Un responsable de Yura agresse physiquement des travailleuses au sein de l’usine de l’entreprise en Serbie

Le Syndicat autonome des métallurgistes de Yura Leskovac a condamné l’agression, tenant Yura pour responsable de la promotion d’une culture de la violence et du manque de respect envers les travailleurs. Selon le syndicat, les travailleuses concernées ont été menacés de licenciement après l’agression, ce qui n’a fait qu’aggraver les choses. Une enquête de police est en cours.

Le syndicat a soulevé d’autres préoccupations, mettant en doute l’affirmation de la direction selon laquelle les caméras de surveillance n’étaient pas opérationnelles le jour de l’aggression. Il est courant que ces caméras surveillent les travailleurs au quotidien, ce qui rend cette défaillance particulièrement suspecte. Le syndicat a demandé à Yura soit d’expliquer cette anomalie et de fournir les images de la première équipe le jour de l’incident, soit de retirer la vidéosurveillance de toutes les usines Yura. Selon le syndicat, il est inacceptable que des caméras soient utilisées pour surveiller les fautes éventuelles des travailleurs, mais qu’elles ne fonctionnent pas dès lors qu’il s’agit de déterminer la responsabilité pénale de dirigeants ou d’autres parties responsables.

Ce dernier incident a intensifié les revendications visant l’amélioration de la protection du lieu de travail et des mesures immédiates contre le responsable concerné. Le syndicat exprime depuis longtemps ses préoccupations quant aux pratiques abusives de Yura, qui se sont intensifiées dans le cadre d’une campagne antisyndicale plus large. Les travailleurs ont subi des pressions pour démanteler leur syndicat et les cas de violence verbale et physique sont de plus en plus fréquents.

En réponse aux informations diffusées par les médias selon lesquelles le responsable avait été suspendu, le syndicat demande à Yura de confirmer officiellement cette suspension et de rendre publiques les mesures disciplinaires prises au sein de l’usine. Il a également lancé une pétition demandant que le permis de travail de M. Kang soit révoqué et que les inspections soient renforcées chez Yura. Le syndicat est prêt à prendre d’autres mesures si ces revendications continuent d’être ignorées.

Cet incident survient dans le contexte d’une lutte permanente des travailleurs et travailleuses du site de Yura à Leskovac pour obtenir des salaires équitables et des conditions de travail décentes. Soutenus par industriAll Europe et IndustriALL Global Union, les salariés ont protesté contre les tactiques antisyndicales et les politiques salariales punitives de l’entreprise. Le syndicat a déjà entamé des grèves et déposé une plainte officielle auprès des autorités allemandes concernant le respect par Yura de la loi allemande sur la diligence raisonnable en matière de chaîne d’approvisionnement.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a déclaré :

“Il est absolument inacceptable que des travailleurs ou travailleuses soient victimes de violences sur leur lieu de travail. La direction doit réagir immédiatement pour assurer la sécurité de ses salariés et doit engager un dialogue avec le syndicat pour rectifier les mauvaises pratiques ainsi que veiller à ce que cette culture toxique prenne fin. IndustriALL Global Union et industriAll Europe continueront à mobiliser la solidarité en faveur des camarades serbes jusqu’à ce que justice soit faite.”

Judith Kirton-Darling, Secrétaire générale d’industriAll Europe, a exprimé son soutien aux travailleurs et travailleuses de Yura ainsi qu’à leur syndicat :

“Je tiens à exprimer l’entière solidarité de tous les travailleurs et travailleuses européens à nos courageux collègues de Yura Leskovac. Nous vous soutenons fermement dans votre lutte pour la dignité, un traitement équitable et la sécurité au travail. Nos pensées vont aux travailleuses blessées ; nous leur souhaitons un prompt et complet rétablissement. La direction de Yura doit immédiatement indemniser les victimes de cet effroyable incident et prendre la responsabilité de garantir la santé et la sécurité de tous ses salariés. Le syndicat est la voix légitime des travailleurs et doit être respecté. Nous appelons Yura à engager un dialogue constructif avec le syndicat, à mettre fin à la violence et à l’intimidation et à protéger les droits de ses salariés.”

Pour plus d’informations et pour soutenir la campagne, veuillez signer la lettre de protestation demandant à Yura de cesser ses activités antisyndicales.

Le gouvernement ghanéen révoque la licence d’exploitation de la mine de Bogosa-Prestea par suite d’une pétition syndicale

L’une des raisons de cette révocation est le non-paiement des salaires et des prestations sociales dans les délais impartis. Les travailleurs n’ont reçu dernièrement que leurs salaires pour décembre 2023 et janvier 2024 et n’ont plus été payés depuis. Les versements pour leurs pensions et autres prestations sont également en souffrance.

