Turquie : l’heure de la solidarité internationale avec les grèves géantes des métallos est venue

Les membres de Birlesik Metal-Is se sont prononcés en faveur de la grève en rejetant l’offre d’une convention collective de trois ans de l’association patronale MESS.

Les revendications principales de cette grève sont :

Le secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, indique :

L’industrie métallurgique en Turquie peut et doit verser des salaires plus élevés. Nous soutenons fermement la position de nos camarades de Birlesik par rapport à des salaires équitables et dignes.

La grève massive a démarré dès 9h00 par des défilés bruyants et bigarrés, des actions de mobilisation et la mise en place de piquets. Birlesik a réparti les entreprises où il est présent en deux groupes, la grève débutant maintenant dans l’un d’entre eux alors que les travailleurs et travailleuses de l’autre arrêteront le travail le 19 février.

Cinq des entreprises parmi les quarante concernées syndiquées par Birlesik ont tenté de manipuler la loi syndicale en faisant pression sur les cols blancs pour qu’ils appellent à un vote pour décider de la grève au sein de huit usines. Les cinq scrutins, organisés par le Ministère du Travail, ont tourné de manière retentissante en faveur de la grève.

La majorité des entreprises sont des fournisseurs de niveau international dont les sièges sont situés en Allemagne, en France, aux États-Unis, aux Pays-Bas, au Japon et ailleurs encore. Ces entreprises produisent des systèmes électriques, mécaniques et de chauffage. IndustriALL se met en rapport avec ces multinationales pour les appeler à prendre contact avec les syndicats pour discuter en toute bonne foi avec eux des revendications des travailleurs.

Une autre pratique anti-syndicale courante de la part des employeurs en Turquie, lorsque leurs salariés se prononcent pour une grève, est de demander au gouvernement de la faire ajourner 60 jours pour des motifs de soi-disant “santé publique” et/ou de “sécurité générale”. Cette réglementation du travail boiteuse permet de faire reporter une grève si elle présente des risques pour la sûreté ou la sécurité et revient dans les faits à une interdiction.

Tout le personnel de Birlesik restera impayé durant la grève afin que l’ensemble des ressources puisse être consacré à l’action. IndustriALL rejoindra le piquet de grève la semaine prochaine.

Envoyez vos messages de solidarité aux membres de Birlesik en grève au départ de cette page.

Indonésie: nouvel accident mortel à la mine Grasberg

Un travailleur employé dans la mine de cuivre et d’or de Freeport dans la province indonésienne de Papouasie a été tué dans un accident du travail le 24 janvier.

Le géant minier Rio Tinto, qui détient une participation  dans la mine, a toujours refusé d’assumer publiquement ses responsabilités devant le nombre important de travailleurs morts sur ce site. Dans des courriels internes adressés au personnel après les deux derniers accidents mortels dans la mine, le directeur général de Rio Tinto, Sam Walsh, a même blâmé les travailleurs pour les accidents, en faisant état de mauvaises pratiques de travail et de la “complaisance” des travailleurs.

Les accidents du travail à la mine de Freeport mine ont connu des hauts et des bas tout au long de son histoire.

En mai 2013, 28 mineurs sont morts dans l’accident minier considéré comme étant le plus grave en Indonésie. Le toit d’un tunnel souterrain non opérationnel s’est effondré durant une session de formation, causant la mort de 28 mineurs.

En septembre 2014, cinq autres travailleurs ont perdu la vie lors de deux accidents mortels dans la mine.

Le secrétaire général adjoint de IndustriALL Global Union, Kemal Özkan, critique violemment Rio Tinto pour son refus d’assumer ses responsabilités:

“C’est toujours très facile pour l’entreprise de blâmer le “travailleur négligent” sans tenir compte de la culture d’entreprise en vigueur sur le lieu de travail. Cette culture d’entreprise pour la sécurité doit venir de la direction, alors que la direction récompense ouvertement ou subtilement une prise de risques pour favoriser la production.

Rio Tinto doit reconnaître ses responsabilités en raison de sa participation dans le capital de la mine et cesser de traiter à la légère les accidents mortels sur le lieu de travail. Il est temps de changer la façon d’agir, Rio Tinto!

Glencore va fermer la mine de charbon Optimum en Afrique du Sud

La fermeture décidée par le géant minier touchera environ 1.000 salariés permanents et 500 entrepreneurs.

