Les femmes travailleuses de Zambie et de Tanzanie s’engagent pour combattre la violence

Tous les affiliés d’IndustriALL de Zambie et de Tanzanie s’étaient engagés à discuter en interne de l’engagement d’IndustriALL sur la violence et le harcèlement à l’égard des femmes et à l’adopter formellement. Celui-ci marque l’engagement du syndicat pour une politique de tolérance zéro avec le slogan “Non à la violence. Pas sur notre lieu de travail. Pas dans notre syndicat”.

Ces ateliers d’échange sur le recrutement syndical des femmes faisaient partie des activités de projet sur le recrutement syndical tenues à Dar es Salam, en Tanzanie en juillet et à Kitwe entre le 27 novembre et le 1er décembre et qui se sont conclus avec l’évaluation du projet et la réunion du Conseil national pour la Zambie.

Après le premier atelier d’échange tenu à Dar es Salam en juillet, trois dirigeantes tanzaniennes en provenance d’affiliés d’IndustriALL Global Union, le Syndicat des travailleurs de l’industrie et du commerce (TUICO) et le Syndicat des mines, de l’énergie, de la construction et des secteurs apparentés de Tanzanie, se sont rendues en Zambie pour assurer un suivi du partage des stratégies et expériences au niveau du recrutement syndical et de l’amélioration de la représentation des femmes au sein de nos organisations.

Margaret Ndagile du TUICO a indiqué :

“Il existe beaucoup de défis parce que nous représentons de nombreux secteurs différents, comme les mines, les industries et l’énergie et nous devons étudier comment amener à nous davantage de femmes issues de tous ces secteurs.”

Les vingt-cinq jeunes femmes travailleuses des secteurs des mines, de la métallurgie, des industries pharmaceutiques et de la plasturgie de Zambie ont exprimé les difficultés auxquelles elles sont confrontées en tant que syndicalistes sur leurs lieux de travail et dans leurs syndicats. Les priorités qui ne sont pas prises en compte lorsque leurs syndicats négocient collectivement et les mêmes explications stéréotypées qu’elles reçoivent toujours de la part de leurs syndicats sur le manque de représentation des femmes.

“Les femmes paient des cotisations égales auprès de leurs syndicats, mais elles n’ont pas un droit au chapitre égal au niveau des décisions. Pourquoi ?", ont-elles demandé. Les groupes de participantes de chacun des syndicats se sont réunis en aparté pour dresser des plans d’action à mener sur les lieux de travail et à soumettre à leurs dirigeants.

“Nous avons appris beaucoup par le biais de cet échange avec les syndicalistes tanzaniennes, en particulier s’agissant des jeunes travailleuses ; elles sont tellement engagées dans les activités syndicales et c’est si encourageant”

a indiqué Yuyi Sikananu, en charge du recrutement syndical auprès du NUBEGW, de Zambie.

La réunion d’évaluation définitive des deux années de ce projet sur le recrutement syndical a suivi avec la participation de Magnus Palmgren d’IF Metall, Suède, qui a salué le nombre de jeunes femmes participant aux réunions et a expliqué pourquoi IF Metall s’était publiquement déclaré un “syndicat féministe”.

Les directions syndicales du Syndicat des mineurs de Zambie, du Syndicat national des travailleurs du commerce et de l’industrie et du Syndicat national des travailleurs de la construction, de l’énergie et des industries diverses se sont revendiquées du projet. Elles ont souligné les avancées engrangées en apprenant à cartographier les lieux de travail pour cibler et recruter environ 25.000 nouveaux membres depuis 2014, grâce à la mise sur pied d’équipes permanentes de recrutement.

L’application des “règles d’or” de non-concurrence et de coopération entre les affiliés a permis de bâtir une unité et une solidarité concrètes, qui a conduit nos affiliés à obtenir des postes de direction au sein du Congrès des Syndicats de Zambie.

Enfin le Conseil national pour la Zambie a adopté le principe de représentation par 40% de femmes et d’un calendrier de réunions trimestrielles ainsi que celui d’une structure de coordination et a proposé de mettre sur la table l’Engagement contre la violence lors de la première réunion du Conseil de 2018.

IndustriALL accueille neuf nouveaux syndicats

On y retrouve quatre syndicats en provenance d’Amérique latine, deux du Moyen-Orient, deux d’Albanie et un d’Afrique, couvrant des secteurs comprenant l’énergie, le textile, les produits manufacturés et les matériaux.

Ces nouveaux syndicats ont déjà pris part à des activités d’IndustriALL. Le syndicat Sutraprotisa, qui fait lui-même partie de notre nouvel affilié péruvien FETRIMAP-CGTP, a participé à la Conférence mondiale d’IndustriALL pour les industries de la pâte et du papier, à Budapest, fin novembre. Ce syndicat péruvien fait partie du réseau syndical de CMPC depuis deux ans et a reçu le soutien solidaire d’IndustriALL et du réseau dans le cadre de ses négociations avec ce producteur de pâte à papier.

