Les syndicats honorent le courage et la détermination des femmes

Des femmes se sont réunies en Inde, au Pakistan et au Bangladesh pour témoigner de leurs réalisations et manifester pour leurs droits.

La région Asie-Pacifique d'IndustriALL a fait de la protection de la maternité le slogan des activités du 8 mars de cette année. Des affiliés d'Indonésie, du Cambodge, de Malaisie, des Philippines et du Myanmar ont défilé pour réclamer la protection de la maternité ainsi que des progrès dans le domaine de la santé des femmes.

En Suisse et au Zimbabwe, les syndicats ont manifesté pour réclamer l'égalité de rémunération des femmes et des hommes.

En Turquie, Petrol-Is et Birselik Metal-Is ont organisé des rassemblements dans plusieurs villes et usines. Petrol-Is a organisé un séminaire pour les femmes qui sont venues y raconter leurs histoires et témoigner de cas de violence.

La violence était aussi le thème d'activités qui ont eu lieu au Brésil où FEQUIMFAR et la Fédération syndicale des métallurgistes ont organisé des rassemblements de masse. Il y a aussi été question de tolérance zéro contre les vexations, le harcèlement sexuel et la discrimination.

La lutte contre la discrimination était aussi le slogan de la manifestation organisée au Chili par CONSTRAMET pendant laquelle les femmes ont réclamé l'égalité de traitement et la libéralisation de l'avortement.

En Colombie, les femmes ont profité de la journée du 8 mars pour manifester pour le droit à l'eau, la participation, la formation et la syndicalisation.

Partout dans le monde, les femmes affichent leur fierté de venir à bout de la discrimination et se montrent prêtes à relever de nouveaux défis. IndustriALL est à leur côté sans réserve !

Solvay met sur pied un forum mondial pour de meilleures relations sociales

La toute première réunion du Forum mondial a eu lieu du 4 au 6 mars 2015 au siège central de Solvay à Bruxelles. L’objectif du Froum est de renforcer le dialogue social au sein du groupe à niveau mondial. La réunion, qui s’étendait sur trois journées, a vu la participation de la haute direction de Solvay ainsi que de représentants des travailleurs issus d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine. IndustriALL était également présente.

La direction de Solvay considère que le Forum représente une importante opportunité d’évaluer les résultats de l’entreprise, d’en percevoir les défis stratégiques, de créer une culture commune et de coordonner des actions dans un contexte mondialisé.

Le Forum offre aux représentants syndicaux une plateforme leur permettant de mieux se connaître et de rencontrer les plus hauts dirigeants de l’entreprise, y compris le Président Directeur général, Jean-Pierre Clamadieu, pour soulever les problèmes qu’ils rencontrent, échanger des points de vue et établir un véritable dialogue social à l’échelle mondiale.

“IndustriALL félicite Solvay pour son Forum mondial, car il place la barre haut pour les relations sociales dans l’industrie chimique à niveau international” indique Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, qui était présent lors de cette première réunion. “Dans un secteur chimique mondialisé, de telles références sont d’importance critique pour nos membres de par le monde et IndustriALL va continuer à répandre ces pratiques auprès des entreprises qui sont leaders de leur secteur.”

Ayant fêté son 150e anniversaire en 2013, Solvay emploie environ 26.000 salariés sur 119 sites dans 52 pays.

Le groupe Egger maintient ses pratiques anti-syndicales dans son usine turque

Dès lors que l’affilié d’IndustriALL Lastik-Is a recruté avec succès la majorité de la main d’œuvre de Roma Plastik à la fin de l’an dernier, la direction locale a réagi en mettant à la porte des syndiqués. Un total de 14 personnes ont été jetées dehors à ce jour.

De plus, la direction locale persiste à menacer de renvoi et de punition ceux qui voudraient rejoindre le syndicat. Si les syndiqués quittent Lastik-Is, Roma Plastik leur promet qu’il leur sera octroyé des primes supplémentaires équivalant à trois mois de salaire.

