Les travailleurs de l’industrie pétrolière se battent contre la restructuration de Turkish Petroleum

L’action de protestation, organisée par l’affilié turc à IndustriALL Global Union, Petrol-Is (le syndicat des travailleurs de l’industrie du pétrole, de la chimie et du caoutchouc), avec la participation des travailleurs de Turkish Petroleum, devait avoir lieu le 26 décembre devant le Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles. Néanmoins, le Gouvernement s’est servi de l’actuel état d’urgence du pays pour la faire annuler.

Les forces de sécurité ont également empêché les travailleurs d’Adiyaman, de Batman et de Lüleburgaz de se rendre à Ankara pour participer à la manifestation.

Turkish Petroleum est une compagnie pétrolière publique ayant des activités dans des secteurs en amont, à savoir l’exploration, le forage, la construction de puits et la production.

Selon le projet du Ministère de l’énergie, le Gouvernement désire transférer plusieurs activités de Turkish Petroleum à une autre société détenue entièrement par l’Etat, Turkish Petroleum International Company (TPIC), dont le siège se trouve dans un paradis fiscal.

Selon Petrol-Is, un tel transfert d’activités aura des conséquences négatives sur l’emploi en augmentant la précarité. Le syndicat insiste sur la nécessité de sauvegarder et de développer Turkish Petroleum dans l’intérêt des employés et de la population.

« Les 3 200 membres que nous comptons à Turkish Petroleum ont grandement contribué au développement de la compagnie », a indiqué le président général de Petrol-Is, Ali Ufuk Yaşar. « Nous continuerons de lutter pour maintenir la compagnie en l’état et veiller à ce qu’un tel projet ne voit jamais le jour ».

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a déclaré:  

« Les travailleurs de l’industrie pétrolière ont une grande tradition de lutte en Turquie. IndustriALL Global Union apportera tout son appui dans ce combat à son affilié Petrol-Is ».

Pendant ce temps, Petrol-Is a réorganisé plusieurs conférences de presse, qui ont eu lieu dans ses locaux à Ankara, Batman, Adiyaman et Lüleburgaz.

Trinidad: une compagnie pétrolière sous la menace d’une importante grève

Lors des négociations avec le syndicat des travailleurs de l’industrie du pétrole, Oilfields Workers’ Trade Union (OWTU), la compagnie pétrolière de Trinité et Tobago, Petroleum Company of Trinidad and Tobago Limited (Petrotrin), a refusé d’accorder toutes augmentations salariales au cours de deux périodes successives de négociation collective.

Le syndicat, qui a déposé un préavis de grève, s’apprête à faire grève lundi à moins que la compagnie fasse une proposition raisonnable. 

OWTU, affilié à IndustriALL Global Union, a indiqué qu’il ne resterait pas impassible alors que la compagnie essaie de rogner sur les salaires des travailleurs sous prétexte des faibles prix du pétrole.

Le président général d’OWTU, Ancel Roget, a indiqué que les travailleurs ne devraient pas être tenus responsables des difficultés financières rencontrées par Petrotrin, et signalé que les anciens ministres de l’énergie ainsi que les chambres de commerce de Trinité n’avaient pris aucune mesure après avoir été alertés par le syndicat sur la corruption et la mauvaise gestion de la compagnie. Le manque d’efficacité coûterait 522 millions de US$ par an à la compagnie, a-t-il ajouté.

« Ces allégations sont fondées sur les propres informations et registres de Petrotrin. La fiabilité de l’équipement, l’inefficacité opérationnelle, les heures supplémentaires, le torchage et les cadeaux de qualité concourent à ce manque d’efficacité », a indiqué Roget aux journalistes; « c’est plus que ce que les travailleurs réclament pour la totalité de la période triennale. Croyez-le ou non, Petrotrin a la capacité de financer la hausse des salaires demandée ».

OWTU a indiqué que Petrotrin avait pris une série de mauvaises décisions, au rang desquelles l’échec du projet de gaz liquéfié, World Gas To Liquids (WGTL), qui coûte à la compagnie plus d’1 milliard de US$, mais aussi le paiement de centaines de millions de dollars à des fournisseurs pour des équipements dont elle dispose déjà, et le versement de18 millions de US$ à quatre expatriés pour des contrats de trois ans offerts en remplacement du directeur de la raffinerie.

Roget a mis en garde contre la paralysie de l’ensemble des opérations, notamment de la raffinerie, à la fois à terre et en mer, en cas de conduction de la grève.

IndustriALL a demandé au Premier ministre, Keith Rowley, et au président de Petrotrin, Fitzroy Harewood, de faire une proposition raisonnable afin d’éviter la grève. Il a également exprimé son entière solidarité avec OWTU.

