Les défis de l’intégration industrielle en Amérique latine dans un contexte d’incertitude du commerce mondial

Le séminaire, intitulé “Les défis du commerce et de l’intégration industrielle en Amérique latine et dans les Caraïbes”, a réuni le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, la Vice-présidente pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Lucineide Varjão, le Secrétaire général adjoint, Kemal Özkan, des membres du Comité exécutif régional, des dirigeants syndicaux d’organisations affiliées et des experts invités.

Atle Høie a ouvert les échanges en félicitant le bureau régional d’IndustriALL pour l’Amérique latine et les Caraïbes, ses affiliés et le Comité exécutif régional pour les discussions en cours sur cette question. Il a également exprimé son inquiétude quant aux défis que représentent l’établissement de règles pour le commerce international qui incluent tous les pays et assurent stabilité et prévisibilité.

Il a déclaré :

“Nous assistons aujourd’hui à des pertes massives d’emplois industriels dans le monde entier en raison de la faiblesse des investissements et de l’incertitude qui règne quant à l’avenir du commerce entre les pays. Cela se traduira par une faible croissance et une diminution du nombre d’emplois en 2026.”

Atle Høie a appelé les affiliés de la région à contribuer aux discussions sur le commerce et l’industrialisation, en s’appuyant sur leurs expériences, lors du Congrès d’IndustriALL qui se tiendra du 4 au 7 novembre 2025 en Australie.

Les principaux défis politiques, économiques et syndicaux auxquels la région est confrontée ont été abordés lors de la réunion, qui a permis d’analyser la situation dans la région et dans le monde. La nécessité d’élaborer un programme syndical qui anticipe les changements dans le commerce international ainsi que dans la dynamique de production et leur apporte des réponses a été soulignée.

Parmi les principaux thèmes abordés figuraient les répercussions des politiques douanières des États-Unis sur les économies d’Amérique latine et les chaînes d’approvisionnement régionales. Des stratégies ont également été discutées pour faire face à un contexte international marqué par un ralentissement de la croissance économique et une instabilité géopolitique croissante.

Des tables rondes virtuelles ont été organisées avec Camila Gramkow, économiste et Directrice par intérim du bureau de la CEPALC au Brésil, et Pedro Silva Barrios, docteur en intégration latino-américaine et chercheur à l’IPEA (Institut de recherche économique appliquée du Ministère brésilien de la planification et du budget). Tous deux ont souligné l’importance de renforcer les mécanismes d’intégration régionale et les politiques de réindustrialisation, compte tenu des prévisions de croissance toujours faibles pour 2026.

Un autre point central des débats a fait l’objet d’un exposé de Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, qui a décrit les lois sur la diligence raisonnable en vigueur dans plusieurs pays européens et leur importance dans la lutte pour garantir le travail décent, la liberté syndicale et les droits humains. Kemal Özkan a noté avec inquiétude la tendance des entreprises à s’opposer à leur mise en œuvre en Europe, alors qu’elles offrent une perspective internationale pour aider à renforcer les actions et les stratégies syndicales.

La réunion s’est terminée par une réflexion sur la manière de relever les défis communs qui affectent nos économies, en renforçant le dialogue et l’action commune pour la défense des droits et des intérêts des travailleurs et travailleuses.

Le Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Marino Vani, a conclu :

“Ce séminaire a été un succès, avec des débats de haut niveau et des contributions de qualité des membres du Comité exécutif, des affiliés et des panélistes. En tant que travailleurs et travailleuses industriels et syndicats, nous repartons avec des idées et des propositions à partager avec les différentes parties prenantes et qui permettent de faire avancer le débat crucial et stratégique sur le commerce, la production et l’intégration industrielle en Amérique latine et en Amérique du Sud.”

De meilleures prestations pour les travailleurs d'ArcelorMittal au Libéria avec une nouvelle convention collective

Cette convention triennale, riche d'avancées pour les travailleurs, reflète la montée en force du syndicat et le rôle essentiel de la solidarité internationale dans le soutien au mouvement syndical libérien. Elle arrive à un moment où l'économie du pays, très tributaire des industries extractives, subit des pressions pour compenser la rentabilité des entreprises par une répartition équitable des richesses.

