Honeywell lock-oute à nouveau des membres de l’USW aux États-Unis

L’usine converti de l’uranium broyé, connu sous la dénomination yellowcake en hexafluorure d’uranium (UF6), utilisé dans l’enrichissement de combustible nucléaire. Ce procédé potentiellement dangereux requière les connaissances et l’expérience des Métallos USW, maintenant lock-outés, et cette décision irresponsable de l’entreprise expose les communautés locales à un risque.

Par le passé déjà, il y a trois ans, la direction de cette usine avait tenté de poursuivre la production pendant un lock-out qui avait duré 14 mois. Il y avait eu deux accidents qui avaient failli tourner à la tragédie à cause de mauvaises manipulations de produits chimiques dangereux et la direction avait été mise en cause par la Commission de Réglementation de l’Énergie Nucléaire pour avoir aidé les jaunes qui remplaçaient les grévistes à tricher aux examens, leur permettant ainsi d’être autorisés à faire fonctionner l’usine.

Le lock-out précédent était le précurseur d’une convention collective de trois ans ratifiée par les membres de l’USW le 2 août 2011. Au début de ce lock-out, Honeywell avait l’intention de retirer des avantages liés à la pension, les dispositions en matière de soins de santés qui les accompagnent, ainsi que les clauses de protection syndicale. Mais les membres de la section locale 7-669 ont obtenu une convention collective digne de ce nom, qui est maintenant arrivée à échéance.

Cette fois, Honeywell fait le forcing pour éliminer le syndicat. La proposition de l’entreprise dans ses négociations avec l’USW comprend des clauses qui permettraient à la direction de systématiquement remplacer des travailleurs permanents et syndiqués par des sous-traitants. Les sous-traitants non-qualifiés coûtent à Honeywell davantage que les travailleurs permanents syndiqués auprès de l’USW déjà présents dans l’usine.

Vers 11h45, le 1er août, la direction d’Honeywell est entrée dans la salle de négociation pour proposer une offre virtuellement inchangée, et ce, en dépit d’une contre-proposition substantielle soumise quatre heures plus tôt par le syndicat. Alors que la délégation syndicale refusait de soumettre cette offre patronale au vote de ses affiliés, l’entreprise a notifié au syndicat qu’ils étaient lock-outés avec effet immédiat.

Signez ici la pétition : https://actionnetwork.org/petitions/dont-put-our-communities-at-risk-end-the-lockout-and-bring-back-the-experienced-usw-workforce

Le Secrétaire général d’IndustriALL Global Union Jyrki Raina interpelle ce jour dans une lettre le PDG d’Honeywell, M. Cote :

Quel message adressé à vos salariés et à la communauté locale ! Votre entreprise préfère risquer un accident nucléaire plutôt que de négocier de bonne foi avec la section locale 7-669. C’est un comportement indigne de la part de l’entreprise et nous allons continuer à soutenir les membres de l’USW d’Honeywell jusqu’à ce qu’ils obtiennent la convention collective équitable qu’ils méritent.

Un autre round de négociation devait se tenir à 10h ce 18 août. La question de la sécurité de l’emploi n’est pas la seule attaque de l’entreprise que la direction refuse d’aborder. La proposition actuelle de l’entreprise est de diminuer les prestations de soins de santé des travailleurs d’un montant équivalant à une réduction de salaire de 10%. Les salariés d’Honeywell sont exposés à des radiations croissantes et proposent donc de manière justifiée des mesures de sécurité adéquates.

Voyez ici le détail des propositions faite par la délégation syndicale de la section locale 7-669 chargée des négociations : http://usw7-669.com/story/what-we-are-fighting

Avenir encore incertain pour l’AGOA

Les échanges et l’investissement, notamment l’extension de l’AGOA, se trouvaient en tête de l’ordre du jour du sommet américain des dirigeants africains du 4 au 6 août 2014 à Washington DC.  L’AGOA est un programme commercial préférentiel non réciproque avec lequel des produits de pays d’Afrique subsaharienne éligibles sont admis en franchise de droits aux marchés des États-Unis. Cette loi a été adoptée par le Congrès des États-Unis sous le gouvernement Clinton, en 2000, et arrivera à expiration en septembre 2015.  L’incertitude sur son extension a un impact de plus en plus négatif sur les commandes auprès des fournisseurs africains.

En conséquence, IndustriALL Global Union demande que l’AGOA devienne un programme permanent pour encourager un investissement à long terme de capitaux plus importants qui pourrait également conduire à une plus grande diversité des exportations de la région. 