Valter Sanches, Secrétaire général d’IndustriALL Global Union, a déclaré:

La position déraisonnable et inflexible de Petrotrin ne tient pas compte de la contribution vitale que les travailleurs apportent à la compagnie et à l’économie du pays. Elle fait également fi du fait que ce sont les travailleurs qui, ensemble, ont maintenu la compagnie malgré son manque d’efficacité à plusieurs niveaux.

La répression des travailleurs de la confection au Bangladesh doit cesser

Dans un inquiétant retour en arrière pour l’industrie de la confection du Bangladesh, la police a arrêté au moins 11 dirigeants syndicaux et défenseurs des droits des travailleurs au cours des deux dernières semaines en s’appuyant sur la Loi de pouvoirs spéciaux 1974, une disposition d’exception introduite en temps de guerre. On retrouve parmi les onze détenus sept membres de trois affiliés d’IndustriALL au Bangladesh, les syndicats BGIWF, SBGWF et BIGUF.

Du reste, plus de 1.600 travailleurs et travailleuses ont été mis à pied et la police a entamé des procédures contre 600 travailleurs, travailleuses et leaders syndicaux.

Ces actions coup de poing des autorités font suite à des grèves menées le 12 décembre dans le district d’Ashulia de la capitale Dacca par des travailleurs qui revendiquaient une augmentation du salaire minimum de 68 à 190 dollars par mois.

Les propriétaires d’usine ont choisi une ligne dure pour ne pas augmenter les salaires, bien que ceux-ci sont parmi les plus bas du monde. Dans le même temps, le coût du logement, des biens de première nécessité et des soins de santé part en flèche.

En représailles contre les grèves, la BGMEA (Association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh) a suspendu la production au sein de 59 usines et des propriétaires ont mis à pied plus de 1.600 travailleurs et travailleuses.

Deux usines affectées par les grèves, Windy Apparels Ltd et Fountain Garments Ltd ont porté plainte pour actes criminels contre 239 salariés, alors que Hemeem Group aurait porté plainte contre pas moins de 1.000 travailleurs.

Les sources d’IndustriALL indiquent que nombre de travailleurs et travailleuses de la confection sont maintenant trop effrayés pour reprendre le travail. Une partie est même repartie pour les campagnes pour échapper à la persécution policière. La plupart des bureaux locaux des affiliés d’IndustriALL à Ashulia ont fermé ou ont été vandalisés.

Le Conseil syndical d’IndustriALL pour le Bangladesh a appelé à la libération immédiate de toutes les personnes en détention et à l’abandon de toutes les poursuites engagées par la police contre des travailleurs ou des responsables syndicaux. Le Conseil a également demandé que l’Organisation internationale du Travail convoque une réunion avec la BGMEA.

IndustriALL s’est jointe à d’autres organisations syndicales et groupes militants pour écrire une lettre commune aux enseignes qui se fournissent auprès des usines du Bangladesh pour les exhorter à contacter le gouvernement du pays afin qu’il libère les dirigeants syndicaux en détention, abandonne les poursuites et cesse le harcèlement des responsables syndicaux et des militants des droits des travailleurs.

On a au Bangladesh pour sombre tradition de viser les syndicats indépendants et les militants ouvriers, allant jusqu’à recourir à des bastonnades, de la torture et des menaces de mort. En 2012, le militant Aminul Islam a été retrouvé brutalement assassiné. Human Rights Watch ainsi que d’autres observateurs soupçonnent fortement l’implication des forces de sécurité du Bangladesh dans sa mort.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré :

La répression des syndicalistes, travailleurs et travailleuses de l’industrie de la confection au Bangladesh ne peut pas continuer. IndustriALL exige que le gouvernement libère immédiatement les militants et dirigeants syndicaux détenus et abandonne les poursuites criminelles à l’encontre de centaines de travailleurs du secteur. La répression du gouvernement ne les fera pas taire et nous non plus. Les travailleurs et travailleuses de la confection jouissent du droit fondamental de se syndiquer et doivent recevoir un salaire vital. Ce gouvernement risque de perdre sa précieuse industrie de la confection s’il n’est pas capable de traiter ses travailleurs humainement.

La Guinée ratifie la convention n° 176 de l'OIT sur la sécurité dans les mines

L'Assemblée nationale guinéenne a approuvé la ratification de la C176 et de trois autres conventions de l'OIT le 26 décembre 2016. Il s'agit de la C189 sur les travailleuses et travailleurs domestiques, de la C167 sur la sécurité et la santé dans la construction et de la C187 sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail.

Depuis longtemps, notre affilié de la mine guinéen, SYNAMIC/ONSLG, réclame de meilleures conditions de travail dans le secteur et multiplie les pressions pour la ratification de la C176. On trouve dans ce pays des réserves de minerai de bauxite et d'or parmi les plus riches au monde. Par ailleurs, l'exploitation aurifère pèse de plus en plus dans son économie.

