Les syndicats sud-africains appellent à une Transition juste vers les énergies renouvelables

Pour appuyer leurs demandes, les adhérents du NUM (Syndicat national des mineurs) et du NUMSA (Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud) sont descendus dans les rues de Pretoria ce 17 novembre et se sont rendu en cortège vers les Bâtiments de l’Union, le siège du gouvernement, où ils ont donné lecture d’un recueil de doléances. Cependant, les responsables gouvernementaux qui étaient censés recevoir ce document en mains propres ne se sont pas présentés.

Les centrales au charbon produisent plus de 90% de l’électricité du pays et les syndicats sont conscients du haut degré de pollution engendré. Ils savent aussi que l’Afrique du Sud est signataire de l’Accord de Paris adopté par la COP21, mais ils disent qu’un plan devrait être mis en place en faveur d’une politique de bouquet énergétique qui prolongerait la vie des charbonnages jusqu’en 2030. Ils demandent aussi que le gouvernement introduise un secteur du renouvelable à orientation sociale plutôt que d’attribuer principalement les contrats d’énergie solaire et éolienne à des entreprises et non des communautés. Les syndicats ont été agacés de n’avoir pas été consultés au moment d’attribuer des contrats à 27 PEI.

Irvin Jim, Secrétaire général du NUMSA, indique :

“Nous revendiquons une Transition juste, ce qui permettra que les travailleurs et travailleuses des centrales au charbon, qui pourraient perdre leur emploi lors de la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables, reçoivent une formation et soient absorbés par le secteur des énergies renouvelables.”

Les syndicats sont également contre la privatisation de la compagnie énergétique publique Eskom, ce qui, disent-ils, conduirait à de nouvelles pertes d’emplois. Au lieu de cela, ils encouragent le gouvernement à favoriser une meilleure gestion d’Eskom et à mettre un terme à la corruption qui sévit au sein des entreprises étatiques.

David Sipunzi, Secrétaire général du NUM, ajoute :

“Nous appelons le gouvernement à s’abstenir de mordre la main qui nourrit l’État. Faites passer à la trappe l’accord sur l’achat d’électricité qui fait la part belle aux capitaux privés aux dépens d’Eskom.”

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL souligne :

“Cette action conjointe entreprise par le NUM et le NUMSA est un exemple important de solidarité et coopération syndicales. IndustriALL Global Union soutient sans réserve les revendications légitimes et raisonnables de ces syndicats et leur apportera tout l’appui possible jusqu’à ce qu’un accord équitable soit atteint.”

L’accord de Transition juste atteint par les syndicats et le gouvernement en Espagne est un modèle pour les syndicats sud-africains. Cet accord comprend des formules équitables de retraite anticipée et des indemnités additionnelles pour les travailleurs et travailleuses atteints d’asbestose. Des mesures ont aussi été prévues par le gouvernement en matière de gestion des déchets, d’installations de recyclage, de stations de traitement des eaux, de purification de l’air et d’infrastructures de développement.

Le Bangladesh et l’Inde doivent accélérer la ratification de la Convention de Hong Kong

Face aux accidents mortels survenus cette année, tuant 19 travailleurs au Bangladesh et 9 travailleurs en Inde, il est urgent de mettre en œuvre la Convention de Hong Kong pour une industrie de la démolition des navires sûre, sécuritaire et durable dans ces pays.

Pour entrer en vigueur, la convention doit être ratifiée par 15 pays qui représentent 40 pour cent de la marine marchande mondiale et 3 pour cent en moyenne du tonnage de recyclage. Jusqu’ici, six pays constructeurs de navires ont ratifié la Convention de Hong Kong. Comme la Chine limitera ses activités de démantèlement des navires à partir de janvier 2019, le Bangladesh et l’Inde joueront un rôle crucial pour l’entrée en vigueur de la convention.

Kan Matsuzaki, Directeur en charge du secteur de la construction et de la démolition des navires à IndustriALL, a déclaré:

Le Bangladesh et l’Inde sont des pays clés dans les efforts pour que l’industrie de la démolition des navires ait un avenir durable. La ratification et le respect de la Convention de Hong Kong entraîneront des investissements, la formation en santé et en sécurité, et surtout le dialogue social, où les voix des travailleurs pourront être entendues.  

