Le syndicat se dote d’une académie de la construction navale pour développer le secteur

IndustriALL s’est entretenu avec Duncan McPhee, Responsable syndical chez Unite, pour en savoir plus.

Les chantiers navals du Royaume-Uni offrent depuis longtemps des possibilités de formation, mais elles sont dépassées et incapables d’attirer les nouveaux talents dont le secteur a désespérément besoin. À une époque où les jeunes sont de plus en plus attirés par les industries de pointe, la construction navale avait besoin d’un nouveau visage, d’un visage moderne.

“Unite a reconnu très tôt la nécessité d’une modernisation et a défendu l’idée de créer une installation capable de former les cols bleus et blancs ainsi que les diplômés aux nouvelles technologies, à l’ingénierie moderne et aux dernières tendances de l’industrie. Notre vision était claire : rendre la construction navale aussi innovante et attrayante que n’importe quelle industrie de haute technologie”,

a déclaré Duncan McPhee.

Pendant des années, le syndicat a fait pression pour que les choses changent, en adoptant une double approche. Il a insisté à la fois sur le recrutement de nouveaux talents et sur l’amélioration des compétences de la main-d’œuvre existante, sachant que les progrès technologiques exigeraient une main-d’œuvre plus adaptable et plus au fait des nouvelles technologies.

“Nous n’avons cessé de rappeler aux entreprises de construction navale que l’industrie ne pouvait pas se développer si nous n’étions pas prêts à investir dans son personnel”,

explique Duncan McPhee.

La percée s’est produite lorsque BAE Systems, une entreprise aérospatiale, en a perçu le potentiel. Avec une augmentation des contrats internationaux et un carnet de commandes bien rempli, elle a décidé de mettre ses ressources au service de la vision du syndicat.

“Nous avons dit à l’entreprise de joindre le geste à la parole, que si l’investissement était considérable, les bénéfices le seraient tout autant. L’académie de construction navale est alors devenue une réalité”,

raconte Duncan McPhee.

Cette académie moderne est conçue pour abriter des salles de classe pour les ouvriers, les employés et les diplômés, avec des programmes de formation spécifiques pour des métiers tels que la charpente métallique, l’équipement et l’ingénierie de conception. En plus d’offrir des apprentissages aux nouvelles recrues, l’académie est également destinée à perfectionner la main-d’œuvre existante, parmi laquelle beaucoup sont désireux d’acquérir de nouvelles compétences et d’assumer de nouvelles fonctions. Les ateliers sont accessibles à tous et aident les jeunes apprentis et les travailleurs expérimentés à s’adapter à l’évolution rapide du secteur de la construction navale.

Mais la vision de Unite s’étendait au-delà du chantier naval et le syndicat a insisté pour que l’académie devienne une ressource pour les petites entreprises de la chaîne d’approvisionnement, leur permettant d’envoyer des apprentis se former aux côtés de leurs homologues des grands chantiers navals. Cette initiative donne à l’ensemble de l’écosystème de la construction navale la perspective de bénéficier d’une main-d’œuvre qualifiée, renforçant ainsi la chaîne d’approvisionnement de l’industrie.

La diversité et l’inclusion sont également devenues une priorité absolue.

“Nous visons 30 % d’apprenties, contre 20 % actuellement, et nous sommes déterminés à briser les stéréotypes d’une industrie dominée par les hommes. Nous sommes conscients que l’avenir de la construction navale doit inclure tout le monde et nous nous donnons pour mission de rendre le secteur plus accessible aux femmes”,

a affirmé Duncan McPhee.

En août 2024, l’académie a ouvert ses portes, prête à accueillir une nouvelle génération de constructeurs navals. Pour ceux qui ont mis les pieds pour la première fois dans l’établissement, il s’agissait d’un changement radical par rapport au passé.

“Je veux dire aux gens que cette industrie est moderne et en pleine croissance et qu’elle n’a rien à voir avec les vieux films que l’on voit sur les chantiers navals. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’entreprise pour montrer dès le premier jour aux apprentis leur futur parcours professionnel, en leur donnant confiance et en leur montrant clairement où leur parcours dans la construction navale pourrait les mener”,

a insisté Duncan McPhee.

“Dès que ces nouveaux apprentis ont franchi les portes de l’entreprise, Unite était là. Au cours de leur première semaine, le syndicat leur a expliqué comment il pouvait les soutenir tout au long de leur carrière. Notre taux de réussite dans l’embauche de nouvelles recrues est de 95 %, ce qui témoigne de notre lien profond avec la main-d’œuvre. Nombre de ces apprentis sont destinés à rester au sein du syndicat tout au long de leur carrière, certains accédant même à des postes de direction, mais en restant fidèles au syndicat qui les avait soutenus dès le début”,

a indiqué Duncan McPhee.