Notre nouvel affilié brésilien, FERAESP, s’est joint à la réunion du réseau mondial d’IndustriALL pour Shell, au Pays-Bas, en septembre, et a depuis montré une forte implication dans la campagne récemment lancée contre Shell, qui opère au Brésil sous le nom de Raízen.

Nos nouveaux affiliés albanais SPILT et FSPILASH représentent tous deux principalement des femmes travailleuses du secteur textile.

Le nouvel affilié qui compte le plus de membre est le syndicat argentin SEIVARA, avec 6.000 membres, dont 33% sont des femmes et 90% des cols blancs. Ce syndicat est actif dans le secteur des matériaux, en particulier celui du verre.

Le syndicat panaméen SITIESPA, compte des membres au sein du secteur de l’électricité, qui sont tous des cols blancs.

Notre nouvel affilié africain, le SAP, mène pour l’instant une bataille juridique pour défendre huit membres qui sont en conflit avec Total Gabon. Il va tenter de se servir de l’accord-cadre mondial d’IndustriALL avec Total pour aider à résoudre la question.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré :

“Nous saluons chaleureusement l’arrivée de nos nouveaux affiliés au sein de la famille d’IndustriALL, qui se sont rapprochés de nous par le biais de luttes, de campagnes et de réseaux. Nous sommes prêts à défendre et promouvoir leurs intérêts. Ces syndicats nouvellement joints à nous peuvent également être assurés de bénéficier de la solidarité internationale de tous nos camarades, partout dans le monde.”

Nouveaux affiliés de novembre 2017 :

  1. Sindicato de Empleados de la Industria de Vidrio y Afines de la República Argentina (SEIVARA – verre et secteurs connexes) Argentine
  2. Independent Trade Union for Textile and Light Industry (SPILT – textile et industrie légère) Albanie
  3. Trade Union of Workers of Light Industry, Handicrafts and Agro-processing (FSPILASH – industrie légère, artisanat, transformation de produits agricoles) Albanie
  4. Federation of Rural Workers of the State of Sao Paulo Brazil (FERAESP – secteur agricole) Brésil
  5. Federation of Mining, Quarrying and Building Materials – EUMQB (mines, carrières, matériaux de construction) Egypte
  6. Syndicat Autonome des Pétroliers (SAP) Gabon
  7. General Trade Union for Workers in Electricity in Jordan (GTUWE – industrie de l’électricité) Jordanie
  8. Sindicato de los trabajadores de la Industria Eléctrica y Similares de la Republica de Panama (SITIESPA – industrie de l’électricité et secteurs connexes) Panama
  9. Federacion de Trabajadores de la Industria Manufacturera y Afines del Peru (FETRIMAP–CGTP – industries manufacturières et connexes) Pérou

Le Comité exécutif, réuni à Colombo, a également approuvé la ré-affiliation du Syndicat Automobile and Farm Machinery Workers’ Union de Russie (AFW – automobile et machines agricoles) et de la Bauxite Mine and Metal Workers’ Federation (SBMWF – bauxite, mines et métallurgie) du Suriname.

Ceci porte le nombre total de syndicats à 620, issus d’environ 140 pays.

Les mineurs ukrainiens subissent des fouilles à corps et d’énormes pressions

En novembre, des fouilles à corps humiliantes ont été effectuées dans les mines d’Evraz Sukha Balka. Les mineurs, principalement des membres du NPGU, ont été obligés de se déshabiller et d’ôter leurs chaussures au prétexte d’empêcher les vols. Des agents du service de sécurité économique ont interrogé certains d’entre eux, dans une pièce à part, sur les activités du dirigeant de la principale organisation syndicale opérant dans l’entreprise, Serhyi Barabashuk, y compris sur ses déplacements durant les heures de travail et en dehors de celles-ci.

Selon le syndicat, les membres du NPGU font l’objet d’une discrimination salariale. L’appel des mineurs lancé au directeur général d’Evraz Sukha Balka à prendre des mesures pour mettre un terme aux violations des droits des travailleurs s’est soldé par des interrogatoires et des fouilles à corps des travailleurs en violation des normes légales. Par exemple, les fouilles à corps des femmes ont été effectuées par le personnel masculin du service de sécurité.

En outre, les membres du NPGU pourraient être démis de leur fonction sans justification et mutés dans un autre département. Constamment surveillés, y compris par vidéosurveillance, par les services de sécurité de l’entreprise et les administrateurs à tous les échelons, Serhiy Barabashuk et d’autres militants syndicaux souffrent de détresse psychologique.

Mychailo Volynets, président du NPGU, a déclaré:

« Serhyi Barabashuk est l’un des meilleurs jeunes dirigeants du syndicat indépendant des mineurs d’Ukraine. C’est une personne honnête, possédant un sens aigu de la justice. Il m’a demandé de l’aide par rapport aux pressions et aux menaces dont il est victime. Sergei croît également que sa vie est menacée. Néanmoins, en qualité de responsable syndical courageux, il continue de lutter ».

