ACM Solvay : voici à quoi ressemblent des relations sociales au plan mondial

Ensemble avec IndustriALL et Solvay, le Bureau des Activités pour les Travailleurs (ACTRAV) a présenté les relations sociales avec Solvay à différents départements de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), ce 28 juillet.

Ces relations sociales élaborées entre IndustriALL et Solvay représentent la deuxième génération d’accords cadres mondiaux. Alors que dans les années 1990, la première décennie des ACM, on se focalisait généralement sur des engagements concernant les normes, la génération suivante s’efforce d’engager les parties sur des procédures rigoureuses pour l’application de l’accord et la résolution proactive des problèmes avant leur escalade.

Des missions conjointes de contrôle et d’évaluation sont menées deux fois par an et trois missions en Chine ont déjà eu lieu. La troisième révision de l’ACM Solvay en 2011 a ajouté un panel mondial pour la sécurité.

Chose importante, par le biais de l’accord, Solvay attend de ses fournisseurs et sous-traitants qu’ils en respectent les principes fondamentaux. L’entreprise comptabilise ses propres salariés et les sous-traitants de la même manière en termes d’accidents du travail.

L’entreprise a déjà reçu de chaleureuses éloges de la part d’IndustriALL en mars de cette année pour avoir mis en place un nouveau Forum mondial avec la participation de représentants syndicaux provenant des différents continents. Le Forum mondial a négocié cette année un programme mondial de participation aux performances se montant à 10 millions d’euros, ce qui représente une nouvelle évolution du dialogue social au plan mondial.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan a négocié chacune des révisions de l’ACM pendant ces dix années :

Ce que nous faisons avec Solvay sert d’étalon au sein de l’industrie chimique. Nous avons un véritable dialogue social et une implication des salariés dans tous les processus de RSE. Il y a un respect mutuel et nous apprécions le canal de communication que nous avons.

Les activités de Solvay pour la Chine font référence dans le secteur avec des représentants élus par les travailleurs et des négociations collective.”

Jean-Christophe Sciberras, Directeur des Ressources humaines de Solvay a déclaré lors de la réunion de l’OIT :

“Nous croyons au dialogue social, à la confiance et à la transparence. L’ACM est le fondement de notre relation. Il ne s’agit pas seulement de droits, notre accord est fort en raison de sa mise en œuvre et de son observation.

Être remis en cause par une organisation indépendante ne peut que nous faire avancer. Pour nous, IndustriALL est ce partenaire critique fort. Si nous trichons, ils le sauront. Nous parlons, nous échangeons et, ensemble, nous améliorons les choses.

Le Secrétaire du Conseil d’Entreprise Solvay et membre d’IG BCE, Albert Kruft, a indiqué :“Cela prend du temps d’établir et de construire une confiance mutuelle. Notre CEE a maintenant 20 ans et il est juste que les travailleurs de Solvay puissent avoir des représentants au plan mondial puisque nous avons un accord cadre à ce niveau.”

IndustriALL compte actuellement 46 Accords Cadres Mondiaux et, ensemble avec notre partenaire UNI, nos deux fédérations syndicales mondiales représentent 80% de tous les ACM. La moitié des ACM d’IndustriALL concernent les secteurs de l’automobile et de l’énergie et le pays d’origine qui revient le plus souvent est l’Allemagne, suivi de la France.

Solvay a fait récemment l’acquisition de l’entreprise Cytec, originaire des États-Unis, afin de dynamiser sa présence au niveau des matériaux composites et des adhésifs destinés aux industries de l’aérospatiale et de l’automobile et de renforcer ses activités dans le domaine des produits chimiques destinés au secteur minier. Faisant la majorité de ses affaires en Amérique du Nord, Cytec compte 4.600 salariés dans le monde et a un volume de ventes annelles de l’ordre de 2 milliards de dollars.