Des dizaines de milliers d’emplois dans le secteur de la confection dépendent d’exportations dans le cadre de l’AGOA, qui représentent le cinquième des exportations non-pétrolières aux termes de l’accord commercial. Cependant, les conditions de travail sont souvent mauvaises dans beaucoup de ces ateliers et fabriques de la confection.

On trouve de nombreux exemples, et le plus récent concerne Jane Ragoo et Reaaz Chotoo du syndicat mauricien des salariés de la fabrication de produits chimiques et des secteurs connexes, qui ont signalé que “les intérêts des travailleurs et travailleuses sont les moins prioritaires pour l’AGOA et donc pour les États-Unis. Les salaires sont si bas et l’emploi si précaire qu’une grande majorité des travailleuses et travailleurs mauriciens ne veulent pas travailler dans le secteur du textile.  En conséquence, les migrants de l’étranger constituent plus de 50 pour cent de la main-d’œuvre dans le textile, et ce nombre augmente de mois en mois. Ainsi, l’obtention d’un avantage concurrentiel dans le secteur du textile à Maurice provient de l’exploitation d’une main-d’œuvre étrangère.”

IndustriALL a également recommandé que la disposition spéciale donnée aux pays les moins développés, qui permet à du tissu d’un troisième pays d’être employé pour la production de vêtements destinés à l’exportation sous l’AGOA, s’étende à tous les pays admissibles à l’AGOA, comme l’Afrique du Sud.

“Les exportations de vêtements d’Afrique du Sud aux USA se sont effondrées depuis le début des années 2000, en partie du fait qu’elles se sont trouvées distancées par les exportations de pays surtout asiatiques et parce que le secteur du textile sud-africain a diminué avec moins de filatures, de tissage et de tricotage,” affirme Etienne Vlok, chercheur auprès du syndicat des travailleurs de la confection et du textile d’Afrique australe. “Cela signifie qu’il est devenu très difficile de se conformer à la règle actuellement en vigueur à l’AGOA sur l’emploi de fil et de tissu locaux pour tirer avantage de l’AGOA.”

IndustriALL espère que la révision de l’AGOA tiendra compte de la nécessité de corriger les conditions d’exploitation et d’autres questions, ce qui permettra de renforcer la protection des travailleuses et travailleurs et des emplois. Le fait de tenir dûment compte des recommandations des syndicats, notamment de la plus importante fédération de syndicats des États-Unis – l’AFL-CIO, ainsi que d’autres interlocuteurs, peut prolonger le temps nécessaire à la rédaction du texte permettant la reconduction. On ignore à quel moment le Congrès se prononcera sur l’AGOA, avec un peu d’espoir que l’extension aura lieu avant 2015.

Les travailleurs cambodgiens de la confection peinent jusqu’à la mort

En juillet, en une seule semaine, plus de deux cents travailleuses et travailleurs ont été admis au Prek Anhchanh Health Centre, une clinique de la banlieue de  Phnom Penh, après avoir perdu connaissance au travail dans des ateliers de confection.  

Mais chose plus alarmante, il y a des gens qui meurent au travail dans la confection.  

Sokny Say, membre du syndicat libre des travailleurs du royaume du Cambodge (FTUWKC), affilié à IndustriALL Global Union, a dit:

"L’année 2014 est une année mémorable, en ce sens que si nous avons eu dans le passé de nombreux cas de pertes massives de connaissance, il s’agit de la première année où des gens sont morts. Nous ne devons pas être immunisés contre le fait que dans la confection, de nombreuses personnes  perdent connaissance dans les ateliers. Cela peut être le signe d’une mort prochaine."

Deux travailleuses employées dans des ateliers de la banlieue de Phnom Penh sont mortes fin juillet.

Nov Pas, couturière âgée de trente-cinq ans, qui a cousu des vêtements pendant près de quatre ans pour des marques comme Gap et Old Navy, a perdu connaissance à son poste de travail dans la fabrique Sangwoo, le 24 juillet 2014 à 8 heures du matin. Elle a été admise vers 9 heures à l’hôpital provincial le plus proche, et a été déclarée morte vers 18 heures. 

Contacté pour commentaire, Chea Sok Thong de la fabrique coréenne Sangwoo, a refusé d’admettre une responsabilité d’entreprise pour la mort de Mme Nov, en prétendant que l’hôpital, où elle avait été soignée, avait fait preuve de négligence.