La discrimination est due à la lutte active menée par le syndicat pour la justice et aux revendications pour des conditions de travail sûres, des salaires équitables et le respect des obligations des employeurs au titre de la réadaptation des mineurs. En particulier, le syndicat demande la suppression d’une disposition de la convention collective qui prive d’aides financières les travailleurs ayant fait l’objet de sanctions disciplinaires pour violation des règles de travail. Sans aucun doute, les pressions exercées sur les travailleurs affectent leur santé et ils doivent se rétablir.

En mai, les travailleurs d’Evraz Sukha Balka ont obtenu une hausse salariale de 20 pour cent, qui devait augmenter progressivement jusqu’à 100 pour cent d’ici la fin de l’année. Néanmoins, l’entreprise ayant changé de propriétaire, la nouvelle direction refuse d’appliquer la convention et exerce des pressions sur les employés.

Les membres du NPGU résistent en outre au système de corruption qui règne dans l’entreprise, où certains travailleurs reçoivent un salaire plus élevé qu’ils partagent avec les contremaîtres.

Volynets a indiqué:

« Le syndicat indépendant des mineurs d’Ukraine s’efforce par tous les moyens de protéger ses dirigeants et ses membres. En outre, nous demandons aux syndiqués d’être solidaires avec Serhiy et ses collègues syndicaux ».

Ethiopie: un syndicat recrute dans les zones industrielles

Ces nouveaux membres travaillent dans 27 entreprises implantées dans la zone industrielle de Bole Lemi, située dans la capitale, Addis-Abeba, ainsi que dans les zones industrielles de Dukem et de Kombolcha situées dans le Nord-Est du pays. Les zones industrielles éthiopiennes, créées au titre des plans quinquennaux de croissance et de transformation établis par le gouvernement fédéral pour développer l’industrialisation par le biais de l’industrie légère, sont l’occasion pour les syndicats, dont l’IFETLGWU, d’organiser et de recruter les travailleurs.

Trois zones industrielles ont été ouvertes. Selon la société de développement des zones industrielles, celles-ci emploieront 35 000 et 84 000 personnes respectivement lorsqu’elles atteindront leur plein développement; l’une d’entre elles est destinée uniquement à l’industrie textile et de l’habillement, et à sa chaîne de valeur.

Il est prévu que soient créées 12 zones industrielles à travers le pays et que soit promue la culture du coton afin que les usines puissent se fournir en matières premières localement. Une voie de chemin de fer électrique de 700 kilomètres est en cours de construction pour relier le port de Djibouti afin d’accroître la vitesse d’exportation des produits.

H&M, Tchibo et Phillips-Van Heusen (PVH) figurent parmi les marques mondiales achetant en Ethiopie. Le Bangladesh, la Chine et l’Inde comptent parmi les autres acheteurs. L’Ethiopie bénéficie également de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique qui accordent à certains pays d’Afrique subsaharienne des préférences commerciales pour leurs exportations vers les Etats-Unis.

Bien qu’ils se félicitent de la création des zones industrielles et des investissements dans le textile et l’habillement, les syndicats restent préoccupés par les bas salaires et leur incapacité à répondre aux besoins fondamentaux. Le salaire de départ atteint en moyenne 40 US$ en Ethiopie, alors qu’il est de 68 US$ au Bangladesh et de 500 US$ en Chine. Selon la Commission d’investissement éthiopienne, le pays compte parmi les salaires minimums les moins élevés en Afrique et dénombre plus de 50 millions de jeunes travailleurs potentiels âgés de moins de 24 ans. 

Les syndicats veulent également que les droits des travailleurs soient protégés et que les usines soient sûres. Les employeurs sont en outre enjoints à ne pas retenir les cotisations syndicales appartenant aux syndicats.

Said Mesfin Adenew, président de IFETLGWU, a indiqué:

La Fédération s’efforce de faire respecter la constitution du pays et les Conventions n° 87 et 98 de l’OIT sur le droit d’organisation et de négociation collective. Nous voulons que les droits et les avantages des travailleurs soient protégés. Faute de quoi, la paix industrielle sera impossible.

Fabian Nkomo, Secrétaire général d’IndustriALL pour l’Afrique subsaharienne, a déclaré:

Nous saluons les politiques du gouvernement éthiopien visant à développer l’industrialisation, mais cela ne doit pas se faire aux dépens des travailleurs. L’industrialisation doit générer des salaires plus élevés pour les travailleurs et les sortir de la pauvreté; cela est impossible lorsque les salaires sont aussi bas que 40 US$ par mois. Nous revendiquons le versement de meilleurs salaires dans l’industrie textile et de l’habillement.

La campagne de recrutement a été soutenue par la Confédération des syndicats éthiopiens, FNV Mondiall, l’OIT, IndustriALL et Solidaridad.