En 2014, les ventes nettes de Solvay représentaient 10,21 milliards d’euros pour 26.000 salariés sur 119 sites situés dans 52 pays de par le monde.

Création du Conseil national de Singapour de IndustriALL

Plus de 100 délégué(e)s appartenant aux affiliés de IndustriALL à Singapour ont assisté à cet évènement.

Les personnalités suivantes étaient présentes à la cérémonie d’inauguration: le camarade Heng Chee How, secrétaire général adjoint du Congrès national des syndicats de Singapour, le camarade Koichi Asanuma, secrétaire général de la Confédération japonaise des métallurgistes, et Noriyuki Suzuki, secrétaire régional de la Confédération syndicale internationale des syndicats. IndustriALL était représenté par Annie Adviento, secrétaire régionale pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique.

L’inauguration s’est déroulée sous le thème de l’unité  et du travail en commun pour améliorer la vie des travailleurs et travailleuses de Singapour et pour soutenir les objectifs de IndustriALL Global Union.

Le camarade Cyrille Tan des Travailleurs unis des industries de l’électronique et de l’électricité a été élu président du Conseil. Jessie Yeo du syndicat des travailleurs des industries de la métallurgie a été élu secrétaire général. Les dirigeants d’autres affiliés ont été élus vice-présidents et secrétaire général adjoint.

Le camarade Cyrille a déclaré: “Je suis particulièrement heureux d’avoir pu finalement aboutir à cette inauguration du Conseil de Singapour de IndustriALL. Je remercie nos affiliés pour leur coopération. Nous allons maintenant réaliser de nouvelles avancées et travailler à l’amélioration de la vie des travailleurs et travailleuses de Singapour. Nous allons contribuer à la réalisation des objectifs de IndustriALL Global Union.”

Le message de solidarité du secrétaire général de IndustriALL Global Union, Raina, a été transmis à la réunion:

Je suis particulièrement heureux d’apprendre que votre inauguration met l’accent sur la recherche de l’unité dans les secteurs de l’industrie aérospatiale, de la sidérurgie, de la chimie, de l’électronique et de l’électricité, et de la construction navale, et de chercher à renforcer les effectifs de IndustriALL à Singapour dans d’autres secteurs du Congrès national des syndicats.

Je reconnais également que la coopération parmi nos affiliés a permis de créer le Conseil de Singapour de IndustriALL. Il s’agit d’une grande contribution à l’objectif de IndustriALL visant à constituer des syndicats unis, puissants et autonomes.

Nous exigeons un scrutin sans tache !

IndustriALL appelle à une résolution rapide du contentieux devant les tribunaux et à la fixation d’une date pour un scrutin conforme à la législation nationale et internationale sur la liberté syndicale.

Honda Mexique continue à appliquer ses politiques anti-syndicales vicieuses au sein de son usine d’El Salto, Jalisco et prolonge la bataille judiciaire sur la liberté syndicale. Les travailleurs se battent pour avoir le droit d’adhérer à un syndicat de leur choix.

“Il y a quatre ans, le syndicat indépendant des travailleurs de Honda, le STUHM, a sollicité le droit de négocier collectivement. Cependant, la procédure judiciaire qui aurait dû aboutir à un scrutin sur le lieu de travail permettant aux travailleurs et travailleuses de déterminer librement quel syndicat ils souhaitaient voir les représenter continue à être entravée par toute une série d’obstacles,” a expliqué Jyrki Raina, Secrétaire général d’IndustriALL.

Le combat pour la liberté syndicale

Dans une interview publiée par La Jornada, un quotidien mexicain, le Secrétaire général du STUHM, José Luis Solorio, et son trésorier, Luis Gerardo Rodríguez, ont dénoncé le fait que seules deux usines d’assemblage automobile du pays parmi les vingt-neuf qu’il compte ont des syndicats indépendants et des niveaux de salaire décents. Toutes les autres sont contrôlées par des syndicats “de protection” qui n’offrent pas aux travailleurs de liberté syndicale.

