Pourquoi Roche ne mettra pas fin aux abus à l’encontre des travailleurs qui fabriquent ses produits?

Le géant pharmaceutique Roche a refusé d’intervenir et d’empêcher son partenaire commercial turc, Deva Holdings, de s’attaquer agressivement aux tentatives des travailleurs et travailleuses de constituer un syndicat.

IndustriALL Global Union avait demandé à Roche d’intervenir fin novembre à un moment critique quand il fallait répondre à l’ordre donné par le ministère du Travail.

Roche a envoyé sa direction turque pour rencontrer Deva à la mi-décembre. Roche a toutefois conclu que Deva agissait conformément à la législation turque, indépendamment de la législation internationale, de la viabilité de Roche et de la conformité de ses engagement. Roche n’a pas cherché à régler la question des licenciements massifs et autres infractions graves aux droits du travail.

Après que le ministère turc du Travail eut chargé Deva d’entreprendre une négociation collective avec Petrol-İş, en tant que partenaire reconnu de négociation, le 14 octobre, la direction de l’entreprise a continué de mettre à la porte des membres du syndicat, en accordant des hausses salariales à ceux qui quittaient le syndicat et en menaçant d’une nouvelle action toute personne qui refuserait de quitter le syndicat. Elle a tenté de fausser les classifications du ministère du Travail pour biaiser l’unité de négociation, et elle a instauré un climat de peur et d’intimidation à l’intérieur du lieu de travail.

L’affilié de IndustriALL, Petrol-İş, a intenté une action en justice, mais en attendant, Deva continue de virer des membres du syndicat et d’offrir une hausse salariale aux personnes qui quittent le syndicat. La première audience sur cette affaire aura lieu le 1er avril 2015.

Deva a commencé de la même façon l’année 2015, en mettant à la porte les membres du syndicat Sercan Kambur et Can Topçu, respectivement les 8 et 9 janvier. Voir le tableau comportant la liste des 32 salariés de Deva qui ont été mis à la porte depuis le 20 juin pour avoir été seulement syndiqués.

Raina, secrétaire général de IndustriALL, a écrit à Roche le 20 janvier:

Il est de fait qu’une partie considérable de la main-d’œuvre de Deva est traitée sans dignité et sans respect, et se trouve agressivement privée de son droit d’adhérer et d’être représentée par un syndicat. Une telle situation devrait être inacceptable pour Roche, tant instinctivement qu’en raison de la viabilité de votre entreprise et du respect de ses engagements.

IndustriALL sera dans l’obligation d’intensifier une campagne de sensibilisation du public s’il n’est pas mis fin à cette situation d’ici la fin de février.

La direction de Deva a reçu des milliers de messages de protestation dans le cadre de la campagne mondiale de LabourStart de soutien aux travailleurs et travailleuses de Deva.

Au cours des années qui ont suivi l’action antisyndicale de Deva en 2010 contre Petrol-İş sur les trois sites de Çerkezköy, Kartepe et de la zone Topkapı à Istanbul, les conditions de travail se sont détériorées. Les travailleurs et travailleuses n’ont pas pu se faire payer des hausses salariales et ont été les victimes de harcèlement, de licenciements injustifiés et de mauvaises conditions de santé et de sécurité au travail. L’aggravation des conditions ont conduit les salariés à adhérer à Petrol-İş en 2014.

IndustriALL signe un accord cadre mondial avec Total

L’accord cadre mondial a été signé à Davos, en Suisse, par le PDG de Total, Patrick Pouyanné et Jyrki Raina, Secrétaire général d’IndustriALL, en présence de Guy Ryder, Directeur Général de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Dans le cadre de cet accord avec IndustriALL, Total, qui emploie 100.000 personnes dans plus de 130 pays, s’engage à :

De plus, Total accepte de promouvoir l’accord auprès des nombreux fournisseurs et sous-traitants de sa chaîne d’approvisionnement, allant jusqu’à la dénonciation de contrat avec ceux qui ne s’y conformeraient pas.

