L’OIT va adopter un nouveau recueil de directives sur la sécurité dans les mines à ciel ouvert

Lors d’une réunion à Genève, en Suisse, tenue du 16 au 20 octobre, des experts des mines à ciel ouvert des groupes des travailleurs, des gouvernements et des employeurs auprès de l’OIT sont parvenus à trouver un consensus sur un nouveau recueil de directives pratiques qui sera présenté pour adoption par le Conseil d’Administration en mars 2018.

IndustriALL, sous les auspices de la Confédération syndicale internationale, a coordonné l’apport des experts syndicaux sélectionnés au sein des six pays suivants :Canada, Colombie, Inde, Indonésie, Afrique du Sud et Zambie.

L’approche adoptée par le groupe des travailleurs reposait sur le principe fondamental que le recueil de directives devrait relever le seuil minimum en termes de santé et sécurité professionnelles pour tous les mineurs des sites à ciel ouvert, même au sein de juridictions minières ou pays disposant de médiocres législations en matière de santé et sécurité ou dans des pays qui n’ont pas ratifié la Convention 176 de l’OIT.

Selon le Directeur du 3e District de notre affilié canadien, les Métallos USW, “ces directives à ratifier, qui fournissent des principes généraux et des lignes directrices spécifiques pour prévenir les accidents et protéger les mineurs en matière de santé et sécurité dans les mines à ciel ouvert, vont relever ce seuil minimum dès lors qu’elles permettront de renforcer les droits et responsabilités fondamentaux des travailleurs et travailleuses.”

Ces principaux droits des travailleurs comprennent : (1) le droit de CONNAITRE les dangers inhérents à leurs tâches, pleinement et totalement, et de recevoir la formation et l’enseignement nécessaires pour effectuer ces tâches en sécurité ; (2) le droit de REFUSER OU DE FAIRE CESSER des tâches dangereuses sans craindre de répercussions ; (3) le droit de PARTICIPER pleinement à la mise en place et à l’application des politiques, programmes et procédures de santé et sécurité, y compris aux analyses de risque.

La tâche consistant à réviser le recueil de directives pratiques sur la sécurité et la santé dans les mines à ciel ouvert adopté en 1991 était ardue, sachant les intérêts opposés des parties, obligées à se retrouver autour d’un consensus. Aucun des groupes n’était certain du soutien de l’un ou l’autre de ses deux homologues et un accord a souvent été difficile à atteindre sur des questions importantes pour les parties. Le principe fondamental de ces négociations a été que le texte ou les clauses à proposer ou à convenir ne pouvaient pas affaiblir la Convention 176 de l’OIT et ses recommandations.

Le groupe des travailleurs est redevable du formidable leadership de son porte-parole désigné,  Steve Hunt, Directeur de 3e District de l’USW, pour son inestimable apport et expertise ainsi que sa passion pour la cause des mineurs.

Cette réunion d’experts s’est tenue à la suite d’une décision du Conseil d’Administration de l’OIT, lors de sa 329e Session en mars 2017, visant à passer en revue et adopter un recueil de directives pratiques sur la sécurité et la santé dans les mines à ciel ouvert. C’est le Département des politiques sectorielles de l’OIT qui a préparé le projet de recueil à examiner et adopter.

Géorgie: poursuite des opérations de démantèlement syndical à l’usine Rustavi Azot

Alors que la principale organisation de l’affilié à IndustriALL, le syndicat des travailleurs de l’industrie de la métallurgie, des mines et de la chimie de la Géorgie (TUMMCIWG), a perdu plus de 1 000 membres depuis février 2017, la pression sur les travailleurs s’intensifie.

Le 25 octobre, de jeunes militants syndicaux sont allés à la rencontre des travailleurs à l’entrée de l’usine pour leur expliquer leurs droits constitutionnels et les motifs de la campagne antisyndicale menée par la compagnie. Les travailleurs ont convenu de la nécessité du syndicat représentant les travailleurs à Rustavi Azot.