Le travailleur de la confection, Vorn Tha, 44 ans, a perdu connaissance avant de décéder dans la fabrique New Archid, qui confectionne des vêtements pour H&M, après avoir travaillé de nombreuses longues journées de 7 heures du matin à 22 heures.

Une troisième personne, employée dans la fabrique Cambon Kotop Ltd à Phnom Penh, est morte en mars.

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a déclaré:

“Ces évènements sinistres de travailleuses et travailleurs perdant connaissance au travail ne doit pas rester sans faire l’objet protestations. Les salaires de misère signifient que les travailleuses et travailleurs de la confection ne peuvent pas manger correctement à leur faim, et que le manque de nourriture, les longues heures de travail et les conditions intolérables dans les ateliers constituent une combinaison létale.

Nous continuons de soutenir les revendications des syndicats cambodgiens pour une augmentation du salaire minimum dans la confection, leur permettant de se procurer suffisamment de nourriture pour vivre, et de ne plus avoir à travailler en heures supplémentaires punitives pour pouvoir survivre.”

Les syndicats de Rio Tinto se préparent pour la journée mondiale d’action

Des représentants de syndicats de Rio Tinto en Australie, au Canada, en France, en Indonésie, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis se sont rencontrés lors du congrès tenu à Las Vegas. Ils font partie du réseau mondial des syndicats de Rio Tinto qui, plus tôt dans l’année, ont lancé une campagne mondiale contre l’entreprise. Ils ont été rejoints lors de cette réunion par des dirigeants syndicaux d’Allemagne et d’IndustriALL Global Union.

Les participants ont débattu du contenu de leur journée mondiale d’action contre Rio Tinto du 7 octobre prochain, à l’occasion de laquelle les affiliés d’IndustriALL de par le monde agiront pour exiger des emplois décents dans le cadre de la campagne STOP au Travail Précaire.

Le Réseau syndical mondial Rio Tinto a choisi ce 7 octobre pour tenir sa journée mondiale d’action parce que l’entreprise milliardaire en dollars introduit de plus en plus de formes de travail précaire dans ses activités autour du globe.

Par exemple, le Syndicat des Métallurgistes de la filiale de Rio Tinto Kennecott dans l’état d’Utah aux États-Unis a indiqué que Rio Tinto avait entrepris de réduire la main d’œuvre en ne remplaçant pas les départs naturels et en compensant les départs à la retraite par des travailleurs en sous-traitance.

“Les syndicats de Rio Tinto s’unissent comme jamais auparavant pour exiger de l’emploi décent. Nous lancerons ce message pour qu’il soit reçu 5 sur 5 le 7 octobre,” a déclaré le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan.

Les syndicats se sont accordés lors de la réunion sur la nécessité que Rio Tinto change d’approche par rapport aux syndicats et les reconnaisse en tant que parties prenantes essentielles et dignes de respect. Jusqu’à ce qu’il en soit ainsi, “Nous voulons mettre le doigt où ça fait mal et continuer à ruer dans les brancards,” a déclaré le Secrétaire général pour les Mines et l’Énergie du CFMEU Andrew Vickers, qui est également le Président de la section des Mines d’IndustriALL.

Consommateurs, étudiants, ONG, syndicats, tous exigent de NXP la “Réintégration des 24 !”

Pour tenter de défendre sa violation grossière des droits de l’homme, l’argument avancé par NXP est que le licenciement du 5 mai de l’ensemble des délégués élus du syndicat NXPSCIWU était justifié par le fait que ces syndicalistes n’avaient pas presté lors de trois jours fériés nationaux en avril  2014.

Cette affirmation selon laquelle n’avoir pas travaillé lors de ces jours fériés nationaux équivalait à une grève sauvage et à une faute passible de renvoi est à la fois immorale et non fondée. Les autorités du travail du gouvernement des Philippines ont offert leur médiation dans le cadre d’une conciliation entre le syndicat et la direction locale. Cependant, NXP reste intransigeant par rapport à la réintégration des 24 travailleurs licenciés, offrant à la place une compensation financière qui a été rejetée par ceux-ci.

Regardez cette vidéo qui passe en revue les violations de NXP aux Philippines et leurs effets sur les travailleurs et travailleuses licenciés. Au cours des interviews, ceux-ci et celles-ci expliquent comment le licenciement vindicatif de NXP les a obligés à retirer leurs enfants de l’école parce qu’ils n'ont plus les moyens de les y laisser.