Le 15 novembre, Vidyadhar Rane, vice-président en charge du secteur de la construction et de la démolition des navires à IndustriALL, et Kan Matsuzaki se sont entretenus avec les hauts responsables du Ministère des Industries du Bangladesh. Les fonctionnaires ont indiqué que le gouvernement du Bangladesh travaille assidûment à l’amélioration de la situation dans les chantiers pour satisfaire aux exigences de la Convention de Hong Kong.

Le projet SENSREC, une joint-venture entre l’Organisation maritime internationale et le Ministère des Industries, ainsi que la réglementation sur le recyclage des navires du Bangladesh de 2017, récemment approuvée, constituent des mesures concrètes à cet effet.

Les hauts fonctionnaires ont indiqué qu’ils cherchent à conclure des partenariats et à obtenir une assistance technique au niveau international pour que les installations de recyclage des navires du pays atteignent le niveau requis.

Le 17 novembre, la délégation d’IndustriALL s’est réunie avec le co-secrétaire du Ministère indien des transports maritimes. La discussion a porté sur l’établissement d’un dialogue social et la proposition des syndicats de résoudre les problèmes sur le terrain, ainsi que sur l’intensification du processus de ratification de la Convention de Hong Kong. Le co-secrétaire a expliqué qu’un projet de loi conforme à la Convention de Hong Kong a été élaboré et est prêt à être déposé au parlement. Une fois adoptée, cette loi devrait donner les moyens à l’Inde de ratifier plus facilement la convention.

Fermeture d’Alcoa au Suriname : IndustriALL appelle à un accord équitable pour les travailleurs

Alcoa extrait la bauxite depuis 50 ans et l’expédie aux États-Unis pour traitement. Dans les années 1950, l’entreprise a construit un barrage hydroélectrique, une raffinerie et une fonderie pour produire de l’aluminium sur place. À l’époque, Alcoa a conclu une convention avec le gouvernement du Suriname portant sur 75 ans : la convention de Brokopondo.

Pour le Suriname, la bauxite a fourni l’opportunité dont il avait tant besoin de créer des emplois, de développer des compétences et de générer des recettes en devises. Cependant, Alcoa étant une grande entreprise dans un petit pays, elle avait le pouvoir d’imposer un deal lui étant favorable aux dépens de l’État.

En échange, Alcoa s’est engagée à maintenir des activités dans le pays jusqu’en 2033, une promesse déjà rompue en 2015 lorsque la raffinerie a été fermée. À côté des promesses brisées, Alcoa a laissé derrière elle une économie et des communautés brisées.

Un projet de règlement avec Alcoa pour sa sortie a été rejeté par les syndicats et la société civile. Les critiques indiquent que la commission chargée de trouver un accord a servi de porte-voix pour l’entreprise plutôt que de rempart pour les intérêts du pays.

Appel à Alcoa de revenir à la table des négociations

Au cours de la réunion d’IndustriALL pour les Caraïbes, à Paramaribo, au Suriname, les 12 et 13 novembre derniers, à laquelle le Ministre du Travail Soewarto Moestadja a assisté, IndustriALL a répété la revendication de son affilié C-47 d’obtenir un accord équitable pour le Suriname ainsi que pour les travailleurs et travailleuses.

“Alcoa n’aurait jamais accepté que le Suriname se désengage unilatéralement de la convention. Il faut qu’il y ait un accord de sortie qui tienne en compte les intérêts de la population du Suriname”

a déclaré la responsable régionale d’IndustriALL Laura Carter.

La réunion a adopté une déclaration qui appelle à

IndustriALL Global Union a également condamné Alcoa pour ses attaques à l’encontre des travailleurs et travailleuses en Espagne, Australie et Canada.

Coup de fouet au recrutement pour les syndicats bulgares

La réunion a également accueilli les dirigeants des deux principales centrales syndicales de Bulgarie : Plamen Dimitrov, Président de la CITUB et Dimitar Manolov, Président de Podkrepa.