“La décision d’arrêter l’exploitation a choqué nos membres du fait qu’ils n’avaient reçu aucun préavis de fermeture avant d’être invités par la direction, hier après-midi, à une réunion à 17 heures”, dit Stanley Lebelo, secrétaire régional de NUM Highveld.

Glencore a donné comme raisons pour la fermeture de la mine, les conditions difficiles sur le marché et une détérioration continuelle des prix du charbon à l’exportation.

NUM soutient que l’industrie minière doit cesser de mettre en première ligne la recherche de bénéfices, et mettre l’accent sur le développement humain.

Stanley Lebelo poursuit:

C’est une catastrophe pour nos membres, et nous demandons à la direction de Glencore de revenir sur sa décision regrettable et d’engager un dialogue avec ses salariés.

“NUM se battra bec et ongles pour s’assurer que ses membres ne seront pas licenciés sans une indemnisation substantielle.”

Le directeur du secteur minier de IndustriALL Global Union, Glen Mpufane, demande à Glencore de reconsidérer sa décision et de négocier avec NUM pour trouver des solutions de rechange au licenciement:
“Nous sommes choqués, tout autant que NUM, de la décision de Glencore de licencier un millier de personnes employées dans les activités charbonnières de Optimum à Mpumalanga. Il est affligeant de voir que des mineurs sont une fois de plus sacrifiés face aux conditions du marché mondial, alors qu’ils ne sont pas invités à des célébrations dans les périodes d’essor.”

Notre message à Davos

La semaine dernière a eu lieu à Davos, en Suisse, la réunion annuelle du Forum économique mondial et les leaders du syndicalisme international y étaient présents pour aborder le problème des inégalités croissantes.

À la vue du sondage d’opinion mené l’an dernier par la Confédération internationale des Syndicats, gouvernements et monde des affaires devraient s’inquiéter. 82% des sondés indiquent que leurs revenus ont stagné ou chuté par rapport au coût de la vie et 68% estiment que leur gouvernement a mal mené sa barque dans la lutte contre le chômage. Seul un sondé sur deux estime que la prochaine génération aura des emplois décents.

Consultez également ici le Mot du Secrétaire général Jyrki Raina en vidéo.

La CTM tente d’intimider les travailleurs de Teksid, Gunderson et Pytco lors d’une audience

Le 22 janvier 2015, le bâtiment qui abrite le Conseil local de Conciliation et l’Arbitrage a été encerclé par environ 350 membres de la CTM. À l’intérieur se trouvaient 50 membres du syndicat des mineurs, ses conseillers juridiques, des observateurs italiens de Teksid et des représentants de la CTM.

Des conventions collectives couvrent 900 travailleurs de Teksid, 1800 de Gunderson et 150 de Pytco. Les travailleurs de ces entreprises ont exprimé leur volonté de rejoindre le Syndicat national des Mineurs et contestent à la CTM le droit de les représenter.

À la recherche d’un syndicat démocratique

Les travailleurs de Teksid Hierro, qui fait partie du groupe Fiat Chrysler, luttent pour leurs droits depuis le début de 2014. Le 18 avril, l’entreprise a licencié trois travailleurs et de 80 à 100 hommes de main ont attaqué 11 autres travailleurs qui avaient décidé de se joindre à un syndicat démocratique plutôt qu’à la CTM, qui, affirment-ils, a failli dans son rôle de défense des intérêts des travailleurs.

Le droit des travailleurs à élire démocratiquement ceux qui vont les représenter au niveau de la négociation collective est un droit fondamental qui est protégé par la Convention 87 de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Le 22 avril 2014, Teksid Hierro a dès lors marqué son accord sur le fait que le SNTMMSRM représente ses salariés plutôt que la CTM. L’entreprise a également promis de réintégrer les ouvriers licenciés et de ne pas mener de représailles contre les grévistes.

En mai 2014, le SNTRRRSM a entrepris de se battre pour représenter les travailleurs en recrutant ceux qui étaient mécontents des faibles montants alloués aux travailleurs dans le cadre du programme de partage des bénéfices de l’entreprise. En dépit de l’accord avec les travailleurs et le syndicat des mineurs conclu en avril, Teksid a licencié le 26 novembre 17 travailleurs, dont la porte-parole et leader des travailleurs, Imelda Jimenez.