La société minière britannique Future Global Resources (FGR) a acquis la mine en 2020 à condition qu’elle y investisse. Cependant, FGR, qui détient 90 % des parts de la mine, n’a pas investi ni développé la mine et s’est au contraire endettée auprès de ses fournisseurs. Le gouvernement ghanéen détient les 10 % restants.

Depuis de nombreuses années, la communauté de Prestea s’inquiète de la pollution des sources d’eau par les sociétés d’extraction d’or, dont FGR. Les craintes de la communauté ont été aggravées par l’inondation du Puits central. Le Puits Bondaye n’a quant à lui qu’une seule pompe en état de marche, tandis que certains puits à ciel ouvert sont exploités à faible échelle et de façon artisanale par des creuseurs.

En outre, certaines zones de l’installation de stockage des résidus ont été négligées et l’usine de traitement est dans un état de délabrement avancé, selon l’avis de résiliation du gouvernement. Selon le syndicat, cela montre que FGR n’a pas assumé ses responsabilités environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

“FGR n’a pas la capacité financière d’injecter les capitaux nécessaires dans la mine de Bogoso-Prestea et a démontré dans les faits son incapacité à justifier auprès de la commission des minéraux, au cours de la période de préavis de 120 jours, pourquoi le bail minier ne devrait pas être résilié”,

a écrit le syndicat dans une pétition adressée au Parlement ghanéen.

Tenant compte des pétitions et des manifestations du syndicat et d’autres parties prenantes, le ministère des ressources foncières et naturelles a mis fin à la licence d’exploitation minière le 18 septembre.

“La décision de mettre fin à la licence d’exploitation minière a été entérinée après avoir pris connaissance de divers rapports d’une commission des ressources minières ainsi que d’un comité ministériel constitué pour examiner les activités de la société ainsi qu’à l’issue de consultations approfondies avec toutes les parties prenantes impliquées dans cette affaire”,

a écrit le ministère dans un communiqué. Le ministère a déclaré qu’il recherchait d’autres investisseurs pour reprendre la mine et a depuis nommé une équipe intérimaire pour superviser les activités.

Le GMWU, affilié à IndustriALL, est favorable à la reprise de la production dans la mine, ce qui profitera aux travailleurs.

“Une assemblée syndicale avait décidé d’entreprendre une série de manifestations, de piquets de grève et de marches de protestation si le ministre refusait de résilier le bail minier pour permettre à d’autres investisseurs potentiels de reprendre le site et de le gérer pour le plus grand bien de toutes les parties prenantes”,

a déclaré Abdul-Moomin Gbana, Secrétaire général du GMWU.

Paule France Ndessomin, Secrétaire régionale d’IndustriALL pour l’Afrique sub-saharienne, a déclaré :

“FGR doit payer les salaires et les prestations sociales dues et l’équipe intérimaire doit veiller à ce que les emplois soient protégés. En outre, le gouvernement doit faire respecter les lois environnementales afin de garantir la protection des sources d’eau des communautés riveraines contre la pollution”.

Le réseau syndical mondial de Caterpillar s’engage à soutenir les travailleurs et à exiger des changements

La réunion a rassemblé des représentants syndicaux du monde entier en vue de relever les défis et de tracer la voie d’une action collective. Le sentiment d’urgence était palpable, les délégués partageant des histoires de luttes ouvrières aux États-Unis, en Irlande du Nord et au Mexique.

La dépendance croissante de Caterpillar à l’égard de l’externalisation et sa réticence à s’engager dans un véritable dialogue social ont été des thèmes communs tout au long des discussions.

Malgré le ralentissement mondial du secteur de la construction, les performances financières de Caterpillar restent solides. Toutefois, les représentants syndicaux ont souligné que ce succès avait un coût pour la main-d’œuvre.

Christina Olivier, Secrétaire générale adjointe d’IndustriALL, a déclaré :

“Caterpillar prospère, mais ses travailleurs et travailleuses sont réduits à la portion congrue. Les profits de l’entreprise ne doivent pas se faire au détriment de salaires équitables et du respect des droits des travailleurs”.

L’une des principales préoccupations soulevées lors de la réunion a été la poursuite de la stratégie de nivellement par le bas de l’entreprise, qui consiste à délocaliser la production dans des pays à bas salaires, en n’offrant aux travailleurs de ces régions qu’une protection limitée. Le cas du Mexique, en particulier, a été mis en exergue.

Au Mexique, à Nuevo Laredo, les travailleurs et travailleuses de l’usine Caterpillar Tecnología Modificada sont en grève depuis plus d’un an, réclamant des salaires équitables et la reconnaissance de leur syndicat, le SNITIS (Syndicat national indépendant des travailleurs de l’industrie et des services). La grève fait suite à des mois de négociations infructueuses, les travailleurs accusant Caterpillar de tactiques antisyndicales et de pratiques discriminatoires.

