Les métallurgistes sud-africains obtiennent une hausse salariale de 35%

L’affilié d’IndustriALL Global Union, le syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (NUMSA), est parvenu à un règlement avec l’Association des employeurs du secteur de la construction automobile, un organisme patronal dont font partie Nissan, Ford, Toyota, BMW, Mercedes Benz, Renault et VW.

La convention comporte une augmentation salariale de 35% échelonnée sur trois ans, dont 10% la première année, 8% la seconde et 8% la troisième, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de 20%, et des hausses des aides au transport et au logement. 

Patrick Craven, porte-parole du NUMSA, a déclaré:

« Il s’agit d’un bon accord eu égard aux conditions, et nous nous félicitons que nos membres l’aient approuvé. Des négociations serrées se déroulent dans d’autres secteurs ».

Le syndicat NUMSA a déclaré être en conflit avec le groupe des employeurs en juillet. Un accord a été atteint et signé le 12 septembre après de longues négociations. C’est la première fois en neuf ans qu’un accord a été conclu dans le secteur sans grève. En 2013, une grève menée chez les constructeurs automobiles et les fabricants de pièces détachées, organisée par le NUMSA, avait gravement perturbé le secteur.

Le Secrétaire général du NUMSA, Irvin Jim, a indiqué que bien que les négociations aient été rapides dans le secteur de la construction automobile, une grève était imminente dans le secteur des pièces détachées, en l’absence d’une offre sérieuse de la part des employeurs.

NUMSA lutte contre la fragmentation des conseils de négociation dans le secteur, et demeure en conflit avec l’Association des distributeurs de carburant et l’organisation des détaillants de l’industrie automobile.

« Nous souhaitons informer les patrons des secteurs où des négociations ont lieu de se joindre à la table avec des offres sérieuses. Nous agirons très vite dorénavant pour mobiliser les travailleurs à pousser les employeurs dans les secteurs où des négociations sont toujours en cours à achever rapidement le cycle de négociations actuel », a indiqué Irvin Jim.

Helmut Lense, Directeur d’IndustriALL pour les secteurs automobiles et du caoutchouc, a souligné:

« L’accord qui a été négocié est un bon accord pour les membres du NUMSA au niveau de l’industrie de la construction automobile. Les employeurs des secteurs connexes doivent s’asseoir à la table des négociations avec une proposition sérieuse, et mettre un terme à l’incertitude dans le secteur ».

La croissance du secteur de la construction automobile sud-africain contribue de manière importante au PNB et aux exportations du pays.

Le Réseau syndical de STMicroelectronics va développer une coopération transfrontalière et des actions de solidarité

Les représentants des syndicats ont discuté des problèmes qu'ils rencontrent tous chez STMicroelectronics, une multinationale franco-italienne ayant son siège en Suisse. La firme est un des acteurs de premier plan de l'industrie de la microélectronique et un des principaux fabricants de semi-conducteurs au monde. Elle emploie plus de 43.000 personnes dans le monde et est implantée en Chine, en France, en Italie, en Malaisie, à Malte, au Maroc, aux Philippines et à Singapour.

L'industrie des semi-conducteurs est très compétitive, innovante, en changement permanent et avec des cycles de production courts. De même, beaucoup d'entreprises du secteur sont prisonnières d'un cycle de rentabilité à court terme de nature à alimenter le travail précaire. STMicroelectronics ne fait pas exception à la règle. En 2016, la direction a annoncé des licenciements massifs dans le monde entier, sans vision à long terme ni stratégie pour préserver son activité.

L'entreprise est également implantée dans des pays qui ne respectent pas les droits fondamentaux des travailleurs, comme la Chine, la Malaisie et les Philippines. Dans ces pays, les travailleurs ne sont pas suffisamment forts pour négocier avec la direction locale, ce qui fait que les conditions de travail y sont précaires, avec des bas salaires et de longs horaires de travail, par exemple en équipes de 12 heures quatre jours d'affiliée.

Vu la situation, les participants ont convenu que l'entreprise doit respecter les normes internationales du travail, et en particulier la liberté syndicale et le droit de négocier collectivement, dans tous ses sièges d'exploitation du monde entier, sans exception.

