Afrique du Sud : le NUMSA condamne les violences policières contre les grévistes de South 32

600 grévistes réclamaient des hausses générales des salaires de 7,5 pour cent et 8,3 pour cent pour les bas salaires, des contributions de l'employeur à l'aide médicale, une prime de logement de 367 $ et le salaire égal pour un travail d'égale valeur. Notre affilié, le National Union of Metalworkers of South Africa (NUMSA), a condamné l'usage de la violence contre des grévistes.

Plutôt que d'accéder aux demandes des travailleurs, South 32 a proposé une hausse salariale inférieure, de 5,1 pour cent, et offert des versements en liquide. Elle a même proposé le versement immédiat de 764 $ si les travailleurs renonçaient à leurs revendications et acceptaient les propositions de la direction.

Le syndicat, qui a durci le mouvement de grève après l'échec des pourparlers, est hostile aux versements en liquide.

"En finale, les travailleurs vont s'appauvrir s'ils n'obtiennent pas une hausse annuelle. Plutôt que d'accorder une hausse des salaires, ils essaient de soudoyer nos adhérents avec de l'argent."

Le NUMSA se demande aussi pourquoi une multinationale présente en Australie, en Colombie et au Mozambique, qui a fait un bénéfice de 1,23 milliard $ l'an dernier, "refuse de partager ses gains avec ses salariés".

En outre, le NUMSA dénonce l'embauche de "jaunes" venus du Mozambique car ces procédés sont source de violences et de xénophobie. À l'usine, ces travailleurs mozambicains connaissent des conditions misérables.

À propos des actes de violence, le NUMSA va porter plainte à la police :

"La police est continuellement appelée pour réprimer violemment la classe laborieuse, en particulier lorsqu'elle exerce son droit démocratique de manifester. Le rôle des forces de police sud-africaines (SAPS) est de protéger les manifestants et de créer un environnement qui leur permette d'exprimer leurs revendications fondées pour de meilleures conditions de travail. Mais hélas, trop souvent, des membres des SAPS utilisent des tactiques que pratiquait le régime autoritaire de l'apartheid".

Fabian Nkomo, le secrétaire régional d'IndustriALL pour l'Afrique subsaharienne, a déclaré :

"Les droits des travailleurs de faire grève sont protégés par la loi sud-africaine et la police doit respecter ces droits. Le recours à la force et à l'intimidation n'empêchera pas les travailleurs de se battre pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail."

Les syndicats malgaches se préparent pour la journée mondiale d’action contre le travail précaire

On attend plus de 3.000 travailleurs et travailleuses pour les marches vers le Dôme RTA dans la capitale, Antananarivo et à Fort-Dauphin, le 7 octobre, après quoi il y aura différentes activités syndicales et festives. Ces activités se tiendront avec le soutien de la FES.

Cette campagne se déroule dans un contexte d’insécurité croissante de l’emploi typique des jobs à court terme et faiblement rémunérés, de longs temps de travail, en particulier dans le secteur textile, d’augmentation de la sous-traitance, de mauvaises conditions de santé et sécurité professionnelles et de non-paiement des prestations sociales par la plupart des employeurs. Il est devenu de plus en plus courant pour les travailleurs et travailleuses de prester en l’absence de contrat et de garanties sociales. Ceci rend aisé pour les employeurs de renvoyer des salariés sans avoir à craindre la loi.

Avec des salaires minima autour de 50 dollars par mois, la plupart des travailleurs et travailleuses de Madagascar vivent dans la pauvreté. Selon les syndicats, il faut au moins 300 dollars pour satisfaire leurs besoins de base.

Bien que des employeurs déduisent les cotisations de sécurité sociale et de pension des salaires, ils ne les reversent pas aux autorités compétentes. Ceci implique qu’à l’heure de la retraite, les travailleurs et travailleuses concernés ne reçoivent pas les prestations sociales qui leur reviennent. En dépit de l’existence de législations du travail, leur application est limitée et des employeurs corrupteurs se contentent de verser des pots-de-vin pour échapper à la justice.

Confronté à ces graves attaques contre leur existence même, les syndicats malgaches se sont battus contre les conditions de travail précaires. S’exprimant sur Infinity, une radio communautaire de Fort-Dauphin, le premier secrétaire du SVS pour la région d’Anôsy, Eugène Chrétien, a indiqué que les syndicats revendiquaient des salaires vitaux :

“Nous nous battons pour que les travailleurs puissent vivre dans la dignité et non la pauvreté. Ils doivent être payés suffisamment, y compris au niveau des heures supplémentaires qui leur sont dues, pour pouvoir financer la nourriture, les soins de santé et les frais de transport. Il est inacceptable que des travailleurs doivent parcourir 20km à pied pour se rendre de chez eux à leur travail. Ils doivent aussi avoir accès à l’eau potable et l’électricité.”

