1.106 usines inspectées dans le cadre de l'Accord du Bangladesh

À l'issue de ces premières inspections de 1.106 usines d'habillement, les inspecteurs ont relevé plus de 80.000 problèmes de sécurité nécessitant une solution.

"Comme il fallait s'y attendre, nous avons constaté des risques pour la sécurité dans toutes les usines. Les problèmes relevés vont de mineurs à graves. L'équipe de l'Accord fournit maintenant un travail intense avec les propriétaires d'usines, les marques et leurs collègues syndicaux pour faire en sorte que les problèmes relevés soient corrigés", a déclaré Brad Loewen, l'Inspecteur-en-chef de la sécurité de l'Accord.

Les problèmes vont de la prise de mesures correctives telles que la réduction du poids des charges et le respect des plans de gestion des charges à des exigences de sécurité plus substantielles. Il s'agit notamment d'installer des portes coupe-feu et des systèmes automatiques de détection de l'incendie, de ménager des issues de secours sécurisées et de renforcer l'ossature des bâtiments.

Dans 17 inspections d'immeubles, les inspecteurs ont constaté que l'intégrité structurelle du bâtiment ne présentait pas un niveau de sécurité acceptable. En conséquence, l'Accord a communiqué les rapports d'inspection au Comité d'examen du gouvernement bangladais et recommandé une évacuation temporaire de ces immeubles.

Le Secrétaire général d'IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, se félicite de la réalisation de cette première vague d'inspections :

Grâce à ces inspections, les travaux de remise en état ont déjà commencé; la création d'une industrie de l'habillement sûre et durable au Bangladesh est en bonne voie. Nous continuerons à recruter les personnels de ces usines pour bâtir des syndicats forts, capables de garantir les droits des travailleurs.

L'Accord sur l'incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh  a été signé après la tragédie du Rana Plaza d'avril 2013. Négocié à l'initiative d'IndustriALL et d'UNI Global Union, il porte sur les usines de vêtements et a été signé par des firmes qui se fournissent auprès d'elles. Les marques qui l'ont signé se sont engagées à soutenir le secteur de l'habillement au Bangladesh en continuant de s'y approvisionner et en remédiant aux problèmes qui se présentent.

Les salariés d’Ansell continuent de se battre pour leurs droits

Plus de 200 travailleurs et travailleuses avec leurs enfants se sont rassemblés en signe de solidarité avec les salariés licenciés par Ansell et pour porter un coup afin d’obtenir justice pour leurs collègues injustement licenciés, qui paient un prix élevé pour leurs difficultés financières et leurs problèmes sociaux. Mais le message est clair: un an plus tard, le combat pour obtenir la réintégration des travailleurs et travailleuses se poursuit avec vigueur.

Le conflit dans l’usine Ansell qui produit des gants chirurgicaux et des gants industriels dans l’une des zones de libre-échange au Sri Lanka, a fait perdre leur emploi à 294 personnes depuis un an. Elles ont été licenciées alors qu’elles faisaient grève pour soutenir leurs onze collègues et représentants syndicaux licenciés.

La Cour suprême de justice a chargé Ansell de négocier un règlement avec le syndicat FTZGSEU, ce que l’entreprise refuse manifestement de faire.

Le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, dit que le soutien accordé aux travailleurs et travailleuses en lutte demeure inébranlable:

IndustriALL est engagé à obtenir une solution juste permettant la réintégration de près de 300 travailleurs et travailleuses. Il est grand temps pour Ansell de monter à bord et de mettre fin à la situation désespérée de ces gens.

Cambodge : les travailleurs de l’habillement contestent le report de la décision concernant les salaires

La Commission consultative du Travail, composée de représentants du gouvernement, des patrons d’usine et de syndicats devait rendre public le nouveau salaire pour 2015 ce 10 octobre. Au lien de cela, les négociations ont été reportées à une date en novembre qui reste à préciser.

Pour exprimer leur frustration, des travailleurs de l’habillement d’une coalition de six syndicats, dont l’affilié d’IndustriALL NIFTUC, ont revêtus de voyants t-shirts roses marqués du slogan « Nous voulons un salaire décent » lors d’un grand rassemblement ce 12 octobre.

C’est la plus grande manifestation du secteur de l’habillement dans la capitale cambodgienne depuis que des manifestants qui revendiquaient de meilleurs salaires aient été abattus par la police en janvier de cette année.

Les syndicats accusent la Commission consultative du Travail de ralentir les débats dans l’espoir de voir s’essouffler les revendications d’une hausse du salaire minimum, qui se situe actuellement à 100 dollars par mois.