Le modérateur d'IndustriALL et Secrétaire général du SYNAMIC/ONSLG, Mamadou Saliou Diallo, nous dit :

"La ratification de la C176 par la Guinée est extrêmement importante parce que beaucoup d'accidents ne sont pas reconnus par les employeurs. Et si l'employeur fait l'objet d'une plainte, il peut faire appel à ses avocats, ce qui est impossible pour les travailleurs. Cela veut dire qu'elle met encore davantage l'accent sur l'élimination des risques au travail."

La Guinée devient le 32e pays à ratifier la C176. IndustriALL mène une campagne mondiale pour améliorer la sécurité dans les mines par le biais de la ratification et de la mise en application de la convention.

Le Secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kemal Özkan déclare :

Nous nous félicitons réellement de cette décision de la Guinée de ratifier la convention 176. Nous espérons que le gouvernement collaborera avec les employeurs, les inspecteurs du travail et les syndicats pour faire en sorte qu'elle soit appliquée et que les travailleurs puissent travailler en sécurité.

Le bilan de l’éboulement dans une mine de charbon en Inde monte à 18 morts

La tragédie s’est déroulée dans la soirée du 29 décembre alors que le monticule de résidus surchargé de la mine de Lalmatia s’est éboulé sur 35 mètres, piégeant les travailleurs et du matériel d’excavation, dont environ 26 camions Volvo, sous une quantité de terre estimée à 9,5 millions de mètres cube.

Ce site fait partie du projet de mine à ciel ouvert Rahmahal exploité par l’entreprise publique Eastern Coalfields Ltd (ECL), une filiale de Coal India Ltd, l’une des plus grandes compagnies minières étatisées du monde.

La Force d’intervention nationale pour les catastrophes est arrivée sur les lieux environ 17 heures après l’accident et est toujours engagée dans des opérations de sauvetage. La plupart des travailleurs pris au piège sont des ouvriers sous-traitants employés par une entreprise externe, Mahalaxmi Private Limited.

Selon les informations, quelques jours à peine avant que la tragédie ne survienne, des ouvriers ont refusé de travailler en raison du manque de mesures de sécurité. Cependant, l’entreprise a ignoré tous les signes avant-coureurs qu’étaient les petits mouvements de terrain apparus dans les jours et les semaines qui ont précédé l’accident et a forcé les travailleurs à poursuivre leurs tâches. L’entreprise ne possède pas le relevé des travailleurs qui étaient sur place au moment de l’incident et à ce stade, il n’y a pas de confirmation définitive du nombre de personnes tuées ou blessées.

S. Q. Zama, Secrétaire général de l’affilié d’IndustriALL, la Fédération nationale indienne des mineurs (INMF), a déclaré :

C’est une négligence absolue de la part de la direction de la mine et de l’agence d’externalisation qui a provoqué cet accident évitable. Il est inacceptable que les employeurs aient ignoré tous les avertissements exprimés par les travailleurs et aient violé toutes les règles de sécurité. Le gouvernement devrait punir tous les responsables de cet accident. L’Inde devrait immédiatement ratifier et mettre en œuvre les dispositions de la Convention 176 de l’OIT sur la santé et la sécurité dans les mines pour prévenir de tels accidents à l’avenir.

ECL a annoncé une indemnisation à titre gracieux de 500.000 roupies (7.300 dollars) aux familles des disparus, en sus de l’indemnisation statutaire prévue par la Loi d’indemnisation des travailleurs. Cependant, les syndicats ont vertement critiqué cette faible indemnisation proposée par ECL et l’INMF appelle le ministère des mines à fournir une indemnisation complémentaire de 2.000.000 de roupies (29.300 dollars) aux proches de chacun des travailleurs décédés. Les syndicats ont également revendiqué des emplois pour les personnes qui étaient à charge des travailleurs décédés, y compris ceux employés en sous-traitance.

Coal India a mis sur pied une commission aux pouvoirs étendus pour mener une investigation sur l’incident et celle-ci devrait soumettre son rapport dans le mois. L’INMF a également appelé la commission à s’entretenir avec les représentants syndicaux à propos des événements qui ont mené à l’accident.

Selon des informations officielles, entre 2013 et juin 2016, 166 travailleurs ont perdu la vie chez Coal India au cours de 159 incidents, Au cours de la même période, 574 travailleurs ont subi des blessures graves au cours d’environ 558 accidents graves.

Le pire du pire : la démolition de navires au Pakistan

Babul Khan, assis dans son logis composé de deux petites huttes, est un homme brisé. Le 1er novembre 2016, ses deux fils, Ghulam Hyder, âgé de 18 ans, et Alam Khan, 32 ans, travaillaient au démantèlement d'un pétrolier sur le chantier de Gadani, au Pakistan, lorsque celui-ci a été soufflé par une énorme explosion. Un violent incendie a suivi et ravagé tout le navire avant de s'éteindre au bout de deux jours.