Tendai Makanza, Coordinateur de projet d’IndustriALL pour le renforcement syndical en Afrique sub-saharienne confie :

“Nous consacrons davantage d’efforts à renforcer le recrutement et l’organisation au plan syndical des travailleurs et travailleuses de Madagascar. Grâce à l’unité et la coopération, les syndicats pourront affronter plus efficacement le travail précaire qui menace les emplois décents”.

Travail précaire : Nous pouvons inverser la tendance

STOP au travail précaire ! peut-on lire sur les affiches et les banderoles qu'agitent des militants syndicaux partout dans le monde. Depuis des années, nous défilons, nous protestons, nous manifestons pour essayer d'endiguer la montée du travail précaire qui détruit les conditions des travailleurs.

Parfois, nous avons l'impression d'être comme le roi Canut qui, au 11e siècle, assis sur le rivage, voulait empêcher la marée de monter. Le travail précaire a explosé et il semblait impossible de l'arrêter : temporaires, intérimaires, sous-traitants, durée déterminée, zéro heure, indépendant, courtiers de main-d’œuvre. Ses appellations sont multiples, autant que ses formes, mais toutes font que les employeurs se déchargent de leurs responsabilités envers leurs travailleurs.

L'économie mondiale est en pleine mutation. Avec Industrie 4.0, très peu d'emplois seront encore à vie et beaucoup de travailleurs devront se recycler ou changer leur façon de travailler. Nous ne connaîtrons plus un monde dans lequel des générations travaillent dans la même industrie ou la même usine, effectuant le même travail, aux mêmes horaires pour un salaire inchangé. Mais nous pourrions avoir des emplois suffisamment flexibles pour répondre aux besoins d'une économie en changement, mais suffisamment sûrs pour garantir les droits des travailleurs.

Même si le combat est inégal et que l'issue paraît inéluctable, les syndicats doivent résister. La lutte contre le travail précaire a des formes multiples : l'organisation des travailleurs, la négociation collective au niveau de l'entreprise ou du secteur, les accords-cadres mondiaux assortis de mécanismes limitant le travail précaire, les recours en justice contre des entreprises, faire changer la loi et mobiliser l'opinion publique.

Et parfois, nous gagnons.

Une série de petites victoires seraient sur le point d'atteindre une masse critique et d'inverser la tendance. Si nous maintenons la pression, nous pouvons renverser le cours des choses. Le travail précaire relève d'un modèle économique mis en échec partout dans le monde et, sur le plan politique, le moment du changement est venu. Nous pouvons retrouver notre sécurité.

L'exemple le plus marquant est celui de l'interdiction d'Uber à Londres. Cette compagnie de taxis privés est emblématique de la "gig economy" numérisée, précaire à base de plateformes. Uber a "chamboulé" l'industrie du transport en faisant fi des règlements et en s'appuyant sur le coût et la proximité pour mettre le public de son côté.

Des centaines de milliers de personnes travaillent pour Uber, mais l'entreprise ne les emploie pas directement. Les autorités municipales, les chauffeurs de taxis et les syndicats se battent contre Uber. Des syndicats ont traîné l'entreprise devant les tribunaux de plusieurs pays.

Et cela commence à payer : notre affilié GMB, qui a une section pour les chauffeurs Uber, a porté plainte contre elle devant la juridiction du travail pour utilisation d'un statut de faux auto-entrepreneur, et la justice lui a donné raison.

Uber arrivera peut-être à faire revoir le jugement, mais il lui faudra faire des concessions de taille.

Quoi qu'il en soit, le jugement servira de précédent et des coursiers travaillant pour des firmes comme Deliveroo s'organisent dans de nombreux pays, encouragés par la condamnation d'Uber.

Au Royaume-Uni, l'utilisation des contrats zéro heure s'est répandue comme une traînée de poudre, mais elle commence maintenant à s'essouffler. Les contrats zéro heure sont à leur niveau le plus bas en trois ans. Personne ne sait exactement pourquoi, mais l'opinion publique a réagi négativement après que des campagnes syndicales aient démontré leur nocivité.

Le public est de plus en plus sensible au tort que les inégalités peuvent faire à l'économie, et au fait que les jeunes n'auront plus aucune certitude en matière de logement, d'endettement ou de pension. Certaines entreprises se sont engagées à ne plus utiliser de contrats zéro heure et à offrir à leurs salariés des horaires stables.

En Nouvelle-Zélande, le syndicat Unite a signé avec McDonalds et plusieurs autres enseignes de restauration rapide des conventions collectives offrant davantage de sécurité aux travailleurs.

