L’emploi précaire à la source du déclin des salaires du secteur manufacturier aux États-Unis

Dans l’ensemble, les salaires pour cette catégorie de travailleurs ont diminué de 4,4% entre 2003 et 2013, pratiquement trois fois plus vite que pour l’ensemble des emplois, contredisant ainsi la croyance répandue aux États-Unis que les postes dans le secteur manufacturier sont de bons emplois.

Les emplois dans le secteur manufacturier commencent à augmenter, avec plus de 700.000 postes créés depuis 2010, après que plus de six millions d’emplois aient été perdus entre 2000 et 2010. Mais il ne s’agit plus de ces postes de travail stables avec des salaires décents pour lesquels les syndicats américains se sont battus. Selon l’étude du NELP, l’une des raisons primordiales de la baisse des salaires est le recours accru aux postes temporaires. Au cours de la première moitié de 2014, les agences d’intérim ont fourni un travailleur sur sept chez les équipementiers de l’industrie automobile et, entre 2003 et 2013, le salaire moyen de ces travailleurs a chuté de $18,35 à $15,83 de l’heure. Les intérimaires gagnent parfois à peine $7,50 de l’heure et ne sont typiquement pas couverts en matière de soins de santé, élément qui a un impact considérable sur les salaires des travailleurs employés en direct.

« Bien que le secteur manufacturier a cru au cours des dernières années, les salaires sont bas, les emplois sont de plus en plus souvent temporaires et les avantages promis restent dans les limbes, » indique l’étude.

Le rapport cite une croissance de l’internalisation comme contributeur de la croissance des emplois du secteur manufacturier. Des entreprises comme General Electric, Lenovo, Ford, GM et Caterpillar ont fait revenir des activités aux États-Unis parce que l’écart entre les coûts du travail chez eux par rapport à ceux dans d’autres pays de la chaîne d’approvisionnement se resserre. Le rapport note que, si le fait d’avoir davantage d’emploi est une bonne nouvelle, la qualité de ceux-ci est à la baisse. Dans le secteur automobile, les postes créés sont moins bons que ceux qui avaient été perdus.

« Les travailleurs et travailleuses qui recherchent de nos jours un emploi dans le secteur manufacturier, en particulier dans une usine automobile, se rendent de plus en plus compte que les seules offres disponibles sont celles proposées par des agences de recrutement qui paient des salaires inférieurs ainsi qu’assortis de moins de prestations que les emplois directs et qui offrent des possibilités restreintes d’aboutir à un poste permanent, » conclut l’enquête.

IndustriALL fait campagne au niveau mondial pour un salaire vital

Une de nos mobilisations les plus spectaculaires a eu lieu au Cambodge où 500.000 travailleurs et travailleuses de la confection doivent prester des horaires de travail interminables pour nouer les deux bouts.

En juillet de cette année, un travailleur du nom de Vorn Tha est décédé après avoir travaillé plusieurs jours d’affiliée de sept heures du matin à dix heures du soir. Il faut que cela cesse ! Les syndicats cambodgiens, avec l’appui d’IndustriALL et de nos partenaires internationaux, ont mobilisé pour obtenir une augmentation considérable du salaire minimum.

Une journée d’action haute en couleur s’est tenue en septembre et, finalement, une augmentation de 28% a été obtenue. Mais 128 dollars par mois, c’est toujours bien loin d’un salaire vital et le combat continue donc.

Les syndicats appellent à l’éradication de la violence à caractère sexiste

Les affiliés d’IndustriALL de Colombie se sont réunis pour célébrer la journée à Riohacha en présence d’Igor Díaz, membre du Comité exécutif d’IndustriALL. Des femmes ont témoigné de leur expérience par rapport à la violence. Leurs récits allaient de harcèlement sur les lieux de travail jusqu’aux problématiques rencontrées par les populations indigènes lorsqu’elles sont déplacées par les compagnies minières.

Jasmin, une Wayuu originaire de la péninsule de La Guajira, dans le nord de la Colombie, a relaté son histoire en rapport avec la violence endurée par le peuple Wayuu depuis l’ouverture dans la région de la mine de Cerrejon. Celle-ci est la plus vaste mine à ciel ouvert du monde.

Le peuple Wayuu a été déplacé et a perdu ses terres ancestrales. Les activités minières ont contaminé les eaux. L’organisation de Jasmin, Fuerza de mujeres Wayuu, est la seule à s’être exprimée clairement contre les agressions.

