Pourquoi les travailleurs n’ont-ils pas droit de cité à Davos?

“La prospérité dans le monde repose sur les travailleurs et travailleuses qui se sentent impuissants,” dit Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, qui participera aux réunions du Forum à Davos.

Dans le nouveau contexte mondial, les travailleurs et travailleuses se sentent de plus en plus exclus des structures et des entreprises. Les salaires chutent alors que les bénéfices des entreprises et les salaires des directeurs généraux flambent, ce qui avive un manque de confiance dans les entreprises multinationales et la possibilité des gouvernements d’assurer un contrôle.

“Des centaines de millions de personnes travaillent dur avec des salaires de misère, occasionnant des souffrances et un malaise social, ce qui est mauvais pour les entreprises,” ajoute Raina.

IndustriALL, qui représente 50 millions de travailleurs et travailleuses dans le monde, se bat pour obtenir des salaires décents, réduire les inégalités de revenus, améliorer la croissance économique et créer de nouveaux emplois.

Une poignée d’entreprises multinationales admet que les salaires ne sont pas viables à leur niveau actuel dans de nombreux pays en développement. C’est pourquoi IndustriALL travaille avec des marques mondiales de vêtements comme H&M et Inditex, pour qu’elles versent des salaires permettant de vivre aux travailleuses et travailleurs de la confection employés dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Dans le monde entier, l’emploi stable est remplacé par des emplois temporaires avec de bas salaires et sans possibilité de carrière, sans sécurité d’emploi ou de prestations sociales. Les jeunes, en particulier, estiment qu’il est de plus en plus difficile de trouver un emploi décent et stable.

“On ne peut pas construire une économie sur des salaires de misère et des emplois précaires,” dit Raina.  “Un développement mondial intégral et viable repose sur une relation constructive entre l’entreprise et ses salariés. Les syndicats jouent un rôle essentiel pour assurer une répartition juste des fruits de la production industrielle, et doivent être considérés comme des partenaires de l’entreprise et non comme des rivaux.”

IndustriALL travaille avec des entreprises multinationales pour réaliser cet équilibre. Nous avons conclu des accords-cadres mondiaux avec 43 multinationales, parmi lesquelles des partenaires industriels au Forum économique mondial, GDF Suez, Siemens, Volkswagen et Statoil, pour protéger les intérêts des salariés dans toutes les activités et les chaînes d’approvisionnement de ces entreprises multinationales.

“Dans un monde confronté au changement climatique, les travailleurs et travailleuses et les personnes les plus pauvres de la société sont les plus vulnérables,” dit Raina. “IndustriALL Global Union demande aux responsables des gouvernements et des entreprises présents à Davos de prendre conscience et d’agir pour arrêter le réchauffement de la planète avant de subir une perte catastrophique de ressources dans un monde où les moyens diminuent.”

Fin

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Le gouvernement indien donne satisfaction aux mineurs grévistes

À l’issue d’une réunion marathon de six heurs entre les leaders des cinq centrales syndicales qui avaient appelé à la grève et le Président et des hauts dirigeants de Coal India, le Ministre indien du Charbon et de l’Électricité, Piyush Goyal, a déclaré aux journalistes :

Il n’y a aucune intention de dénationaliser CIL. Les intérêts présents et futurs des salariés de CIL ne seront affectés en aucune manière. CIL sera protégée et il n’y a pas lieu de s’inquiéter de la voir passer dans les mains du privé.

Le gouvernement a maintenant mis en place une commission pour prendre en compte les autres revendications syndicales.

L’accord qui a mis fin à la grève est disponible en hindi. Les points principaux du texte sont :

Le gouvernement a clairement précisé également qu’aucune action de représailles n’aurait lieu à l’encontre de travailleurs pour leur participation à la grève. Les syndicats se sont engagés à l’amélioration de la production et de l’efficacité.

Rajendra Prasad Singha, membre du Comité exécutif d’IndustriALL et Vice-président du syndicat HMS a déclaré : "Cette grève a démontré l’extraordinaire unité de la classe ouvrière et a mis à mal l’arrogance du gouvernement.”