Solorio et Rodriguez ont également révélé que cette lutte pour assurer aux travailleurs de pouvoir décider du syndicat qui pourrait jouir du droit à la négociation collective à l’usine Honda avait été entravée par de la répression, de la violence et des licenciements abusifs. Leur plus grande crainte pour l’instant est que les dispositions pour le scrutin ne soient pas équitables et favorisent les acolytes de l’entreprise, le syndicat “de protection”.

Les leaders du STUHM ont indiqué à La Jornada que le Département de la Sécurité sociale leur avait transmis un registre des travailleurs de l’usine qui n’a aucune vraie ressemblance avec la réalité et comprend du personnel administratif japonais employé par la compagnie, des dirigeants, des personnes qui sont décédées et des gens qui ont quitté l’usine il y a dix ans. De plus, le Département entend donner un droit de vote à 600 autres travailleurs qui ne sont pas des salariés actuels en bonne et due forme, ce qui invaliderait complètement le processus, indique Solorio.

Jyrki Raina a écrit au président du Conseil fédéral de Conciliation et d’Arbitrage, M. Alberto Zorrilla, pour lui demander de trouver une issue rapide au processus judiciaire, de fixer une date pour le scrutin et de garantir l’établissement d’un registre fiable des votants, en conformité avec la législation nationale et internationale sur la liberté syndicale. Lors de sa dernière entrevue avec le STUHM, M. Zorrilla a assuré le syndicat qu’un registre complètement fiable serait utilisé.

Le cas de Honda Mexique avait été porté à l’ordre du jour de la dernière Assemblée de l’OIT à Genève et la situation des adhérents du STUHM a été prise comme exemple de graves violations de la liberté syndicale.

Lors de la troisième réunion régionale du secteur automobile, tenue à Mexico, IndustriALL et ses affiliés du secteur ont signé une déclaration en soutien à la lutte du STUHM, réaffirmé leur solidarité avec les syndicats indépendants du Mexique, rejeté le recours aux contrats “de protection” et exigé le respect de la Convention 87 de l’OIT sur la Liberté syndicale.

La FUP prépare la grève de septembre pour défendre Petrobras

La Fédération des travailleurs du pétrole FUP/CUT, affiliée à la CNQ-CUT et à IndustriALL, organise des actions pour empêcher la privatisation de Petrobras. Elle a tenu une grève de 24 heures le 24 juillet et en prévoit une autre en septembre.

Après un scandale de corruption et une crise interne, des tentatives ont eu lieu pour vendre la plus grosse compagnie pétrolière du Brésil, Petrobras, qui appartient à l’État à hauteur de 64%, pour un prix par action très bas. De leur côté, les membres de la FUP/CUT veulent que la compagnie reste dans le giron public en raison du rôle essentiel qu’elle assure dans le développement du pays.

“Les métallurgistes, en particulier ceux occupés dans ce secteur, les travailleurs de la construction et les travailleurs sous-traitants du pétrole souffrent déjà des conséquences du démantèlement de l’industrie nationale du pétrole. Des milliers d’emplois ont été perdus, des projets de construction ont été mis à l’arrêt et des investissements suspendus,” a indiqué la FUP/CUT dans un communiqué de presse publié sur son site internet.

La fédération syndicale indique qu’elle entamera une grève au finish en septembre si elle n’obtient pas de réponse positive après sa grève de 24 heures. Elle s’oppose au projet de modification de la législation qui vise à retirer à Petrobras les droits exclusifs d’exploitation des champs pétrolifères de l’ante-salifère.

La grève de 24 heures a touché les raffineries, les plate-formes pétrolières, les terminaux, les oléoducs, les champs pétrolifères terrestres, les usines de biodiesel, les centrales thermiques et les bureaux administratifs dans tout le pays. La FUP/CUT a déclaré qu’il s’agissait du premier mouvement d’une importante bataille historique.