Jyrki Raina a déclaré :

« Nous rendons hommage à Total pour son engagement en faveur de meilleurs droits et conditions pour les travailleurs et travailleuses. L’accord entre IndustriALL et Total affirme clairement que les droits et libertés des syndicats seront respectés dans l’ensemble des sites d’activité de l’entreprise et de sa chaîne d’approvisionnement mondiale. Total s’engage à maintenir une stricte neutralité par rapport au fait syndical et est disposé à rompre les contrats avec ses fournisseurs s’ils venaient à enfreindre l’accord. C’est un message fort adressé aux fournisseurs de Total et qui apporte un niveau de protection inédit pour ses salariés. 

Un comité composé de représentants de Total, d’IndustriALL et de ses syndicats affiliés se réunira une fois l’an pour garantir l’application de l’accord.

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a déclaré :

« Je me réjouis de la signature de ce premier accord avec IndustriALL Global Union qui a pour ambition d’étendre à l’ensemble de nos activités dans le monde la tradition d’engagement social du Groupe à travers un dialogue social et une protection des salariés de qualité. »

L’accord se conforme également aux Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme adoptés par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ainsi qu’aux Conventions fondamentales de l’OIT sur la liberté syndicale, l’égalité des salaires, la discrimination et le travail des enfants.

Le Directeur Général de l’OIT, Guy Ryder, a fait l’éloge de l’accord conclu entre IndustriALL et Total :

« Je me réjouis de la signature de cet accord signé entre Total et IndustriALL Global Union, organisation qui représente des millions de travailleurs à travers le monde et apporte une large contribution au combat pour de meilleures conditions de travail et pour les droits syndicaux. Des sociétés comme Total ont un rôle majeur à jouer pour promouvoir le travail décent dans les pays où elles sont présentes et pour permettre à leur personnel de bénéficier de mesures concrètes visant à améliorer leur quotidien au travail. »

Ends

Contact: Léonie Guguen, Chargée de Communication et des Relations avec les Médias, IndustriALL Global Union. Tél : +41 (0)22 308 50 24 Portable : +41 (0) 79 137 54 36. Courriel : [email protected]g

www.industriall-union.org  

Qu’est qu’un accord cadre mondial ?

Les entreprises multinationales opèrent dans de nombreux endroits par le biais de filiales qu’elles contrôlent totalement ou partiellement et comptent fréquemment des centaines, voire des milliers de fournisseurs.

Nos accords cadres mondiaux sont négociés entre IndustriALL et les multinationales pour protéger les droits et conditions de travail des gens à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement mondiale d’une telle entreprise, y compris s’agissant de personnes travaillant pour le compte de fournisseurs ou de sous-traitants.

Accord cadre signé entre mineurs et gouvernement polonais

Après 11 journées de protestations, la Première Ministre, Mme Ewa Kopacz, et des représentants de tous les syndicats du secteur minier ont signé cet accord cadre. Celui-ci garantit l’implication du secteur de l’énergie dans la restructuration du secteur des mines, le transfert de quatre exploitations au sein d’une structure chargée de la restructuration des mines ainsi que la possibilité de les céder à des investisseurs.

L’accord ouvre également la porte à des pourparlers sur une nouvelle convention collective pour le secteur minier, à des aides de l’état pour les industries à haute intensité énergétique et à un programme de réindustrialisation pour la Silésie et la Petite Pologne (Malopolska). Il y aura en outre des négociations sur l’avenir de l’industrie et de l’emploi en Pologne.

Le dialogue social entre le gouvernement et les syndicats va se poursuivre.

Dariusz Trzcionka, Président de KADRA, affilié d’IndustriALL, a déclaré :

“Le succès des négociations n’aurait pas été possible sans le soutien et la solidarité des travailleurs et travailleuses, des résidents, des gouvernements locaux, des organisations syndicales européennes et internationales, d’IndustriALL et des syndicats polonais. Nous vous remercions pour le soutien apporté aux mineurs en ces temps difficiles !"

