Nexperia Philippines licencie quatre responsables syndicaux

Le Syndicat des travailleurs de Nexperia Philippines Inc. est affilié à IndustriALL par l’intermédiaire de l’Alliance des métallurgistes des Philippines (MWAP). Après que le Syndicat des travailleurs de Nexperia Philippines a réussi à négocier le retour au travail des travailleuses licenciées en octobre, il a repris les négociations collectives avec l’employeur.

Mais hier, Nexperia Philippines a licencié quatre dirigeants syndicaux, les accusant d’avoir bloqué les points d’entrée et de sortie le 15 novembre. Cependant, les responsables du syndicat ne faisaient qu’informer les membres de l’état d’avancement des négociations collectives.

Selon le syndicat, cette action démontre la mauvaise foi de l’employeur dans les négociations d’une CCT et vise à affaiblir le syndicat. Le syndicat a fait l’objet de pratiques antisyndicales et de pratiques de travail déloyales tout au long de l’année et plusieurs préavis de grève ont été déposés pour des conflits en cours.

Julius Carandang, Secrétaire du MWAP, a déclaré :

“Les négociations pour une CCT, qui durent depuis près d’un an, ont exercé une pression considérable sur les travailleurs et travailleuses, aboutissant à une impasse qui les a contraints à déposer un préavis de grève. Cette démarche est une réponse claire à l’inaction de la direction face aux revendications raisonnables du syndicat pour de meilleures conditions de travail et des avantages sociaux adéquats.

L’appel de la MWAP à l’unité de tous les travailleurs, en particulier dans le secteur de l’électronique, est crucial pour démontrer une force collective contre toute forme d’exploitation. Le combat des travailleurs et travailleuses de Nexperia est aussi le combat de tous les travailleurs philippins qui s’efforcent d’obtenir un traitement humain, des salaires équitables et la sécurité d’emploi.”

Alexander Ivanou, Directeur pour l’industrie des TIC, de l’électricité et de l’électronique auprès d’IndustriALL, a pour sa part déclaré :

“IndustriALL condamne fermement le licenciement injuste des quatre dirigeants syndicaux, dont la Présidente du syndicat. Il s’agit d’une attaque flagrante contre les droits des travailleurs qui vise à saper le syndicat et ses efforts de négociation collective. Ces mesures de rétorsion confirment la mauvaise foi de l’entreprise et ses pratiques antisyndicales persistantes tout au long de 2024. Nous sommes solidaires du syndicat et appelons Nexperia à réintégrer immédiatement les dirigeants licenciés et à respecter les droits des travailleurs et travailleuses à un traitement équitable et à la négociation.”

Crédit photo : MWAP

Les FSI revendiquent des progrès en ce qui concerne le traité de l’ONU sur la responsabilité des entreprises

Le Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée sur les sociétés transnationales et autres entreprises et les droits de l’homme a été créé en 2014. Il a pour mandat d’élaborer un instrument international juridiquement contraignant pour réglementer, dans le cadre de la législation internationale des droits de l’homme, les activités des sociétés transnationales et autres entreprises.

Le traité proposé, en discussion depuis près de dix ans, vise à combler les lacunes flagrantes du droit international en matière de droits de l’homme et à mettre fin à l’impunité des entreprises. Malgré son importance, les progrès sont au point mort. Le dixième cycle de négociations, initialement retardé, offre aujourd’hui une occasion cruciale d’aller de l’avant.

“Les travailleurs et travailleuses ne peuvent plus attendre. Un traité visant à responsabiliser les entreprises est essentiel pour garantir la justice, protéger les droits et rétablir l’équilibre dans l’économie mondiale”,

a déclaré Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL.

Dans un effort commun, les fédérations syndicales internationales et les organisations de la société civile réitèrent la nécessité d’un processus transparent et inclusif qui donne la priorité au point de vue des travailleurs.

