Signature de la première convention syndicale à l’usine SKF, en République tchèque

Grâce aux efforts conjugués des travailleurs de l’usine SKF, des membres de l’affilié tchèque à IndustriALL, OZ KOVO, et de l’assistance du Comité syndical mondial SKF, une nouvelle organisation syndicale a été mise en place dans le site de SKF de Chodov, après deux ans de négociations.

Il s’agit d’une petite organisation composée de 33 personnes sur 457 employés, ayant pour principal client le constructeur de poids lourds suédois Scania. Cependant, ce groupe de syndicalistes dévoués a fait un grand pas en avant en invitant la direction de l’usine à discuter. Les discussions se sont transformées en négociations, pour finalement déboucher sur la signature de la première convention collective applicable à l’ensemble des employés de l’usine.

Grâce à cette convention, les travailleurs bénéficient désormais d’un certain nombre d’avantages, comme:

Annonçant la signature de la convention, le président du syndicat local, Vasileios Prodromou, a souligné:

« Nous avons signé la première convention historique, laquelle comporte des avantages très intéressants et fait passé nos salaires au-dessus de la moyenne locale! »

Après la visite de Kenneth Carlsson, président du Comité syndical mondial SKF, lors de laquelle il a rencontré et discuté avec les travailleurs de l’usine, de nouveaux adhérents ont rejoint les rangs du syndicat.

Kenneth Carlsson a déclaré:

« La première convention collective récemment signée à SKF, à Chodov, illustre bien ce à quoi nous pouvons parvenir par la coopération syndicale qui fait fi des frontières nationales grâce au réseau syndical mondial au sein duquel les connaissances et les expériences sont partagées dans le meilleur intérêt de nos employés ».

Matthias Hartwich, Directeur d’IndustriALL pour l’ingénierie mécanique et les industries des matériaux, responsable du Comité syndical mondial SKF, au nom d’IndustriALL, a indiqué:

« Nous adressons nos plus vives félicitations à nos collègues de l’usine SKF de Chodov. La création du syndicat et la signature de la nouvelle convention collective sont un merveilleux exemple de la façon dont les réseaux syndicaux mondiaux fonctionnent et dont la solidarité mondiale d’IndustriALL peut contribuer au développement de la famille syndicale ».

Les Fédérations syndicales internationales exhortent les dirigeants mondiaux à promouvoir le modèle de l’Accord du Bangladesh

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré :

Cet Accord juridiquement contraignant est, au stade actuel, la seule option crédible en faveur de la santé et de la sécurité au sein des usines de confection du Bangladesh et a sauvé des vies depuis sa création. Le nouvel accord met davantage l’accent sur le droit des travailleurs et travailleuses à s’organiser et à rejoindre un syndicat, reconnaissant ainsi que leur émancipation est fondamentale pour assurer des lieux de travail sûrs. L’Accord peut être étendu à d’autres secteurs et, en tant que représentants des travailleurs, nous vous invitons à reconnaître l’importance de ce nouvel Accord, qui est un pas significatif dans la direction de chaînes d’approvisionnement mondiales responsables.

Christy Hoffman, Secrétaire générale adjointe d’UNI Global Union, a déclaré :

Le débat sur des pratiques commerciales responsables ne serait pas complet sans une prise en considération sérieuse du succès de l’Accord du Bangladesh et de son renouvellement. Pour le dire simplement, ce modèle de responsabilité et de transparence fonctionne. Le premier accord sauve des vies au sein de l’industrie de la confection au Bangladesh et la version de 2018 renforce les protections accordées aux travailleurs et travailleuses en reconnaissant explicitement le rôle des syndicats s’agissant de rendre le travail sûr.

Le Secrétaire général de la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE, John Evans, a déclaré :

La signature du nouvel Accord démontre qu’une convention juridiquement contraignante entre enseignes et syndicats est un modèle fructueux pour amener un changement positif au niveau des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les dirigeants du G20 doivent en retenir la leçon et lui donner leur total soutien.

UNI Global Union et IndustriALL Global Union ensemble avec plus de 20 enseignes ont annoncé la conclusion d’un nouvel Accord sur les mesures de sécurité ayant trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh lors du Forum mondial sur la conduite responsable des entreprises de l’OCDE à Paris, ce 20 juin. On s’attend à ce que davantage de marques les rejoignent.

Cette convention, qui s’étend sur trois ans, s’appuie sur les acquis du premier Accord du Bangladesh signé en mai 2013 en réaction à l’effondrement du bâtiment Rana Plaza. Il poursuit dans la lignée de l’innovante structure juridiquement contraignante et de l’engagement à la transparence du premier Accord. Il y apporte également de nouvelles protections pour les travailleurs et travailleuses et permettra que bien davantage d’usines soient inspectées et rénovées, à mesure que les enseignes signataires s’adjoignent des fournisseurs.