La solidarité internationale grandit après le renvoi par Posco Assan de 80 adhérents syndicaux en Turquie

Posco, le cinquième plus grand producteur sidérurgique au monde, continue de résister aux tentatives de ses salariés turcs pour se syndiquer, en mettant à la porte les travailleurs et travailleuses qui rejoignent l’affilié d’IndustriALL Global Union Birleşik Metal-İş. Un total de 80 adhérents ont maintenant été renvoyés, les dernières mises à pied intervenant après que le syndicat a fait la demande au Ministère du Travail d’un certificat attestant qu’il détient une majorité dans l’entreprise, ce qui lui donnerait légalement le droit de représenter les 420 travailleurs et travailleuses.

Les dirigeants de l’entreprise tentent d’intimider les travailleurs en allant leur dire dans les ateliers qu’ils n’accepteront jamais ni la présence du syndicat, ni de le rencontrer.

L’entreprise à capitaux coréens a une politique de rejet des syndicats.

Dans un courrier de solidarité envoyé à Birleşik Metal-İş, Kim Ho-Gyu, président du Syndicat coréen des métallurgistes (KMWU), écrit :

“En Corée, Posco est bien connu pour sa répression dure et impitoyable des syndicats. Depuis la fondation de l’entreprise en 1968, pendant la période de dictature militaire en Corée du Sud, de nombreux salariés ont entrepris des efforts pour y établir des syndicats démocratiques, mais Posco a foulé aux pieds les droits humains et syndicaux et a construit un cruel empire capitaliste.”

Il a exhorté les travailleurs et travailleuses en Turquie à ne pas baisser les bras, leur disant :

“Les longues années pendant lesquelles les travailleurs se sont heurtés à la forteresse de l’empire Posco ont finalement produit suffisamment de fissures et ses murs ont commencé à se lézarder.”

Le KMWU poursuit un long et dur combat pour obtenir la reconnaissance au sein de l’entreprise. En raison de sa politique de rejet des syndicats, ils n’ont pu y recruter que des travailleurs précaires et aucun salarié direct. Au niveau des usines de Posco en Corée, les travailleurs sous-traitants précaires forment la majorité de la main d’œuvre, en dépit d’un jugement qui déclare cette sous-traitance illégale et ordonne que les travailleurs soient régularisés.

Le KMWU revendique que Posco régularise le statut des travailleurs et travailleuses en sous-traitance, cesse de menacer les salariés pour les forcer à quitter le syndicat, reconnaisse et conclue avec la section syndicale nouvellement recrutée des travailleurs sous-traitants de Posco une convention collective et réintègre les travailleurs renvoyés pendant la phase de syndicalisation.

Les membres des sections des travailleurs en sous-traitance des usines de Pohang et Gwangyang ont fait parvenir des messages de solidarité aux travailleurs turcs et ont manifesté devant leur usine.

En Turquie, les membres de Birleşik ont également manifesté devant l’usine ainsi que devant celle de Kibar Holding, une coentreprise turque partenaire de Posco. Le syndicat a également mené une manifestation devant le consulat de Corée pour revendiquer que l’entreprise respecte les droits des travailleurs.

Le président du KMWU, Kim, conclut sa lettre de solidarité en ces termes :

“Voici ce que nous voulons dire à nos camarades. Ne pliez pas face à l’impitoyable et violente répression de Posco. Tout comme une goutte d’eau isolée est inoffensive mais qu’un torrent de gouttes d’eau réunies peut renverser des murs, un travailleur isolé n’est peut-être pas fort, mais en agissant ensemble, notre force devient insurmontable. Ça, ils le savent aussi.

“La seule raison pour laquelle ils réagissent par la force et la répression syndicale, c’est parce qu’ils ont peur. Je suis convaincu que les travailleurs et travailleuses, unis tous ensemble dans la lutte, verront sûrement leur sourire la victoire.”

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, a déclaré :

“Nos affiliés en Corée et en Turquie sont témoins des résultats de la politique de rejet des syndicats. Ils sont confrontés à la même lutte et s’unissent pour s’opposer à Posco. IndustriALL va poursuivre son soutien à leurs actions. Ensemble, nous pouvons amener cette entreprise à la table des négociations.”

Iran : les travailleurs des gisements de pétrole et de gaz de South Pars soumettent une pétition à la radiotélévision d’État

Cette pétition a été organisée par l’affilié d’IndustriALL Global Union UMMI (Syndicat des métallurgistes et mécaniciens d’Iran) et adressée à Seyyed Mehdi, directeur de la Société de Radiotélévision de la République islamique d’Iran.

L’existence de cette pétition est un fait significatif, sachant que les militants des syndicats indépendants sont gravement persécutés en Iran et qu’il est rare pour des travailleurs et travailleuses de s’afficher publiquement comme sympathisants syndicaux.

Ces salariés des gisements de pétrole et de gaz de South Pars et des raffineries de Bandar Abbas et Bushehr, dans le sud de l’Iran, ont soumis cette pétition parce qu’ils sont confrontés à des conditions de vie et de travail insupportables.