Les priorités des syndicats pour le traité sont les suivantes :

“Le dixième cycle de négociations en vue d’un traité contraignant des Nations unies se trouve à un stade critique. Nous avons besoin de règles internationales contraignantes en matière de justice pour les travailleurs et les travailleuses, ainsi qu’en matière d’obligation de rendre compte et de responsabilité pour les entreprises. Il est temps d’agir ensemble pour un traité fort”,

a déclaré Kemal Özkan.

Turquie : grève des métallurgistes à nouveau interdite

L’action syndicale, organisée par Birlesik Metal-Is (Syndicat uni des métallurgistes), a débuté le 4 décembre dans les usines Hitachi de Kartal, Tuzla, Dilovasi et Dudullu. Le 13 décembre, la grève s’est étendue aux usines de GE Grid Solutions, Hitachi Electric, Schneider Electric et Arıtaş. Environ 2.000 travailleurs et travailleuses, tous membres de Birlesik Metal-Is, y ont participé pour revendiquer des augmentations de salaire alignées sur l’inflation galopante qui prévaut en Turquie.

Les négociations avec la fédération des employeurs MESS ont été rompues après que la direction a proposé une augmentation de salaire de 40 %, une proposition jugée insuffisante, car elle laisserait les travailleurs et travailleuses en dessous du seuil de pauvreté. Le syndicat, quant à lui, revendiquait une augmentation de 125 % pour compenser les pertes salariales réelles et garantir un salaire vital à ses membres.

Le 13 décembre, le gouvernement turc a publié un décret reportant les grèves de 60 jours, invoquant des raisons de sécurité nationale. En vertu de la législation turque, lorsqu’une grève est reportée, les travailleurs et travailleuses ne peuvent pas reprendre leur action, car les conflits doivent alors faire l’objet d’un arbitrage obligatoire.

Le syndicat conteste fermement la légitimité de la justification avancée par le gouvernement. Les usines concernées produisent des transformateurs exclusivement destinés à l’exportation et ne présentent aucun risque perceptible pour la sécurité nationale. “Des usines de fabrication de transformateurs ne peuvent pas compromettre la sécurité nationale”, a déclaré un représentant du syndicat.

Selon le syndicat, la direction locale de l’entreprise a envoyé des messages aux travailleurs et travailleuses en grève leur demandant de reprendre le travail. Des forces de police auraient également été invitées sur les lieux afin d’effrayer les grévistes et de les dissuader de mener leurs actions. Les travailleurs et travailleuses en grève seraient également menacés de représailles sous forme de licenciements s’ils ne reprennent pas le travail.

Atle Høie et Judith Kirton-Darling, respectivement Secrétaire général d’IndustriALL Global Union et Secrétaire générale d’industriAll Europe, appellent les employeurs à respecter les droits des travailleurs et à s’abstenir d’appliquer l’interdiction.

“Il est évident que la législation est utilisée à mauvais escient pour saper le droit de grève en Turquie”.

Le courrier souligne les décisions antérieures de la Cour constitutionnelle turque et de l’Organisation internationale du travail (OIT) affirmant que le droit de grève est un droit du travail fondamental.

“C’est totalement inacceptable. Les travailleurs et travailleuses méritent des salaires justes et décents et le droit à la négociation collective doit être maintenu. Nous sommes aux côtés des travailleurs et travailleuses turcs et de leurs syndicats dans cette lutte.”

Photos : Syndicat uni des métallurgistes (Birleşik Metal İşçileri Sendikası)

Les sidérurgistes iraniens subissent des représailles pour avoir revendiqué des conditions de travail décentes

Une grève en décembre 2023 a été déclenchée du fait de l’entreprise qui avait suspendu 21 travailleurs et travailleuses et n’avait pas tenu ses promesses en matière d’égalité salariale et de classification des emplois. Les travailleurs ont revendiqué la réintégration de leurs collègues licenciés, l’alignement des salaires sur ceux des autres entreprises sidérurgiques et la mise en œuvre d’un plan de classification des emplois.

Bien que la direction se soit initialement engagée à répondre à ces revendications, peu de progrès ont été réalisés. Les tensions se sont aggravées en octobre, alors que quatre employés de longue date ont été licenciés pour avoir défendu les droits des travailleurs. Hosein Rezaee, 17 ans de service, Saeed Halvaei, 19 ans de service, Morteza Akbarian, 17 ans de service et Masoud Navaser, qui devait prendre sa retraite.