La lutte pour cette académie de la construction navale n’a pas été facile. Il a fallu des années de campagne, soulever la question à de nombreuses reprises et revendiquer ces investissements. Mais grâce à son engagement sans faille, Unite a fait en sorte que l’industrie britannique de la construction navale ne se contente pas de survivre, mais qu’elle prospère. Le combat visait un avenir où les technologies modernes et des travailleurs et travailleuses qualifiés pourraient faire entrer le secteur dans une nouvelle ère. Et cet avenir est enfin arrivé.

“L’industrie mondiale de la construction navale est en plein essor, mais les pénuries de main-d’œuvre s’aggravent avec le vieillissement de la population active. Les nouvelles technologies et les normes d’émission font de la construction navale une carrière passionnante et dynamique. Attirer de nouveaux talents, en particulier des femmes, est la clé d’un avenir durable, et la vision du syndicat permettra d’y parvenir”,

a déclaré Walton Pantland, Directeur pour le secteur de la construction navale et du démantèlement de navires auprès d’IndustriALL.


 

Les syndicats du secteur de l’énergie en Asie du Sud-Est font avancer les stratégies de transition juste

Ramon Certeza, Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Asie du Sud-Est, a insisté sur la revendication syndicale de participer activement aux politiques de transition énergétique :

“Alors que les pays de l’Asie du Sud-Est s’orientent vers une transformation en faveur des énergies propres conformément aux objectifs de l’Accord de Paris, il est crucial que les syndicats exigent une place à la table des négociations pour préserver la sécurité de l’emploi, les droits des travailleurs et le bien-être des communautés. Personne ne doit être laissé pour compte. Nous exigeons une transition juste qui place les travailleurs et les travailleuses au cœur de cette transformation, garantissant le travail décent, une protection sociale et l’égalité pour tous, tout en répondant au besoin pressant de réduire les émissions de carbone afin de protéger notre planète.”

Cette rencontre a marqué une étape importante dans la construction d’alliances syndicales fortes pour relever les défis de la transition énergétique. Elle a examiné l’application du “Guide syndical de pratiques pour une transition juste” d’IndustriALL, destiné à garantir le travail décent, la protection sociale et l’égalité tout en abordant les changements dans le monde du travail.

Le Japon s’engage dans une transition énergétique complexe en vue d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Malgré le déclin de la population active, les syndicats s’efforcent de garantir la stabilité de l’emploi et de faciliter le passage à de nouvelles sources d’énergie telles que l’hydrogène et l’ammoniac.

En collaboration avec la centrale nationale RENGO, les syndicats japonais plaident en faveur d’une approche globale visant à préserver la sécurité de l’emploi et à améliorer les conditions de travail. Le principal défi reste l’implication du gouvernement et des parties prenantes de l’industrie pour combler les lacunes politiques et assurer une transition en douceur. L’Indonésie a présenté ses objectifs ambitieux en matière de transition énergétique dans le cadre du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP, pour l’acronyme anglais couramment utilisé), qui comprend la réduction des émissions et la transition vers l’abandon du charbon.

Cependant, les syndicats ont souligné le besoin critique de reconversion des travailleurs et travailleuses et de protection sociale, compte tenu des pertes d’emplois prévues dans l’industrie minière. Les syndicats plaident en faveur de programmes de requalification et ont réussi à former des coalitions pour s’impliquer auprès des autorités nationales sur les questions climatiques, bien que leurs revendications ne fassent pas encore partie de l’accord JETP.

La Thaïlande a indiqué que si les initiatives en matière d’énergies renouvelables gagnent du terrain, les incohérences politiques et le manque de coordination posent des problèmes. Apsorn Krissanasmit, Coprésident du secteur de l’énergie, l’a souligné :

“En dix ans, nous avons été confrontés à de nombreux défis dans les domaines de l’énergie et du climat. Nous devons être à l’avant-garde, en aidant la main-d’œuvre à se préparer à l’avenir grâce aux nouvelles compétences et à la requalification”.

À Singapour, le gouvernement a pris des mesures proactives, notamment en créant un fonds de 100 millions de dollars pour soutenir les projets de transition, mais les syndicats surveillent de près l’impact de l’augmentation de la taxe carbone sur l’industrie pétrolière et ses travailleurs. En particulier, Singapour fait progresser son passage aux véhicules électriques et à la production d’énergie renouvelable grâce à des partenariats public-privé et à des projets approuvés par les syndicats.

Les Philippines ont montré leur engagement avancé dans la transition juste, en mettant l’accent sur le dialogue social et la collaboration avec le ministère de l’énergie pour développer des politiques inclusives. Les syndicats locaux ont intégré avec succès les dispositions relatives à la transition juste dans les conventions collectives, garantissant des politiques de licenciement équitables et une formation aux nouveaux métiers.

En outre, les syndicats font pression en faveur de la création d’un Comité national tripartite sur la transition juste afin de renforcer leur rôle dans l’élaboration des politiques.