Alam et son frère Ghulam vidaient avec un seau un des réservoirs du pétrolier lorsqu'ils ont été fauchés par l'explosion. Lorsqu'il a été hospitalisé, le corps d'Alam n'était qu'une brûlure. Dans les dernières heures de son agonie, il a remercié les pêcheurs qui l'avaient secouru et repêché avec ses collègues. Son frère Ghulam a péri dans l'incendie sur le bateau.

"La mort de mes fils, c'est comme si on m'avait brisé les deux bras", déclare Khan. Ghulam et Alam, qui avait un fils, étaient les seuls soutiens de cette famille de sept personnes qui habite le village de Gadani Morr.

Noor Bux est un autre travailleur du même village, qui a péri à 18 ans dans le pétrolier infernal. Il était le seul soutien d'une famille de dix personnes. Sa mère, Zaloo, regarde sa photo d'identité en pleurant. "Je suis en colère et brisée. Je souffre atrocement et personne n'est là pour m'aider," gémit-elle.

Les autorités fixent à 28 le nombre des victimes de la catastrophe de Gadani, troisième plus grand chantier de démolition navale au monde. Quatre personnes sont portées disparues et plus d'une trentaine ont été blessées. Mais personne ne peut dire exactement combien de travailleurs étaient à bord du bateau au moment de l'explosion.

Le soir précédant l'explosion, Sherdade, âgé de 24 ans, s'est rendu au chantier de Gadani avec quatre autres travailleurs de son village. Le matin, sa famille a entendu parler de l'incendie et s'est précipitée sur les lieux, mais il est resté introuvable. Ses parents ont visité les hôpitaux de quatre villes, les morgues des environs et ont interrogé d'autres travailleurs, sans pouvoir retrouver sa trace.

"Nous sommes en colère. Le gouvernement devrait nous aider à le retrouver; on devrait au moins retrouver son corps. Nous ne croirons pas à sa mort tant que nous n'aurons pas vu son corps," dit sa mère, Allah Dini.

Des normes pratiquement inexistantes

Dans une industrie considérée comme la plus dangereuse au monde, le chantier de démolition navale de Gadani est tout ce qu'il y a de pire. Il emploie près de 12.000 travailleurs et aucun n'est enregistré. Malgré sa taille, Gadani n'a pas de logements pour les travailleurs, dont beaucoup vivent dans des cabanes bricolées de panneaux de bois récupérés sur les bateaux. Pas de toilettes ni d'installations sanitaires, ce qui veut dire qu'il faut se soulager à l'extérieur et faire sa toilette en plein air. Beaucoup de travailleurs sont accompagnés de leur famille, mais il n'y a pas d'école. Pas d'eau courante, et les travailleurs doivent consacrer une grande partie de leur maigre salaire à l'achat d'eau d'un camion-citerne venu de loin. Sinon, ils doivent puiser dans des puits de l'eau polluée qui les rend malades.

À l'âge de 60 ans, Naseeb Gul travaille comme journalier au chantier de démolition de navires depuis 2009, mais son nom ne figure pas dans les registres officiels de Gadani. Lorsqu'il travaille, il est payé 750 roupies (7 $) pour une journée de huit heures, six jours par semaine.

Naseeb Gul est membre du Syndicat des travailleurs de la démolition navale de Gadani, qui est affilié à IndustriALL Global Union par l'intermédiaire de la Fédération nationale des syndicats du Pakistan (NTUF). Il explique que les travailleurs ne reçoivent pas d'équipement de sécurité et doivent acheter eux-mêmes leurs tenues de travail, leurs chaussures et leurs casques. "Le travail est très dangereux et nous ne sommes pas suffisamment payés pour prendre de tels risques. Il n'y a pas de sécurité ni de garantie d'emploi et les conditions de travail sont mauvaises", ajoute-t-il.

Naseeb Gul dit que les travailleurs de la démolition de navires ne reçoivent aucune formation sur la manière de travailler, et on ne leur explique pas les procédures du démantèlement telles que la vidange de carburant ou le dégazage.

Le boom de la démolition de navires

Contrairement à la construction navale, l'industrie de la démolition navale est en plein essor et devrait être multipliée par trois dans les vingt-cinq prochaines années. Or, vu la faiblesse des cours mondiaux de l'acier, la tentation est forte pour les armateurs, les courtiers et les casseurs de passer par les chantiers les moins chers, qui utilisent de la main-d’œuvre bon marché, pour tirer le maximum de leurs navires. Ni la santé et la sécurité des travailleurs, ni la pollution de l’environnement causée par des pratiques de recyclage dangereuses ne pèsent dans la balance.

Outre un équipement de sécurité défaillant et une formation insuffisante, les travailleurs des chantiers de démolition courent de nombreux risques, comme l'exposition à l'amiante et à d'autres substances toxiques, l'électrocution, les brûlures, la chute du bord du navire ou l'écrasement sous d'énormes panneaux d'acier pendant le démantèlement.