Les dirigeants syndicaux appellent à la solidarité pour obtenir la réintégration de tous les travailleurs licenciés, soulignant que leurs actions étaient une défense légitime des droits et des avantages des travailleurs et travailleuses.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a déclaré :

“Ces travailleurs sont visés en réponse à une action syndicale légitime. Le syndicalisme n’est pas un crime. IndustriALL soutient fermement la lutte pour la réintégration des travailleurs licenciés et demande instamment à NISC d’ouvrir sans délai le dialogue avec les travailleurs et de leurs représentants pour répondre à leurs revendications.”

Bangladesh : une augmentation annuelle de neuf pourcents n’est pas suffisante

Le salaire minimum a été révisé pour la dernière fois au Bangladesh en novembre 2023, lorsque le gouvernement a augmenté le salaire de base dans la confection de 8.000 takas (66 dollars) à 12.500 takas (104 dollars), avec une augmentation annuelle de cinq pourcents. Les syndicats, y compris les affiliés d’IndustriALL, avaient demandé un salaire minimum de 23.000 takas (190 dollars), avec une augmentation annuelle de 10 %, mais l’augmentation salariale finale était plus conforme à la proposition faite par les propriétaires des usines de confection. Cette situation a donné lieu à des manifestations massives à Dhaka, qui ont été accueillies par des actions policières brutales conduisant à l’assassinat de travailleurs et travailleuses et à l’ouverture de poursuites pénales à l’encontre de dirigeants syndicaux.

Nazma Akter, membre du Comité exécutif d’IndustriALL et Présidente de la fédération Sommilito Garments Sramik, a déclaré :

“Avec une inflation supérieure à 11 %, l’augmentation annuelle supplémentaire de 4 % est dérisoire. Les travailleuses et travailleurs du prêt-à-porter sont incapables de survivre étant donné l’absence de croissance réelle des salaires et l’augmentation du coût de la vie. Nous exhortons le gouvernement à mettre en place un nouveau Conseil du salaire minimum dès que possible et à réviser le salaire en tenant compte des besoins des travailleuses et travailleurs et à veiller à ce qu’ils reçoivent un salaire vital et non un salaire de misère.”

Avec ses affiliés, IndustriALL fait pression pour des négociations sectorielles juridiquement contraignantes afin d’améliorer les conditions de travail et les salaires dans le secteur. Grâce à la plateforme de dialogue entre les employeurs, les syndicats et les acheteurs dans le cadre de l’initiative Action, Collaboration, Transformation (ACT), IndustriALL développe une approche commune de la négociation collective, soutenue par des pratiques d’achat pertinentes des acheteurs mondiaux.

Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

“Nous pensons qu’il est nécessaire de construire un cadre mondial qui permette des négociations collectives au niveau du secteur afin d’améliorer les conditions de travail et les salaires et de veiller à ce que les pratiques d’achat des enseignes soutiennent directement les négociations collectives. C’est un moment unique pour les travailleurs et les employeurs du Bangladesh en vue de mettre en place une industrie du prêt-à-porter meilleure et plus juste et nous invitons les associations d’employeurs à travailler conjointement avec nous pour atteindre cet objectif.”

Crédit photo : OIT Asie-Pacifique Flickr

Les syndicats font pression pour une Transition juste dans le secteur du textile et de la confection

Brossant le tableau d’ensemble de cette industrie, qui emploie plus de 300 millions de travailleurs dans le monde, Christina Hajagos-Clausen, d’IndustriALL, a souligné les défis posés par le travail informel, une protection sociale inadéquate et les inégalités dans le dialogue social.

La pression croissante exercée sur les enseignes pour qu’elles intègrent les principes de l’économie circulaire aura un impact sur les emplois dans le secteur. Les participants d’Afrique du Sud se sont inquiétés de l’afflux de vêtements de seconde main qui perturbe les industries locales, soulignant la nécessité de stimuler le commerce intra-africain pour favoriser une croissance durable.