La poursuite de l’Accord démontre que des conventions contraignantes entre des entreprises multinationales et des fédérations syndicales internationales font leurs preuves en tant que moyens efficaces pour améliorer de manière directe les conditions de travail au sein des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Chose importante, il reconnaît le rôle que la liberté syndicale et les syndicats jouent dans l’amélioration de la sécurité sur le lieu de travail. Il reprend des protections améliorées pour les travailleurs et travailleuses dont les usines sont fermées ou délocalisées par suite de sa mise en œuvre. Il présente également la possibilité de s’étendre à des secteurs autres que l’industrie du prêt-à-porter.

L’effondrement du Rana Plaza en avril 2013 a coûté la vie à plus de 1.100 travailleurs et travailleuses et en a blessé 2.500 autres. Six semaines plus tard, des syndicats, des organisations non-gouvernementales et des enseignes annonçaient le premier Accord du Bangladesh. À l’heure actuelle, l’Accord concerne plus de 2,5 millions de travailleurs et travailleuses. Le nouvel Accord entrera en vigueur à l’expiration de la version de 2013, en mai 2018.

En mai de cette année les ministres du travail et de l’emploi du G20 ont rédigé un projet de déclaration visant à fixer les grandes lignes du monde du travail de l’avenir, qui soulignait que “des violations de ce que sont le travail décent et les principes et droits fondamentaux au travail ne pouvaient faire partie de la notion de concurrence” au niveau des chaînes d’approvisionnement mondiales. Ce rapport sera présenté lors du sommet de ce week-end.

L'hypocrisie d'EDF: 14 personnes sont licenciées durant les négociations en Belgique

Les membres du Comité mondial de Dialogue sur la Responsabilité Sociale (CDRS) représentent les salariés du groupe EDF et ont publié la déclaration suivante :

« En contradiction des règles du secteur du Gaz et de l’Electricité belge, la direction a renvoyé ces 14 salariés de façon abrupte, par messages téléphoniques pour certains, sans préavis ni négociation préalable avec les représentants des salariés.

« Les membres du CDRS, représentant les salariés du groupe EDF et réunis en séance plénière, rejettent fermement ces pratiques honteuses et inacceptables et refusent de les voir s’étendre à l’ensemble du groupe. Alors même que la DRH du groupe EDF évoquait la problématique belge devant le CDRS, la décision prise à Bruxelles au moment de son intervention souligne le cynisme des agissements du groupe EDF.

« Alors que le Groupe EDF se drape des vertus socialement responsables, le CDRS a constaté avec effroi que la Direction du groupe cautionnait ces agissements.

« La direction d’EDF a bafoué sa charte éthique et a relégué l’accord sur la Responsabilité Sociale du groupe EDF à un simple torchon. »

La directrice du département de l’énergie d’IndustriALL Diana Junquera Curiel, déclare :

« Ce comportement inacceptable viole clairement l'article n ° 6 de notre accord de RSE qui traite de l'anticipation et de l'orientation dans les processus de restructuration industrielle. Nous demandons instamment à la direction de s'engager immédiatement dans le dialogue avec les syndicats et de résoudre la situation. »

Les travailleurs de Daimler, en Allemagne, battent pour l’avenir de leurs emplois

Cette décision fait suite à des négociations difficiles avec la direction de la société sur la mobilité électrique et l’avenir de ce site, et a causé des ruptures des futurs approvisionnements des voitures Mercedez-Benz Classes S et E fabriquées à Sindelfingen.

Jusqu’à présent, la direction de l’usine insiste sur le fait que le projet d’usine de fabrication des batteries ne doit pas être une subdivision du site d’Untertürkheim, mais doit, au contraire, faire partie de la société Deutsche Accumotive GmbH. Accumotive GmbH est une filiale de Daimler AG, basée à Kamenz (dans l’Etat de Saxe). Les emplois d’environ 19 000 travailleurs du site d’Untertürkheim, où sont fabriqués les moteurs à combustion, les transmissions et les essieux pour les voitures Mercedez-Benz, sont gravement menacés.

La compagnie fabrique déjà des batteries à grande échelle mais les travailleurs craignent que l’usine perde de futures commandes du fait que Daimler investit davantage dans les voitures électriques dont le moteur nécessite moins de pièces et donc moins de travailleurs sur les chaînes de montage.

Les tâches des sites de fabrication des composants clés est une question majeure pour l’avenir de la mobilité électrique dans l’ensemble des usines Mercedes-Benz. Les représentants du Comité d’entreprise affirment que la garantie de l’intégration de la fabrication des futures véhicules électriques dans les usines existantes est une condition préalable aux travaux de construction de la compagnie dans les sites de Sindelfingen, de Brême et de Rastatt. Le site d’Untertürkheim ne bénéficie pas d’un tel engagement, si bien que ses effectifs seront lourdement atteints par les changements à venir.