Victor Manuel Vergara, un dirigeant syndical initialement licencié pour avoir recruté syndicalement, a été réintégré dans ses fonctions, ce qui constitue une victoire syndicale. Cependant, le SNITIS et ses membres continuent à faire pression pour obtenir une convention collective garantissant de meilleurs salaires et des conditions de travail plus sûres.

“Le combat du SNITIS est celui de tous les travailleurs de Caterpillar dans le monde. Nous sommes pleinement solidaires de nos camarades mexicains et continuerons à les soutenir jusqu’à ce que leurs droits soient pleinement respectés”,

a déclaré le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie.

Le réseau a décidé d’envoyer une lettre officielle au PDG de Caterpillar, Jim Umpleby, pour lui demander d’intervenir et de veiller à ce que les négociations avec le SNITIS soient prises au sérieux.

Pour les représentants syndicaux, le succès jamais démenti de Caterpillar sur le marché mondial doit s’accompagner d’un engagement en faveur de pratiques de travail équitables. Comme l’a dit un délégué :

“Caterpillar ne peut pas continuer à exploiter les travailleurs tout en déclarant des bénéfices records. Le monde nous regarde”.

La réunion a également abordé la nécessité de revitaliser le réseau lui-même. Depuis la pandémie de Covid, la communication entre les syndicats s’est ralentie, ce qui a affaibli l’efficacité de l’action collective. Les délégués ont réaffirmé leur engagement à construire une solidarité transfrontalière et à s’opposer aux pratiques de travail de Caterpillar. À l’issue des discussions, le message était clair : les travailleurs de Caterpillar du monde entier sont confrontés à des défis similaires et ce n’est que par l’action collective qu’ils pourront obtenir des changements significatifs.

Comme l’a déclaré Christina Olivier,

“Il ne s’agit pas seulement d’une usine ou d’un pays. Il s’agit d’établir une norme sur la manière dont les multinationales traitent leurs travailleurs. Nous sommes plus forts ensemble et Caterpillar doit comprendre que nous ne reculerons pas”.

Malaisie : pratiques antisyndicales chez l’équipementier automobile Valeo

Le NUTEAIW, affilié à IndustriALL, a syndiqué l’entreprise durant la pandémie de Covid-19.

Quand l’autorité chargée des relations sociales a organisé un vote à bulletin secret le 14 décembre 2021 pour se positionner sur la demande de reconnaissance du syndicat, le NUTEAIW a obtenu 56,82 % de soutien auprès des 579 salariés de Valeo Malaysia Sdn. Bhd
pour lesquels le syndicat était compétent.

Bien que le résultat du scrutin est conforme aux exigences de la réglementation sur les relations sociales, Valeo a déposé un recours devant la Haute Cour, la Cour d’appel et la Cour fédérale, affirmant que le Directeur général du Département des relations sociales n’avait pas enquêté sur la plainte de l’entreprise selon laquelle NUTEAIW avait fait subir un “lavage de cerveau” aux travailleurs.

La Haute cour a jugé que le Directeur général avait accordé la reconnaissance au NUTEAIW à juste titre et sans irrégularité de procédure. La Cour d’appel a déclaré que la société n’avait pas fourni d’informations précises sur les éventuels actes répréhensibles du Directeur général dans le délai de deux mois imparti. La Cour fédérale a rejeté la demande de recours de Valeo, l’entreprise n’ayant pas réussi à prouver l’existence de nouveaux points de droit à examiner dans le cadre de sa contestation.

Le Secrétaire général du NUTEAIW, Gopal Kishnam Nadesan, a déclaré :

“Nous nous félicitons de la décision de la Cour fédérale et demandons à Valeo d’entamer des négociations collectives avec le NUTEAIW. Le fait que Valeo tente de briser les syndicats par des voies juridiques montre les faiblesses de notre droit du travail, qui permet aux employeurs de briser les syndicats en les traînant régulièrement devant les tribunaux. La loi doit être réformée pour mettre fin à ce harcèlement juridique”.

Ramon Certeza, Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Asie du Sud-Est, a déclaré :

“L’entreprise doit respecter le droit du NUTEAIW de recruter syndicalement les travailleurs et travailleuses de l’automobile ainsi que le résultat du vote à bulletin secret. La Convention 98 de l’Organisation internationale du travail, ratifiée par le gouvernement malaisien, stipule clairement que les organisations de travailleurs et d’employeurs doivent bénéficier d’une protection adéquate contre tout acte d’ingérence de l’une ou l’autre partie dans leur mise en place ou leur fonctionnement”.

Valeo est une multinationale de l’automobile dont le siège est à Paris. L’entreprise possède 175 sites de production dans le monde, elle produit des systèmes d’aide à la conduite, des éclairages et des équipements électriques pour véhicules électriques.

Palestine: le groupement Global Unions présente une réclamation auprès de l’OIT pour recouvrer les salaires de plus de 200 000 travailleurs palestiniens en Israël

Ces violations ont entraîné une perte de revenus de plusieurs millions de dollars, engendrant une grave insécurité financière, une détresse économique, la privation de services de base et des difficultés généralisées pour les travailleurs/euses concernés et leurs familles, qui n'ont aucun accès aux voies de recours judiciaires.