TUMMCIWG tente d’établir sans succès un cadre général de négociations avec la direction de la compagnie depuis mars 2017. Celle-ci exerce des pressions sur les contremaîtres pour forcer les travailleurs à quitter le syndicat. Le nombre d’adhérents a baissé de 1 450 à 630 entre février et avril 2017. 300 travailleurs supplémentaires ont quitté le syndicat entre juin et septembre, et 100 autres en octobre.

Les attaques antisyndicales font suite aux protestations contre les licenciements illégaux de 350 personnes effectués au début de l’année 2017, et la signature de nouvelles conventions avec les autres travailleurs nuisant gravement à leurs conditions de travail. 

Le syndicat a demandé à plusieurs reprises de l’aide au Ministère du Travail, de la Santé et des Affaires sociales de la Géorgie, mais ce dernier a été incapable d’honorer ses engagements et d’amener les parties à la table de négociation.

Le président de TUMMCIWG, Tamaz Dolaberidze, a déclaré:

« Une compagnie particulière a établi en Géorgie son propre ordre juridique et le gouvernement ferme les yeux. Nous avons fait de notre mieux pour maintenir une relation constructive avec la direction. Désormais, le syndicat informera la communauté internationale sur l’ensemble des considérations qui précèdent ».

Selon Dolaberidze, l’Organisation internationale du Travail, l’Union européenne, le département d’Etat américain et la Confédération syndicale internationale recevront des informations dans un proche avenir. Le syndicat appelle les affiliés à IndustriALL à être solidaires et à envoyer, par courrier électronique à [email protected], une photo où ils tiennent dans les mains la note jointe.

Valter Sanches, Secrétaire général d’IndustriALL, a indiqué dans sa lettre adressée au Président de la Géorgie:

« IndustriALL Global Union condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre le syndicat et vous enjoint d’intervenir immédiatement pour résoudre cette situation intenable ».

IndustriALL progresse au niveau du travail sur l’égalité des genres en Amérique latine et dans les Caraïbes

Les membres du Comité régional des Femmes, des déléguées de Colombie et des observatrices ont rédigé un projet de plan de travail à présenter aux structures d’IndustriALL Global Union.

Parmi les points clés du plan, on relève : l’importance d’étudier où l’on retrouve les femmes au sein de l’industrie et du mouvement syndical, déterminer les aspirations des femmes, identifier les obstacles qui empêchent les femmes de bénéficier de chances égales et l’occupation de postes à responsabilité au niveau du mouvement syndical national et régional.

La feuille de route aspire également à donner un visage féminin au mouvement syndical, aborder les problématiques qui préoccupent les femmes, prendre des mesures pour faciliter la nomination de femmes à 40% des postes au sein du Comité exécutif d’IndustriALL Global Union lors du prochain Congrès en 2020 et promouvoir la solidarité et les échanges d’idées entre les femmes de la région.

Les femmes membres des syndicats affiliés aux syndicats des mines et de l’énergie en Colombie ont partagé les résultats préliminaires d’études sur la question des genres et sur les jeunes. La méthodologie utilisée pour l’étude est enquête/action/participation, dont le but est de découvrir pourquoi si peu de femmes et de jeunes travailleurs rejoignent les syndicats et de chercher des solutions à ce problème.

L’étape suivante pour ces trois syndicats sera de débattre des conclusions de ces recherches avec leurs comités exécutifs et de mettre en œuvre un plan d’action pour dépasser les obstacles qui existent et assurer que les résultats de l’enquête seront utilisés pour formuler une politique sur les questions de genre et les jeunes.

L’étude a été conduite dans le cadre d’un projet de renforcement syndical d’IndustriALL avec le soutien des syndicats suédois IF Metall et Unionen. Trois des chercheuses parlent ici de ce processus.

“C’était une réunion très positive qui a soulevé beaucoup d’attentes. Maintenant, nous devons tous et toutes nous conformer aux objectifs établis,” a déclaré Mónica Veloso, coprésidente du Comité des Femmes d’IndustriALL.

À la suite de la réunion, un groupe Facebook a été créé pour partager les informations sur le plan d’action concernant les questions de genres dans la région.