“Il n’y a pas de solution unique ; nous avons besoin de solutions sur mesure qui tiennent compte des disparités régionales et sectorielles. En tant que syndicats, nous devons nous assurer que nous jouons un rôle important et que nous avons une position politique forte”,

a déclaré Christina Hajagos-Clausen.

Armelle Seby, Directrice pour l’égalité des sexes d’IndustriALL, et Maike Niggemann, d’industriAll Europe, ont souligné l’absence de la notion d’égalité des sexes dans les plans de Transition juste existants, exhortant les syndicats à adopter une approche transformatrice de l’égalité des sexes, en s’attaquant aux inégalités systémiques telles que la ségrégation professionnelle et la disparité des rémunérations. Ce sujet sera développé plus avant dans un projet conjoint d’industriAll Europe et d’IndustriALL Global Union.

“L’accès aux programmes de requalification et d’amélioration des compétences doit être équitable. Nous avons besoin de quotas pour nous assurer que les femmes ne sont pas laissées pour compte au niveau des nouveaux emplois verts.”

IndustriAll Europe a présenté son travail avec les partenaires sociaux du secteur textile, la Commission européenne et l’OIT en vue d’une transition juste dans le secteur. Au niveau intersectoriel, industriAll Europe a élaboré un Manifeste pour la Transition Juste en consultation avec ses affiliés, appelant à un cadre juridique complet pour la Transition Juste avec des droits renforcés au dialogue social, ainsi qu’à la mise en place d’un Observatoire de la transition juste de l’UE. La possibilité de reprendre certaines de ces revendications pour élaborer un manuel mondial du secteur textile pour une Transition Juste a été évoquée.

Judith Kirton Darling, Secrétaire générale d’industriAll Europe, a déclaré :

“La Transition juste, ça signifie « Rien sur nous, sans nous ». Les travailleurs et travailleuses doivent avoir les droits, les capacités et les ressources nécessaires pour anticiper et gérer le changement. Cela pose des défis majeurs dans la chaîne d’approvisionnement mondiale du textile qui compte de nombreux travailleurs informels non syndiqués. Les enseignes mondiales doivent assumer leurs engagements à l’échelle mondiale et veiller à ce que la transition soit équitable tout au long de la chaîne d’approvisionnement.’’

Les syndicats belges ont remporté une victoire nationale après de nombreuses négociations : les entreprises de plus de 20 salariés sont désormais tenues de négocier des plans de formation annuels avec les syndicats. Les travailleurs et travailleuses bénéficient ainsi d’une formation adaptée aux besoins de la transition, un modèle qui pourrait être reproduit ailleurs.

S’agissant de la responsabilité des entreprises, les participants ont été unanimes à demander aux enseignes de rendre compte de leur rôle dans les difficultés du secteur. Le syndicat américain Workers United a souligné que les mesures volontaires sont insuffisantes et que des accords juridiquement contraignants sont nécessaires pour garantir que les marques contribuent aux fonds de protection des travailleurs.

La directrice du Centre pour une transition juste de la CSI, Giulia Laganà, est du même avis :

“Les entreprises, les gouvernements et les institutions multilatérales doivent agir pour assainir les chaînes de valeur et garantir une véritable durabilité sociale et environnementale.”

La SEWA, organisation indienne, a souligné la situation critique des travailleurs informels et des travailleuses à domicile, dont beaucoup ne bénéficient pas d’un salaire minimum ou d’une protection sociale, et a appelé les enseignes de stature mondiale à rendre des comptes en appelant à un cadre mondial qui fasse respecter les droits des travailleurs tout au long des chaînes d’approvisionnement.

Les participants bulgares ont souligné les opportunités et les défis potentiels de l’évolution vers une économie plus circulaire soulignant que les entreprises de recyclage prétendent faire partie de l’économie circulaire, mais que les travailleurs et travailleuses n’y sont pas syndiqués et qu’il n’y a pas de négociation collective. Un exemple clair pour la revendication que les nouveaux emplois “verts” soient des emplois décents avec des droits pour les travailleurs, notamment la liberté syndicale, qui doit être respectée. Les participants ont été encouragés à identifier les domaines de croissance comme le recyclage des textiles.