Cette rencontre, qui été organisée dans le cadre d’une coopération développée entre IndustriALL Global Union et industriAll Europe, a couvert tous les aspects concernant le recrutement syndical et le renforcement des effectifs syndicaux.

Les leaders syndicaux ont rapporté que les travailleurs et travailleuses étaient menacés de représailles, voire de renvoi, s’ils rejoignaient ou constituaient un syndicat, rendant le recrutement et le maintien des effectifs très difficiles.

Dans un certain nombre de cas, les travailleurs et travailleuses ont été harcelés ou pénalisés en raison de leur travail syndical. Les affiliés ont également reconnus que les structures syndicales devaient être revues et débattues et ils ont également discuté de ce qui constituait leurs principales forces. Certaines multinationales, qui comptent des accords-cadres mondiaux  (ACM) avec IndustriALL, possèdent des sites de production ou des fournisseurs en Bulgarie. Comme l’expérience l’a démontré, les ACM peuvent ouvrir des opportunités pour recruter syndicalement et développer le dialogue social.

Les participants se sont lamentés du fait que les employeurs avaient “boycotté” les pourparlers sur le salaire minimum et que le dialogue social ne fonctionnait pas correctement. Alors que la législation bulgare est assez protectrice des droits des travailleurs, en réalité sa mise en application est molle. Les droits fondamentaux du travail, basés sur les Conventions de l’OIT que la Bulgarie a ratifiées, sont bafoués en toute impunité. De plus, l’absence d’obligation de signer des conventions collectives rend parfois le processus de négociation inefficace.

La Bulgarie a le revenu par habitant le plus bas de l’Union Européenne. Si le pays veut réduire les inégalités économiques et sociales croissantes, il faut promouvoir une négociation collective sectorielle et augmenter les salaires. À l’heure actuelle, la négociation se fait au niveau des usines et les travailleurs et travailleuses des petites et moyennes entreprises ne sont, dans la vaste majorité des cas, pas couverts par quelque convention collective que ce soit.

De mauvaises conditions de travail et des bas salaires poussent les jeunes, en particulier, à quitter le pays. Les participants à la réunion ont souligné le manque aigu de travailleurs et travailleuses qualifiés qui limite les perspectives de croissance du pays et ils ont appelé le gouvernement à prendre d’urgence à bras le corps les manquements en matière de formation dans des secteurs clés, comme l’ingénierie.

Les participants avaient la même perception du besoin de faire du recrutement et de la consolidation des structures syndicales une priorité afin de rendre les syndicats plus pertinents pour leurs adhérents et d’être mieux à même de relever les défis au sein du monde du travail. En particulier, il faut élaborer un plan de communication efficace pour atteindre les adhérents potentiels et renforcer la présence syndicale sur les lieux de travail.

Le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Global Union, Kemal Özkan, a indiqué :

“Aussi bien IndustriALL Global Union qu’industriAll Europe vont continuer dans le futur à soutenir leurs affiliés bulgares dans le cadre du développement de leurs capacités et de leurs activités de formation. Cela s’inscrit dans le cadre de notre coopération délibérée quant à nos objectifs en matière de syndicalisation et de renforcement syndical. C’est une initiative qui tombe à point, sachant qu’il existe un besoin brûlant de recruter syndicalement au sein des pays du Sud-est de l’Europe.

Le Secrétaire général d’IndustriAll Europe, Luc Triangle, a déclaré :

“Pour procurer une vie meilleure aux travailleurs et travailleuses bulgares, pour viser des niveaux de salaire qui permettent de vivre décemment et pour générer un véritable avenir pour la Bulgarie en tant que pays ainsi que pour les citoyens et travailleurs et travailleuses bulgares, les syndicats doivent accroître leurs effectifs et construire des organisations fortes et puissantes. Les fédérations, aussi bien mondiale qu’Européenne, sont déterminées à aider leurs affiliés bulgares à y parvenir. Parce que des syndicats forts sont la meilleure voie vers une vie meilleure.”