Des syndicats marocains défilent pour demander la réouverture d’une raffinerie de pétrole

La manifestation partira du siège social de la Confédération syndicale CDT pour rejoindre le Tribunal de commerce de Casablanca. D’autres syndicats appartenant à de nombreux secteurs et affiliés à la CDT participeront également à la manifestation par solidarité.

SNIPGN-CDT a déjà manifesté le 14 octobre, où plus de 350 véhicules ont roulé en convoi de Mohammedia jusqu’au Tribunal de commerce.

Le syndicat demande au gouvernement de prendre des mesures immédiates pour mettre fin à l’impasse dans laquelle se trouve la raffinerie de pétrole SAMIR, dont la production a été arrêtée en août 2015, après que l’entreprise ait été dans l’impossibilité de payer le montant de 1,3 milliard de US$ dû à l’administration fiscale marocaine.  

Plus de 1 000 employés de la raffinerie se trouvent dans une situation incertaine depuis plus d’une année, recevant un salaire amputé de 45 pour cent, ne pouvant plus cotiser pour la retraite et ne bénéficiant plus de couverture santé pour eux-mêmes ou leurs familles. 

Selon le syndicat, la crise a également été à l’origine de la perte de milliers d’emplois dans les industries connexes, d’une hausse des prix du carburant à la consommation ainsi que d’un déclin de la prospérité commerciale et du développement de la ville de Mohammedia et de ses sous-régions.

SNIPGN-CDT appelle le gouvernement à reprendre les activités de SAMIR, dont la production peut atteindre 200 000 barils par jour, ou à constituer une joint-venture avec une entreprise privée afin que la raffinerie puisse redémarrer la production le plus rapidement possible. Le syndicat demande également à ce que les travailleurs bénéficient d’une couverture santé et paient leurs cotisations de sécurité sociale.

Le gouvernement a continuellement refusé de consulter SNIPGN-CDT au sujet de l’avenir des travailleurs ou de celui du secteur du raffinage au Maroc. Le gouvernement n’a pas non plus demander des comptes à SAMIR pour ne pas avoir respecté l’accord conclu avec le gouvernement établissant d’investir dans la raffinerie, de préserver les emplois et de verser les cotisations de sécurité sociale. 

La Cour d’appel de commerce de Casablanca a ordonné la liquidation de la seule raffinerie de pétrole du Maroc en mars 2016. Depuis 2017, le gouvernement étudie des offres de rachat  pour reprendre les activités de l’entreprise en proie à de grandes difficultés. Cependant, la situation est toujours dans l’impasse et le gouvernement ne fait rien.

IndustriALL a écrit au Chef du gouvernement du Maroc, lui réitérant l’appel qu’il lui avait adressé à protéger les droits des travailleurs au sein de la compagnie et à redoubler d’efforts pour trouver, en concertation avec SNIPGN-CDT, une solution durable pour la raffinerie et ses employés. 

Selon le gouvernement marocain, la dette totale de SAMIR atteint quelque 4,5 milliards de US$ et continue de croître. Jusqu’à la procédure de liquidation ordonnée par le Tribunal, SAMIR était contrôlée par Corral Holdings, qui détenait 62,26 pour cent des parts de la compagnie. Corral Holdings appartient au deuxième plus riche homme d’Arabie saoudite, le milliardaire Sheikh Mohamed Houssein El Amoudi.

SAMIR n’a pas réussi à injecter 1,4 milliard de US$ en 2015. Par ailleurs, le Tribunal a rejeté une proposition de restructuration de la dette de la compagnie soumise sans garantie.

Le Comité se réunit pour améliorer la santé et la sécurité chez ArcelorMittal

IndustriALL Global Union, les Métallos USW, IndustriALL Europe et ArcelorMittal se sont réunis avec pour objectif déterminant de transformer ArcelorMittal en une entreprise à l’abri des accidents mortels, en soutenant les efforts des comités locaux de santé et sécurité. Ce comité a été constitué en 2008 et il reste le seul de son genre au niveau de la sidérurgie mondiale.