Parallèlement, la direction de l’usine veut, entre autres choses, déduire annuellement du compte horaire de chaque travailleur trois jours de capacités équivalant à un montant de 650 euros par employé par an en fonction du revenu individuel. La décision est vivement critiquée par le Comité d’entreprise.

Jusqu’à maintenant, la direction résiste, soutenant que les investissements nécessaires pour conserver la production des batteries sur le site sont trop élevés en raison de différents facteurs, dont l’emplacement actuel du site d’Untertürkheim. En effet, les droits de douane appliqués sur les métaux sont plus élevés dans l’Etat du Baden Württemberg que dans l’Etat de Saxe, où la compagnie possède déjà une usine de fabrication de batteries à Kamenz.

En outre, bien que la direction de l’usine ait également annoncé la fabrication d’un système d’entraînement moteur électrique lors des négociations sur l’introduction de la mobilité électrique en début d’année, les représentants de la société ont ultérieurement annoncé le retrait de cette proposition de l’offre.

Wolfgang Nieke, président du Comité d’entreprise de Mercedes-Benz à Untertürkheim, a commenté:

« Notre futur, ici, dans la vallée du Neckar, est étroitement lié à l’avenir du groupe motopropulseur, c’est pourquoi il est important de fixer dès aujourd’hui le cap pour demain, en se basant sur la perspective souhaitée par les travailleurs et le Comité d’entreprise selon laquelle la compagnie fabrique des composants électriques pour le système d’entraînement moteur électrique dans autant de dimensions que possible ».

Les principales enseignes de la mode se joignent aux syndicats pour signer le nouvel Accord sur les mesures de sécurité ayant trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh

IndustriALL Global Union, UNI Global Union, ensemble avec des représentants des marques C&A et LC Waikiki, vont annoncer ce jour l’avènement du nouvel accord lors du Forum mondial sur la conduite responsable des entreprises de l’OCDE à Paris.

À ce stade, l’accord a été signé par Kmart Australia, Target Australia, Primark, H&M, Inditex (Zara), C&A, Otto, KiK, Aldi South, Aldi North, Lidl, Tchibo, LC Waikiki, Helly Hansen, Loblaw et PVH. D’autres enseignes : Esprit, Hüren, Bestseller, Wibra, Schmidt Group, N Brown Group, PVH, Specialty Fashion Group Australia et Carrefour se sont engagées à le signer.

Cela signifie que plus d’un millier d’usines de confection bangladaises seront déjà couvertes en vertu de ce nouvel Accord. Ce nombre va encore croître à mesure que davantage d’enseignes apposeront leur signature.

Les marques signataires de l’Accord actuel sont réunies aujourd’hui à Amsterdam pour en examiner la nouvelle mouture et on s’attend à ce que la plupart la signe. IndustriALL et UNI sont signataires du nouvel Accord et quatre organisations non-gouvernementales, dont la Campagne Clean Clothes le Worker Rights Consortium, y apposeront leur signature en tant que témoins.

Cette convention, qui s’étend sur trois ans, s’appuie sur les acquis du premier Accord du Bangladesh signé en mai 2013 en réaction à l’effondrement du bâtiment Rana Plaza. Il poursuit dans la lignée de l’innovante structure légalement contraignante et de l’engagement à la transparence du premier Accord. Il y apporte également de nouvelles protections pour les travailleurs et travailleuses et permettra que bien davantage d’usines soient inspectées et rénovées, à mesure que les enseignes signataires s’adjoignent des fournisseurs.

L’effondrement du Rana Plaza en avril 2013 a coûté la vie à plus de 1.100 travailleurs et travailleuses et en a blessé 2.500 autres. Six semaines plus tard, des syndicats, des organisations non-gouvernementales et des enseignes annonçaient le premier Accord du Bangladesh. À l’heure actuelle, l’Accord concerne plus de 2,5 millions de travailleurs et travailleuses. Le nouvel Accord entrera en vigueur à l’expiration de la version de 2013, en mai 2018.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré :

L’engagement renouvelé des enseignes envers la sécurité des usines au Bangladesh est un vote de confiance pour l’Accord. Il est, au stade actuel, la seule option crédible en faveur de la santé et la sécurité au sein des usines de confection du Bangladesh. Il démontre que les relations sociales peuvent servir à sauver des vies et à améliorer les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Le nouvel accord prolonge les inspections sur la sécurité des bâtiments par des experts indépendants pour une nouvelle période de trois ans au bénéfice de toutes les usines couvertes, assurant ainsi que les améliorations obtenues en vertu du premier accord seront maintenues et que de nouveaux problèmes, dans quelque usine que ce soit, seront pris en compte.

