Les travailleurs de Juno Lighting en grève aux États-Unis pour des salaires équitables

Les travailleurs de Juno Lighting sont représentés par la Section Locale 2565 de la Régionale de Chicago et du Midwest.

L’organisation syndicale Joint Board of Workers United, SEIU, un affilié d’IndustriALL, négocie en vue d’une nouvelle convention collective portant sur les salaires et les clauses d’emploi pour les salariés du régime horaire de Des Plaines (Illinois). La décision de partir en grève a été prise après des mois de négociations ayant eu lieu avant et après l’expiration de la convention actuelle à la fin du mois d’août.

Juno Lighting est une entreprise privée qui a été acquise par la multinationale française Schneider Electric en 2005.

Dans les mois qui ont précédé l’expiration de la convention, Juno Lighting s’est montré insistant sur des propositions que le syndicat estime déraisonnables. Si elles devaient être acceptées, les travailleurs et travailleuses n’auraient plus un salaire vital ni donc de dignité. En dépit du fait que la Section Locale 2565 a déjà accepté de nombreuses exigences mises sur la table par l’entreprise, Juno Lighting revendique encore davantage de concessions. Le syndicat indique que l’entreprise prospère depuis 1976 et il ne peut tout simplement pas comprendre pourquoi elle doit priver ses salariés de rémunérations équitables.

Le syndicat tient à préciser qu’il ne s’agit donc pas d’une lutte de travailleurs avides d’arracher des avantages nouveaux et qu’il est bien ici question de justice sociale. Malheureusement, Juno Lighting a obligé ses salariés à entreprendre une grève en raison de sa volonté de saper le niveau de vie de ses travailleurs syndiqués.

Pour apporter un soutien aux grévistes, le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina a envoyé un courrier au PDG de Schneider Electric France SA. Dans sa lettre, Jyrki Raina déclare : “La Section Locale 2565 de Workers United est partie en grève hier en raison du refus de Juno Lighting de prendre en compte les revendications justes et raisonnables de ses travailleurs en vue d’une hausse salariale. Au lieu de cela, l’entreprise propose à une main d’œuvre déjà sous-payée une adaptation inférieure. Les salariés exigent à bon droit d’avoir un salaire vital qui permette de contrebalancer l’augmentation du coût de la vie, dont notamment la couverture individuelle des soins de santé, le logement, la nourriture et l’éducation.”

Dans son courrier, Raina ajoute encore : “Il est impératif que Schneider Electric garantisse des conditions de travail décentes et une rémunération équitable aux salariés de sa filiale américaine Juno Lighting, en parfaite adéquation avec les législations nationales du travail et les normes internationales fondamentales du travail.”

IndustriALL a également fait parvenir un message de solidarité aux grévistes.

Juno Lighting existe depuis 1976 et est spécialisé dans la création, l’assemblage et la fabrication d’une gamme de produits d’éclairage encastré et d’ambiance intégrables dans les projets architecturaux. Juno Lighting est l’un des principaux acteurs d’une industrie de l’éclairage qui pèse 12 milliards de dollars.

Les mineurs grévistes libérés en Iran

Neuf travailleurs de l’exploitation de minerais de fer Bafgh de Yazd, en Iran, avaient été mis en détention alors qu’ils s’opposaient à l’insistance du gouvernement à privatiser leur entreprise et à dégrader en conséquence les conditions de travail des mineurs.

Plus de 5.000 mineurs se sont croisés les bras pour soutenir leurs collègues arrêtés, mais ils ont repris le travail hier lorsque les neuf salariés concernés ont été remis en liberté sous condition et que les autorités ont promis de stopper la privatisation.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan a déclaré :

Nous saluons la libération des travailleurs arrêtés, mais la lutte n’est pas terminée. Nous continuons à soutenir les travailleurs et leur combat contre la privatisation de la mine.

IndustriALL bâtit une force d’action en Turquie en soutenant la syndicalisation

Les effectifs syndicaux en Turquie ont chuté spectaculairement au cours des dernières années. Les participants à l’atelier, qui se tenait sur deux journées, ont identifié un lien entre le déclin de la syndicalisation et l’intensification du travail, l’augmentation du temps de travail et la dégradation de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ils ont renouvelé leur engagement à faire du recrutement de nouveaux adhérents une priorité dominante de leurs organisations.