Au cours de la réunion, les participants ont reconnu les défis uniques auxquels sont confrontées les femmes dans le secteur de l’énergie, en particulier au Vietnam et en Indonésie. Les discussions ont notamment porté sur la nécessité de mettre en place des politiques et des programmes de formation tenant compte des spécificités de chaque sexe afin de combler les lacunes dans les domaines des STIM et dans les rôles de direction.

Les délégués de Mongolie et de Taïwan ont également souligné l’importance de s’attaquer aux risques de déplacement d’emplois et de renforcer les normes de santé et de sécurité au travail dans le secteur de l’énergie.

Réfléchissant au rôle essentiel des syndicats, Diana Junquera Curiel, Directrice d’IndustriALL pour l’industrie de l’énergie et la transition juste, a précisé :

“Le travail des syndicats en Asie du Sud-Est est essentiel pour façonner une transition juste, inclusive et équitable. Grâce à la solidarité et à une implication stratégique, nous pouvons protéger les droits des travailleurs et travailleuses et garantir un avenir juste et durable pour tous”.

Cette réunion de deux jours a mis en évidence la force collective des syndicats dans la défense d’une transition juste qui protège les droits des travailleurs tout en s’attaquant aux défis environnementaux. Les délégués ont souligné la nécessité de collaborer et de renforcer les capacités pour soutenir une transition énergétique équitable.

IndustriALL s’engage à veiller à ce qu’aucun travailleur, aucune travailleuse ne soit laissé pour compte alors que la région s’oriente vers un avenir plus vert.

IndustriALL demande la paix tout de suite au Moyen-Orient

En mai, le comité exécutif d'IndustriALL a adopté une résolution condamnant la guerre menée par Israël contre la population palestinienne. Depuis, le nombre total des Palestiniens tués à Gaza dépasse les 40.000, Gaza est devenue une prison à ciel ouvert où le taux de pauvreté frise les 100 % alors que la Cisjordanie subit des attaques quotidiennes, réduisant ainsi tout espoir d'une solution pacifique.

En Israël comme en Palestine, de plus en plus de civils sont forcés de fuir pour échapper aux opérations militaires qui, maintenant, frappent aussi le Liban et l'Iran, aggravant encore des conditions de vie déjà pénibles, avec des pénuries de nourriture, d'eau et de médicaments.

Le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, a déclaré :

"En tant qu'organisations syndicales, nous réclamons le droit à l'autodétermination de tous les peuples et tous les États. Notre mouvement est le plus grand mouvement de la société civile au monde et nous ne pouvons permettre que cette situation se poursuive dans le silence; laisser faire serait une tache dans l'histoire de notre mouvement.

"Nous préconisons la paix, la justice, la liberté, l'égalité de droits, la démocratie, la dignité humaine et l'égalité souveraine de tous les peuples et États. Nous réclamons un cessez-le-feu immédiat et durable et appelons tous les gouvernements à cesser de soutenir l'effort militaire d'Israël pour écraser le peuple palestinien et à se concentrer sur l'avènement d'une société à deux États."

Avec d'autres syndicats mondiaux, IndustriALL a toujours appelé à une paix juste et durable par la mise en œuvre sans réserve des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies afin de permettre un avenir économique viable pour une Palestine indépendante. En mai, IndustriALL s'est rendue, avec sept autres syndicats mondiaux et avec la Confédération syndicale internationale, en Palestine afin d'exprimer sa solidarité avec les syndicats de Cisjordanie et de Gaza.

Cette délégation a déclaré clairement que "nous sommes solidaires des syndicats et des travailleurs palestiniens en ces temps difficiles. Nous sommes vivement préoccupés par la grave crise humanitaire que subit la population de Gaza et sommes aux côtés des Palestiniens, des Israéliens et des peuples du monde entier pour appeler à la paix, l'égalité et la justice".

Photo : 27 novembre 2023, des familles palestiniennes fuient le nord de la bande de Gaza en direction du sud ©️ UNRWA photo de Ashraf Amra

La grève contre Tesla

Un an plus tard, Tesla refuse toujours d’entamer un dialogue avec IF Metall et a pris la mesure extrêmement rare d’importer des briseurs de grève, en faisant venir par avion du personnel d’autres garages Tesla en Europe pour remplacer les travailleurs en grève en Suède.

Mais le soutien à la grève et la volonté de défendre le modèle suédois sont forts. En Suède, douze autres syndicats se sont joints à ce que l’on appelle des grèves de solidarité. Les syndicats représentant les électriciens, les dockers et les livreurs postaux prennent des mesures qui signifient, entre autres, que les voitures Tesla ne sont pas déchargées dans les ports suédois, qu’aucun travail n’est effectué sur les stations de recharge Tesla et que les plaques d’immatriculation ne sont pas acheminées. Les grèves de solidarité se sont également étendues aux ports des pays nordiques voisins, où les syndicats danois, norvégiens et finlandais mènent des actions.

