Fin de la grève du NUMSA dans l'ingénierie

Cet accord prévoit une hausse de 10% des salaires chaque année pour les plus bas salaires du secteur et de 6% pour les salaires les plus élevés pour les trois prochaines années. Parmi les autres concessions obtenues figurent du temps libre pour les délégués pour s'occuper des affaires syndicales et de questions ayant trait à l'industrie, la constitution d'un fonds industriel de courte durée pour indemniser les travailleurs en horaire réduit et offrir des possibilités de formation aux travailleurs.

Il a aussi été convenu que les travailleurs employés par des courtiers de main-d’œuvre bénéficieront de conditions identiques à celles de la convention de base. Les négociateurs ont promis de faire appel à des contrôleurs qui agiront sur des plaintes faisant état d'abus ou d'infractions de la part des courtiers. Toutes les parties se sont également engagées à décourager et minimiser le recours aux services d'emploi temporaire dans l'industrie.

"Le NUMSA tient à remercier tous ses alliés et amis du monde entier qui l'ont soutenu tout au long de ce mois. Le syndicat en sort plus uni et renforcé," a déclaré le responsable international du NUMSA, Skhumbuzo Phakathi.

Chirico arrête sa grève de la faim, mais le combat continue

Jorge Almeida, le Secrétaire régional d'IndustriALL Global Union, s'était rendu d'urgence au Paraguay les 1 et 2 août pour témoigner sa solidarité à Hugo González Chirico, qui ne s'était plus alimenté depuis 80 jours. Il l'a exhorté à ne plus compromettre sa santé et à recourir à d'autres formes de combat. Il avait constaté la dégradation de son état de santé et l'a persuadé d'agir ensemble d'autres manières pour faire avancer les revendications de son syndicat. Dans les dernières heures, Hugo Chirico a réfléchi à sa proposition, sachant qu'il pourrait compter sur le soutien d'IndustriALL Global Union et de la Confédération syndicale des Amériques (TUCA) dont le Secrétaire général, Victor Báez, était également présent au local du syndicat, situé en face des bureaux de l'entreprise, à Villa Hayez, pour exprimer son soutien et tenter de convaincre Chirico d'arrêter sa grève de la faim.  

La TUCA et IndustriALL soutiennent le combat des travailleurs d'ACEPAR et ont décidé de le porter sur la scène internationale afin de contraindre l'entreprise à restituer la part de 33% des actions qui sont la propriété des travailleurs et à réintégrer ceux qui ont été licenciés en 2010, tous membres du SITRAC, le syndicat des travailleurs d'ACEPAR, affilié à la FETRAMPAR, une fédération syndicale elle-même affiliée à IndustriALL.

Hugo González Chirico avait entamé sa grève de la faim le 22 mai pour revendiquer les droits des travailleurs d'ACEPAR et dénoncer le gouvernement, qui cautionne les violations des droits humains et syndicaux commises par la direction.

La détermination des syndicats fait reculer Eni qui voulait réduire la production en Italie

Le 31 juillet, après plusieurs réunions avec la direction et avec le gouvernement, un accord a été trouvé avec Eni pour les raffineries de Gela et Porto Marghera, qui souffriraient le plus si Eni devait réaliser ses projets draconiens.

D'après les syndicats, les parties ont signé un accord par lequel l'entreprise s'engage à relancer les activités préliminaires, en particulier la Ligne 1 de la raffinerie de Gela, en faisant notamment appel aux travailleurs externalisés, afin de permettre l'investissement dans la deuxième tranche du projet de conversion de la "raffinerie verte" de Porto Marghera suivant le calendrier et dans les délais prévus dans les accords de juillet 2013 et février 2014.

Plus de 90% des travailleurs avaient approuvé la grève nationale annoncée le 29 juillet par les syndicats. Ils s'étaient rassemblés par centaines devant le palais Montecitorio, à Rome, où siège la Chambre des députés italienne, pour protester contre ces plans qui auraient eu des conséquences dévastatrices pour les travailleurs d'Eni en Italie.