Le gouvernement du Premier Ministre Narendra Modi a été forcé d’agir rapidement face à la grève, car le charbon est à l’origine de 60% de l’électricité en Inde. Coal India produit plus de 80% du charbon du pays. Après l’épuisement des stocks dans les centrales électriques, des coupures électriques auraient rapidement eu lieu si la grève avait dû se poursuivre.

Coal India est le plus gros employeur du secteur minier au monde et produit 472 millions de tonnes par an.

Il est grand temps pour Holcim et Lafarge de respecter les droits des travailleurs

Le 23 décembre 2014, les deux entreprises ont publié des communiqués de presse concernant les instances dirigeantes en cours de formation, et annoncé la désignation d’un nouveau directeur général et d’un président du conseil d’administration pour l’entreprise née de la fusion. Mais jusqu’à présent, le programme de cette fusion porte surtout sur une hausse des profits des actionnaires. Il n’y a eu aucune discussion dans chaque entreprise sur les conséquences pour les travailleurs et travailleuses qui sont à l’origine de la richesse produite par les deux entreprises.

Les deux entreprises parlent de la viabilité comme étant la pierre angulaire de leur politique. C’est seulement approprié quand les salariés ne sont pas traités comme un bien de production non durable. En l’absence d’un dialogue ouvert, la fusion annoncée a été une source d’incertitude et de désespoir chez les salariés. On assiste aujourd’hui à des mises à pied et à des désinvestissements, sans que les travailleurs et travailleuses et leurs représentant(e)s soient correctement impliqués.

IndustriALL Global Union, l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois IBB) et la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois (FETBB) ont adressé une lettre aux deux entreprises. Les fédérations syndicales demandent à être reconnues et de participer au plus tôt aux discussions concernant les conséquences sur les droits du travail et les conditions de travail. Elles demandent également la tenue d’une réunion chargée d’examiner les préoccupations des travailleurs et travailleuses, ainsi qu’un nouvel accord-cadre mondial (ACM) pour la nouvelle entreprise. Le groupe Lafarge est actuellement signataire d’un ACM avec IndustriALL et IBB.

Bien qu’aucune entreprise n’ait en principe décliné cette invitation, les réponses obtenues ont été loin des attentes des syndicats. Les syndicats continueront d’insister pour avoir de réelles discussions.

Les salariés de Holcim et de Lafarge présentent les demandes suivantes aux directions des deux entreprises:

Aucune fusion sans droits des travailleurs et travailleuses!

Rio Tinto, loin d'être éthique

Le désastre environnemental causé par cette mine est au cœur du ressentiment qu'elles éprouvent envers Bougainville Copper Limited (BCL), la compagnie minière dont Rio Tinto est l'actionnaire majoritaire.

Les conflits suscités par cette gigantesque exploitation située dans la région autonome de Bougainville sont pour une part à l'origine de la sanglante guerre civile qui a opposé les séparatistes de l'île Bougainville et le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée entre 1989 et 1998.

Et plutôt que de remettre les choses en ordre, Rio Tinto est accusée de continuer à détruire l’environnement, à violer les règles de santé et de sécurité et de provoquer des affrontements avec des groupes autochtones.

C'est notamment le cas des nomades du désert de Gobi, en Mongolie, qui accusent Rio Tinto d'avoir tari leurs puits en asséchant les rares nappes phréatiques après avoir détourné l'eau vers la grande mine d'or et de cuivre d'Oyou Tolgoï. Elle avait pourtant promis de ne pas toucher à cette source précieuse pour les éleveurs.

En décembre dernier, la mine d'uranium Ranger de Rio Tinto, dans le parc national de Kakadu, en Australie, a relâché 1,4 million de litres de boues radioactives. Une autre fuite s'était déjà produite, une semaine plus tôt, dans une mine d'uranium de Rio Tinto en Namibie. D'après le rapport d'un expert indépendant sur la fuite survenue à Ranger, au moment des faits, la gouvernance d'entreprise et la gestion des procédures de sécurité ne répondaient pas aux normes.