La nouvelle convention collective prévoit une hausse des salaires de 14,5 pour cent, ce qui est remarquable compte tenu de l'inflation qui érode les salaires depuis quelques années. L'indice des prix à la consommation du Libéria a augmenté de quelque 10 pour cent en 2024 selon l'Institut libérien de statistique, rendant une hausse des salaires indispensable pour le maintien du pouvoir d'achat. En outre, la convention garantit une hausse de 75 pour cent des primes de logement, répondant ainsi à une des préoccupations les plus vives des travailleurs des régions minières où les logements abordables se font rares. L'entreprise s'est aussi engagée à aider l'accès à la propriété des travailleurs.

Par ailleurs, la convention collective instaure un congé annuel de 15 jours sans réduction de salaire, ce qui améliore considérablement l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée des travailleurs. À cela s'ajoutent 5 jours de congé de paternité, une mesure progressive dans le monde du travail du Libéria et qui souligne l'importance des responsabilités familiales dans une industrie à majorité masculine. La couverture de l'assurance-maladie a aussi été étendue pour englober les personnes à charge. Cette mesure est importante au Libéria où l'accès aux soins de santé est limité, selon l'Organisation mondiale de la santé, et elle atténue les risques financiers pour les familles, ce qui est essentiel dans un pays où le reste à charge des particuliers est élevé.

Les avancées de cette convention collective sont le fruit de la solidarité internationale. L'UWUL a remercié le syndicat nord-américain United Steelworkers (USW) et l'australien Mines and Energy Workers Union (MEU)pour leur soutien technique et IndustriALL pour le renforcement de sa capacité de négociation.

ArcelorMittal est un groupe sidérurgique mondial présent dans plus de 60 pays; il emploie des milliers de personnes dans le secteur du minerai de fer, une pièce maîtresse de l'économie du Libéria, qui représentait 65 pour cent des recettes d'exportation en 2024 selon la Banque centrale du Libéria.

Pour le Libéria, cette convention sera un précédent pour d'autres industries où la négociation collective demeure embryonnaire. Le secteur minier, qui emploie environ 15.000 personnes directement et des milliers d'autres indirectement, est un champ de bataille essentiel pour les droits des travailleurs.

"Bravo aux travailleurs d'ArcelorMittal pour leur soutien à l'équipe de négociateurs,"

a déclaré Dave Seneh, le secrétaire général de l'UWUL.

"La convention collective est un instrument essentiel de l'amélioration des conditions de travail chez ArcelorMittal Liberia et nous félicitons l'UWUL pour avoir obtenu un accord qui améliore les conditions d'existence des travailleurs,"

a déclaré Paule France Ndessomin, la secrétaire régionale d'IndustriALL pour l'Afrique subsaharienne.

Les syndicats des mines façonnent des réseaux mondiaux pour renforcer la protection des travailleurs

L’atelier a souligné la nécessité pour ces réseaux syndicaux d’adopter des objectifs unifiés, des plans structurés et des stratégies de communication améliorées, en tirant parti des réseaux sociaux et des outils d’intelligence artificielle pour amplifier les efforts de syndicalisation. Les principales priorités comprenaient la défense de la liberté syndicale, la négociation collective, la santé et la sécurité au travail ainsi que les salaires décents, tout en intégrant des cadres de diligence raisonnable en matière de droits humains. L’IRMA (Initiative pour une Certification responsable de l’Exploitation minière) a été citée comme référence en matière de pratiques minières responsables.

Un accent particulier a été mis sur l’égalité des sexes, les syndicats préconisant des mesures pour lutter contre la violence et le harcèlement sexistes auxquels sont confrontées les femmes travaillant dans les mines. Les propositions comprenaient la garantie de l’accès aux produits d’hygiène et la promotion d’une plus grande participation des femmes afin de démanteler les pratiques discriminatoires.

