IndustriALL Global Union signe l’Avenant réaffirmant la dimension mondiale du Comité de Groupe Renault

L’Avenant a été signé par les représentants syndicaux des principaux sites de Renault en Europe, IndustriALL Global Union et le Groupe Renault.  Il s’inscrit dans une démarche engagée il y a plusieurs années pour construire le dialogue social au niveau mondial et renforcer le rôle de représentation des travailleurs au sein du Groupe.

L’accord décrit les différentes formations selon lesquelles le Comité de Groupe peut être réuni.  Le Comité de Groupe Monde se réunit une fois par année pour discuter avec la direction générale de la situation et des orientations stratégiques du Groupe ainsi que des perspectives de développement.   Il est composé de 40 membres titulaires, dont 9 provenant de pays en dehors de l’Espace économique européen.   Cette année, pour la première fois, l’Inde aura un siège au Comité et le Maroc, où Renault possède deux usines avec plus de 6,000 salariés, aura deux représentants.

Jyrki Raina, le Secrétaire général d’IndustriALL Global Union, a déclaré :

« La création de comités mondiaux d’entreprise est un des objectifs clés d’IndustriALL et de notre Plan d’Action.   De tels comités existent déjà dans un certain nombre d’entreprises automobiles.  Nous  saluons l’engagement de Renault de franchir une nouvelle étape vers le renforcement  du dialogue social international ».

Conformément à la Convention N°135 de l’OIT, l’Avenant stipule que les membres du Comité bénéficient du statut de protection accordé aux représentants des travailleurs dans l’entreprise.

Le Comité de Groupe Monde est également l’instance de suivi de l’accord-cadre mondial qu’IndustriALL Global Union a signé avec la direction générale de Renault en 2013 et qui ouvre la voie à d’autres accords-cadres mondiaux.

Les syndicats russes de l’automobile examinent la question des ACM

L’atelier était organisé par IndustriALL Global Union, la Fondation Friedrich Ebert (FES), le Centre de droit social et du travail, la Fédération des syndicats indépendants de Russie (FNPR) et la Confédération du travail de Russie (KTR). Il y avait, parmi la trentaine de participant(e)s, des représentant(e)s d’affiliés de IndustriALL, notamment du syndicat des travailleurs de l’automobile et des machines agricoles de Russie, Rosprofmash et ITUWA, de la plus grande usine de montage automobile, et des équipementiers automobiles en Russie, comme AVTOVAZ, GAZ, Ford, Volkswagen, GM, Bosch, et Peugeot Citroën Mitsubishi Automobiles Rus. Les membres des syndicats de Ford, Renault et Leonie AG d’Allemagne et de France ont fait état de leur expérience dans le domaine des ACM.

Les participant(e)s ont participé à des séances de travail par groupes de discussion pour examiner le but, les principes et la valeur des ACM, les conditions à établir pour en obtenir un emploi efficace, ainsi que leur avenir en Russie. La discussion a montré que la majorité des travailleurs et travailleuses et des syndicats russes n’étaient pas au courant des ACM et n’avaient aucune idée de leur utilisation, en raison de leur formulation trop générale. On constate un manque d’expérience sur l’application des ACM en Russie et une absence de connaissance sur la possibilité de faire pression sur un employeur en suivant la ligne prévue dans l’ACM. Les participant(e)s ont généralement indiqué que la législation du travail était suffisante en Russie pour assurer la protection des droits du travail, de même que les conventions collectives qui permettent d’élargir ces droits.

Vadim Borisov, représentant régional de IndustriALL Global Union à Moscou, et Boris Kravchenko, président de la KTR, ont mentionné quelques exemples d’emploi réussi d’un ACM par les syndicats dans des filiales russes de STN, comme Volkswagen et Renault, pour résoudre des conflits, établir une activité syndicale et un dialogue social avec l’employeur.

Oleg Sokolov, un secrétaire de la FNPR, a souligné la nécessité de rechercher des réponses syndicales aux actions du capitalisme mondial et d’utiliser les meilleurs outils présents dans le monde, tels que les ACM.

