Aux Philippines, les femmes d'IndustriALL réclament 120 jours de congé de maternité

Cette audition était organisée par le comité des femmes, de l'enfance, des relations familiales et de l'égalité des sexes du sénat philippin. Des femmes d'IndustriALL Global Union avaient été invitées en tant que représentantes d'une organisation militante reconnue.

Quatorze personnes venant d'organismes gouvernementaux, du monde du travail, du patronat, de la société civile et d'autres parties prenantes ont échangé leurs points de vue pendant la réunion. La plupart se sont montrées favorables à un allongement du congé de maternité, bien que pour la confédération des employeurs, il aurait une incidence négative sur la productivité, la production et l'employabilité des femmes.

Cet argument a été réfuté par les organismes gouvernementaux, la commission de la fonction publique et le ministère du Commerce et de l'Industrie. Cependant, l'organisme de sécurité sociale a mis en garde quant aux effets de cette proposition sur la pérennité actuarielle du Fonds.

IndustriALL Women Philippines a souligné qu'alors que les Philippines se sont toujours efforcées d'être numéro un mondial en termes d'efficacité et de compétitivité, c'est exactement l'inverse qui se passe en matière de protection de la maternité. La loi sur les prestations de maternité date de 24 ans, elle ne répond pas aux normes internationales, en particulier à la convention 183 de l'OIT, et est à la traîne d'autres pays, y compris de voisins asiatiques.

Les statistiques officielles de la mortalité maternelle montrent que les Philippines sont incapables de respecter les engagements pris dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement. Les résultats d'une étude réalisée par l'antenne d'IndustriALL en Asie du Sud-est montrant que l'allongement du congé de maternité aurait un impact très minime sur les entreprises ont été présentés en séance.

Les femmes d'IndustriALL ont mis les employeurs au défi de faire la preuve de leur attachement à la responsabilité sociale de l'entreprise en protégeant les femmes avant, pendant et après la grossesse et en reconnaissant leur rôle unique qui est de porter et d'allaiter la main-d’œuvre, les citoyens, les contribuables et les élus de demain.

Elles ont insisté sur le fait que la protection de la maternité doit être considérée comme un investissement plutôt qu'une dépense, parce qu'un congé plus long permet aux femmes de se remettre complètement de l'accouchement, ce qui est meilleur pour la santé de l'enfant. Des mères en bonne santé qui ont des bébés en bonne santé ne doivent pas s'absenter du travail. Avoir un enfant pousse les femmes à mieux faire, donc à devenir plus productives. Des femmes heureuses seront attachées aux entreprises qui prennent soin d'elles et de leurs familles.

La proposition d'un congé de maternité de 120 jours rémunérés doit encore être débattue, en présence des femmes d'IndustriALL en tant qu'organisation militante. IndustriALL Women est aussi membre du groupe de travail technique qui consolidera les propositions en un seul projet de loi qui sera soumis au débat ultérieur.

La proposition d'IndustriALL Women Philippines comporte les éléments suivants :

IndustriALL demande à Shell de reconnaître et d’entamer le dialogue avec le réseau syndical mondial

La deuxième réunion du réseau syndical mondial Shell a eu lieu à La Hague, aux Pays-Bas, les 19 et 20 septembre. Cinquante responsables syndicaux des affiliés d’IndustriALL Global Union de 18 pays se sont réunis pour examiner la situation des travailleurs dans les pays où Shell exerce des activités.

Les résultats d’une enquête d’IndustriALL divulgués lors de la réunion mettent en évidence l’utilisation abusive et généralisée du travail précaire par Shell. Le rapport complet est accessible ici.

Ces 10 dernières années, les travailleurs de Shell ont subi la réorganisation constante de la compagnie, dont le recours aux délocalisations vers des pays à bas salaires et à l’externalisation. Dix mille travailleurs ont été licenciés suite à l’acquisition de British Gas au début de l’année.

La délivrance par Shell de licences d’exploitation de sa marque à des entreprises telles que VIVO Energy qui opère dans 19 pays africains constitue, en rendant les relations du travail confuses, un autre problème auquel doivent faire face les travailleurs. En effet, ceux-ci sont informés qu’ils travaillent pour une autre entreprise lorsqu’ils essaient de se mettre en rapport ou de négocier avec Shell. De cette façon, Shell peut projeter sa marque aux clients sans assumer de responsabilité à l’égard des travailleurs.

