poursuivre la modernisation des syndicats dans les pays de la CÉI, où les droits des travailleurs et travailleuses font l’objet d’attaques croissantes.

Deux autres évènements régionaux en Afrique et en Amérique du Nord auront encore lieu cette année.

Ce que nous observons déjà, c’est que la famille de IndustriALL Global Union est davantage unie. Que l’on travaille dans la fabrication industrielle, l’énergie ou les mines, on réalise que par notre nouvelle force mondiale et par un travail en commun avec la CSI et d’autres syndicats mondiaux, nous pouvons changer le monde.

En joignant nos forces, nous luttons pour un monde où tous les travailleurs et travailleuses peuvent adhérer librement à un syndicat, obtenir la protection d’une convention collective, et avoir des emplois dans de bonnes conditions de santé et de sécurité. C’est notre mission historique.

Jyrki Raina

Secrétaire général

Des marques prêtes à intégrer de meilleurs salaires au Cambodge

IndustriALL Global Union, en compagnie de huit marques de niveau international dont H&M, GAP, Puma, Levi’s et Inditex, a rencontré le Vice-premier ministre Keat Chhon, quatre ministres de premier plan et d’autres hauts fonctionnaires gouvernementaux pour des entretiens au Palais de la Paix dans la capitale Phnom Penh ce lundi 26 mai.

Le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina, qui représentait également la CSI et UNI Global Union à la réunion a indiqué :

Pour la première fois, des grandes marques internationales ont confirmé qu’elles sont prêtes à payer le prix de salaires plus élevés au Cambodge. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement et des propriétaires d’usines pour se mettre autour de la table et s’accorder sur un nouveau mécanisme de fixation des salaires.

Les syndicats cambodgiens de la confection se battent pour une augmentation qui ferait passer le salaire minimum de 100 à 160 dollars par mois.

IndustriALL et les marques ont également appelé à fixer des échéances claires au niveau de la nouvelle législation syndicale ainsi que du mécanisme de fixation des salaires au moment où le gouvernement révélait que de nouvelles études sur le processus seraient publiées mi-juin.

Les syndicats et les marques ont répété leur aspiration à un avenir positif pour le secteur de la confection au Cambodge, lui qui emploie environ 500.000 personnes et génère des revenus de l’ordre de 5 milliards de dollars par an. Cependant, ils ont averti qu’un approvisionnement permanent au départ du pays dépendrait de la stabilité, de la transparence, du caractère prévisible et du fondement de la législation.

Une marque de vêtement de premier plan a révélé avoir réduit son approvisionnement au départ du Cambodge de 50% au cours de l’année écoulée en raison de préoccupations relatives à l’instabilité politique et aux violations des droits de l’homme dans le pays.

Les marques et les syndicats ont également exprimé des préoccupations s’agissant du procès des 23 activistes arrêtés pendant les manifestations de janvier sur les salaires en indiquant que celui-ci devait se fonder sur des preuves et être irréprochable au plan des attentes internationales.

Il existe un point d’interrogation quant aux preuves qui relieraient les dommages infligés aux propriétés et les 23 détenus et des sources proches d’IndustriALL expriment des doutes sérieux quant à l’impartialité des procédures judiciaires qui leur sont appliquées.

De plus, certaines sources indiquent que ces détenus devraient se voir infliger des sentences de deux à trois ans d’emprisonnement lors du prononcé du verdict ce vendredi 30 mai.

Jyrki Raina précise :

“Si ces rumeurs sont avérées, elles terniront gravement la réputation du système judiciaire du Cambodge au plan international et bien malin qui pourra dire quelles réactions cela engendrerait dans les rues de Phnom Penh.”

Marques et syndicats ont également appelé à l’abandon du chapelet de poursuites judiciaires anti-syndicales pour permettre aux syndicats de jouer pleinement leur rôle dans le dialogue social.

“Si la GMAC veut sérieusement voir fonctionner les relations sociales, elle doit abandonner les actions auprès des tribunaux. Les marques et les syndicats souhaitent une industrie de la confection battante au Cambodge mais accompagnée de salaires vitaux et de droits syndicaux, a ajouté Jyrki Raina.

Pour davantage d’informations veuillez contacter :
Léonie Guguen, Responsable de la Communication, IndustriALL Global Union. 
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Poursuite de la campagne de solidarité de IndustriALL pour la réintégration de Angeline Chitambo, membre du Comité exécutif

Elle a fait une mise au point sur sa situation à la Conférence mondiale de IndustriALL sur l’énergie tenue récemment. La Conférence réunissait plus de 250 délégué(e)s de syndicats de l’industrie énergétique représentant les membres de 48 pays à Madrid, Espagne, les 10-11 avril 2014. Les délégué(e)s étaient scandalisés d’apprendre que son combat pour la justice et sa réintégration se poursuivait toujours, et ont exprimé à l’unanimité leur soutien total et leur solidarité pour sa lutte.