Les syndicats de Myanmar luttent contre les obstacles à la syndicalisation

L’antisyndicalisme est considérable au Myanmar. Ainsi, l’affilié à IndustriALL, la Fédération des travailleurs de l’industrie de Myanmar (IWFM-Industrial Workers Federation of Myanmar) a perdu 16 de ses 65 syndicats opérant dans les entreprises. Souvent l’usine est fermée en période creuse pour se débarrasser du syndicat puis rouvre quelques semaines plus tard sous un autre nom avec des travailleurs non syndiqués.  

Les apprentis, qui constituent de la main-d’œuvre bon marché, font souvent parti de la force de travail. Parfois le travail est également transféré dans des unités non syndiquées de la même entreprise. Les responsables et les membres syndicalistes sont licenciés ou ne sont pas réemployés après l’expiration de leurs contrats à court-terme.  

Dans le secteur minier, organisé par la Fédération des mineurs de Myanmar (MWFM-Mining Workers Federation of Myanmar), les prétendus fauteurs de troubles sont changés de lieu d’affectation afin de les éloigner de leur travail syndical. Les syndicats signalent également le recours à des voyous qui menacent physiquement les responsables syndicalistes, allant parfois jusqu’à les frapper.

Les mines sont généralement localisées à une distance éloignée des grandes villes, rendant le travail syndical difficile. L’extraction à petite échelle tout comme le travail informel sont répandus.

Le projet de développement syndical d’IndustriALL, soutenu par Mondiaal FNV, aux Pays-Bas, SASK, en Finlande, et FES, en Allemagne, renforce les syndicats grâce à l’offre de stages de formation et à l’accès aux organisateurs syndicalistes.

Malgré l’antisyndicalisme, les travailleurs se syndicalisent. Depuis 2014, IWFM est passée de 6 000 à près de 16 000 membres. La Fédération compte actuellement 5 500 membres, 750 de plus depuis juin 2018, au début de la nouvelle période d’exécution du projet.  

Les syndicats ont également fait état de progrès concernant la négociation collective sur les salaires, la santé et la sécurité. Dans une affaire, 300 mineurs ont obtenu le droit à des vacances payées – la première fois en cinq ans. Les questions relatives aux femmes et aux jeunes travailleurs font l’objet d’une attention accrue.

Avec le soutien de l’Initiative mondiale ACT (Action, Collaboration, Transformation), IWFM tente d’obtenir un accord sectoriel pour l’industrie textile. Une partie seulement des compagnies textiles s’approvisionnant au Myanmar payant actuellement le salaire minimum de 4 800 kyat (MMK) par jour (3 US$), conclure un accord à l’échelle de l’ensemble de l’industrie serait un achèvement majeur dans la lutte pour un salaire décent.

A une réunion de planification du projet tenue à Yangon, les 14 et 15 novembre, les deux syndicats ont identifié les plans de travail pour 2019 suivants:

Le Bangladesh doit conserver l’Accord sur la sécurité ayant trait aux incendies et aux bâtiments

L’Accord de Transition 2018 étend le travail de l’Accord sur les mesures de sécurité ayant trait aux incendies et aux bâtiments, salutaire pour bien des vies, pour une période de trois ans ou jusqu’à ce que la propre Cellule de Coordination des Remédiations (RCC) du Bangladesh soit prête à en reprendre le travail d’inspection en matière de sécurité au sein de 1.600 usines de confection.

IndustriALL, en tant que signataire de l’accord, est profondément préoccupée par le fait que la RCC ne dispose pas encore des capacités pour poursuivre le travail de l’Accord, alors que celui-ci a conduit à une spectaculaire amélioration de la sécurité au sein de l’industrie de la confection bangladaise.

Depuis qu’il a été mis en place après l’effondrement de l’usine de Rana Plaza, qui a tué plus d’un millier de travailleurs et travailleuses de la confection, l’Accord a identifié plus de 100.000 risques en matière d’incendie, de stabilité des bâtiments et de sécurité électrique, parmi lesquels 89% ont déjà trouvé remède. Plus de deux millions de travailleurs et travailleuses ont été concernés par une formation en matière de sécurité au sein de plus de 1.000 usines.