Toute une série de manifestations syndicales sont prévues jusqu’à ce qu’un salaire minimum acceptable soit fixé par la Commission.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina commente :

Reporter la décision sur le salaire minimum n’a fait que renforcer la détermination des travailleurs à être mieux payés. Si la Commission consultative du Travail joue la montre, les syndicats vont simplement poursuivre leur mobilisation pour se faire entendre. Nous appelons instamment la Commission consultative du Travail à mettre fin à cette incertitude et à convenir le plus tôt possible d’une augmentation significative des salaires des travailleurs et travailleuses de l’habillement.

Un soutien mondial pour l'UAW qui recrute dans le Sud

Sous le slogan "Les droits syndicaux sont des droits civiques", l'UAW mène campagne depuis quatre ans pour la création d'un syndicat reconnu par l'entreprise à l'usine Nissan de Canton. Le cinquantième anniversaire des grandes étapes du mouvement pour les droits civiques se reflète dans cette campagne.

Alors que les salariés de Nissan du Japon, d'Espagne, du Royaume-Uni, d'Afrique du Sud et du Brésil entretiennent des relations professionnelles positives avec le constructeur automobile, les syndicalistes de Canton subissent constamment une intimidation et des menaces poussées à l'extrême par la direction. La délégation se composait aussi de syndicats de Renault, le partenaire de Nissan lié à IndustriALL par un accord-cadre mondial.

Le Secrétaire général d'IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, qui dirigeait la mission internationale de solidarité, a déclaré :

Nous sommes pour Nissan, nous sommes pour le syndicat. Les travailleurs de Canton ont tout lieu de se plaindre à propos de la santé, de la sécurité, du harcèlement, de l'organisation des pauses, et de l'augmentation des emplois précaires. Bon nombre de ces questions trouveraient une solution si l'usine avait un mécanisme syndical. Le message que nous lançons à Nissan est que nous n'abandonnerons pas tant qu'elle ne reconnaîtra pas aux travailleurs de Canton le droit de créer un syndicat.

Lors d'une grande assemblée syndicale, les militants locaux ont expliqué comment la direction menace les travailleurs qui voudraient se syndiquer. Mais surtout, ils ont manifesté énergiquement leur volonté d'organiser d'urgence leur usine.

La campagne de l'UAW chez Nissan à Canton est une des trois grandes campagnes de recrutement que le syndicat mène dans le Sud des États-Unis. Les deux autres progressent bien, la section locale 42 étant sur le point d'être reconnue par Volkswagen à Chattanooga, dans le Tennessee, tandis qu'une toute nouvelle section 112 a vu le jour vendredi dernier chez Daimler à Tuscaloosa, en Alabama.

Une tournée de solidarité d'IndustriALL emmenée par le Secrétaire général a rendu visite aux membres, dirigeants et recruteurs qui sont à l'origine des sections locales 42 et 112 cette semaine. Ces campagnes sont d'une grande importance dans la mesure où elles serviront de référence pour l'organisation des autres constructeurs automobiles non-américains installés dans les États du Sud.

La solidarité internationale a joué un rôle déterminant dans le recrutement chez VW et Daimler. Le syndicat allemand IG Metall a donné de la voix pour obtenir la neutralité des deux entreprises et fixer la voie à suivre pour la création de sections locales de l'UAW. Les syndicats japonais JAW et JCM collaborent avec l'UAW pour obtenir des assurances similaires de la part de Nissan.

La création d'un syndicat revient de droit aux travailleurs de l'automobile du Sud des États-Unis, comme ce fut le cas pour les autres travailleurs du monde entier de ces mêmes multinationales.

Des milliers de mineurs perdent leur emploi en Ukraine

Le bassin du Donets, aussi appelé Donbass, était jusqu'il y a peu la plus importante zone houillère d'Ukraine et un élément majeur de l'économie du pays, représentant près de 40 pour cent de ses rentrées en or et devises étrangères.

Cependant, le Donbass est au centre du conflit militaire avec les séparatistes pro-russes qui a éclaté en avril de cette année. 64 mines sur les 104 que compte la région auraient arrêté leurs activités en raison des combats ou de dégâts occasionnés par les tirs des militaires, privant de leur emploi près de 100.000 mineurs.

Dans certains charbonnages, jusqu'à un tiers des mineurs ont quitté leur emploi, la plupart âgés de moins de 40 ans, ce qui suscite des inquiétudes quant à savoir qui fera fonctionner les mines lorsque la paix sera revenue.

