Agir pour la libération d'un leader syndical iranien

Son état de santé est de plus en plus préoccupant et s'est encore dégradé à la suite d'une grève de la faim de plus de six semaines.

Reza Shahabi est le trésorier du Syndicat des travailleurs des autobus de Téhéran et sa banlieue, en Iran. Il a entamé sa grève de la fin le 1er juin 2014, après son transfert de la prison d'Evin, à Téhéran, à celle de Raja'i Shahr, à Karaj, réputée pour la brutalité de son régime.

Il a depuis été hospitalisé dans un état d'extrême faiblesse, et les graves affections de santé qu'il subit pour faire entendre ses revendications font craindre pour sa vie.

Reza Shahabi, qui est reconnu comme prisonnier d'opinion par Amnesty International, réclame un congé pour pouvoir suivre un traitement médical, à la condition de réintégrer le prison d'Evin à sa sortie d'hôpital; il réclame aussi l'application de l'article 134 du Code pénal islamique ainsi que sa libération conditionnelle.

Dans une lettre adressée à son Secrétaire général par intérim, Stephen Cotton, IndustriALL a proposé son soutien total à la campagne de l'ITF en exigeant "la libération immédiate et sans conditions du camarade Reza Shahabi et un traitement médical adéquat pour garantir sa survie. La famille d'IndustriALL est convaincue que les syndicats mondiaux doivent agir ensemble pour mobiliser la solidarité afin d'obtenir que l'Iran respecte les droits humains et syndicaux".

IndustriALL appelle aussi tous les affiliés à soutenir la campagne de soutien à Reza Shahabi lancée par l'ITF et LabourStart.

Les tanneurs namibiens reprennent le travail

Environ 120 tanneurs étaient légalement en grève depuis le 28 juin 2014 après que les négociations sur le transport aller-retour au travail eurent abouti à une impasse. La grève a été résolue après l’intervention du ministère du Travail qui a permis d’engager un processus de médiation. Les grévistes ont accepté la promesse de l’entreprise de tenir compte de la question du transport lors des négociations de l’année prochaine, l’entreprise affirmant qu’elle avait besoin de plus de temps pour régler cette question. 

Un accord a été conclu sur une hausse salariale de 9 pour cent pour tous les salariés, et l’entreprise a accepté d’appliquer cette hausse rétroactivement à partir de mars 2014, date à laquelle les négociations auraient dû être conclues. Le versement d’une prime que l’entreprise menaçait de refuser de payer en cas de grève sera négocié normalement en octobre 2014.

“Le syndicat s’estime satisfait quand les travailleurs et travailleuses sont satisfaits,” déclare  Narina Pollmann, secrétaire générale adjointe de Manwu. “Ils ont décidé de faire un compromis avec l’employeur pour leur revendication salariale et comprennent qu’il faut davantage de temps à l’entreprise pour régler la question du transport. Mais la grève a montré qu’il faudra tenir compte sérieusement des revendications ouvrières lors des prochaines négociations.”

Les problèmes de santé et de sécurité à la tannerie ont également fait l’objet d’un examen. Manwu est satisfait que des inspecteurs du travail aient été envoyés pour enquêter sur place et qu’un rapport sera envoyé au syndicat. 

Les syndicats péruviens rejettent des réformes désastreuses

Le train de mesures a été approuvé par le Parlement le 3 juillet et la loi pourrait être adoptée dès la semaine prochaine. IndustriALL Global Union a écrit au président péruvien Ollanta Humala en lui demandant de suspendre les mesures proposées et d’engager des discussions avec les syndicats et d’autres parties intéressées dans un débat sur la croissance économique, en assurant un respect total des droits du travail, des droits sociaux et de l’environnement.

Dans sa lettre, IndustriALL insiste sur l’importance de mettre en valeur un développement durable pour satisfaire les besoins présents sans sacrifier aux besoins des générations futures.