L’atelier a comporté des débats sur les principes de recrutement, la préparation et la mise en place de campagnes de syndicalisation, les succès et les échecs précédents ainsi que les stratégies et tactiques des campagnes mondiales.

L’affilié d’IndustriALL Petrol-IS a présenté sa campagne de syndicalisation innovante “Syndiquez-vous”. Cette campagne met l’accent sur une communication proactive et ouverte avec les salariés et le grand public ainsi que sur la diffusion du message que c’est un droit des travailleurs que d’être syndiqués.

“Les syndicats en Turquie sont attaqués par les mêmes forces néolibérales que celles qui s’en prennent aux syndicats partout dans le monde. IndustriALL œuvre avec les syndicats turcs à s’assurer qu’ils puissent répliquer à ces forces et construire leur propre puissance par la syndicalisation,” a précisé le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan.

L’atelier était organisé conjointement par IndustriALL et son organisation sœur UNI Global Union à l’intention des affiliés des deux fédérations. Les deux organisations ont collaboré de manière intensive sur l’Accord sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh, une convention ayant pour but de faire de toutes les usines de confection du Bangladesh des lieux de travail sûrs. Elles ont eu recours à la représentativité de leurs affiliés à différents niveaux de la chaîne d’approvisionnement pour faire pression sur les employeurs afin qu’ils rejoignent l’Accord. IndustriALL a également collaboré avec UNI sur un réseau conjoint au sein d’IBM. La section Pâte et Papier d’IndustriALL a un projet conjoint en cours avec le secteur graphique d’UNI.

Les dernières accusations portées contre Napoleón Gómez annulées en appel au Mexique

Dans une décision unanime prise en audience publique le 28 août, le quatrième tribunal collégial en matière pénale du premier circuit du district fédéral a statué que l’accusation criminelle portée par le gouvernement contre Gómez, basée sur la dissolution d’un fonds syndical en fidéicommis en 2005, était injustifiée et inconstitutionnelle. 

Pour la onzième fois, le gouvernement mexicain portait la même accusation contre Gómez et pour la onzième fois, une cour d’appel statuait en sa faveur. Le bureau du procureur général du Mexique a annoncé qu’il respecterait la décision à laquelle on ne peut pas faire appel.

Le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, salue la décision:

“Malgré la pression des entreprises opposées aux syndicats, les tribunaux mexicains ont finalement abandonné la dernière accusation pénale portée contre Napoleón Gómez. Il est temps de commencer à préparer le retour de Napoleón après ses huit années d’exil au Canada – il y a tant à faire au Mexique en matière syndicale!”

Depuis 2006 et la forte condamnation de Gómez après l’homicide industriel de Pasta de Conchos, le dirigeant des mineurs a été harcelé par l’alliance patrons-gouvernement et forcé de vivre en exil à Vancouver, Canada.

En exil, Gómez a continué de diriger Los Mineros et il a réussi à obtenir la signature de conventions collectives qui ont amélioré les conditions de travail des membres du syndicat.

Gómez est membre du comité exécutif de IndustriALL. Toutefois, les fausses accusations portées contre lui par les autorités mexicaines avaient placé son nom sur la liste rouge d’Interpol, ce qui l’a empêché d’assumer ses fonctions de membre titulaire de l’exécutif.

Jyrki Raina poursuit:

“C’est un triomphe pour la campagne acharnée de solidarité menée par les syndicats dans le monde, et nous nous réjouissons à l’avance d’accueillir Gómez à notre prochaine réunion du comité exécutif en décembre.”

Nécrologie – Bala Tampoe

Une des grandes figures du mouvement syndical sri-lankais, Bala Tampoe, qui occupait le poste de Secrétaire général du CMU, nous a quittés le 1er septembre au terme d'une courte maladie.