Les piquets de grève devant les garages de Tesla sont tenus non seulement par des travailleurs de Tesla en grève, mais aussi par des travailleurs d’entreprises ayant conclu des conventions collectives avec IF Metall. En signe de solidarité, IndustriALL et la CSI ont rendu visite aux grévistes à Göteborg au début du mois.

Les travailleurs de Volvo Trucks tiennent fermement à l’extérieur du garage un piquet de grève, huit heures par jour, sept jours sur sept. IF Metall établit une liste de travailleurs provenant d’entreprises de la région signataires d’une convention collective. Les travailleurs ont droit à des congés pour faire grève et c’est IF Metall qui leur verse les salaires des jours de grève.

Le fonds de pension du gouvernement norvégien, l’un des plus grands au monde, possède environ 1 % de Tesla, ce qui en fait l’un des plus grands détenteurs. Le directeur général du fonds a récemment déclaré à la radio suédoise qu’il rencontrait régulièrement la direction et le conseil d’administration de Tesla et qu’il continuait à insister sur la nécessité de signer une convention collective.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré à ce sujet :

“Cela fait un an qu’il y a grève chez Tesla et le manque total de respect d’Elon Musk pour le modèle suédois, qui régit avec succès le marché du travail du pays depuis près de 100 ans, contraste fortement avec la conduite des autres multinationales présentes dans le pays. C’est inacceptable et les travailleurs en grève ont derrière eux le soutien total des 50 millions de membres d’IndustriALL.”

La reconstruction de l'Ukraine a besoin des syndicats

Le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, a souligné la nécessité de faire régulièrement le point afin d'identifier où apporter leurs contributions. Il a averti que cette reconstruction sera massive et qu'il est essentiel que des systèmes soient en place pour la distribution de l'argent et pour assurer la participation du mouvement syndical.

Les syndicats ont décrit les enjeux de leur situation. La hausse des taxes a aggravé les choses, avec de nouvelles pressions sur les Ukrainiens. Mais aussi, le pays perd des travailleurs très qualifiés, indispensables pour sa restructuration future. Les syndicats ont aussi souligné l'insuffisance de l'internet, les pénuries d'électricité, de charbon, et d'autres articles essentiels pour l'hiver, qui constituent autant de difficultés majeures. Quant aux femmes, elles doivent descendre dans la mine pour remplacer les hommes partis à la guerre.

À l'approche de l'hiver, les syndicats expliquent que, bien que le secteur nucléaire soit prêt, 80 pour cent des centrales ont été détruites. Cette dévastation pèse énormément sur les travailleurs du nucléaire qui doivent maintenant assurer l'approvisionnement énergétique du pays. Sans énergie, l'Ukraine ne pourra se reconstruire. Les travailleurs risquent leur vie chaque jour lorsqu'ils réparent des infrastructures endommagées par d'incessants bombardements.

Valeriy Matov, le président de notre affilié Atomprofspilka, a déclaré :

"Nous sommes prêts à relever les défis qui se posent. Nous avons achevé les réparations dans les centrales et elles sont en service. Le travail est très lent et il n'est pas toujours de la meilleure qualité, mais nous remédierons aux problèmes l'un après l'autre. Nous créons aussi des systèmes de protection."

Une grande partie de la main-d’œuvre a disparu, ce qui a entraîné une baisse sensible des effectifs des syndicats. L'absence de cotisations rend les syndicats financièrement vulnérables et ils doivent se battre pour poursuivre leur action essentielle. Casper Edmonds, qui représentait l'Organisation internationale du travail (OIT), a résumé l'intervention de son organisation en Ukraine :

"Nous documentons les violations des droits des travailleurs, nous suivons la situation du secteur minier et du secteur de l'énergie et nous constatons que la situation des travailleurs empire."

Casper Edmonds a ajouté que l'OIT étudie les politiques des États-Unis et du Japon, notant un engagement à financer la reconstruction de l'Ukraine. Quoi qu'il en soit, il est essentiel de se concentrer sur les travailleurs du secteur de l'énergie qui auront besoin de formations qualifiantes pour les tâches qui les attendent.

Les syndicats ont décrit leurs besoins les plus pressants : transformateurs, générateurs et aide financière. Les salaires étant dramatiquement bas, le besoin d'investissements dans les industries en Ukraine est plus criant que jamais. Ils ont réaffirmé qu'il est essentiel d'associer les syndicats au processus de reconstruction, pas seulement pour protéger les travailleurs mais aussi pour veiller à ce qu'il soit répondu à leurs besoins. Ils craignent qu'une exclusion des syndicats fasse échouer l'effort de reconstruction. 