Les arriérés de salaires pour les mois de juin et juillet s'élèvent à 347 millions de hryvnias, ou 26,8 millions $US, et les salaires d'août n'ont pas non plus été payés.

D'autre part, les travailleurs et les retraités ne reçoivent pas non plus le combustible domestique gratuit auquel la loi leur donne droit. Ainsi, quelque 100.000 travailleurs et des milliers de retraités de la région du Donbass sont pratiquement sans argent et sans combustible domestique au début de la saison froide.

D'après le ministère de l'Énergie et de l'Industrie charbonnière, l'Ukraine a déjà perdu 3,4 millions de tonnes de charbon qui aurait pu être extrait des mines à l'arrêt. 

Par conséquent, pour la première fois en 15 ans, l'Ukraine importe du charbon. "Si, aujourd'hui, nous faisons venir du charbon de l'étranger, demain, nous détruirons nos mines", déclare Mikhaïl Volynets, le président du Syndicat indépendant des mineurs de charbon d'Ukraine.

La situation en Ukraine a été abondamment discutée au Congrès mondial de la CSI qui s'est tenu à Berlin en mai 2014. Dans la déclaration qu'elle a prononcée en plénière, la Secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow, a dit : "Les principales répercussions [du conflit] touchent principalement et directement les citoyens; les bouleversements incessants à leur quotidien, les perturbations des collectivités et des infrastructures civiles et l'incertitude croissante quant à leur sort dans les années à venir."

"Les nouvelles que nous font parvenir nos affiliés à propos de l'état désespéré de l'industrie minière en Ukraine nous préoccupent gravement", déclare Jyrki Raina, le Secrétaire général d'IndustriALL Global Union. "IndustriALL exprime toute sa solidarité aux mineurs d'Ukraine et réclame le retour immédiat à la paix dans l'intérêt de l'ensemble de la population."

Australie : la vidéo du CFMEU sur la journée d’action Rio Tinto

Grève chez Schneider Electric aux États-Unis

Les membres de l’IAM, affilié à IndustriALL Global Union, ont décidé par vote de rejeter l’offre finale de Schneider Electric qui prévoyait le retrait d’un plan d’épargne-retraite à long terme. La proposition rejetée portait sur des hausses salariales minimales à deux niveaux dans l’échelle des salaires de l’entreprise avec seulement des ajustements mineurs concernant les équipements de sécurité et les prestations en cas d’accident et de maladie.

Tom O’Heron, directeur de la négociation collective de l’IAM, dit:

“Schneider Electric tente de forcer nos membres à renoncer à leur plan d’épargne-retraite déjà prévu pour bénéficier d’une retraite convenable.”

Malgré l’assurance donnée par Schneider de continuer à travailler avec le syndicat pour obtenir un contrat équitable, l’IAM maintient que l’entreprise n’a fait aucune tentative pour reprendre les négociations.

“Schneider Electric n’a pas cherché à contacter ce syndicat ou à reprendre les négociations,” a dit O’Heron. “À l’inverse, l’entreprise a pris des mesures propres à transférer l’activité hors de l’Indiana, ce qui est selon nous une menace directe.”

Le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, dit:

“Nous sommes indignés d’apprendre que Schneider Electric emploie des menaces et des mesures d’intimidation. Il est important de noter que Schneider Electric a enregistré un bénéfice de plus de 2,4 milliards de dollars en 2013, ce qui rend la conduite de l’entreprise encore plus dénuée de scrupules.

Nous demandons à Schneider Electric de reprendre immédiatement les négociations et d’examiner les préoccupations légitimes et les revendications des membres de la section 2069 pour obtenir un contrat équitable.

STOP Travail précaire: les travailleurs se mobilisent

Plus de 90 affiliés de IndustriALL Global Union dans plus de 40 pays ont engagé des actions dans le cadre de meetings, séminaires et campagnes de sensibilisation pour marquer cette Journée. Cette année, IndustriALL s’est servi des médias sociaux pour atteindre encore plus de militants et militantes – les 1.592 activistes qui se sont engagés dans des actions ont été un véritable coup de tonnerre, et ont permis d’atteindre le nombre massif de 1.194.792 personnes sur twitter, Facebook et Tumblr.

Au Japon, en Slovaquie, à Trinité-et-Tobago, en République démocratique du Congo et en Bosnie-Herzégovine, les affiliés sont descendus dans la rue et ont organisé des séminaires sur les menaces de l’emploi précaire sur la sécurité d’emploi, les salaires et les conditions de travail.