Entretemps, le Ministère turc du Travail et de la Sécurité sociale a produit une certification officielle qui confirme que Lastik-Is possède une majorité légale suffisante pour lui permettre de prétendre être partie aux négociations collectives au sein de Roma Plastik.

Dans une lettre envoyée en Autriche au président de l’entreprise, Michael Egger, le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina, écrit :

“Je vous engage à user de votre autorité auprès de la direction locale de Roma Plastik afin qu’elle s’abstienne immédiatement de toute forme de pression sur les syndiqués par rapport à leur libre choix d’adhésion et qu’elle entame un dialogue constructif avec Lastik-Is pour la mise en œuvre de relations de travail et de conditions de travail équitables.”

Dans sa réponse, la direction centrale prétend qu’il s’agit d’une prérogative de la direction locale qui échappe au siège du groupe situé au Tyrol, en Autriche. Pour IndustriALL, cette réponse n’est pas crédible.

Lastik-Is poursuit son action au sein de l’usine et dans le même temps, IndustriALL et son affilié autrichien, PRO-GE, en collaboration avec l’Internationale des Travailleurs du Bâtiment et du Bois (IBB) et son affilié GBH, continuent à faire pression sur le Groupe Egger pour qu’il réintègre les travailleurs licenciés et reconnaisse Lastik-Is.

“Si le groupe Egger persiste à faire la sourde oreille par rapport aux violations des droits syndicaux en Turquie, nous allons intensifier notre campagne en nous adressant à ses clients du secteur de la construction,” a indiqué Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL. 

Myanmar – garantir une situation équitable aux travailleurs

En décembre 2014, IndustriALL avait deux affiliés au Myanmar; la fédération des travailleurs de l’industrie du Myanmar (IWFM) et la fédération des mineurs du Myanmar (MWFM). Ces deux organisations syndicales sont affiliées à la Confédération des syndicats du Myanmar (CTUM).

Les syndicats ne sont autorisés au Myanmar que depuis 2012, quand les premiers pas vers la démocratie ont eu lieu dans le pays jusqu’alors dirigé par un régime militaire. Les dirigeants des affiliés de IndustriALL dans le pays soulignent le besoin énorme de formation et de renforcement des capacités, et d’une législation mieux à même de protéger les travailleurs et travailleuses.

Les salaires dans l’industrie et les mines au Myanmar varient habituellement entre 60 et 200 USD par mois. Le gouvernement cherche actuellement à établir un salaire minimum et espère y parvenir au cours de ce printemps. Jyrki Raina a souligné l’importance de fixer un salaire minimum suffisant pour vivre.

“Les travailleurs et travailleuses doivent recevoir un salaire permettant de vivre. Le nombre d’heures supplémentaires doit être raisonnable, les conditions de santé et de sécurité doivent être bonnes sur les lieux de travail, et les salariés doivent avoir le droit d’adhérer à un syndicat.

“Le Myanmar étant ouvert aux investissements de l’étranger, ces principes de base envoient un important message au monde, notamment à l’industrie de la confection et de la mode sensible à tout ce qui touche à son image.”

L’investissement direct étranger réalise une croissance rapide, et plusieurs entreprises multinationales cherchent à établir des activités au Myanmar dans les prochaines années.

“IndustriALL soutient l’établissement de bonnes relations travail-patronat au niveau des entreprises, ce qui nécessite une formation des représentant(e)s des syndicats et des directions d’entreprise. L’Organisation internationale du Travail (OIT) est invitée donc à fournir un soutien technique dans ce domaine”, a dit Raina.

Des conflits ont éclaté récemment dans plusieurs usines pour exiger des salaires plus élevés. Raina a félicité le ministère du Travail pour ses efforts en vue d’une solution aux conflits, et a déclaré:

“Ces conflits appellent l’attention sur les difficultés à venir pour l’établissement de mécanismes de négociation collective capables de donner des résultats.”