Avocat pénaliste de formation, Bala est devenu Secrétaire général du CMU en février 1948. Son action, qui a contribué à modeler le paysage politique et social du Sri Lanka, s'est étendue sur plus de 65 années et, sous sa direction, le CMU est devenu une des plus grandes organisations syndicales du pays dans le secteur du commerce.

Connu pour ses remises en cause des décisions politiques du gouvernement, Bala avait pris la tête d'une grève dans le port de Colombo en 1963. Elle s'était étendue à l'ensemble de l'île et transformée en grève générale, défiant le gouvernement qui menaça de prononcer l'état d'urgence.

Pour Linus Jayatilake, son ami et Président de l'United Federation of Labour :

"Le camarade Bala quitte le CMU et la classe laborieuse alors que se profile la crise du système capitaliste néolibéral à l'échelle mondiale. Mais les précieux souvenirs de son militantisme et son intransigeance de classe seront une contribution unique à la classe ouvrière pour lui permettre d'affronter l'effondrement de ce système."

"Ses convictions marxistes et ce que lui a appris la gauche l'avaient conduit à maintenir obstinément l'indépendance de la classe ouvrière contre toutes les formes de politique faisant le jeu d'autres classes."

Jusqu'à son décès, Bala a conservé son poste de Secrétaire général et participé activement à d'importantes négociations avec le gouvernement et les employeurs. Ces dernières années, il s'est battu pour faire appliquer la Charte des travailleurs; il a aussi essayé de convaincre les syndicats d'unir leurs forces et d'obtenir du gouvernement sri-lankais qu'il ratifie les conventions 87 et 98 de l'OIT.

Le Secrétaire général d'IndustriALL, Jyrki Raina, dit de lui :

"Bala Tampoe était un grand homme qui a consacré sa vie entière aux luttes du mouvement syndical. Ses réalisations résonnent en écho pour tous travailleurs du monde entier. Il va nous manquer."

IndustriALL exige la libération de mineurs iraniens arrêtés

Plus de 5.000 mineurs ont posé l'outil en signe de soutien à leurs collègues détenus pour avoir participé à une grève de 40 jours plus tôt dans l'année.

IndustriALL a aussi appris avec inquiétude que des mandats d'arrêt ont été délivrés pour neuf autres mineurs.

Dans la lettre qu'il adresse au Président iranien Hassan Rouhani, le Secrétaire général d'IndustriALL, Jyrki Raina, écrit :

"Nous sommes totalement consternés par l'arrestation illégale de dizaines de mineurs et par l'escalade qu'a prise ce conflit avec l'envoi des forces anti-émeute sur le site de la mine en réaction à la grève déclenchée légitimement par les travailleurs en raison de précédentes arrestations opérées illégalement le 19 août.

"Il est important de noter que ces travailleurs ont été arrêtés pour s'être opposés à la volonté du gouvernement de privatiser l'entreprise et, par voie de conséquence, à la dégradation des conditions de travail des mineurs… En outre, tous les travailleurs qui ont été arrêtés devraient être remis en liberté sur le champ et sans conditions."

Les mineurs, en grève depuis ces arrestations, réclament aussi que 15 pour cent des revenus de la mine soient réinvestis dans la province de Yazd.

Les grévistes ont reçu un soutien sans précédent des habitants de Bafgh qui ont rejoint les mineurs et leurs familles pour un grand sit-in devant les bureaux du gouverneur.

IndustriALL condamne aussi le recours aux forces anti-émeute le 20 août pour disperser des manifestations pacifiques de soutien aux mineurs.  

Entre-temps, selon des rumeurs non confirmées, un des mineurs emprisonnés aurait été libéré la nuit dernière (1er septembre).

Les femmes membres de IndustriALL en Inde songent à un travail décent

L’une des récriminations des travailleuses entendue le plus souvent concernait les infractions à leurs droits de maternité. Les droits liés à la maternité et la protection de la maternité, sont parties intégrantes du programme sur le travail décent. Toutefois ces droits ne sont pas toujours appliqués. De plus, les travailleuses contractuelles ne bénéficient généralement pas du congé de maternité. Les patrons disent: pas de travail, pas de salaire. En 2004, Sangita était une travailleuse contractuelle chez L'Oréal à Pune. Elle a dû se faire avorter pour ne pas perdre son droit à un emploi permanent. Yazaki à Pune ne respecte pas la loi sur les garderies d’enfants. Sarika, qui travaille chez Yazaki, se bat maintenant pour les droits des travailleuses contractuelles, aux côtés du syndicat SEM.