Le but principal du réseau syndical mondial Shell, constitué de tous les affiliés d’IndustriALL, dont les membres travaillent chez Shell partout dans le monde, est d’organiser les travailleurs pour qu’ils défendent et renforcent leurs droits fondamentaux. Les travailleurs de Shell se heurtent à de sérieux obstacles à la liberté syndicale et à la négociation collective. Des pratiques antisyndicales de Shell et de prestataires extérieurs ont ainsi été signalées, parmi lesquelles l’interdiction faite aux ouvriers contractuels d’adhérer à un syndicat.

Diana Junquera Curiel, Directrice d’IndustriALL pour l’énergie, a déclaré:

« Il est impérieux que Shell respecte son code de conduite, ainsi que les normes du travail nationales et internationales fondamentales, dont la Convention n° 87 de l’OIT sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, la Convention n° 98 de l’OIT sur le droit d’organisation et de négociation collective, ainsi que les principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales.

« IndustriALL soutient pleinement la demande faite à Shell par le Réseau syndical mondial Shell visant à permettre à l’ensemble des employés, y compris ceux employés par les sous-traitants et autres titulaires d’une licence Shell, tels que VIVO Energy, en Afrique, et Raízen, au Brésil, d’adhérer librement à un syndicat ou d’en créer un librement, de reconnaître le droit des syndicats de négocier les conventions collectives, de s’attaquer au recours inacceptable au travail précaire et de garantir la sécurité et la santé au travail ».

La grève de la faim des travailleurs de Honda entre dans sa deuxième semaine

Le 26 septembre, au huitième jour de l’action de protestation, Vipin Kumar a été hospitalisé mais a refusé de briser son jeûne. La santé des travailleurs, qui se détériore de jour en jour, est un grave sujet de préoccupation. Cependant, les cinq salariés congédiés, dont Kumar Naresh Mehta, Président du Syndicat Honda Motorcycle and Scooter 2F Kamgar Tapukara, et les travailleurs Sunil, Ravi, Avinash et Vipin Kumar sont déterminés à poursuivre leur grève de la faim jusqu’à ce que leurs revendications soient rencontrées.

HMSI est une filiale à 100% de la Honda Motor Company Ltd., originaire du Japon. Cette grève de la faim, forme de protestation politique non-violente héritée de Gandhi au cours de laquelle les participants n’absorbent aucune nourriture solide, a été lancée pour forcer la direction de Honda à rejoindre la table des négociations.

Le conflit social actuel à l’usine HMSI 2f de Tapukara, qui employait 466 salariés permanents et environ 3.000 travailleurs sous-traitants, a débuté en février de cette année à la suite d’une confrontation entre un travailleur sous-traitant et un contre-maître sur fond de déni de droits syndicaux et d’un mécontentement qui couvait.

Cette confrontation a déclenché des protestations de la part des travailleurs et travailleuses qui ont réclamé le droit de former un syndicat, la régularisation des salariés sous-traitants et des sanctions pour le contre-maître qui avait malmené le travailleur sous-traitant. Cette action de protestation a abouti à l’arrestation de certains travailleurs et à une série de mesures disciplinaires dont la suspension et le licenciement de travailleurs. De plus, les 3.000 travailleurs sous-traitants ont également été congédiés.

Avant ce conflit, les travailleurs avaient formé le Syndicat Honda Motorcycle and Scooter 2f Kamgar Tapukara avec l’aide du Congrès des Syndicats indiens (AITUC) dans le but de répondre aux préoccupations des travailleurs. Bien qu’ayant demandé son enregistrement auprès du Ministère du Travail en 2015, le syndicat n’a toujours pas été enregistré et l’affaire est pendante devant les tribunaux.

Peu de temps après la confrontation survenue le 16 février, la direction a soutenu la formation accélérée du Syndicat HMSI 2F Karamchari au sein de l’usine avec l’appui de la centrale syndicale de droite Bharatiya Mazdoor Sangh (BMS). La direction a annoncé que dorénavant elle ne négocierait qu’avec la BMS.

