Ne touchez pas à notre droit de grève !

Le 18 février, une journée mondiale d’action pour défendre le droit de grève a été convoquée par la Confédération syndicale internationale (CSI) et soutenue par IndustriALL. Travailleurs et travailleuses du monde entier ont fait passer à leurs gouvernements le message sans équivoque de cesser de s’en prendre au droit qui est le leur de faire grève.

Cet appel lancé au plan mondial est une réponse aux attaques menées par le Groupe des Employeurs au sein de l’Organisation internationale du Travail (OIT) au sujet de la Convention 87 (C87) sur la Liberté syndicale et la Protection du Droit syndical. La C87 assure le droit fondamental de tout travailleur à faire grève.

À Genève, IndustriALL, en association avec les fédérations syndicales internationales sœurs IBB, UITA, ISP et UNI, représentant ensemble plus de 100 millions de travailleurs et travailleuses, ont remis des lettres aux missions et représentations des pays qui remettent en cause le droit de grève ou ne le soutiennent pas. L’un d’eux est la Turquie, où récemment l’affilié d’IndustriALL Birlesik Metal Is a été confronté à une interdiction de sa grève dans le secteur du métal sous le prétexte qu’elle était “préjudiciable pour la sécurité nationale”.

La délégation conjointe a également rendu visite aux missions angolaise et indienne pour remettre des courriers qui revendiquaient que les gouvernements de ces pays “soutiennent sans délai le droit universel à faire grève et mettent fin à leur opposition au sein du Conseil d’Administration à ce que le conflit sur ce sujet soit porté devant la Cour internationale de Justice.”

S’adressant aux personnes rassemblées devant la Mission de l’Angola, Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL a déclaré : «Nous ne renoncerons jamais, nous poursuivrons la lutte, car sans notre droit de grève, nous ne pouvons être sûrs d’atteindre le but qui est le nôtre que chacun puisse vivre égal. Ne touchez pas à notre droit de grève !»

Une déclaration similaire a été faite également devant la mission permanente indienne.

L’appel mondial à l’action a été largement suivi et de nombreuses actions et manifestations ont été organisées par des affiliés d’IndustriALL dans de nombreux pays, dont le Chili, la France, l’Inde, l’Indonésie, Le Mexique, le Maroc, les Pays-Bas, les Philippines, la Turquie, la Suisse et les États-Unis.

Des photos des actions sont disponibles sur le compte flickr d’IndustriAll, sur https://www.flickr.com/photos/industriall_gu/sets/72157648579233394/ et https://www.flickr.com/photos/industriall_gu/sets/72157650841241246/.

IndustriALL appelle à la justice en ce neuvième anniversaire de l’homicide industriel de Pasta de Conchos

Pour un mineur, c’est la routine de travailler à des centaines de mètres sous terre et de ne revoir la lumière du jour qu’à la fin de son poste. C’est l’un des métiers les plus dangereux et les mineurs courent bien plus de risques d’être victimes d’un accident du travail que les travailleurs et travailleuses d’autres professions.

Le 19 février 2006, un homicide industriel a été commis au puits n°8 du charbonnage Pasta de Conchos de Grupo Mexico à San Juan de Sabinas. Une explosion dans les galleries a pris au piège 65 mineurs. Deux corps ont été retrouvés en 2006 et 2007 mais aucune tentative ultérieure n’a eu lieu pour récupérer les autres corps.

Le combat pour retrouver les corps

Les familles des mineurs décédés se battent depuis neuf ans pour que l’on aille récupérer les dépouilles des mineurs et avoir ainsi le droit d’honorer leurs parents disparus. L’église catholique, dans cette région minière, a exprimé ouvertement son soutien aux familles et a appelé la justice et les autorités à répondre favorablement aux demandes formulées par ces familles. L’église a tenu une messe spéciale à la mine afin de prier pour le repos éternel des 63 mineurs disparus.