Les participants à la réunion ont longuement discuté des objectifs suivants :

Les syndicats présents à la réunion ont adopté une déclaration par laquelle les syndicats de STMicroelectronics du monde entier s'unissent pour accroître leur force de pression et dialoguer avec la direction à l'échelon mondial. Le réseau va développer une coopération syndicale transfrontalière et des actions de solidarité pour contrôler et faire appliquer les droits fondamentaux des travailleurs dans tous les lieux de travail et obtenir des conditions de travail justes et équitables pour tous les travailleurs.

Les participants ont également désigné dans chaque syndicat une personne de contact pour mettre en place une communication efficace et constructive dans le réseau et ont confirmé des actions pour la phase suivante.

Les travailleurs de HeidelbergCement d'Europe favorables à un Accord-cadre mondial

Les participants étaient venus de toute l'Europe pour discuter des questions de travail au sein du groupe, notamment de l'intégration de l'ancienne Italcementi, rachetée par HeidelbergCement en juillet 2016, et de la possibilité d'un accord-cadre mondial.

Le représentant d'IndustriALL, Matthias Hartwich, directeur en charge des industries des matériaux et de l'ingénierie mécanique, a pu s'adresser aux délégués et au DRH mondial du groupe HeidelbergCement. Il leur a dit :

Une entreprise qui n'a rien à cacher et veut consentir de sérieux efforts en matière de responsabilité sociale de l'entreprise peut facilement, et la conscience tranquille, signer un accord-cadre mondial avec les syndicats mondiaux IndustriALL et IBB. Ce genre d'accord profite non seulement aux travailleurs et aux sous-traitants, mais aussi à l'entreprise elle-même. Mais un engagement authentique de la direction et la participation des salariés sont essentiels pour un bon accord. IndustriALL et l'IBB sont prêts à entamer ce dialogue."

Après les discussions et échanges animés qui ont eu lieu au sein du comité d'entreprise européen, les délégués ont appuyé ensemble une revendication pour la négociation d'un tel accord à l'échelon mondial. En signe d'approbation de cette démarche en guise de dialogue social de dimension mondiale, ils ont tous revêtu des T-shirts d'IndustriALL.

Le Vice-président du CEE, Norbert Steinert, de notre affilié allemand IG BCE, a déclaré en présence du DRH mondial du groupe :

Cher Matthias, sache bien que ce groupe de représentants des salariés présents dans cette salle est plus que convaincu que la possibilité d'un accord-cadre mondial entre IndustriALL, l'IBB et HeidelbergCement offre une valeur ajoutée, à la fois pour l'entreprise et pour le personnel. Le comité d'entreprise européen de HeidelbergCement appuie sans réserve la demande d'IndustriALL et de l'IBB pour un dialogue mondial et un accord-cadre mondial."

La grève se poursuit à la mine de charbon d’Anglo-American en Australie

Cette action syndicale au niveau de la mine de German Creek a débuté le 22 août après l’échec de nombreuses tentatives de négociation qui ont suivi l’expiration de la Convention collective d’entreprise en avril 2014.

L’affilié d’IndustriALL Global Union, le CFMEU (Syndicat des industries de la construction, forestières, des mines et de l’énergie), indique qu’Anglo-American s’est opposé à des revendications fondamentales concernant par exemple des dispositions en matière de santé et sécurité ou de sécurité d’emploi pour les salariés.

La situation a empiré lorsqu’Anglo a engagé une firme de recrutement pour rechercher des opérateurs d’excavatrice pour remplacer les grévistes. Il a été proposé aux briseurs de grève des conditions meilleures que celles des salariés existants.

“Si Anglo a les moyens de verser des salaires plus importants aux grévistes, l’entreprise devrait alors revenir à la table pour négocier de bonne foi en faveur de ses salariés existants au lieu de s’esquiver et d’avoir recours à des firmes de recrutement pour trouver une main-d’œuvre parallèle,” a déclaré Stephen Smyth, président de la section des mines et de l’énergie du CFMEU au Queensland.