Malgré une stratégie et un plan d'investissement antérieurs publiés quelques semaines auparavant, Eni avait annoncé un changement de ses plans concernant le site de Gela, avec notamment sa reconversion pour en faire la raffinerie la plus moderne sur le plan technologique. Suivant le nouveau projet, la raffinerie de Gela devrait être démantelée pour être remplacée par une nouvelle "raffinerie verte". Par rapport à son prédécesseur, il mettait gravement en danger l'emploi et les conditions de travail d'au moins 2.500 salariés directs et indirects ainsi que leurs familles dans la région de Gela, sans parler des 7% de PIB qu'il ferait perdre à une Sicile déjà économiquement défavorisée.

L'activité de raffinage, en Italie et plus généralement en Europe et dans les pays développés, est en difficulté, avec les fermetures et les pertes d'emplois massives que cela suppose. Les conséquences que cela pourrait avoir ont poussé les travailleurs italiens du secteur à lancer une grève de deux heures pour sensibiliser Eni dont les syndicats voudraient que la stratégie soit à nouveau résolument axée sur les défis du moment pour empêcher de nouvelles fermetures et de nouveaux licenciements dans les activités de raffinage et de commercialisation tant que les activités d'exploration et de production d'Eni dégagent des bénéfices.

Pour les syndicats, Eni dispose de ressources économiques, techniques et humaines solides et le gouvernement italien, qui est un de ses actionnaires majeurs, devrait jouer un rôle actif (dans les limites des règles européennes) pour assurer la présence fondamentale d'Eni dans le paysage industriel et énergétique italien.

"IndustriALL Global Union salue la détermination et la résistance de ses affiliés italiens qui ont obtenu un tel résultat", a déclaré Kemal Özkan, le Secrétaire général adjoint d'IndustriALL.

Journée d’action contre l’externalisation en Colombie

Assistaient à la réunion, 120 représentant(e)s des centrales syndicales CUT et CTC, des sections colombiennes des FSI (UITA, UNI, IBB, FIOT. IE, IndustriALL et ISP), du Programme national FNV de Colombie, du Comité d’unité syndicale du secteur des mines et de l’énergie (CUSME) et de ses syndicats membres, et d’une délégation suédoise sous la conduite du maire de Trollhättan. Elle a procédé à l’analyse des grandes lignes d’un projet de proposition de loi devant être présenté à un groupe de sénateurs pour être pris en considération, et qui pourrait servir de point de ralliement pour une campagne visant à faire adopter une législation contre l’externalisation, une pratique qui appauvrit les travailleurs et travailleuses et ne fournit aucun emploi décent.

Le président de la CTC, Miguel Morantes, a souligné la signification de la date choisie pour la journée d’action. C’est le 28 juillet 1983, il y a trente-et-un ans de cela, que 200 travailleurs externalisés ont été enterrés lors d’un tragique accident, alors qu’ils travaillaient à la construction d’un tunnel d’accès pour la plus grande centrale hydroélectrique du pays, dans la municipalité de Ubalá (Cundinamarca), région de Guavio. Bien que les travailleurs aient été prévenus que des lignes de faille géologique pourraient causer une tragédie de cette portée, les ingénieurs et leurs dirigeants n’en ont pas tenu compte. Ce type d’accident survient presque toujours à cause d’un manque complet de protection des travailleurs employés précairement. De là, l’importance du choix de cette date pour une journée d’action contre l’externalisation. Le barrage est maintenant exploité par l’entreprise multinationale ENEL-ENDESA, dont les salariés sont membres de SINTRAELECOL, affilié à IndustriALL et à la CUT.

Fabio Arias, secrétaire général de la CUT, a souhaité la bienvenue aux participant(e)s, en exprimant ses vœux pour le succès de cet évènement. Il a également souhaité la bienvenue aux représentant(e)s des sections colombiennes des FSI, à la délégation suédoise et au Programme national FNV de Colombie.