Le 19 février 2015 marque le neuvième anniversaire de la tragédie. IndustriALL soutient la revendication faite aux gouvernements de l’état et à celui du niveau fédéral d’inspecter les mines et de protéger la vie des mineurs, d’organiser la récupération des dépouilles et des funérailles décentes, de mener une enquête approfondie sur ce qui s’est passé et de punir ceux qui en sont responsables.

Les souffrances des survivants de Soma continuent

Les mineurs ont appris leur licenciement par courriel de Soma Holding Company en date du 1er décembre. L’entreprise a depuis refusé de les dédommager, en raison, selon elle, du gel de ses avoirs.

Les mineurs de Soma, membres de l’affilié turc de IndustriALL, Maden-Is, ont défilé le 10 février à Ankara devant le Parlement et le ministère du Travail, pour demander une indemnisation, qui selon Maden-Is, devrait se monter approximativement à 17 millions  d’USD.

Toutefois, la réglementation dans le secteur minier devrait également garantir l’intervention de l’organisme d’État ‘Entreprises turques du charbon’ (TKi) qui permettrait de verser aux mineurs ce qui leur est dû.

Alors que Soma Holding et TKi se disputent pour savoir qui va payer, les mineurs et leurs familles souffrent du manque de revenus au cœur de l’hiver.

"Cessez de punir les mineurs survivants de Soma et versez leurs indemnités," a demandé Nurettin Akcul, président général du syndicat turc des mineurs, Maden-Is, dans son appel au

gouvernement. "Tous les mineurs licenciés doivent avoir un emploi.”

L’homicide industriel de Soma du 13 mai 2014 est la pire catastrophe minière survenue dans le pays. Une explosion et une asphyxie par du monoxyde de carbone dans la mine, située dans province de Manisa à l’ouest de la Turquie, a causé la mort de 301 mineurs, et un grand nombre de blessés.

Beaucoup de familles de ces mineurs décédés n’ont pas encore été dédommagées.

Un rapport indépendant sur ce désastre a établi une liste, point par point, des négligences graves qui pourraient être à l’origine de cet accident et qui auraient pu être facilement évitées. Les mineurs sont morts inutilement d’une asphyxie par monoxyde de carbone en raison de systèmes insuffisants de ventilation et de masques à gaz défectueux. Des sorties avaient été bloquées, des systèmes d’alerte ne fonctionnaient pas et les rapports sur la sécurité étaient constamment manipulés.

Le secrétaire général adjoint de IndustriALL, Kemal Ôzkan, a déclaré:

Le refus d’indemniser les mineurs licenciés chez Soma aggrave encore la situation. Le gouvernement doit intervenir, prendre ses responsabilités et s’assurer que les mineurs soient correctement indemnisés. Beaucoup d’entre eux ont déjà perdu des membres de leur famille et des amis dans cet homicide industriel chez Soma. Et maintenant, ils ont encore perdu leur emploi. Le fait de laisser ces mineurs passer tout l’hiver sans salaire est une preuve de plus du mépris accordé à leur bien-être.

Le bureau du procureur général turc mène actuellement une enquête sur cette catastrophe. Toutefois, Soma Holding, rejette la responsabilité en disant qu’il n’y a aucune preuve de violation des procédures de sécurité.

Israël: Grève contre des mises à pied massives

Histadrut estime qu’il existe d’autres moyens pour résoudre cette crise et rendre l’entreprise encore plus performante, sans avoir recours à des mises à pied massives. Mais il faut que cette entreprise entreprenne un dialogue utile avec le comité des salariés et la main-d’œuvre dans le but de trouver des solutions créatives qui permettront de sauvegarder les moyens d’existence de centaines de familles.

Je demande à Israel Chemicals (ICL) de négocier de bonne foi avec le comité des salariés et avec la main-d’œuvre elle-même, pour trouver des moyens créatifs permettant de poursuivre l’activité de l’entreprise avec efficacité et profitabilité, tout en conservant dans le même temps l’effectif intact de la main-d’œuvre,

a dit Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL dans une lettre adressée à l’entreprise.