La responsabilité environnementale a également occupé une place importante, les délégués citant l’incident de la pollution du fleuve Kafue en Zambie, où des déchets acides chargés de métaux lourds provenant d’un déversement accidentel à la mine de cuivre de Sino-Metals Leach ont contaminé une source d’eau vitale pour des millions de personnes, rappelant de manière frappante la nécessité d’une surveillance gouvernementale stricte et du respect des normes environnementales mondiales.

Theodore Kamwimbi, chercheur à l’Université du Cap-Occidental, a présenté les conclusions du rapport d’IndustriALL intitulé Mapping Multinational Corporations in Mining in Sub-Saharan Africa (Cartographie des multinationales dans le secteur minier en Afrique subsaharienne). Il a notamment recommandé d’étendre les réseaux syndicaux aux entreprises minières de petite taille, d’élargir les négociations collectives aux travailleurs sous-traitants et de s’attaquer aux disparités salariales, en particulier en RDC, où les travailleurs expatriés gagnent souvent plus que les locaux. M. Kamwimbi a également appelé à lutter contre le travail des enfants dans les mines artisanales et à petite échelle, tout en s’efforçant de recenser et d’aider les femmes actives dans le secteur minier à s’adapter aux progrès technologiques et à l’automatisation.

Christian Denzin, Directeur pour la Tanzanie de la Fondation Friedrich Ebert, a décrit l’atelier comme une plateforme essentielle permettant aux syndicats régionaux d’échanger des stratégies et de promouvoir des pratiques durables dans le cadre multinational.

S’appuyant sur des précédents réussis tels que les réseaux ArcelorMittal, TK Elevator et Inditex, Patrick Correa, Directeur d’IndustriALL pour l’ingénierie mécanique et les métaux de base, a souligné l’importance d’impliquer les directions des multinationales afin de garantir la durabilité des réseaux mondiaux. Il a cité l’accord mondial sur la santé et la sécurité d’ArcelorMittal comme modèle de collaboration.

Glen Mpufane, Directeur d’IndustriALL pour les mines et le secteur diamantaire, a souligné la nécessité d’une solidarité internationale pour contrer l’influence des sociétés minières de stature mondiale disposant de ressources importantes :

“Les syndicats doivent mobiliser les travailleurs et tirer parti des réseaux des multinationales pour défendre efficacement les droits”,

citant les campagnes menées par les réseaux Anglo-American et Glencore comme exemples d’engagement efficace, notamment les manifestations contre les violations des droits des travailleurs chez Glencore.

L’atelier s’est conclu par la création de réseaux mondiaux pour les travailleurs de Barrick Gold et AngloGold Ashanti, qui seront coordonnés respectivement par le Syndicat tanzanien des mines, de l’énergie, de la construction et des secteurs connexes (TAMICO) et le Syndicat ghanéen des mineurs (GMWU).

Ces réseaux visent à compléter les activités syndicales nationales et s’inscrivent dans le cadre d’un projet plus large d’IndustriALL visant à renforcer le pouvoir des syndicats au sein des multinationales minières.

En Iran, 4.000 travailleurs d'IRALCO en grève de la faim depuis 50 jours

Plutôt que de se pencher sur les revendications, les autorités durcissent la répression. Le 15 août, des mandats d'arrêt ont été délivrés contre cinq travailleurs tandis que trente-et-un autres étaient inculpés pour troubles à l'ordre public et à la paix. IndustriALL Global Union demande l'annulation immédiate des mandats d'arrêt et l'abandon de toutes les procédures pénales contre les trente-et-un autres travailleurs.

Le Syndicat des mécaniciens et travailleurs de la métallurgie d'Iran (UMMI), affilié à IndustriALL, soutient activement la grève et se fait l'écho des revendications des travailleurs pour de meilleures conditions de travail et le respect des droits fondamentaux au travail. Il précise que cette grève n'est pas seulement une question de revendication, mais aussi de dignité et d'équité au travail.