L’industrie du pétrole et du gaz est contrôlée par le Ministère du Pétrole par le biais de la Compagnie nationale iranienne des pétroles, propriété de l’État et seconde plus grande compagnie pétrolière du monde. Cependant, une grosse part du travail est effectuée par l’entremise de partenariats avec le secteur privé, y compris des compagnies étrangères, et des sous-traitants.

Il existe souvent plusieurs niveaux de sous-traitance et les travailleurs et travailleuses sont employés par des agences de recrutement sur base de contrats comportant des droits minima. Le salaire n’est pas convenu et on preste une période d’essai d’un mois avant que celui-ci soit déterminé. Les compagnies pétrolières paient les agences qui, régulièrement, négligent de redistribuer les salaires pendant des mois. Les salariés qui se plaignent sont renvoyés et, parfois, les agences disparaissent sans avoir versé les salaires.

Les gisements pétroliers et gaziers sont situés dans une région chaude et inhospitalière du sud de l’Iran, loin des grands centres urbains. De nombreux travailleurs vivent sur place, dans des logements communs, où jusque dix personnes peuvent partager un petit bâtiment préfabriqué. Les laveries sont insuffisantes et l’accès à des aliments frais est difficile. Les postes de travail sont typiquement de dix heures, dans des conditions difficiles et par fortes chaleurs.

On peut parler de crise de la santé et de la sécurité, avec de fréquentes blessures, maladies et morts par accident. Les travailleurs sont écrasés par des machines, meurent d’avoir inhalé des gaz toxiques, par suite d’explosions de chaudières ou de chutes.

Les travailleurs ont mené une série d’arrêts de travail et d’occupations pour revendiquer le versement des salaires impayés et la reconnaissance de leurs droits. Bien que ces actions sont parfois couronnées de succès, ils se sont tournés vers la radiotélévision nationale par désespoir, tant leur situation est grave. Jusqu’ici la société de radiotélévision n’a jamais mené d’enquête.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan a déclaré :

“Les salariés des gisements pétroliers et gaziers ainsi que des raffineries d’Iran génèrent des richesses considérables pour le pays et endurent de terribles conditions de travail et d’existence. Ils sont persécutés lorsqu’ils se défendent.

“Ces travailleurs et travailleuses tentent courageusement de faire savoir publiquement le sort qui est le leur à la nation par le biais de la radiotélévision publique, sachant que les gens seront scandalisés. Nous les soutenons et nous le répétons : l’Iran a besoin d’un mouvement syndical libre et indépendant pour défendre les droits de ses travailleurs et travailleuses.”

Les syndicats vont protester contre Shell à l’occasion de la Journée des Droits humains

Le 10 décembre est consacré internationalement comme Journée des Droits humains et les syndicats exigent que Shell cesse de violer les droits humains dans l’ensemble des 70 pays où l’entreprise développe ses activités.

Les actions prévues font partie de la campagne contre Shell conçue par le réseau mondial syndical d’IndustriALL pour cette entreprise, lors d’une réunion tenue à Vlaardingen, aux Pays-Bas, en septembre.

Cette campagne, qui comprend des revendications envers Shell pour le respect de ses engagements en matière de droits humains, a également été entérinée par notre Comité exécutif de Colombo, au Sri Lanka, en novembre.

Exemples de violations des droits humains par Shell :

“Shell proclame son engagement au respect des droits humains partout dans le monde, mais l’entreprise ne le tient pas au sein de certains pays où elle développe des activités. Faisons-nous entendre le 10 décembre en exigeant que Shell respecte les droits humains de TOUS travailleurs et travailleuses !” a déclaré le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan.

Nous vous prions de ne pas oublier de partager vos actions avec nous, par le biais de la page Facebook du Réseau syndical mondial pour Shell ou en les envoyant à l’adresse [email protected].

Les syndicats de General Electric lancent la coopération et la solidarité transfrontalières

Les représentants syndicaux ont partagé leurs expériences sur les problèmes communs relatifs au travail auxquels ils sont confrontés chez General Electric, une gigantesque multinationale américaine. La compagnie opère dans des secteurs industriels aussi divers que l’énergie, le pétrole, le gaz, l’aviation, la santé, les transports, les connexions énergétiques et l’éclairage, et emploie directement 330 000 personnes dans 170 pays.

La direction a officiellement annoncé que « General Electric défend le respect des droits humains fondamentaux (dont la Déclaration relatives aux principes et droits fondamentaux au travail de l’Organisation internationale du travail) qu’elle considère comme une composante clé d’une entreprise citoyenne responsable ». General Electric est systématiquement classée comme l’une des entreprises leaders dans le monde.

Les représentants syndicaux présents à la réunion ont néanmoins fait part de l’intensification des attaques perpétrées par la direction contre les droits des travailleurs dans plusieurs pays et son non-respect des engagements à long terme pris envers les employés et les communautés où elle exerce ses activités. La compagnie s’est également associée avec des investisseurs connus pour se soucier plus particulièrement des bénéfices à court-terme.

