Les métallurgistes sud-coréens organisent une grève nationale pour défendre la démocratie

La décision du KMWU découle de la déclaration de loi martiale par le président Yoon le 3 décembre, de l’incertitude persistante quant à la possibilité qu’une nouvelle déclaration de loi martiale illégale soit promulguée,et de l’espoir qu’en menant des actions de grève pacifiques, les travailleurs et travailleuses puissent agir pour mettre fin à cette crise avec la démission de Yoon.

Les fondements démocratiques de la Corée du Sud ont été bâtis sur les sacrifices des travailleurs et des travailleuses et, une fois de plus, les travailleurs et travailleuses se mobilisent pour défendre ces principes. Des salariés de grandes entreprises telles que Hyundai Motor, GM Korea et Hyundai Mobis se sont joints à la grève, avec au moins 70.000 travailleurs et travailleuses participant au mouvement dans tout le pays au milieu de l’après-midi du 5 décembre.

Alors qu’une motion de destitution est actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale, le parti au pouvoir a exprimé son opposition, alimentant l’indignation des travailleurs et travailleuses. La grève du KMWU vise à démontrer la force collective des travailleurs et travailleuses dans la défense pacifique de la démocratie.

Les réponses du gouvernement ont été fermes. Le ministre du travail, Kim Moon-soo, a défendu la déclaration de loi martiale de M. Yoon et qualifié la grève générale d’“illégale”, malgré la ratification par la Corée du Sud des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) protégeant le droit des travailleurs et travailleuses à faire grève pour défendre leurs intérêts économiques et sociaux. M. Kim a également menacé de prendre des “mesures strictes” à l’encontre des syndicats participant à l’action.

Les rassemblements se poursuivent quotidiennement, y compris les veillées aux chandelles et les marches vers les bureaux du président. Bien que les manifestants aient été bloqués par la police la nuit dernière, ils restent déterminés à poursuivre leur action.

Le KMWU prévoit une grève générale illimitée si Yoon refuse de démissionner. Le syndicat souligne que les événements de mardi soir montrent que la démocratie peut être effacée en un instant d’inattention et que les travailleurs ont beaucoup à perdre d’un retour à la loi martiale, d’où la nécessité de démettre Yoon de ses fonctions et de mettre fin à cette crise.

IndustriALL soutient pleinement la revendication de démission du Président Yoon et l’action de grève. Ce que le Président a fait est inacceptable et il a perdu toute crédibilité en tant que dirigeant démocratique.

Les syndicats marocains s'attaquent à la santé et la sécurité dans le secteur du textile

Ces dernières semaines, des accidents du travail dans le secteur du textile et de l'habillement ont tué et fait des blessés parmi les travailleurs. Des incendies dans des ateliers de Fez, Casablanca et Tanger, causés par des pratiques dangereuses comme l'utilisation de chaudières au gaz, ont causé le décès d'un travailleur et des hospitalisations d'autres, grièvement brûlés.

Ces incidents soulignent un problème croissant dans le secteur du textile, de l'habillement, de la chaussure et du cuir (THCC) au Maroc, qui a connu un développement rapide pour répondre à la demande des grandes marques internationales. Malgré cette croissance, la santé et la sécurité restent terriblement défaillantes et mettent des travailleurs en grand danger.

En réaction, notre affilié, le Syndicat national de Textile, Habillements et Cuir (SNTHC-CDT), a lancé une campagne pour dénoncer la détérioration des conditions de travail et le manque de mesures de sécurité. Le 15 novembre, il a publié un appel à un débat national qui rassemblerait toutes les parties prenantes en vue d'élaborer une stratégie afin d'améliorer la santé et la sécurité dans le secteur THCC.

Les efforts du syndicat ont permis d'obtenir une rencontre avec le ministère du Travail, le 29 novembre à Rabat. Cette réunion, à laquelle assistaient le secrétaire d'État Hicham Sabri ainsi que des dirigeants syndicaux, dont le secrétaire général de la SNTHC-CDT, Ahmed Hassoun, s'est concentrée sur la nécessité d'améliorations d'urgence à la situation de la santé et la sécurité.

"La réunion fut positive; le ministère a pris note de la demande du SNTHC-CDT pour un débat national rassemblant toutes les parties prenantes du secteur", a déclaré Ahmed Hassoun. "Nous avons aussi informé le ministre de l'ACCORD sur la sécurité et souligné l'importance de sa mise en œuvre au Maroc. En conséquence, le ministère s'est engagé à organiser une réunion avec les représentants de l'ACCORD, d'IndustriALL et du SNTHC-CDT pour discuter des possibilités d'application de l'ACCORD au Maroc."