Fernando Lopes, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL précise :

Petrobras est essentielle pour le développement du pays. Les revenus qu’elle génère doivent continuer à être utilisés pour financer une santé et une éducation publiques de qualité. La lutte pour maintenir Petrobras dans le secteur public n’est pas que la lutte des travailleurs du pétrole, c’est celle de l’ensemble du peuple brésilien.

Soutenez les 1.140 mineurs indiens qui veulent se syndiquer chez Thriveni, qui les brime

Thriveni est une compagnie minière indienne de grande envergure qui commercialise du minerai de fer et du charbon auprès de grands leaders du marché mondial comme Tata Steel.

La campagne de syndicalisation est menée par l’affilié d’IndustriALL HKMF, le Syndicat national des mineurs, et soutenu par le projet d’IndustriALL visant à syndiquer les travailleurs et travailleuses dans les secteurs de l’acier, des mines et de l’énergie en Inde.

Le Projet Odisha de Thriveni basé à Unchabali reprend les mines de minerai de fer suivantes : Unchabali, Balde, Guali, Nuagaon, Thakurani, Jurudi, Ghatkuri, SM & Co, Deojhar et Murgabeda.

Les travailleurs de l’ensemble des sites cités ont mis sur pied le syndicat Thriveni Mazdoor Sabha depuis septembre 2014, avec 250 membres et 850 sympathisants. Thriveni a déjà licencié sept meneurs le 16 septembre. Une fois qu’il sera enregistré officiellement, ce syndicat fera partie du HKMF.

IndustriALL a été informé que B. Prabhakaran, le propriétaire et Directeur général de Thriveni a menacé le président du syndicat, Panchratna Mahakud, en lui disant qu’il serait emmené à des milliers de kilomètres et assassiné. Le Camarade Panchratna a finalement été licencié le 22 juin sur base d’accusations bidon.

Le HKMF a été obligé de soumettre son cas au Ministère du Travail et au Cabinet du Premier Ministre indien. Il a reçu à ce niveau le soutien de l’INMF, la Fédération nationale des Métallurgistes, affiliée à IndustriALL.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan indique :

IndustriALL ne va pas rester les bras ballants et laisser Thriveni intimider les mineurs en proférant des menaces de mort et en les brimant. Nous avons exprimé notre préoccupation auprès de Tata en tant qu’acheteur clé et exigé que les autorités locales fassent leur travail et mettent un terme aux agressions.

Le Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Asie du Sud, Apoorva Kaiwar, déclare :

IndustriALL condamne l’attitude anti-travailleur et anti-syndicale de la Compagnie Thriveni Earthmover et appelle tous les affiliés d’IndustriALL à se dresser aux côtés des travailleurs de Thriveni qui luttent pour la justice et leurs droits légitimes.

S Q Zama, Secrétaire général de la Fédération nationale indienne des Mineurs (INMF) et Rajendra Prasad Singha, de la Fédération Hind Khadan Mazdoor (HKMF) ont déclaré conjointement :

“Thriveni Earthmovers est une entreprise qui ne respecte pas les lois de notre pays et les syndicats démocratiques. Nous appelons tous les affiliés d’IndustriALL, partout dans le monde, à soutenir ce mouvement, au cours duquel le président du syndicat a été licencié abusivement par ses employeurs.”

Riposte de NUM sur les réductions chez Kumba Iron Ore

La direction de l’entreprise, propriété de Anglo American, a accepté lors d’une réunion avec le syndicat le 23 juillet 2015 de travailler avec le syndicat pour négocier les réductions prévues dans ses mines de Northern Cape.

Actuellement, 261 travailleurs et travailleuses s’apprêtent à perdre leur emploi dans les installations de Northern Cape à Kolomela et Sishen. Kumba Iron Ore met également fin à ses activités à Thabazimbi dans  la province de Limpopo qui occasionneront 1160 pertes d’emploi. Une réunion est prévue la semaine prochaine entre le syndicat et la direction sur la question des réductions à Thabazimbi.