Par la suite, des négociations en présence de permanents syndicaux ont conduit à la réintégration de 281 travailleurs et travailleuses. Bien que la direction avait assuré que tous les travailleurs seraient repris, elle a mis fin aux contrats de 102 travailleurs et 39 apprentis sont également restés sur le carreau. Il n’y a également eu aucun progrès réalisé concernant le sort de 22 travailleurs suspendus. Au lieu de réintégrer les 3.000 travailleurs sous-traitants qui ont été renvoyés, la direction a en recruté environ 2.800 nouveaux.

Depuis février, les travailleurs ont tenu une série d’actions de protestation dans tout le Rajasthan et appelé la direction de Honda et le gouvernement à résoudre leurs problèmes. À ce jour, de nombreuses réunions de conciliation ont eu lieu dans les bureaux du Commissaire au Travail à Alwar et Jaipur. La direction de l’entreprise a été absente à nombre de ces réunions.

En septembre 2016, la direction a signé une convention collective de travail avec le syndicat soutenu par la BMS. Cependant, aucune des revendications des travailleurs, dont la réintégration des sous-traitants et le retrait des accusations policières, ne font partie de l’accord.

Les protestations des travailleurs de Honda ont reçu un large soutien des syndicats de l’automobile au sien de la Région de la Capitale nationale Delhi et de représentants des centrales syndicales. Les travailleurs de l’usine Honda de Gurgaon ont aussi exprimé leur solidarité à l’égard des travailleurs en grève de la faim.

IndustriALL et Tchibo signent un accord-cadre qui renforce les droits des travailleurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement

Le Secrétaire général d’IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, le PDG de Tchibo, Dr Markus Conrad, et son successeur désigné, Thomas Linemayr, membre du Conseil d’administration pour les produits non alimentaires Senay Tansu, ont signé, ce jour, un accord-cadre mondial s’appliquant à l’ensemble de la filière non alimentaire.

Tchibo est la première entreprise allemande de vente au détail à avoir signé un accord-cadre mondial avec IndustriALL. L’accord a pour objectif de continuer à améliorer les conditions de travail, y compris en matière de liberté syndicale et de participation des travailleurs, dans les pays où Tchibo s’approvisionne en marchandises.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina, salue l’accord:

« Tchibo a joué un rôle important en soutenant l’exercice du droit de négociation collective pour les travailleurs à l’échelle de l’ensemble de l’industrie, ainsi que l’Accord sur la sécurité incendie et bâtiments au Bangladesh dans les usines de confection. En signant cet accord, nous avons consolidé nos liens de collaboration et renforcé la position des personnes qui travaillent pour Tchibo dans les entreprises d’approvisionnement établies à travers le monde ».

« Nous voulons que toutes les personnes employées dans l’industrie textile et du vêtement d’un pays reçoivent des salaires décents, dans chacun des pays producteurs » a déclaré le PDG de Tchibo, Dr Markus Conrad.

Accords-cadres mondiaux

Les accords-cadres mondiaux protègent les intérêts des travailleurs au niveau de toutes les activités menées par les entreprises multinationales signataires.

Les accords-cadres mondiaux sont négociés au niveau mondial entre les syndicats et les entreprises. Ils fixent les meilleures normes possibles relativement aux droits syndicaux, à la santé et à la sécurité, et aux principes relatifs aux relations du travail auxquels l’entreprise a adhéré au niveau de ses activités mondiales, indépendamment des normes existantes dans un pays donné.

Philippines : droits des travailleurs foulés aux pieds par un équipementier électronique et automobile japonais

NT Philippines est un important fournisseur de sociétés d’électronique comme Flextronics et Apple ainsi que de constructeurs automobiles tels que Mitsubishi, Hyundai, Delphi, Jaguar, Kia, Chrysler et Ford, entre autres.

L’entreprise a recours à de l’externalisation bidon et harcèle les militants syndicaux. En dépit de revendications répétées des travailleurs en vue de régulariser leur statut, la direction refuse de s’exécuter et continue à harceler le Syndicat des travailleurs de NT Phils. Inc. qui se bat en faveur des droits des travailleurs. Ce syndicat fait partie de la Confédération du Travail et des Services sociaux associés (CLASS), un affilié d’IndustriALL Global Union.

Depuis la fondation du syndicat, les près de 900 travailleurs et travailleuses de NT Philippines ont lutté pour la régularisation au sein de l’entreprise de l’agence externe bidon. Le syndicat et la CLASS ont soulevé le litige auprès du ministère du travail qui a tranché en faveur des travailleurs, a déclaré l’agence illégale et ordonné à l’entreprise d’intégrer les travailleurs et travailleuses sans perte de leurs droits d’ancienneté.