Angeline a été mise à pied pour avoir prétendument dévoilé, lors d’une conférence de presse, une information confidentielle portant atteinte à l’image de l’entreprise. Elle a été mise à pied sans audience en règle, en septembre 2012, sans être présente et en l’absence de ses représentants juridiques et syndicaux. Depuis lors, et malgré des verdicts en sa faveur, l’entreprise a refusé de la réintégrer. L’affaire qui continue, semble porter sur le paiement d’indemnités plutôt que sur sa réintégration, qu’elle continue de demander.

Le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, a encore écrit au gouvernement du Zimbabwe pour exiger sa réintégration immédiate:

Il est clair que l’affaire constitue une attaque flagrante contre une dirigeante syndicale efficace, et une tentative de l’écarter de sa position syndicale et de son emploi. En tant que telle, cette situation est en infraction totale avec les conventions fondamentales de l’OIT et cause du tort à la réputation internationale du Zimbabwe.

La prochaine étape de cette longue saga sera une audience au tribunal le 29 mai 2014. IndustriALL Global Union demande aux deux ministres du Travail et de l’Énergie d’intervenir pour exiger que ZESA engage immédiatement un dialogue constructif avec le syndicat et mette fin aux représailles contre Chitambo.

Nous continuerons de soutenir le ZEWU et Angeline Chitambo jusqu’à ce que la question soit réglée.

Les travailleurs cimentiers indonésiens vont bénéficier de l’accord OCDE

Des représentants d’IndustriALL Global Union, de son affilié Indocement Union (SP-ITP) et de la Confédération des Syndicats indonésiens (CITU-KSPI) ainsi que d’Indocement/HeidelbergCement sont parvenus à un accord sur un conflit de longue haleine. Sa signature a eu lieu le 21 mai à Berlin, en Allemagne, à la suite de la médiation menée par le Point de Contact national (PCN) allemand de l’OCDE.

Matthias Hartwich, Directeur chez IndustriALL déclare :

Cet accord ouvre la porte à une meilleure collaboration entre les syndicats et la direction d’Indocement. Mais soyons clairs : ce n’est pas une fin en soi, c’est le début d’un processus de coopération entre les parties. IndustriALL, le PCN allemand de l’OCDE et tous les participants à la négociation ont y contribué pour leur part. Maintenant, les partenaires sur le terrain chez Indocement ont l’opportunité et le devoir d’enterrer les vieilles querelles et de trouver de nouvelles méthodes de collaboration pour le bien des travailleurs.

Les relations entre l’entreprise et le syndicat au sein de l’usine indonésienne, qui est le deuxième plus gros producteur cimentier du pays, se sont radicalement détériorées à la suite de différents incidents consécutifs à un conflit datant de 2012 et lié à des questions de négociation collective.

Comme la direction locale d’Indocement, qui est une filiale de l’entreprise allemande HeidelbergCement, ne s’est pas montrée disposée à trouver une solution au conflit, allant même jusqu’à soutenir ouvertement des militants anti-syndicaux, les affiliés indonésiens d’IndustriALL et IndustriALL elle-même ont déposé une plainte auprès de l’OCDE en mai 2013 et sollicité la médiation du PCN allemand.

Celui-ci a insisté pour qu’on ne “juge” pas le passé mais bien qu’on se tourne vers l’avenir en trouvant la voie d’une meilleure collaboration entre Indocement et les syndicats ainsi qu'en aidant les salariés à dépasser un certain scepticisme par rapport à une implication auprès d’un syndicat ou une certaine crainte d’être membre d’une telle organisation.

Dans le même temps, les signataires sont convenus “d’enterrer le passé” et de travailler conjointement pour offrir de meilleures perspectives aux salariés d’Indocement.

Les Principes directeurs pour les entreprises multinationales de l’OCDE sont contraignants, même lorsque l’on opère en dehors de l’OCDE. Si une entreprise ne les respecte pas, les parties prenantes, dont les syndicats, sont habilitées à déposer une plainte et à demander une médiation neutre de la part d’un PCN de l’OCDE.

Dans ce cas, c’est le PCN allemand qui s’est trouvé en charge de la médiation puisque l’Indonésie ne fait pas partie de l’OCDE.

Les participants au processus de médiation de Berlin, dirigé par le ministère allemand des Affaires économiques et assisté par les ministères du Travail et des Relations extérieures, incluaient des représentants d’IndustriALL Global Union ainsi que de ses affiliés indonésiens, le DRH d’HeidelbergCement au plan mondial et le DRH d’Indocement.