L’atelier s’est conclu par un consensus sur l’élaboration d’un document politique et d’une feuille de route pour les travailleurs et travailleuses du textile du monde entier, afin de les aider à s’orienter vers une production plus durable tout en garantissant une Transition juste pour tous. Le manifeste présentera les priorités syndicales, les solutions spécifiques au secteur et les outils pratiques pour parvenir à une Transition juste.

Illustration : usine de confection, Zimbabwe, septembre 2024

Más de 400 trabajadores muertos en la India debido a fallas de seguridad en el lugar de trabajo

“Este mes se cumplen cuarenta años de la catástrofe por la fuga de gas de Union Carbide en Bhopal, que se cobró decenas de miles de vidas. Aun así, India sigue siendo el país con mayor inseguridad laboral y más víctimas fatales en la industria que ningún otro lugar del mundo. El gobierno autoritario ha flexibilizado las leyes de salud y seguridad en el trabajo mientras sigue anteponiendo las ganancias a la vida de los trabajadores. Para recuperar las protecciones perdidas y lograr puestos de trabajo seguros y estables, debemos avanzar en una lucha militante”,

expresó Gautam Mody, miembro del Comité Ejecutivo de IndustriALL.

El sector químico y farmacéutico registró algunos de los accidentes más graves de este año. En esta industria, se produjeron más de 110 accidentes de trabajo, que causaron la muerte de al menos 220 trabajadores y heridas graves a más de 550. El 21 de agosto, en Andhra Pradesh, una explosión en una fábrica farmacéutica de una zona económica especial mató a 18 trabajadores e hirió a otros 30. La planta pertenecía a Escientia Advanced Sciences.

En mayo, una gran explosión en una fábrica de productos químicos en Mumbai, propiedad de Amudan Chemicals, se cobró la vida de al menos 13 trabajadores y dejó más de 60 heridos. Según los medios de comunicación, la explosión se debió a fallas de seguridad, entre las que figuraban precauciones insuficientes en la mezcla y almacenamiento de productos químicos. A principios de febrero, un incendio en una fábrica de pintura en Delhi mató a once personas y dejó a muchas más gravemente heridas. Más tarde, la Corporación Municipal de Delhi confirmó que la fábrica funcionaba ilegalmente.

Las infracciones en materia de seguridad no se limitan a los sectores químico y farmacéutico. La industria minera registró al menos 22 accidentes, en los que murieron 60 trabajadores y más de 50 resultaron gravemente heridos. En el sector energético, más de 20 trabajadores murieron en accidentes de trabajo este año. En febrero, la explosión de una caldera causó la muerte de al menos catorce trabajadores y heridas graves a más de 25 en una fábrica de autopartes del estado de Haryana. La fábrica forma parte de la extensa cadena de suministro de la industria automotriz india.

Estos incidentes no son aislados, sino sintomáticos de un declive sistémico de la regulación laboral. Hay pruebas claras de que los accidentes se producen como consecuencia de una grave negligencia en el cumplimiento de las normas de seguridad, un sistema de supervisión débil, inspecciones fabriles inadecuadas y la contratación de una gran cantidad de trabajadores precarios carentes de formación. La mayoría de los trabajadores fallecidos y heridos son trabajadores precarios.

En los últimos años, el gobierno indio ha flexibilizado las normas de inspección y concesión de licencias en el lugar de trabajo para fomentar el crecimiento empresarial. La nueva legislación sobre seguridad y salud en el trabajo ha debilitado gravemente el sistema de inspección, al dar prioridad a la facilidad para hacer negocios sobre los derechos laborales y la seguridad de los trabajadores. Los inspectores ya no pueden realizar inspecciones sin previo aviso, emprender acciones legales inmediatas contra los infractores ni verificar eficazmente el cumplimiento debido a la autocertificación y las auditorías privadas.