Un récit concernait le harcèlement et les persécutions subis par une syndicaliste chez le géant minier Glencore. Une leader syndicale particulièrement active chez Glencore a été priée par l’entreprise de quitter le syndicat lorsqu’elle est tombée enceinte. L’employeur a pris l’excuse de sa grossesse parce qu’elle représentait un problème du fait de ses activités au niveau du syndicat. Cette situation l’a poussée à se battre pour mettre un terme à ce genre de discrimination.

En Afrique du Sud, les participantes de la Conférence des Femmes du Syndicat national des Mineurs (NUM) ont célébré la journée en soutenant la campagne Seize jours d’action contre la violence liée au genre. Cette campagne internationale vise à conscientiser et à prendre en considération les problèmes liés aux politiques concernant la violence à l’égard des femmes et des enfants et aussi à faire campagne pour la protection de ceux et celles qui ont survécu à la violence.

En Turquie, les femmes de Petrol-Is ont lancé une campagne Twitter pour conscientiser sur la violence à l’égard des femmes sur le lieu de travail.

La CSI a appelé les syndicats à poursuivre leur lobby auprès des gouvernements en vue de l’adoption par le Conseil d’Administration de l’OIT d’une proposition concernant la violence à caractère sexiste. Le combat pour mettre un terme à la violence à l’égard des femmes continue.

Des syndicats plus forts se battent contre l’emploi précaire en Amérique latine

L’affilié chilien de IndustriALL Global Union, Constramet, ratifiera fin novembre la transformation de la confédération des travailleurs de la sidérurgie en syndicat national sectoriel. Au cours du séminaire sur l’emploi précaire, les représentants de Constramet ont souligné l’importance de cette transformation visant à établir un syndicat plus puissant pour répondre aux nombreux défis auxquels les syndicats sont confrontés de nos jours au Chili, notamment avec l’explosion de l’emploi précaire.

En 2012, 17 pour cent de la main-d’œuvre chilienne était employée avec des contrats à court-terme ou embauchée par des agences de travail temporaire. Le secteur des mines et de la fabrication industrielle sont particulièrement touchés par le développement de l’emploi précaire avec 70 pour cent de travailleurs et travailleuses externalisés.

Dans la ligne de l’initiative de Constramet, les affiliés colombiens, USO, Sintracarbón et Sintraelecol, ont présenté les résultats de leurs efforts pour syndiquer et internaliser la main-d’œuvre précaire. En deux ans, Sintraelecol a réussi à syndiquer 1.400 travailleurs et travailleuses précaires. Actuellement 80 pour cent des membres de l’USO occupent un emploi précaire et détiennent des positions à la direction syndicale aux niveaux régional et national.

Au cours des récentes négociations sur une nouvelle convention collective avec Ecopetrol, USO a pu mobiliser 38.000 travailleurs et travailleuses externalisés chez Ecopetrol pour une journée de grève. USO a également engagé un processus d’internalisation de la plus grande partie des emplois sous-traités dans l’entreprise pétrolière.

À ce jour, Sintracarbón a réussi à syndiquer 3.200 des 8.000 travailleurs/euses sous-traités à la mine à ciel ouvert Carbones de Cerrejón. Depuis 2011, le syndicat a réussi à régulariser plus de 800 travailleurs/euses externalisés et à négocier 11 conventions collectives. Aujourd’hui, les travailleurs/euses externalisés bénéficient de primes, de la sécurité sociale et de jours de congé.

Lors du séminaire, Constramet and FTC (Federacion de trabajadores del Cobre) ont décidé de continuer d’accorder leur soutien au nouveau projet de loi portant modification de la législation chilienne du travail sur la sous-traitance. Les changements proposés par la CUT avec le soutien des affiliés de IndustriALL ont été inclus dans la nouvelle politique du travail du gouvernement. Le projet de loi concerne l’interdiction d’employer une main-d’œuvre externalisée ou fournie par des agences de travail temporaire pour les activités essentielles d’une entreprise. En outre, elle vise à mettre fin au système MultiRUT (multiplication de la personnalité juridique d’une même entreprise), qui permet à une entreprise d’ignorer sa responsabilité en tant qu’employeur.

Les fédérations des syndicats brésiliens des travailleurs de la chimie, du métal, de la construction et du textile, affilées à la CUT, ont fait état de leur combat contre un projet de loi présenté au Congrès qui permettrait l’externalisation d’activités essentielles aux entreprises Les affiliés brésiliens ont souligné l’importance d’une action unifiée dans la lutte contre l’emploi précaire.