Jenny Holdcroft, Secrétaire générale adjointe d’IndustriALL, a déclaré :

“En dépit d’immenses progrès, le travail de l’Accord n’est pas à son terme. La RCC n’est pas prête pour reprendre le système de suivi rigoureux de la sécurité actuellement mis en œuvre par l’Accord.

“Si l’on empêche l’Accord d’avoir un bureau au Bangladesh, il continuera à fonctionner au départ d’Amsterdam. Les dispositions juridiquement contraignantes de l’Accord de Transition signé avec les syndicats par près de 200 enseignes et de détaillants de mode de stature mondiale resteront en place.”

Une résolution adoptée ce 15 novembre par le Parlement européen a appelé à la poursuite du travail de l’Accord du Bangladesh au-delà de la fin de ce mois et exhorté le gouvernement à prendre des mesures pour faire face à la discrimination antisyndicale, dont des actes de violence et d’intimidation qui sont devenus de plus en plus courants dans le pays.

Perrysburg (Ohio): lancement de l’Alliance mondiale du secteur du verre et du réseau verrier Owens-Illinois

GMP avait été initialement créé en tant que syndicat distinct avant de fusionner avec USW. Le travail commun dans le secteur du verre est organisé dans l’Alliance, qui représente plus de 90 pour cent des verriers syndiqués aux USA.

Les participants d’Amérique du Nord, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la France se sont réunis à Perrysburg, près du siège d’Owens-Illinois, à l’invitation d’IndustriALL Global Union et de son affilié nord-américain, USW.

Le premier jour de la réunion, le vice-président d’USW International, Fred Redmond, s’est adressé aux participants en mettant à l’honneur l’Alliance mondiale du verre d’USW et le réseau syndical mondial Owens-Illinois.

Les participants ont échangé des données d’expérience sur le réseau mondial et le dialogue social ainsi que sur l’importance de la solidarité transfrontalière. Ils ont également débattu sur les différents systèmes de représentation des travailleurs en place à travers le monde. Ils ont adopté une résolution, appelant à un dialogue social mondial à Owens-Illinois, et une position solidaire sur le Brésil. En outre, les délégués ont créé un comité directeur pour le réseau mondial d’Owens-Illinois.

Le deuxième jour de la réunion, le représentant de la compagnie, Gary Morgan, directeur des relations du travail d’Owens-Illinois pour les Amériques, a prononcé un discours et a échangé sur le dialogue social mondial avec les invités internationaux.

L’alliance mondiale du secteur du verre a également invité les représentants d’autres sociétés verrières avec lesquels ils ont parlé de leurs besoins et de leur problèmes.

Matthias Hartwich, Directeur d’IndustriALL en charge des industries des matériaux et de l’ingénierie mécanique, a déclaré: 

« C’est une réunion historique, aussi bien pour l’Alliance mondiale du secteur du verre d’USW, dans laquelle les verriers de GMP et d’USW ont fusionné, que pour le réseau syndical mondial Owens-Illinois. Nous avons non seulement fait un grand pas en avant mais aussi envoyé un signal fort à la direction d’Owens-Illinois selon lequel nous voulons un dialogue social. Espérons que la direction réponde en conséquence ».

Bruce Smith, président du conseil GMP, USW, a déclaré:

« Les syndicats locaux du Conseil GMP d’USW et le personnel sont très fiers et reconnaissants de l’opportunité de participer à cette conférence mondiale historique sur les contenants en verre avec nos collègues de la conférence USW de l’industrie du verre et nos partenaires syndicalistes mondiaux, alors que nous continuons à collaborer pour nous perfectionner, améliorer notre rayon d’action et nous préparer pour faire jeu égal et dépasser ceux de nos employeurs avec qui nous négocions ».

Et Tim Tuttle, président de la conférence d’USW du secteur du verre, d’ajouter:  

« Je suis fier d’avoir participé à cette conférence historique où les travailleurs du verre du monde entier se sont réunis, accroissant la force syndicale et prenant des mesures visant à garantir plus de dignité à nos collègues de notre famille mondiale et de respect envers eux ».