Déposée le 27 septembre 2024, en vertu de l’article 24 de la Constitution de l’OIT, la plainte conjointe décrit les conditions relevant de l'exploitation auxquelles sont confrontés plus de 200 000 travailleurs et travailleuses palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, employés dans les secteurs formel ou informel en Israël lors de l'attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023. Ces travailleurs et travailleuses ont été victimes d'un vol de salaire généralisé suite à la suspension de leur permis de travail et à la résiliation unilatérale de leur contrat. 

“Il s’agit d’une violation gravissime d’une importante convention de l’OIT. La rétention des salaires de 200.000 travailleurs et travailleuses ne peut en aucun cas être tolérée. C’est pourquoi nous nous joignons à la CSI et aux autres FSI pour déposer cette plainte”,

a déclaré Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL.

La réclamation présentée par le groupement Global Unions est fondée sur des preuves montrant que plus de 200 000 travailleurs/euses de Gaza et de Cisjordanie n'ont pas été payés pour le travail qu’ils ont effectué avant le 7 octobre et n'ont reçu aucun salaire depuis lors. Selon les estimations de l'OIT, le salaire journalier moyen des Palestiniens travaillant en Israël, titulaires d’un permis de travail, était de 297,30 shekels (79 dollars des États-Unis). Les plaignants estiment que le salaire hebdomadaire moyen des travailleurs/euses de l'économie informelle se situait entre 2 100 et 2 600 shekels (565-700 USD). Depuis plus d'un an, les travailleurs/euses palestiniens n'ont pas pu percevoir leurs salaires impayés ni régler le problème de paiement des arriérés de salaires.

La réclamation a été signée par les organisations suivantes énumérées dans l’ordre alphabétique: l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), l'Internationale de l'éducation (IE), IndustriALL Global Union, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), la Commission Syndicale Consultative auprès de l'OCDE (TUAC), la Confédération syndicale internationale (CSI), la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), l'Union internationale des travailleurs de l'alimentation, de l'agriculture, de l'hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA), l'Internationale des services publics (ISP) et UNI Global Union.

“Lorsque je me suis rendu en Cisjordanie au début de cette année, j'ai pu constater la misère économique des familles des travailleurs et des travailleuses palestiniens employés en Israël.  Comme toujours, ce sont les travailleurs et les travailleuses qui subissent les pires conséquences du conflit continu.  Par le biais de cette réclamation, nous voulons veiller au versement des arriérés de salaires cruellement nécessaires aux travailleurs et aux travailleuses qui luttent pour joindre les deux bouts”,

a déclaré Luc Triangle, secrétaire général de la CSI.

“Le droit international est clair: aucune crise, pas même la guerre, ne saurait justifier le déni de justice ou la suspension des droits du travail de la main-d’oeuvre. Les travailleurs palestiniens, dont bon nombre étaient employés dans le secteur de la construction en Israël, ont le droit de percevoir leurs salaires impayés. Nous ne serons pas satisfaits tant que justice n'aura pas été rendue aux centaines de milliers de travailleurs et de travailleuses palestiniens qui ont été privés des salaires qui leur sont dus et tant qu'un cessez-le-feu n'aura pas été instauré”,

a déclaré Ambet Yuson, secrétaire général de l'IBB.

Un nouveau centre pour les travailleuses de la confection en Tunisie

Se félicitant de l’ouverture de ce centre pour femmes, Christina Hajagos-Clausen, Directrice pour l’industrie du textile et de la confection auprès d’IndustriALL, a déclaré :

“Il s’agit de mettre en lumière les défis auxquels les femmes du secteur de la confection sont confrontées quotidiennement, qu’il s’agisse de questions liées à la santé et à la sécurité au travail ou à la violence et au harcèlement fondés sur le genre. Les travailleuses méritent d’avoir accès à des voies de recours et nous agissons conformément aux conventions internationales, notamment la Convention 190 de l’OIT, pour veiller à ce qu’elles y aient accès.”

Habib Hazemi, Secrétaire général de la FGTHCC-UGTT, a souligné la nécessité de sensibiliser et d’éduquer les travailleuses à leurs droits.

Le Secrétaire régional d’IndustriALL, Ahmed Kamel, a déclaré :

“Il s’agit d’un nouveau pas en avant dans la mise en œuvre de notre plan d’action pour soutenir les travailleuses du secteur industriel et d’une initiative unique d’utilisation de l’ACM dans la région. Nos camarades dirigeantes du réseau des femmes d’IndustriALL pour la région MENA et du réseau des femmes d’IndustriALL pour la Tunisie se battent chaque jour pour obtenir plus d’espace pour les femmes. Nous sommes convaincues que ce nouveau centre contribuera à la promotion des actions en faveur des femmes et des plans de travail des structures féminines concernées”.