“El estado actual de la seguridad laboral en el país es preocupante. El alarmante ritmo al que se producen accidentes a diario refleja el deterioro de las medidas de seguridad en los lugares de trabajo. Instamos a los empleadores a cooperar activamente con los sindicatos y la DGFASLI para poner en marcha un plan de acción que garantice lugares de trabajo seguros”,

declaró Sanjay Vadhavkar, miembro del Comité Ejecutivo de IndustriALL.

Enfatizando la urgencia de hacer frente a esta crisis, Kemal Özkan, subsecretario general de IndustriALL, afirmó:

“El derecho a un lugar de trabajo seguro es uno de los principios y derechos fundamentales en el trabajo. A observar el estado calamitoso de la seguridad laboral en la India, está claro que se está vulnerando este derecho fundamental. Instamos al gobierno indio a que revise la normativa sobre seguridad en el lugar de trabajo y entable un diálogo social con los sindicatos para evitar más muertes por fallas de seguridad”.

Fotografía: Línea de fabricación y montaje de bicicletas ATLAS. Fábrica de ATLAS en Haryana, India. Copyright: Marcel Crozet / OIT

Plus de 400 travailleurs tués en Inde en raison de lacunes en matière de sécurité sur le lieu de travail

“Ce mois-ci, nous commémorons les quarante ans de la catastrophe de Bhopal, provoquée par Union Carbide et qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes. Pourtant, l’Inde reste le lieu de travail le moins sûr, avec plus d’accidents industriels mortels que partout ailleurs dans le monde. Le gouvernement autoritaire a revu à la baisse les lois sur la santé et la sécurité au travail, car il continue de faire passer les profits avant la vie des travailleurs et travailleuses. Pour regagner la protection perdue et obtenir des emplois sûrs et sécurisés, nous devons mener une riposte militante”,

a déclaré Gautam Mody, membre du Comité exécutif d’IndustriALL.

Le secteur chimique et pharmaceutique a connu certains des accidents les plus graves cette année. Plus de 110 accidents du travail se sont produits dans ce secteur, tuant au moins 220 travailleurs et travailleuses et en blessant gravement plus de 550. Le 21 août, une explosion dans une usine pharmaceutique située dans une zone économique spéciale de l’Andhra Pradesh a tué 18 travailleurs et en a blessé 30 autres. L’usine appartenait à Escientia Advanced Sciences.

En mai, une importante explosion dans une usine chimique de Mumbai, appartenant à Amudan Chemicals, a coûté la vie à au moins 13 personnes et en a blessé plus de 60. Selon les médias, des lacunes en matière de sécurité, notamment des précautions insuffisantes dans le mélange et le stockage des produits chimiques, ont été à l’origine de cette explosion. Au début du mois de février, un incendie dans une usine de peinture à Delhi a tué onze personnes et en a gravement blessé beaucoup d’autres. La municipalité de Delhi a confirmé par la suite que l’usine exerçait ses activités de manière l’illégale.

Les violations de la sécurité ne se limitent pas aux secteurs chimique et pharmaceutique. L’industrie minière a connu au moins 22 accidents, tuant 60 mineurs et en blessant gravement plus de 50. Dans le secteur de l’énergie, plus de 20 travailleurs et travailleuses sont décédés dans des accidents du travail cette année. En février, une chaudière a explosé, tuant au moins quatorze personnes et en blessant gravement plus de vingt-cinq dans une usine de fabrication de pièces détachées dans l’État d’Haryana. L’usine fait partie de la vaste chaîne d’approvisionnement automobile de l’Inde.

Ces incidents ne sont pas isolés mais symptomatiques d’un déclin systémique de la réglementation du travail. Il est clairement établi que ces accidents résultent d’une grave négligence des règles de sécurité, d’un système de supervision faible, d’inspections d’usine inadéquates et de l’emploi d’un grand nombre de travailleurs précaires non formés ; la majorité des tués et blessés sont des travailleurs précaires.