En application du premier Accord, des ingénieurs ont effectué des inspections en matière sécurité incendie, électrique et structurelle au sein de plus de 1.800 usines, y répertoriant 118.500 facteurs de risque. Soixante-neuf pourcents des facteurs de risque identifiés sur les lieux de travail au cours des vagues d’inspection de l’Accord d’origine ont trouvé remède.

Christy Hoffman, Secrétaire générale adjointe d’UNI, a déclaré :

Au cours des quatre dernières années, les syndicats et des organisations concernées par la sécurité des travailleurs et travailleuses ont collaboré avec des enseignes de stature mondiale au sein de l’Accord pour trouver une solution au problème paraissant insurmontable des usines dangereuses au Bangladesh. Beaucoup disaient que le changement n’était pas possible. Nous avons prouvé qu’ils avaient tort. Notre but est de créer une économie mondiale qui respecte la vie et la dignité de l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et l’Accord est un pas important dans cette direction. L’Accord 2018 va poursuivre cette marche en avant.

Depuis la tragédie du Rana Plaza, l’industrie de la confection bangladaise s’est développée, avec 6,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, et l’Accord a donc toute son importance.

Le nouvel accord met davantage l’accent sur le droit des travailleurs à s’organiser et rejoindre un syndicat, reconnaissant ainsi que l’émancipation des travailleurs est fondamentale pour assurer la sécurité sur le lieu de travail. Il reprend des protections améliorées pour les travailleurs et travailleuses dont les usines sont fermées ou délocalisées par suite de sa mise en œuvre. Il présente également la possibilité de s’étendre à des secteurs autres que l’industrie du prêt-à-porter.

Amirul Amin, de l’affilié bangladais d’IndustriALL, la Fédération nationale des travailleurs de la confection, a déclaré :

Je suis heureux que nous soyons convenus de prolonger l’Accord. Le Conseil des syndicats d’IndustriALL pour le Bangladesh applique une tolérance zéro aux lieux de travail dangereux qui menacent la vie des travailleurs et travailleuses. L’Accord est extrêmement important pour les travailleurs et travailleuses, qui ont maintenant connaissance des problèmes de sécurité dans leurs usines et peuvent agir pour y faire remédier.

Un projet renforce le mouvement international de jeunesse

Les deux premières réunions d'échange avaient eu lieu au Brésil en 2015 et en Argentine en 2016. Les participants y ont été informés de la situation des syndicats dans les autres pays, dont ils ont appris à connaître l'histoire et la culture.

La première s'est tenue au centre de formation d'IG Metall de Sprockhövel, où ce sont des syndicalistes allemands qui ont parlé de l'histoire de leur pays et de son mouvement syndical. Ils ont décrit la structure de leur syndicat, leur système de négociation collective et ont expliqué comment les jeunes travailleurs s'organisent au niveau de l'entreprise et au sein d'IG Metall/DGB en Allemagne.

"Un tel échange compte beaucoup pour moi. Nous avons appris énormément sur des questions politiques et personnelles qui vont au-delà des matières purement syndicales. Peu importent le pays d'où vous venez ou la langue que vous parlez, nous luttons tous pour la même chose, un monde équitable !"

déclare Felina Bodner d'IG Metall.

Même si ces réunions étaient surtout consacrées à des thèmes syndicaux, les participants ont aussi eu l'occasion de s'entretenir avec des représentants d'initiatives de la société civile. Ils ont par exemple pu en apprendre davantage sur la campagne contre le parti politique fasciste NPD et sur la campagne des jeunes contre le G-20.

Ils ont aussi discuté de l'importance d'autonomiser les femmes dans tous les domaines et sur le rôle des jeunes travailleuses dans le combat pour l'instauration d'un véritable changement :

"Il faut savoir que le combat que livrent les femmes pour l'émancipation économique et sociale et contre la domination et l'exploitation a une dimension d'unité et de solidarité mondiales."

Nous pouvons faire savoir aux autres que ce que nous avons appris ici s'inscrit dans la transformation à laquelle nous aspirons. Bien que beaucoup reste à faire, je sens maintenant que j'ai le soutien d'un mouvement international de jeunesse puissant,"

déclare Mariel Scamporrino, de l'UOM argentin.

En présentant leurs Plans d'action syndicaux, les participants ont décrit leur projet pour l'organisation des jeunes travailleurs dans les organisations syndicales en précisant les objectifs qu'ils espèrent atteindre, les difficultés associées à la mise en œuvre du processus et les perspectives d'avenir. Presque tous les projets visaient à stimuler la participation des jeunes par des actions de renforcement des politiques syndicales pour les jeunes et les principes directeur d'IndustriALL pour les plans d'action.