Owens-Illinois, un des fabricants leaders sur le marché des contenants en verre au niveau mondial, est implanté à Perrysburg, dans l’Ohio, et emploie plus de 26 000 travailleurs dans les Amériques, en Europe et en Asie-Pacifique.

Des milliers de personnes ont assisté aux funérailles du leader syndical turc assassiné

Abdullah Karacan, le très estimé président de l’affilié turc d’IndustriALL Global Union DİSK/Lastik- İş, a rassemblé autour de sa dépouille le mouvement syndical et la société civile lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans les installations récréatives et sociales de son syndicat, dans la ville d’Izmit, ce 14 novembre.

Les présidents et secrétaires généraux des centrales syndicales turques DİSK, Turk- İş et Hak- İş, ainsi que les dirigeants de tous les syndicats de Turquie, des responsables gouvernementaux, des figures marquantes de la politique et des milliers de travailleurs et travailleuses se sont rassemblés pour dire adieu au Camarade Karacan.

La foule a entendu les éloges funèbres de trois orateurs : le Secrétaire général de Lastik- İş, Alaaddin Sari, la Présidente de la centrale DİSK, Arzu Cerkezoglu et le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, qui a déclaré :

“Non seulement ici en Turquie, mais aussi partout dans le monde des camarades des syndicats aux niveaux international, européen et national portent le deuil d’Abdullah Karacan.

“Un être bon, un merveilleux père et un courageux leader syndical, Abdullah Karacan laisse derrière lui un fier héritage de luttes, un syndicat fort et une vision. À présent, la base de Lastik- İş doit jurer à l’occasion du dernier adieu qui lui est fait de porter plus haut encore ses couleurs.”

Le président régional de Lastik-İş Mustafa Sipahi et le délégué d’entreprise Osman Bayraktar ont également été blessés par le tireur lors de l’attaque. Tous deux sont toujours à l’hôpital, mais ils sont sortis des soins intensifs. Kemal Özkan a rendu visite à l’hôpital aux deux responsables syndicaux meurtris dans leur chair pour les assurer de la solidarité d’IndustriALL. Il rendra également visite à la famille d’Abdullah Karacan, qui laisse derrière lui une épouse et quatre filles.

Le tireur a été inculpé de meurtre et de tentative de meurtre et l’enquête policière se poursuit.

En tant que dirigeant du Syndicat du caoutchouc et de la chimie, Karacan avait remporté des victoires significatives contre le travail précaire en persuadant les multinationales du pneumatique de mettre fin à l’externalisation sur leurs sites d’activité en Turquie.

Abdullah Karacan était également membre suppléant du Comité exécutif d’IndustriALL.

République démocratique du Congo: les syndicats de mineurs unis pour faire face à Glencore

Il s’agit de la résolution adoptée à une réunion, tenue les 13 et 14 novembre, à Kolwezi, dans la province de Lualaba. La résolution engage les syndicats à organiser avant la prochaine réunion du réseau mondial Glencore en 2019.

Dix-huit représentants – parmi lesquels les secrétaires généraux – de quatre affiliés à IndustriALL Global Union: CSC, OTUC, TUMEC et UNTC, qui organisent les travailleurs dans le secteur minier, ont créé le réseau national Glencore d’IndustriALL, qui englobera les syndicats du secteur pétrolier. Un réseau provincial existe déjà. Les participants à la réunion ont convenu que les syndicats affronteront mieux la multinationale minière mondiale s’ils unissent leur force et collaborent à travers les réseaux.

La réunion fait partie d’une série d’interventions d’IndustriALL en RDC réalisées dans le cadre de la campagne mondiale visant à améliorer les conditions de travail des mineurs dans les opérations de Glencore à travers le monde. Une mission conjointe entre Glencore et IndustriALL en RDC, approuvée par le PDG de Glencore, Ivan Glasenberg, et devant avoir lieu début 2019, fait partie des séries d’interventions visant à mettre sur la bonne voie les relations du travail en RDC.