Le bilan environnemental de Rio Tinto en Indonésie n'est guère meilleur si on prend l'exemple de la mine Grasberg où elle a investi plus d'un milliard de dollars. En 2008, le fonds de pension public de la Norvège s'est défait de la totalité de sa participation de 850 millions $US dans Rio Tinto parce que Grasberg déverse directement des quantités énormes de résidus souvent contaminés dans un cours d'eau naturel.

Le géant minier ne protège pas non plus ses travailleurs. L'an dernier, 40 d'entre eux ont été tués dans des exploitations qu'il contrôle totalement ou en partie. Les mineurs de Grasberg ont récemment menacé de mener une grève d'un mois après que leur demande que la direction reconnaissance sa responsabilité dans les décès de cinq travailleurs survenus en septembre n'ait suscité aucune réaction.

Rio Tinto, dont la valeur marchande représente 90 milliards $US, recourt de plus en plus à la sous-traitance et au travail intérimaire pour réduire ses coûts. Début 2014, sa filiale Madagascar Minerals employait deux fois plus de contractuels que de salariés permanents. En Australie, Rio Tinto a licencié les travailleurs à plein temps en masse mais conservé les travailleurs occasionnels ou contractuels à la mine de Hail Creek dans le Queensland.

C'est ce type de comportement répréhensible qui a incité IndustriALL Global Union, qui représente 50 millions de travailleurs dans plus de 140 pays, à mener une campagne permanente contre Rio Tinto pour exiger qu'elle se comporte comme une entreprise durable, ainsi qu'elle prétend l'être.

Le mois dernier déjà, des milliers de travailleurs de Rio Tinto ont participé à une journée mondiale de défi pour réclamer des lieux de travail plus sûrs, des emplois stables et le respect de leurs droits.

C'est à la population de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de Bougainville de décider du retour de Rio Tinto. Si elle accepte, IndustriALL sera aux côtés des syndicats de la région pour s'assurer que les travailleurs soient organisés et lutter pour la justice dans cette mine.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, Rio Tinto n'a toujours rien d'éthique. On peut difficilement imaginer qu'elle se comporterait mieux qu'elle l'a fait dans le passé à Bougainville.

Victoire syndicale historique dans l’industrie du pneu en Turquie

À la fin de 2014, Lastik-Is a conclu un accord avec Brisa, une coentreprise entre le Japonais Bridgestone et le Turc Sabanci Group, conduisant l’entreprise à dénoncer ses contrats avec six firmes de sous-traitance. L’entreprise a également accepté d’incorporer les 600 sous-traitants dans la masse salariale à partir du 1er décembre, mettant ainsi fin à la sous-traitance au sein de Brisa. Les nouveaux salariés permanents sont ensuite devenus membres du syndicat.

Les négociations menées par Lastik-Is ont également mené le manufacturier d’origine italienne Pirelli, situé dans la même localité d’Izmit, à accepter de dénoncer ses accords avec 13 sous-traitants employant 600 travailleurs. À la suite de l’intervention de Lastik-Is, Pirelli a accepté de faire de ces anciens ouvriers sous-traitants des membres permanents du personnel. Après avoir rejoint l’entreprise, ces salariés sont immédiatement devenus membres du syndicat.

“En disant non à la sous-traitance dans l’industrie du pneu, nous avons marqué le début d’une nouvelle ère dans la lutte que nous menons contre le travail précaire,” a indiqué Abdullah Karacan, Président général de Lastik-Is. “Cette étape importante va contribuer à l’amélioration des salaires ainsi qu’à l’augmentation de la présence syndicale sur les lieux de travail.”

Au fil du temps, l’externalisation, avec son cortège de bas salaires et de piètres conditions de travail en comparaison avec ceux des salariés permanents, est devenue une menace importante pour la densité syndicale, la négociation collective et la solidarité entre les salariés permanents et les sous-traitants.

“IndustriALL salue et félicite Lastik-Is pour ce très important acquis” a déclaré le Secrétaire général adjoint Kemal Özkan. “C’est ce que nous voulons atteindre par le biais de notre campagne mondiale et notre lutte contre le travail précaire.”