Par exemple, en Europe, la stratégie patronale de General Electric, qui manque de vision, comporte des risques graves pour les travailleurs et la société, allant à l’encontre des  engagements pris par la compagnie à l’acquisition d’Alstom Power. En Amérique du Nord, les décisions de fermer des installations de production et d’en réduire le nombre sont venus rompre les accords sociaux conclus avec les communautés. C’est pourquoi les syndicats opérant en Europe (voir le communiqué de presse d’IndustriAll European Trade Union intitulé « General Electric: les actionnaires d’abord, les travailleurs passent en dernier ») et aux Etats-Unis luttent contre la direction pour protéger les intérêts des travailleurs et des communautés.

Les délégués ont convenu que General Electric devait appliquer pleinement les droits fondamentaux des travailleurs, notamment la liberté syndicale et le droit à la négociation collective dans toutes ses activités à travers le monde sans exception. Selon les syndicats, la direction doit travailler de concert avec les syndicats représentant les travailleurs chez General Electric en vue d’atteindre un modèle d’entreprise sociale équitable et juste.

Les syndicats présents à la réunion ont adopté une déclaration commune visant à unir les syndicats de General Electric dans le monde entier pour augmenter le pouvoir collectif des travailleurs; et demandent à la compagnie de reconnaître le réseau syndical mondial et d’engager un dialogue avec lui.

Le réseau syndical de General Electric:

  1. développera la coopération et la solidarité syndicales transfrontalières pour faire appliquer les droits fondamentaux des travailleurs dans tous les lieux de travail et en surveiller la mise en œuvre, ainsi que pour parvenir à des conditions de travail équitables et justes pour tous les travailleurs.
  2. créera un mécanisme de dialogue social aux niveaux mondial et/ou régional avec la direction pour faire entendre la voix des travailleurs de General Electric.
  3. protègera et défendra les emplois durables, la justice sociale et économique ainsi que la gouvernance démocratique mondiale de la compagnie, qui permettent des relations du travail constructives, donnent lieu à des négociations au niveau mondial, y compris en ce qui concerne la limitation du travail précaire, et englobent les principes d’une Transition juste.

Travailleurs et travailleuses du secteur pâte et papier, tous unis à Budapest

La réunion, qui s’est tenue les 29 et 30 novembre, avait lieu au siège de notre affilié hongrois, la Fédération de la Chimie, de l’Énergie et des Industries diverses (VDSz). Les participants ont analysé les tendances du futur, la santé et la sécurité, la négociation collective et la numérisation, entre autres sujets.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a souligné les changements considérables qui ont eu lieu au sein de l’industrie de la pâte et papier au cours des dernières années. Alors que la demande pour les produits destinés à l’impression a baissé, le marché dans son ensemble est en croissance, en particulier s’agissant de l’emballage, des mouchoirs et de la pâte à papier.

Gyula Pomázi, Secrétaire politique du gouvernement hongrois, a pris la parole lors de l’ouverture de la Conférence. Il a soutenu que la clé du succès dans l’industrie de la pâte et papier étaient une expertise et une production spécialisées, soutenues par des politiques gouvernementales en faveur du secteur.

Numérisation

“La numérisation et la transformation du monde ont un gros impact sur le secteur pâte et papier en Hongrie et les travailleurs et travailleuses se tournent vers les syndicats pour les représenter,” a indiqué Tamás Székely, Président du syndicat hôte VDSz.

Au plan mondial, le secteur devrait atteindre 3,1% de croissance des revenus annuels avec une réduction des coûts de 4,2% par an dont la plus grosse part se fera par le biais de pertes d’emplois, a indiqué Kemal Özkan.

Les nouvelles usines de pâte et papier ont une plus grande capacité, qu’elles peuvent atteindre avec moins de salariés, a prévenu Jon Geenen de Workers Uniting North America :

“Les États-Unis ont perdu 265 usines de carton d’emballage ou plat, alors que l’industrie de l’emballage est en croissance. À leur place, il y a de nouvelles installations avec une meilleure technologie et de plus grandes capacités.”

Confrontées à un déclin du marché intérieur en termes de produits pour la presse et l’impression, les entreprises de pâte et papier au Japon se diversifient et les exportations atteignent des records, a indiqué Toshiyuki Hashimoto, Vice-président de la Fédération japonaise des travailleurs de la pâte et du papier, KAMIPA Rengo. Le secteur développe une nouvelle technologie, une nanofibre de cellulose qui est suffisamment résistante pour remplacer la fibre de carbone.

Peter Schuld, de notre affilié allemand IGBCE, a indiqué que la numérisation, soit la notion d’Industrie 4.0, appelait celle de Travail 4.0, prévenant que les travailleurs et travailleuses devront être qualifiés, de sorte à rencontrer les nouvelles exigences, et accepter de se former tout au long de leur vie.