La délégation a souligné le rôle des employeurs qui ne respectent pas la législation sur la santé et la sécurité et a fait part de ses préoccupations devant les conditions de travail inhumaines dans les ateliers clandestins. Elle a exhorté le ministère à mettre fin à ces pratiques et à se doter d'une stratégie nationale de mise en œuvre de mesures de santé et de sécurité efficaces.

Pour le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, il est important d'agir vite :

"Nous sommes extrêmement peinés de la fréquence des accidents dans ce secteur au Maroc. Nous nous réjouissons des résultats de la réunion entre le ministre et le SNTHC-CDT, qui s'inscrit dans les initiatives et les efforts incessants du syndicat pour remédier à une situation d'une telle gravité. Le temps ne joue pas en notre faveur. Il faut des actions fortes. L'application de l'ACCORD international au Maroc serait un grand pas dans la bonne direction."

L'engagement du ministère de se mettre à l'écoute des représentants de l'ACCORD, d'IndustriALL et du SNTHC-CDT fait espérer un changement palpable. Au centre des préoccupations seront toujours la mise en place de mécanismes de santé et de sécurité forts et la redevabilité dans un secteur du textile et de l'habillement en plein essor au Maroc. 

Solidaire avec les syndicats sud-coréens, IndustriALL condamne l’atteinte à la démocratie

La décision radicale du président Yoon Suk Yeol d’instaurer la loi martiale constitue un dangereux dépassement du cadre démocratique et porte atteinte aux principes de gouvernance. Le mouvement syndical joue un rôle essentiel dans la sauvegarde de la démocratie, la protection des droits des travailleurs et travailleuses ainsi que la garantie de la justice pour tous. Les tentatives visant à restreindre ces droits menacent non seulement les syndicats, mais aussi le fondement même de la démocratie en Corée du Sud.

IndustriALL soutient la mobilisation des syndicats, notamment l’appel à la grève générale lancé par la Confédération coréenne des syndicats pour aujourd’hui et demain, ainsi que l’appel de tous les affiliés à la démission du Président Yoon Suk Yeol. La suspension illégale des droits démocratiques par le Président Yoon Suk Yeol et l’imposition d’un régime militaire, même pour une nuit, représentent une atteinte flagrante à la démocratie. Dans un monde où l’espace démocratique est de plus en plus menacé, de telles actions ne peuvent être ignorées ou laissées sans réponse. Nous devons envoyer un message clair : toute atteinte aux principes démocratiques se heurtera à une forte résistance.

IndustriALL appelle le prochain Président de Corée du Sud à défendre les principes démocratiques et à respecter l’État de droit, et à engager un dialogue constructif avec toutes les parties prenantes, y compris le mouvement syndical.

La démocratie n’est pas négociable et tout écart ne peut être et ne sera toléré.

Crédit photo : Confédération coréenne des syndicats

Appel à l'action : STOP à l'antisyndicalisme de YPC Precision en Thaïlande !

En décembre 2022, le Syndicat des travailleurs des pièces pour automobiles et de la métallurgie de Thaïlande (TAM), affilié à IndustriALL par le biais de la Confédération du travail dans l'industrie de Thaïlande (CILT), a accueilli dans ses rangs 400 travailleurs d'YPC.

En février 2023, l'employeur, YPC, a riposté en suspendant trois responsables syndicaux, Panicha Kanyana, Anucha Chaipha et Suphatsorn Sakaew, et en transférant 38 membres du syndicat dans d'autres départements. Ils n'ont plus été autorisés à faire des heures supplémentaires, ont été astreints à des objectifs de rendement déraisonnables et menacés d'être remplacés par de la main-d’œuvre externalisée.

Dans un courrier à YPC de mars 2023, le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, a exhorté l'entreprise à cesser de saper les droits au travail légitimes de ses travailleurs et à se conformer aux normes internationales du travail.

Suphatsorn Sakaew a quitté l'entreprise depuis, mais Panicha Kanyana continue de se battre pour sa réintégration et Anucha Chaipha a été réintégrée en juin de l'an dernier, mais elle subit quotidiennement de la discrimination au travail; les heures supplémentaires lui sont interdites et elle est affectée à des tâches futiles.

Le président de la CILT, Prasit Prasopsuk, a déclaré :

"Les menées antisyndicales de la direction d'YPC sont une violation flagrante des droits fondamentaux des travailleurs thaï garantis par la Loi sur les relations du travail de Thaïlande. Nous exigeons la réintégration immédiate de Panicha Kanyana et l'arrêt des discriminations contre Anucha Chaipha."

Atle Høie a ajouté :

"Nous combattrons cet antisyndicalisme aux côtés de la CILT et du TAM. Nous exhortons tout un chacun à appuyer l'appel à l'action lancé par le groupe de travail jeunesse d'IndustriALL en Asie du Sud-est, Asie de l'Est et Pacifique (SEA2PAC-Y) et à signer la pétition. Le démantèlement syndical est inacceptable et viole les droits des travailleurs inscrits dans la législation thaïlandaise.