Le fait que la plupart des travailleurs disposés à travailler à Gadani proviennent des provinces les plus pauvres du pays n'est pas une coïncidence.

Après l'incendie, le chantier naval de Gadani a été fermé pour un mois. Il a rouvert depuis, mais les conditions de travail ne sont pas meilleures. Les autorités pakistanaises doivent encore rendre publiques les conclusions d'une enquête préliminaire sur l'accident, mais les travailleurs témoignent que l'oxycoupage avait déjà commencé sur le navire avant qu'il ait été vidé de son pétrole, ce qui a déclenché l'énorme explosion.

La NTUF veut que les conclusions de l'enquête soient rendues publiques et que les responsables rendent des comptes. Elle appelle le gouvernement pakistanais à ratifier la Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et économiquement rationnel des navires et à mettre en application un code de la démolition navale qui respecte les règles internationales. 

"Traités en esclaves"

Au fil des ans, les tentatives des syndicats démocratiques pour améliorer les conditions au chantier se sont heurtées à une résistance obstinée; ils ont souvent perdu leur homologation pour des raisons inexpliquées et leurs dirigeants ont été licenciés. Nasir Mansoor, le Secrétaire général adjoint de la NTUF, déclare que les propriétaires des chantiers navals et leurs sous-traitants ont fait enregistrer un syndicat fantoche auprès des autorités, leur permettant ainsi de continuer à exploiter les travailleurs à Gadani :

"Les travailleurs étaient forcés de verser tous les mois de l'argent à ce syndicat, et ils ont été traités en esclaves. Ils sont privés de tous leurs droits, notamment de conditions de travail sans risque, de salaires décents, de protection sociale, de pension, de logement, d'équipement de sécurité, et du droit de constituer un syndicat démocratique, tout cela en totale violation de la législation du travail pakistanaise."

Indemnisation

Le gouvernement a approuvé le versement de 500.000 roupies (4.700 $) à chaque famille d'un travailleur décédé et l'association des propriétaires de chantiers navals a annoncé qu'elle versera pour sa part 1,3 million de roupies (12.300 $) à chaque famille. La NTUF réclame le double de ces sommes et exige que les travailleurs blessés reçoivent chacun 500.000 roupies (4.700 $) à titre d'indemnisation. 

Kan Matsuzaki, le directeur d'IndustriALL en charge du secteur de la construction navale et de la démolition des navires, déclare :

Combien de travailleurs doivent encore mourir avant que les autorités pakistanaises prennent conscience des conditions épouvantables dans les chantiers de démolition navale de leurs pays ? La sécurité et la dignité de ces travailleurs sont foulées au pied par le gouvernement et toute l'industrie de la démolition navale. Le Pakistan doit intervenir d'urgence pour améliorer la sécurité et l'inspection des chantiers. Nous exhortons le gouvernement à ratifier la Convention de Hong Kong dans un premier temps.

Mir Hasan Gadani, âgé de 18 ans, a été gravement brûlé aux deux bras après avoir été pris dans l'explosion du pétrolier et précipité en bas du bateau. Mais il est prêt à risquer sa vie à nouveau :

Je retournerai au travail parce que je n'ai pas le choix. Je ne sais pas lire et je ne peux pas trouver d'autre travail; donc, même si c'est dangereux, il faut que j'y retourne.

Gas Natural Fenosa a l’intention de conserver sa filiale colombienne Electricaribe

Le président du syndicat colombien Sintraelecol, Pablo Emilio Santos et William César Falcón, président de la section syndicale de la région de Sucre, se sont rendus à Madrid, en Espagne, pour une réunion avec la maison-mère d’Electricaribe, Gas Natural Fenosa. Le but était d’y obtenir des informations de première main sur les intentions de l’entreprise par rapport à ses collaborateurs.

Electricaribe, compagnie de distribution et de commercialisation d’électricité du nord de la Colombie, a été privatisée en 2000 et acquise par l’entreprise espagnole Gas Natural Fenosa.

La réunion a mené une analyse complète de la situation de Sintraelecol. Les représentants syndicaux ont fait valoir qu’il y avait trop de sous-traitance et de travailleurs temporaires et ont souligné qu’il en coûtait davantage à l’entreprise d’employer des travailleurs temporaires plutôt qu’en direct. Ils ont également mis en lumière le faible niveau d’investissement technologique et indiqué que cela contribuait à la mauvaise image de la compagnie auprès du public.

La direction de Gas Natural Fenosa a indiqué qu’elle comptait investir dans Electricaribe et a affirmé que ses actionnaires souhaitaient développer cette filiale pour autant que les règles fixées par le pays soient suffisamment claires pour assurer que l’affaire soit viable.