"J'ai énormément appris de ce projet triennal. Je ne savais pas du tout ce qu'étaient les systèmes syndicaux dans d'autres pays ni les difficultés qu'ils rencontrent et comment ils y font face au quotidien. À titre d'exemple, voyez ce qui se passe au Nicaragua, où les travailleurs sont condamnés par les tribunaux parce qu'ils manifestent pour la défense de leurs droits !"

dit Antonio Rodrigues Ferreira, membre de notre affilié FEQUIMFAR/FS.

Les participants ont visité l'usine Ford de Cologne où ils ont rencontré les représentants des jeunes siégeant au comité d'entreprise. Ils leur ont expliqué les fondements juridiques de la création des comités d'entreprise et le rôle des délégués syndicaux.

"Les jeunes travailleurs ont progressé de manière phénoménale au cours des trois ans de ce programme de formation. Ils ont gagné en confiance, ce qui les a certainement aidés à assumer des rôles de dirigeants syndicaux. Ce n'est sans doute pas la fin du processus; plutôt le début de quelque chose de plus grand !"

a conclu Sarah Flores, la responsable mondiale des projets pour les jeunes d'IndustriALL.

Ce projet a été conçu par IndustriALL et financé par la Fondation allemande Friedrich Ebert, en collaboration et avec le soutien d'IG Metall et de syndicats d'Argentine et du Brésil.

Les métallurgistes uruguayens obtiennent un accord avec CIMSA à l’issue d’une grève et d’actions de protestation

L’entreprise cimentière CIMSA a finalement entendu les plaintes de ses travailleurs et travailleuses, membres du Syndicat national des métallurgistes, UNTMRA, un affilié uruguayen d’IndustriALL Global Union. Après avoir mené des actions et appelé à une grève illimitée, le syndicat est parvenu à un accord avec l’entreprise.

Les travailleurs soutenaient que CIMSA ignorait la législation du travail uruguayenne et négligeait de payer les salaires.

“Le conflit concernait la violation par CIMSA des conventions collectives en vigueur. Nous défendons les salaires dont dépendent les familles, qui ont été versés avec retard et pas intégralement. Nous avons négocié avec l’entreprise pendant 45 jours au cours desquels elle a ignoré la législation sur les conventions collectives,”

a expliqué John Almada de l’UNTMRA.

Après des nombreuses sessions de pourparlers, l’entreprise a finalement répondu aux revendications des travailleurs et travailleuses et est convenue de verser 50% des arriérés et de payer les journées de grève. Le syndicat est d’avis que cet accord représente un progrès par rapport à la négociation collective et au respect des conventions collectives.

CIMSA est une entreprise argentine opérant en sous-traitance pour l’ANCAP (Administration nationale des combustibles, de l’alcool et du ciment). L’ANCAP est une multinationale propriété de l’État uruguayen qui possède le monopole de l’alcool et gère les combustibles et le ciment. Également, elle importe, raffine et commercialise des produits pétroliers.

Les travailleurs sont mécontents du fait que l’ANCAP ne soit pas intervenue dans le conflit pour forcer CIMSA à se conformer aux conventions collectives. Ils sont dès lors d’avis que l’ANCAP était complice dans ce conflit.

“Nous dénonçons la posture anti-syndicale prise par la direction de l’ANCAP à notre égard et celui des membres de la Fédération ANCAP (FANCAP, également affiliée à IndustriALL),” a indiqué Almada.

La FANCAP est également en conflit avec l’ANCAP, en raison de sa décision de transférer ses services médicaux à une institution privée. Le service médical spécial pour les salariés de l’ANCAP est l’un des principaux acquis du syndicat.

En date du 21 juin, la FANCAP a tenu une assemblée générale pour évaluer la restructuration des services médicaux de l’entreprise et décider quelles actions mener. À la fois la FANCAP et l’UNTMRA ont participé à cette occasion à la grève nationale partielle à l’appel de la centrale syndicale uruguayenne PIT CNT.

Le directeur de département d’IndustriALL, Fernando Lopes, a déclaré ce qui suit par rapport aux conflits de l’UNTMRA et de la FANCAP avec CIMSA et l’ANCAP :

Nos camarades de l’UNTMRA et de la FANCAP peuvent compter sur IndustriALL et ses affiliés. Notre lutte se poursuivra jusqu’à la victoire.”

Une usine de fabrication de chaussettes et de sous-vêtements turque licencie des travailleurs syndiqués

L’affilié à IndustriALL Global Union, Öz İplik-İş, a essayé de syndiquer les travailleurs employés à l’usine Beks Sock and Underwear, située dans la ville de Çerkezköy, à Tekirdağ, dans la province de Thrace, dans l’ouest de la Turquie. Cette action de syndicalisation fait partie du programme d’IndustriALL dans l’industrie du textile et de l’habillement en Turquie.