Soulignant l’engagement d’ASOS ainsi que l’importance du centre, Ceren Isat, du Département des droits de l’homme d’ASOS, a déclaré :

“Nous sommes fiers de participer à ce projet. Ce sera un lieu où les femmes pourront obtenir le soutien dont elles ont besoin, y compris des conseils juridiques, et se sentir habilitées à défendre leurs droits”.

En 2017, IndustriALL a signé un accord-cadre mondial avec ASOS. Ce centre pour femmes fait partie d’un effort plus large, garantissant que les femmes du secteur de la confection disposent du soutien dont elles ont besoin pour lutter pour de meilleures conditions et un traitement équitable. Le parrainage du centre pour femmes par ASOS se situe dans la lignée de la stratégie Fashion with Integrity (la mode avec intégrité) de l’entreprise, qui vise à traiter les questions relatives aux droits humains tout au long de sa chaîne d’approvisionnement.

S’exprimant sur les objectifs plus larges de l’entreprise, Adil Rehman, Responsable des droits de l’homme chez ASOS, a déclaré

“Pour nous, il ne s’agit pas seulement de cocher une case en matière de responsabilité sociale des entreprises. Nous nous engageons à faire de réels progrès en investissant dans les ressources sur le terrain et en garantissant la durabilité à long terme.”

Les syndicats s’unissent pour les droits des femmes

Le centre a été inauguré pendant la semaine consacrée aux travailleurs et travailleuses du textile de la région MENA, qui comprenait une réunion de femmes et une session sur la promotion de l’engagement et du leadership des femmes dans les syndicats des secteurs du textile, de la confection, de la chaussure et du cuir.

Lors de la réunion, les problèmes auxquels sont confrontées les femmes dans l’industrie de la confection au plan mondial ont été mis en avant. Des déléguées de toute la région et d’Afrique sub-saharienne ont parlé des dures réalités auxquelles les femmes sont confrontées.

Les dirigeantes syndicales de Palestine, du Maroc, de Tunisie et de Jordanie ont insisté sur l’exposition des femmes à la violence sur le lieu de travail et sur la nécessité de créer un espace et un pouvoir pour les femmes au sein des syndicats, ainsi que sur le lieu de travail. La législation protégeant les femmes est insuffisante et, lorsqu’elle existe, son application fait souvent défaut. Les syndicats appellent à la ratification de la Convention 190 de l’OIT.

Une représentante de l’île Maurice a souligné les mauvaises conditions sanitaires dans certaines usines, où des centaines de travailleuses sont contraintes de partager les mêmes toilettes.

Au Lesotho, le harcèlement et l’exploitation sexuels sont monnaie courante dans le secteur. L’année dernière, le pays a ratifié la Convention 190 de l’OIT et une nouvelle loi sur la santé et la sécurité au travail a été introduite. Ces mesures, ainsi que les comités nationaux chargés de veiller au respect de la convention dans les entreprises, donnent aux syndicats les moyens de lutter contre ce fléau.

Lieketseng Leteka, du Syndicat démocratique indépendant du Lesotho, a souligné la nécessité de créer un environnement permettant aux travailleuses de signaler les cas de violence et de harcèlement au travail. Elle a noté qu’il est important de faire en sorte que les femmes se sentent en sécurité en établissant un système qui tienne compte de la langue maternelle des travailleuses, qui mette à disposition des conseillers-éducateurs experts et un mécanisme de dépôt de plainte qui fonctionne.

Iran : l’explosion dans une mine fait 50 morts

Soixante-six mineurs travaillaient à 600 mètres de profondeur dans le charbonnage lorsque l’explosion due à une émanation de gaz s’est produite. Cet accident fait suite à au moins quatre accidents survenus cette année dans des mines de charbon iraniennes, tous dus à l’absence de normes de sécurité adéquates.

Les mineurs travaillent à grande profondeur avec des équipements obsolètes et peu ou pas de mesures de sécurité et gagnent des salaires quatre fois inférieurs au seuil de pauvreté. Selon Maziyar Gilaninejad, porte-parole du Syndicat des travailleurs de la métallurgie et de la mécanique d’Iran (UMMI), l’absence d’inspections de sécurité régulières par le ministère de l’industrie et le ministère du travail, ainsi que des équipements non conformes aux normes, sont à l’origine de l’hécatombe. La mine de Tabas manquait d’equipements adéquats pour la ventilation et l’évacuation du méthane, ainsi que de détecteurs de méthane.