Brian Milakovsky et Volodymyr Vlasiuk, les auteurs de l'étude "La politique d'IndustriALL pour la survie de l'Ukraine – Inverser 30 années de désindustrialisation" préparée pour la Fondation Friedrich Ebert (FES), ont présenté des recommandations de politique industrielle indispensables pour la reconstruction de l'Ukraine. Il s'agit notamment d'instituer un conseil de la politique industrielle habilité à proposer des réformes législatives et réglementaires qui seront le moteur de la réindustrialisation. Ce conseil serait appuyé par des experts-conseillers afin de renforcer la capacité de l'Ukraine à concevoir et mettre en œuvre des politiques industrielles efficaces. Par-dessus tout, la politique devra donner la priorité à la localisation et au contenu local, tout en se concentrant sur l'augmentation de la production d'armes, la décarbonation des systèmes énergétiques pour davantage d'efficacité  et de résilience, et développer le soutien financier aux efforts de réindustrialisation.

Mikhaïlo Volynets, le président du Syndicat indépendant des mineurs (NPGU) et de la Confédération des syndicats indépendants d'Ukraine (KVPU), a déclaré :

"Merci à IndustriALL pour l'intérêt que vous portez à l'Ukraine. Nous faisons tout notre possible pour ramener les gens chez eux. Les syndicats insistent pour que les salaires aillent de pair avec l'inflation et le PIB, et cela doit inclure les mineurs. Nous essayons de nous adresser à différentes organisations syndicales et nous nous efforçons de reprendre notre pays."

Le secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kemal Özkan a déclaré :

"Nous continuerons à réagir aux besoins de nos affiliés d'Ukraine en mobilisant tous nos efforts et toutes nos ressources. Les syndicats ukrainiens jouent un grand rôle dans la reconstruction de leur pays, avec une vie sociale et économique viable, et nous sommes solitaires avec eux."

Photo: Shutterstock 

Sensibilisation à l’EIS au Bangladesh

Le projet pilote a été lancé en 2022, avec le soutien de l’OIT. Il couvre toutes les usines de prêt-à-porter du Bangladesh ainsi que quatre millions de travailleurs et travailleuses.

Le projet pilote EIS vise à venir en complément des sommes forfaitaires déjà versées au Bangladesh en cas de décès ou d’invalidité permanente dus à un accident du travail et à faire en sorte que les indemnités liées au travail soient conformes aux normes internationales du travail. Plus de 60 enseignes sont devenues signataires ; elles effectuent des versements volontaires pour alimenter le fonds et, par ce complément, le rendre conforme aux normes internationales.

Des ateliers de sensibilisation pour les affiliés d’IndustriALL ont été organisés à Dacca et à Chattogram. Au total, 90 dirigeants de fédérations syndicales, ainsi que des recruteurs et dirigeants syndicaux issus de la base y ont participé. L’objectif était de fournir une compréhension détaillée du programme pilote de l’EIS, en mettant l’accent sur la manière dont les membres de la famille des travailleurs décédés et les travailleurs handicapés de manière permanente peuvent recevoir une indemnisation en plus du montant forfaitaire qui a été versé précédemment.

Ces ateliers visaient à mieux faire comprendre la procédure de demande d’indemnisation au titre du régime, y compris les moyens par lesquels les syndicats peuvent aider les travailleurs blessés ou décédés et les membres de leur famille à déposer une demande d’indemnisation aux termes du régime. Les participants ont débattu des limites du système, à savoir qu’il ne s’applique qu’aux travailleurs et travailleuses qui ont été blessés ou tués depuis le 21 juin 2022, date de lancement du projet pilote.

Christina Hajagos-Clausen, Directrice du secteur textile d’IndustriALL, a déclaré :

“Le Régime d’indemnisation des accidents du travail est essentiel pour garantir un solide filet de sécurité aux travailleurs et travailleuses de l’industrie du textile et de la confection au Bangladesh. Il faut que davantage d’enseignes de stature mondiale soutiennent le projet pilote et le rendent durable”.

Victoire chez Nexperia Philippines

Après huit mois de tractations avec l'entreprise et une tentative de dépôt d'un préavis de grève, le Syndicat des travailleurs de Nexperia Inc a pu conclure avec la direction un accord prévoyant la réintégration de syndicalistes qui avaient été licenciés.

Le Syndicat des travailleurs de Nexperia Inc est affilié à IndustriALL Global Union par le biais de la MWAP.

Les travailleurs licenciés seront les premiers à être repris lorsque des postes se libéreront. Les deux parties sont convenues qu'aucun préavis de grève ne sera déposé et elles s'abstiendront de toute mesure de représailles. La direction a imposé un moratoire sur les licenciements jusqu'au 31 décembre 2024. 

Le secrétaire de la MWAP, Julius Carandang, a déclaré :

“Comme la totalité de nos revendications ne sont pas encore satisfaites, nous devons rester prêts à durcir nos actions pour nous renforcer, face à un capitalisme animé de cupidité et qui menace nos sources de revenus. Nous devons être prêts, quelle que soit l'issue de la négociation collective et, au besoin, poursuivre notre combat jusqu'à la victoire.”