Agression brutale d’un syndicaliste des mineurs mexicains par des nervis de la CTM

Le 7 mars, alors qu’il distribuait  des tracts syndicaux, Jesus Antonio Campos Valle, dirigeant de la campagne de syndicalisation du SNTMMSRM à l’usine d’autorails Gunderson a été brutalement agressé par plusieurs nervis, dont deux ont été identifiés comme étant Hermilo Falcón López et “El Grande” Lumbreras Piña, membres de l’organisation non-indépendante confédération des travailleurs mexicains (CTM), détentrice d’un contrat de protection dans l’entreprise pour empêcher la présence d’autres syndicats représentant démocratiquement les intérêts des travailleurs et travailleuses.

Le SNTMMSRM a dénoncé cette agression, ainsi que les autres actes d’intimidation et de harcèlement par des dirigeants locaux de la CTM, Jorge Carlos Mata and Mario Dante Galindo, ont dirigé les travailleurs/euses de Gunderson, Teksid et Pytco.

Les travailleurs/euses de ces trois usines ont fait grève en avril 2014 pour protester contre l’absence de représentation démocratique par la CTM, un “syndicat de protection” qui agit de connivence avec les employeurs et ne permet pas aux salariés de prendre connaissance des accords de négociation collective. Pour mettre fin aux grèves, les trois entreprises avaient accepté de reconnaître le SNTMMSRM, avant de se rétracter ensuite et de mettre à pied les dirigeants syndicaux, parmi lesquels Campos.

Campos a obtenu gain de cause par un tribunal qui a ordonné sa réintégration pour licenciement arbitraire, mais l’entreprise a fait appel.

Le SNTMMSRM mène maintenant une bataille juridique prolongée contre les entreprises et la CTM, qui sont soutenues par Alonso Ancira, le directeur de l’aciérie AHMSA, le plus grand employeur de Monclova.

“Ils m’ont roué de coups et frappé à coups de pied au visage, à la tête, à la poitrine, dans les côtes et aux épaules, en me menaçant tout le temps et en disant qu’ils étaient de la CTM et qu’ils me connaissaient ainsi que ma famille,” a déclaré Campos. Après avoir reçu des soins médicaux, Campos a porté plainte au pénal contre les dirigeants de la CTM.

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL s’est adressé au président mexicain pour dénoncer cette violente agression qui “fait partie d’une vague d’attaques systématiques organisées par l’entreprise, de connivence avec la CTM, dans le but de porter atteinte au droit des travailleurs et travailleuses d’élire démocratiquement leur propre représentant(e) pour mener les négociations collectives. Il s’agit d’un droit inaliénable des salariés, inscrit dans la convention 87 de l’OIT”.

Une pétition publiée en ligne pour protester contre cette agression brutale se trouve sur cette page. Vos messages de protestation seront envoyés au président mexicain Enrique Peña Nieto, au gouverneur de Coahuila Ruben Moreira, et à William Furman, directeur général des entreprises Greenbrier.

Une travailleuse violée dans une mine d'Afrique du Sud

L'individu aurait pénétré dans le vestiaire des femmes, un tournevis à la main, puis il aurait obligé la femme à se déshabiller sous la menace de la tuer si elle résistait.

L'agresseur, qui ne ferait pas partie du personnel de l'entreprise, a également menacé une autre femme.

Notre affilié sud-africain NUM (National Union of Mineworkers) exige des explications du propriétaire de la mine, Anglo-American Platinum, sur la manière dont l'individu a pu pénétrer dans les lieux.

L'entreprise a reconnu qu'un "acte criminel violent" s'était produit à la mine.

Le Secrétaire général du NUM et Vice-président d'IndustriALL, Frans Baleni, a déclaré :

"Le NUM abhorre la violence et exhorte les organes chargés de l'application de la loi à agir sans retenue et sans concession. Il est regrettable que la montée de la violence, contre les femmes en particulier, vise à détruire les avancées que le pays a réalisées s'agissant de l'emploi des femmes dans les mines."