L’entreprise ne s’est pas conformée à cette ordonnance. Les travailleurs attendent patiemment que cette revendication, comme d’autres, tel le paiement de congés d’ancienneté ou autres avantages prévus par la loi ou issus de la pratique habituelle, soit mise en pratique.

L’entreprise a recours à des tactiques et de la propagande anti-syndicales et tente de discréditer le syndicat en répandant la menace de la fermeture de l’usine si ses acheteurs viennent à savoir que les travailleurs se syndiquent.

L’entreprise a une nouvelle fois violé les droits syndicaux en déplaçant le Président du syndicat, Randy Ramos, qui a été transféré dans une entreprise sœur, où il continue à être harcelé et isolé des autres travailleurs et représentants syndicaux.
 
“Je me sens humilié par ce que l’entreprise nous fait, moi-même ayant été écarté de mes collègues et affecté à un poste où on ne me donne rien à faire. On ne m’a même pas attribué un casier et un endroit où me tenir. La direction m’a dit de me tenir où je voulais, car elle ne se souciait plus de moi”, a confié Ramos, le président du syndicat.

Ces comportements de harcèlement et d’intimidation de la part de l’entreprise ont décidé le syndicat et la CLASS à déposer un certain nombre de plaintes contre NT Philippines auprès du bureau de Cavite du ministère du travail, de la commission de conciliation et de médiation ainsi que de l’unité d’arbitrage. Les revendications sont le retour du président du syndicat à son poste antérieur et le respect du droit de syndiquer.

“Nous exigeons que NT Philippines ainsi que ses principaux acheteurs respectent le droit des travailleurs et se montrent à la hauteur de leur engagement par rapport aux droits des travailleurs reconnus au plan international. De plus, nous revendiquons un dialogue immédiat avec l’entreprise pour qu’elle adhère à la mise en œuvre de la régularisation de ses travailleurs”, a déclaré Concepcion Dodd, Présidente de la CLASS.

La Secrétaire régionale d’IndustriALL pour la région Asie du Sud-est, Annie Adviento a indiqué :

“L’intimidation, le harcèlement et la propagande de NT Philippines à l’encontre du syndicat sont inacceptables et contreviennent clairement aux normes internationales du travail. Le Ministère du Travail a ordonné à l’entreprise de régulariser sa main d’œuvre. L’entreprise doit se mettre en ordre et reconnaître le droit des travailleurs et travailleuses à se syndiquer.”

NT Philippines est un important fournisseur de Multek et d’autres grandes marques du domaine de l’électronique et de l’automobile et produit des circuits imprimés souples pour des téléphones mobiles, des bougies et autres composants destinés à l’automobile.

Les mineurs péruviens ont entamé une grève illimitée

« Les travailleurs et les travailleuses de Shougang sont en grève depuis deux semaines pour régler le conflit qui les oppose à la compagnie chinoise. Personne ne renonce; cela ne fait que commencer »,

a indiqué la Fédération minière du Pérou, affilié d’IndustriALL.                     

Le 12 septembre, environ 1 000 travailleurs de la compagnie chinoise Shougan Hierro Perú, localisée dans le district de San Juan de Marcona, ont entamé une grève générale illimitée.

La grève a pour objectifs de porter un coup d’arrêt aux attaques arbitraires exercées par la compagnie à l’encontre de ses employés, d’obtenir une hausse salariale plus élevée que celle proposée et de garantir des meilleures conditions sanitaires et sécuritaires sur le lieu de travail.

Les travailleurs du centre minier de Marcona sont victimes de violences et d’abus sociaux, qui font partie de la politique antisyndicale de l’entreprise.

En outre, les travailleurs exigent que soit trouvée une solution équitable à la liste des réclamations déposées pendant la période 2016-2017. Néanmoins Shougang a enregistré d’importants bénéfices annuels, la compagnie propose une hausse salariale d’1 nouveau sol (0,30 US$) seulement, qualifiée de « pitoyable » par le syndicat.

De ce fait, les travailleurs ont lancé, le 19 septembre, un appel au ministère du Travail pour réclamer une solution aux griefs, et obliger la compagnie à respecter les conventions et à ne plus entraver le travail syndical.