La Première Ministre, Mme Ewa Kopacz a commenté l’accord en ces termes :

“Je voulais vous remercier pour un bon et sain compromis. Il ne l’est pas tellement pour nous, mais surtout pour l’avenir minier de la Pologne.”

Turquie : Une avancée considérable pour les travailleurs précaires du textile

Le combat contre la sous-traitance est une priorité pour DISK-Tekstil et la stratégie qu'elle a menée lui a permis d'obtenir que Greif Enterprises abandonne cette pratique en Turquie.

Le système de la sous-traitance s'est généralisé dans l'industrie et le secteur des services en Turquie. Il fait prospérer l'économie informelle, favorise les inégalités salariales, accroît la vulnérabilité sociale, compromet la santé et la sécurité au travail et abaisse la qualité des produits et des services,

déclare Ridvan Budak, le Directeur général du syndicat des travailleurs du textile DISK-Tekstil.

La lutte contre la sous-traitance est devenue un des objectifs majeurs de notre syndicat. Grâce aux règles fixées par notre convention collective, nous avons fait un pas en avant.

Une firme de conseil du nom de StratejiCo avait été chargée d'une mission de recherche sur le fonctionnement interne de quatre usines de Greif. Ses conclusions ont montré clairement qu'elle avait intérêt à régulariser ses travailleurs contractuels, appuyant ainsi les revendications du syndicat.

L'application des conventions collectives signées entre DISK-Tekstil et la direction de Greif FPS a permis de régler la question de la sous-traitance dans quatre usines au total, y compris dans les deux filiales de Greif, Sunjut et Unsa.

À la suite de l'accord entre le syndicat et la direction a été mis en place un plan d'action permettant de faciliter le passage des travailleurs contractuels au statut de salarié permanent. Avec ce nouveau statut, ils bénéficient des avantages de la convention collective en vigueur.

Les syndicats de Holcim et Lafarge protestent contre la fusion des sociétés, sans les droits des travailleurs

Les deux plus grandes entreprises de ciment du monde, la suisse Holcim et la française Lafarge, ont annoncé en 2014 qu'ils vont fusionner pour former une entreprise avec 130 000 travailleurs et un chiffre d'affaires de 35 milliards d'euros. 

Les entreprises ont déjà annoncé la composition du comité exécutif de la société fusionnée et affirment que la fusion sera terminée dans la première moitié de 2015, mais elles ne se sont pas engagées dans de véritables consultations de fond avec les syndicats au sujet de l'impact de la fusion sur les travailleurs. 

Les travailleurs et leurs syndicats aujourd'hui entreprennent des actions dans les usines de Lafarge et de Holcim dans le monde entier et exigent des entreprises que les travailleurs et leurs syndicats aient leur mot à dire dans le processus de fusion. 

Les actions comprennent des piquets et des rassemblements devant les usines de Holcim et Lafarge en Allemagne, en Jordanie, au Liban, aux Philippines en Roumanie; des conférences de presse en Inde, en Serbie; et la distribution de dépliants et la discussion avec les travailleurs dans les usines Holcim et Lafarge en Belgique, au Brésil, au Cambodge, au Chili, en Egypte, en Grèce, en Italie, aux Pays-Bas, en Thaïlande et de nombreux autres pays. En France, les syndicats français effectueront un piquet de grève et un arrêt de travail de 10h00 à 11h00 à leurs lieux de travail et au siège de Lafarge à Paris. 

Les actions d'aujourd'hui sont coordonnées par IndustriALL Global Union, l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), et la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois (FETBB). 

«Des dizaines de milliers de travailleurs seront probablement essaimés ou mis à pied à la suite de cette fusion, mais la direction refuse toujours de consulter les syndicats", a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL. «C’est inacceptable pour des entreprises qui prétendent être socialement responsables. Aujourd'hui, les travailleurs du monde entier sont debout et disent non à la fusion sans les droits des travailleurs". 