ICL doit cesser d’avoir recours à des mesures unilatérales qui fragilisent les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses. IndustriALL Global Union et ses syndicats affiliés du monde entier conservent une position ferme en solidarité avec Histadrut, et soutiennent totalement son action revendicative.

Les Global Unions somment Benetton de « pagare » !

Benetton est la seule grande marque internationale, ayant confirmé s'être approvisionnée en vêtement au Rana Plaza, à n’avoir pas versé un centime au fonds d'indemnisation pour les victimes. IndustriALL Global Union et son homologue UNI Global Union appellent Benetton à faire ce qui s'impose et à contribuer au fonds. Il manque 9 millions de US$ dans le fonds sur les 30 millions de US$ nécessaires pour indemniser pleinement les victimes, alors que le compte à rebours a commencé avant le deuxième anniversaire de la tragédie du 24 avril.

La pression s'accroit sur le géant italien de l'habillement Benetton après qu'un million de consommateurs aient signé la pétition d'Avaaz appelant l'entreprise à verser des indemnités aux familles des victimes et aux survivants de l'effondrement mortel de l'usine Rana Plaza.

Le Secrétaire général d'IndustriALL, Jyrki Raina, a déclaré :

L'ampleur de cette tragédie ne peut pas être balayée d'un revers de la main. Des enfants ont perdu leur mère, des familles ont perdu leurs revenus, et de nombreux survivants ont été à ce point blessés physiquement et mentalement qu'ils ne sont plus en mesure de travailler ni de nourrir leur famille. Il y a d'autres marques qui devraient également payer davantage d'indemnités mais Benetton doit prendre les devants – la porte est toujours ouverte à la discussion. Benetton, la responsabilité vous incombe totalement.

« Après tout ce que nous avons enduré, nous ne devrions pas être obligés de mendier ou de compter sur la charité pour vivre » a déclaré Mahinur Begum, un survivant du Rana Plaza. « Nous avons droit à une pleine et juste indemnisation. »

Le Secrétaire général d'UNI Global Union, Philip Jennings, a lancé le message suivant à la direction de Benetton: "Benetton, il est temps que vous changiez de couleur ! Le temps presse car nous approchons du deuxième anniversaire de la plus grande catastrophe de toute l'histoire du secteur textile. Benetton, vous avez fabriqué des produits au Rana Plaza, maintenant montrez-vous à la hauteur pour les victimes, vous pouvez vous le permettre. »

La tragédie de Rana Plaza

Plus de 1.100 personnes ont perdu la vie dans l'effondrement du Rana Plaza, qui s'est produit le matin du 24 avril 2013 à Savar, dans la banlieue de la capitale du Bangladesh, Dhaka. Malgré de très claires mises en garde, notamment publiées dans un journal, que le bâtiment était sur le point de s'effondrer, les travailleurs ont été sommés de venir au travail sous peine de perdre leur emploi. Cette menace a coûté beaucoup en vies humaines.

Au cours de l'année écoulée, le Fonds d'affectation spéciale pour le Rana Plaza, établi sous la houlette de l'Organisation internationale du travail (OIT), a récolté près de 21 millions d'US $ de dons versés par les marques mondiales, le Fonds de secours du Premier ministre bangladais, les syndicats et la société civile. Cependant il manque toujours $9 millions pour combler le déficit de financement.

A ce jour, 5.000 personnes – personnes à charge des défunts ainsi que des travailleurs blessés – ont reçu 40% de l'indemnisation totale qui leur est due, selon le Comité de coordination pour le Rana Plana présidée par l'OIT.

L'Accord sur la sécurité incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh, initié par les syndicats mondial IndustriALL Global Union et UNI après l'effondrement du Rana Plaza, a maintenant été signé par quelque 200 marques mondiales. L'Accord met en place des programmes d'inspection indépendante dans deux cent usines textiles au Bangladesh, et contribue à améliorer la sécurité et la durabilité de tout le secteur de l'habillement du pays.