Une situation similaire s’est développée au sein de la mine de cuivre Los Bronces au Chili, où environ 1.700 travailleurs syndiqués sont en grève après que 45 jours de négociations destinées à améliorer la condition des mineurs ont abouti à une rupture. Les syndicats accusent Anglo-American d’être inflexible et de ne pas vouloir prolonger les négociations pour trouver un accord.

Dans les deux cas, Anglo-American prend la crise des matières premières comme excuse pour ne pas rencontrer les revendications des mineurs.

Lors de la réunion du réseau mondial Anglo-American d’IndustriALL en Amérique latine, les participants ont exprimé une forte solidarité avec les mineurs en grève en Australie et à Los Bronces au Chili.

Dans une lettre de protestation adressée à Anglo-American, le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina, écrit :

“Nous exhortons Anglo-American à s’assurer que des mesures appropriées sont prises pour normaliser les relations sociales et mettre un terme aux grèves en reprenant des négociations collectives en toute bonne foi. Nous soutenons les revendications raisonnables qui ont été formulées par les mineurs et exhortons Anglo à trouver un terrain d’entente.”

Des échanges et une coopération solides entre les syndicats de la chimie asiatiques

Cela fait partie de la stratégie, telle que définie dans le plan d’action d’IndustriALL, pour promouvoir une solidarité et une coopération internationale plus solide parmi les travailleurs et travailleuses des multinationales et de leur chaînes d’approvisionnement.

L’un des échanges les plus forts, parmi d’autres, s’est fait par le biais d’activités régionales et nationales au sein de la plus vaste entreprise de la chimie, la société d’origine allemande BASF, qui emploie environ 110.000 personnes dans 400 usines sur les cinq continents. L’affilié allemand d’IndustriALL IG BCE (Syndicat des mines, de la chimie et de l’énergie) compte une présence forte au sein de l’entreprise, y compris en y siégeant au comité de surveillance.

Une réunion s’est tenue à Singapour les 1er et 2 septembre pour les syndicats et représentants des travailleurs de BASF de la région Asie-Pacifique, avec le soutien de la Fondation Friedrich Ebert, partenaire du projet mondial d’IndustriALL. La réunion a vu la participation d’affiliés d’IndustriALL en provenance de Singapour, d’Indonésie, d’Inde, de Malaisie, de Corée du Sud et du Vietnam, représentant les travailleurs des 100 usines de l’entreprise en Asie-Pacifique.

IndustriALL est également facilitateur d’activités au niveau national auprès des syndicats de BASF en Inde et en Indonésie. Juste avant la réunion régionale à Singapour, les syndicats indonésiens qui représentent les salariés au sein de quatre usines se sont rencontrés à Tangerang les 29 et 30 août alors que les syndicats indiens s’étaient rencontrés les 9 et 10 mai à Bombay.

Les représentants syndicaux indonésiens ont partagé leur expérience sur l’obtention d’une convention collective type avec BASF qui s’applique à quatre sites dans le pays. Le coordinateur syndical indonésien pour BASF, Edi Sulistyo, a déclaré à l’assemblée :

“Dans le cadre de notre travail quotidien, nous sommes confrontés à des problèmes similaires dans les différents pays. Notre cohésion aux plans national et régional nous offre cependant un outil pour collaborer avec succès”.

En Inde, les représentants syndicaux ont décidé de former une nouvelle Fédération des Travailleurs de BASF d’Inde. Cette fédération a syndicalisé six usines sur les dix et a fait part d’un important succès. Depuis la dernière réunion en mai, cette nouvelle fédération indienne est passée du stade de l’usine à celui de syndicat national. À présent, la nouvelle fédération syndicale s’efforce d’obtenir des conventions collectives équitables, s’attaque au travail précaire et organise des réunions et des actions de manière régulière.

En Corée, deux affiliés d’IndustriALL, la FKCU et la KCTF, comptent des membres au sein des neufs sites de production. Ils s’organisent syndicalement par le biais d’un conseil national pour BASF et font pression pour standardiser les conditions d’emploi sur l’ensemble des sites.

L’unique usine BASF à Singapour est syndiquée par l’affilié d’IndustriALL, le CIEU.

Le syndicat BASF vietnamien fait état de bonnes relations avec l’entreprise et d’un certain nombre d’avantages dont les travailleurs et travailleuses y jouissent ainsi que de dispositions positives en matière de santé et sécurité.