Des affiliés d'IndustriALL ont organisé des dizaines de milliers de travailleurs précaires. En Corée, une campagne syndicale a obtenu, au bout de dix ans, des postes permanents pour 6.000 travailleurs contractuels chez Hyundai.

En Afrique du Sud, le NUMSA a réussi à éliminer le travail précaire dans le secteur du caoutchouc en traçant la ligne rouge à ne pas franchir dans les négociations avec l'association patronale. En Turquie, Lastik-İş a persuadé les multinationales du pneu de régulariser des milliers de travailleurs contractuels, et DİSK-Tekstil a obtenu le même résultat dans l'industrie du conditionnement.

En Inde, les travailleurs contractuels de la cimenterie LafargeHolcim Jamul ont obtenu des contrats permanents grâce à leur syndicat, le PCSS, et à IndustriALL. Cet accord constitue un précédent dans cette industrie, alors que des syndicats constituent des réseaux internationaux afin de coordonner les négociations avec les multinationales.

Cet exemple, comme beaucoup d'autres, montre que des victoires peuvent être remportées contre le travail précaire. Ces victoires s'ajoutent, se cumulent et sont autant de précédents.

Donc, prenez courage : rejoignez-nous le 7 octobre pour dire STOP au travail précaire ! Cette année, nos manifestations peuvent célébrer les victoires que nous avons remportées et nous porter à aller de l'avant.

Nous pouvons gagner cette bataille.

Les syndicats font part de leurs inquiétudes et de leurs revendications vis-à-vis de la méga-fusion DowDuPont

La fusion des deux géants américains de l’industrie chimique, Dow Chemical Co et DuPont, qui a abouti à la création de DowDuPont, constitue la plus grande fusion qu’ait connue ce secteur. Les deux entreprises ont annoncé leur fusion, d’une valeur de 130 milliards de US$, en décembre 2015, laquelle a été finalisée au mois d’août dernier après l’aboutissement des procédures d’autorisation dans différents pays. Alors que le géant de l’industrie chimique nouvellement formé envisage de se scinder au cours des 17 prochains mois en trois sociétés indépendantes axées respectivement sur l’agriculture, la chimie spécialisée et la science des matériaux, les travailleurs syndiqués s’inquiètent des possibles conséquences de cette division sur les employés, leurs familles et leurs communautés.

La fusion DowDuPon a également provoqué d’autres grandes transactions dans l’industrie chimique, dont les fusions de ChemChina (Chine) et de Syngenta (Suisse) ainsi que de Bayer (Allemagne) et de Monstanto (USA). Les trois nouvelles entreprises nées des fusions de Bayer/Monsanto, Dow Chemical/DuPont et ChemChina/Syngenta contrôlent 70 pour cent du marché mondial des pesticides et 80 pour cent du marché américain des semences de maïs.

Plus tôt dans l’année, deux compagnies de gaz industriel, Linde (Allemagne) et Praxair (USA), ont annoncé fusionner pour un montant de 43 milliards de US$, tandis que l’entreprise américaine Huntstman et la société suisse Clariant ont conclu un accord de 20 milliards de US$.

Aussi, les dirigeants syndicaux représentant des milliers de travailleurs dans les activités de DowDuPont en Amérique du Nord et dans le monde entier se sont réunis dans le Kentucky, aux USA, du 25 au 28 septembre 2017.

Les participants à la réunion du Comité d’entreprise nord-américain de DowDuPont ont examiné les principaux enjeux induits par cette récente fusion.

« Les travailleurs de DowDuPont vont être confrontés à de nombreux changements et défis dans les prochains mois. Les sites syndiqués de DowDuPont à travers le monde collaborerons pour veiller à ce que leurs membres soient représentés au mieux de leurs intérêts », a indiqué Kent Holsing, président du Comité d’entreprise nord-américain de DowDuPont et président de la section locale 12075 du syndicat USW à Midland, dans le Michigan.

« Nous parlons non seulement au nom des employés syndiqués de DowDuPont mais également à celui des employés non-syndiqués qui n’ont pas la possibilité de se faire entendre. Nous préparons des mesures de suivi pour répondre à ces préoccupations », a ajouté Holsing.

La sécurité au travail, la syndicalisation des travailleurs et la nécessité d’une communication proactive entre les entreprises et les syndicats respectifs figurent parmi les autres sujets traités. La réunion a également permis de resserrer les liens au niveau international, et d’accroître le respect et la compréhension mutuels entre les lieux de travail syndiqués de DowDuPont.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Global Union, Kemal Özkan, qui a participé à la réunion par vidéo-conférence, a fait part de l’évolution des activités de la compagnie dans le monde entier. Özkan a rapporté les réactions des syndicats sur le manque d’informations et de dialogue social, la crainte quant à l’avenir des usines et des droits acquis, notamment en ce qui concerne la série de conventions collectives conclues. Les syndicats ont aussi demandé à pouvoir échanger continûment des informations et expériences, communiquer régulièrement et, au besoin, mener des actions communes.