L’usine Beks, qui emploie 2 000 travailleurs, est un important fournisseur des compagnies Tchibo, H&M et M&S qui donnent un degré de priorité élevé à la responsabilité sociale des entreprises. Par ailleurs, IndustriALL a signé des accords-cadres mondiaux avec Tchibo et H&M.

Beks a démarré une campagne antisyndicale pour contrer les efforts du syndicat, menaçant les travailleurs de licenciement s’ils se syndicalisent. Huit travailleurs syndiqués ont été renvoyés.

La compagnie a indiqué aux travailleurs qu’elle fermerait l’usine si elle se syndicalise, et intimide son personnel pour qu’il révèle les noms des travailleurs syndiqués. Des travailleurs ont été mis en congés sans solde et remplacés par des travailleurs contractuels. 

Becks a diffamé le syndicat, en prétendant qu’il avait divulgué les noms de ses adhérents à la direction et payé des pots-de-vin.

La compagnie, qui mène une campagne antisyndicale, a interdit au syndicat de parler aux travailleurs et installé un écran après que ce dernier ait commencé à s’adresser à eux à travers la barrière de l’usine.

Le syndicat a alors utilisé une grue pour s’élever au-dessus de l’écran et parler aux travailleurs avec un mégaphone. Les organisateurs ont été arrêtés par la police après que la compagnie ait porté plainte. Le tribunal a rendu une ordonnance restrictive interdisant aux responsables syndicaux de s’approcher des locaux de l’usine.

Il s’agit là de violations manifestes du droit à la liberté syndicale ainsi que des politiques des compagnies que Beck fournit.

IndustriALL et Öz İplik-İş ont informé Tchibo, H&M et M&S des agissements de Beck, et leur ont demandé de prendre les mesures correctives nécessaires. Bien que les marques aient adressé une lettre commune à l’employeur, les violations se poursuivent. La coalition des titulaires des marques s’est réuni avec Beks pour lui demander de distribuer un communiqué indiquant son respect des droits syndicaux. Cependant, Beks bloque toujours le syndicat.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a déclaré:

    « Pourquoi Beks a-t-il si peur du syndicat et de ses propres effectifs? C’est le droit de tout travailleur d’adhérer à un syndicat.

    « Nous avons signé des accords avec les marques que Beks fournit  qui garantissent le respect des droits syndicaux. Nous collaborons déjà avec ces marques et il est maintenant très clair que Beks viole ces accords. Nous escomptons que des mesures urgentes soient prises pour mettre un terme à cette situation.

   « Nous resteront aux côtés de notre affilié jusqu’à ce que les travailleurs aient le droit de se syndiquer ».

Agissez

Photographiez-vous en tenant une bannière de solidarité et partagez votre photo sur Facebook ou Twitter en utilisant un ou plusieurs de ces hashtags: #beksişçisiyalnizdegil #öziplikiş #beks #sendika #işçihakkı #çalışmahayatı #işçi

IndustriALL Global Union affiliate Öz İplik-İş has been trying to unionize workers at the Beks Sock and Underwear Factory in the city of Çerkezköy in Tekirdağ, the province of Thrace in Western Turkey. This concrete union organizing drive is part of IndustriALL’s programme in the textile and garment sectors in Turkey.

The Beks plant, which employs 2,000 workers, is a major supplier of Tchibo, H&M and M&S. These companies prioritize corporate social responsibility (CSR), and IndustriALL has global framework agreements with Tchibo and H&M.

Beks started an anti-union campaign to counter the union’s efforts, threatening workers with dismissal if they joined the union. Eight union members were dismissed.

The company told workers that it would close the factory if it unionizes, and it is intimidating workers into disclosing the names of union members. Workers have been sent on unpaid leave, and contractors brought in.

The company defamed the union, claiming the union disclosed the names of members to management and paid bribes.

Because of the company’s anti-union campaign, the union was banned from talking to workers. After the union began addressing workers through the fence of the factory, the company put up a screen.

In response, the union used a crane so they could rise above the screen and address workers through a loudhailer. The company responded by filing a complaint, which resulted in the organizers being detained by police. The court issued a restraining order, banning some union officials from approaching the premises.

These are all clear violations of the right to freedom of association, as well as of the corporate policies of the companies Beks produces for.

IndustriALL and Öz İplik-İş informed Tchibo, H&M and M&S, and demanded they take the necessary corrective measures. The brands wrote a joint letter to employer, but the violations continued. The brand coalition met with Beks, and asked the employer to distribute a statement confirming that they respect union rights. However, Beks is still blocking the union.

IndustriALL assistant general secretary Kemal Özkan said:

“Why is Beks so afraid of the union, and of its own workforce? It is the right of every worker to join a union.

“We have agreements with the brands supplied by Beks to respect trade union rights. We are already working with them and it is now very clear that Beks is violating our agreement, and that we expect urgent action to put an end to what is happening.