Le secrétaire régional d'IndustriALL pour l'Asie du Sud-est, Ramon Certeza, a dit aussi :

“Je félicite la MWAP et le Syndicat des travailleurs de Nexperia Inc pour ce combat mené avec succès contre des pratiques de travail déloyales et un plan de réduction des effectifs déraisonnable. Cette victoire montrera à d'autres travailleurs des semi-conducteurs de la région qu'un effort collectif par le truchement d'une plateforme syndicale peut garantir la sécurité d'emploi et défendre les droits des travailleurs.”

En février 2024, Nexperia Philippines a fermé son département des capteurs à Laguna, aux Philippines, et a commencé à licencier 54 travailleurs, dont trois responsables syndicaux. Elle avait prévu d'en licencier 72 autres en octobre et leur avait proposé un plan de départ volontaire. 
 
Le syndicat a prié instamment la direction de surseoir à son projet. Malgré une prétendue baisse du volume d'activité, les travailleurs devaient travailler pendant les vacances et pouvaient difficilement obtenir des congés. 
 
En avril et en août 2024, le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, s'est adressé à la direction de Nexperia Philippines et à sa direction mondiale pour leur demander de réintégrer les responsables syndicaux et de respecter le principe du licenciement en premier des derniers arrivés inscrit dans la convention collective.

Photo : Shutterstock

Le conseil syndical mondial fait progresser les droits des travailleurs dans la chaîne d’approvisionnement d’Inditex

Les 8 et 9 octobre derniers, des représentants syndicaux des six pôles de production mondiaux d’Inditex, ainsi que des représentants des affiliés espagnols d’IndustriALL, CCOO Industria et UGT-FICA, ont débattu et évalué le plan stratégique mondial 2023-2024.

Le renforcement des capacités des dirigeants syndicaux et de la direction des usines syndiquées et la sensibilisation à la violence à l’égard des femmes ont été des priorités essentielles. Le Conseil a noté qu’il était encore nécessaire d’améliorer la mise en œuvre de l’accord chez les fournisseurs non syndiqués.

De nombreux groupes de production ont fait rapport sur des résolutions de violations de droits syndicaux. Mais des cas en attente de résolution par le biais du mécanisme de plaintes de l’ACM ont également été mis en évidence. Le Conseil d’Inditex pour la région MENA a présenté un rapport sur les violations persistantes de la liberté syndicale dans la région, indiquant que le rapport serait transmis à la direction d’Inditex.

“L’ACM d’Inditex est un outil permettant aux syndicats d’améliorer les conditions de travail, mais c’est aussi un moyen pour eux de tenir Inditex responsable de toute violation au sein de sa chaîne d’approvisionnement. Nous devons continuer à faire progresser sa mise en œuvre et veiller à ce que les droits des travailleurs à la liberté syndicale et à la négociation collective soient respectés et, en cas de violation de ces droits, à ce qu’il y soit remédié”,

a déclaré Christina Hajagos-Clausen, Directrice du secteur textile et confection d’IndustriALL.

Le Conseil mondial a adopté trois résolutions soutenant les travailleurs et travailleuses de la chaîne d’approvisionnement d’Inditex. La première résolution soutient les affiliés cambodgiens, exigeant qu’Inditex respecte ses engagements publics et signe l’accord de soutien aux salaires négociés collectivement dans l’industrie de la confection, du textile, de la chaussure et des articles de voyage au Cambodge. Récemment, tous les affiliés cambodgiens d’IndustriALL ont envoyé conjointement une lettre au PDG de l’entreprise, demandant instamment à Inditex de signer cet accord de soutien juridiquement contraignant.

Pour soutenir le Bangladesh, le Conseil demande à Inditex de poursuivre son engagement à long terme envers ce pays et de veiller à ce que les travailleurs et travailleuses soient payés pendant les périodes de troubles, à ce qu’Inditex ne pénalise pas les fournisseurs pour les retards de commande résultant de ces fermetures d’usines et d’autres obstacles à la production et au transport normaux et à ce qu’Inditex continue à passer des commandes auprès de fournisseurs bangladais afin de contribuer à renforcer la confiance dans l’avenir économique et politique de ce pays.

Le Conseil a également demandé à Inditex de rendre publique la liste de ses fournisseurs afin de garantir la transparence.

“Ces résolutions sont nécessaires pour garantir la solidarité syndicale internationale entre les membres du Conseil syndical mondial et pour mettre en œuvre l’action syndicale visant à garantir un travail décent tout au long de la chaîne d’approvisionnement d’Inditex”,

a déclaré Victor Garrido, du syndicat espagnol CCOO Industria.

Outre la réunion avec des membres de la direction d’Inditex en charge de la RSE, le Conseil mondial s’est joint à la réunion du Conseil d’entreprise européen d’Inditex. Cette réunion a souligné l’importance du soutien et de l’échange entre tous les travailleurs et travailleuses de la chaîne d’approvisionnement d’Inditex, production, entreposage/logistique et vente au détail. Les parties se sont engagées à se coordonner et à maintenir la communication ouverte.