SEM a demandé 6 mois de congé de maternité dans les récentes négociations avec L'Oréal. Les hommes ont également accepté de soutenir cette revendication. Le syndicat a réussi finalement à obtenir 4 mois, soit un de plus. C’est la première fois qu’un syndicat réussit à obtenir cela. SEM a maintenant décidé de faire campagne jusqu’à la fin de 2014 pour obtenir six mois de prestations de maternité.

Un cas de harcèlement sexuel a eu lieu il y a trois mois contre une travailleuses contractuelle. Le syndicat a soulevé la question au comité du harcèlement sexuel, et le responsable hiérarchique direct a été suspendu.

Pendant ce temps, les travailleuses contractuelles présentent des revendications du même ordre à leurs entrepreneurs. Elles sont maintenant davantage sensibilisées et demandent le salaire minimum.

En plus de leurs préoccupations concernant le congé de maternité et le harcèlement sexuel, les femmes se plaignent de la durée excessive du travail et des salaires de misère, notamment dans l’économie informelle, ainsi que de l’inégalité salariale entre femmes et hommes. Le degré d’illettrisme est un autre problème. Un point a été mentionné maintes et maintes fois, à savoir le manque de toilettes, de salles de repos et d’eau potable. Les syndicats doivent prendre en compte ces besoins avec les autres questions relatives à la santé et la sécurité. Certains syndicats mènent une formation de prise de conscience et d’éducation par les pairs sur le VIH/Sida.

La violence contre les femmes est toujours très présente. Certains syndicats ont mis sur pied des groupes d’entraide pour aider les femmes à faire face à la domination des hommes. Les femmes se sont plaintes d’un manque de soutien et de respect. Certaines donnent une formation d’autodéfense aux femmes.

Il y a eu un bref débat sur le travail de nuit des femmes, mais elles ne sont pas toujours sûres de leur position.

La création d’une structure a été approuvée, sinon les hommes s’en chargeront selon leur bon vouloir et à leur gré. En outre, chaque affilié doit envoyer une femme au Comité de l’Inde de IndustriALL.

La réunion avait été convoquée en tant que réunion d’unité nationale. Les femmes ont pris part aux travaux et apporté leur contribution à l’unité entre les affiliés de IndustriALL en Inde.

L’emploi régulier et permanent est constamment l’objet d’attaques!

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL dit dans son message vidéo:

L’emploi régulier et permanent est constamment l’objet d’attaques de la part des entreprises multinationales et des gouvernements de droite qui favorisent l’emploi précaire."

En 2013, les syndicats de 46 pays ont pris part à cette action. Faisons mieux cette année. Rejoignez-nous et mobilisez-vous le 7 octobre pour la journée d’action STOP au travail précaire".

pour visionner la vidéo, suivez le lien: http://youtu.be/G6_MwUlZZBQ

Les grévistes repoussent une proposition insuffisante de Bombardier

Les membres de la section 1075 du syndicat Unifor se sont mis en grève le 14 juillet 2014 en réponse aux demandes de concessions importantes de Bombardier. L’offre présentée récemment a été soumise à un vote à la demande de l’entreprise, conformément à la législation provinciale qui permet cette option à chaque étape de la négociation. Le personnel de  production a voté à 80 pour cent contre la proposition.

Dans un commentaire sur le résultat du vote, Jerry Dias, président national d’Unifor a declaré: “Ces travailleurs et travailleuses ont montré une résolution et d’une détermination incroyables dans leur combat pour conserver de bons emplois aujourd’hui et pour les générations futures.”

“Ce résultat permet d’envoyer un message clair à Bombardier, à savoir que les membres de ce syndicat soutiennent l’équipe chargée de la négociation, laquelle a dit de façon suivie qu’elle ne pouvait pas accepter les concessions demandées," a ajouté Diaz.