Au nombre des revendications des travailleurs figure l'arrêt de la privatisation de l'usine qui bloque une nécessaire modernisation et contribue à la détérioration des conditions de travail, avec des conséquences tragiques comme les accidents mortels de Mahmoud Davoud Ayadi et Jabbar Abdi. Les grévistes réclament aussi la fin des contrats précaires, de courte durée et de l'emploi en sous-traitance et des garanties de sécurité de l'emploi. Ils exigent l'application du programme de classification des postes, le paiement des salaires dans les délais et la réintégration de tous les travailleurs licenciés à tort.

Le secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kemal Özkan a déclaré :

"La situation chez IRALCO est totalement inacceptable. Quatre mille travailleurs ont dû faire une grève de la faim pour simplement se faire entendre. Plutôt que de les réprimer, le gouvernement iranien et l'employeur devraient entamer d'urgence un dialogue digne de ce nom, répondre aux revendications légitimes des travailleurs et s'assurer que leurs droits fondamentaux soient pleinement respectés."

IndustriALL appelle le gouvernement iranien à agir immédiatement pour résoudre le conflit chez IRALCO. Son intervention doit sécuriser les conditions de travail, en particulier en matière de santé et de sécurité, assurer le paiement normal et dans les délais des salaires, le respect inconditionnel des droits des travailleurs en matière de liberté d'association et de négociation collective, l'élimination de l'emploi précaire et la fin de l'ingérence des forces de sécurité dans les relations de travail.

Photo: Shutterstock

Ils ont appelé cela une libération, mais il s’agissait en réalité d’une expulsion forcée

Aviez-vous été informé à l’avance de votre libération ?

“Non, mais les rumeurs habituelles circulaient dans la prison. À leurs yeux, j’étais l’un des prisonniers politiques les plus influents. Tout le monde guettait le moment où je serais soudainement emmené, ce qui signifierait que les choses bougeaient enfin. Il était même question que notre libération soit le résultat de négociations avec Trump.”

Comment tout cela s’est-il passé ?

“Vers 11 heures du matin, alors que nous buvions du thé, j’ai été convoqué dans le bureau. Un commandant m’a dit que j’avais cinq minutes pour me préparer.

Je lui ai demandé où nous allions ; il m’a répondu qu’il ne savait pas et m’a répété que j’avais cinq minutes. Je n’ai donc pas eu le temps de dire au revoir à qui que ce soit ni de faire mes bagages. Toutes mes affaires ont été chargées et emmenées au poste de contrôle à la sortie de la zone, où j’ai signé un document indiquant que j’étais emmené au centre de détention du KGB. Ils m’ont mis des menottes et un masque, ont chargé mes affaires dans le coffre et m’ont emmené de Bobruisk à Minsk.”

Vous n’avez donc découvert que vous alliez en Lituanie qu’une fois dans le bus ?

“Nous étions douze dans le centre de détention du KGB, treize en fait, car l’un d’entre nous dormait par terre. Le matin, ils nous ont tous fait sortir, nous ont fait monter dans un minibus et nous ont dit que nous allions à une réunion où tout nous serait expliqué et que nos affaires avaient été chargées.

Nous avons deviné qu’il s’agissait probablement de la Lituanie, car la frontière avec la Pologne était fermée. Nous étions constamment accompagnés par des hommes masqués.

Dans la forêt, nous avons été transférés depuis les minibus dans des bus. Il s’est avéré par la suite que tous nos documents avaient été confisqués : toute notre correspondance avec nos proches, tous les documents liés à l’affaire pénale et, surtout, nos passeports et même mon glucomètre pour mesurer la glycémie. Les douze personnes qui se trouvaient dans le centre de détention du KGB n’avaient pas de passeport. Il s’agissait donc d’une expulsion forcée. Et personne ne nous a expliqué, et ne nous expliquera probablement jamais, l’illégalité de ces actions.

Cela n’est devenu clair que lorsque nous avons traversé la frontière lituanienne et remis nos documents. Ils ont dit qu’ils avaient des passeports pour certains d’entre nous, mais pas pour les autres. Cette information provenait du côté lituanien. Nous avons été emmenés en bus sans nous arrêter, directement à la frontière lituanienne. Là, tous les gens masqués ont sauté du bus, et celui-ci a roulé directement vers le côté lituanien, où nous avons été accueillis par des Américains et des Lituaniens.”