Les participants à la réunion ont également rappelé les conclusions de la réunion tripartite de l’OIT sur la promotion du dialogue social sur la restructuration et ses effets sur l’emploi dans les industries chimique et pharmaceutique en 2011.

Les participants à la réunion de l’OIT ont convenu que « le dialogue social joue un rôle essentiel pour assurer le succès des processus de restructuration dans les industries chimique et pharmaceutique. A cet égard, pour être efficace, le dialogue social devrait:

Kemal Özkan a déclaré: « La direction de la société doit écouter les inquiétudes générées par cette fusion et exprimées par les syndicats représentants les employés de DowDupont dans le monde entier, et s’assoir pour examiner ses conséquences sur les employés. C’est l’une de nos principales revendications.

« Le travail en réseau entre les syndicats représentants les travailleurs de chez DowDupont dans le monde entier continuera. Nous sommes prêts à agir ensemble », a ajouté Özkan.

L’industrie chimique mondiale, dont le taux de croissance mondial est de 3,6 pour cent, est un en pleine expansion et l’un des secteurs d’activités les plus importants au sein de l’écosystème manufacturier, avec des ventes générant 3,9 trillions de US$. L’industrie emploie directement 20 millions de personnes environ au niveau mondial.

Ont participé à la réunion qui a eu lieu dans le Kentucky des représentants du syndicat des métallos (USA et Canada); du Syndicat international des opérateurs-ingénieurs; de Texas City Metal Trades; de la Fédération internationale des travailleurs du secteur de la chimie/UFCW; de la Conférence nationale des pompiers et des graisseurs; d’Ampthill Rayon Workers Incorporated (ARWI);  du Conseil d’entreprise de Dow Chemical-Stade (Allemagne); de UNITE (Royaume-Uni et Irlande); du syndicat des travailleurs et des employés des entreprises publiques pour l’industrie pétrochimique-SOEPU (Argentine), de CUT et Forca Sindical (Brésil); ainsi que d’IndustriALL Global Union (Genève, Suisse).

Les syndicats se rencontrent pour une réunion régionale en Arménie

Des dirigeants syndicaux de huit pays, Arménie, Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldavie, Russie et Ukraine, ont débattu de la situation syndicale dans le contexte de la crise économique régionale en cours, de la pression toujours plus forte mise par les employeurs sur les syndicats ainsi que des défis posés par la numérisation et la robotisation, ce qu’on appelle aussi Industrie 4.0.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, Gamlet Danielyan, Président de la Section syndicale républicaine du Syndicat des travailleurs de l’industrie de la République d’Arménie et Eduard Pakhlevanyan, Président de la Section syndicale des organisations de mineurs, métallurgistes et bijoutiers de la République d’Arménie ont souhaité la bienvenue aux participants.

Les dirigeants des affiliés d’IndustriALL ont fait rapport sur la situation syndicale dans leurs pays respectifs.

Zinaida Mikhniuk, Vice-présidente du Syndicat biélorusse des travailleurs de l’industrie de la radio et de l’électronique a parlé de la répression contre les syndicats indépendants en Biélorussie consécutive à leur lutte contre le décret dit sur “les parasites sociaux”. Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a exprimé l’espoir que le gouvernement de Biélorussie se conforme aux normes internationales, mette un terme à la persécution des syndicats et en revienne à un dialogue social civilisé. Il a également annoncé la récente libération du leader syndical emprisonné Ihar Komlik.

Svetlana Klochok, présidente du Syndicat biélorusse des travailleurs des industries de la chimie, des mines et du pétrole, a fait part des revendications de son syndicat d’augmenter les actuelles allocations de chômage qui sont de 14 dollars et d’assurer les travailleurs et travailleuses contre les faillites et les restructurations d’entreprise. On compte environ 4.000 entreprises au bord de la fermeture en Biélorussie. Seul un travailleur sur quatre peut compter sur une indemnisation partielle.

Les représentants des syndicats de Moldavie ont fait référence aux difficultés rencontrées pour conclure des conventions collectives et sauvegarder les acquis sociaux qu’elles contiennent.

Valery Matov, Président du Syndicat des travailleurs du nucléaire d’Ukraine, a évoqué auprès des participants la victoire syndicale qu’est la restitution d’allocations de pension à partir du 1er janvier 2018 aux travailleurs et travailleuses occupés dans des conditions dangereuses. Matov a également remercié IndustriALL pour son soutien dans le cadre de la remise en route de l’entreprise étatisée Eastern Mining and Ore-Dressing Combine. Trois mille mineurs ont repris le travail après trois mois d’arrêt.