Henri Blaffart, soutien exécutif du CMPSS et cadre dirigeant, VPE, directeur des ressources humaines et des services de gestion du groupe ArcelorMittal, a ouvert la réunion par ces mots :

“La responsabilité d’un environnement de travail sûr incombe à la direction et c’est une chose que je prends très au sérieux, non seulement parce que la sécurité et notre principale priorité en tant que groupe, mais aussi parce veiller au bien-être des nôtres est un devoir moral. Garantir un lieu de travail sûr, cependant, est l’affaire de chacun d’entre nous au sein d’ArcelorMittal. C’est pourquoi cette collaboration entre tous les niveaux de direction, nos équipes de santé et sécurité partout dans le monde et les syndicats est si importante.”

Depuis son lancement, le comité a visité 26 aciéries de par le monde pour y rencontrer les comités locaux de santé et sécurité, partager les meilleures pratiques et encourager une coopération forte et harmonieuse. Au cours de ces réunions sur site, le comité se concentre sur la mise en place et le maintien d’un dialogue solide entre syndicats et haute direction.

Parmi les résultats importants de la réunion on relève l’appréciation réciproque de l’importance d’une collaboration entre la direction d’ArcelorMittal et les syndicats pour gérer de manière efficace les questions de santé et sécurité, le besoin d’un dialogue permanent entre les parties pour s’assurer de la cohérence des stratégies de santé et sécurité et la confirmation de l’engagement de chaque organisation à son plus haut niveau vis-à-vis du CMPSS.

Le comité a également entériné l’importance qu’il a d’avoir des enquêtes sur incidents et des indicateurs clés de performance gérés conjointement et a renouvelé son engagement à promouvoir la remontée d’informations et à trouver de meilleurs moyens de soustraire les gens aux risques.

Se tournant vers l’avenir, le CMPSS a proposé trois réunions pour l’année prochaine et a défini sa feuille de route pour 2018, qui prévoit de soutenir et donner des moyens aux comités locaux de santé et sécurité aux fins de s’attaquer aux causes profondes potentiellement à l’origine de décès et de graves blessures par le biais d’un dialogue significatif et de haute qualité.

Brian Kohler d’IndustriaLL a déclaré :  

“Nous considérons la santé et la sécurité professionnelles comme une affaire de droits et de responsabilités. Faire en sorte que celles-ci soient bien comprises et respectées par tous au niveau de l’organisation au sein d’ArcelorMittal contribuera grandement à la prévention des blessures, maladies et décès. Chacun a un rôle à jouer, même si celui-ci n’est pas le même pour tous. C’est pourquoi un bon dialogue entre les parties présentes sur le lieu de travail est essentiel pour identifier et créer les dispositifs nécessaires pour protéger tout un chacun, qu’il soit travailleur, encadrant, sous-traitant ou visiteur, chaque jour au sein d’ArcelorMittal.”

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a conclu :

“Nous sommes heureux de voir le comité de santé et sécurité remis sur les rails avec un nouvel engagement de toutes les parties concernées. Cela démontre qu’IndustriALL et ArcelorMittal sont prêts à collaborer sur des problématiques importantes auxquelles travailleurs et travailleuses sont confrontés. Nous sommes impatients de développer l’an prochain un réseau mondial des syndicats d’ArcelorMittal et chercherons à étendre notre collaboration avec ArcelorMittal au plan mondial afin de couvrir un plus large éventail de questions relevant des relations sociales.”

Suivez la Conférence mondiale d’IndustriALL sur Industrie 4.0 en direct sur Facebook

Francisco Betti, du Forum économique mondial, Deborah Greenfield, Directrice générale adjointe de l’Organisation internationale du Travail (OIT), et Wolfgang Lemb, de l’affilié allemand à IndustriALL, IG Metall, figurent parmi les principaux orateurs. Les débats d’experts comprendront des discussions sur Industrie 4.0 avec Sharan Burrow, Secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), et Luc Triangle, d’IndustriAll Europe, ainsi que les représentants des affiliés à IndustriALL en provenance des quatre coins du monde.