Vous ont-ils expliqué pour quelle raison vous étiez expulsés vers la Lituanie ?

“Personne n’a rien dit. Tout s’est fait en secret et personne ne nous a rien dit jusqu’au dernier moment. Lors de la première conférence de presse, il a été dit que Loukachenko avait trompé Trump et l’Union européenne avec cet accord. C’est une violation du droit international que d’expulser des personnes et de confisquer leurs passeports.

Il faut soulever la question du retour des passeports. Personne n’a expliqué sur quelle base ils ont été confisqués et personne ne le fera.

Ici, on nous a délivré un document temporaire valable deux semaines. Nous sommes allés au service des migrations. Ils ont probablement l’habitude de traiter des cas similaires, par exemple des personnes venues d’Ukraine sans passeport. Ils délivrent une sorte de document autorisant à voyager au sein de l’Union européenne.”

Pendant votre séjour en prison, étiez-vous complètement isolé des événements en Biélorussie ? Avez-vous senti le soutien du mouvement syndical international ?

“Les informations ne provenaient que des chaînes de télévision officielles russes et biélorusses, les seules chaînes diffusées. Je m’étais abonné au journal Minskaya Pravda. Il compte des journalistes intéressants et on pouvait lire entre les lignes.

Même en prison, nous recevions des informations sur le soutien massif du mouvement syndical international à tous les militants syndicaux emprisonnés. Je suis donc très reconnaissant à IndustriALL, qui nous a vraiment aidés à survivre dans ces conditions difficiles. Quant à la brutalité dont nous avons été victimes, je pense qu’elle finira par détruire ceux qui l’ont déclenchée.”

Pouviez-vous communiquer avec les autres ?

“Toute communication avec des politiciens était sévèrement punie et nous étions tous considérés comme des fauteurs de troubles. Alors que les autres pouvaient acheter pour 240 roubles de marchandises dans la boutique, nous ne pouvions dépenser que 80 roubles.

Les fauteurs de troubles étaient considérés comme des criminels et régulièrement placés à l’isolement. Ces punitions étaient infligées pour de supposées infractions, ils pouvaient inventer n’importe quoi. Vous pouviez quitter le cachot et y être renvoyé deux semaines plus tard.”

Étiez-vous isolé de vos collègues syndicalistes ?

“J’étais le seul syndicaliste dans la prison de Bobruisk. Il y avait quelques gars de Grodno, d’Azot, qui m’ont reconnu. Ils ont ensuite été placés dans une cellule fermée pour les isoler complètement. Donc oui, ils se sont assurés que je n’avais aucun contact.”

Comment va votre santé ?

“Ma santé n’est pas bonne. J’ai de nombreuses maladies. J’ai également développé un diabète en prison. J’avais prévu de me faire opérer d’une hernie en avril 2022, mais j’ai été arrêté avant cela. Certaines personnes bienveillantes en prison m’ont prévenu : si on te propose une opération chirurgicale à Minsk, cela pourrait être ta dernière. Ils m’ont dit que des personnes comme moi pouvaient simplement être déclarées “mortes d’un arrêt cardiaque”. Je leur suis reconnaissant, ils ont été francs et bien informés.”

Comment se passe votre communication avec les gens en Biélorussie actuellement ?

“C’est la chose la plus difficile. Si vous accordez une interview, ils disent que vous soutenez l’extrémisme et ils peuvent saisir vos biens, ce qu’ils font. Tout le monde est en danger. Vous devez réfléchir à la manière de communiquer, à quels téléphones utiliser, pas les vôtres. Ce n’est pas simple. C’est comme une guerre.”

Comment voyez-vous votre procès et votre emprisonnement ?

“Les autorités ont inventé un “groupe extrémiste” au sein du syndicat et le tribunal du district Leninsky de Brest a rendu un jugement sur cette base, mais nous ne l’avons jamais reçu. Lorsque j’ai interrogé le KGB à ce sujet, ils n’ont pas pu me répondre.