"C’est une tragédie pour les mineurs et la communauté de Thabazimbi. Chaque mineur permet à une dizaine de personnes de vivre, ce qui fait qu’il y aura chaque jour beaucoup de gens qui manqueront de pain," a dit Lucas Phiri, négociateur en chef de NUM chez Kumba Iron Ore, “mais si ces réductions sont inévitables, nous savons ce que cet échec représente pour les travailleurs et les terribles épreuves subies par eux et leurs familles, et c’est pourquoi nous allons travailler d’arrache-pied pour obtenir le meilleur règlement possible ”.

NUM cherche également à savoir si l’entreprise a rempli ses obligations juridiques  pour informer le ministre des Ressources minérales de son intention de réduire les effectifs, et pour demander au ministre d’intervenir afin d’éviter les réductions de personnel. Le syndicat a également demandé qu’un moratoire soit imposé dans toutes les mines, en disant “ça suffit”.

USW met fin à 22 mois de grève par un accord avec Crown à Toronto

Les travailleurs et travailleuses reprendront finalement le travail après une violente attaque sur leurs conditions d’emploi qui a obligé 120 membres de la section 9176 de l’USW de se mettre en grève en septembre 2013.

Un accord de principe a été conclu le 8 juillet après que l’entreprise eut abandonné son intransigeance et exigé que les 34 dirigeants syndicaux ne retrouvent pas leur emploi, même après la conclusion d’un règlement.

Le secrétaire général adjoint de IndustriALL, Kemal Özkan, a célébré la puissance de la grève:

Nos camarades retrouvent finalement leur travail grâce à leur ferme opposition aux tentatives d’élimination du syndicat. Toutes nos félicitations! Nous n’oublierons pas les tentatives scandaleuses de démantèlement syndical de Crown.

Crown avait réussi à doubler ses bénéfices en 2012 et proclamé son usine Toronto Crown Metal Packaging son meilleur site en Amérique du Nord. Puis l’entreprise a dit aux travailleurs et travailleuses que leurs salaires et leurs conditions allaient être considérablement réduits; elle cherchait effectivement à détruire le syndicat.

L’entreprise a reçu l’autorisation d’engager du personnel de remplacement pendant la grève. L’USW a critiqué le gouvernement de l’Ontario pour avoir négligé d’engager un arbitrage direct contraignant.

“Ces hommes et ces femmes peuvent reprendre le travail la tête haute. Ils reviennent aux côtés de leur syndicat en gardant intacts leurs principes,” a dit Marty Warren, directeur de l’USW Ontario.

"Il est clair que cette grève a démontré le besoin urgent d’amender la loi sur les relations de travail pour prévoir un arbitrage contraignant en cas de grève longue et difficile, et qui imposerait l’interdiction d’employer du personnel de remplacement. Nous demandons instamment au gouvernement libéral de prendre les mesures nécessaires au cours du processus actuel de révision de la législation du travail pour engager ces réformes," a ajouté Warren.

La bataille contre le démantèlement syndical chez Crown se poursuit en Turquie. L’affilié de IndustriALL, Birlesik Metal-Is, a dû porter plainte de nombreuses fois, et le tribunal du travail a presque toujours jugé que les salariés avaient été licenciés par Crown pour avoir adhéré au syndicat. L’un des directeurs a même été condamné à six mois de prison avec sursis. Pepsi et Coca-Cola procèdent à des contrôles dans l’usine.

L’affilié ghanéen de IndustriALL, ICU, a dû organiser une campagne de mobilisation pour forcer Crown à négocier cette année des licenciements parmi ses membres. Le secrétaire général adjoint d’ICU, Emmanue Benimah, signale que: “Crown a maintenant tout vendu et quitté le Ghana. Nous avons pu négocier un protocole d’entente avec l’entreprise qui a permis à nos membres d’obtenir une juste indemnisation de licenciement, mais cela n’a été possible qu’après avoir fait énormément pression.”