Alexey Bezymyannykh, Président du Syndicat des mineurs et des métallurgistes de Russie, a évoqué pour les délégués un projet pilote du MMWU visant à former un groupe de 25 recruteurs syndicaux. Le syndicat s’éloigne de l’approche traditionnelle consistant à former en groupe au sein de grandes ville pour aller vers la formation des gens sur le terrain.

Ivan Mokhnachuk, Président du Syndicat russe indépendant des salariés des charbonnages, a insisté sur l’importance de renforcer et réformer les structures syndicales.

Tamaz Dolaberidze, Président du Syndicat des travailleurs de la métallurgie, des mines et de la chimie de Géorgie a souligné l’importance d’avoir un inspectorat du travail efficace en Géorgie. Depuis son abolition en 2006, plus de 90 personnes sont tuées et 170 victimes de handicaps au travail chaque année. Les militants et les adhérents syndicaux sont soumis à la pression du gouvernement et des employeurs. À la suite de cela, 700 adhérents ont quitté le syndicat en 2017 uniquement.

Le 3 octobre, Gocha Aleksandria, spécialiste membre de l’équipe de soutien technique pour le Travail décent de l’OIT et du Bureau pour les pays d’Europe orientale et d’Asie centrale, a fait une allocution sur la libéralisation des législations du travail et les violations régulières des droits syndicaux en Biélorussie, en Géorgie et au Kazakhstan.

Kemal Özkan a mis en lumière la problématique des impacts pour les travailleurs et les syndicats d’Industrie 4.0.

Résumant les acquis de la réunion, Kemal Özkan a noté un travail fructueux dans tous les pays. Il a annoncé qu’IndustriALL continuerait à œuvrer à la création de réseaux syndicaux pour les jeunes et les femmes dans la région CEI, chose qui a débuté en 2017.

Özkan a confié :

“La législation du travail change dans de nombreux pays. Les gouvernements se font concurrence entre eux pour obtenir des investissements en diminuant les droits des travailleurs. Nous sommes convaincus que reconnaître et renforcer les droits fondamentaux et les conditions de travail permettrait d’atteindre une croissance économique forte. C’est pourquoi ne devons être capables, plus que jamais, de travailler ensemble par-delà les frontières nationales”.

“Nous allons continuer à être au coude à coude dans notre solidarité avec vous. Notre cœur vous appartient. Le soutien solidaire est la chose la plus importante du syndicalisme international. La lutte continue !”

USA : Scrutin syndical crucial pour les travailleurs de Kumho Tire

La multinationale sud-coréenne du pneu a engagé une firme spécialisée dans la lutte contre les syndicats, elle a créé un site Web antisyndical et obligé le personnel à assister à des réunions dénonçant les syndicats. Sept "chasseurs de syndicat" travaillent maintenant dans l'usine; ils intimident les travailleurs par des propos disant que l'usine va fermer s'ils votent pour le syndicat.

Pour être reconnu en tant que représentant légal des travailleurs par le Conseil national des relations de travail, il faut que l'United Steelworkers (USW) obtienne 50 pour cent des voix plus une. Le scrutin, qui se tiendra les 12 et 13 octobre, est vu comme un indicateur crucial de la capacité du mouvement syndical à recruter dans les États du sud des États-Unis.

L'usine Kumho de Géorgie est entrée en activité en 2016. Elle fournit des constructeurs automobiles tels que Chrysler, Hyundai et Kia et emploie 300 travailleurs, dont 80 pour cent d'Afro-américains. On assiste dans les États du sud à une vague d'investissements de firmes étrangères profitant d'un contexte d'antisyndicalisme.

Kumho a des sites de production, de recherche et de vente aux États-Unis, au Vietnam, en Chine, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Turquie, en Australie et dans plusieurs autres pays. Elle fabrique des pneus de voitures, de camions et d'avions.

Les principales revendications des syndicats sont :

L'USW représente les travailleurs de plusieurs autres fabricants de pneus, comme Goodyear, Cooper, Michelin et Bridgestone. Les salaires sont sensiblement plus élevés là où les syndicats sont présents.

Lors de la conférence mondiale du caoutchouc d'IndustriALL Global Union qui s'est tenue à Pittsburgh en septembre, des représentants de syndicats du secteur ont publié une déclaration collective de solidarité avec les travailleurs de Géorgie. En Corée du Sud, le Syndicat coréen des travailleurs de la métallurgie (KMWU), affilié à IndustriALL, représente 3.700 travailleurs de Kumho, et ceux-ci ont envoyé un message de solidarité aux travailleurs américains, en les encourageant à voter pour le syndicat.

"Les travailleurs de Kumho Tire de Corée sont tous affiliés au Syndicat coréen des travailleurs de la métallurgie pour défendre les droits des travailleurs. Nous soutenons votre combat pour la création avec l'United Steelworkers, d'un syndicat à l'usine Kumho Tire des États-Unis. 