Les thèmes de la conférence portent sur:

Un PROJET de document de travail intitulé: « The Challenge of Industry 4.0 and the demand for new answers » (Les défis d’Industrie 4.0 et la demande de nouvelles réponses), a été préparé avant la conférence et peut être consulté ici. Les contributions de la Conférence figureront dans la version finale du document.

Suivez la Conférence en direct le jeudi 26 octobre dès 9h00 sur notre page Facebook.

Approbation du processus pour préparer la future transmission de l’Accord du Bangladesh à un régulateur national

L’Accord sur les mesures de sécurité ayant trait aux incendies et aux bâtiments au Bangladesh a été conçu à la suite l’effondrement du Rana Plaza en 2013 et sa validité s’étend jusqu’en mai 2018.

IndustriALL et Uni Global Union ont rencontré l’Association des propriétaires d’usines du pays, la BGMEA, à Dacca ce jeudi et sont convenus avec elle d’une série de conditions pour le transfert de l’Accord à un comité national de régulation. Ces conditions comprennent des dispositions concernant la transparence, l’exécution, les moyens ainsi que des mécanismes de dépôt de plaintes confidentiels.

Au cours d’une réunion ultérieure avec les Ministres du Commerce et du Travail ainsi que la BGMEA, il a été convenu que l’Accord se verrait octroyer une extension de ses opérations au-delà de mai 2018 si à ce stade l’organe national de régulation n’est pas encore en mesure de reprendre le travail de l’Accord, comme l’on s’y attend fortement.

Cette extension au-delà de mai 2018 sera initialement de six mois. Un comité conjoint constitué des enseignes, des fédérations syndicales internationales, de la BGMEA, de l’OIT et du gouvernement va assurer le suivi des préparatifs du programme du gouvernement en vue de prendre la suite de l’Accord et de nouveaux examens de la situation continueront à se faire tous les six mois. Dès lors que les conditions du passage de témoin seront remplies, il y aura une nouvelle période de six mois pour la transition vers l’organe national de régulation.

La Secrétaire générale adjointe d’IndustriALL Jenny Holdcroft déclare :

L’Accord a permis de porter remède à des milliers de problèmes de sécurité au sein de l’industrie de la confection au Bangladesh et est fondamental pour la protection des travailleurs et travailleuses. Il a également créé un modèle qui peut être adopté par un organe national de régulation pour assurer l’application des normes de sécurité à l’avenir.

Développer les moyens pour rencontrer les conditions d’un transfert des fonctions de l’Accord est vital. Nous allons continuer à collaborer avec l’Accord pour soutenir le gouvernement dans cette tâche et assurer que les prérequis d’une industrie de la confection sûre et soutenable sont rencontrés.

Christy Hoffman, Secrétaire général adjointe d’Uni Global Union déclare :

Un des buts de l’Accord a toujours été de pouvoir assurer une transition vers un régime de régulation crédible aux mains du gouvernement du Bangladesh.

Les discussions avec le gouvernement démontrent qu’il reconnaît l’importance d’une industrie du prêt-à-porter sûre et nous allons continuer à collaborer avec le régulateur pour aider au développement de ses moyens d’action. Il est acquis que l’Accord 2018 reste en vigueur jusqu’à ce que le gouvernement bangladais soit en mesure d’en reprendre la responsabilité, en vertu de critères mesurables qui ont été convenus. Nous examinerons les progrès accomplis tous les six mois.

Lors de la réunion, il a également été convenu que l’Accord 2018 s’appellera désormais l’Accord de Transition.

Les métallurgistes canadiens entament leur neuvième mois de grève à la raffinerie CEZinc de Glencore

Le conflit a commencé le 12 février, jour où les travailleurs ont rejeté le plan de la compagnie visant à réduire les coûts et à augmenter la productivité par le pillage du régime de retraite. La compagnie veut accroître la contribution des travailleurs malgré le surfinancement de la caisse de retraite, dont le ratio de financement s’élève à 114 pour cent.