“We will stand with our affiliate until they win the right to join a union.”

Take Action

Take a picture of yourself holding a solidarity banner and share it on Facebook or Twitter, using some of these hashtags: #beksişçisiyalnizdegil #öziplikiş #beks #sendika #işçihakkı #çalışmahayatı #işçi

IndustriALL intègre la question des droits des travailleurs et des droits syndicaux à la Conférence internationale du Travail

IndustriALL Global Union et ses affiliés ont activement participé à plusieurs réunions en marge de la Conférence, telles que la discussion sur le nouveau « Traité des Nations Unies sur les sociétés transnationales » qui a eu lieu avec le Professeur Olivier de Schutter, ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies. Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ayant constitué un Groupe de travail intergouvernemental afin d’élaborer des instruments internationaux juridiquement contraignants pour réglementer les activités des sociétés transnationales et autres entreprises, la Confédération syndicale internationale (CSI) a demandé aux syndicats de prendre part à ce processus afin de veiller à ce que les entreprises respectent leurs obligations internationales.

A la réunion de la Commission du Centre international pour les droits syndicaux, l’affilié à IndustriALL d’Iran a dénoncé les difficultés auxquelles se heurte le syndicat pour fonctionner. Le Directeur d’IndustriALL, Fernando Lopes, lui a offert l’appui de l’organisation pour accéder aux instruments de l’Organisation internationale du Travail et utiliser les Accords-cadres mondiaux conclus avec les sociétés transnationales opérant en Iran. Myukung Ryu, membre du Conseil coréen des syndicats a informé les participants des luttes victorieuses des travailleurs et de la population de Corée du Sud, et les espoirs du mouvement syndical fondés sur un dialogue fructueux avec le Président nouvellement élu.

Les débats ont été très animés au sein du Comité de la Conférence sur les Migrations et le Travail où le Groupe des Employeurs a essayé en vain de porter atteinte aux conventions existantes et de faire adopter une recommandation sans grande portée. Finalement, une bataille importante a été remportée au terme de laquelle il a été décidé que l’OIT promeuve la ratification de deux conventions, à savoir la Convention n° 97 sur la migration de main-d’œuvre et la Convention n° 143 sur les travailleurs migrants. En outre, la délégation des Travailleurs, avec l’appui de plusieurs gouvernements, est parvenue à un accord sur l’adoption d’une recommandation additionnelle très forte.

IndustriALL et ses affiliés ont participé activement à la Commission de l’application des normes, l’organe tripartite de l’OIT ayant pour mandat de contrôler la façon dont les normes de l’OIT sont appliquées par les Etats membres. Ils ont commencé par signaler de l’enquête générale menée sur la mise en œuvre de la Convention n°176 de l’OIT sur la sécurité et la santé dans les mines, puis souligner les graves violations de la liberté syndicale pour nos membres durant les séances plénières. Le Groupe des Travailleurs a vigoureusement contesté la liste des 24 cas négociés avec le Groupe des Employeurs dans laquelle ne figure ni le Brésil ni la Colombie, deux pays dans lesquels les violations des Conventions n° 87 et n° 98 de l’OIT étaient répandues et bien connues.

IndustriALL a fait état des cas graves dans sept pays, allant des cas récents de dissolutions forcées des syndicats, d’arrestations arbitraires et de criminalisation des manifestations au Kazakhstan aux cas de violence, de répression des travailleurs et de refus d’enregistrement des syndicats au Bangladesh, et aux cas d’absence de protection juridique des syndicats et de retard pris au niveau de la réintégration des syndicalistes indépendants au Cambodge dénoncés par la Secrétaire générale adjointe d’IndustriALL, Jenny Holdcroft.

Dans le cas de la Turquie, le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Ozkan, a réclamé:

« Une attention particulière doit être consacrée au respect et à la mise en œuvre intégrale des droits syndicaux en Turquie, dont la liberté syndicale, le droit de faire grève et le droit de négociation collective font partie ».

Õzkan a en outre indiqué que tous les syndicats mondiaux avaient exigé de façon solidaire la libération de tous les travailleurs et agents de la fonction publique emprisonnés, et demandé instamment aux autorités turques:

« de mettre fin aux licenciements et aux suspensions collectives, aux intimidations et aux arrestations sans aucun élément de preuve et/ou respect de l’état du droit, ainsi que de mettre en place la Commission d’enquête sur les mesures d’état d’urgence et de veiller à ce que les décisions prises par cette Commission fassent l’objet d’un contrôle juridictionnel et de possible procédures d’appel indépendantes, transparentes et efficaces dans un temps raisonnable, y compris en dernier ressort au niveau européen ».