Santé et sécurité

La santé et la sécurité professionnelles dans le secteur pâte et papier ont constitué une préoccupation majeure lors de cette Conférence. Leeann Foster, Adjointe du Président international des Métallos USW et coprésidente de la Section au sein d’IndustriALL, a indiqué que son syndicat travaillait à mettre fin au taux élevé de décès enregistrés aux États-Unis, qui est en moyenne de sept cas par an. L’industrie de la pâte et papier est le plus gros secteur de l’USW, qui y compte 600 délégations qui représentent 70% des travailleurs et travailleuses.

Brian Kohler, Directeur d’IndustriALL pour la santé, la sécurité et la durabilité, a exhorté les participants à ne pas se focaliser uniquement sur les décès consécutifs à des accidents soudains et violents, mais aussi sur les impacts pour la santé qui débouchent sur des maladies professionnelles. Pour chaque travailleur ou travailleuse qui décède d’un accident sur le lieu de travail, quatre meurent d’une maladie professionnelle, souvent non-reconnue comme telle. Il a aussi exhorté les délégués à considérer la santé et la sécurité comme un domaine fondamental des droits des travailleurs et à adopter une attitude militante intransigeante pour les revendiquer.

Denise Campbell-Burns, de la section des produits forestiers et d’ameublement du CFMEU a indiqué que des thérapies alternatives fournies par certaines entreprises étaient conçues pour faire en sorte que les salariés soient aptes au travail en tout temps, plutôt que de veiller à la santé et la sécurité sur le lieu de travail et que trop peu était fait pour supprimer les risques à la source.

Dans le cadre du plan d’action, les participants de la Conférence sont convenus de mener une série d’actions pour conscientiser à la sécurité, partager des données et prendre acte que la santé et la sécurité sont l’outil le plus efficace à notre disposition pour syndicaliser.

Durabilité

Alors que le secteur pâte et papier est potentiellement très soutenable, il n’est pas exempt de problèmes. À la suite d’un appel du syndicat brésilien CNQ/CUT, la Conférence a résolu d’enquêter sur les implications scientifiques des nouvelles technologies, comme les eucalyptus transgéniques, au niveau de la production forestière. Le gouvernement brésilien a récemment donné l’autorisation de planter des eucalyptus génétiquement modifiés, qui sont résistants à de puissants herbicides. Les effets des herbicides en contact avec le produit, l’environnement ainsi que les travailleurs du secteur eux-mêmes, sont inconnus.

Défendre les droits des travailleurs

La Conférence a exprimé son soutien aux luttes des syndicats d’Amérique latine, au vu des nouvelles législations antisyndicales dans des pays comme le Brésil, qui rendent plus difficile de syndicaliser et de négocier collectivement. De plus, des syndicalistes dans des pays comme la Colombie paient leurs activités de leur vie.

Davantage de travail sera mené pour améliorer la représentation des femmes et des jeunes au sein des activités et réunions du secteur, ainsi que pour continuer à cartographier et attribuer une priorité aux problématiques auxquelles ces groupes sont confrontés. La Conférence s’est vue exposer le succès de notre affilié indonésien FSP2KI à syndiquer des femmes travailleuses précaires du secteur. Rosalina Silva, de la CNQ-CUT, a appelé à ce que les questions de genre fassent partie des conventions collectives du secteur.

La Conférence a également affiché un soutien ferme à l’Engagement d’IndustriALL intitulé “Violence et harcèlement à l’égard des femmes : pas dans notre syndicat, pas sur notre lieu de travail.” Les participants ont été encouragés à présenter cet engagement à leur syndicat, une fois de retour, pour qu’il y soit adopté.

Renforcer le pouvoir syndical

Tom Grinter, Responsable d’IndustriALL pour l’Industrie et la Recherche, a fait un large exposé sur la situation mondiale des industries de la pâte, du papier, du carton et de l’emballage, ainsi que sur le travail mené depuis la dernière Conférence mondiale de novembre 2012 pour renforcer le pouvoir syndical dans le secteur par le biais d’accords-cadre mondiaux, de réseaux d’entreprise et d’actions de solidarité

Dans le cadre de ce plan d’action, la section pâte et papier d’IndustriALL va s’efforcer de continuer à renforcer le pouvoir syndical, à consolider les réseaux existants chez CMPC, Sappi, IP, Smurfit Kappa et Mondi, et à en mettre sur pied au plan mondial chez WestRock, Amcor et DS Smith en collaboration avec UNI Global Union. IndustriALL va également collaborer étroitement avec les fédérations syndicales internationales IBB et UNI pour aider à syndicaliser la chaîne d’approvisionnement qui va de l’exploitation forestière au secteur graphique en passant par la pâte et le papier.

En plus de poursuivre l’action des réseaux régionaux existant en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, la section pâte et papier va consacrer des efforts particuliers au renforcement du pouvoir syndical en Europe orientale avec la poursuite du travail de soutien des affiliés en Hongrie, Pologne, Russie et ailleurs dans la région.

Les délégués ont ré-élu à l’unanimité Leeann Foster et élu Matts Jutterström, Président du syndicat Pappers de Suède, aux coprésidences de la section au sein d’IndustriALL.