Pour tenter de relancer l’économie, le gouvernement Ollanta cède aux pressions patronales et revient sur les promesses précédentes faites durant les trois années de son gouvernement.

En 2008, le gouvernement nouvellement élu a adopté une loi sur la santé et la sécurité au travail avec la promesse d’établir une nouvelle culture de prévention des risques et de mise à exécution par des comités paritaires syndical-patronal de santé et de sécurité.  Les employeurs se sont opposés à l’application de la loi avec des résultats désastreux: 436 travailleurs et travailleuses ont perdu la vie dans des accidents du travail au cours des trois dernières années.

Le gouvernement laisse maintenant les employeurs faire les choses à leur manière avec une série de mesures de réduction des coûts qui leur permettra de déléguer la prévention des accidents à des fournisseurs tiers de service, en réduisant la fréquence des examens de santé, en limitant le temps donné aux syndicalistes pour être associés aux questions de santé et de sécurité, et par une réduction des amendes et des sanctions pénales en cas d’infraction.

Le gouvernement retourne également en arrière pour la réglementation de l’environnement.  Les changements proposés affaibliront l’organe de régulation OEFA et le ministère de l’Environnement créé en 2008 à la condition de signer un accord de libre-échange avec les États-Unis. Les changements proposés concernent également une réduction des amendes pour les dégâts causés à l’environnement et un processus plus court d’approbation pour l’obtention de permis dans des secteurs-clés comme les mines et l’énergie, qui provoqueront probablement des conflits sociaux sur l’emploi des ressources naturelles.

La violence, le sang et les larmes doivent cesser à Gaza, déclare IndustriALL Global Union

En à peine un peu plus d’une semaine, au moins 225 Palestiniens et 1 Israélien ont été tués dont 80% étaient des civils et 20% des enfants. Selon les informations fournies, il y a eu 1.400 blessés, 1.255 habitations détruites et 529 arrestations.

IndustriALL proclame fermement que les actions militaires doivent être stoppées immédiatement. Il faut une mise en œuvre urgente de l’appel du Conseil de Sécurité de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat.

“L’appel du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour un cessez-le-feu doit être suivi d’effets sans délai,” a déclaré le Secrétaire général Jyrki Raina. “Le Conseil a appelé instamment à une désescalade, au retour au calme, à la remise en place du cessez-le-feu de novembre 2012 et au respect du droit humanitaire international, en particulier s’agissant de la protection des civils”.

IndustriALL partage l’appel de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) qui exige qu’un cessez-le-feu immédiat et une assistance humanitaire urgente à Gaza soient suivis d’un renouvellement de la pression internationale pour faire cesser l’occupation par Israël de la Cisjordanie et trouver un accord négocié pour le respect des frontières de 1967 entre Israël et l’État Palestinien.

Dans son communiqué, la Secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow précise : “Le monde ne peut pas permettre à l’injustice de perdurer, il ne peut pas non plus accepter la perspective de nouvelles violences causant la mort d’innocentes victimes civiles”.

“Ce sont des travailleurs et travailleuses qui sont principalement les victimes de cette situation inacceptable” indique Jyrki Raina.  “La communauté internationale doit prendre l’initiative d’éviter une détérioration plus grande qui ne pourrait conduire qu’à davantage de pauvreté, de chaos et de conditions de vie et de travail dangereuses”.

Nous nous rangeons solidairement aux côtés nos camarades syndicalistes pour la paix et la stabilité au lieu de la violence, du sang et des larmes.

Une action supplémentaire est indispensable de la part du gouvernement du Bangladesh

Le Pacte a été signé il y a un an entre l’OIT, l’UE et le gouvernement du Bangladesh après le désastre du Rana Plaza qui a causé la mort de plus de 1.100 travailleuses et travailleurs employés dans les ateliers. Avec ce Pacte, le Bangladesh s’était engagé à mettre en œuvre de vastes réformes sur la protection des droits du travail, la sécurité relative aux incendies et aux bâtiments, et la responsabilité d’entreprise.