La proposition, si elle avait été acceptée, aurait amené des coupes profondes dans les prestations des salariés actuellement employés et des retraités, tout en offrant une hausse salariale de moins d’un pour cent sur une période de trois ans, et le refus du régime de retraite à prestations déterminées actuellement et appliqué aux personnes embauchées après le 31 mai 2014. Les personnes embauchées en 2011 n’auraient eu droit à aucune prestation de retraite, et auraient reçu un paiement unique de 350 CAD (245 euros). Plus de la moitié de la main-d’œuvre aurait été touchée par cette concession.

Selon le président Dominic Pasqualino de la section 1075 du syndicat Unifor, il y a de meilleurs moyens pour l’entreprise d’économiser de l’argent en cas de besoin. "En travaillant avec le syndicat, l’entreprise peut éliminer de nombreux gaspillages qui permettraient de faire suffisamment d’économies pour accroître les bénéfices de l’entreprise et continuer  de financer notre modeste retraite," a ajouté Pasqualino.

Les violations empirent chez NXP, fournisseur de Apple aux Philippines

Tant que dureront les graves violations des droits au travail qui y sont commises, l'iPhone 6 portera une grave tare morale.

Une large coalition d'organisations de campagne appelle NXP à réintégrer les 24 dirigeants syndicaux qui ont été renvoyés illégalement pendant les négociations collectives du 5 mai. Or, bien que l'entreprise ait assuré IndustriALL de son intervention et de la recherche d'une solution, la réalité sur place est que la direction redouble d'efforts pour se débarrasser du syndicat. Les droits des travailleurs sont gravement violés quotidiennement et la direction refuse la mesure essentielle qui consisterait à réintégrer les 24 leaders syndicaux.

L'agression du syndicat MWAP à l'usine NXP de Cabuyo, près de Manille, constitue une violation inqualifiable des normes internationales du travail. Elle foule aussi au pied le code de conduite de NXP, de même que les engagements éthiques d'Apple pour sa chaîne d'approvisionnement.

Apple est un client de première importance pour NXP dont une micropuce devrait permettre au nouvel iPhone 6 d'effectuer des paiements pour des frais de parking ou des achats d'épicerie par exemple. Plus de 150.000 consommateurs et activistes se sont associés à la campagne SumOfUs pour exiger du géant de la technologie qu'il impose à NXP de se conformer à son code de conduite. Bien qu'Apple ait amorcé un dialogue avec IndustriALL, les 24 dirigeants syndicaux licenciés illégalement n'ont pas été réintégrés.

Les dernières intimidations en date commises à l'usine de la zone économique spéciale LISP1 ont consisté en des plaintes accusant de comportement désordonné ou de "rôder" d'autres adhérents qui protestent activement contre les licenciements en masse de leurs représentants élus, tandis que des vigiles photographient et filment ces adhérents, y compris pendant leur déjeuner, que des caméras de surveillance sont installées dans toute l'usine et que sont interdits le port de T-shirts et les messages de soutien aux 24 licenciés sur les médias sociaux.

Le Président du MWAP, Reden Alcantara, a déclaré à IndustriALL Global Union :

Nous maintiendrons. Nous poursuivrons la lutte contre cette multinationale géante qui refuse de respecter ses travailleurs. Votre soutien nous stimule et nous compterons encore sur vous pour intensifier notre combat.

Le ministère philippin de l'Emploi et du Travail intervient en tant que médiateur dans les pourparlers et a fait une proposition aux deux camps : une hausse de 5,2 pour cent des salaires, la réintégration de 12 des 24 dirigeants licenciés illégalement et une indemnisation décente pour les 12 autres.

Pour le Secrétaire général d'IndustriALL Global Union, Jyrki Raina :

Le ministère de l'Emploi doit respecter la législation du travail des Philippines et réclamer la réintégration de l'ensemble du comité syndical. Le MWAP, IndustriALL Global Union et leurs sympathisants ne céderont pas et réaffirment leurs revendications à NXP et Apple : #BringBackNXP24 !