BASF ne compte pas de représentation syndicale en Thaïlande et le réseau régional est disposé à contribuer aux efforts visant à une syndicalisation dans ce pays.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a félicité les participants de l’ensemble de ces trois réunions :

“Les réseaux syndicaux transnationaux et le dialogue social avec BASF comptent une histoire longue de plus de vingt ans. En Amérique latine, nous avons des réseaux régionaux et nationaux pour BASF dans toute une série de pays et un réseau régional qui a été officiellement reconnu par l’entreprise en tant que partenaire social. À présent, le réseau Asie-Pacifique repose sur une base solide pour activer une pratique similaire dans sa région.”

Inde: Les syndicats de l’industrie automobile décident de renforcer le réseau syndical et de lutter contre le travail précaire

Les représentants syndicaux des filiales indiennes des constructeurs automobiles et des fabricants de pneumatiques, tels que Ford, BMW, Renault Nissan, Daimler, Tata Motors, Ashok Leyland, Skoda, Mercedes Benz, Volkswagen, General Motors, Volvo, Bajaj Auto, JK Tyres, Goodyear, CEAT et Birla Tyres, ont participé à un atelier de deux jours organisé par IndustriALL Global Union, dans la région de Pune, pour discuter des stratégies à mettre en œuvre pour améliorer la coordination entre les syndicats et lutter pour l’égalité des droits des travailleurs précaires.

Les débats ayant eu lieu lors de l’atelier ont fait ressortir les principales difficultés auxquelles se heurtent les travailleurs de l’industrie automobile, entre autres les obstacles à l’exercice du droit à la liberté syndicale, le manque d’accès aux informations entrepreneuriales limitant l’efficacité de la négociation collective, la généralisation du travail précaire et le manque d’espace pour le dialogue social dans le secteur automobile en Inde.

Des représentants du réseau international de Ford, du Comité d’entreprise mondial de Volkswagen et de BMW, et du syndicat de la Confédération japonaise des travailleurs de l’industrie automobile du Japon ont participé à ’événement où ils ont échangé sur les stratégies syndicales de négociation collective et de dialogue social au sein de leurs compagnies multinationales respectives, et souligné le problème majeur que représente le travail précaire dans le monde entier et le rôle fondamental de l’action syndicale collective dans la construction d’une société équitable.

Les représentants de la direction de Volkswagen, Daimler, BMW et Škoda auto ont fait des exposés et échangé avec les représentants syndicaux sur le scénario relatif au dialogue social prévalant au sein de leurs entreprises. Ils ont également discuté de manière franche des obstacles à une coopération efficace entre les syndicats et la direction, et les moyens de les surmonter.

Helmut Lense, Directeur du secteur automobile et du caoutchouc, a expliqué les initiatives d’IndustriALL visant à établir des réseaux syndicaux et conclure des accords-cadres mondiaux. Il a déclaré:

« Les syndicats en Inde doivent renforcer le réseau syndical et la coordination entre les syndicats pour accroître le pouvoir syndical et obtenir l’égalité des droits pour les travailleurs précaires. IndustriALL continuera de soutenir les syndicats dans ce pays afin de garantir un espace permettant un véritable dialogue social ».

Apoorva Kaiwar, Secrétaire général d’IndustriALL pour l’Asie du Sud, a souligné la nécessité pour les syndicats de coordonner leurs efforts de lutte pour que les travailleurs jouissent de leurs droits, notamment les travailleurs précaires et les ouvrières employés chez les fabricants de composants et les fournisseurs. Notant la présence insignifiante de femmes dans le secteur de l’automobile, elle a lancé un appel aux constructeurs automobiles implantés en Inde pour qu’ils accordent une préférence équivalente à l’embauche de travailleuses, et aux syndicats pour qu’ils s’emploient à résoudre de manière proactive les problèmes auxquels font face les travailleuses, et veillent à ce que les femmes exercent des responsabilités au sein des structures syndicales.