Une évaluation conjointe du Pacte par IndustriALL, UNI Global Union et la CSI a trouvé que le gouvernement du Bangladesh a largement échoué dans l’application du Pacte, malgré une aide financière et technique importante de plusieurs gouvernements étrangers et de l’OIT.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a déclaré:

“Nous restons déterminé à rendre cette industrie sûre et viable, mais nous devons obtenir une meilleure action du gouvernement et le respect du droit à la liberté syndicale.”

L’évaluation a permis de constater l’incapacité des salariés à se syndiquer et à négocier collectivement sur les clauses et les conditions de travail, signifiant ainsi que des améliorations dans la sécurité des bâtiments et dans la lutte contre l’incendie ne pourront pas être obtenues, ce qui ne peut mener qu’à de nouvelles tragédies.

D’une manière alarmante, l’attitude du gouvernement envers les syndicats semble se détériorer davantage.

En juin 2014, le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a écrit au Premier ministre du Bangladesh pour critiquer les remarques incendiaires de son ministre du Commerce, Tofail Ahmed. Le ministre s’était attaqué à des dirigeants syndicaux pour avoir prétendument fourni à des gouvernements étrangers des informations critiquant la situation dans le domaine du travail au Bangladesh, et avait menacé d’entreprendre des actions à leur encontre.

“Une telle menace de représailles d’un porte-parole du gouvernement du Bangladesh est choquante, notamment dans le contexte actuel au Bangladesh où des actes violents de représailles contre des syndicalistes ont toujours lieu. En citant les noms de plusieurs dirigeants syndicaux au Bangladesh, le ministre fait courir des risques pour leur sécurité, en envoyant un clair signal aux employeurs et à d’autres acteurs que la violence est une réponse acceptable à une activité syndicale légitime,” a écrit Raina. 

Cependant, en dépit de la critique accablante du Pacte de durabilité, des progrès ont été réalisés au Bangladesh depuis le Rana Plaza. Plus de 180 marques mondiales de vêtements ont signé l’Accord du Bangladesh, un accord juridiquement contraignant sur la sécurité des bâtiments et contre l’incendie. L’équipe d’inspection de l’Accord a contrôlé plus de la moitié des 1.600 ateliers et fabriques de vêtements destinés aux signataires de l’Accord, les inspections prévues devant être terminées d’ici octobre.

En outre, les syndicats du Bangladesh affiliés à IndustriALL ont réussi à syndiquer, après des efforts intensifs, plus de 50.000 travailleuses et travailleurs dans 150 ateliers et fabriques.

Dans le même temps, la campagne pour une hausse du salaire minimum qui se monte à 67 USD se poursuit, après l’augmentation de salaire obtenue par les syndicats en 2013 qui était alors de 38 USD.

Détérioration de l’état de santé de Hugo González Chirico après 60 jours de grève de la faim

Le médecin a dit que si la grève de la faim se poursuivait encore pendant cinq jours, il pourrait en résulter une détérioration irréversible de l’état de santé du dirigeant syndical. Les visites doivent être très brèves et souvent sans communication car Chirico souffre de haut-le-cœur douloureux quand il essaie de parler.

Chirico se trouve encore dans le bureau du syndicat situé en face des bureaux de l’entreprise dans la ville de Villa Hayes. On espère que le Sénat paraguayen interviendra dans les prochains jours et demandera au gouvernement de prendre des mesures pour protéger sa vie.

Le combat mené par Chirico se poursuit malgré la détérioration de son état de santé. Il ne cessera pas sa grève de la faim car il estime être encore harcelé. Il a été placé en garde à vue durant quelques heures, le 8 juillet, pour répondre à l’accusation d’avoir participé à une grève prétendument illégale en 2010. Chirico a fait une déclaration au tribunal à environ 9 heures du matin. On lui a présenté un mandat d’arrêt deux heures après avoir été détenu.