Ces dernières années, le gouvernement indien a assoupli les règles relatives à l’inspection des lieux de travail et à l’octroi de licences afin de favoriser la croissance des entreprises. La nouvelle loi sur la santé et la sécurité au travail a gravement affaibli le système d’inspection, en donnant la priorité à la facilité de pouvoir faire des affaires plutôt qu’aux droits du travail et à la sécurité des travailleurs et travailleuses. Les inspecteurs ne peuvent plus effectuer d’inspections inopinées, prendre des mesures juridiques immédiates à l’encontre des contrevenants ou vérifier efficacement une conformité obtenue par l’autocertification et des audits privés.

“L’état actuel de la sécurité industrielle dans le pays est inquiétant. Le taux alarmant auquel les accidents industriels se produisent quotidiennement reflète des mesures de sécurité compromises sur les lieux de travail. Nous exhortons les employeurs à s’engager activement avec les syndicats et le DGFASLI pour mettre en œuvre un plan d’action visant à garantir la sécurité des lieux de travail,”

a déclaré Sanjay Vadhavkar, membre du Comité exécutif d’IndustriALL.

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, souligne qu’il est urgent de s’attaquer à cette crise :

“Le droit à un lieu de travail sûr est l’un des principes et droits fondamentaux au travail. Au vu de l’état désastreux de la sécurité au travail en Inde, il est clair que ce droit fondamental est violé. Nous exhortons le gouvernement indien à revoir les réglementations en matière de sécurité au travail et à engager un dialogue social avec les syndicats afin d’éviter d’autres décès dus à des manquements en matière de sécurité.”

Illustration : Chaîne de fabrication et d’assemblage des vélos ATLAS. Site de l’usine ATLAS à Haryana, en Inde. Copyright : Marcel Crozet / OIT

Les droits démocratiques doivent être respectés en Géorgie

Les manifestations en Géorgie ont été déclenchées par la décision du gouvernement d’interrompre les négociations d’adhésion à l’Union européenne jusqu’en 2028. Cette décision a été perçue par de nombreux Géorgiens comme un recul significatif des aspirations du pays à l’intégration européenne, ce qui a conduit à des manifestations de grande ampleur.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré à ce sujet :

“La force excessive utilisée à l’égard des personnes qui protestent contre la décision contraste fortement avec les principes de démocratie et de droits de l’homme. IndustriALL est solidaire de ses affiliés géorgiens qui défendent leurs droits et nous appelons le gouvernement géorgien à engager un véritable dialogue avec la société civile pour répondre aux aspirations légitimes du peuple.”

La Confédération des syndicats géorgiens (GTUC), qui compte parmi ses membres des syndicats affiliés à IndustriALL, affirme qu’il n’y a pas d’alternative à l’intégration européenne, et

“condamne catégoriquement l’usage excessif de la force par les forces de l’ordre, qui s’est traduit par la violation des droits des représentants des médias et des participants à la manifestation, y compris par des violences physiques. Nous pensons que chaque auteur et que toutes les personnes responsables doivent être immédiatement identifiés et tenus pour responsables”.

Judith Kirton-Darling, Secrétaire générale d’industriALL Europe, a déclaré à ce sujet :

“Les scènes de brutalité policière et de répression par l’État des manifestations pacifiques auxquelles nous assistons sont répréhensibles. La crise ne peut être résolue que par le dialogue, y compris avec la société civile. Le peuple géorgien a le droit de vivre dans un pays qui respecte et incarne les valeurs démocratiques, les droits de l’homme et l’État de droit”.

Tous les travailleurs ont besoin d’un syndicat et les syndicats ont besoin de travailleurs

Christina Olivier, Secrétaire générale adjointe d’IndustriALL, a souligné la responsabilité du mouvement syndical mondial dans la protection des droits de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

“En tant que fédération syndicale internationale, il est de notre responsabilité de représenter et de protéger les droits de tous les travailleurs et toutes les travailleuses.”

Le secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a ajouté :

“Il était grand temps d’organiser cette réunion. Toutes les personnes présentes à cet appel sont conscientes que les travailleurs et travailleuses LGBTI+ sont partout. Tous les travailleurs ont besoin d’un syndicat et nous avons besoin de tous les travailleurs.”