Le Secrétaire général d’IndustriALL Global Union Jyrki Raina a déclaré :

Comment les cadres de NXP et leurs clients comme Apple peuvent-ils dormir la nuit en ayant connaissance de cette affaire ?

L’iPhone 6 d’Apple ainsi que d’autres appareils électroniques d’usage quotidien incorporent de la microélectronique essentielle produite par cet employeur abusif qu’est NXP. Il est du devoir de ces consommateurs industriels de forcer NXP à mettre un terme à son mauvais comportement, avec pour première démarche immédiate la réintégration des 24 représentants syndicaux licenciés.

Ces attaques anti-syndicales menées par NXP l’ont été en représailles contre la délégation syndicale engagée dans les négociations collectives, menées par le Président Reden Alcantara, qui négociait pour une augmentation du salaire quotidien de 1,39 $ et la régularisation de 1.500 travailleurs intérimaires. Les 8% de hausse souhaités par le syndicat permettraient d’acheter un kilo de riz et un paquet de poisson séché.

De même que Apple, deux autres clients de NXP, Ericsson et Nokia, sont en train d’analyser la situation chez leur fournisseur à la suite d’une alerte lancée par les affiliés d’IndustriALL en Suède et en Finlande.

Le 6 août, les travailleurs de NXP ont marqué le troisième mois de leur campagne pour la “Réintégration des 24 !” par une marche de quelque 1.000 manifestants au sein de la zone économique spéciale LISP1, où est situé NXP. D’autres syndicats et des sympathisants se sont joints à la caravane des travailleurs de la capitale Manille au Tagalog méridional. Les grandes barricades métalliques dressées pour empêcher le passage de cette marche ont été repoussées sur les bas côtés. Lorsque la marche a longé l’usine de NXP, les travailleurs à l’intérieur du bâtiment ont montré leur soutien en levant le poing derrière les fenêtres.

En réaction au soutien ferme et constant au syndicat de la part des travailleurs restants, la direction de NXP a maintenant fait installer des caméras partout dans l’usine et a donné pour consigne aux agents de sécurité d’empêcher les travailleurs de porter les t-shirts “Réintégrez les 24 délégués” et de poster des messages de soutien sur les médias sociaux.

La direction de NXP poursuit son escalade dans les violations des droits de ses salariés et tourne en ridicule l’affirmation de l’entreprise selon laquelle “NXP est une entreprise de réputation qui respecte les droits de ses travailleurs. Nous avons toujours pratiqué un partenariat fort avec nos salariés locaux bénéficiant aux deux parties et nous espérons bientôt parvenir à un accord équitable avec eux.”

Akzo Nobel Korea refuse de reconnaître le KCTF affilié à IndustriALL

La fédération coréenne des travailleurs de la chimie et du textile (KCTF) a syndiqué 62 des 115 salariés employés chez Akzo Nobel Korea, avec la nouvelle section syndicale créée officiellement le 10 mai 2014. Deux jours plus tard, la section a envoyé à la direction une demande écrite pour commencer à négocier collectivement l’établissement d’une convention collective.

Toutefois, au lieu de respecter les normes internationales et la législation coréenne du travail, la direction locale a eu recours à des tactiques dilatoires et s’est adjoint les services d’un cabinet d’avocats spécialisé dans la répression antisyndicale. Un soutien international est maintenant nécessaire en raison du refus de la direction de participer à des réunions de négociation.

Dans une lettre de soutien adressée aujourd’hui au KCTF, le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, écrit:

Je suis choqué et irrité d’apprendre la réaction de la direction de l’usine, et je vais faire connaître mon inquiétude à la haute direction de Akzo Nobel.

Ce mauvais comportement de l’entreprise contrevient à de très nombreuses normes internationales du travail, de même qu’à la législation coréenne du travail. C’est inacceptable.

Les principales préoccupations des salariés de Akzo Nobel Korea, jusqu’au refus de reconnaître leur droit fondamental de négocier collectivement, étaient les suivantes: les salaires, les heures de travail, l’âge de départ à la retraite, le niveau du bruit, les maladies professionnelles.

Les demandes syndicales de réunion ont été ignorées les 12 et 28 mai, les 3 et 13 juin. Finalement, la direction a assisté à une réunion avec la nouvelle section syndicale du KCTF le 23 juin, mais la direction ne s’est pas du tout engagée à négocier de bonne foi avec le syndicat. Les avocats spécialistes de la répression syndicale ont été envoyés pour représenter l’entreprise à la négociation suivante, le 8 août.