Chirico dit qu’il a été détenu pour avoir accusé Riera Escudero, membre du Conseil judiciaire, et Sergio Escudero, homme d’affaires argentin, d’avoir tiré profit de la privatisation d’une aciérie, bien que le contrat ait été immédiatement annulé en raison de l’impossibilité de réaliser les investissements stipulés dans le projet de contrat de vente. 

Chirico a accusé Riera Escudero de fraude concernant de prétendus investissements de 20 millions d’USD. Il a également dit qu’ils avaient retiré 7 millions d’USD d’ACEPAR pour le paiement de machines inutilisables et pour un travail inexistant en 2008 sans fournir de reçus. Cela portait notamment sur l’achat de machines dépassées et polluantes qui ne valaient pas plus de 300.000 USD sur un total de 2,9 millions d’USD.

Chirico est toujours en grève de la faim depuis 60 jours pour exiger la restitution de 33% des parts appartenant aux salariés, qui ont été gardées par le gouvernement de Horacio Cartes, lequel avait annoncé prendre la responsabilité de relancer l’aciérie, pour finalement la céder à bail à une entreprise brésilienne. Il demande également le châtiment des responsables du démembrement de l’entreprise ACEPAR, l’indemnisation des membres du personnel mis à pied et des victimes des émissions toxiques de l’usine.

Le bureau régional de IndustriALL suit attentivement l’état de santé de Chirico et lui accorde le soutien et la solidarité qui lui sont nécessaires dans sa bataille pour obtenir un résultat juste de sa lutte et pour les personnes mises à pied.

L’abolition de la directive européenne sur le congé de maternité est un affront aux femmes

La directive sur le congé de maternité adoptée par le Parlement européen en 2010 a été entièrement retirée par une décision de la Commission européenne prise à huis clos le 15 juillet à Bruxelles.

La Commission a en réalité enterré la proposition sous le couvert de son programme REFIT visant à simplifier la législation.

Durant les quatre dernières années, plusieurs États membres ont constamment bloqué la Directive sur le congé de maternité qui vise à garantir aux travailleuses dans toute l’Union européenne le paiement d’un congé de maternité de 20 semaines et d’assurer leur protection quand elles reprennent le travail.

Dans une lettre commune adressée à Jean-Claude Juncker, président  de l’UE nouvellement élu, Jyrki Raina de IndustriALL et Ulrich Eckelmann de IndustriAll Europe, ont déclaré:

“L’idée de sacrifier le congé de maternité sous le couvert du programme REFIT en raison d’un manque d’efficacité est un affront aux droits de toutes les femmes. Les droits liés à la maternité font partie du programme sur l’égalité, que vous vous êtes engagé à soutenir.

La conciliation du travail et de la vie familiale est encore une préoccupation pour beaucoup de travailleurs et travailleuses, et cette directive assure une partie du soutien nécessaire auquel les familles ont droit. En outre, le renforcement des droits liés à la maternité est une façon de combattre le vieillissement de nos sociétés partout en Europe.”

Raina et Eckelmann ont également demandé de la part de Juncker un nouveau départ pour assurer une reprise des négociations sur une base positive concernant une révision de la directive sur le congé de maternité.

La grève des verriers britanniques permet d’obtenir des avancées salariales

Le secrétaire régional de Unite, Bob Bolam, a remercié IndustriALL et ses affiliés du monde entier pour l’envoi de messages de soutien durant la grève :

Nous sommes heureux que nos membres de Tyneside Glass soient de retour au travail avec une meilleure convention et une amélioration de leurs conditions. Les messages de soutien et de solidarité reçus pendant le mouvement de la part d’IndustriALL et de ses affiliés ont vraiment fait une différence. Merci.