En 2012, Pinky Mosaine était agressée, violée et assassinée alors qu'elle travaillait à la mine Khomanani d'Anglo-American, située elle aussi à Rustenburg.

La plupart des actes d'agression sexuelle et de violence contre des femmes dans les mines sud-africaines ne sont pas signalés aux autorités, parce que les victimes craignent de perdre leur emploi.

Le NUM mène un combat difficile pour ces femmes qui travaillent dans une industrie sexiste dominée par les hommes. Il indique que, bien que les femmes soient maintenant nombreuses dans l'exploitation souterraine, rien n'est fait pour rendre les mines plus sûres. Les sévices sexuels et la violence contre les femmes sont de pratique courante, selon le NUM.

"Il est affligeant que les travailleuses, qui doivent déjà endurer les maux du capitalisme, subissent encore un autre fléau, celui d'être forcées, violées, abusées sexuellement et tuées par des collègues qui devraient être leurs protecteurs et leurs camarades de lutte," ajoute Frans Baleni.

Les métallurgistes philippins prennent pour cible les fournisseurs de multinationales

Une campagne destinée à frapper les fournisseurs sans scrupules a été lancée le 3 mars par l’affilié de IndustriALL Global Union, l’alliance des métallurgistes des Philippines (PMA) qui  travaillera en partenariat avec l’alliance des manœuvres et des jeunes (ALAY), un mouvement d’étudiant(e)s qui lutte pour la défense des droits des travailleurs et travailleuses chez Katolec Philippines, Moriroku, Sohbi Kohgei et Young Shin Tronics.

Trois des fournisseurs – Katolec Philippines, Moriroku et Sohbi Kohgei sont situés dans des zones économiques spéciales, connues pour leurs politiques antisyndicales de triste renommée.

La campagne vise à appeler l’attention sur le harcèlement qui sévit et sur les infractions à la législation du travail par les entreprises.

Les témoignages des dirigeants syndicaux font état d’un système où les infractions continues aux droits des travailleurs/euses sont commises avec impunité: “Comme si ces entreprises étaient protégées par un rideau spécial qui leur permet même d’ignorer les décisions des tribunaux,” a dit un représentant de la PMA.

“Katolec Philippines refuse de reconnaître notre syndicat et de négocier collectivement pour une amélioration des clauses et conditions, malgré notre victoire convaincante obtenue avec l’homologation du second tour de l’élection. À la place, l’entreprise m’a écarté de la direction du syndicat,” a dit le président du syndicat de Katolec Philippines (KAPLU), Fermin Galicia.

Les larmes aux yeux, une femme membre du conseil du KAPLU a insisté pour dire que tout ce que veulent les travailleurs et travailleuses c’est d’avoir de meilleurs salaires pour vivre et d’obtenir une amélioration des conditions de travail: “Je travaille dans l’entreprise depuis 12 ans et durant tout ce temps, j’ai seulement reçu un salaire insuffisant, bien loin de ce qu’il faudrait pour avoir une vie décente,” dit-elle en se lamentant.

Chez Moriroku aux Philippines, le harcèlement et l’intimidation des salariés a commencé dès la création du syndicat, en s’attaquant en premier lieu aux responsables syndicaux. “Tout ce que nous savons, c’est que nous n’avons commis aucune infraction ni aucun acte illégal, nous voulons seulement exercer notre droit de constituer un syndicat,” a dit le président du syndicat Moriroku des métallurgistes aux Philippines, Joseph Aplicador. Mais cette affirmation est tombée dans l’oreille d’un sourd à la direction du fait que le président et le vice-président ont tous deux été mis à pied.

“Young Shin Tronics, un fournisseur de Samsung, ne comprend vraiment rien. Tout ce que les salariés veulent, c’est d’avoir un syndicat pour représenter leurs intérêts,” a dit Aplicador. “Les gens dans l’entreprise commencent seulement à réaliser qu’il est difficile pour eux de combattre individuellement, de se battre pour leurs droits et d’avoir de meilleures prestations, et c’est pourquoi la décision a été prise d’agir collectivement,” a-t-il ajouté.