L’emploi précaire est un fléau international. Ces contrats sont sans valeur car les travailleurs/euses précaires n’en tirent aucun avantage social. La syndicalisation des travailleurs et travailleuses précaires est seulement une étape sur le long chemin qui mène à l’élimination de l’emploi précaire,

a déclaré le représentant de Sintracarbón.

Brésil: Assassinat du président d’un syndicat de l’industrie du papier

Selon des témoins, deux individus armés sont entrés dans les bureaux du syndicat le 24 novembre. Une vingtaine de personnes étaient présentes, parmi lesquelles des employés du syndicat et des patients d’un dentiste qui soigne des membres du syndicat.

Les deux individus ont lié les mains des otages et placé des sacs plastiques sur leurs têtes. Selon la police, les criminels sont entrés dans les bureaux deux heures avant l’arrivée du président du syndicat. Ils l’ont saisi, ainsi que le trésorier, et les ont emmenés dans une pièce du fond où ils ont étranglé le président. Le trésorier a survécu.

Le syndicat a dit que l’assassinat de son président est un acte de vengeance personnelle. Un otage a entendu l’un des criminels dire qu’ils étaient là pour une seule personne. Quand les criminels sont entrés dans les bureaux du syndicat, Ozano ne s’y trouvaient pas et ils ont forcé son secrétaire à lui téléphoner pour lui demander de venir.

Ozano était président du syndicat depuis 29 ans. Il était également le président de la fédération des travailleurs de l’industrie du papier de l’État de São Paulo.

Le directeur de la pâte à papier et du papier de IndustriALL Global Union, Anatoly Surin, condamne l’assassinat:

"Nous sommes affectés par cet acte violent et odieux sur la personne d’un dirigeant syndical. Nous espérons que les autorités brésiliennes prendront toutes les mesures nécessaires pour arrêter et poursuivre en justice les auteurs de ce crime."

Définir une stratégie des travailleurs par rapport à l’industrie de la confection

Le réseau CCC d’organisations non gouvernementales (ONG) et de syndicats a tenu son Forum mondial 2014 à Hong Kong du 18 au 21 novembre pour définir ses stratégies de campagne. Plus de 20 affiliés d’IndustriALL en provenance d’Asie-Pacifique, d’Europe, d’Amérique latine, d’Amérique du Nord et d’Afrique y ont participé. Pendant les quatre journées de réunion, trois thèmes stratégiques ont été débattus : les salaires, la relation d’emploi et la sécurité au travail, tout comme la stratégie syndicale par rapport à Hong Kong et la Chine.

Au cours des discussions sur les stratégies visant à augmenter les salaires dans le secteur de la confection, un soutien ferme s’est exprimé en faveur de la campagne d’IndustriALL pour un salaire vital et son accent mis sur la négociation collective sectorielle en tant que revendication centrale.

Un thème récurrent de la conférence a été le besoin d’unité à niveau national et les barrières que la présence d’une multitude de syndicats créent dans le contexte de la poursuite de revendication syndicales.

Dans le cadre d’une réunion parallèle organisée par IndustriALL, les affiliés ont partagé leur longue expérience de militantisme au sein du réseau CCC et ont débattu des moyens pour coordonner plus étroitement les répliques et actions d’IndustriALL et de la CCC, s’agissant en particulier des cas de violations de droits et de stratégies mondiales.

Aucune poursuite engagée contre les propriétaires d’Eternit en raison du délai de prescription en Italie

En juillet 2011, le milliardaire Suisse Stephan Schmidheiny, âgé de 67 ans, et le baron belge Louis de Cartier de Marchienne (décédé depuis en mai 2013), propriétaires du groupe Eternit, comparaissaient à la 51ème audience du tribunal de Turin, sous l’accusation de faute délibérée pour la protection de leurs salariés et des personnes vivant à proximité des usines, en provoquant des milliers de décès occasionnés par l’amiante. http://www.industriall-union.org/fr/archive/imf/les-proprietaires-deternit-risquent-20-ans-de-prison. L’Eternit produite est utilisée pour fabriquer de l’amiante-ciment et d’autres produits dans des usines en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud.

Des sifflets et des cris “Honte! Honte!” ont explosé dans la salle du tribunal après l’annonce de la décision. L’abandon des chefs d’accusation contre les propriétaires du groupe est une gifle infligée à près de 3.000 victimes qui, selon le bureau des procureurs de Turin, travaillaient dans les quatre usines italiennes d’Eternit à Cavagnolo, Casale Monferrato, Rubiera, près de Reggio Emilia, et Bagnoli, près de Naples, ou vivaient près de ces usines. La décision annule également les montants compensatoires aux victimes et à leurs familles.