Enregistrement officiel historique du syndicat CTUM au Myanmar

Khaing Zar Aung, Secrétaire général adjoint de l’affilié d’IndustriALL, la Fédération des Travailleurs de l’Industrie du Myanmar (IWFM), un membre clé de la CTUM, indique :

Le Registraire en Chef du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, M. Myo Aung, a remis le Certificat d’Enregistrement national à Maung Maung, Président de la CTUM à l’Hôtel Inya Lake. Des affiliés, dirigeants et membres de la CTUM étaient présents lors de cette cérémonie.

Le Président de la CTUM Maung Maung est rentré au Myanmar en septembre 2012 après 24 ans d’exil en tant que leader syndical.

Des campagnes de sensibilisation et de syndicalisation pleines de détermination et couronnées de succès menées au cours de ces trois premières années de retour à la légalité pour les syndicats au Myanmar ont permis un recrutement massif dont plus de 1.400 nouveaux syndicats locaux, des avancées vers un nouveau salaire minimum, la formation des travailleurs et des managers, des campagnes de santé et sécurité et la mise en place de fondements solides pour la négociation collective.

IndustriALL a soutenu le recrutement, la formation et la structuration syndicale au Myanmar et va continuer à le faire.

IndustriALL Global Union continue de riposter par des campagnes dynamiques

Ceci oblige IndustriALL Global Union à riposter par des campagnes pour s’opposer à ces graves infractions.

Chaque heure, chaque jour, chaque semaine.

Non seulement parce que notre syndical mondial se bat constamment pour améliorer la vie de nos membres, ou pour syndiquer de nouveaux membres, ou pour renforcer notre unité et notre approche commune.

C’est un devoir pour IndustriALL et ses affiliés dans le monde. Nous avons tous besoin de faire constamment campagne contre les infractions monumentales commises quotidiennement par des employeurs et des gouvernements.

Grèce. Ce cas montre clairement la façon dont les droits syndicaux sont piétinés dans le cadre des politiques d’austérité. IndustriALL Global Union continue de se tenir aux côtés des travailleurs et des citoyens grecs, des hommes et des femmes de ce pays, dans ce combat important pour la démocratie, la dignité humaine, les droits fondamentaux. Bientôt, IndustriALL conduira une nouvelle mission de solidarité en Grèce pour démontrer sa solidarité constante. Nous continuerons d’exiger une solution juste et durable.

Rien qu’en Grèce? Non.

Ce mois-ci, les travailleurs et travailleuses subissent dans tout le Royaume-Uni une attaque contre la garantie juridique de leurs droits au travail. Le gouvernement conservateur tente de faire passer un projet de loi au Parlement, qui réduira énormément le droit de grève. La nouvelle loi permettra aux employeurs d’embaucher du personnel contractuel de remplacement pour briser les grèves, exigera un préavis de grève de 14 jours des syndicats pour toute action revendicative, et un vote à 50 pour cent des voix en faveur d’une grève, tout en n’acceptant pas que le vote électronique remplace le vote par correspondance.

Même les piquets de grève de plus de six personnes seront jugés criminels. Si ces changements sont intégrés à la loi, le Royaume-Uni aura les lois anti-ouvrières les plus dures en Europe occidentale pour régir le droit de grève.

Et cela se passe au cœur même de l’Europe.

Une majorité écrasante d’entreprise suit la même voie. Et même de façon plus pernicieuse.

De grandes marques et des entreprises multinationales forcent chaque jour IndustriALL à entreprendre des campagnes en raison de leur mépris des droits fondamentaux du travail dans leurs chaînes d’approvisionnement. Dans deux usines en Turquie, des membres de nos affiliés ont été licenciés et simplement menacés d’adhérer au syndicat. Ces travailleurs et travailleuses fabriquent des produits chers pour des marques de luxe comme Mulberry, mais les marques n’ont pas vraiment réagi pour obtenir la réintégration de ces syndicalistes licenciés.