La solidarité évite la violence

Ayant en mémoire la violence de l’an dernier, le syndicat a pris des mesures pour prévenir de nouveaux débordements à l’audience de Monclova. Il a alerté les autorités fédérales et a appelé à l’aide des députés et l’évêque Raùl Vera. Cette solidarité a suffit à éviter toute nouvelle violence.

L’audience a été suspendue jusqu’au 25 février, date à laquelle le SNTMMSRM demandera au conseil fédéral d’autoriser un scrutin, de manière à ce que les travailleurs de Teksid, Gunderson et Pytco puissent décider s’ils veulent rester au sein de la CTM ou passer au SNTMMSRM.

IndustriALL et ses affiliés vont continuer à suivre de près la situation et expriment leur soutien sans réserve aux revendications des travailleurs auprès des trois entreprises dans le cadre de leur combat pour un syndicalisme démocratique.

Faire avancer la cause des femmes dans la région MENA

En Égypte, les participantes ont choisi des coordinatrices et ont créé un réseau national des femmes. Les syndicats indépendants indiquent un besoin de davantage d’éducation pour les femmes et que plus de structures qui leur soient dédiées sur les lieux de travail seraient utiles.

Les femmes libanaises ont relevé que leurs défis étaient la faible participation des femmes au niveau du travail syndical et le peu de conscience et de connaissance de ce que font les syndicats. Elles souhaitent dépasser ces problèmes en améliorant la communication auprès des femmes travailleuses, en établissant des réseaux avec des organisations de la société civile et en lançant des campagnes nationales pour promouvoir la participation des femmes au travail syndical.

Ensuite viendra le tour des femmes en Irak et au Koweït. S’agissant de l’Irak, IndustriALL a nominé Hashmeya Muhsin al-Saadawi, la présidente du Syndicat des Centrales et Réseaux électriques de Bassora et membre du Comité exécutif d’IndustriALL, pour le Prix International Arthur Svensson pour les droits syndicaux. Depuis son élection en tant que présidente de son syndicat, elle a été constamment confrontée à du harcèlement et des attaques aussi bien de la part du gouvernement, des politiques que des employeurs. Encore plus inquiétant, à de nombreuses reprises, elle a été soumise à de graves menaces de la part de milices armées de Bassora.

Hashmeya Muhsin al-Saadawi s’est présentée aux récentes élections parlementaires et a reçu à cette occasion plusieurs menaces de mort. Voyant que ces agressions et ne la dissuadait pas de présenter sa candidature, ces menaces de mort ont été étendues aux membres de sa famille, dont son fils. Elle n’a pas obtenu de siège au parlement mais a terminé sa campagne électorale sans dommages.

Hashmeya Muhsin al-Saadawi est avant tout une leader syndicale efficace. Une femme parvenant à la barre d’un syndicat au Moyen-Orient est une réussite qui doit être applaudie et reproduite. Il est d’une importance fondamentale de promouvoir la présence de femmes à des postes de direction dans le cadre d’un processus plus vaste d’émancipation des femmes.

Jyrki Raina, Secrétaire général d’IndustriALL dit d’Hashmeya Muhsin al-Saadawi qu’elle est “l’une des personnes les plus courageuses qu’il m’a été donné de rencontrer au cours de mes longues années d’expérience au sein du mouvement syndical international.”

Les syndicats œuvrent à mettre fin à la violence et à toute forme de discrimination contre les femmes et exigent un plein respect de leurs droits en tant que personnes et syndicalistes. L’un d’entre eux est l’UMMI (Syndicat des Métallurgistes et Mécaniciens d’Iran). Il a publié l’an dernier une édition spéciale dans laquelle il soulevait les questions suivantes :

“N’est-ce pas de la violence, lorsque Reyhaneh Jabbari est exécutée pour avoir défendu son honneur en tuant son violeur ? N’est pas de la violence quand Nasrin Sotoudeh est arrêtée et mise en prison pour avoir protesté en faveur de ses droits ? Ces cas à Ispahan de femmes victimes d’attaques à l’acide ne sont-ils pas de la violence à l’encontre des femmes ? N’est-ce pas de la violence lorsque les épouses des grévistes des charbonnages de Bafgh sont menacées par les forces de sécurité parce qu’elles soutiennent les actions de leurs maris ? N’est-ce pas de la violence lorsque des militants syndicaux sont arrêtés en présence de leurs femmes et de leurs enfants aux petites heures du jour ? N’est-ce pas de la violence quand des femmes sont tuées ou violées en Irak, Syrie et à Kobané par des mercenaires qui ont été parachutés au milieu de la guerre au Moyen-Orient ? La traite des femmes et le commerce du sexe ne sont-elles pas les formes les plus répandues de mercantilisme et de violence au détriment des femmes ?”