Les syndicats de l’automobile des régions de Chennai, Bengaluru et Pune ont convenu de renforcer les réseaux syndicaux en vue de protéger le droit à la liberté syndicale et la négociation collective, de lutter contre le travail précaire au sein de leurs usines de production respectives, de combattre ensemble les brimades perpétrées à l’encontre des travailleurs et d’apporter une plus grande aide aux travailleurs victimes de pratiques de travail injustes. En outre, les syndicats de l’automobile de la région de Chennai ont décidé de créer un réseau et d’échanger périodiquement des informations pour mener des actions coordonnées de protection des droits des travailleurs.

Tous les représentants syndicaux ayant participé à l’atelier ont également visité l’usine Volkswagen située à Chakan, dans la région de Pune, et ont discuté avec la direction et les travailleurs sur les pratiques de dialogue social au sein de l’usine.

Au Brésil, les métallurgistes lancent une campagne en faveur de l’emploi et de leurs droits

Les travailleurs des usines automobiles se sont rassemblés en une manifestation de masse pour appeler le gouvernement brésilien à adopter des mesures pour promouvoir la croissance économique et l’emploi sans affaiblir des droits des travailleurs.

“Malheureusement, certains secteurs disent qu’il faut rendre les législations du travail plus souples pour résoudre la crise. C’est faux. L’économie ne sera sauvée qu’en renforçant le marché intérieur,”

a déclaré Sergio Butka, Président du SMC et membre de CNTM-Força Sindical, un affilié d’IndustriALL Global Union.

Le syndicat appelle à une augmentation des revenus, à un accès plus facile au crédit et à une réduction des taux d’intérêts de sorte à stimuler la consommation et la production, précisant que ceci renforcerait l’économie et attirerait des investissements étrangers.

Le 8 septembre, les leaders des syndicats de métallurgistes affiliés à la CNTM et à la CNM/CUT, également affiliée à IndustriALL, ont annoncé qu’il y aurait une grève nationale conjointe le 29 septembre, proclamant ainsi leur opposition aux réformes en matière de droit du travail et de sécurité sociale telles que proposées par les employeurs et le gouvernement.

http://www.industriall-union.org/es/mueren-72-trabajadores-en-el-incendio-de-una-fabrica-de-zapatillas-en-filipinas

Un atelier national d’une journée consacré à la participation des travailleurs au système d’application des législations du travail a été organisé ce 8 septembre par IndustriALL Global Union avec le soutien du bureau national de Manille de l’Organisation internationale du Travail (OIT) ainsi que du Ministère du Travail des États-Unis.

Avec la participation de 80 syndicalistes issus de 15 fédérations syndicales affiliées à IndustriALL, l’atelier a présenté le cadre international sur l’inspection du travail, avec une attention particulière pour la Convention 81 de l’OIT et le nouveau système d’inspection du travail des Philippines.

La surveillance du respect des mesures dans les usines est un engagement des syndicats en raison d’accidents tragiques tel que l’incendie de l’usine Kentex de chaussures en caoutchouc qui a coûté la vie à 72 travailleurs et travailleuses l’an dernier. Ces décès sont une conséquence claire du non-respect par l’usine des législations du travail et des normes de santé et sécurité.

Il y a eu d’autres incidents comme celui-ci et les syndicats ont condamnés ces morts inutiles et se sont engagés à contrôler la conformité des usines. Les syndicats ont collaboré avec les autorités dans le cadre du développement d’un nouveau système d’application des législations du travail avec une liste de contrôle propre à chaque secteur qui reprend des éléments essentiels des normes en matière de droit du travail et de conditions de santé et sécurité professionnelles.

Le Ministère philippin du Travail et de l’Emploi a engagé de nouveaux inspecteurs du travail et ce nouveau système qui vient d’être lancé requiert l’implication aussi bien des employeurs que des représentants des travailleurs. Ceci offre aux syndicats l’occasion d’avoir un contrôle actif de l’application des dispositions par les salariés.

À la suite de l’atelier, les affiliés se sont engagés à s’impliquer vigoureusement dans ce système et à utiliser la question du respect des législations du travail comme fondement de l’unité entre syndicats et à renforcer la coopération en formant un réseau syndical de surveillance au plan régional ou sectoriel

Le bureau de l’OIT de Manille a exprimé sa satisfaction face à la participation active de nos affiliés et a assuré de la poursuite de sa coopération avec IndustriALL dans le renforcement des capacités et en matière coopération technique.