La compagnie n’a pas changé sa position malgré la durée prolongée de la grève: le 3 octobre, 97 pour cent des travailleurs ont voté le rejet de la dernière offre, pour l’essentiel identique à celle de février. Des métallurgistes locaux alimentent un fonds de grève pour soutenir les grévistes.

Le syndicat estime que la compagnie s’efforce d’affaiblir la volonté des travailleurs en conduisant une guerre d’usure. Bien qu’ils restent déterminés, les grévistes ont un grand besoin de soutien et d’encouragement. Veuillez envoyer un message à la compagnie pour lui demander de négocier de bonne foi.

CEZinc est une raffinerie de zinc implantée à Salaberry-de-Valleyfield, au Québec. Elle fait partie de la chaîne d’approvisionnement canadienne en zinc de Glencore, qui comprend deux mines. Glencore gère CEZinc et détient une participation de 25 pour cent dans la compagnie via le Fonds de revenu Noranda dont les parts sont inscrites à la bourse de Toronto.

CEZinc a recours à des briseurs de grèves pour maintenir la production. Le ministère du Travail du Québec a constaté à plusieurs reprises le recours illégal aux briseurs de grève, qui est un phénomène répandu selon le syndicat.

En septembre, IndustriALL et ses affiliés ont lancé une campagne contre Glencore, qui a des antécédents en matière d’attaques des droits des travailleurs. En mai, une délégation de Métallos a manifesté avec IndustriALL et son affilié suisse, Unia, lors de l’Assemblée générale annuelle des actionnaires de Glencore, tenue dans la ville suisse de Zug.

Une délégation des Métallos se trouve actuellement dans le Queensland, en Australie, pour renforcer les liens de solidarité avec les 190 membres du syndicat de la construction, de la foresterie, de la mine et de l’énergie, lock-outés à la mine Oaky North de Glencore depuis juin 2017. Glencore a recours à des travailleurs contractuels pour les remplacer.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a déclaré:

« Les travailleurs de chez CEZinc ont droit à une retraite décente après une vie de dur labeur. IndustriALL restera aux côtés des Métallos et continuera de les soutenir. Nous demandons instamment à l’ensemble de nos affiliés d’envoyer un message à la compagnie aujourd’hui ».

Agissez

Envoyez un message à la compagnie pour lui demander de négocier de bonne foi.

Île Maurice : sept grévistes de la faim revendiquent un salaire vital

Des bas salaires de l’ordre de l’équivalent de 43 dollars par mois et un emploi informel par le biais de sous-traitants, qui sont le lot des 333 femmes travailleuses des services de nettoyage des écoles primaires et secondaires mauriciennes du ressort du gouvernement, ont poussé le Président Reeaz Chutto et la Secrétaire générale Jane Ragoo de la Confédération des Travailleurs du Secteur Public et Privé (CTSP), ainsi que cinq travailleuses des services de nettoyage, à entamer une grève de la faim ce 13 octobre dernier.

La CTSP, qui est affiliée à IndustriALL Global Union, a décidé de cette action draconienne dès lors qu’elle a senti que ses revendications pour de meilleurs salaires, formulées depuis cinq ans, n’étaient pas prises en compte. Les manifestations et grèves du syndicat n’ont pas conduit à des augmentations salariales.

Malgré des réunions avec les ministres des finances et du travail, dont le syndicat avait le sentiment qu’elles constituaient des avancées, ces personnes affectées au nettoyage ont continué à être payées moins de l’équivalent de deux dollars par jour, sans avoir dès lors suffisamment d’argent pour entretenir leurs familles. Pourtant, le gouvernement a augmenté le salaire des enseignants en discriminant ainsi les travailleuses des services de nettoyage. Compte tenu de cela, les syndicats ont mis en doute l’engagement du gouvernement à augmenter les salaires comme annoncé par le biais de sa politique de salaire minimum censée profiter aux travailleurs et travailleuses tributaires de bas salaires.

La CTSP espère que Leela Devi Dookun-Luchoomun, la Ministre de l’Éducation et des Ressources humaines, de l’Éducation tertiaire et de la Recherche scientifique, rencontrera les syndicats après la mise sur pied d’un comité de solidarité destiné à soutenir la grève de la faim.