Finalement, ils nous ont condamné à neuf ans. J’ai demandé à la juge pourquoi pas 12 ans, la peine maximale​ ? Elle a répondu : “Vous êtes retraités”. J’ai répondu : “Eh bien, votre gentillesse est sans limites”.

Qu’avez-vous répondu lorsque les autorités pénitentiaires vous ont demandé pour la première fois ce que vous comptiez faire en prison ?

“Le chef des opérations m’a convoqué et m’a demandé ce que je comptais faire en prison.

J’ai répondu : “Si vous me confiez cette tâche, je peux mettre en place une organisation syndicale.”

Il a pris peur et m’a répondu : “Quoi ?! Non, je vous en prie, ne faites pas ça.”

J’ai répondu : “Je plaisantais, Camarade lieutenant-colonel.”

Le conflit chez Tesla devient la plus longue grève de l’histoire moderne en Suède

Au cours des discussions, Tesla a maintenu sa position ferme contre les conventions collectives. IF Metall estime que la direction suédoise n’a actuellement pas de mandat pour signer une convention collective ou conclure des accords impliquant les syndicats.

“L’objectif clair d’IF Metall est, bien sûr, que les conventions collectives s’appliquent à l’ensemble du marché du travail suédois, y compris chez Tesla. Cet objectif reste inchangé et le conflit de longue date se poursuit avec une intensité accrue”,

a déclaré Marie Nilsson, Présidente d’IF Metall et d’IndustriALL.

Selon IF Metall, il est clairement ressorti des négociations que Tesla n’est même pas disposé à envisager des modifications des conditions qui refléteraient les éléments fondamentaux des conventions collectives suédoises. Ceux-ci comprennent :

Plusieurs autres syndicats suédois se sont joints à ce qu’il est convenu d’appeler des grèves de solidarité. Après la fin des négociations avec le Bureau national de médiation, le syndicat des électriciens, Elektrikerna, intensifie son blocus pour inclure toute tâche de ses membres liée à Tesla.

Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

“Le mépris total de Tesla pour le marché du travail suédois et ses propres travailleurs et travailleuses est stupéfiant. La négociation collective est un droit fondamental des travailleurs et l’un des fondements du marché du travail suédois. Nous réitérons notre message : les 50 millions de membres d’IndustriALL à travers le monde sont solidaires des travailleurs en grève en Suède.”

Les syndicats africains plaident pour le DDDH dans la course aux minerais verts

Le thème de la conférence, "Promouvoir les droits humains et un comportement responsable des entreprises dans le monde du travail : des cadres mondiaux aux réalités africaines", faisait écho à d'autres réunions, de l'exécutif régional, des femmes, des jeunes et du réseau du textile et de l'habillement, qui se tenaient la même semaine, et soulignait la nécessité de cadres robustes pour préserver le monde du travail dans la vague de transformations que soulève la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Son but était de favoriser une meilleure compréhension du DDDH et du comportement responsable des entreprises, de renforcer la capacité de surveillance des syndicats sur les droits de l'homme et des travailleurs, et de plaider en faveur de cadres nationaux et sectoriels pour le DDDH. Les ressources minérales de l'Afrique sont capitales pour la transition énergétique et les délégués ont insisté sur le fait que le DDDH est essentiel pour lutter contre l'exploitation et promouvoir un développement durable, dans la ligne de l'Agenda 2063 de l'Union africaine et de la Vision du régime minier de l'Afrique.

La chaîne d'approvisionnement du cobalt de la République démocratique du Congo (RDC), qui, suivant la Banque mondiale, représente plus de 70 pour cent du cobalt extrait dans le monde, a été au centre des débats. Theodore Kamwimbi, du Centre pour la réglementation transformative du travail de l'Université du Cap-Occidental, a réclamé des contrôles rigoureux et des réparations, en particulier pour les jeunes et les femmes des mines artisanales, ainsi que l'abolition du travail des enfants.