L’entreprise a déclaré qu’elle voulait des mesures pour réduire les retards de paiement des factures ainsi que les fraudes et a confirmé son engagement à maintenir le niveau des emplois. Cependant, le gouvernement colombien, par le biais de sa Direction des Services publics résidentiels, le régulateur des entreprises de service public du pays, a pris provisoirement le contrôle de l’entreprise.

Enfin, l’entreprise a donné d’assurance qu’elle était disposée à conduire des négociations rapides et transparentes au bénéfice des travailleurs d’Electricaribe une fois que l’intervention du gouvernement aura pris fin.

Diana Junquera, directrice d’IndustriALL pour le secteur de l’énergie, a déclaré :

“L’avenir de 1.500 travailleurs et travailleuses est en jeu à cause d’une mauvaise gestion. On en compte qui sont au service de l’entreprise depuis plus de 30 ans. Il est inacceptable que des salariés et leurs familles doivent payer pour cette injustice. IndustriALL Global Union exhorte le gouvernement colombien à respecter les droits des travailleurs et à garantir la pérennité de leurs emplois, quel que soit l’avenir réservé à la compagnie.”

La réunion a vu également la participation de représentants d’IndustriALL Global Union et de ses affiliés espagnols, FICA UGT et CCOO Industria, qui ont joué un rôle clé de facilitateurs entre l’entreprise et les syndicats concernés.

Des travailleurs de la confection au Sri Lanka protestent contre le non-versement de leurs salaires et prestations

Depuis octobre 2016, les près de 200 travailleurs et travailleuses de l’usine, dont 140 sont des adhérents du syndicat, ont dû faire face à un certain nombre de difficultés dont des retards de salaire, des prestations non-versées aux retraités et l’absence de contribution de l’entreprise auprès du fonds de sécurité social comme l’exige la loi, entre autres. L’usine, qui ne prend plus de commandes pour l’exportation et produit principalement pour le marché domestique, reste sous la juridiction du Conseil pour l’Investissement, une autorité sri lankaise compétente pour les zones franches d’exportation (ZFE).

Les salaires du mois d’octobre auraient dû être payés le 10 novembre, mais comme aucun versement n’avait eu lieu au 18 novembre, les travailleurs et travailleuses ont cessé le travail. Cet arrêt de travail a forcé la direction à verser 30% des salaires qui étaient dus. Cependant, le personnel de bureau n’a pas été payé ces trois derniers mois. Dans le même temps, le 23 novembre, la direction a suspendu à la fois le président de la section locale du syndicat et son recruteur principal sur base de l’organisation d’une grève.

Le 25 novembre, la direction a mis tous les salariés en congé jusqu’au 5 décembre, sans avoir versé le reliquat des salaires dus. Le 5 décembre, l’usine est restée fermée et il a été à nouveau demandé aux travailleurs et travailleuses rassemblés de revenir dix jours plus tard pour toucher leurs salaires d’octobre. Mais lorsque les travailleurs sont revenus à l’usine le 15 décembre, elle était toujours fermée. Ni le directeur, ni le PDG n’étaient présents et le responsable RH et le gérant de l’usine ont informé les travailleurs que les salaires ne pourraient pas être payés ce jour-là et que l’usine n’ouvrirait pas. Un représentant des autorités, un Commissaire adjoint au Travail, était alors présent à l’usine.

Scandalisés et se sentant aux abois, les travailleurs et travailleuses ont organisé une manifestation devant l’usine pour réclamer :

Les travailleurs et travailleuses ont également soulevé un certain nombre de ces points auprès du Ministère du Travail. Le syndicat CWIU va s’adresser au tribunal du travail pour exiger la réintégration des syndicalistes suspendus.

Les syndicats biélorusses réclament l’abrogation du décret sur le « parasitisme social »

Au début du mois de décembre, le Président de la République de Biélorussie, Alexander Lukashenko, a accepté d’introduire plusieurs amendements au décret controversé sur le « parasitisme social ».

Selon sa version actuelle, les citoyens de la République de Biélorussie, les ressortissants étrangers et les apatrides titulaires d’un titre de séjour permanent en Biélorussie ne participant pas au financement des dépenses publiques ou y participant durant moins de 183 jours au cours de la période fiscale entrent dans la catégorie des contribuables devant payer la taxe pour financer les dépenses publiques.

Initialement, il s’agissait de s’assurer que les travailleurs de l’économie souterraine paient des impôts. Les syndicats indépendants en Biélorussie considèrent, qu’avec 400 000 chômeurs et 20 000 postes vacants offerts par les centres d’emploi, de nombreux travailleurs devront dès lors payer pour le fait de ne pas trouver d’emploi.

Les changements seront adoptés avant la fin de l’année. Les autorités locales pourront décider d’exonérer de la taxe les citoyens se trouvant dans une situation difficile, sous réserve qu’ils fournissent des pièces justificatives à l’administration fiscale.