Toujours en Turquie, Enpay, un fournisseur national de grandes entreprises comme ABB, Alstom, Schneider, licencie des salariés pour avoir simplement adhéré à un syndicat. Il y a encore beaucoup d’autres cas identiques dans l’industrie métallurgique.

Le traitement odieux de ses salariés par Nissan à Canton, Mississippi, a provoqué une coalition internationale grandissante de syndicats chez Nissan et son partenaire industriel Renault.

Ce mois-ci, le groupe minier Thriveni a menacé les travailleurs et travailleuses qui voulaient adhérer en Inde à l’affilié de IndustriALL, HKMF. Nous exigeons ici une action de la part du principal client Tata.

L’affaire Syngenta au Pakistan se poursuit, même si des processus judiciaires dans le pays sont toujours de règle dans les pratiques d’emploi illégales de l’entreprise. C’est également la même chose chez le producteur multinational de gants Ansell au Sri Lanka depuis que l’entreprise continue d’avoir une action préjudiciable aux salariés.

Les entreprises minières géantes Rio Tinto et Glencore continuent de rapprocher nos syndicats miniers par leur manque de respect systématique de nos membres sur tous les continents.

La liste est sans fin. IndustriALL continuera de relever ce défi à l’unité et à la force des travailleurs et travailleuses.

Il y a toutefois de bonnes nouvelles.

En Amérique du Nord, une convention collective de six ans a été conclue avec Crown Holdings par les Steelworkers pour l’usine à Toronto après une fière grève de 22 mois. Nos camarades ont finalement repris le travail après s’être fermement opposés aux tentatives d’élimination du syndicat. Nos félicitations!

Nos camarades au Myanmar ont réussi à obtenir leur premier salaire minimum, trois ans après la légalisation des syndicats. Ils ne sont pas les seuls. Une campagne identique est actuellement menée par les syndicats thaïlandais pour augmenter leur salaire minimum.

Et d’autres.

Le combat continue.

Kemal Özkan

Secrétaire général adjoint

Semaine décisive pour les travailleurs de Glencore au Pérou

Le SUTRACOMASA discutera avec Antamina (une coentreprise entre Glencore, BHP, Teck et Mitsubishi) de son cahier de revendications après s'être plaint auprès des autorités de la situation à la mine.

Entre-temps, le 24 juillet, le SITRAMINA, qui représente les travailleurs non-manuels de la filiale de Glencore Antapaccay, s'entretiendra avec la direction après que le ministère du Travail ait ordonné une audience pour examiner des allégations de pratiques déloyales du travail.

Le SITRAMINA veut discuter de la situation de leaders syndicaux qui avaient été abusivement licenciés en décembre 2013. Ils ont été réintégrés un an plus tard, mais l'incertitude plane sur leur emploi. La direction tente toujours de s'en débarrasser et a engagé des actions en justice contre eux, les accusant de corruption et de népotisme.

Le Réseau mondial des syndicats de Glencore se mobilise pour manifester sa solidarité avec ses collègues d'Antamina et d'Atapaccay.

IndustriALL Global Union exprime son soutien et sa solidarité sans réserve aux membres du SUTRACOMASA et du SITRAMINA. Son Secrétaire général, Jyrki Raina, a écrit aux deux entreprises et au CEO de Glencore, Ivan Glasberg, pour demander des pourparlers de bonne foi avec Antamina et une solution négociée aux problèmes qui se posent chez Antapaccay S.A.

Je vous saurais gré de veiller à ce que ces deux entreprises fassent le nécessaire pour instaurer de bonnes relations professionnelles, respectent le droit de se syndiquer et pratiquent une négociation collective de bonne foi", a écrit Jyrki Raina, le Secrétaire général d'IndustriALL.