Cet atelier constituait l’une des étapes menant à une conférence trilatérale sur les ACM qui aura lieu à Moscou, en novembre, à laquelle assisteront des syndicats, des organisations patronales et des organes gouvernementaux.

IndustriALL l’exige : “Syngenta, renoncez à l’anti-syndicalisme au Pakistan et réintégrez le dirigeant Imran Ali”

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, s’est adressé au Président du CA et au PDG de Syngenta en présence de leurs actionnaires en ces termes :

Vos actionnaires devraient partager la honte que ressent la population de Bâle par rapport à l’anti-syndicalisme primaire déployé par Syngenta au Pakistan. Imran Ali, qui se tient ici à mes côtés, était le représentant élu de vos travailleurs pakistanais. Au lieu d’afficher du respect pour votre partenaire social, vous l’avez jeté dehors et combattu son syndicat devant les tribunaux. La question que je vous adresse est simple : pourquoi ne pas réintégrer Imran Ali et mettre fin aujourd’hui à votre anti-syndicalisme idéologique ?

L’assemblée générale des actionnaires succédait à une importante conférence tenue dans la ville de Bâle, où se situe le siège de Syngenta en Suisse, et qui donnait un coup de projecteur sur les abus en matière de droits de la personne, de droits environnementaux, de droits des travailleurs et de dommages causés à l’environnement partout dans le monde du chef de l’entreprise. Cette réunion, mise sur pied par l’organisation humanitaire MultiWatch, a vu s’exprimer le président du PCEM Imran Ali et son secrétaire général Muhammad Suhail.

Des enquêtes sur Syngenta au Paraguay, à Hawaï et au Pakistan ont montré une entreprise prenant de manière répétée des décisions apparemment illogiques prises de manière à ne jamais poser un précédent qui puisse la rendre redevable.

L’anti-syndicalisme éhonté pratiqué au Pakistan a débuté en décembre 2010 en réaction aux efforts menés par la Fédération des Travailleurs de la Chimie, de l’Énergie et des Industries diverses du Pakistan, PCEM, en vue de régulariser la main d’œuvre temporaire, dans l’esprit de la législation du travail du pays.

Le tribunal du travail local a tranché le 18 décembre en faveur de la requête du syndicat s’agissant du droit pour 50 salariés d’accéder à un emploi permanent. Quatre jours plus tard, la direction de l’usine de Karachi exigeait du leader syndical Imran Ali qu’il signe un document en blanc. Il a refusé et a appris sa mise à pied par le biais du journal local Daily Jang qui la rapportait le jour suivant. Ces deux affaires, le licenciement abusif d’Imran Ali et la question de l’emploi permanent des 50 salariés temporaires ont fait pendant trois ans l’objet de recours incessants de la part des avocats de Syngenta auprès des tribunaux d'appel pakistanais.

Bien que l’entreprise a finalement été contrainte d’octroyer des contrats permanents en novembre 2013, les travailleurs n’ont pas été correctement payés et, de façon plus grave, l’entreprise continue à s’opposer à leur droit de se syndiquer et de négocier collectivement et refuse toujours de réintégrer Imran Ali. De plus, les travailleurs ont encore poursuivi Syngenta en justice pour n’avoir pas versé l’ensemble des indemnités dues.

Le président du PCEM Imran Ali déclare :

Je suis ici en Suisse pour exiger que Syngenta me réintègre dans mes fonctions. En tant que syndicat des travailleurs de Syngenta au Pakistan, nous voulons faire progresser l’entreprise pour pouvoir être fiers de notre employeur. J’espère que l’entreprise réagira positivement à ma venue ici.

Les mineurs méritent davantage!

Les syndicats disent qu’il est inimaginable qu’au XXIème siècle, les mineurs subissent encore des taux si élevés de décès, de blessures et de maladies. Les pays ont la responsabilité de s’assurer que les travailleurs et travailleuses, qui extraient les ressources qui sont l’élément vital des économies modernes, puissent retourner chez eux en bonne santé après leur journée de travail.

L’extraction minière emploie 1 pour cent de la main-d’œuvre mondiale, mais elle représente 8 pour cent des décès au travail, qui se montent selon des estimations à 12.000 morts par an dans le monde, ce qui équivaut en moyenne à 32 par jour.