"C’est la première des nombreuses activités que nous prévoyons. D'une voix forte et unifiée nous allons continuer la campagne jusqu'à ce que la Direction de Holcim et Lafarge reconnaissent qu'elle ne peut pas ignorer les voix de son atout le plus vital, les travailleurs qui ont construit les sociétés jusqu’à leur réussite financière actuelle », a déclaré Ambet Yuson, Secrétaire général de l'IBB. 

"Même au niveau européen, avec toutes les exigences et les obligations légales en matière d'information et de consultation, nous devons conclure que les représentants des travailleurs n’ont jusqu'ici pas été suffisamment informés et consultés au cours du processus de fusion, et de nombreuses fois avons dû s’appuyer sur les médias pour obtenir des informations. C’est une situation inacceptable qui doit être remédiée par un engagement clair de la direction de consulter correctement les représentants des travailleurs », dit Sam Hägglund, Secrétaire général de la FETBB. 

Les dirigeants syndicaux de 22 pays représentant les syndicats des travailleurs de Lafarge et Holcim ont décidé de cette journée d'action et des actions subséquentes de la campagne quand ils se sont rencontrés en Novembre dernier en Belgique. 

Contacts presse: 
Matthias Hartwich, IndustriALL, +41 79 945 57 26 
Geneviève Kalina, IBB, +41 22 827 3777 
Sam Hägglund, FETBB, 32 475 84 06 51 

IndustriALL Global Union – représente 50 millions de travailleurs dans 143 pays dans les secteurs minier, de l'énergie et de la fabrication et est une force dans la solidarité mondiale en reprenant la lutte pour de meilleures conditions de travail et les droits syndicaux dans le monde entier. Pour plus d'informations http://www.industriall-union.org/ 

L’IBB – l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) est la fédération syndicale internationale des syndicats incluant les travailleurs du bâtiment, des matériaux, du bois, de la sylviculture et des domaines connexes de travaux de construction. L'IBB a 335 organisations nationales affiliées dans 131 pays avec un effectif global de 12 millions de membres. Pour plus d'informations http://www.bwint.org/ 

La FETBB – Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois (FETBB) est la Fédération européenne pour l'industrie de la construction, l'industrie des matériaux de construction, l'industrie du bois et du meuble et l'industrie forestière. La FETBB a 76 syndicats affiliés dans 34 pays et représente un total de 2.000.000 de membres. Pour plus d'informations http://www.efbww.org/

Victoire des droits syndicaux chez Ashton Apparels au Kenya

La grève sauvage s’est déclenchée le 5 janvier dans la ville de Mombasa au Kenya quand les salariés de plusieurs usines appartenant à Ashton Apparel EPZ Ltd ont demandé la réintégration de 120 salariés syndiqués. Ces personnes avaient appris leur mise à pied à leur retour du congé de Noël. Elles demandaient également la reconnaissance du TWU par l’entreprise.

“L’entreprise a enfreint la législation du travail en privant les travailleurs et travailleuses de leur droit constitutionnel d’adhérer au syndicat de leur choix, et en exerçant des représailles à l’encontre des salariés qui s’étaient volontairement syndiqués,” a dit  Joel Chebii, secrétaire général du TTWU.

L’entreprise a également refusé de signer un accord de reconnaissance avec le TTWU et de déduire la cotisation syndicale du salaire des membres du syndicat.

Dans une lettre adressée à Ashton Apparels EPZ Ltd, Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL Global Union, a attiré l’attention de la direction sur le fait que l’entreprise contrevient à la législation nationale du travail et aux normes fondamentales du travail qui s’appliquent au plan international, notamment la convention 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical et la convention 98 sur le droit d’organisation et de négociation collective de l’Organisation internationale du Travail.