Le Ministre du travail, Alfonso Grados, a promis d’entamer des négociations et d’établir un comité du dialogue entre Shougang et le syndicat.

Le Secrétaire régional d’IndustriALL, Jorge Almeida, a déclaré:

« IndustriALL Global Union suit avec inquiétude les actions antisyndicales commises par la compagnie chinoise. Il a exprimé sa solidarité avec la Fédération minière et les travailleurs, et appuyé l’action syndicale, jugée appropriée, pour trouver une solution équitable au conflit ».

Nous sommes solidaires de Lula!

« Lula est un héros pour les travailleurs dans le monde entier et une cible symbolique pour les forces conservatrices qui veulent renverser la réforme sociale. Nous ne pouvons pas permettre une telle attaque et sommes solidaires de Lula », a indiqué Jyrki Raina, Secrétaire général d’IndustriALL Global Union.

Lors de sa présidence, le gouvernement de Lula a sorti 30 millions de personnes de la pauvreté, réduit le travail des enfants, accru l’autonomisation des femmes, augmenté le salaire minimum, baissé le chômage et apporté la sécurité sociale: la Bolsa Familia. Lula est parvenu à atteindre ces différents résultats tout en développant l’économie brésilienne et en veillant à ce que les fruits de cette nouvelle richesse soient répartis équitablement.

Du 4 au 7 octobre, IndustriALL tiendra son deuxième Congrès au Brésil, un pays jouissant de l’un des plus forts mouvements syndicaux internationaux en Amérique latine.

« Nous allons tenir le Congrès à Rio pour exprimer notre soutien à l’égard de la lutte menée par les travailleurs brésiliens ainsi qu’à Lula, qui s’exprimera lors de la séance d’ouverture », a déclaré Jyrki Raina, Secrétaire général d’IndustriALL.

La Confédération syndicale internationale (CSI) a lancé une pétition internationale pour témoigner de la solidarité du monde envers Lula, prenant position contre l’attaque flagrante dirigée contre les forces démocratiques.

#SomosTodosLula

Rio, nous voilà!

L’ancien Président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, doit prendre la parole lors de la cérémonie d’ouverture, le soir du 4 octobre. Le Directeur général de l’OIT, Guy Rider, et la Secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow, interviendront également durant le Congrès.

Ce dernier a pour thème: La lutte continue – A Luta Continua, traduisant la place importante prise par IndustriALL en tant que nouvelle force de solidarité mondiale, en participant à la lutte pour de meilleures conditions de travail et la défense des droits syndicaux dans le monde entier.

« C’est un moment incroyablement stimulant pour IndustriALL et une occasion pour notre famille syndicale mondiale de s’unir et de prendre des décisions fondamentales pour l’avenir. Le temps est également venu pour nous d’examiner les résultats auxquels nous sommes parvenus ces quatre dernières années, plus particulièrement de regarder en avant unis », a déclaré le Secrétaire général d’IndustriALL, Jyrki Raina.

Le Congrès élira une nouvelle direction, débattra des modifications statutaires, notamment en vue d’une représentation accrue des femmes aux postes de direction, et adoptera un plan d’action détaillant la façon dont IndustriALL renforcera le pouvoir syndical, par la syndicalisation et l’expansion, la résistance aux capitaux mondiaux, la défense des droits des travailleurs, la lutte contre le travail précaire et pour des emplois industriels durables.

Vous pourrez suivre le déroulement du Congrès à l’adresse URL: www.industriall-union.org/Congress2016 où il sera transmis en temps réel et en consultant le blog qui sera alimenté en direct. Il est également possible de vous inscrire ici et de prendre contact avec les autres délégués qui seront présents aux Congrès.

L’ensemble des documents du Congrès seront accessibles sur le site Web en allemand, anglais, espagnol, français, japonais et russe. En outre, vous trouverez une quantité considérable de conseils pratiques dans le Guide du Congrès.

N’oubliez pas de suivre le déroulement du Congrès sur Facebook, Twitter, Instagram et SnapChat, en utilisant le hashtag #IndustRio2016

Pour visionner le message de Jyrki Raina, prière de cliquer sur le lien: https://youtu.be/0ZsMz9JhZVY 

Les travailleurs de l’usine géorgienne d’engrais font monter le conflit d’un cran

L’affilié d’IndustriALL, le Syndicat des travailleurs des industries de la métallurgie, des mines et de la chimie de Géorgie (TUMMCIWG) a également appelé le Ministère du Travail à nommer un médiateur pour résoudre le conflit.