En Amérique latine, la rapide croissance industrielle a dépassé la capacité d’obtenir sa réglementation dans de nombreux pays. C’est ainsi qu’en Colombie, 138 mineurs sont morts dans des accidents miniers en 2012.

La convention 176 de l’OIT sur la sécurité et la santé dans les mines, adoptée en 1995, est toujours aussi utile de nos jours qu’il y a vingt ans. Elle constitue une norme novatrice et bien pensée qui représente le consensus global des partenaires tripartites. Ses dispositions peuvent s’appliquer dans de nombreux pays miniers. Malheureusement, seuls trois pays l’ont ratifiée dans la région – le Brésil, le Pérou et l’Uruguay.

La convention 176 met en place l’assise d’une exploitation minière viable. Elle est basée sur deux concepts clés: en premier lieu, son application dans toutes les mines, et deuxièmement, elle place la santé et la sécurité au cœur de la conception de la mine, de son exploitation et de son entretien.

Des études montrent que les pays qui ont ratifié la convention 176 ont des taux d’accidents et de maladies inférieurs à ceux qui ne l’ont pas ratifiée.

Les syndicats de mineurs d’Argentine, du Brésil, de Colombie, du Mexique, du Pérou et d’Uruguay, membres d’un réseau régional minier, soulignent la nécessité pour tous les pays de la région de ratifier la convention 176 pour établir un niveau au-dessous duquel aucun pays n’est capable d’éliminer une concurrence déloyale entre des pays et des entreprises, basée sur de mauvaises conditions.

28 avril – Les syndicats rendent le travail plus sûr !

Le contrôle de l’exposition aux substances toxiques est l’un des thèmes que les Fédérations syndicales internationales ont choisi de souligner en 2015. Parmi les centaines de milliers de produits chimiques en usage dans l’industrie, nous n’avons une connaissance substantielle des effets sur la santé que d’un d’un faible pourcentage d’entre eux et nous soupçonnons que parmi le reste se nichent des substances mortelles non-identifiées comme telles.

Des minéraux comme la silice et l’amiante (qui sera au centre de toutes les attentions du siège central d’IndustriALL cette année) continuent à tuer des milliers de travailleurs et travailleuses. L’Organisation internationale du Travail estime que plus de 80% des décès liés au travail sont causés par des maladies professionnelles plutôt que par des accidents, dont les circonstances violentes font qu’ils attirent habituellement davantage l’attention.

La latence (le temps entre la première exposition et le développement de la maladie), la chronicité (des maladies qui détruisent la santé mais ne tuent qu’au bout d’un temps très long) et le problème des expositions à des facteurs multiples et confondants (fumer aussi bien que l’amiante causent le cancer, par exemple) font que le lien entre le lieu de travail et une maladie professionnelle est très difficile à établir. De mauvais diagnostics ou des dissimulations délibérées rendent dans de nombreux cas les choses encore plus compliquées.

Consacrer la date du 28 avril à se souvenir des morts et à se battre pour les vivants a débuté au Canada et s’est répandu dans d’autres pays. Chaque année, cette date est de plus en plus reconnue tant au plan local, national qu’international.

Brian Kohler, Directeur pour la Santé et la Sécurité d’IndustriALL, déclare :

Il est important que le 28 avril ne deviennent pas une date de plus où l’on ressasse le thème des accidents où la négligence du travailleur est à blâmer. C’est une date importante du calendrier syndical, une journée où travailleurs et travailleuses revendiquent le droit de connaître les dangers de leur travail, de refuser ou faire cesser des tâches dangereuses et de participer aux structures et dispositions relatives à la santé et la sécurité sur leur lieu de travail.

La sécurité au travail est en réalité très simple : les travailleurs ont des droits, les employeurs des responsabilités. Chaque décès par maladie professionnelle est une mort inutile.

Kirghizstan: Une entreprise pétrolière chinoise reconnaît un syndicat

Le syndicat local du MMTUK a été créé dans l’entreprise China Petrol Company Zhongda et dûment enregistré auprès des autorités en décembre 2014. Cependant, trois mois plus tard, les cotisations syndicales n’étaient toujours pas déduites des salaires et la négociation collective n’avait pas encore avoir commencé malgré les demandes du personnel.