Dans une série de tables rondes, des représentant(e)s de syndicats et de centres de soutien ont donné leur opinion sur la question centrale. Le discours de Paul Akerlund mérite d’être mentionné tout particulièrement. Il a expliqué comment le mouvement syndical suédois a réussi à contrôler les effets nocifs de l’externalisation en travaillant activement avec les personnes externalisées pour augmenter leurs salaires et leurs prestations et les porter au niveau des salariés employés directement. L’externalisation a seulement lieu occasionnellement avec un salaire qui permet de classer ce travail comme un emploi décent.

La réunion a approuvé une déclaration destinée à être remise aux organes de presse dans les prochains jours. Elle demande aux syndicats du principal secteur d’essayer de recruter des travailleurs/euses externalisés et au mouvement syndical de rester actif en assurant la promotion de l’emploi formel par tous les moyens possibles, par la filière législative, par des accords collectifs ou par une action revendicative directe.

Un journaliste et un avocat spécialiste des droits de l’homme condamnés au Swaziland à deux ans de prison

Ces condamnations et peines injustes ne peuvent s’expliquer que comme une sanction d’activités en faveur des droits de l’homme dans le pays et prouvent la complicité du pouvoir judiciaire avec le harcèlement pratiqué à cet égard.

Fernando Lopes, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Global Union précise :

Maseko est un avocat défenseur des droits de l’homme en vue et un membre éminent de Lawyers for Human Rights Swaziland. Il entretient d’étroites relations de travail avec le mouvement syndical dans le pays. Makhubu est un éditorialiste et Rédacteur en Chef du journal The Nation, considéré comme le seul quotidien indépendant du Swaziland.

Contexte de la sentence : Des condamnations à contre-courant des espoirs de réformes au Swaziland .

La prétention de Rio Tinto d’être une 'entreprise minière viable' mise à mal

Rio Tinto se sert des comptes rendus sur son développement durable pour soutenir l’argument selon lequel il s’agit d’une entreprise responsable et donc de disposer du droit de mener une activité.

La filiale de Rio Tinto, Energy Resources of Australia (ERA), a menacé le peuple Mirarr que si elle n’avait pas la possibilité de développer ses activités d’extraction d’uranium dans le sous-sol de Ranger, elle pourrait se trouver dans l’incapacité de financer complètement la réhabilitation de la mine à ciel ouvert.

La mine Ranger est située sur les terres traditionnelles de Mirarr, le parc national Kakadu classé site du Patrimoine mondial de l’humanité dans le Territoire du Nord de l’Australie.

Si ERA ne termine pas complètement la réhabilitation du site, qui a souffert l’année dernière d’un déversement de déchets radioactifs, l’eau, la qualité de l’air  et les terres dans la région pourraient se trouver contaminés pour des générations.

'Ce n’est pas notre problème'

Quand un actionnaire a mis le directeur général de Rio Tinto, Sam Walsh, en présence de ce fait à l’assemblée générale annuelle de l’entreprise en avril, Walsh a refusé catégoriquement de s’engager à réaliser une réhabilitation complète ou de se sentir responsable pour les dégâts causés.

Walsh a dit qu’il s’agit d’un problème pour ERA, et non pour Rio Tinto: "Nous sommes clairement des actionnaires [de ERA], mais c’est un problème pour tous les actionnaires et pour le conseil d’administration de ERA."

Ce qu’il n’a pas mentionné, c’est que Rio Tinto est l’actionnaire dominant de ERA et que cinq des six membres du conseil d’administration de ERA sont actuellement ou étaient anciennement employés par Rio Tinto.

Lire le texte intégral de l’article sur le site internet de The Ecologist.

Poursuite de l’anti-syndicalisme chez Deva Holding en Turquie

Les huit travailleurs licenciés l’ont été lorsqu’ils ont adhéré à Petrol-Is, un affilié d’IndustriALL Global Union. Ils exerçaient leur droit légitime et fondamental à la liberté syndicale, garantie par des conventions internationales du travail de l’OIT ainsi que par la Constitution et la législation turques. Après que les travailleurs licenciés aient protesté aux portes de l’usine et que Petrol-Is ait obtenu une couverture médiatique nationale des faits, la situation demeure dans l’impasse.