Signez et faites circuler la pétition lancée par SEA2PAC-Y.   

Les Conventions 87 et 98 au cœur des négociations sur le libre-échange entre l’UE et la Thaïlande

Ce 27 novembre, le Réseau de pilotage 8798 des conventions de l’OIT a soumis un mémorandum aux représentants de l’UE à Bangkok, rejoint par plus de 300 syndicalistes, pour souligner l’urgence d’incorporer les Conventions sur le droit à la syndicalisation et à la négociation collective. Sia Jampathong, Député du Parti populaire et ancien président de la Fédération thaïlandaise du textile, de la confection et du cuir (TWFT), s’est également joint à la présentation du mémorandum.

Prasit Prasopsuk, Président de la Confédération du travail industriel de Thaïlande (CILT) et coordinateur du réseau, a indiqué que les travailleurs et travailleuses thaïlandais se sont vu refuser le droit à la syndicalisation et à la négociation collective pendant des décennies, ce qui a conduit à l’exploitation de la main-d’œuvre et à l’injustice sur les lieux de travail.

“L’incohérence entre la loi sur les relations de travail et les conventions 87 et 98 de l’OIT, combinée à des lois et pratiques restrictives, a affaibli le pouvoir de négociation des travailleurs et travailleuses et s’est traduite par des salaires injustes, des avantages sociaux inadéquats et de mauvaises conditions de travail.”

Il en résulte des salaires injustes, des avantages sociaux inadéquats et de mauvaises conditions de travail, les employeurs exploitant les vides juridiques et recourant fréquemment à des poursuites judiciaires pour intimider les syndicalistes. Entre 2015 et aujourd’hui, 1.371 syndicalistes ont été poursuivis en justice par des employeurs.

“Si les travailleurs et travailleuses thaïlandais ne sont toujours pas en mesure de se syndiquer et de négocier collectivement, le commerce et les investissements qui en résulteront deviendront inévitablement des mécanismes permettant de perpétuer l’oppression, l’exploitation et les violations des droits du travail en Thaïlande”,

a indiqué Prasit Prasopsuk.

Ramon Certeza, Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Asie du Sud-Est, a souligné l’état précaire de la syndicalisation en Thaïlande, où seulement 1,3 % des 40,5 millions de travailleurs sont syndiqués. La vastes majorité des travailleurs et travailleuses locaux et migrants ne bénéficient d’aucune protection adéquate.

“Le taux de syndicalisation de la Thaïlande est non seulement faible par rapport aux autres nations d’Asie du Sud-Est, mais il est également très loin des normes européennes. Le gouvernement thaïlandais doit prendre des mesures significatives, notamment en ratifiant les Conventions 87 et 98 de l’OIT, pour remédier à cette situation”,

a déclaré Ramon Certeza.

Dans une lettre commune adressée à la Commission européenne en avril, IndustriALL Global Union et industriAll Europe ont appelé l’UE à s’assurer que des clauses relatives au travail garantissant le droit à la syndicalisation et à la négociation collective fassent partie des négociations commerciales entre le gouvernement thaïlandais et l’UE, en demandant en particulier au gouvernement de s’engager à ratifier les Conventions 87 et 98 de l’OIT.

“L’Union européenne doit utiliser l’effet de levier de ses négociations commerciales avec la Thaïlande pour améliorer les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses dans ce pays. Il serait tout à fait inacceptable de conclure un accord de libre-échange sans un chapitre solide sur le commerce et le développement durable, incluant les conventions fondamentales de l’OIT. Toutefois, au vu de l’expérience acquise avec d’autres pays de l’ANASE, même cela ne suffirait pas. Nous devons voir des changements concrets sur le terrain pour nous assurer qu’il ne s’agit pas seulement d’engagements sur le papier mais qu’ils reflètent réellement les valeurs que l’Union européenne prétend défendre“,

a déclaré Judith Kirton-Darling, Secrétaire générale d’industriAll Europe.

Deux poids, deux mesures chez POSCO : des pratiques antisyndicales derrière un rapport ESG de façade

En 2017, environ 80 travailleurs de l’usine de POSCO en Turquie ont été licenciés dans le cadre de leurs efforts déployés pour s’organiser au sein du syndicat Birleşik Metal İş, un affilié des fédérations syndicales IndustriALL Global Union et industriAll Europe. Les tribunaux turcs ont par la suite statué sans équivoque que ces licenciements étaient consécutifs aux activités syndicales des travailleurs, une violation à la fois du droit du travail turc et des conventions internationales du travail. Les tribunaux ont accordé une indemnité aux travailleurs et travailleuses licenciées, soulignant ainsi l’injustice.