"Nous exhortons la direction de l'usine Kumho Tire de Géorgie à respecter le droit légitime des travailleurs à la liberté syndicale et à la négociation collective."

Kumho est lourdement endetté auprès d'institutions financières qui ont pris le contrôle de l'entreprise il y a sept ans. Son principal créancier est la Banque de développement de Corée, ce qui veut dire que le gouvernement coréen pèse d'un poids énorme sur l'avenir de l'entreprise.

Les gouvernements américain et sud-coréen discutent actuellement du futur accord de libre-échange entre leurs deux pays. Des violations des droits des travailleurs par une entreprise d'État pourraient susciter une opposition du public à cet accord.

IndustriALL a écrit au gouvernement coréen pour lui enjoindre de veiller à ce que cette entreprise respecte les droits des travailleurs. Il a également écrit à l'entreprise et envoyé un message de solidarité aux travailleurs.

Le Secrétaire général adjoint d'IndustriALL, Kemal Özkan, a déclaré :

"Les travailleurs de l'usine de Macon ne doivent pas écouter la propagande de l'entreprise et voter pour leur représentation syndicale. Ce n'est qu'ainsi que vous pourrez obtenir et conserver des conditions de travail décentes.

"Le mouvement syndical mondial soutien vos revendications en matière de dignité et de respect au travail, et nous exigeons que le gouvernement coréen agisse immédiatement pour mettre fin à la campagne antisyndicale."

Agissez !

Cliquez sur le bouton en haut de la page pour envoyer un message de solidarité. Vous pouvez aussi imprimer une copie de l'affiche, photographier des membres de votre syndicat l'arborant et envoyer le tout à Kevin Johnsen, à l'United Steelworkers, pour exprimer votre soutien.

Le dirigeant syndical biélorusse a été libéré

Komlik et Fedynich, ce dernier étant le Président du REP et membre du Comité exécutif d’IndustriALL, ont tous deux été mis en détention pour une prétendue vaste évasion fiscale ayant eu lieu en 2011. En août, Fedynich avait été libéré après interrogatoire tandis que Komlik a été envoyé dans un centre de détention préventive et ensuite transféré dans une prison de Minsk.

Selon nos informations, Komlik a été emprisonné parce qu’il a eu recours à son droit constitutionnel de refuser de témoigner contre lui-même. Lors de sa libération, Komlik a expliqué pourquoi il avait dû avoir recours à ce droit :

“J’ai été guidé par la logique suivante : dès que je me suis retrouvé dans la salle d’interrogatoire, j’ai tout de suite compris au travers de certaines réflexions que l’affaire n’était pas dirigée contre moi mais contre le syndicat. En principe, un enquêteur travaille comme suit : une fois qu’il a trouvé une infraction, il exige le paiement d’une taxe d’un certain montant et il se fiche de savoir d’où vous allez tirer cet argent. En ce qui me concerne, on m’a immédiatement dit “Oh, ce n’est pas bien grave que les taxes n’ont pas été versées, vous avez des bâtiments. Vendez-les pour payer.” Mais nous le savons tous : vendre nos bureaux ferait tomber notre organisation sous le coup de la loi relative aux adresses officielles (Note du rédacteur : en Biélorussie, une organisation sans adresse officielle n’est pas habilitée à fonctionner). Le syndicat REP serait ainsi immédiatement fermé. Et au départ de ces réflexions, j’ai directement compris d’où venait le vent. Je pense que ces responsables avaient compris qu’ils traitaient une affaire politique.

Il a quelque temps, IndustriALL, conjointement à la Confédération internationale syndicale, s’est adressée aux autorités biélorusses pour exiger l’abandon de toutes les accusations portées contre Fedynich et Komlik.

À ce stade, l’enquête se poursuit et les deux dirigeants sont maintenant considérés comme des témoins, mais s’ils devaient être reconnus coupables, ils seraient passibles de sept ans de prison et de la confiscation de leurs biens personnels.

Kemal Ozkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, confie :

Nous nous réjouissons bien entendu de la libération en Biélorussie de notre camarade retenu en prison. Cependant, nos revendications initiales restent inchangées : nous voulons toujours que ces fausses accusations destinées à discréditer notre affilié de Biélorussie soient abandonnées. Nous ne tolérerons pas que des dirigeants syndicaux soient traités en Biélorussie comme des criminels. Cela n’est pas conforme à la Constitution de la Biélorussie, ni à ses obligations internationales.”

Le syndicat zambien rejette le travail précaire dans les mines de cuivre

Le MUZ, qui a syndiqué plus de 4.500 travailleurs chez KCM, est contre le fait de convertir des emplois permanents décents en des postes aux conditions de travail précaires, ce qui conduirait à la pauvreté parmi les mineurs et les communautés dont ils font partie à Chingola, Chililabombwe, Kitwe et Nampundwe.