IndustriALL et son affilié SNATEGS d’Algérie ont dénoncé en termes très vifs les persécutions antisyndicales dirigées contre le Secrétaire général du syndicat pour avoir révélé une affaire de corruption de grande ampleur concernant la surfacturation illégale de la consommation d’électricité, durant une décennie, par l’entreprise publique d’électricité, Sonelgaz, qui a touché plus de huit millions de clients. IndustriALL demande instamment:

« que tous les chefs d’inculpation retenus contre Raouf Mellal et d’autres membres du syndicat SNATEG soient abandonnées, que les 93 syndicalistes soient réintégrés et que le gouvernement revienne immédiatement sur sa décision d’annuler l’enregistrement de SNATEGS ».

Fernando Lopes, Directeur d’IndustriALL, a dénoncé les attaques, le harcèlement et le refus du gouvernement du Guatemala d’exiger que les compagnies s’acquittent de leurs obligations de reconnaître le droit de notre affilié à Tenaris, SINTRATERNUIM, à négocier collectivement, cinq ans après l’enregistrement du syndicat.

Dans le cas de l’Ukraine, IndustriALL s’est uni à d’autres syndicats mondiaux pour dénoncer le manque total de conformité aux dispositions de la Convention n° 81 de l’OIT (sur l’inspection du travail) qui a provoqué 485 accidents uniquement dans les mines ukrainiennes en 2016, dans lesquels 12 mineurs ont été tués, ainsi que l’absence de financement public alloué aux mesures de protection en matière de santé et de sécurité.

Toutes les présentations et Conclusions des cas examinés dans la Commission de l’application des normes peuvent être consultées ici:

Enfin, la Conférence internationale du Travail ne se résume pas seulement à des réunions. IndustriALL a ainsi participé à de nombreuses mobilisations, telles que la manifestation organisée à la demande de l’ensemble des centres nationaux brésiliens, lors de laquelle le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, s’est exprimé. IndustriALL a également pris part à la manifestation dénonçant la répression en Algérie ainsi qu’à la déjà traditionnelle action de protestation à vélo baptisée la « Route de la Honte », organisée par l’Internationale des services publics (ISP).

En Turquie, DIAM congédie 80 syndiqués par texto

"Nous croyons savoir que vous avez participé à la grève illégale dans l'établissement pendant 7-9 jours. Vous avez arrêté le travail. Vous avez tenté de persuader d'autres travailleurs d'arrêter le travail. Vous avez violé leur liberté de travailler. Du fait de vos agissements illégaux, votre contrat de travail est résilié au 15 juin 2017."

Tel est le sinistre message que DIAM a envoyé par texto pour licencier les travailleurs syndiqués de son usine de Turquie où sont fabriqués des présentoirs pour de grandes marques.

Les travailleurs s'étaient mis en grève après que leurs collègues eurent été renvoyés pendant une campagne de syndicalisation de notre affilié Birleşik Metal-İş.

Comme c'est devenu la règle en Turquie, Birleşik Metal-İş a organisé les travailleurs et a été homologué par le ministère du Travail, ce qui lui donne le droit de représenter les travailleurs. Mais, plutôt que de négocier avec les représentants des travailleurs, la filiale turque de DIAM, Diam Vitrin Tasarım Hizmetleri Ambalaj San. Tic. Ltd. Şti, a licencié cinq dirigeants syndicaux.

IndustriALL Global Union et IndustriALL Europe ont écrit à la société-mère en France pour lui demander de faire en sorte que sa filiale respecte les normes fondamentales de l'OIT sur le droit d'organisation et réintègre les travailleurs licenciés.

Au lieu de cela, l'entreprise a licencié dix autres travailleurs et contesté l'homologation du syndicat devant la justice. Lorsque les travailleurs se sont mis en grève pour protester contre les licenciements, ils ont été licenciés par texto.

DIAM est une multinationale spécialisée dans la fabrication de présentoirs et de vitrines pour produits cosmétiques vendus en magasins. Parmi ses clients figurent Chanel, Cartier, Calvin Klein, Clinique, Dior, Estée Lauder, Dolce Gabana, Gucci, Givenchy, Maybelline, Guerlain, Lancôme, Louis Vuitton et Valentina.

L'usine turque produit principalement pour L'Oréal et Dior.

Pour le Secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kemal Özkan :

"Les multinationales qui produisent pour le marché européen ont pris l'habitude de se fournir en Turquie en raison de sa proximité avec l'Union européenne et de ses normes de fabrication.

"Il est aussi courant que ces firmes respectent les droits au travail dans leur pays d'origine mais participent à une répression brutale en Turquie. Elles externalisent la répression syndicale, avec la complicité d'un gouvernement hostile aux syndicats.

"Nous ne pouvons le tolérer. IndustriALL va cibler les marques dont les articles sont produits par DIAM en Turquie et dénoncer la répression des syndiqués."