Malgré cela, POSCO présente la situation de manière erronée dans son rapport ESG. L’entreprise affirme que les travailleurs et travailleurs licenciés ont refusé d’être réintégrés, alors que les faits démontrent le contraire. Après avoir gagné leur procès, les travailleurs et travailleuses ont demandé leur réintégration, mais leurs demandes ont été rejetées par l’entreprise.

En 2022, la Cour suprême a confirmé que Birleşik Metal İş était le syndicat officiel des travailleurs et travailleuses de POSCO, une décision renforcée par le ministère du Travail, qui a délivré un certificat d’autorisation obligeant l’entreprise à engager des négociations collectives. Le 4 novembre 2022, le syndicat a officiellement demandé à POSCO d’entamer des négociations, mais l’entreprise est restée sans réaction.

Lorsque le ministère du travail est intervenu, organisant une réunion le 24 novembre 2022, POSCO n’y a toujours pas participé. En vertu de la législation turque, un tel manquement déclenche une médiation obligatoire. Pourtant, même ce processus a été bloqué par l’entreprise. Le médiateur désigné, Yusuf Bayraktutan, a confirmé le refus de POSCO de participer à toute réunion, laissant le processus de négociation collective dans l’incertitude.

Après la finalisation de la procédure judiciaire, Birleşik Metal İş a voulu entamer le processus de négociation collective, mais l’entreprise n’a jamais réagi, ce qui a conduit le syndicat à perdre son certificat sur le lieu de travail en 2023.

Le rapport ESG de POSCO revendique un engagement à dialoguer avec les syndicats, mais son comportement raconte une autre histoire. Le rapport indique que des “représentants des salariés” ont remplacé les syndicats, ce qui va directement à l’encontre du droit du travail turc et des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui affirment qu’on ne peut remplacer une véritable représentation syndicale.

En outre, POSCO affirme à tort qu’elle n’a pas pu s’engager avec un syndicat en raison de l’absence d’un organe officiel. Cette affirmation est contredite par la reconnaissance de Birleşik Metal İş en tant que syndicat légitime à la suite des décisions de justice. Malgré les appels du syndicat, des autorités turques et des mandats légaux, l’entreprise a toujours refusé de reconnaître le syndicat ou d’entamer un dialogue.

L’année dernière, IndustriALL et industriAll Europe ont appelé son conseil d’administration à mettre en œuvre efficacement les lignes directrices pour la gestion des droits de l’homme, à reconnaître Birleşik Metal İş comme agent de négociation collective et à engager des négociations de bonne foi, comme l’exige l’arrêt du tribunal.

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, indique :

“POSCO a des antécédents de pratiques antisyndicales au plan mondial qui contredisent ses propres principes de diligence raisonnable. La malhonnêteté dont fait preuve l’entreprise dans sa réaction à l’affaire en Turquie devrait alarmer les investisseurs : il s’agit d’une entreprise qui est prête à enfreindre la loi pour saper les syndicats, puis à mentir à ce sujet. POSCO devrait s’asseoir à la table des négociations et faire preuve de bonne foi.”

Judith Kirton-Darling, Secrétaire générale d’industriAll Europe, a déclaré :

“L’ampleur de la déformation de la vérité et des pratiques antisyndicales affichée par la direction de POSCO est honteux. Birleşik Metal İş ainsi que les travailleurs et travailleurs de POSCO ont été contraints de franchir toutes les étapes juridiques pour garantir un des droits de l’homme les plus fondamentaux : pouvoir se syndiquer et négocier collectivement. Il est temps que POSCO se comporte de manière responsable en Turquie ; industriAll Europe continuera à examiner et à contester toute attaque contre ses membres, en utilisant tous les leviers à sa disposition.”

Les déclarations de POSCO concernant son implication auprès des travailleurs et ses pratiques éthiques en matière de travail sonnent creux dans le contexte de son comportement en Turquie. Cette affaire n’est pas seulement un problème local, mais un test de l’engagement de l’entreprise envers les principes ESG au plan mondial. Pour POSCO, la voie à suivre est claire : un véritable dialogue, le respect des droits des travailleurs et un engagement en faveur de la transparence. Toute autre attitude serait une trahison des valeurs qu’elle prétend défendre.

Relever les défis de la chaîne d’approvisionnement automobile en Turquie

Les droits du travail dans la chaîne d’approvisionnement automobile ont été au centre d’un atelier qui s’est tenu les 25 et 26 novembre derniers en Turquie. Réunissant des acteurs clés de Turquie et d’Allemagne, l’événement a rassemblé des participants issus de syndicats, de comités d’entreprise, de constructeurs automobiles, de fournisseurs, de représentants du gouvernement, d’associations d’employeurs et d’organisations de la société civile.

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, a souligné le besoin pressant de transparence et de responsabilité dans la chaîne d’approvisionnement. Il a souligné les défis auxquels les travailleurs et travailleuses sont confrontés, tels que l’exploitation, les longs temps de travail et les violations des règles de santé et de sécurité.