Les syndicats réclament des mesures mondiales contre le dumping de l’acier chinois

L’énorme surcapacité de production, notamment de la Chine, continue de menacer et de déstabiliser dans le monde entier les économies et les communautés ayant des intérêts dans la production de l’acier. Les syndicats considèrent que les partenaires sociaux doivent être impliqués dans la recherche d’une solution à la crise sidérurgique. Les travailleurs et les communautés confrontés aux déplacements doivent recevoir une formation et une aide pour s’adapter aux transitions et être réintégrés dans l’économie. 

Les  jeunes travailleurs doivent avoir la possibilité de suivre des programmes de formation et d’apprentissage à la négociation collective. Les normes fondamentales de l’OIT doivent être respectées et renforcées dans ce processus, et le succès déterminé par la valeur ajoutée retirée aux niveaux social et environnemental, et non pas par les profits à court terme.

Des consultations gouvernementales ont eu lieu au lendemain de la réunion de l’OCDE, le 8 septembre, pour discuter de la création du Forum mondial sur les surcapacités de production d’acier décidée lors du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G20, tenu en Chine récemment. Malheureusement, les représentants syndicaux et industriels ont été exclus de ces pourparlers avec les membres de l’OCED et du G20.

Fernando Lopes, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL a déclaré:  « L’industrie sidérurgique est fondamentale pour le développement. Nous devons faire en sorte que nos gouvernements s’engagent à mettre un terme à la concurrence déloyale et au dumping de l’acier qui détruisent les industries sidérurgiques et les emplois. Pour ce faire, les syndicats doivent être associés à toutes les discussions ». 

Des syndicats américains et canadiens créent un réseau dans le secteur du ciment

Invités par IndustriALL Global Union et accueillis par l'International Brotherhood of Teamsters, des représentants des Teamsters, de l'United Steelworkers et de l'International Brotherhood of Boilermakers des États-Unis et du Canada ont débattu pendant toute une journée des moyens d'améliorer leur coordination dans l'industrie du ciment.

Cette coordination s'impose en raison des changements rapides qui transforment le secteur par une série d'acquisitions, de fusions et d'absorptions. Les derniers exemples en date sont la fusion de LafargeHolcim avec une pénétration accrue de CRH au Canada et aux États-Unis et le rachat d'Italcementi par HeidelbergCement. Ces mouvements ont débouché sur une concentration énorme de l'emprise sur les marchés américain et canadien d'à peine deux sociétés transnationales.

Cette réunion de coordination était la première depuis de nombreuses années. L'ambiance était très bonne et tous les participants ont échangé ouvertement leurs informations et se sont parlé en toute sincérité. Matthias Hartwich, le directeur d'IndustriALL en charge des industries des matériaux et de l'ingénierie mécanique, était présent. Impressionné par la motivation de tous les participants, il a déclaré :

"Ce que nous avons vu ici aujourd'hui est un très bon point de départ. Si nous tenons tous nos engagements, ce réseau ne sera pas seulement une réussite en soi, il produira aussi de la valeur ajoutée pour toutes les organisations participantes et leurs adhérents. IndustriALL soutient ce réseau et le mettra en contact avec d'autres réseaux régionaux du ciment en activité et des réseaux d'entreprise à l'échelon mondial."

Les participants sont aussi allés à Washington, soutenir la manifestation des mineurs en lutte pour conserver leur assurance-maladie après le départ à la retraite. Tous se sont joints à la manifestation en signe de solidarité.

L'un d'eux a dit : "Cette réunion a été productive. Nous aurons un échange ouvert afin de mieux nous préparer à riposter aux stratégies et aux activités antisyndicales de la direction. Ce réseau renforce notre action dans le secteur du ciment. Nous en ferons une réussite, dans l'intérêt des travailleurs de l'industrie cimentière et des industries connexes en Amérique du Nord".

Chaque participant a accepté de remplir une tâche particulière pour contribuer au réseau. Les participants au réseau du ciment d'Amérique du Nord ont aussi indiqué clairement qu'ils poursuivront leur action. La prochaine réunion du réseau aura lieu au printemps 2017.