IndustriALL, solidaire de Charlie Hebdo

IndustriALL est solidaire de ses affiliés français et du peuple de France pour soutenir la paix, la démocratie et la liberté d’expression.

Nous donnons une voix à ceux qui vivent sous la menace constante de la violence pour le simple fait d’exercer leurs droits humains fondamentaux. En tant qu’organisation regroupant des travailleurs et travailleuses partout dans le monde, la mission première d’IndustriALL est de renforcer les liens entre toutes les cultures et toutes les croyances.

Cambodge – une année de violence continue

Le mois dernier, la présidente localement élue d’un syndicat affilié à IndustriALL Global Union, le syndicat de la confection FTUWKC, a été agressée et frappée brutalement à coups de barre de métal par deux individus non identifiés, après avoir été menacée par la direction de mettre fin à la syndicalisation dans la fabrique dans laquelle elle travaille.

Cependant, la violence et les menaces n’ont pas empêché les syndicats et les travailleuses et travailleurs de la confection de descendre dans la rue à maintes reprises en 2014 pour exiger des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail.

Grâce à leur courage, à la solidarité internationale et aux négociations de haut niveau entre IndustriALL, le gouvernement, les propriétaires des fabriques et les dirigeant(e)s des syndicats locaux, le salaire minimum dans l’industrie de la confection a augmenté de 100 à 128 USD en novembre 2014.

Malgré cette hausse importante, cette somme est inférieure à l’objectif syndical de 177 USD par mois, et bien en dessous du minimum vital estimé à plus de 200 USD.

Avant la hausse du salaire minimum décidée par le gouvernement, IndustriALL avait obtenu l’engagement de huit marques mondiales, parmi lesquelles H&M, et du plus grand détaillant mondial d’articles de confection, Inditex, de payer plus pour les vêtements achetés aux propriétaires de fabrique au Cambodge.

Il appartient maintenant à chaque marque mondiale s’approvisionnant dans le pays, d’accepter d’intégrer dans sa structure des prix le facteur coût correspondant à la hausse salariale.  Cela correspondrait seulement à quelques centimes sur le prix de vente d’un t-shirt.

L’Organisation internationale du Travail s’est également jointe à IndustriALL pour demander instamment à toutes les marques de rétribuer davantage les propriétaires de fabriques pour prendre en compte l’augmentation du salaire minimum.

IndustriALL travaille actuellement avec des marques mondiales de mode pour établir dans toute l’industrie un mécanisme permettant d’obtenir des salaires minimum vitaux dans l’industrie de la confection en Asie, qui aiderait également à empêcher des marques de quitter des pays pour trouver une main-d’œuvre meilleur marché autre part dans la région.

Un demi-million de mineurs de charbon font grève en Inde

La grève a été décidée conjointement par les syndicats nationaux du charbon affiliés aux cinq centrales syndicales nationales – AITUC, BMS, CITU, HMS et INTUC – qui représentent ensemble plus de 90 pour cent des 550.000 salariés du charbon en Inde. Toutes les activités de Coal India, de ses sept filiales et de Singareni Collieries Company Ltd, sont au point mort.

La grève s’applique de la première équipe de ce matin jusqu’à la troisième équipe postée le 10 janvier. Cependant, d’autres grèves auront lieu jusqu’à l’inversion du programme de privatisation.

“Dans le cas où le gouvernement ne répondrait pas de manière positive aux revendications des syndicats, nous lancerions très rapidement un ordre de grève illimitée,” a déclaré Sanjeeva Reddy, membre du Comité exécutif de IndustriALL et président du plus grand syndicat national en Inde, INTUC.

Coal India représente 80 pour cent de la production nationale de charbon et 60 pour cent des besoins énergétiques du pays. D’autres secteurs essentiels comme l’acier, le ciment et le fer seront touchés par la grève, de même que l’énergie.