“Nous devons aller au-delà des mécanismes de gestion des litiges et mettre en œuvre des cadres obligatoires pour garantir de réelles améliorations dans les ateliers de l’industrie automobile”,

a-t-il déclaré, soulignant également l’importance de reproduire des approches multipartites réussies, comme l’initiative ACT dans le secteur textile, afin de promouvoir la liberté syndicale et la négociation collective.

Yasser Hassan, Directeur du bureau de l’OIT pour la Turquie, a souligné l’importance du dialogue social dans les transitions du secteur automobile, notamment le passage aux véhicules électriques.

“Le dialogue social est le fondement du travail décent et de la croissance durable. Il nécessite des cadres solides, des acteurs habilités et un véritable engagement en faveur de la collaboration”,

a déclaré M. Hassan.

Ulrike Geith, en charge de la responsabilité sociale des entreprises auprès du ministère fédéral allemand du travail et des affaires sociales, a souligné les liens économiques étroits entre la Turquie et l’Allemagne. Elle a fait remarquer que la nouvelle législation sur la diligence raisonnable dans l’UE et en Allemagne offre l’occasion de renforcer le dialogue social et la protection des droits de l’homme dans les chaînes d’approvisionnement.

Christina Hajagos-Clausen, Directrice du secteur textile et confection d’IndustriALL, a présenté l’initiative ACT comme un modèle de solutions systémiques. L’accent mis sur l’alignement des pratiques d’achat sur les droits des travailleurs offre des enseignements précieux pour la chaîne d’approvisionnement de l’industrie automobile.

“ACT a montré que des pratiques d’achat responsables et des conventions collectives peuvent créer des modèles de production stables”,

a-t-elle déclaré. Elle a souligné la nécessité de veiller à ce que les mécanismes de règlement des litiges soient élaborés conjointement par les syndicats et les employeurs.

Après une ouverture des débats centrée sur l’importance de la responsabilité dans les chaînes d’approvisionnement, l’atelier a exploré des solutions pratiques et tenu des discussions collaboratives en petits groupes.

Les groupes ont permis aux participants de s’engager directement dans des études de cas, en explorant les problèmes auxquels les travailleurs et travailleuses sont régulièrement confrontés en Turquie. Les groupes ont partagé à la fois les défis et les bonnes pratiques tout en permettant aux participants de comprendre les problèmes du point de vue des différentes parties prenantes à un niveau plus pratique. Les débats ont souligné l’importance cruciale de la liberté syndicale, du dialogue social, des politiques d’achat responsable et de la santé et de la sécurité au travail en tant qu’éléments clés pour parvenir à une compréhension commune et à des solutions durables.

Les syndicats turcs s’inquiètent des graves conséquences pour les travailleurs et travailleuses de l’absence de pouvoir ou de représentation des syndicats au sein de l’entreprise, souvent exacerbées par les lacunes du système judiciaire turc.

Les participants ont continué à réfléchir à des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail dans la chaîne d’approvisionnement de l’industrie automobile tout en les alignant sur les exigences de diligence raisonnable. Les discussions se sont concentrées sur trois domaines essentiels : la formation, la communication et la sensibilisation ; le dialogue social et la médiation ; et les mécanismes de gestion des litiges.

Georg Leurert, Directeur d’IndustriALL pour le secteur automobile, a réfléchi à l’évolution de la diligence raisonnable en matière de droits de l’homme, notant que les procédures de gestions des litiges se sont considérablement améliorées.

“Aujourd’hui, nous disposons d’un retour d’information et d’une implication rapides de la part des fabricants d’équipements d’origine, alors qu’il fallait des mois par le passé. Il s’agit d’une étape cruciale”,

a-t-il déclaré.

Georg Leurert a appelé toutes les parties prenantes à tirer parti de la dynamique créée par l’atelier, soulignant l’importance d’un engagement à long terme et d’une collaboration continue pour parvenir à un changement systémique dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’atelier s’est conclu sur un fort sentiment d’engagement commun à relever les défis des chaînes d’approvisionnement mondiales de l’automobile. Revenant sur les débats qui s’étaient tenus, Kemal Özkan a souligné le pouvoir de transformation de la collaboration par le biais du dialogue social et des approches multipartites. Il a fait remarquer que la résolution des problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement nécessitait une action collective, en particulier dans des pays comme la Turquie, où persistent des risques et des problèmes de main-d’œuvre spécifiques. Les discussions productives ont mis en évidence l’importance de favoriser la confiance et le respect entre les diverses parties prenantes qui se sont réunies lors de l’atelier.

Kemal Özkan a fait l’éloge des mesures pratiques identifiées lors du forum, telles que le renforcement des mécanismes de règlement des litiges, l’alignement des pratiques d’achat sur les droits des travailleurs et le renforcement des capacités en matière de dialogue social. Il a reconnu la nature progressive du processus, mais a exprimé son optimisme quant aux progrès réalisés et à la volonté collective de poursuivre ce travail essentiel.