Gennady Fedynich, Président du syndicat biélorusse des travailleurs de l’industrie de la radio et de l’électronique (REPAM), affilié à IndustriALL, a déclaré :

« Les autorités locales ne soucient pas des employés. Nous croirions en l’équité des décisions prises sur l’exonération de la taxe si une commission publique à laquelle participeraient les représentants des syndicats indépendants et d’autres parties intéressées était créée ».

Figureront parmi les autres amendements apportés au décret, l’expansion des catégories exonérées de la taxe comme les sportifs de l’équipe nationale biélorusse et d’autres catégories de citoyens ne percevant aucun revenu. Son versement peut éventuellement être repoussé et son montant, diminué ; ceux ne l’ayant pas encore payée n’encourent pas de sanctions pour le moment.

Alexander Buhvostov, président du syndicat libre des sidérurgistes, a expliqué :

« Le décret doit être abrogé et non pas amélioré. Il est en contradiction avec les conventions de l’OIT et renferme des éléments relevant du travail forcé. Ce décret est absurde dans un pays où l’économie est en crise, c’est-à-dire où les entreprises produisent moins, les horaires de travail sont réduits ou cessent d’exister, le taux de chômage augmente et les gens n’arrivent pas à trouver du travail dans les petites villes ».

Selon le Ministère des impôts, seules 10 800 personnes ont payé leur taxe sur le « parasitisme » jusqu’ici, en lieu et place des 400 000 prévues initialement. Aussi, le REPAM a interrogé l’ensemble des 123 bureaux des services fiscaux de Biélorussie sur son efficacité. Soixante-cinq réponses évoquant le secret d’Etat ont été reçues.

Les syndicats continueront de faire campagne en faveur de l’abrogation du décret.

Pour de plus amples renseignements sur ce sujet, prière de cliquer sur le lien ci-après :

Belarusian unions oppose law calling unemployed "social parasites" (les syndicats biélorusses s’opposent au décret comparant les chômeurs à des « parasites sociaux »)

Des syndicats déposent un dossier auprès de l’OCDE dans trois pays contre le groupe Renault-Nissan

Les organisations syndicales appellent la multinationale française Renault S.A, la multinationale japonaise Nissan MotorCo., ainsi que la filiale néerlandaise Renault-Nissan BV, le centre de décision stratégique de l’alliance Renault-Nissan, à remédier aux graves violations du droit du travail qu’elles ont observées à l’usine de Nissan North America Inc. (NNA) à Canton dans le Mississippi. L’ouverture de ce dossier fait suite aux recommandations fortes émises par le PCN des Etats-Unis, incluant une offre de médiation rejetée par Nissan North America.

Aujourd’hui, à Paris, La Haye et Tokyo, l’UAW et IndustriALL ont déposé un dossier contre Renault-Nissan BV, Nissan et Renault, auprès des PCN de l’OCDE aux Pays-Bas, au Japon et en France, en vertu des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des multinationales. Les syndicats demandent que ces PCN appuient leur demande de mettre fin aux violations graves, systématiques et prolongées des droits du travail qui ont lieu à l’usine de Nissan North America Inc. de Canton, dans le Mississippi. Les syndicats espèrent également que les PCN tenteront de négocier avec ces trois entités, toutes ayant la responsabilité d’entamer un audit social au sujet des violations du droit du travail liées aux activités de l’usine de Nissan au Mississippi dont le dossier fait état.

Les violations condamnées par l’UAW et IndustriALL font l’objet d’un rapport fondé sur des entretiens avec des travailleurs, des témoignages et des documents de Nissan. Ces violations consistent notamment dans des politiques agressives d’évitement syndical, de harcèlement et d’intimidation, installant un climat de peur au travail dans l’objectif d’empêcher les travailleurs d’obtenir une représentation syndicale. Pendant des années, les directions de Nissan et de Renault ont ignoré les travailleurs et responsables politiques les appelant à remédier à ces violations des droits de l’homme.

L’UAW et IndustriALL avaient auparavant déjà déposé un dossier contre Nissan et Nissan North America auprès du PCN des Etats-Unis. La procédure s’est achevée en janvier 2015, avec la déclaration finale du PCN américain confirmant que « les questions soulevées par l’UAW/IndustriALL méritaient un examen plus approfondi en vertu des Principes directeurs », mais notant également que Nissan n’était pas disposé à accepter l’offre de médiation du PCN.

Le PCN américain a également noté à la fin de sa déclaration finale que les PCN néerlandais, japonais et français avaient été consultés pendant le processus et restaient disponibles pour apporter son aide aux parties. Si Nissan est une entreprise japonaise, elle est liée par des participations croisées au constructeur automobile Renault, dont le PDG Carlos Ghosn est à la fois PDG des deux entreprises et de leur Alliance, la société Renault-Nissan BV établie aux Pays-Bas.