Jane Ragoo, qui est également membre du Comité exécutif d’IndustriALL, a déclaré :

“Nous ne comprenons pas pourquoi la ministre n’est pas intéressée à mettre fin à l’exploitation des travailleuses des services de nettoyage. Nous sommes dans l’attente de la réaction du gouvernement, mais un comité de soutien composé de syndicats et de partis d’opposition a été mis sur pied pour rencontrer la Ministre de l’Éducation ce 20 octobre et on peut espérer que le gouvernement accédera à nos revendications”.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, a écrit au Premier Ministre de l’Île Maurice, Pravin Jugnauth. Il dit :

"De nombreuses tentatives pour traiter la question avec différents ministres du gouvernement n’ont pas reçu l’attention souhaitable vis-à-vis de la situation intenable de ces travailleuses qui méritent un salaire vital.

Dès lors, IndustriALL Global Union vous exhorte à intervenir immédiatement pour résoudre cette situation avant que la santé et le bien-être de nos camarades ne soit davantage compromis."

Fabian Nkomo, Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Afrique sub-saharienne ajoute :

“Nous attendons toujours des gouvernements qu’ils donnent l’exemple dans notre campagne pour des salaires vitaux. Cela explique notre frustration et notre déception lorsque des gouvernements deviennent eux-mêmes des employeurs coupables. Nous nous prononçons en faveur d’une résolution immédiate de ce conflit, pour le bien de nos camarades.”

Entretemps, la grève de la faim se poursuit.

Agissez !

Des syndicalistes d’autres pays se sont engagés à les rejoindre pour une grève de la faim de solidarité de 24 heures. Rejoignez-les !

IndustriALL Global Union signe accord cadre mondial avec Safran

L'accord a pour objectifs de :

En outre, l’accord affirme la volonté de promotion « d’un dialogue social ouvert et constructif à l’échelon mondial afin d’améliorer et développer en continu de bonnes pratiques de travail sur l’ensemble des sites de Safran ».

Valter Sanches, Secrétaire Général de IndustriALL a déclaré :

Signer un ACM avec une entreprise en forte croissance dans l’industrie de l’aéronautique et de la défense signifie une grande avancée dans la protection des droits des travailleurs. L’ACM fournit des mécanismes pour un comité mondial de surveillance, qui est la clé d’un bon dialogue à travers toutes les opérations de Safran dans le monde entier et les fournisseurs tout au long de sa chaîne d’approvisionnement.

Un comité de suivi mondial sera instauré, afin d’évaluer la façon dont les accords et engagements sont mis en place concrètement. Il se réunira deux fois par an et sera composé de représentants de la Direction du Groupe et de représentants issus des syndicats affiliés à IndustriALL Global Union dans toutes les zones d’implantation de Safran. L’une de ces deux réunions se déroulera dans un pays différent chaque année afin d’y mesurer l’application de l’accord.

Pour Jean-Luc Bérard, DRH Groupe Safran:

Cet accord est le fruit d’un long processus de négociation avec IndustriALL Global Union et ses affiliés. Il prolonge aussi les relations qui existaient déjà avec IndustriAll Europe, dans le cadre de négociations européennes. En tant qu’entreprise mondialement implantée, il était important que le premier accord monde pour Safran pose des principes parlant à l’ensemble de ses salariés, ceux d’égalité de traitement, de santé et sécurité au travail, comme de respect de l’environnement, dans les produits développés par notre Groupe notamment, ou encore d’éthique des affaires partout où Safran opère. Ce sont les bases de cet accord.

Cet accord traduit la volonté de  Safran de développer ses activités conformément à sa politique de développement durable et dans le respect des droits de ses salariés et leurs représentants, ainsi que ceux de ses fournisseurs et sous-traitants à travers le monde.

Ce premier accord est conclu pour une durée de 5 ans. La négociation de son renouvellement est d’ores et déjà prévue dans la perspective d’un accord à durée indéterminée.