“Cet atelier marque une étape importante dans notre cheminement vers des chaînes d’approvisionnement plus transparentes et plus équitables. Ce n’est qu’un début, mais la volonté de collaborer au niveau sectoriel et les stratégies élaborées ici constituent une base solide pour l’avenir”,

a conclu Kemal Özkan.

L’atelier a été organisé par IndustriALL, avec le soutien et la collaboration d’IG Metall, de la Société allemande pour la coopération internationale (GIZ) et du Dialogue du secteur automobile allemand.

Collaboration mondiale pour les droits des travailleurs et travailleuses

Le réseau syndical de Coats a été constitué en 2019 dans le but de renforcer la coopération entre les syndicats et d’établir un ACM pour normaliser les conditions de travail dans l’ensemble des activités de Coats dans plus de 50 pays.

La réunion de cette année était principalement axée sur le vécu des syndicats de base. Les participants ont discuté des conditions de travail, de la situation des conventions collectives et des défis liés aux activités syndicales. Des inquiétudes ont été exprimées quant à l’incohérence des normes d’emploi dans les pays où Coats exerce ses activités.

Farnaz Ranjbar, Directrice mondiale des droits de l’homme de Coats, a rejoint la réunion en mode virtuel pour exposer les initiatives de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) et répondre aux questions soulevées par les dirigeants des syndicats. Elle s’est engagée à traiter ces questions en priorité.

Les représentants syndicaux ont examiné le projet d’ACM et y ont apporté leurs commentaires, en s’appuyant sur leur expérience au sein des usines. Le réseau a décidé de finaliser le document dans les deux semaines et de le soumettre à Coats pour entamer des négociations au plan mondial.

La réunion s’est terminée par une visite sur le terrain de Coats Türkiye, où DİSK-TEKSTİL a conclu la convention collective en cours. Selva Kaboğlu, Responsable des ressources humaines, a présenté les activités de Coats Türkiye, les relations employeur-salarié et les activités sociales.

Haluk Deniz Medet, spécialiste des relations internationales auprès de DİSK-TEKSTİL, a salué la bonne organisation et l’impact de la réunion :

“Cette réunion du réseau mondial de Coats a été très productive, offrant des informations précieuses sur le processus concernant l’accord-cadre mondial et les conditions d’emploi en vigueur dans d’autres pays. Nos représentants ont eu des discussions significatives et ont noué des liens durables avec des représentants syndicaux du monde entier.”

La réunion du réseau syndical a réaffirmé l’engagement des syndicats et de la direction de Coats en faveur de l’équité au sein du monde du travail et du renforcement de la solidarité internationale entre les travailleurs et travailleuses.”

Habib Hazemi, Coprésident du TGSL et Président du syndicat tunisien FGTHCC-UGTT, a pour sa part déclaré :

“Cette réunion mondiale pour COATS est une excellente occasion d’échanger des expériences et de dresser le tableau de la situation syndicale, des avantages et des obstacles. Elle permet de tisser un maillage solide de points de vue, d’idées, de demandes, de communication et de dialogues. J’espère qu’elle s’étendra à un plus grand nombre de pays.”

La réunion du réseau s’est déroulée au cours des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, et les participants ont profité de l’occasion pour prendre position et appeler à la fin de la violence et du harcèlement basés sur le genre.

COATS, un leader mondial dans la fabrication de fils et de matériaux de haute performance, emploie plus de 15.000 travailleurs et travailleuses et sert plus de 30.000 clients dans le monde entier.
 

COP29 : un revers majeur pour le monde du travail

En ce qui concerne le financement de la lutte contre le changement climatique, les pays ont accepté de tripler les fonds destinés aux pays en développement, en passant de l’objectif précédent de 100 milliards de dollars par an à 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035. Bien qu’il s’agisse d’un progrès par rapport aux négociations précédentes, on est encore loin des 1.300 milliards de dollars qui, selon les experts, sont nécessaires pour faire face à l’ampleur de la crise. Une fois de plus, les pays riches se sont épargnés l’engagement de fonds publics suffisants, obligeant les pays pauvres à recourir à des prêts qui aggraveront leur dette. Les pays vulnérables se retrouvent ainsi coincés dans un cycle d’emprunts, au lieu de recevoir le véritable soutien dont ils ont besoin pour renforcer leur résilience face aux effets du changement climatique.