En outre, la direction a interdit au syndicat local de placer un tableau d’affichage dans l’usine, et elle a tenté d’empêcher les dirigeants syndicaux locaux de porter leur badge syndical. Bien que plusieurs mois se soient écoulés depuis la demande du syndicat d’entamer une négociation sur une base sincère, la direction n’a pas encore montré un engagement sincère pour commencer à négocier de bonne foi avec le syndicat.

En Turquie, la grève de 43 jours des travailleurs de Kimberly Clark s’est conclue avec des avancées

L’accord a été conclu après que deux revendications particulièrement importantes des grévistes ont été acceptées par la direction locale. Avec la nouvelle convention collective, les périodes de préavis avant licenciement ont été considérablement allongées ce que Tümka-Is considère comme un pas remarquable en avant vers la sécurité d’emploi. Les syndiqués ont également obtenu de fortes hausses de salaire. Des règles particulières ont été prévues pour les titulaires de bas salaires ce qui a permis d’apporter davantage d’équité dans l’échelle salariale.

La direction de Kimberly Clark a également accepté de réintégrer cinq travailleurs licenciés dont les contrats de travail avaient été rompus pendant la grève pour avoir apparemment insulté des briseurs de grève par le biais des médias sociaux, en particulier sur Facebook. En vertu de l’accord, si les travailleurs mis à pied ne souhaitent pas reprendre leur poste, ils auront droit à recevoir des indemnités calculées en vertu des augmentations prévues par la nouvelle convention.

“Nous avons connu des jours difficiles durant cette période, mais nous sommes toujours restés convaincus que nous aurions satisfaction dans nos revendications” a déclaré Ergun Tavşanoğlu, Président de Tümka-İş.

Mon syndicat et l’ensemble des grévistes sont reconnaissants à IndustriALL Global Union et aux Métallos USW pour le soutien et la solidarité affichés dans le cadre de l’obtention de cette convention.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan a ajouté ce commentaire : “Ceci constitue une réelle victoire et est le résultat d’une lutte courageuse, soutenue et déterminée de la part de Tümka-İş et de ses adhérents”.

Grève de la faim de travailleurs de l'habillement privés de leurs salaires

Plus de 1.600 travailleuses et travailleurs du groupe Tuba mènent une grève de la faim depuis le 28 juillet parce qu'ils n'ont plus été payés depuis trois mois. Ils réclament le versement de leurs salaires, de trois mois d'heures supplémentaires, ainsi que des primes correspondant à la fête de l'Aïd.

Ces travailleurs, qui confectionnent des tenues pour la Fédération internationale de football (FIFA), ont annoncé aujourd'hui que s'ils ne percevaient pas leurs arriérés pour le 7 août, ils appelleraient tous leurs collègues du pays à faire grève le 10 août.

La Secrétaire générale adjointe d'IndustriALL Global Union Monika Kemperle réclame le paiement immédiat des arriérés de salaires et de primes.

"Les femmes et les hommes qui peinent dans l'industrie de l'habillement au Bangladesh sont nos membres et nous nous battrons pour eux. Ils sont la cheville ouvrière d'une industrie extrêmement rentable qui ne peut se permettre de traiter les gens de cette manière."

Le directeur gérant du groupe Tuba, Delwar Hossain, était emprisonné depuis le mois de février 2014 pour son rôle dans le tragique incendie de l'usine Tazreen, qui a fait 112 morts et plus de 200 blessés. Or, la Haute-cour l'a remis en liberté sous caution le 5 août.

Les travailleurs en grève de la faim campent dans une des usines. À ce jour, près d'une centaine présentent de ce fait des problèmes de santé et une vingtaine ont été hospitalisés.

Ce matin du 6 août, à leur réveil, ils ont trouvé les accès verrouillés et sont restés bloqués pendant six heures avant que la police ouvre les grilles.

Les policiers ont ensuite pénétré dans l'immeuble et ont expulsé les dirigeants et militants syndicaux qui s'étaient joints aux travailleurs en signe de solidarité. Une vingtaine de personnes au moins ont été blessées au cours de l'opération et dix ont été interpelées. À une seule exception, toutes ont ensuite été mises en état d'arrestation.

Les autorités ont empêché l'approvisionnement en nourriture et en sérum physiologique des travailleurs qui poursuivent leur jeûne et la police a limité l'accès des médias à l'usine.