Le gouvernement philippin dialogue avec les syndicats du ciment

Le 4 mars, l’affilié d’IndustriALL, le Conseil des Travailleurs du Ciment des Philippines (PCWC), qui représentait également à cette occasion les autres travailleurs cimentiers philippins et leurs syndicats, a rencontré les responsables du ministère du travail en présence de la Ministre, Mme Rosalinda Baldoz. Au cours de la réunion, tenue au Ministère du Travail et de l’Emploi, les parties ont débattu à bâtons rompus des problématiques et des préoccupations liées au processus de fusion entre Holcim et Lafarge. Les responsables gouvernementaux se sont fermement engagés à poursuivre le dialogue de sorte à obtenir la garantie que les droits des travailleurs seront pris en compte durant le processus de fusion.

Mme Baldoz a souligné que les travailleurs devaient être correctement informés et consultés par les employeurs s’agissant des questions liées à la fusion et qui ne leur apparaissent pas totalement claires : “Au cours de cette période d’intégration mondiale pleine de défis, les partenaires sociaux doivent avancer main dans la main avec pour objectif d’offrir des emplois sûrs et des prestations améliorées pour les travailleurs et travailleuses,” a indiqué Mme Baldoz.

Macario Noble, président du PCWC, a assuré que syndicat resterait sur ses gardes jusqu’à ce que les directions des deux entreprises garantissent que les droits des travailleurs seront respectés. “Nous voulons nous assurer qu’il n’y aura pas de pertes d’emploi et que nos conventions collectives existantes seront respectées,” a dit Noble.

Pour clore les discussions, les autorités du travail ont rappelé la nécessité de ternir une seconde réunion dans le courant du mois avec pour objectif de former un conseil tripartite du ciment qui serve de plate-forme à la poursuite du dialogue menant à une industrie du ciment soutenable.

"Petrobras: être responsable et une part de nous-mêmes", demande le mouvement syndical

Étant la plus grosse entreprise du pays, les problèmes de Petrobras ont des répercussions graves. Mais des capitaux privés et étrangers, avec le soutien de politiciens de droite, tentent d’utiliser à leur avantage les ennuis actuels de l’entreprise pour faciliter la liquidation de Petrobras quand le cours de ses actions est au plus bas. Petrobras, qui appartient à l’État brésilien dans la proportion de 64 per cent, a longtemps été et reste l’un des principaux piliers de l’économie brésilienne.

La fédération des travailleurs du pétrole FUP-CUT et l’organisation qui la coiffe CNQ-CUT avec la CNM-CUT, ont mené de puissantes manifestations sous la bannière “Petrobras É Nossa”. Lors du rassemblement à Rio de Janeiro le 24 février, le secrétaire général de IndustriALL, Jyrki Raina, a déclaré:

L’accord-cadre mondial avec notre partenaire Petrobras appartient au peuple brésilien et à ses travailleurs et travailleuses. Cela rend les détournements financiers de l’entreprise encore plus scandaleux. Toutefois, on ne peut pas permettre la liquidation de cet important patrimoine à un prix défiant toute concurrence au moment où l’entreprise connaît une crise, ce qui aggraverait encore la situation.

Les syndicats et les mouvements sociaux se mobiliseront pour la journée nationale d’action fixée au 13 mars pour la défense de Petrobras. Cependant, les organes de la presse financière brésilienne critiquent violemment le gouvernement et demandent une privatisation. En outre, l’agence de notation financière Moody a déclassé les titres Petrobras à l’état de pacotille.