Pour les travailleurs et travailleuses, la COP29 n’a été rien de moins qu’une trahison. Le Programme de travail pour une transition juste, qui était censé créer des passerelles pour les travailleurs et travailleuses à mesure que les économies se transforment en modèles plus écologiques, n’a enregistré aucune avancée. Il n’y a eu aucun engagement sur le financement, aucun accord sur la mise en œuvre des politiques, laissant les travailleurs et travailleuses des secteurs vulnérables et du Sud sans protection et en danger. L’exclusion des syndicats des discussions critiques n’a fait qu’aggraver cette injustice, privant les travailleurs et travailleuses de leur mot à dire dans les décisions qui affecteront directement leurs moyens de subsistance.

Les efforts visant à accélérer la transition énergétique se sont également enlisés. Les propositions visant à développer le paquet énergétique des Émirats arabes unis de la COP28, comme le triplement de la capacité en énergies renouvelables, l’élimination progressive des combustibles fossiles et la réduction des subventions aux combustibles fossiles, ont été bloquées. Il n’y a pas eu de feuille de route claire pour améliorer le stockage de l’énergie ou l’infrastructure de réseau, ni de mécanismes pour suivre les progrès accomplis dans la réalisation de ces objectifs. Cette absence d’action urgente et ambitieuse menace l’objectif de 1,5 °C et retarde la transition mondiale vers des systèmes énergétiques durables, ce qui nous met encore plus à la traîne dans la lutte pour sauver la planète.

Si des progrès ont été réalisés en matière d’adaptation, comme le lancement de la Feuille de route de Bakou sur l’adaptation et des orientations sur le suivi de la résilience, les progrès concernant les plans nationaux sur le climat (contributions déterminées au niveau national, CDN) ont été ajournés à 2025. Ces nouveaux plans climatiques doivent couvrir tous les gaz à effet de serre et tous les secteurs, afin de maintenir la limite de réchauffement de 1,5 °C à portée de main.

Une fois de plus, les droits de l’homme et les questions de genre ont été mis de côté lors des négociations. Le programme de travail de Lima sur le genre a été prolongé de 10 ans, mais sans nouvelles mesures plus fortes pour répondre au besoin urgent d’équité et de droits de l’homme dans l’action climatique. Ce manque d’innovation affaiblit l’inclusivité et l’efficacité des politiques climatiques, renforçant les inégalités systémiques qui minent le bien-être des communautés les plus marginalisées.

“Pour les syndicats, la COP29 a mis en lumière plusieurs échecs systémiques. L’exclusion des travailleurs et travailleuses des négociations nie leur rôle vital dans l’action climatique. Le refus des pays riches d’honorer leurs engagements financiers érode la confiance et aggrave les inégalités mondiales. L’absence de progrès sur les politiques de Transition juste laisse des millions de travailleurs et travailleuses vulnérables aux impacts d’une économie et d’un climat en mutation rapide,”

a déclaré Diana Junquera Curiel, Directrice d’IndustriALL pour la Transition juste et l’énergie.

“Dans la perspective de la COP30 au Brésil, il est clair que la lutte pour une action climatique juste et efficace est loin d’être terminée. Les travailleurs et travailleuses ne peuvent et ne doivent pas être laissés pour compte. Les syndicats doivent pousser plus fort que jamais pour des solutions réelles et inclusives qui prennent en compte les droits et les besoins des travailleurs et travailleuses. Cela signifie qu’il faut revendiquer un financement public substantiel pour le climat qui soutienne les nations en développement, sans les accabler d’une dette supplémentaire, et veiller à ce que les gouvernements mettent en œuvre des politiques de Transition Juste qui protègent les travailleurs et travailleuses et les placent au cœur de l’action climatique,”

a souligné Diana Junquera Curiel.

Les résultats de la COP29 sont clairs : le monde n’avance pas assez vite, ni de manière assez inclusive, pour relever le défi climatique. Les syndicats doivent continuer à réclamer des comptes aux gouvernements et revendiquer une justice climatique qui fonctionne pour tous et pas seulement pour quelques riches. L’heure est venue de trouver de véritables solutions centrées sur l’être humain.

La solidaridad mundial ocupa un lugar central en la reunión del Comité Ejecutivo de IndustriALL en Estambul

La solidaridad ocupó un lugar central en la reunión del Comité Ejecutivo de IndustriALL, celebrada en Estambul los días 21 y 22 de noviembre. Los dirigentes de los sindicatos afiliados a IndustriALL debatieron los retos a los que se enfrentan los trabajadores de todo el mundo, y mostraron su determinación colectiva de defender sus derechos más allá de las fronteras.

Los presidentes de los sindicatos turcos Petrol-İş y Türk Metal dieron la bienvenida a la delegación a Estambul y a la sede de Petrol-İş, e hicieron hincapié en la importancia y los beneficios de la sindicalización y la solidaridad para reforzar el movimiento sindical.