Petrol-Is était un partenaire social au sein des activités de Deva. Cependant, les quatre dernières années ont vu une détérioration des relations sociales et les récents licenciements s’inscrivent dans la politique anti-syndicale de Deva. La direction a eu recours à différentes tactiques pour démolir 40 années de présence syndicale, des relations sociales conventionnées et un dialogue social mature au sein des usines Deva Holding situées à Çerkezköy, Kartepe et Topkapı, dans le périmètre d’Istanbul.

Durant cette période, la direction a annoncé qu’il n’y aurait plus de convention collective en prétextant des coûts de production élevés et les politiques gouvernementales à l’égard de l’industrie pharmaceutique. Elle a exercé une pression sur les travailleurs pour qu’ils signent des contrats de travail individuels au lieu de ceux couverts par la convention collective et licenciés 74 salariés parce qu’ils refusaient de signer ces contrats individuels.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan déclare :

Ces travailleurs et travailleuses ont légitimement et légalement le droit de choisir librement leur syndicat. IndustriALL demande avec insistance à la direction de Deva Holdings la réintégration immédiate des huit syndicalistes licenciés, le retrait de toutes les pressions envers les autres adhérents et l’introduction d’un dialogue constructif avec Petrol-Is.

Mise à jour: Shahabi transféré à un hôpital public

Shahabi, trésorier du syndicat des travailleurs de la compagnie d’autobus de Téhéran et de la banlieue (ou syndicat Vahed), affilié à la FIOT, a été injustement arrêté en 2010 pour ses activités syndicales. Son état de santé a apparemment souffert en raison des blessures reçues durant son emprisonnement, alors que des appels répétés pour sa libération venus d’organisations internationales comme la FIOT, l’Organisation internationale du Travail (OIT) et Amnesty International, doivent encore être pleinement pris en considération par le gouvernement iranien.

Dans une lettre au secrétaire général par intérim de la FIOT, Stephen Cotton, IndustriALL a offert son soutien le plus total à la FIOT pour sa campagne, et demandé “la libération immédiate et sans condition du camarade Reza Shahabi, ainsi que des soins médicaux appropriés pour sauver sa vie. La famille de IndustriALL est fermement persuadée que les syndicats mondiaux doivent travailler ensemble pour mobiliser une solidarité permettant de s’assurer que l’Iran respecte les droits de la personne et les droits syndicaux.”

IndustriALL demande également à tous les affiliés de soutenir la campagne FIOT – LabourStart de soutien à Reza Shahabi.

Syngenta Pakistan continue d’ignorer de façon flagrante une décision de justice

L’affaire concerne les efforts accomplis par le syndicat affilié à IndustriALL pour s’assurer que la direction locale de Syngenta respecte la législation du travail pakistanaise et donne à 50 salariés contractuels le statut d’employé permanent dans l’usine. Ces efforts ont déterminé la direction locale à faire appel à des forces paramilitaires dans l’usine et d’intimider les travailleurs et travailleuses pour les empêcher d’accorder leur soutien au syndicat. Le responsable syndical au niveau local dans l’usine avait été mis à pied le 23 décembre 2010.
 
Ce syndicaliste mis à pied, Imran Ali, est également président de la fédération des travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des secteurs connexes du Pakistan (PCEM), affiliée à IndustriALL Global Union. Imran Ali a été tout simplement mis à pied une semaine avant la fin de la négociation qui aurait permis d’avoir une nouvelle convention collective le 1er janvier 2011.
 