IndustriALL signe un Accord-Cadre Mondial avec Gamesa

Cet accord, le premier au monde à concerner une entreprise du domaine des énergies renouvelables, a été signé ce 18 février à Madrid par le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina, le Président Directeur Général de Gamesa, José Antonio Cortajarena, le Directeur des Ressources Humaines de Gamesa, Javier Treviño ainsi que Carlos Romero, Antonio Deusa et Agustín Martín, respectivement Secrétaires généraux de MCA-UGT, FITAG-UGT et CCOO de Industria.

Cet accord, qui s’applique à toutes les entités du groupe Gamesa et à l’ensemble de son personnel de par le monde, comprend de nouvelles clauses qui renforcent les droits des travailleurs et travailleuses ainsi que de leurs syndicats, introduit le principe de neutralité par rapport au fait syndical, établi la préséance des accords internationaux sur d’éventuelles normes nationales laxistes, assure aux représentants des travailleurs le droit d’accès aux sites d’activité et renforce les réseaux syndicaux.

L’un des points les plus innovants de l’accord est que la direction de Gamesa assurera la supervision et le suivi de l’accord conjointement avec IndustriALL et les syndicats espagnols (FITAG-UGT, MCA-UGT et CCOO de Industria). Un nouvel organe de coordination et de suivi sera créé et se réunira régulièrement. Il produira un rapport tous les deux ans sur la mise en œuvre et les progrès de l’accord avec l’objectif de le mettre à jour.

Jyrki Raina, Secrétaire général d’IndustriALL a déclaré :

IndustriALL est convaincue que les accords-cadres mondiaux sont des instruments importants au bénéfice de la syndicalisation et de l’amélioration des relations sociales au sein des multinationales et de leurs filiales.

La signature de cet accord mondial engage l’entreprise par rapport au développement personnel et à la protection de ses salariés partout dans le monde et fait de la santé et la sécurité au travail, des conditions de travail et de l’égalité des chances des problématiques centrales d’action pour l’entreprise, indique Carlos Romero.

Antonio Deusa précise : “L’importance d’aboutir à cet accord est qu’il souligne l’engagement des organisations signataires envers les salariés de Gamesa, quel que soit leur lieu de travail.”

Agustín Martín déclare que des accords mondiaux tel que celui-ci “donnent de la substance aux tentatives des syndicats de persuader les entreprises d’adopter d’authentiques pratiques de responsabilité sociale à travers l’ensemble de leurs réseaux de production. Ceci est le garant d’une amélioration des normes syndicales et des conditions de travail à niveau mondial, en fonction des conditions particulières qui prévalent dans chaque pays et régions du monde”.

L’Accord-Cadre Mondial avec le Groupe Gamesa comprend les dispositions suivantes :

Plan d'action européen pour l'Accord sur la sécurité incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh

L'Accord sur la sécurité incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh, signé après la catastrophe du Rana Plaza qui avait coûté la vie à plus de 1.100 travailleuses et travailleurs de l'habillement en avril 2013, fera date en matière de responsabilité sociale de l'entreprise (RSE). C'est la première fois que des organisations syndicales et des marques de vêtement mondiales collaborent pour contrôler un instrument juridiquement contraignant de ce type.

L'Accord comporte six éléments essentiels :

La réunion de Bruxelles a examiné les pressions que les représentants des travailleurs européens des comités d'entreprise européens et locaux et les structures syndicales peuvent exercer sur leurs propres employeurs afin qu'ils remplissent leurs engagements vis-à-vis des travailleurs de leurs fournisseurs et sous-traitants, comme le prévoit l'Accord. Le contrôle, l'investigation, l'utilisation des outils institutionnels dont disposent les travailleurs des multinationales européennes – comme les comités d'entreprise européens (CEE) ou les représentants des salariés au conseil d'administration – et l'action syndicale traditionnelle sont autant de moyens qui ont été discutés.