Les travailleurs et travailleuses unis dans la lutte pour des emplois décents et une transition juste dans le secteur en mutation des matériaux

La conférence a rassemblé des représentants de secteurs clés tels que le ciment, le verre, la céramique et les industries connexes, qui ont abordé les défis critiques auxquels sont confrontés les travailleurs et travailleuses dans le cadre des transformations industrielles dues à l’automatisation, aux politiques environnementales et aux pressions économiques.

La conférence a condamné le recours généralisé au travail précaire en Inde, où 80 à 90 % de la main-d’œuvre est embauchée en tant que sous-traitant ou intérimaire, et a exhorté le président indonésien élu, Prabowo Subianto, à abolir la loi Omnibus qui permet aux employeurs d’embaucher en sous-traitance sans aucune limitation.

Christina Olivier, Secrétaire générale adjointe d’IndustriALL, a souligné :

“Les industries des matériaux sont confrontées à des défis importants, qu’il s’agisse des préoccupations environnementales, des pressions économiques, des avancées technologiques ou des dispositions réglementaires. La part de l’industrie du ciment dans les émissions mondiales de CO2, qui est de 7 à 8 %, et celle des industries du verre et de la céramique, qui est de 1 à 2 %, soulignent l’urgence d’une transformation et d’une décarbonisation. Et la transformation et le changement doivent être justes et équitables pour tenir compte des impacts sur les travailleurs et travailleuses.”

La déclaration publiée par les délégués souligne les préoccupations croissantes concernant les violations des droits des travailleurs, les conditions de travail précaires et la nécessité d’une transition juste incluant des protections pour tous. Alors que les industries des matériaux s’orientent vers des technologies plus écologiques, les syndicats appellent à la création de plans de transition juste spécifiques au secteur qui incluent également les travailleurs et travailleuses vulnérables tels que les sous-traitants et les occasionnels.

Les délégués ont discuté des résultats de la réunion tripartite organisée par l’Organisation internationale du travail (OIT) qui s’est tenue du 23 au 27 septembre à Genève et au cours de laquelle les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs, menés par IndustriALL et l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), se sont mis d’accord sur de nouvelles étapes pour transformer l’industrie des matériaux de construction, en se concentrant sur la création d’une voie durable qui concilie la croissance économique, la durabilité environnementale et la justice sociale.

Dans son discours d’ouverture, Lena Yuliana, Présidente du comité des femmes de la Fédération générale des syndicats indonésiens (FSP ISSI) et Coprésidente du secteur des matériaux d’IndustriALL, a déclaré :

“Nous devons nous attaquer au recours croissant à la sous-traitance, non seulement au sein de la chaîne d’approvisionnement, mais aussi dans les processus de base, et relever les défis en matière de santé et de sécurité au travail. Un autre défi crucial est l’intégration de la dimension de genre, car la représentation des femmes dans ce secteur reste inférieure à 10 %.”

Les dirigeants syndicaux de nombreux pays ont fait part de leurs inquiétudes quant à la dégradation des conditions de travail. En Inde, des disparités salariales entre les ouvriers et les employés ont été signalées, les travailleurs et travailleuses précaires ne gagnant souvent que l’équivalent de 30 à 50 dollars par mois.

Le passage à des systèmes d’emploi occasionnel dans de nombreuses usines a réduit le nombre de postes permanents, privant les travailleurs et travailleuses de prestations de base telles que l’assurance médicale et la sécurité sociale. Dans certains pays du Sud, le secteur du ciment a été particulièrement touché : jusqu’à 90 % de sa main-d’œuvre travaille dans des conditions précaires, souvent par le biais de la sous-traitance, de courtiers en main-d’œuvre et de contrats d’agence.

“Les employeurs fragmentent la main-d’œuvre pour maximiser leurs profits, mais cela empêche les travailleurs et les travailleuses de développer leurs compétences ou de s’assurer à terme un emploi stable”,

a déclaré Alexander Ivanou, Directeur pour le secteur des industries des matériaux d’IndustriALL.

Les délégués ont également appelé à un renforcement des réglementations gouvernementales afin de garantir que les entreprises multinationales respectent les droits de l’homme et du travail, en particulier par le biais des marchés publics et des normes de sécurité au travail.

La conférence a souligné la nécessité de politiques inclusives qui soutiennent l’égalité des genres et l’emploi durable pour les jeunes travailleurs et travailleuses. Les délégués ont demandé un minimum de 40 % de femmes dans les délégations syndicales et ont revendiqué de meilleures conditions de travail, notamment des horaires flexibles, des congés parentaux et des possibilités de développement de carrière pour les femmes.