Fin mars, IndustriALL qui compte le MMTUK parmi ses affiliés, a écrit au directeur général de l’entreprise en lui demandant instamment de mettre fin aux infractions aux droits syndicaux et de se conformer aux lois nationales et internationales du travail, notamment aux conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

IndustriALL a demandé à la direction de reconnaître le syndicat et de commencer des négociations collectives. Dans le même temps, IndustriALL a également écrit au Premier ministre du Kirghizstan pour exprimer l’espoir que la raffinerie se conformera aux conventions de l’OIT ratifiées par le pays et à la législation du Kirghizstan. IndustriALL a également demandé à ses affiliés de soutenir le syndicat local du MMTUK en envoyant des lettres de protestation à l’employer.

À la suite de cette campagne, le ministère de l’Économie et le gouvernement du Kirghizstan ont organisé des réunions au début d’avril pour discuter des activités menées dans la raffinerie chinoise et de ses infractions aux droits des travailleurs et travailleuses, notamment le droit de se syndiquer, le paiement des salaires, la santé et la sécurité.

Une réunion a eu lieu à la raffinerie entre des représentants du MMTUK et la direction de l’entreprise, à laquelle participait également un inspecteur public du travail. La direction a accepté de commencer à déduire les cotisations syndicales des salaires, et un bureau distinct et un responsable syndical ont été affectés au syndicat. En une semaine, plus de 250 demandes d’adhésion ont été faites et le syndicat local s’attend à avoir au total 300 membres d’ici le 1er mai.

Un autre syndicat contrôlé par la direction avait été établi en mars dans le service du feu de la raffinerie. Toutefois, 40 des 70 salariés de ce service ont maintenant rejoint le syndicat local du MMTUK.

Un projet de convention collective, qui a été envoyé le 20 avril à la direction, fait maintenant l’objet d’un examen.

IndustriALL Global Union félicite son affilié le MMTUK pour la victoire remportée avec le soutien de  la solidarité internationale.

IndustriALL dit au gouvernement iranien: Ne touchez pas au Premier mai

Jamshid Ahmadi, du bureau européen du syndicat des métallurgistes et des mécaniciens d’Iran (UMMI), dit:

Je remercie IndustriALL pour son soutien à la lutte cruciale des syndicats en Iran en faveur des droits des travailleurs et de l’amélioration des salaires et des conditions de service, et naturellement des droits syndicaux.

Le gouvernement traite tous les conflits du travail et les protestations ouvrières comme des questions de sécurité et non comme des questions relatives au travail. Cette attitude engendre un climat justifié de peur quand des travailleurs et travailleuses demandent le versement des salaires non payés, une amélioration des conditions de travail ou la reconnaissance de leur droit de se syndiquer.

La lourde répression du gouvernement, qui a pour conséquence d’empêcher le développement des petits syndicats, crée une situation catastrophique dans un environnement de travail dangereux. Le taux élevé des accidents du travail et des décès au travail est le résultat d’une absence de mécanisme permettant aux salariés de refuser d’accomplir un travail dangereux ou de demander des mesures de protection et des conditions sûres.

IndustriALL se tient aux côtés des syndicats iraniens dans leurs revendications au gouvernement iranien:

Les demandes sont urgentes en raison de l’approche du Premier mai.

Le secrétaire général adjoint de IndustriALL, Kemal Özkan, engage son soutien:

Considérant le courage et la détermination de ces syndicalistes iraniens qui risquent d’être arrêtés et punis pour syndiquer des salariés. Il est clair que IndustriALL se tient à leurs côtés dans leur combat pour marquer le Premier mai, et à long terme dans leur lutte pour créer des syndicats puissants.