La cour suprême de l’Inde a bloqué les efforts répétés du gouvernement pour ouvrir des contrats de fourniture de charbon à des entreprises privées entre 1993 et 2010. En octobre 2014, le gouvernement actuel a présenté le projet de loi Ordonnance sur le charbon (Dispositions spéciales) 2014, qui permettra d’attribuer à nouveau des contrats de production dans le cadre d’un processus d’appels d’offre.

Les cinq centrales syndicales nationales ont boycotté une réunion décidée par le ministre du Charbon et de l’Énergie, Piyush Goyal, pour le 3 janvier, en insistant sur la nécessité d’annuler la politique de privatisation avant la réouverture des négociations.

L'Inde est le troisième plus grand producteur de charbon après la Chine et les États-Unis.

Les revendications des grévistes sont les suivantes:

L’AMWU se bat pour conserver les emplois dans la construction navale en Australie

Des centaines de travailleurs ont défilé dans les rues à Adélaïde et Perth en ce mois de décembre pour protester contre l’intention du gouvernement conservateur d’Abbott d’externaliser à l’étranger la construction des navires de guerre et autres sous-marins.

Les rassemblements des membres du Syndicat australien des travailleurs de la manufacture (AMWU) exigeaient également que le Ministre de la Défense soit démis de ses fonctions ou démissionne pour son intention de ne pas poursuivre au pays le programme de construction de trois destroyers AWD (défense anti-aérienne).

Le gouvernement a également refusé d’aller de l’avant par rapport au projet de construction de huit nouvelles frégates ou même de garantir qu’elles seraient construites en Australie, ce qui mène à un trou dans les carnets de commande de BAE Systems et Forgacs et les conduira à une traversée de “la vallée de la mort”.

Le Secrétaire national adjoint de l’AMWU Glenn Thompson a fustigé “l’inaction lourdaude” du Ministre de la Défense David Johnston sur le projet AWD.

“Il doit démissionner à moins d’agir immédiatement comme ne cessent de lui indiquer les rapports de ses propres experts, l’AMWU et l’industrie de la construction navale. Il faut une continuité dans la construction des navires de guerre à Adélaïde et dans les autres chantiers navals et cet engagement doit se prendre maintenant,” a martelé M. Thompson.

La plus grosse question concernant la construction navale en Australie est de savoir si sa future flotte de sous-marins sera construite au pays, comme l’a promis le Gouvernement Abbott avant d’être élu en 2013. Celui-ci fait maintenant marche arrière et envisage d’externaliser le travail, ce qui serait dévastateur pour l’industrie de la construction navale australienne.

Mais les actions de l’AMWU ont reçu un soutien politique fort, y compris de la part de sénateurs qui soutiennent le gouvernement Abbott, pour qu’il y ait un processus de soumission transparent sur ce projet et que, quel que soit le soumissionnaire vainqueur, les sous-marins soient construits en Australie.

En novembre, M. Thompson a participé au Japon à la Conférence mondiale d’IndustriALL sur la construction navale et la démolition des navires, au cours de laquelle les syndicats présents chez BAE Systems au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie se sont mis d’accord pour mettre sur pied un réseau mondial.

“Nous allons collaborer pour partager les informations et construire une solidarité mondiale,” a indiqué M. Thompson.

2014: une année bien remplie

Notre campagne pour obtenir des salaires permettant de vivre a réellement pris de l’ampleur cette année. Nous avons travaillé au Cambodge avec les syndicats sur le terrain et avons organisé une journée mondiale d’action avec nos affiliés du monde entier. Nous avons réussi en travaillant avec UNI Global Union, la Confédération syndicale internationale et des ONG, à faire pression sur des marques au Cambodge, sur le gouvernement et les employeurs; finalement, les travailleuses et travailleurs ont obtenu en novembre une hausse de 30 pour cent des salaires. Ce n’est qu’un premier pas vers un salaire suffisant pour mieux vivre, mais cette avancée est importante.

Cette année, lors de la Journée mondiale pour un salaire décent fixée au 7 octobre, les affiliés de IndustriALL présents dans plus de 50 pays du monde ont entrepris une action  dans le cadre de la campagne STOP Travail Précaire, et notre réseau mondial Rio Tinto a saisi l’occasion pour appeler l’attention sur leur action.