Pour l’avenir, les dirigeants syndicaux se sont engagés à intensifier leurs efforts pour soutenir les travailleurs et travailleuses par-delà les frontières et à faire campagne pour des environnements de travail plus sûrs, des salaires équitables et la protection des droits des travailleurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

“Ensemble, nous renforcerons le pouvoir des travailleurs et travailleuses et veillerons à ce que personne ne soit laissé pour compte dans la transition vers un avenir durable et équitable”, conclut le communiqué.

Adoptée à l’unanimité, cette déclaration renforce la détermination collective des travailleurs et travailleuses des industries des matériaux à assurer une transition juste qui donne la priorité au travail décent, à la sécurité et au traitement équitable pour tous.

Sur la base de ces débats, les délégués sont également convenus d’un plan énumérant leurs actions et activités futures avant le prochain Congrès d’IndustriALL, à la fin de l’année 2025.
 

La conférence mondiale de la construction navale et démolition des navires appelle à une transformation durable du secteur

Eileen Yeo Chor Gek, Coprésidente du secteur, explique :

“Les syndicats sont essentiels pour créer une transition inclusive vers les nouvelles technologies. Nous devons garantir des pratiques de travail équitables, la stabilité de l’emploi et un équilibre pour tous et toutes”.

“La santé et la sécurité sont les éléments vitaux de notre secteur. Nous sommes ici pour partager nos connaissances et trouver des solutions afin d’améliorer les conditions de vie sur le terrain”,

a précisé Masoa Tusmura, Coprésident du secteur.

Vidyadhar Vasudeo Rane, Vice-président du secteur, a pour sa part déclaré :

“La coopération internationale est le fondement de la sécurité pour les travailleurs. La Convention de Hong Kong marque une étape décisive”.

Le Directeur d’IndustriALL pour la construction navale et la démolition des navires, Walton Pantland, a présenté un aperçu général du secteur en soulignant les défis auxquels il est confronté :

“Notre secteur est confronté à des défis considérables, qu’il s’agisse des changements technologiques, du déséquilibre entre les sexes ou de la pénurie de main-d’œuvre. Nous devons attirer de nouveaux talents, nous concentrer sur la sécurité et promouvoir l’équité entre les générations”,

a-t-il indiqué.

L’un des axes de la conférence a été la mise en œuvre imminente de la Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, qui doit entrer en vigueur en juin 2025.

Cet accord historique introduit des protections essentielles : une formation obligatoire en matière de santé et de sécurité, l’obligation d’éliminer les dangers avant tout démantèlement de navire et des exigences claires en matière de responsabilité pour les chantiers de recyclage.

Toutefois, les délégués ont également fait part de leurs inquiétudes concernant les défis actuels, notamment les niveaux modestes de conformité aux normes, les pressions commerciales intenses et la faible répression des infractions. La Convention représente un progrès, mais les délégués sont convenus qu’elle devait être soutenue par une forte solidarité internationale pour tenir les gouvernements et les entreprises responsables de la sécurité des travailleurs et travailleuses.

Des délégués d’Australie, des États-Unis, de Singapour, de Corée, du Japon, des Pays-Bas, du Bangladesh, d’Inde, du Danemark, de France, de Finlande, de Norvège, de Taïwan, d’Espagne et du Royaume-Uni ont mis l’accent sur des préoccupations communes telles que la pénurie de main-d’œuvre, le manque de représentation des femmes, la syndicalisation des travailleurs migrants et l’expansion rapide de la production chinoise. Le forum s’est conclu sur un message clair : il est essentiel de créer des syndicats solides, de renforcer le dialogue social et de s’unir au niveau international.

À l’avenir, le secteur se concentrera sur les droits et la sécurité des travailleurs en utilisant notre pouvoir de négociation collective pour donner la priorité aux intérêts à long terme des travailleurs, créer un réseau de santé et de sécurité et défendre les meilleures pratiques en matière de répartition des risques. L’accent sera également mis sur l’inclusion des femmes et des jeunes en partageant des stratégies pour améliorer la représentation des femmes, en développant des programmes mondiaux de mentorat pour les militantes syndicales et en incluant les jeunes et les cols blancs.

D’autres mesures sont prévues, visant notamment à l’augmentation de la puissance syndicale mondiale en encourageant la coopération, l’intégration des travailleurs migrants et sous-traitants dans les conventions collectives, la création de réseaux dans les entreprises multinationales et l’accent à mettre sur la durabilité et le développement des compétences en se coordonnant avec l’OCDE, en soutenant les transitions justes au niveau de la démolition des navires et en plaidant en faveur du développement permanent des compétences et de l’accessibilité des parcours de qualification.

Christina Olivier, Secrétaire générale adjointe, a déclaré :

“Aujourd’hui plus que jamais, nous devons renforcer l’infrastructure sociale, en veillant à ce que les syndicats puissent recruter et se faire les défenseurs de lieux de travail plus sûrs et plus équitables.”