KCM est une filiale de l’entreprise multinationale Vedanta, qui est active dans les secteurs des mines, du pétrole et du gaz en Australie, en Inde, en Irlande, au Liberia, en Namibie, en Afrique du Sud et au Sri Lanka.

Au cours d’une réunion avec Vedanta Resources, le Président zambien Edgar Lungu a indiqué que son gouvernement était également opposé aux visées de KCM. De plus, le Ministre des Mines, Christopher Yaluma, a émis une directive enjoignant à l’entreprise de renoncer à ses plans et à fonctionner en vertu de sa concession minière de 2004. Le syndicat est dubitatif quant au fait le gouvernement applique sa directive, car KCM est également en contravention de la Loi d’amendement sur l’emploi de 2015 qui rend illégal le fait de précariser un emploi permanent.

Au lieu de sacrifier des emplois, ce que le syndicat demande c’est une amélioration des activités en recapitalisant les mines, en achetant de nouveaux équipements et en octroyant plus d’avantages aux travailleurs pour les motiver. Il est d’avis que KCM devrait accroître la production et faire passer la durée de vie des mines à 50 ans.

Nkole Chishimba, Président du MUZ et du Congrès zambien des syndicats a déclaré :

Vedanta a trompé les mineurs, les communautés dont ils font partie ainsi que les sous-traitants et fournisseurs locaux. L’externalisation prévue est inacceptable et tombe mal à propos. Bien que l’entreprise prétende avoir investi plus de 4 milliards de dollars au cours des 11 dernières années, elle a failli à atteindre une production de cuivre de 400.000 tonnes en raison d’une mauvaise gestion de l’acquisition d’équipements, de matériaux et de pièces de rechange. KCM doit remettre la gestion de la mine au gouvernement de sorte qu’un investisseur viable puisse prendre la suite au lieu de condamner des milliers de travailleurs à la pauvreté par le biais de la précarisation de leurs emplois.

Kenny Mogane, Responsable régional d’IndustriALL au sein de la Région d’Afrique sub-saharienne, indique :

Nous soutenons la position intransigeante du MUZ pour la sauvegarde des emplois du secteur minier en Zambie. Dans le cadre de nos campagnes pour davantage d’emplois décents et permanents, nous devons toujours protéger les emplois existants contre des entreprises qui pensent que la sécurité d’emploi peut être retirée comme bon leur semble. Nous allons continuer à nous ranger aux côtés de nos affiliés dans leur lutte contre le travail précaire.

Déclaration d’IndustriALL sur le litige commercial entre Boeing et Bombardier

Dans le cadre de la plainte de Boeing contre Bombardier auprès du Département du Commerce des États-Unis, des milliers d’emplois qualifiés et décents sont menacés au Canada et en Irlande du Nord.

Ceci n’est pas acceptable.

IndustriALL ne permettra à aucune entreprise de dresser les travailleurs et travailleuses d’un pays contre ceux et celles d’un autre pays.

Nous appelons les gouvernements des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni à rencontrer de toute urgence Boeing et Bombardier, en prenant en compte l’impact social de leurs agissements, et de résoudre ce conflit de telle façon à protéger l’emploi et ne pas porter préjudice aux travailleurs et travailleuses, leurs familles et leurs communautés.

Contexte

En septembre, Boeing a accusé Bombardier de dumping et déposé une plainte auprès du Département du Commerce des États-Unis. Celle-ci pourrait aboutir à la mise en place de droits compensatoires punitifs sur les avions construits par Bombardier, ce qui menacerait des milliers d’emplois.

Ce conflit menace des travailleurs et travailleuses qui sont membres des affiliés d’IndustriALL Unifor, Unite ainsi que l’Association internationale des mécaniciens et des travailleurs de l’aérospatiale au Canada, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Les travailleurs et travailleuses représentés par les affiliés d’IndustriALL comptent pour 22.000 emplois directs et indirects pour la production de composants pour les avions de ligne C Series de Bombardier aux États-Unis, 4.000 emplois directs et pas moins de 14.000 emplois indirects en Irlande du Nord et 45.000 emplois directs et indirects au Canada. L’usine Bombardier de Belfast fabrique les ailes des C Series, qui sont assemblés au Canada.

IndustriALL et Inditex célèbrent le 10e anniversaire de l’Accord-cadre mondial

Durant cet événement, ayant eu lieu au siège social du Conseil économique et social, à Madrid, la présidente et PDG d’Inditex, Pablo Isla, et le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, ont saisi l’occasion pour examiner les principaux progrès réalisés dans le cadre de cette initiative conjointe.