En l’absence pour l’instant de toute mesure corrective de la part de Nissan, et compte tenu des violations persistantes et flagrantes des Principes Directeurs de l’OCDE, l’UAW et IndustriALL ont décidé de suivre les recommandations du PCN américain et de demander l’assistance des PCN néerlandais, japonais et français dans l’espoir qu’une élection syndicale juste puisse être organisée au Mississippi. Les PCN auront trois mois, une fois la demande enregistrée, pour annoncer leurs recommendations.

Valter Sanches, Secrétaire Général d’IndustriALL, a déclaré :

L’Alliance Renault-Nissan a une influence directe sur l’usine Nissan de Canton dans l’Etat du Mississippi et c’est pour cela que nous déposons le dossier là où se trouve le pouvoir décisionnaire. Les salariés de Nissan partout dans le monde ont la possibilité de se syndiquer sauf à Canton dans l’Etat du Mississippi. Il faut mettre fin au harcèlement et à l’intimidation subis par les salariés de Nissan souhaitant se syndiquer. IndustriALL a depuis longtemps soutenu le combat de l’UAW de représenter les salariés de Canton au travers d’actions aux Etats-Unis, au Brésil, en Suisse et en France. Nous ne céderons pas tant que les salariés n’obtiendront pas une élection syndicale juste.

Gary Casteel, secrétaire-trésorier et directeur du département transnational de l'UAW, a déclaré:

Les échecs répétés de l'Alliance Renault-Nissan à remédier aux violations graves des droits des travailleurs et des droits civiques dans l’Etat du Mississippi sont profondément inquiétants pour l'UAW et pour tous ceux qui sont les alliés des travailleurs, aux États-Unis et dans le monde entier. Nous espérons que les responsables de l'OCDE reconnaîtront la gravité de la situation et envisageront d'intervenir dans l'intérêt de la santé, de la sécurité et du bien-être des travailleurs de Canton. L'UAW se réjouit du soutien ferme d'IndustriALL sur ce sujet.

Un nombre croissant d’employés de l’usine Nissan à Canton dans l’Etat du Mississippi ont exprimé leur souhait de bénéficier d’une représentation syndicale, en réaction aux mauvaises conditions de travail et à leur détérioration. Parmi les 5000 salariés de l’usine Nissan du Mississippi, la majorité sont des employés intérimaires qui travaillent depuis des années mais qui touchent des salaires considérablement plus bas que des employés normaux. Les salariés craignent également pour leur sécurité à l’intérieur de l’usine, qui d’ailleurs a fait l’objet d’une amende de la part de l’U.S. Occupational Health and Safety Administration [agence fédérale travaillant à la prévention des blessures, maladies et décès dans le cadre du travail].

L’UAW aide les employés souhaitant être représenté syndicalement, mais Nissan tente depuis plusieurs années de saper ces droits syndicaux en usant de menaces et d’intimidations. Cette position anti-salariés dans l’Etat du Mississippi a attiré l’attention du Secrétariat d’Etat américain, du National Labor Relations Board [Comité national des relations de travail], d’alliés des travailleurs à l’international, et même des membres des Parlements européens et français et de l’Etat français en sa qualité notamment de principal actionnaire de Renault, le partenaire de Nissan. Renault détient actuellement 42.4% du capital de Nissan. Les deux entreprises forment l’alliance Renault-Nissan, qui intègre les secteurs clefs de leur activité, notamment les ressources humaines. Malgré les critiques croissantes, Renault-Nissan refuse de céder.

Principes directeurs de l’OCDE

Les Principes directeurs de l’OCDE sont un ensemble de recommandations à l’intention des multinationales concernant la responsabilité d’entreprise, appuyés par les gouvernements des pays adhérents, et qui encouragent des pratiques entrepreneuriales responsables. Ils établissent à l’international des standards minimaux pour les entreprises en matière de droits humains et de droits des travailleurs et font en sorte que ces droits soient respectés. Les Principes directeurs mettent en place des procédures de résolution de différends entre les entreprises et la société civile, les syndicats et les individus impactés négativement par les activités de l’entreprise. Les gouvernements adhérant à ces Principes directeurs doivent établir un Point de Contact National (PCN) pour promouvoir ces Principes et gérer les plaintes contre les entreprises qui ont possiblement enfreint ces standards.

La procédure de «circonstance spécifique», nom officiel de la procédure de plainte prévue par les Principes directeurs, se concentre sur la médiation et la conciliation pour le règlement des litiges. La déclaration finale remise par le PCN peut inclure des recommandations sur la mise en œuvre des Principes directeurs, ainsi que la position du PCN indiquant s’il y a eu violation des Principes directeurs. Cependant, la procédure du PCN est non-contraignante. Dans le cas où l'une des parties refuse de participer au processus de médiation ou si les parties ne peuvent s'entendre sur les modalités de la médiation ou si la médiation échoue, le PCN peut malgré tout publier une déclaration finale.