Cette réunion était organisée par le Pôle européen de compétence en matière de participation des travailleurs de l'Institut syndical européen (ETUI), en collaboration avec IndustriALL Europe, IndustriALL Global Union, UNI Global Union et UNI-Europa.

Des coups de feu sont tirés sur des mineurs en grève en Pologne

Les 2 et 9 février, plus de 20 personnes ont été blessées quand la police a ouvert le feu contre une manifestation de mineurs. Les syndicats continuent de demander une explication sur l’emploi d’armes à feu contre des travailleurs sans armes.

Le 26 janvier, le directeur général de JSW, Jaroslaw Zagorowski, avait tenté de mettre à la porte dix syndicalistes qui avaient protesté par solidarité avec des mineurs sur d’autres sites de production en Pologne. Cette arrogance a déclenché des vagues de protestation à la mine de JSW à Jastrzebie. À la suite de la décision de la direction de l’entreprise de mettre fin à trois conventions collectives et à l’annonce d’un plan d’épargne, les syndicats ont voté en faveur de la grève le 28 janvier.

Les syndicats de la mine exigent la démission de Zagorowski, responsable selon eux de la rupture du dialogue entre la direction et les travailleurs. Ils demandent également l’annulation de la résiliation des trois conventions collectives, et que les mêmes règles d’emploi s’appliquent dans toutes les mines de JSW.

Des entretiens ont pu se poursuivre avec l’aide d’un médiateur entre les syndicats et la direction, et un accord a été conclu sur le programme d’épargne. La grève a été suspendue le 13 février, et trois jours plus tard, le directeur général Jaroslaw Zagorowski a donné sa démission. Cependant, le conseil de surveillance de l’entreprise doit encore entériner formellement la démission.

Glen Mpufane, directeur des mines à IndustriALL Global Union, attire l’attention sur le soutien de l’organisation aux mineurs en grève:

Ce niveau de violence et cette absence de respect des droits des travailleurs et travailleuses sont inacceptables. Nous demandons instamment à l’employeur de prendre en compte les revendications des syndicats et de trouver une solution.

Grupo Mexico ne peut exporter ses mauvaises manières en Espagne

IndustriALL Global Union se joint à ses affiliés espagnols pour réclamer le respect total des droits au travail et de l’environnement au cas ou ce récidiviste obtiendrait le contrat pour sa gestion.

Cette mine à ciel ouvert a d'importants gisements de zinc, de plomb, de cuivre et d'argent, et on s'attend à ce qu'une exploration en profondeur en découvre d'autres encore.

C'est à Aznalcóllar qu'a eu lieu un des pires désastres environnementaux qu'ait connu l'Espagne lorsque, en 1998, la rupture d'un barrage a provoqué le déversement de 5 millions de mètres cubes d'eau et la destruction de 4.634 de terres dans la campagne environnante du parc national de Doñana. L'exploitant de l'époque, Boliden, n'ayant pas versé la totalité des indemnités, le gouvernement a repris possession de la mine.

La procédure d'appel d'offres lancée par la province de Séville entre dans sa phase finale alors qu'il ne reste plus que deux soumissionnaires en course, Grupo Mexico s'étant associé à l'andalou Magtel dans une offre commune.

Les dernières propositions ont été déposées en décembre 2014 et la décision devrait tomber le 16 mars 2015. La réouverture de la mine devrait créer 400 emplois directs et 700 indirects.

Les deux offres prévoient la réhabilitation de l’environnement local, de l'approvisionnement en eau et la prise en charge des conséquences sociales du fonctionnement de la mine et de son éventuelle fermeture.

Bien que le bilan du concurrent, Emerita, laisse aussi à désirer et inquiète les syndicats espagnols, celui de Grupo Mexico en matière de déversements de produits toxiques, d'hostilité envers les syndicats et les communautés imposera une vigilance de tous les instants pour s'assurer que les promesses de pérennité sociale et environnementale faites dans l'offre soient tenues.