Le séminaire a fourni une vue d’ensemble des termes clés tels que l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’expression de genre et les caractéristiques sexuelles, soulignant l’importance de comprendre ces termes dans les contextes locaux. Ceci est essentiel pour s’impliquer auprès d’autres organisations et promouvoir un discours et des politiques inclusifs.

Le rapport “Laws on Us” de 2024 produit par l’ILGA (Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes) a mis en évidence à la fois des progrès et des reculs dans les paysages juridiques affectant de par le monde les droits des personnes LGBTI+. Des progrès ont été enregistrés, comme la réduction du nombre de pays qui criminalisent les actes homosexuels. Toutefois, des reculs tels que la loi ougandaise concernant la peine de mort et la criminalisation croissante dans des pays comme l’Irak et l’Indonésie soulignent les difficultés persistantes. En outre, les protections sur le lieu de travail et en matière de soins de santé pour les personnes LGBTI+ restent limitées, avec seulement 77 pays offrant des protections en matière d’emploi et seulement 53 offrant une couverture de soins de santé.

Des témoignages de membres d’affiliés d’IndustriALL ont mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les travailleurs et travailleuses LGBTI+. Vet Tetodom de l’Alliance cambodgienne des syndicats (CATU) a parlé de l’absence de politiques de protection des personnes LGBTI+ et de la discrimination à l’emploi. Pour le Sri Lanka, Navado Bennet a expliqué comment les identités queer sont souvent rejetées et comment les personnes LGBTI+ sont contraintes de travailler dans des secteurs marginalisés. Melba Tampakan, du syndicat philippin ALU, a évoqué les progrès réalisés grâce à des lois telles que la Safe Spaces Act (loi sur les espaces sûrs), tout en abordant le projet de loi sur l’égalité SOGIE, qui est au point mort et qui offrirait des protections complètes contre la discrimination.

Vinicius Santos Lousada, de la centrale CNQ, Brésil, a souligné la nécessité d’intégrer les questions LGBTI+ dans les programmes des syndicats et de favoriser la prise de conscience pour surmonter les préjugés culturels.

Roberto Saldana de la FEASIAS, Salvador, a parlé de la création d’espaces sûrs pour les travailleurs et travailleuses LGBTI+ et de la collaboration avec les mouvements féministes pour donner la priorité aux questions LGBTI+ au niveau des syndicats.

Brittani Murray, du Syndicat des Métallos USW, a souligné que les syndicats doivent créer des espaces où les travailleurs et travailleuses LGBTI+ se sentent en sécurité et soutenus.

Le rapport de la pré-conférence de l’ILGA pour les syndicats a également mis en lumière des recommandations identifiées par les membres d’IndustriALL, telles que l’inclusion des questions LGBTI+ dans les conventions collectives, la priorité donnée à l’implication des jeunes et, plus important encore, le fait que les questions LGBTI+ ne devraient pas être confinées aux comités des femmes, étant donné qu’il s’agit de questions plus larges liées au genre.

IndustriALL s’engage à soutenir les affiliés dans la syndicalisation des travailleurs et travailleuses LGBTI+ et la négociation de leurs droits. Elle poursuivra sa collaboration au sein du comité de coordination LGBT (des FSI et de la CSI) et utilisera son site web pour partager des ressources concernant les travailleurs et travailleuses LGBTI+, des clauses pour les CCT et la promotion de la diversité et des lieux de travail sûrs. En outre, IndustriALL se concentrera sur la sensibilisation du personnel et des affiliés par le biais de programmes de sensibilisation. L’organisation développera également une liste de contrôle sur l’inclusivité afin d’aider les syndicats à identifier les domaines à améliorer et à garantir des lieux de travail plus inclusifs.

En construisant des réseaux régionaux et mondiaux, en organisant des discussions de groupe et en améliorant la visibilité, IndustriALL vise à renforcer son impact sur les droits des travailleurs et travailleuses LGBTI+ et à favoriser une plus grande inclusivité au sein du mouvement syndical.