Les affiliés italiens de IndustriALL ont contribué activement, par le biais de leurs fédérations syndicales nationales CGIL, UIL et CISL, aux audiences du procès contre Eternit, et ont coopéré étroitement avec l’Association italienne des proches des victimes de l’amiante (AFEVA).

Maurizio Marcelli, chef du département de santé et de sécurité de FIOM-CGIL a déclaré que la décision de la Cour de Cassation “est une page honteuse du système judiciaire italien”. “Les juges ont préféré de se cacher derrière la “chicane” d’un délai de prescription, en défendant un droit abstrait plutôt que de rendre justice aux nombreux travailleurs/euses et citoyens/ennes décédés en raison de l’amiante."

Giuseppe Farina, secrétaire général de la confédération CISL, a dit: "Cette requête concernant l’analyse de la prescription est surréelle quand les effets nocifs d’une exposition à l’amiante continuent dans de nombreux cas après plus de 40 ans, et cela n’a donc rien à voir avec le temps écoulé dans les procédures judiciaires.”

Paolo Carcassi, secrétaire général de l’UIL, a commenté de son côté: “Depuis 1992, notre pays interdit l’emploi et la commercialisation de l’amiante. Cependant les maladies occasionnées par l’amiante ont une période de latence de plus de vingt ans. C’est pourquoi le fait d’invoquer un délai de prescription à compter du moment où l’amiante a été produite, au lieu du moment où la maladie s’est déclarée, signifie assurer l’impunité de ceux qui savaient qu’il s’agissait d’une substance carcinogène et sont donc pénalement responsables après avoir tout fait pour cacher ce fait, ce qui a occasionné des milliers de morts."

Les syndicats italiens, qui se tiennent aux côtés de l’Association des proches des victimes de l’amiante, ne renonceront pas et poursuivront les procédures judiciaires sur la base d’homicide volontaire.

Situation tendue chez Maloma Colliery au Swaziland

Les travailleurs ont déclenché légalement une grève le 24 novembre, pour tenter de doubler leur allocation de logement de 40 USD. Certains mineurs gagnent seulement 250 USD par mois. La mine est en majorité en détenue par l’entreprise sud-africaine Chancellor House qui a des liens étroits avec parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain. 

Les mineurs sont membres du syndicat uni du Swaziland (ATUSWA), formé l’année dernière après la fusion de neuf syndicats au Swaziland. Le gouvernement du Swaziland a refusé d’enregistrer le syndicat aux côtés de la centrale nationale, la confédération syndicale du Swaziland (TUCOSWA) formée à la suite d’une fusion en 2012.

Les grévistes se sont trouvés face à la police, malgré le caractère pacifique de l’action syndicale, ce qui a contraint les grévistes à se replier au sommet de la colline. La direction de la mine refuse maintenant de livrer de l’eau aux grévistes, d’accorder des moyens sanitaires et des soins médicaux.

“Les travailleurs jurent qu’ils ne reprendront pas le travail et ne reviendront pas dans leurs logements tant que l’entreprise n’aura pas accepté leurs revendications,” a déclaré Wander Mkhonza, secrétaire général d’ATUSWA.

Nous demandons instamment à l’entreprise de suivre la voie du dialogue avec les travailleurs, d’engager des négociations et de cesser d’intimider les travailleurs.

Nouvelles menaces contre des dirigeants de Sintracarbón en Colombie

Une organisation criminelle, qui s’est donnée le nom de Commandement conjoint urbain des Rastrojos et des Black Eagles, a condamné à mort les dirigeants des syndicats Sintracarbón, Sintrabienestar et Sindesena à La Guajira sous l’allégation d’être membres de groupes de guérilleros.

Sintracarbón a contesté publiquement cette information, en demandant aux “autorités de prendre les mesures nécessaires pour garantir la vie et les autres droits inaliénables de nos dirigeants menacés” et au “procureur public de déterminer qui a publié ces menaces et de saisir la cour de justice à l’encontre de ces personnes”. Il a également demandé aux dirigeants de l’entreprise multinationale Carbones del Cerrejón et à d’autres employeurs locaux de prendre des mesures pour protéger la vie des personnes menacées et de garantir leur droit de poursuivre leurs activités syndicales et civiques. 

Sintracarbón a tenu à préciser que le syndicat cherche uniquement à améliorer les conditions de vie de ses membres, de leurs familles et des collectivités concernées par les activités de l’entreprise minière. “Nos actions ont toujours lieu dans le cadre de la loi et expriment notre droit de protester pacifiquement, d’adhérer à un syndicat et de négocier collectivement, droits inscrits dans la constitution colombienne”.