Environ 112 des 170 membres du personnel de l’entreprise ont mené cette action couronnée de succès au sein des deux unités de production du Parc industriel de Team Valley. Les membres ont voté en faveur du nouvel accord par une majorité de 7 contre 1. La nouvelle convention portant sur trois ans prévoit des augmentations salariales chaque année et rejette l’allongement du temps de travail que la direction voulait imposer à l’origine. La première offre de la direction aurait signifié une réduction des salaires en termes réels. Cette proposition avait été rejetée par 99% des votants.

Pendant la grève, les adhérents ont défilé entre le site de production de verre trempé et celui de verre anti-balles au sein du parc industriel, un lieu marqué par les luttes sociales. Les députés de la circonscription Ian Mearns et Dave Anderson se sont joints au cortège des membres de Unite.

La dernière grève des salariés de Tyneside Glass remontait à 2010. Pendant ce mouvement, la direction avait eu recours à des intérimaires polonais pour saper la grève et maintenir la production. Cette fois, les intérimaires étaient en grève et ont défilé aux côtés des autres grévistes. Une des priorités lors de la dernière action était de syndiquer les intérimaires et d’obtenir de bons contrats permanents pour eux. Les adhérents de Unite poursuivent la lutte contre le recours aux emplois intérimaires précaires au sein de l’entreprise.

Tyneside Safety Glass produit du verre trempé, laminé, résistant aux balles et chauffant pour les secteurs de l’automobile, de la sécurité et de la défense, du chemin de fer, de la course automobile et de l’architecture partout dans le monde.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Global Union Kemal Özkan a déclaré :

Une fois de plus, nous voyons que seule la solidarité entre les travailleurs traditionnels et les intérimaires ainsi qu’entre les syndicats locaux et internationaux nous permet d’être victorieux dans ce genre de lutte, d’obtenir de bonnes conditions pour les travailleurs et travailleuses et de nous dresser en rempart face à l’extension de l’externalisation des emplois.

NXP, fournisseur pour l’iPhone 6, intensifie ses intimidations et tactiques dilatoires

La multinationale néerlandaise, qui selon nos informations fournit de la technologie pour le nouvel Apple iPhone 6, a licencié 24 leaders syndicaux du syndicat de métallurgistes philippin MWAP le 5 mai dernier pour n’avoir pas presté une série de jours fériés.

L’entreprise aurait maintenant fait savoir par le biais du ministère du travail qu’elle souhaiterait verser des indemnités aux travailleurs licenciés abusivement, éliminant ainsi de fait la direction syndicale de l’usine. Le MWAP a rejeté cette offre.

En dépit d’en avoir donné l’assurance, NXP a négligé d’amener à la table une nouvelle équipe de négociateurs pour s’entretenir cette semaine avec l’affilié d’IndustriALL Global Union, le MWAP, ajournant ainsi une réunion de conciliation cruciale. Pendant ce temps, les 24 syndicalistes licenciés font face à une nouvelle semaine sans travail et sans revenu.

NXP a également accru le nombre d’agents de sécurité dans son usine de Cabuyao, dans la banlieue de la capitale philippine Manille, accentuant ainsi l’intimidation déjà ressentie sur place par les travailleurs.

Jyrki Raina, Secrétaire général d’IndustriALL déclare :

“NXP doit mettre un terme à ses tactiques dilatoires, stopper ses intimidations et reprendre les travailleurs maintenant. La stratégie cynique de NXP consistant à traîner le processus en longueur pour briser la détermination de 24 salariés et syndicalistes loyaux, dont certains font partie de l’entreprise depuis 20 ans, est un exemple ouvertement agressif d’anti-syndicalisme qui se pose en contravention de toutes les normes internationales sur la législation du travail.”

Raina précise encore :

“La tentative déshonorante de NXP de verser des indemnités aux salariés licenciés abusivement poserait un dangereux précédent consistant à échanger l’argent d’une entreprise contre les droits des travailleurs. Les droits fondamentaux des travailleurs n’ont pas de prix.”