Le Secrétaire général d'IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, explique l'attention particulière portée à cette procédure d'appel d'offres par :

L'attitude scandaleusement irresponsable vis-à-vis de l’environnement et antisyndicale de Grupo Mexico.

Quant au Secrétaire général adjoint d'IndustriALL, Fernando Lopes, il conclut en ces termes :

"Où que Grupo Mexico pose le pied dans le monde, IndustriALL et ses affiliés concernés seront là pour combattre le comportement irresponsable de cette entreprise et exiger qu'elle rende des comptes."

Pour plus d'information : http://www.elconfidencial.com/espana/andaluci…

Escalade de la grève dans le secteur pétrolier aux États-Unis

Les travailleurs et travailleuses des raffineries BP en Ohio et Indiana ont rejoint les arrêts de travail qui ont débuté le 1er février au sein de neuf autres raffineries. De la Californie au Kentucky, c’est la première grève nationale dans le secteur depuis 35 ans.

Il y a maintenant plus de 5.000 membres de l’USW en grève contre des pratiques de travail inéquitables au sein de 11 raffineries appartenant à Shell, Marathon, Tesoro, BP et LyondellBasell. Les grèves ont débuté après que Shell a failli à faire des propositions sérieuses pour rencontrer les préoccupations de l’USW en matière de sécurité, de pénibilité des heures supplémentaires et de niveaux de personnel ne garantissant pas la sécurité.

Shell est en première ligne des négociations pour une nouvelle convention nationale du côté patronal. Le 6 février, les salariés du pétrole de la région de Houston ont pris part à un rassemblement devant le siège américain de Shell pour montrer à la direction que les syndiqués étaient unis dans leur volonté d’aboutir à une convention équitable qui améliore la sécurité dans l’ensemble du secteur. Le lendemain, le 7 février, soit une semaine après le début de la grève, les travailleurs des raffineries de l’ensemble du pays ont participé à une Journée d’Action nationale pour des raffineries sûres, la sécurité de l’emploi et la santé des communautés locales. Les sections de l’USW ont mené des actions de solidarité avec les sections locales en grève, dans un mélange de rassemblements aux grilles des usines et au sein de salles de réunion syndicales.

L’USW, affilié d’IndustriALL, indique clairement que la principale priorité de cette grève nationale est la sécurité au sein des raffineries et une solution au sous-déploiement chronique de personnel. Le Vice-président international de l’USW Gary Beevers, qui dirige le Programme national pour le Pétrole du syndicat, déclare :

Cet arrêt de travail concerne la pénibilité des heures supplémentaires, les niveaux de personnel ne garantissant pas la sécurité, les situations de danger que le secteur continue d’ignorer et la sous-traitance flagrante qui influence négativement la santé et la sécurité au travail.

En plus des problématiques de santé et sécurité, cette grève de l’USW est dirigée contre le manque de bonne foi des compagnies pétrolières au niveau des négociations, s’agissant notamment du refus de négocier sur des sujets obligatoires, des retards inopportuns au niveau de la fourniture des informations, des entraves aux négociations et des menaces proférées envers les travailleurs qui se joindraient à la grève.

Le syndicat s’est engagé à négocier une convention équitable qui améliore les conditions de sécurité pour l’ensemble du secteur et les négociateurs de l’USW sont déterminés à résoudre les problématiques principales des adhérents.

Cette semaine a aussi vu une délégation des travailleurs des raffineries en grève exporter leur campagne pour un secteur pétrolier plus sûr en Europe lors de réunions avec des syndicats alliés aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni.

Ce groupe comprend des grévistes de raffineries de Shell, Marathon et Tesoro. Shell, qui fait figure de leader des négociations pour les compagnies pétrolières, a son siège aux Pays-Bas. Les adhérents de l’USW ont rencontré les syndicats FNV du Pétrole de Shell et LyondellBasell aux Pays-Bas et se sont ensuite rendus au Royaume-Uni pour rencontrer les dirigeants du syndicat Unite, le plus grand syndicat d’industrie de Grande-Bretagne et d’Irlande.