À la veille de la Conférence, de nombreux participants ont pris part à la visite de l’entreprise Dunapack d’emballage carton dans la banlieue de Budapest, qui fournit de grandes multinationales de la région, comme IKEA et Unilever.

Résumant les deux journées de conférence, le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a déclaré :

“À mesure que le secteur pâte et papier s’étend et évolue, nous devons accroître nos collaborations pour nous assurer que les travailleurs et travailleuses ne soient pas laissés au bord du chemin. Tous les travailleurs et travailleuses sont affectés par la numérisation et les questions de santé et sécurité. Les syndicats doivent être prêts à défendre et promouvoir les intérêts de leurs adhérents. Nous avons identifié les défis et nous avons maintenant un plan d’action exhaustif sur base duquel nous pouvons aller de l’avant.”

Consultez le Plan d’Action Plan ici.

Après la conférence, IndustriALL a rendu une visite de solidarité à l’entreprise chimique BorsodChem, qui a bénéficié d’investissements chinois dans le nord de la Hongrie. IndustriALL a rencontré la direction de l’entreprise et les délégués syndicaux pour discuter des relations sociales au sein de l’usine, où 3.000 personnes sont occupées, et qui compte une forte densité syndicale avec la VDSz.

IndustriALL porte la lutte contre Glencore à Londres

La conférence Mines and Money de Londres se présente elle-même comme la plus importante conférence minière en Europe « où sont passées les transactions financières » entre les compagnies minières et les investisseurs. La manifestation en marge de la conférence a eu lieu en même temps que le discours prononcé par Nigel Farage, ancien dirigeant d’extrême droite et xénophobe du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP).

Les participants à la conférence ont nommé Glencore pour le prix de la « compagnie minière de l’année ».

Il est scandaleux que Glencore puisse être considérée pour le prix de la compagnie minière de l’année alors que la compagnie s’en prend aux travailleurs et à leurs syndicats dans le monde entier. Glencore s’est établie elle-même comme l’un des pires violateurs des droits des travailleurs parmi les principales compagnies minières et métallurgiques. C’est pourquoi les syndicats représentant les travailleurs à Glencore ont lancé une campagne mondiale contre la compagnie,

a déclaré le directeur chargé des campagnes d’IndustriALL, Adam Lee, lors de la manifestation en marge de la conférence.

Glencore a mis en lock-out les membres du syndicat CFMEU en Australie depuis mai pour avoir organisé une action collective contre les tentatives de la compagnie de les remplacer par des travailleurs contractuels.

Selon certaines informations diffusées dans les médias, Glencore a secrètement travaillé avec un intermédiaire notoire impliqué dans le versement des pots-de-vin considérables afin de remporter la concession de cuivre et de cobalt du Katanga en République démocratique du Congo. Sept travailleurs au moins ont été tués dans cette mine en 2016.

La mine de Cerrejón en Colombie détenue par Glencore a été condamnée à payer une amende de 2 milliards de pesos en 2016 pour avoir fait appel à la sous-traitance de manière illégale et excessive.  

L’affilié à IndustriALL, le syndicat national des métallos d’Afrique du Sud (NUMSA), prévoit des actions de masse contre Glencore qui refuse de verser un salaire décent aux travailleurs employés dans ses fonderies.

IndustriALL, le réseau minier de Londres, War on Want et d’autres groupes ont participé à la manifestation en marge de la conférence et à sa « tournée toxique » au cœur du quartier financier et minier de Londres, où les protestataires se sont arrêtés pour manifester bruyamment devant les bureaux de plusieurs compagnies, dont Glencore.

Clemente Bautista Jr, membre du Kalikasan-Peoples Network for the Environment (Kalikasan-PNE, un réseau qui lutte pour la nature et les droits de l’Homme), présent à la manifestation, s’est exprimé à propos de la campagne menée par le réseau contre l’accaparement des terres et le déplacement massif des populations par Glencore pour asseoir son projet de mine de cuivre et d’or aux Philippines, et qu’il a gagné en parvenant à obliger Glencore à abandonner ce projet en 2015.

Les syndicats représentant les travailleurs employés dans toutes les activités de Glencore à travers le monde ayant participé au Comité exécutif d’IndustriALL en novembre ont décidé d’organiser une journée mondiale d’action à Glencore le 10 décembre, lors de la Journée internationale des droits de l’Homme, pour réclamer l’arrêt des violations des droits humains des travailleurs par Glencore.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a indiqué:

Notre campagne contre Glencore ne fait que commencer. Nous allons nous battre contre les politiques et le pratiques inacceptables de Glencore à Londres, Zoug (Suisse) et dans le monde entier. Nous travaillerons avec d’autres organisations qui demandent à Glencore d’arrêter de violer les droits de l’Homme, d’arrêter de trahir la confiance des communautés et d’arrêter de porter atteinte à l’environnement. Ensemble, nous obligerons Glencore à se comporter comme la compagnie responsable qu’elle prétend être.