Pour Monika Kemperle :

Le groupe Tuba, la BGMEA et les marques doivent faire en sorte que tous les arriérés de paiement soient réglés sur-le-champ, avant que le coût humain devienne excessif.

Gaza: montrez le 7 août votre engagement en faveur de la paix

Les bombardements qui ont durement touché des écoles, des hôpitaux et la seule centrale électrique, ont amené de dures critiques de la part des Nations unies dont plusieurs membres du personnel ont perdu la vie. Le ciblage de civils est contraire au droit international et l’ONU en appelle au principe de responsabilité et de justice.

La seule solution réside en un cessez-le-feu permanent avec l’intervention de la communauté internationale pour forcer les parties à s’asseoir à la table des négociations pour conclure un règlement négocié qui mette fin au blocus de Gaza et à l’occupation de la Palestine. Il faut assurer un avenir de paix et de sécurité aux populations d’Israël et de Palestine avec une solution en deux États, où tous les peuples peuvent vivre en paix et en sécurité, et construire un avenir pour eux et leurs enfants.

Ce que vous pouvez faire:

Tout d’abord, vous pouvez soutenir le 7 août la campagne de la CSI en entreprenant les actions suivantes:

Faire pression sur votre gouvernement (par des visites en personne, des appels téléphoniques et des messages sur les médias sociaux) pour intervenir et soutenir un plan de paix en cinq points comprenant:

un cessez-le-feu permanent;
une aide humanitaire à la population de Gaza;
l’arrêt immédiat de tous les transferts d’armement, de munitions et autres équipements militaires et technologiques pouvant être employés contre les civils;
la fin du blocus de Gaza;
un règlement négocié pour obtenir une solution en deux États disposant de la légitimité du droit international.

Envoyer le jeudi 7 août un message de soutien à la paix sur Twitter à @UN et au gouvernement de votre pays.

Nous @ (le nom de votre syndicat) soutenons partout la paix et la démocratie. @ONU (@le gouvernement de votre pays ou une personnalité politique) agissez maintenant pour #gaza.

Si vous n’êtes pas sur Twitter, vous pouvez poster un message sur votre page Facebook.

Apporter de toute urgence des contributions financières à l’initiative d’aide humanitaire pour Gaza de la fédération internationale des ouvriers du transport (FIOT), à www.itfgazafund.org

Hankook continue d’enfreindre les droits syndicaux en Hongrie

La mise à pied du président du syndicat local est la dernière infraction dans une série d’exemples totalement insolites et invraisemblables de mauvaises pratiques de relations industrielles par la direction de Hankook Tire Hungary Ltd. depuis des années.

Le 4 août, 400 militant(e)s représentant plus de 60 syndicats hongrois se sont réunis devant l’entreprise lors d’une grande protestation contre l’action scandaleuse décidée par Hankook.

L’affilié de IndustriALL Global Union, la fédération des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie et des secteurs connexes (VDSZ), scandalisé par l’injustice en vigueur chez Hankook Tire, a organisé une protestation commune qui a abouti à une manifestation spectaculaire de solidarité de différents syndicats nationaux devant l’entrée de l’entreprise et des messages de soutien reçus de l’étranger.

Dans sa lettre au directeur général de Hankook Tire Company Limited, le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a dit:  “Je vous demande instamment d’user de votre influence auprès de la direction locale de Hankook Tire Hungary Ltd. pour mettre fin aux infractions aux droits syndicaux, et faire cesser plus particulièrement le harcèlement et la mise à pied de responsables syndicaux locaux. Il est impératif d’obtenir de Hankook Tire Hungary Ltd. la réintégration sans délai du président du syndicat local, mis à pied injustement, et la poursuite des discussions avec le syndicat VDSZ pour conclure un accord équitable et rétablir des bonnes relations de travail dans l’entreprise.”

IndustriALL a également envoyé un message de solidarité au président du VDSZ, Tamas Szekely, et aux membres du syndicat, dans lequel Jyrki Raina dit que "IndustriALL Global Union se tient fermement et solidairement aux côtés de VDSZ dans son combat pour obtenir une solution juste à cette infraction flagrante aux droits des travailleurs et travailleuses".

"IndustriALL Global Union est prêt à vous aider pour s’assurer que la direction de Hankook Tire Hungary Ltd. vienne négocier et agisse dans le respect total de la législation nationale du travail et des normes fondamentales du travail reconnues au plan international," a ajouté Raina.