Raina précise “qu’il est impératif de prendre les mesures correctives qui s’imposent pour répondre aux revendications du syndicat des tailleurs et des travailleurs du textile. Il demande à Ashton Apparels EPZ Ltd de “réintégrer les 120 travailleurs et travailleuses, de signer un accord de reconnaissance, de déduire la cotisation syndicale du salaire des membres du syndicat et de mettre fin au harcèlement des personnes syndiquées.” Raina a dit que d’autres actions seraient entreprises dans le cas où ces demandes ne seraient pas satisfaites, y compris de porter ces infractions à la connaissance des acheteurs qui s’approvisionnent dans l’entreprise.  

Un tribunal kényan s’est prononcé le 14 janvier en faveur des personnes licenciées et a ordonné à Ashton Apparel de réintégrer immédiatement les travailleurs et travailleuses. “Les grévistes ont repris le travail aujourd’hui avec leurs collègues réintégrés,” a dit Ezra Ojuka, secrétaire général adjoint du TTWU. “Les travailleurs et travailleuses ont montré à Ashton Apparel qu’on ne peut pas ignorer le syndicat et qu’ils sont prêts à rester unis pour défendre leurs droits.”

"Progrès considérables constatés pour la sécurité des personnes"

En septembre de l’année dernière,  l’Accord sur les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh avait permis de réaliser plus de 1.500 inspections dans des ateliers et des fabriques, et d’identifier plus de 80.000 problèmes liés à la sécurité. L’Accord couvre environ 2,1 millions de travailleuses et travailleurs dans l’industrie de la confection au Bangladesh sur un total d’environ 4 millions de personnes.

 http://youtu.be/SKy6S951DnY  

2.000 mineurs polonais protestent contre les plans de fermeture de mines

La décision du gouvernement de fermer ces exploitations et de supprimer les emplois aura des conséquences douloureuses pour les travailleurs et les résidents des communautés dont font partie les mineurs.

Les mineurs polonais, qui insistent pour dire que ces charbonnages pourraient être rentables et qu’ils abritent de grands gisements de charbon, exigent une restructuration en profondeur de l’ensemble du secteur charbonnier, qui fournit à la Pologne une source essentielle d’énergie, de chauffage et une sécurité d’approvisionnement.

Les mineurs, leurs syndicats et les autorités locales n’ont appris l’existence du plan visant à supprimer ces milliers d’emploi que par la presse, sans qu’il y ait eu de consultation, de débat ou de dialogue social préalables. De plus, au cours des deux dernières années, le gouvernement a donné l’impression de vouloir restructurer l’industrie du charbon et n’a pas fait mention de fermeture de mines.

Cette annonce a déclenché des mouvements de protestation spontanés chez les mineurs concernés, soutenus par le personnel administratif et les collègues des autres mines.

La Première Ministre polonaise, Mme Ewa Kopacz, s’est rendue en Silésie pour s’entretenir avec les mineurs contestataires. Cependant, les négociations ont été rompues sans qu’il y ait d’accord en vue et personne ne peut dire si les pourparlers reprendront.

Le Directeur des Mines d’IndustriALL, Glen Mpufane a confié :

Ensemble avec IndustriALL Europe nous soutenons les actions entreprises par nos camarades polonais dont l’avenir est dans la balance. Nous appelons instamment le gouvernement à passer un accord avec les syndicats pour garantir ces milliers d’emplois.

La campagne syndicale accroît la pression sur LafargeHolcim

Ces actions marquent le lancement d’une campagne mondiale contre l’attitude de Lafarge et Holcim dans le processus de fusion. La campagne est organisée par l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois (FETBB) et IndustriALL Global Union.

Depuis l’annonce de leurs projets de fusion l’an dernier, Holcim et Lafarge, qui ont leurs sièges en Suisse et en France, ont toujours refusé de discuter sérieusement avec les syndicats des conséquences de la fusion pour les travailleurs et travailleuses. Selon les différentes estimations, 15.000 salariés au moins se retrouveront sans emploi du fait de l’importance de la restructuration. Toutefois, les deux entreprises ont manqué de transparence envers le public sur le processus de fusion, laissant ainsi les salariés dans l’incertitude sur leur avenir.