Sus comentarios marcaron la pauta de los debates que siguieron, en los que se abordaron las crisis regionales y mundiales que afectan a los trabajadores. Marie Nilsson, presidenta de IndustriALL y del sindicato sueco IF Metall, pidió apoyo urgente para los 900 mineros del distrito de Cayirhan, Ankara, que están protestando bajo tierra contra la privatización de su mina y de una central térmica asociada. Ante la posible pérdida de empleos, los mineros prometieron continuar su protesta hasta que el gobierno revierta su decisión.

El secretario general, Atle Høie, destacó los crecientes retos a los que se enfrentan los sindicatos en todo el mundo, especialmente a medida que las actitudes antisindicales ganan terreno en las esferas política y empresarial. Haciendo referencia a las recientes elecciones estadounidenses y a figuras controvertidas como Elon Musk asumiendo roles destacados, hizo hincapié en la necesidad de unidad.

“Nuestra respuesta debe ser la unidad. Podemos diferir en los enfoques hacia los conflictos o en los tratos con las instituciones mundiales, pero permanecemos unidos en la negociación colectiva, la sindicalización y la defensa de los derechos sindicales fundamentales. Si no nos unimos, corremos el riesgo de potenciar las agendas antisindicales en todo el mundo”,

Cuando nos unimos, ganamos. En su informe, Atle Høie mencionó la importante victoria de los sindicatos en Indonesia, donde su lucha resultó en la derogación de disposiciones clave de la controvertida Ley Ómnibus.

“Esta es una gran victoria y felicito a nuestros afiliados indonesios por su logro, que nos inspira a todos en nuestra lucha contra los gobiernos regresivos”.

Lesia Semeniaka, de Ucrania, pintó un panorama alarmante de una nación asolada por la guerra. Detalló las devastadoras consecuencias para la agricultura y las infraestructuras energéticas: solo 24 de las 145 minas de carbón siguen en funcionamiento. En medio de los crecientes desafíos, se destacó la resistencia de los trabajadores y sindicatos ucranianos como testimonio del inquebrantable espíritu de solidaridad.

Desde Palestina, Sahar Abdo instó al movimiento sindical mundial a que no deje de alzar la voz ante la actual crisis en Gaza y Cisjordania. Expresó su gratitud por la reciente visita solidaria de Atle Høie, que describió como un hito que refuerza la importancia del apoyo internacional en tiempos difíciles.

El Comité Ejecutivo también conoció los retos a los que se enfrentan muchos trabajadores en Alemania, donde los empleados de Volkswagen se enfrentan a la posibilidad de una pérdida masiva de puestos de trabajo. Christiane Benner, presidenta de IG Metall, hizo un llamado a la solidaridad internacional para respaldar a estos trabajadores en una coyuntura crítica.

Ivana Smajlovic facilitó las últimas novedades del Comité de Mujeres celebrado en línea a principios de este mes. Recientemente se ha puesto en marcha un programa de mentoría para mujeres jóvenes de Tanzania, Malawi, Ghana, Perú y Colombia, con el apoyo de LO Noruega. La iniciativa pretende capacitar a la próxima generación de mujeres dirigentes sindicales.  

Además, en preparación de la campaña 16 días de activismo contra la violencia de género, IndustriALL ampliará su iniciativa #SinExcusas, llamando a la acción colectiva contra la violencia de género.

En el debate estratégico sobre IA, se presentó al Comité Ejecutivo el primer borrador de la política de IA de IndustriALL. El documento aborda los retos y oportunidades que plantea la creciente importancia de la IA en el lugar de trabajo. La política y las demandas incluyen, entre otras cosas, garantizar la transparencia y la rendición de cuentas en todos los lugares de trabajo, que los trabajadores puedan adaptarse a los cambios tecnológicos y lograr una mayor seguridad en el empleo, y reforzar la protección jurídica de la negociación colectiva, centrándose en la gestión de algoritmos y la privacidad de los datos, las competencias y la reconversión profesional, la salud y la seguridad en el trabajo, la redistribución de la riqueza y la productividad, así como la sindicalización.

Como se señaló durante el debate, los sistemas de IA deben evaluarse y probarse cuidadosamente antes de utilizarlos, teniendo en cuenta los criterios sobre discriminación. Las redes de seguridad social para proporcionar estabilidad financiera a los trabajadores en una economía cada vez más automatizada por la IA también fueron objeto de atención.

El segundo borrador de la política de IA estará listo a finales de marzo del año que viene, e irá precedido de una recopilación continua de información, así como de un taller para jóvenes sobre IA y una reunión del grupo de expertos en Industria 4.0.

Ya están en marcha los preparativos del 4.º Congreso de IndustriALL, que se celebrará en noviembre del año próximo. Afiliados de todo el mundo se reunirán en Sídney, Australia, bajo el lema “Sindicalizar por un futuro justo”.

Al concluir los dos días de reunión, Atle Høie expresó:

“Las victorias en una parte del mundo nos inspiran a todos. Juntos, debemos seguir construyendo un frente unido por los derechos de los trabajadores en todas partes”.