Les mineurs ukrainiens contestent la destruction de leur industrie charbonnière

La veille, le 21 avril, s’est tenu à Kiev le Troisième Congrès des Mineurs ukrainiens, organisé par les affiliés d’IndustriALL, le Syndicat des Travailleurs des Mines de Charbon d’Ukraine et le Syndicat indépendant des Mineurs des Charbonnages d’Ukraine. Près de 800 délégués venus de tout le pays se sont rencontrés pour débattre de la situation délicate de l’industrie charbonnière ukrainienne. Ils ont exigé que le Président convoque une réunion du Conseil national de Sécurité et Défense d’Ukraine pour élaborer de futurs plans d’action au vu de la situation difficile du secteur.

Le Congrès a également revendiqué que le gouvernement apure les arriérés de salaire, restaure les protections sociales pour les travailleurs, fixe un prix équitable pour le charbon ukrainien ne devant pas être inférieur à celui du charbon importé, arrête l’importation de charbon, apporte un soutien financier aux mines et au secteur en général et écarte la politique de fermeture des mines. La démission de Volodymyr Demchyshyn, Ministre de l’Énergie et de l’Industrie charbonnière, a aussi été réclamée.

Les milliers de mineurs qui manifestaient devant le Siège du Conseil des Ministres ont également réclamé une entrevue avec le Premier Ministre Arseniy Yatsenyuk. Mikhailo Volynets, Président du Syndicat indépendant des Mineurs des Charbonnages d’Ukraine, a prévenu les autorités que les mineurs lanceraient des grèves nationales si elles ignoraient leurs revendications.

En janvier, 1.500 mineurs issus des affiliés d’IndustriALL et venus de tout le pays avaient tenu un piquet devant le Siège du Conseil des Ministres à Kiev pour exiger que le gouvernement revoie le budget de l’État pour 2015. Celui-ci devrait reprendre le financement nécessaire au versement des arriérés de salaire, au sauvetage des activités minières, à l’amélioration de la santé et de la sécurité et à la remise en place de la protection sociale des actifs et retraités du secteur. Certaines mesures ont été prises en ce qui concerne une partie des arriérés de salaire, mais le problème est loin d’être réglé.

Le point sur les progrès au niveau de l’Accord sur les mesures de sécurité ayant trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh

Les syndicats indiens décident de recruter collectivement des membres

Au cours de la réunion du comité consultatif de projet organisée à Kolkata, les 21-22 mars, les affiliés indiens de IndustriALL présents dans les industries du textile et de la confection ont convenu pour la première fois de syndiquer conjointement la main-d’œuvre.

Les participant(e)s à la réunion ont examiné la possibilité d’une syndicalisation collective basée sur la force de chaque affilié. Des structures ont été créées pour assurer l’application de quatre règles au niveau de l’entreprise et au niveau local, en mettant en commun les ressources et les forces en présence par une interaction régulière et un renforcement de la solidarité. Les affiliés ont convenu d’objectifs et de résultats mesurables capables d’être obtenus.

Un plan national de travail a été défini et les affiliés ont décidé de travailler dans le cadre politique reposant sur quatre principes: unité et absence de rivalité, coopération et coordination, établissement de structures de fonctionnement démocratique et de collecte des cotisations syndicales, viabilité.

L’industrie du prêt-à-porter en Inde, présente dans tout le pays, se concentre dans quatre pôles géographiques: Chennai, Tirupur, Coimbatore and Bangalore au sud; Calcutta et ses environs à l’est; National-Capitale-Région (NCR) et Ludhiana au nord; Mumbai et Ahmadabad à l’ouest. Les migrant(e)s constituent la majorité de la main-d’œuvre.

Chaque pôle géographique aura un comité de direction composé de représentant(e)s des affiliés et d’un(e) coordonnateur/trice. Des structures identiques ont été créées dans le projet de syndicalisation dans l’acier, l’énergie et les mines en Inde, et le projet du prêt-à-porter au Bangladesh.

Le secrétaire régional de IndustriALL, Sudhershan Rao, dit:

Il s’agit de la première étape d’un long voyage qui permettra de syndiquer les travailleuses et travailleurs de la confection en Inde. Les syndicats dans les secteurs du textile et de la confection ont besoin d’un coup de collier et de motivation – la direction de la chaîne d’approvisionnement par les marques et les producteurs nationaux est formidable, et nous avons besoin de stratégies de syndicalisation collective pour obtenir une représentation effective de la main-d’œuvre.