Même la Haute Cour de Sindh à Karachi, capitale du Pakistan, a prononcé un jugement en faveur du syndicat.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’affaire Imran Ali est toujours en attente, et Syngenta doit encore appliquer le changement de statut d’emploi des 50 contractuels, conformément au jugement de la Haute Cour.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a écrit à la haute direction de Syngenta en Suisse:
 
“Je suis indigné d’apprendre que le traitement vindicatif infligé dans votre entreprise à ses travailleurs et travailleuses se poursuit au Pakistan. Je pensais que cette affaire concernant une infraction aux droits fondamentaux du travail avait été réglée et que votre direction locale pouvait à présent avoir bien progressé pour réparer les dégâts causés par plus de trois années de violences antisyndicales et d’infractions aux normes internationales du travail.”

Mourir au travail n’est pas un destin pour les mineurs!

Cet homicide industriel est entré dans la conscience publique mondiale en raison du grand nombre de vies perdues et du commentaire impitoyable du Premier ministre turc, qui estime que c’est le destin des mineurs de mourir en gagnant tout juste leur vie.

On dit souvent que le travail des mineurs est dangereux. Malgré les nombreuses précautions prises, le dur milieu de travail n’accorde pas une coopération idéale. La structure tripartite de l’OIT est contestée dans l’industrie minière, laquelle représente un pour cent de l’emploi mondial et 30 millions de personnes. Dans le même temps, le secteur représente 8 pour cent des accidents du travail, ce qui en fait l’une des professions les plus dangereuses.

Au vu de ces horribles statistiques, l’exploitation minière, plus que toute autre industrie, exige des inspections constantes et régulières, et l’application de mesures de sécurité. 

Le principal responsable des accidents dans les mines est la préoccupation de l’industrie, presque son obsession, du profit. La “course vers le moindre coût” est évidente dans l’industrie minière où la vie des mineurs est souvent sacrifiée sur l’autel du profit. Les statistiques concernant les décès, les blessures et les maladies professionnelles ne donnent pas un tableau complet; elles excluent l’étendue des souffrances humaines associées à l’exploitation minière.

En ce qui concerne les accidents dus au méthane, l’extraction de la houille est la plus dangereuse en raison de la présence probable de méthane. Le gaz toxique et asphyxiant peut être explosif à forte concentration. Bien que les dangers de l’extraction minière parlent d’eux-mêmes, il est encore surprenant et choquant de voir que seuls 27 pays ont ratifié la convention 176 de l’OIT sur la sécurité et la santé dans les mines. L’absence notable de pays miniers dans la liste comprend le Chili, premier producteur mondial de cuivre, ainsi que l’Australie, le Canada, la République démocratique du Congo, l’Inde, la Turquie et l’Indonésie.

La liste des morts a le potentiel d’engourdir les sens, comme le montre le commentaire du Premier ministre turc. Si nous ne réussissons pas à nous faire entendre et gardons le silence face à ce mal, ce nombre continuera toujours d’augmenter. 

La convention 176 de l’OIT est d’une importance capitale pour un travail décent dans l’industrie. Dans le respect de la convention, les gouvernements sont appelés à mettre en place un cadre législatif et réglementaire pour protéger la sécurité et la santé des travailleurs et travailleuses. Pour y parvenir, employeurs et mineurs doivent respecter les termes de la convention 176 de l’OIT. En outre, les autorités responsables doivent assurer un contrôle réglementaire approprié et des inspections, en exigeant la remise des rapports d’accident et la présentation de statistiques.

Dans une réponse à la tragédie minière en Turquie et au travail réalisé par IndustriALL pour la santé et la sécurité dans les mines partout dans le monde, une stratégie cohérente et intégrée est indispensable, y compris une campagne exhaustive mondiale pour exiger la ratification de la convention 176 de l’OIT et l’application de sa recommandation. 

Nous avons besoin d’une forte culture de santé et de sécurité dans l’industrie minière, et ce, à tous les niveaux. Et seuls des syndicats forts et une forte négociation collective peuvent produire une telle culture. Plus le syndicat est fort, meilleure est la sécurité dans la mine – les syndicats sauvent des vies.

Kemal Özkan,

Secrétaire général adjoint