Le MWAP, contre toute attente, est parvenu a obtenir une représentation syndicale au sein de l’usine de NXP à Cabuyao, pourtant située dans une zone économique spéciale, tristement célèbre pour son hostilité à l’égard des syndicats.

Lorsque les membres du MWAP ont essayé de négocier une nouvelle convention collective avec NXP, l’entreprise a répliqué en licenciant l’ensemble des 24 membres de la direction du syndicat sous le prétexte qu’ils ne s’étaient pas présentés au travail lors d’une série de jours fériés légaux et en présentant la chose comme une grève illégale.

Une campagne de soutien croissante en faveur des travailleurs philippins est en place. En plus des protestations internationales, 15 affiliés d’IndustriALL aux Philippines ont signé une ferme déclaration de solidarité en faveur du MWAP.

NXP déploie ses activités dans plus de 25 pays. Anciennement une division de Philips, NXP a  déclaré des revenus de 4,82 milliards de dollars en 2013. En plus d’être un fournisseur essentiel d’Apple, l’entreprise compte parmi ses clients d’importants employeurs de membres d’IndustriALL dont Bosch, Continental et Samsung entre autres.

IndustriALL Global Union représente 50 millions de travailleurs et travailleuses dans 140 pays dans les secteurs des mines, de l’énergie et des produits manufacturés.

Pour plus d’information, veuillez vous adresser à :


Leonie Guguen
Chargée de Communication

+41 22 308 50 23 
[email protected]


Tom Grinter 
Chargé de Communication 

+41796934499 
[email protected] 

La fermeture de l’usine Yazaki de Bahia, au Brésil, ferait 1.200 pertes d’emploi

Les leaders syndicaux ont rencontré les hauts responsables du SERIN (Département des Relations institutionnelles) le 25 juin pour demander la médiation du gouvernement de l’état de Bahia. Le Directeur du Personnel, Martiniano Costa, a accepté d’explorer la possibilité de sauver les emplois en ouvrant des discussions avec les représentants de l’entreprise, les travailleurs ainsi qu’avec les départements du commerce et de l’industrie (SICM) et de l’emploi (SETRE).

Des représentants du syndicat et de l’entreprise ont rencontré le Directeur régional de Bahia du Ministère de l’Emploi le 30 juin à Salvador.

Fabio Dias, le président du syndicat, a indiqué que l’entreprise entend fermer l’usine à la fin juillet. L’entreprise déclare ne pas vouloir changer ses plans et souhaite licencier 400 salariés à la fin de cette semaine. Le syndicat a dès lors renforcé sa campagne contre la fermeture.

Le Secrétaire de la CNM/CUT pour la politique syndicale, Loricardo de Oliveira, a également participé à la réunion du 30 juin et a précisé qu’il était nécessaire d’obtenir le soutien d’organisations nationales et internationales. "Nous allons discuter avec la CUT-Sergipe, là où l’entreprise à l’intention de délocaliser et demander à IndustriALL Global Union de soulever la question auprès du siège central de l’entreprise au Japon. Il est question ici du sort de 1.200 familles. Tout ceci pourrait également avoir un impact majeur sur l’économie locale", a-t-il ajouté.

Paulo Cayres, président de la CNM/CUT déclare : “Les métallurgistes de Feira de Santana peuvent compter sur le soutien de la CNM/CUT dans cette lutte. Nous ne pouvons pas laisser 1.200 travailleurs et travailleuses livrés à eux-mêmes. C’est un coup dur pour l’économie et le marché du travail. Nous sommes solidaires des métallos de Yazaki et de la lutte du syndicat de Feira de Santana aux côtés duquel nous allons nous battre pour faire supporter à Yazaki la responsabilité de la situation et faire en sorte que l’usine ne ferme pas".

IndustriALL Global Union suit la situation de près et est sur le qui-vive pour agir en solidarité avec le syndicat local afin de défendre les emplois de plus de 1.000 travailleurs et travailleuses du secteur automobile.