Les accidents miniers entraînant la mort de travailleurs ne sont malheureusement pas rares en Iran. L’année dernière, six travailleurs ont été tués lors d’une explosion dans une mine de charbon à Damghan. Deux ans plus tôt, sur le même site, deux travailleurs avaient trouvé la mort dans un éboulement. En 2017, 43 mineurs ont été tués dans l’explosion d’une mine à Azad Shahr.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, l’affirme :

“IndustriALL condamne avec véhémence ce massacre et exprime ses condoléances et sa solidarité avec les mineurs et leurs familles en Iran. Les accidents mortels qui surviennent régulièrement dans les mines iraniennes montrent clairement qu’il existe un problème systémique et un manque de volonté politique pour y remédier. Nous demandons instamment au régime iranien de prendre la responsabilité de protéger la vie des mineurs et de procéder à des inspections du travail sérieuses. La santé et la sécurité des mineurs ne peuvent être laissées à la discrétion des employeurs.”

Photo : Explosion à la mine de charbon de Tabas en 2024, Creative Commons Attribution 4.0

Solidarité avec les travailleurs de Beko de Wrocław et Łódź, en Pologne

Des accusations de mauvaises performances économiques ont été avancées pour justifier les fermetures prévues. Les travailleurs locaux réfutent cette argumentation, car ils soupçonnent que les coûts générés par d’autres usines ont été manipulés en interne au sein du groupe pour justifier les fermetures.

L’usine de Wroclaw occupe une position stratégique, étant située à proximité d’importantes routes commerciales. Lorsque la guerre prendra fin en Ukraine et sera suivie d’une reconstruction massive, la demande de produits blancs connaîtra un pic et la proximité géographique de tous les fabricants polonais de produits blancs sera un énorme avantage dans un tel scénario.

La branche réfrigération de Wroclaw a remporté plusieurs prix, en reconnaissance des normes élevées de production, des conditions de travail et de la compétitivité de l’usine. Les travailleurs de ces usines, représentés par Metalowców NSZZ Solidarność, ont reçu l’assurance, lors d’une réunion tenue le 5 juillet, que les sites resteraient ouverts et que les travailleurs conserveraient leur emploi. Revenir sur cette décision constitue une violation flagrante du dialogue social et des droits de négociation collective des travailleurs.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré à ce sujet :

“Nous sommes pleinement solidaires de notre affilié Metalowców NSZZ Solidarność et des travailleurs. Nous soutenons la manifestation et espérons que le fait de braquer les projecteurs sur cette menace de perte de moyens de subsistance ramènera la direction à la table des négociations.”

“Les gens veulent travailler, produire de la valeur ajoutée et gagner un revenu mensuel sûr. Nos deux fédérations demandent à la direction de l’entreprise de lancer des initiatives susceptibles de pérenniser l’emploi pour l’avenir”,

a déclaré Isabelle Barthes, Secrétaire générale adjointe d’industriAll Europe.

Les travailleurs descendent dans la rue à Bruxelles pour réclamer une transition juste dans le contexte de la crise de l’industrie automobile

Cette manifestation fait suite à l’annonce récente de Volkswagen de suspendre son accord sur l’emploi et les conventions collectives. Organisée par IndustriALL Europe et la Confédération européenne des syndicats (CES), la manifestation a rassemblé des travailleurs et travailleuses, des dirigeants syndicaux et des acteurs de l’industrie pour mettre en lumière les défis croissants auxquels le secteur est confronté, en particulier lorsque les entreprises se tournent vers les véhicules électriques (VE) et font face à des pressions économiques croissantes.

Georg Leutert souligne que l’industrie automobile se trouve à un tournant décisif et que les travailleurs et travailleuses doivent être au cœur de cette mutation.

“La décision de Volkswagen a été un choc majeur, surtout si l’on considère la réputation de l’entreprise, qui est une référence en matière de relations sociales. Elle met en évidence l’énorme pression que subissent les constructeurs automobiles, notamment en raison de la transition des moteurs à combustion interne vers les véhicules électriques. Les contraintes financières, exacerbées par la perte de parts de marché, en particulier en Chine mais aussi en Europe, sont répercutées sur les travailleurs, ce qui est inacceptable”.

Alors que l’industrie s’oriente rapidement vers l’électrification, sous l’impulsion des objectifs climatiques et des nouvelles technologies, les travailleurs sont de plus en plus préoccupés par la sécurité de l’emploi et les conditions de travail. La manifestation de Bruxelles a rappelé avec force que l’avenir de l’industrie automobile ne peut se construire aux dépens des travailleurs.

“La Chine est à la tête de la révolution des véhicules électriques, tant en termes de technologie que de coûts, et les constructeurs automobiles européens ont du mal à suivre. La transition vers les véhicules électriques est inévitable si nous voulons atteindre nos objectifs climatiques, mais nous ne pouvons pas ignorer le fait que ce changement crée une pression énorme sur les constructeurs automobiles traditionnels et, par conséquent, sur leurs travailleurs et travailleuses”,

indique Georg.