Les syndicats ont manifesté leur volonté de se démocratiser par le contrôle des travailleurs et de faire obligation aux directions syndicales de rendre des comptes à leurs membres. Il a été souligné que les syndicats devaient être actifs aux niveaux provincial et local pour veiller à la priorisation des problèmes relatifs aux lieux de travail. En outre, les syndicats se sont engagés à renforcer les capacités des dirigeants et des membres par l’éducation et la formation des travailleurs, ainsi que par la négociation collective en tant qu’outil d’amélioration du bien-être des travailleurs. Ils se sont également engagés à élaborer de meilleurs systèmes financiers permettant aux syndicats d’être viables.

Les syndicats ont convenu de renforcer et de coordonner leurs activités, y compris de partager leurs informations. Des recherches seront réalisées sur la façon dont le système juridique peut être utilisé pour améliorer les relations du travail et sur la manière de répondre au nouveau code minier adopté par le gouvernement de la RDC, malgré les protestations de l’industrie minière. Des visites d’échanges seront également organisées avec les autres affiliés dans le secteur minier dans la région d’Afrique subsaharienne.  

Glen Mpufane, directeur d’IndustriALL chargé du secteur minier, a déclaré:

« Les syndicats doivent travailler dur pour constituer une force syndicale en RDC. C’est au moyen de cette force, fondée sur l’accroissement des adhérents, que les syndicats pourront s’opposer aux entreprises multinationales. Des syndicats forts peuvent porter les rêves des travailleurs et, avec eux, le potentiel de transformer la société ».

Une conférence commémorative rend hommage à une travailleuse assassinée en Afrique du Sud

Mais son syndicat, l’affilié d’IndustriALL Global Union NUMSA (Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud), et sa famille ne renoncent pas à obtenir justice. Le NUMSA accuse Eskom de négligence, car lorsque Yende a été assassinée, les caméras de surveillance étaient hors service et aucun agent de sécurité n’était en poste à la station électrique, comme le veut la règle.

Ce 3 novembre, la Fondation Thembisile Lucia Yende, qui a été créée en son honneur, avait organisé une conférence commémorative à KwaThema. Cette fondation vise à combattre l’injustice et à promouvoir une société plus sûre pour les femmes. Ses programmes promeuvent l’égalité des genres et sa constitution est une réaction aux meurtres de femmes non-résolus dont les procès sont souvent absents des tribunaux par manque de preuves ou en raison d’enquêtes bâclées de la part de la police où l’on voit parfois des preuves crédibles être détruites.

La conférence commémorative a vu la présence de représentants du Service de police d’Afrique du Sud (SAPS), de la Commission sud-africaine des droits de l’homme, du département du développement social du gouvernement et d’organisations de la société civile. Le consensus s’est fait parmi les orateurs pour affirmer qu’améliorer la sécurité des femmes sur leur lieu de travail et au sein des communautés était urgent, surtout compte tenu que 549 femmes ont été tuées dans la province de Gauteng l’année dernière, selon le SAPS.

Ruth Ntlokotse, deuxième présidente adjointe du NUMSA a confié :

“En tant que travailleuses, les femmes sont des soutiens de famille. Elles constituent également une part importante des communautés et de la société. L’ampleur de la menace sur leurs vies et les lésions corporelles couramment subies dans le cadre de violences sexistes sont un appel qui nous pousse dans les rues pour faire cesser meurtres et viols. Les femmes d’Afrique du Sud font face quotidiennement à de la violence sexiste et nous devons nous unir pour confronter cette menace.”

Une récente réunion d’affiliés d’IndustriALL au Cap a appelé les employeurs à faire cesser la violence sexiste en améliorant la sécurité sur les lieux de travail. Ce 25 novembre, journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, IndustriALL appelle ses affiliés à signer l’Engagement, à agir pour faire cesser le harcèlement et la violence sexiste sur les lieux de travail.

Il y a quelques semaines, le gouvernement avait organisé le Sommet national contre la violence sexiste et le féminicide, où des appels ont été lancés pour améliorer la sécurité des femmes.