Les principales revendications des syndicats concernant Lafarge et Holcim sont les suivantes:

Beaucoup de syndicats au Brésil, en Grèce, aux Pays-Bas, en Thaïlande, au Nigeria et au Zimbabwe distribuent des tracts et parlent aux travailleurs et travailleuses de la façon dont la fusion les touchera. Comme les salariés n’ont pas reçu de renseignements complets sur le processus de fusion, ces discussions sont déterminantes pour atténuer leur anxiété concernant leur avenir. Dans plusieurs pays comme le Liban, le Brésil et la France, les syndicats ont décidé d’effectuer des arrêts de travail dans les usines. Aux Philippines, en Jordanie, en Roumanie et en Allemagne, les syndicats organisent des rassemblements devant les usines de Lafarge et de Holcim.  Il faut noter l’intérêt porté par les médias sur la fusion, et les syndicats en Colombie, en Inde et en Serbie organisent des conférences de presse.

Les syndicats continueront d’organiser des actions jusqu’à ce que les revendications soient satisfaites.

Pour soutenir les actions menées sur place et maintenir la pression sur les directions des entreprises, IBB, IndustriALL et la FETBB avec le site Internet LabourStart ont lancé une campagne conjointe en ligne. Suivez le lien pour envoyer votre message de protestation à Holcim et Lafarge sur http://www.labourstart.org/go/nomerger

Turquie : des milliers de métallurgistes partiront en grève ce 29 janvier

Birlesik Metal-Is a pris cette décision après l’échec des négociations au plan sectoriel avec la Fédération turque des Entreprises de la Métallurgie (MESS). Les propositions présentées ont été jugées inacceptables lors des assemblées syndicales. La décision de partir en grève s’applique à des multinationales telles que Schneider, Alstöm, Mahle, Aperam, ABB, Bosal, Bekaert, Delphi Automotive, Federal Mogul, Prysmian et Isuzu.

Dans son cahier de revendications déposé au début des négociations, Birlesik Metal-Is avait exigé des améliorations supplémentaires en faveur des titulaires de bas salaires et des nouveaux venus. La MESS a rejeté cette revendication cruciale et a insisté pour que la convention porte sur trois ans plutôt que deux comme il est de tradition. Birlesik Metal-Is a estimé cela impossible, sachant que l’économie turque présente de l’instabilité et qu’un accord à long terme handicaperait le pouvoir d’achat de ses membres.

Entre temps, la MESS a signé une convention collective avec le second syndicat du métal. Après une assemblée générale de tous les travailleurs à l’occasion d’un rassemblement dans la ville de Gebze, ainsi qu’une assemblée générale des délégués des entreprises concernées par les négociations, Birlesik Metal-Is, s’en tenant fermement à ses revendications initiales, a décidé de partir en grève.

Lors d’une conférence de presse au siège de la centrale syndicale DISK (Confédération des Syndicats progressistes de Turquie), à laquelle Birlesik Metal-Is est affilié, le Président général Adnan Serdaroglu a annoncé la décision de partir en grève.

“Nous avons fait une évaluation des propositions le 10 janvier et nos délégués, en tant que membres du comité central de négociation, ont exprimé la volonté de ne pas accepter tout ce que l’on voulait leur imposer, quel qu’en soit le prix, et de partir en grève.

“Nous savons que ce qui reste du présent tient à ceux qui se tournent vers le lendemain et à ceux se battent en pensant au lendemain.”

Dans son message de soutien et de solidarité, le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina indique que son organisation soutient pleinement la grève :

“Nous saluons votre décision de partir en grève pour lutter en faveur de rémunérations et de conditions de travail décentes. Nous encourageons tous les affiliés à témoigner leur soutien et leur solidarité à Birlesik Metal-Is. IndustriALL continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir votre lutte.”