Le succès des récentes négociations syndicales aux États-Unis, où le syndicat de l’automobile UAW a obtenu que les nouvelles usines de batteries soient incluses dans les conventions collectives nationales, garantit que les travailleurs et travailleuses qui passent des usines de moteurs thermiques aux usines de batteries conservent leurs salaires et leurs avantages sociaux.

“Il nous faut davantage d’exemples de transition juste”,

affirme Georg.

“Les travailleurs et travailleuses font partie de cette transformation, qu’il s’agisse de déménager dans de nouvelles usines de batteries ou de s’adapter à d’autres changements dans l’industrie, et ils méritent de conserver leurs droits et leurs protections. Cela devrait être la norme dans toute l’Europe et au-delà”.

Au cœur de ce mouvement de protestation se trouve une préoccupation plus large : le risque que les entreprises automobiles traditionnelles, qui ont longtemps soutenu des normes de travail strictes, perdent du terrain face à de nouveaux acteurs de l’industrie offrant des conditions de travail moins favorables. Des entreprises comme Volkswagen ont été des modèles de dialogue social et de codétermination, où les travailleurs étaient assis à la table des négociations par le biais de comités d’entreprise mondiaux et de conventions collectives. Il est à craindre que la montée en puissance de nouveaux acteurs antisyndicaux ne remette en cause ces pratiques ancrées de longue date.

“La structure du dialogue social de Volkswagen est exceptionnelle, les travailleurs du monde entier étant en contact direct avec la direction de l’entreprise”,

explique Georg.

“Nous devons veiller à ce que les syndicats continuent à faire entendre leur voix dans l’ensemble du secteur, tant dans les entreprises établies comme Volkswagen que dans le reste du monde. Dans le cas contraire, les acquis qui protègent les travailleurs et travailleuses en période de changement pourraient être menacés par la montée en puissance des cultures antisyndicales.”

Alors que l’industrie automobile continue d’évoluer, la syndicalisation des effectifs dans les secteurs émergents, s’agissant notamment de la production de véhicules électriques, est cruciale pour préserver les droits des travailleurs. Bon nombre des nouveaux acteurs du marché de la mobilité, en particulier les entreprises technologiques et les startups de véhicules électriques, ne sont pas syndiqués et sont du reste hostiles aux syndicats, ce qui représente un défi de taille pour le mouvement syndical.

“Nous voyons trop d’entreprises dans le secteur automobile qui ne sont pas du tout syndiquées, en particulier dans des domaines plus récents tels que la production de véhicules électriques”,

nous met en garde Georg.

“Tesla, par exemple, est notoirement anti-syndicale et les entreprises technologiques qui entrent sur le marché de la mobilité suivent le même chemin. Nous devons agir maintenant, car la syndicalisation des travailleurs et travailleuses dans ces secteurs est essentielle pour garantir des normes de travail équitables à l’avenir.”

Crédit photo : IndustriALL Europe

Rendre l’industrie du textile et de la confection plus sûre dans la région MENA et en Afrique subsaharienne

Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a souhaité la bienvenue aux participants et a souligné l’engagement du syndicat à œuvrer en faveur d’une législation qui renforce les droits de l’homme et du travail. Il a été rejoint par Habib Hazami, Secrétaire général de la Fédération générale du textile de Tunisie, qui a rappelé que la santé et la sécurité au travail constituaient un pilier fondamental du travail du syndicat dans le secteur du textile et de la confection du pays.

L’industrie du textile et de la confection représente des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses dans la région MENA. Cette année marque les dix ans de l’engagement d’IndustriALL dans ce secteur au sein de la région.

Voici ce qu’a déclaré Ahmed Kamel, Secrétaire régional d’IndustriALL :

“Lorsque nous avons commencé, les travailleurs et travailleuses étaient confrontés à des problèmes de négociation collective, de droit à la syndicalisation, de santé et de sécurité au travail, d’absence d’accords sectoriels et de travail précaire. Après dix ans de travail intensif avec nos affiliés, nous avons abordé de nombreuses questions et nous constatons une participation croissante des femmes et des jeunes, la mise en œuvre d’accords-cadres mondiaux ainsi qu’un dialogue social avec les marques qui produisent dans la région.

Mais le principal défi est la durabilité du travail que nous avons accompli, comme la participation des femmes aux postes de direction syndicale, les accords sectoriels et l’incorporation d’accords juridiquement contraignants tels que l’Accord international”.

Les syndicats participants à la réunion ont fait état de graves problèmes de santé et de sécurité. La situation dans le secteur éthiopien du textile et de la confection est alarmante : les réductions massives d’effectifs entraînent des souffrances et une augmentation de la pauvreté parmi les travailleurs et travailleuses du secteur.

Le vol de salaire est un problème récurrent au sein du secteur dans l’ensemble de la région, tout comme la violence et le harcèlement fondés sur le genre. Le Lesotho n’est pas en reste, où les ouvrières de la confection se voient souvent demander des faveurs sexuelles en échange d’un emploi.