La région MENA sera une priorité d’IndustriALL en 2015 et nous allons continuer à y soutenir les structures des femmes travailleuses.

Les mineurs protestent contre la destruction du secteur des charbonnages en Ukraine

Les travailleurs exigent que le gouvernement revoie le budget de l’État pour 2015 pour y inclure les fonds nécessaires au paiement des arriérés de salaires, le sauvetage des activités minières, l’amélioration de la santé et de la sécurité et rétablisse des garanties sociales en faveur des travailleurs actifs et retraités du secteur.

Des avantages sociaux comme une fiscalité préférentielle pour les mineurs et des combustibles domestiques gratuits ont déjà été abolis et le seuil de taxation des pensions a été abaissé. Certains travailleurs n’ont pas touché leur salaire depuis août 2014. Les arriérés salariaux s’élèvent maintenant à 600 millions de Grivna (38 millions de Dollars) et ne cessent d’augmenter.

Dans le même temps, le budget de l’état comporte un poste pour la fermeture des charbonnages. La décision du gouvernement de retirer son soutien financier va se traduire par des licenciements massifs dans le secteur. Plus de 50.000 travailleurs et travailleuses pourraient perdre leur emploi et jusqu’à 150.000 personnes, en comptant les familles des travailleurs concernés, pourraient se retrouver sans le moindre revenu. Les villes et les villages où les mines de charbon sont seules à offrir un emploi seront voués au déclin.

Jyrki Raina, secrétaire général d’IndustriALL a appelé instamment le Premier Ministre du pays à revoir le budget de l’Ukraine pour 2015 afin de l’adapter aux revendications des mineurs.

Initiative citoyenne pour mettre fin aux contrats sans horaires de travail en Finlande

De jeunes militants syndicaux sont à l’origine de l’initiative. “Les contrats sans horaires de travail et le travail à temps partiel sont la réalité pour beaucoup de jeunes travailleurs et travailleuses,” dit Tatu Tuomela, secrétaire à la jeunesse de l’organisation centrale des syndicats finlandais, SAK.

Il s’agit de contrats dans lesquels la durée hebdomadaire de travail varie de zéro à 40 heures, et qui donnent aux employeurs la possibilité d’engager du personnel sans garantie de travail. Les salariés travaillent donc seulement quand on a besoin d’eux sans pouvoir généralement prévoir à l’avance combien d’heures ils travailleront.

De jeunes activistes ont lancé Operaatio vakiduuni (Opération emploi stable) pour s’opposer aux contrats sans horaires de travail. Ils demandent l’interdiction de ces contrats et la garantie d’au moins 18 heures de travail par semaine pour les contrats de travail à temps partiel.

D’autres demandes portent sur l’obligation de connaître plus longtemps à l’avance les horaires de travail, une meilleure allocation de chômage pour les salariés employés à temps partiel et davantage de droits pour les personnes embauchées par des agences de travail temporaire.

L’initiative citoyenne est l’une des composantes de la campagne. Dans le cas où une initiative obtient le soutien d’au moins 50.000 citoyens et citoyennes de Finlande en âge de voter, le Parlement est dans l’obligation de voter une loi. L’initiative doit inclure un projet de loi ou une proposition pour entamer le processus d’élaboration d’un texte législatif, et indiquer les raisons de la proposition. La collecte de signatures doit se faire dans une période de six mois.

IndustriALL Global Union mène la campagne permanente STOP Travail Précaire – pour combattre la tendance croissante visant à remplacer l’emploi à temps plein par du travail temporaire ou à temps partiel, un recours à des agences de recrutement et une main-d’œuvre employée sur appel.  

Les syndicats du monde entier se mobilisent pour les droits des travailleurs de Holcim Lafarge

Ce jour-là, le slogan "Pas de fusion sans droits des travailleurs !" a résonné dans le monde entier. Cette campagne est la riposte des syndicats au refus des deux plus grands producteurs de ciment du monde de discuter avec eux des conséquences de leur fusion pour les travailleurs.