Les syndicats se battent en République dominicaine, en Indonésie et en République démocratique du Congo, contre des législations qui permettent le développement de l’emploi précaire. Les affiliés dominicains ont défilé tout d’abord devant les bureaux de l’association patronale, puis jusqu’au ministère du Travail et enfin au Parlement, où ils ont remis un projet de proposition de loi.

En Inde et au Pakistan, les travailleurs et travailleuses ont organisé des réunions et des manifestations dans les deux pays sur divers lieux de travail. Le Pakistan a plus de 20 millions de personnes employées dans le secteur informel, dont 12 millions de travailleuses. La fédération des travailleuses à domicile (HBWWF) a également organisé des manifestations de femmes qui produisent à domicile des bracelets de verre et des vêtements à Hyderabad et à Karachi, pour présenter leurs revendications légales et notamment STOP Travail précaire.

Des actions continuent d’être signalées, et il faut consulter la page de IndustriALL STOP Travail précaire pour en prendre connaissance et savoir qui a entrepris une action lors de la Journée mondiale pour le travail décent.

Dans le cas où votre syndicat aurait entrepris une action autour du 7 octobre qui n’apparaîtrait pas sur la page de la campagne STOP Travail précaire de IndustriALL, veuillez nous avertir sur: [email protected].

Vous pouvez également twitter avec le hashtag #STOPrecariousWork ou partager vos actions   avec nous sur facebook.

Avocate mexicaine remporte le premier prix dans la domaine des droits de l’homme

Ancheita est la fondatrice et directrice exécutive de l’organisation mexicaine ProDESC (Projet pour les droits économiques, sociaux et culturels), qui vient en aide aux communautés locales dans la défense de leurs droits. Elle a passé les 15 dernières années à œuvrer à la protection des droits à la terre et au travail contre la cupidité impitoyable des multinationales des mines et de l’énergie, mettant souvent en danger, ce faisant, sa propre vie.

“C’est un grand honneur, non seulement pour la reconnaissance de mon travail et celui de mon organisation, mais aussi pour la reconnaissance du danger auquel sont confrontés au Mexique les défenseurs des droits de l’homme,” a-t-elle déclaré en recevant son prix. “Il représente aussi une grande responsabilité,” a-t-elle ajouté.

Les personnes et les communautés auxquelles elle vient en aide sont souvent confrontées à des attaques violentes. Mme Ancheita a été une pionnière dans la quête de justice au niveau des tribunaux mexicains face aux entreprises qui négligeaient de prendre en compte les droits des communautés.

“Le choix d’Alejandra Ancheita par le jury souligne l’éventail de forces auxquelles les défenseurs des droits de l’homme sont confrontés,” a déclaré Micheline Calmy-Rey, anciennement ministre suisse des affaires étrangères, qui préside la fondation Martin Ennals.

“Au Mexique, il existe clairement une tendance à attaquer, menacer, criminaliser et assassiner les défenseurs des droits de l’homme. Mme Ancheita et ProDESC ont été soumis à une surveillance et à une campagne de diffamation dans la presse nationale, ainsi qu’à une intrusion dans leurs locaux.”

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Global Union Fernando Lopes indique :

Nous sommes heureux et fiers de pouvoir continuer à travailler avec ProDESC au renforcement des syndicats démocratiques au Mexique. L’engagement d’Alejandra Ancheita par rapport aux droits de l’homme est remarquable et nous la félicitons chaleureusement pour sa distinction. Son travail est très important dans un pays où droits syndicaux et des personnes sont souvent honteusement négligés au profit des grandes entreprises.

Le prix Martin Ennals, du nom de l’ancien secrétaire général d’Amnesty International, est attribué aux défenseurs des droits de l’homme qui montrent un engagement profond à leur cause en dépit de grands risques personnels.

Cette distinction a été créée en 1993, deux ans après le décès de M. Ennals. Le jury est composé d’Amnesty International, de Human Rights Watch, de la Commission internationale de juristes ainsi que de sept autres organisations militantes internationales.

Le lauréat reçoit un prix de 20.000 francs suisses.

Le numéro de décembre de Global Worker reprendra un article de fond sur Alejandra Ancheita. 

Succès de la campagne Thunderclap STOP au travail précaire

Au total, 1.592 personnes ont rejoint Thunderclap pour atteindre avec nous le nombre impressionnant de 1.194.792 personnes. Dans le même temps, les syndicats partout dans le monde ont mené des actions pour réclamer des emplois stables. Jetez un coup d’œil à notre page STOP au travail précaire pour voir ce qui s’est passé ce 7 octobre, Journée Mondiale du Travail Décent.