Les quelque 2.000 travailleurs et travailleuses de l’usine n’ont reçu que moins de la moitié de leurs salaires depuis qu’Azot a mis la production à l’arrêt le 27 juillet.

Le 15 septembre, plus de 150 syndicalistes ont bravé la menace de renvoi et ont manifesté devant les bureaux d’Azot en revendiquant que la production reprenne.

Les travailleurs ont exigé que l’entreprise :

Après la manifestation du 15 septembre, le propriétaire de l’usine, Roman Pipia, a annoncé que ses services recevraient à nouveau du gaz pour le 19 ou le 20 septembre et que l’usine serait relancée. Il a également déclaré que la direction travaillait déjà au renforcement des capacités de production. En principe, ceci permettrait de doubler les salaires en deux ans. Cependant, en dépit de ces promesses, l’usine est toujours à l’arrêt.

Après la réunion au cours de laquelle il s’est exprimé, M. Pipia a également discuté de la situation avec Tamaz Dolaberidze du TUMMCIWG et l’a assuré qu’il contacterait les banques pour reporter les échéances mensuelles des emprunts jusqu’au redémarrage.

Le TUMMCIWG a exprimé l’espoir que l’entreprise reprenne les négociations et que les problèmes soient résolus de manière constructive.

Recruter et organiser syndicalement conduit à une forte augmentation des effectifs au Kirghizstan

Cette question faisait partie, entre autres, des sujets de discussion de l’atelier consacré à l’organisation de syndicats qu’IndustriALL Global Union a tenu les 6 et 7 septembre à l’hôtel Dostuk à Bishkek au Kirghizstan. Des dirigeants et militants syndicaux de la compagnie minière Altynken et des organisations syndicales du domaine de la géologie ont pris part à cet atelier.

S’agissant de l’exemple particulier d’Altynken, dont 60% sont la propriété d’investisseurs chinois et 40% de l’entreprise étatique Kyrgyzaltyn, les participants ont appris qu’il n’existe pas qu’une seule approche possible pour motiver l’ensemble des salariés. Chaque groupe de travailleurs a ses propres intérêts, qui doivent être pris en compte lorsqu’on prépare des actions syndicales. Le manque d’informations sur ce que les gens font exactement au sein de l’entreprise est également une source de tensions sociales. Il est dès lors du devoir, à la fois, du syndicat et de l’employeur d’informer le plus possible les salariés de ce qui se passe dans l’entreprise et de quels sont les plans pour son avenir.

Le Kirghizstan est l’un des pays dont IndustriALL a fait une priorité pour l’organisation au plan syndical. La croissance des effectifs du MMTUK a été rendue possible par sa fusion avec le Syndicat de la Géologie et des activités délibérées de recrutement, avec la création de nouvelles organisations de base et par la mobilisation des adhérents.

Des militants de Biélorussie, de Géorgie, du Kirghizstan et de Russie ont pris part à l’atelier et  ont partagé leurs expériences par rapport au recrutement syndical face à des conditions dans lesquelles les employeurs sont réticents à engager le dialogue social ou le rejettent complètement. La tendance générale dans les pays de la région est caractérisée par l’introduction de modifications aux législations du travail généralement destinées à saper les droits des travailleurs et des syndicats. Il est souvent impossible de défendre les droits des travailleurs avec les outils fournis par la législation nationale. Cette situation conduit à des formes de protestation des travailleurs qui s’expriment hors du cadre syndical et sortent du cadre légal. En plus de laisser des syndicats affaiblis, cela conduit à des mouvements ouvriers échappant à tout contrôle et prenant de plus en plus la forme d’actions sauvages.

“Pour cette première fois, nous avons organisé l’atelier de sorte à échanger des expériences entre recruteurs syndicaux de différents pays et débattu de problématiques du travail syndical qui sont normalement maintenues en coulisses. IndustriALL ne fournit plus de matériel didactique. Souvent, ce matériel n’a rien à voir avec le travail quotidien des militants et dirigeants syndicaux. Les sessions sont menées de manière active. Et nous allons poursuivre ces projets d’apprentissage avec nos affiliés”, a résumé Vadim Borisov, Secrétaire régional d’IndustriALL.