Lucineide Varjão Soares, présidente de la CNQ-CUT a indiqué dans sa déclaration:

Nous avons combattu la même campagne en 1948: Le pétrole nous appartient! Nous avions gagné à l’époque et empêché le transfert de cet actif au capital étranger. Petrobras subit une attaque. La corruption ne peut pas servir de prétexte au démantèlement de toute une chaîne de production de pétrole et de gaz, qui est l’œuvre des travailleurs et travailleuses. Nous défendrons vigoureusement notre trésor national et nos emplois.

Le scandale a été révélé quand un ancien directeur de Petrobras a admis l’existence d’un vaste système de dessous-de-table et de gratifications, après son arrestation en mars 2014 pour blanchiment d’argent, pour tenter de se faire notifier un chef d’accusation moins grave. Des cadres de Petrobras sont accusés de conspiration illégale avec un cartel des principales entreprises de construction du Brésil pendant dix ans.

Le procureur général du Brésil a demandé hier à la Cour suprême l’autorisation d’enquêter sur 54 personnes non spécifiées, membres du Parlement dans la plupart des cas.

Appel à l’assemblée générale de Roche pour mettre fin aux infractions des fournisseurs en Turquie

Les syndicats ont demandé à Roche de respecter ses obligations sur sa chaîne d’approvisionnement et les engagements éthiques qui ont été pris. Ils ont insisté pour que son entreprise partenaire Deva reconnaisse Petrol-Is et négocie avec ce syndicat. Les travailleurs et travailleuses dans de grandes usines de Deva à Çerkezköy, Kartepe et dans la zone Topkapı à Istanbul sont l’objet d’une attaque brutale de la direction depuis 2010. 

Prendre connaissance ici de l’ampleur des infractions commises par Deva, et de l’inaction du géant pharmaceutique Roche.

En défiant agressivement les législations du travail nationales et internationales afin de garder à tout prix les usines Deva sans représentation syndicale, Philipp Haas et la direction de son entreprise ont acquis une réputation notoire en Turquie. Emel Şabanoğlu, qui avait été licenciée par Deva pour avoir adhéré à Petrol-Is avec 31 autres personnes, était présente dans la délégation syndicale à l’assemblée générale de Roche à Bâle, Suisse,

Emel a voulu dire aux actionnaires de Roche comment son licenciement injuste avait touché sa famille. Sans salaire, Emel ne pouvait plus payer les frais de scolarité de son fils. Elle soupçonne Deva de l’avoir mise sur une liste noire auprès d’autres employeurs locaux, ce qui rend difficile la recherche d’un nouvel emploi.

J’ai travaillé dix ans chez Deva et j’ai été licenciée pour avoir pris part à des activités syndicales. Nous sommes ici en Suisse pour expliquer ce qui se passe réellement chez Deva. Nous savons que Roche est une entreprise importante pour Deva car nous y fabriquons des médicaments Roche. Nous savons que notre syndicat serait reconnu si Roche faisait pression sur Deva.

Après s’être adressé à la réunion d’actionnaires de Roche sur le cas Deva, Kemal Özkan, secrétaire général adjoint de IndustriALL, a indiqué:

Les travailleurs et travailleuses de Deva sont traités de manière indigne, sans respect, sans possibilité de tirer parti de leurs droits fondamentaux. Nous avons dit que l’ensemble du système propre à Roche sur l’application, le contrôle et la mise en conformité, au moins en ce qui concerne la direction de l’entreprise, le directeur général et le président, permet d’entreprendre davantage d’actions concrètes pour rétablir la situation chez Deva en Turquie.

Elango Kanakasundaram du syndicat Unia a dit en qui concerne l’action:

“Unia est solidaire de ces travailleurs et travailleuses en Turquie. Et nous sommes contre la répression de syndicats en Suisse et dans tout autre pays.”

Au moment où l’action syndicale se déroulait à l’assemblée générale de Roche, des membres de Petrol-Is se rassemblaient devant le siège de Roche en Turquie. La déclaration des travailleurs et travailleuses a condamné l’inaction de Roche alors que le harcèlement et l’intimidation continuent d’avoir lieu quotidiennement dans les usines Deva.