Plus de 7.000 messages de protestation reprenant les revendications des travailleurs ont déjà été envoyés aux directions des deux groupes par le biais du réseau mondial de solidarité syndicale LabourStart. Vous pouvez aussi appuyer électroniquement leurs revendications en envoyant des messages aux directions de Lafarge et Holcim via le site www.labourstart.org/go/nomerger.

En Allemagne, en Belgique, au Brésil, au Canada, au Chili, en Croatie, en Espagne, en Grèce, en Italie, en Ouganda, aux Pays-Bas et au Zimbabwe, des syndicats ont profité de cette journée d'action mondiale pour contacter les travailleurs des cimenteries de Lafarge et Holcim. Des responsables syndicaux ont distribué des tracts et expliqué les conséquences de la fusion pour l'avenir des travailleurs.

En Colombie, en France, en Inde, en Indonésie, en Jordanie, au Liban, au Nigeria, aux Philippines et en Roumanie, des syndicats ont mobilisé les travailleurs et organisé des piquets et des rassemblements devant les sites de Lafarge et Holcim. Après ces actions, certains ont mené des arrêts de travail qui ont pris la direction au dépourvu.

Des conférences de presse ont été organisées par des syndicats en Égypte, en Mauritanie, au Nigeria et en Serbie et ont obtenu une bonne couverture médiatique dans la presse nationale. Parmi les autres pays où des actions ont été organisées figurent l'Afrique du Sud, le Cambodge, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, la Suisse et la Thaïlande.

Ces fortes mobilisations, partout dans le monde, traduisent la colère et la frustration des travailleurs et des syndicats des usines Lafarge et Holcim qui ont été mis sur la touche et n'ont jamais été consultés tout au long du processus de fusion,

déclare le Secrétaire général de l'IBB, Ambet Yuson.

Les travailleurs demandent à être respectés et la première chose que Holcim et Lafarge devraient faire serait de les associer, ainsi que leurs syndicats, dans la suite du processus de fusion.

 Jyrki Raina, le Secrétaire général d'IndustriALL Global Union, fait remarquer,

Nous appuyons sans réserve les revendications des travailleurs qui réclament le respect des conventions collectives en vigueur et des conditions de ceux des secteurs d'activité qui seront vendus ainsi que le maintien du dialogue social à l'échelon mondial et un accord cadre.

Les trois syndicats continueront de coordonner de nouvelles actions tant que Lafarge et Holcim n'auront pas accédé à leurs revendications essentielles

Grève du NUM pour les droits chez Northam Platinum

Les travailleurs de la mine Zondereinde de Northam, en Afrique du Sud, protestaient contre le projet de la direction de changer unilatéralement ses politiques en matière de recrutement et de congé de maladie.

"L'intention était clairement de scinder, affaiblir et abandonner toutes les politiques progressistes qui régissaient les relations d'emploi à la mine de Northam Platinum. Les travailleurs ont (entre autres) découvert qu'une salariée blanche avait été engagée sans suivre la procédure normale. Lorsque cette anomalie a été signalée à la direction, elle a tenté de la justifier et, lorsque les salariés ont continué à contester cette pratique, elle a réagi en les menaçant de mesures disciplinaires, sans agir sur le fond du problème", a déclaré le Secrétaire général du NUM, Frans Baleni.

D'après le NUM, qui est affilié à IndustriALL Global Union, la direction voulait aussi prendre des mesures disciplinaires contre des travailleurs qui avaient portant des certificats médicaux en bonne et due forme et les obliger à travailler alors qu'ils sont blessés ou malades.

"Des travailleurs ont aussi été victimes de licenciements abusifs alors qu'ils étaient en absence justifiée pour maladie. Nous soupçonnons la direction d'avoir voulu modifier ses politiques pour des motifs qui lui sont propres, sans en informer la direction du syndicat et sans suivre la procédure normale," ajoute Frans Baleni.

À la suite des négociations, les travailleurs ont accepté un projet de mémorandum d'accord par lequel les parties ont convenu de ce qui suit :

Northam Platinum produit près de 28 kilos de métaux du groupe du platine par jour, soit 65 pour cent de la production totale de cette compagnie minière.