Valter Sanches a déclaré : « l’Accord-cadre mondial favorise la stabilité en ces temps d’incertitude. En protégeant quelque 1,5 million de travailleurs de l’industrie du textile au sein de la chaîne d’approvisionnement d’Inditex, l’accord renforce la position de nos syndicats pour défendre les droits fondamentaux des travailleurs à se syndiquer et à négocier collectivement de meilleurs salaires et conditions de travail ».

Lors de sa présentation, la présidente et PDG d’Inditex a souligné que le travail réalisé au cours de ces dix dernières années présage que « l’Accord-cadre mondial aura un avenir comme l’un des meilleurs instruments permettant de continuer à assurer le respect et à encourager des conditions de travail décentes dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de l’industrie du textile à travers le monde ». Elle a également indiqué que l’universalisation de la liberté syndicale et du droit à la négociation collective constitue le fondement de cette politique.

A cet égard, les deux ont reconnu que les progrès réalisés grâce à l’Accord-cadre mondial ont abouti à des objectifs plus ambitieux visant à immédiatement promouvoir le travail décent, tel qu’établi dans les Objectifs du développement durable (ODD) des Nations Unies souscrits par Inditex.

Pablo Isla a en outre exprimé sa gratitude pour le travail accompli par les trois Secrétaires généraux ayant dirigé IndustriALL depuis la signature de l’accord, ainsi que vanté les mérites des représentants des principaux syndicats d’Espagne, CCOO et UGT, ayant contribué à l’élaboration de l’accord durant cette période. « Sans leur engagement envers les travailleurs qu’ils représentent, leur connaissance de l’industrie du textile, et leur esprit critique et volontariste, l’Accord-cadre mondial n’aurait pas produit les résultats que nous applaudissons ici, aujourd’hui », a indiqué Isla. 

Valter Sanches a félicité Inditex pour avoir pris la tête des efforts visant à renforcer les droits des travailleurs et des syndicats: « Inditex a conscience de son rôle en tant que l’un des plus grands détaillants mondiaux et a été la première marque de vêtements à comprendre l’utilité de favoriser de bonnes relations du travail, non seulement dans ses propres usines mais dans l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement. L’Accord-cadre mondial rend les fournisseurs des usines comptables de leurs actes, permettant la résolution réussie des conflits du travail et une plus grande participation des syndicats dans les pays producteurs ». 

TRACABILITE ET TRANSPARENCE

La collaboration entre Inditex et IndustriALL remonte à 2002. Cependant, il a fallu attendre la signature de l’Accord-cadre mondial, en 2007, pour que les deux parties commencent à prendre des mesures visant à renforcer la position des travailleurs et à protéger leurs droits dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du Groupe, telles que symbolisées par la communication de la liste complète des fournisseurs d’Inditex depuis cette date.

Les plus de 1 800 fournisseurs et 7 000 usines composant la chaîne d’approvisionnement du Groupe appliquent non seulement son ‘Code de conduite pour les fabricants et les fournisseurs’ à l’ensemble de leur production, mais participent également et en dépit du fait qu’ils ne fournissent pas exclusivement Inditex, aux initiatives conjointes relevant de l’accord-cadre mondial. Près de 1,5 million de travailleurs ont vu depuis lors leurs conditions de travail protégées et renforcées. 

L’Accord-cadre a passé un nouveau cap en 2012 avec la nomination d’un coordinateur général et la signature du Protocol articulant l’accès des syndicats locaux à la chaîne d’approvisionnement, accroissant les efforts de transparence de la chaîne d’approvisionnement et autorisant les travailleurs locaux à mener leurs propres négociations collectives. Cette série d’initiatives a été renforcée en 2014 lors du renouvellement de l’Accord-cadre mondial.

En intégrant les experts syndicaux locaux dans 12 groupes de fournisseurs, au sein desquels Inditex a organisé la majorité de ses fournisseurs à travers le monde, l’extension de l’Accord-cadre mondial, en 2016, a marqué une nouvelle étape importante en ce qui concerne l’effort collectif entrepris et la recherche de transparence dans la chaîne d’approvisionnement. Le protocole a établi des forums aux fins de favoriser une collaboration et un échange efficaces dans le cadre du travail fourni pour protéger les droits des travailleurs et assurer une dynamique constante dans les groupes.

Au cours des 10 dernières années, l’Accord-cadre a facilité et renforcé une approche commune de la réalité que connaît chaque pays en promouvant le droit à faire appel aux syndicats sur le lieu de travail. Les programmes pilotes, conduits dans plus de 80 usines implantées dans 12 pays, ont porté sur une multitude d’aspects, y compris le droit à se syndiquer, des conditions de travail décentes et un environnement de travail sain, ainsi que le renforcement de la position des femmes. Les conclusions de ces programmes pilotes sont applicables à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.