Malgré ce tableau désastreux, les femmes du Lesotho disposent désormais d’un cadre leur permettant de dénoncer la violence à leur égard, grâce à un partenariat coprésidé par le gouvernement américain et la CSI. Ce partenariat a permis de progresser dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes dans les usines. En outre, le pays a adopté un nouveau code du travail et a également ratifié la Convention 190 de l’OIT.

Paule Ndessomin, Secrétaire régionale d’IndustriALL, a donné l’exemple du syndicat sud-africain SACTWU pour indiquer comment s’attaquer au vol de salaire par la négociation collective.

“Les conventions collectives qui ont été négociées pour le secteur permettent de maintenir des salaires décents et de meilleures conditions de travail. Ces accords sont également étendus aux membres non syndiqués”.

En Jordanie et sur l’Île Maurice, les travailleurs migrants représentent une grande partie de la main-d’œuvre du secteur. Sur l’Île Maurice, les travailleurs migrants ne bénéficient pas des mêmes lois que les salariés autochtones ; comme ils ne contribuent pas à la protection sociale, à la fin de leur contrat, ces travailleurs, entre autres, ne bénéficient pas d’une pension. Les conditions de santé et de sécurité sont souvent malmenées, certains travailleurs se blessant au travail, tandis que les conditions sordides dans les dortoirs pour travailleurs sont courantes. Pour lutter contre les exploitations, en 2022, la CTSP, affiliée à IndustriALL, et ASOS ont fait équipe avec Anti-Slavery International pour ouvrir un centre de ressources pour les migrants.

L’absence de normes et une législation du travail obsolète constituent une partie du problème de santé et sécurité au travail au Maroc et en Tunisie. Bien que la Tunisie a ratifié la Convention 187 de l’OIT sur la santé et la sécurité au travail, les syndicats affirment qu’elle n’a pas encore été traduite dans la pratique.

Que faut-il pour que l’industrie du textile et de la confection devienne plus sûre ?

En 2022, l’OIT a adopté une résolution faisant d’un environnement de travail sûr et sain un nouveau principe et droit fondamental au travail. La déclaration étant universelle, cela signifie que les États membres de l’OIT ont l’obligation de respecter, de promouvoir et de mettre en œuvre les principes relatifs aux droits fondamentaux.

Beatriz Cunha, spécialiste sectorielle à l’OIT, a présenté le recueil de directives pratiques de l’OIT pour l’industrie du textile et de la confection, une référence pour guider les pratiques industrielles qui a été traduite en 15 langues. Bien qu’il ne soit pas juridiquement contraignant, les syndicats peuvent notamment l’utiliser pour sensibiliser à l’importance de la santé et de la sécurité, pour identifier les principaux risques dans le secteur ou sur le lieu de travail, ainsi que pour fournir des orientations en vue de l’élaboration et de la négociation de mesures de contrôle pour faire face aux risques.

Le guide de l’OCDE sur le devoir de diligence pour les chaînes d’approvisionnement responsables dans le secteur de l’habillement et de la chaussure recommande aux entreprises d’impliquer les travailleurs et les syndicats dans les droits du travail au travers des six étapes du cadre de diligence raisonnable et de faire respecter les droits à liberté syndicale et à la négociation collective.

Christina Hajagos-Clausen, Directrice pour l’industrie textile et la confection auprès d’IndustriALL, a déclaré à ce sujet :

La campagne d’IndustriALL “Les travailleurs de la confection ont besoin d’usines sûres” se poursuit. Nous avons besoin d’accords juridiquement contraignants dans le secteur et nous continuons à plaider en faveur d’une législation sur le devoir de diligence et à travailler pour sensibiliser les investisseurs institutionnels et les encourager à inciter leurs entreprises à devenir signataires."

L’Accord international sur la santé et la sécurité dans l’industrie du textile et de la confection a été établi en 2013 à la suite du tragique effondrement de l’usine Rana Plaza au Bangladesh, qui a coûté la vie à plus de 1.100 travailleurs et travailleuses de la confection qui n’avaient pas le droit de refuser un travail dangereux. En réfléchissant aux progrès réalisés au Bangladesh, Clara Kamphorst, de l’Accord, a déclaré aux participants qu’à ce jour, l’Accord a

En 2022, l’accord a été étendu au Pakistan :

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré à ce sujet :

“Le secteur du textile et de la confection a connu certaines des pires tragédies du monde du travail, ce qui y rend le travail sur la santé et la sécurité au travail encore plus crucial. À l’écoute des participants, cette réunion a montré qu’il existe des défis similaires dans tous les pays de la région MENA et de l’Afrique subsaharienne. Cela incite fortement à poursuivre la coopération pour trouver des solutions”.

* NDT : MENA (acronyme l’anglais Middle East and North Africa utilisé par convention pour désigner la région Moyen-Orient et Afrique du Nord)