“Les services de renseignement ont sûrement enquêté sur nos travaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise. Nous n’entretenons ni n’entretiendrons aucune relation avec des groupes illégaux”, a affirmé le syndicat.

Le syndicat des travailleurs du pétrole, USO, et Sintraelercol, qui sont aussi affiliés à IndustriALL, et des partenaires dans le projet de constitution d’un syndicat unique du secteur des mines et de l’énergie en Colombie, ont exprimé leur solidarité en demandant au gouvernement de démanteler immédiatement les groupes paramilitaires, de procéder à une purge au sein des forces de sécurité et de garantir la sécurité des dirigeants ouvriers. IndustriALL reprend ces demandes et demande à nouveau au gouvernement de mettre fin au harcèlement des syndicats.

Les protestations internationales des syndicats secouent Huhtamaki

Une semaine d’action internationale à l’appel des Métallos USW, un affilié d’IndustriALL, a eu lieu du 17 au 21 novembre. Toutes les actions avaient pour dénominateur commun une forte revendication pour le respect des droits légitimes des salariés d’Huhtamaki sur leur lieu de travail, la faculté de remplir leurs tâches dans de meilleures conditions de sécurité et de toucher de meilleurs salaires.

Cent vingt manifestants, dont des leaders de l’AFL-CIO de Los Angeles, du Conseil et du District 12 Huhtamaki de l’USW, ont manifesté à Los Angeles dans un restaurant de la chaîne Chipotle, un important client d’Huhtamaki. Les syndicats ont également lancé une pétition en ligne visant Chipotle : http://petitions.moveon.org/sign/chipotle-make-sure-your.fb51?source=s.icn.fb&r_by=4305145.

En Finlande, d’où la multinationale Huhtamaki est originaire, les travailleurs et les dirigeants des syndicats finlandais PAM (services du secteur privé) et SEL (secteur de l’alimentaire) ont rendu publiques les violations auxquelles les travailleurs d’Huhtamaki sont confrontés et exprimé leur solidarité avec leurs collègues américains. Des militants de l’usine syndiquée d’Hämeenlinna en Finlande ont fait écho aux actions de solidarité.

Des militants de l’affilié turc d’IndustriALL Lastik-Is (Syndicat du pétrole, de la chimie et du caoutchouc) ont mené différentes actions dont des démarches auprès des directions locales et nationales d’Huhtamaki en Turquie pour exprimer leur indignation par rapport à la situation aux États-Unis et fait savoir leur soutien aux travailleurs d’Huhtamaki.

En Russie, le Syndicat de l’exploitation forestière et des industries connexes, un affilié d’IndustriALL qui se bat pour être reconnu au sein d’une usine Huhtamaki proche de Moscou, a exprimé sa solidarité aux collègues de Commerce.

En Pologne, les travailleurs d’Huhtamaki ont reçu l’assurance du soutien solidaire du syndicat Solidarnosc.

En Australie, les travailleurs d’Huhtamaki du site de Preston à Melbourne ont tenu une journée “autocollant” le 18 novembre et ont envoyé des messages de solidarité à leurs collègues. Des photos de ces actions ont été envoyées aux dirigeants du Groupe Huhtamaki.

À Nairobi, au Kenya, les femmes militantes de la région Afrique de la Fédération syndicale internationale UITA, une organisation sœur d’IndustriALL, ont envoyé des messages d’encouragement et de solidarité aux travailleurs d’Huhtamaki.

Au travers de l’appel de la UITA, les représentants syndicaux européens de Nestlé, l’un des plus grands clients d’Huhtamaki’s, ont exprimé leur revendication pour le Respect envers tous les travailleurs d’Huhtamaki.

Les membres du personnel du siège central d’IndustriALL à Genève, en Suisse, se sont également joints aux protestations.

Jyrki Raina, Secrétaire général d’IndustriALL, déclare :

"Notre force réside dans notre unité, et cette semaine internationale d’action l’a prouvé une fois de plus. Ce n’est qu’ensemble que nous pouvons résister à la pression des entreprises mondialisées et obtenir de meilleures conditions et salaires pour nos membres et leurs familles. Les travailleurs d’Huhtamaki ne sont pas seuls et de nombreuses actions de solidarité durant cette semaine ont démontré l’aptitude des syndicalistes du monde entier à se mobiliser pour donner un coup de main à des collègues au moment où ils en ont le plus besoin. Le combat n’est pas terminé, nous ne baisserons pas les bras tant que nous n’aurons pas obtenu pleinement le Respect envers tous les travailleurs d’Huhtamaki