Davidzo Muchawaya, de l'Africa Lead de l'IRMA, a commenté l'audit d'une firme chinoise en RDC, Tenke Fungurume Mininge, exprimant des inquiétudes en matière de transparence et de santé et de sécurité. Les interventions de l'IRMA, avec ses interviews hors site et le premier audit jamais réalisé sur un site chinois en RDC, ont été célébrées comme des premiers jalons vers la conformité et la redevabilité.

Des modèles de dimension mondiale, comme la directive de l'Union européenne sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité et la législation allemande sur les chaînes d'approvisionnement ont été étudiés. Judith Kirton-Darling, d'IndustriALL Europe, a qualifié le cadre européen d'"ébauche de mise en balance des obligations des entreprises et des voies de recours des travailleurs", tandis qu'Alexander Nolte, de l'IGBCE allemande a identifié la législation allemande sur les mécanismes de transparence comme un guide pour les États africains dans les échanges mondiaux.

Les stratégies syndicales sont source d'inspiration. Par exemple pour Grahame Kelly, le secrétaire général du Mining and Energy Union d'Australie, a évoqué des tactiques telles que la mobilisation des fonds de pension, invitant les participants à se pencher sur la coopération syndicale entre l'Australie et l'Afrique en matière de DDDH.

Le directeur d'IndustriALL en charge des mines, Glen Mpufane, a mis en garde contre le fait que, sans le DDDH, "l'Afrique risque de devenir une plaque tournante de pratiques de travail relevant de l'exploitation". Il a insisté sur le rôle du DDDH dans l'organisation des mineurs dans le secteur des minéraux stratégiques comme le cobalt et le lithium en Afrique subsaharienne où les violations des droits au travail ont suscité l'attention. La conférence a souligné l'urgence d'un DDDH dans les industries du textile et de l'habillement, confrontées à la course au moins-disant de la "fast fashion", et réclamé une protection sensible à la dimension de genre pour les femmes qui y travaillent.

Les outils pratiques ont suscité un large intérêt. Le secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kemal Özkan a déclaré que le Centre de compétence en DDDH, qui devrait voir le jour en 2026 en partenariat entre UNI Global et IndustriALL, portera sur le DDDH dans le secteur minier et le textile. Miriam Neale, directrice par intérim, a décrit la formation au développement des capacités syndicales, bien que des délégués aient exprimé des préoccupations quant à la pérennité et la possibilité d'atteindre les travailleurs de la base. Des appels se sont exprimés pour une transformation des cadres mondiaux volontaires en mécanismes contraignants. Un outil de cartographie régionale, qui permet aux syndicats de repérer les violations, notamment les risques sexospécifiques, a été mis en route, de même qu'une discussion en panel sur la manière dont des plans d'action nationaux sur les entreprises et les droits humains étaient mis en œuvre au Ghana, au Kenya et en Ouganda et dont les stratégies ont été discutées.

Le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, a déclaré :

"L'Afrique doit élaborer des filières de DDDH ancrées dans les réalités locales et les meilleures pratiques mondiales",

en exhortant les syndicats à exiger des entreprises qu'elles rendent des comptes.

Birleşik Metal-İş lutte contre les violations des droits chez SAG Hidrolik

SAG Hidrolik, filiale turque du groupe italien SAG, fabrique des systèmes de tuyauterie et de conduites hydrauliques pour les secteurs de l’automobile, des machines agricoles, des véhicules lourds et des chemins de fer. Créée en 2011, l’usine de Hendek emploie 114 travailleurs et travailleuses et joue un rôle stratégique dans le réseau d’approvisionnement mondial du groupe SAG.

En août 2025, les travailleurs et travailleuses de l’usine ont exercé leur droit constitutionnel de se syndiquer et ont adhéré à Birleşik Metal-İş. Le 4 août, le Ministère du Travail et de la Sécurité sociale a certifié que le syndicat avait obtenu la majorité et était donc le syndicat officiel pour toute négociation.

Au lieu d’accepter cette décision légale, l’entreprise a cherché à se venger. Le 11 août, Onur Karaman, membre du syndicat, a été licencié sans indemnité de licenciement et sans motif valable. Le 29 août 2025, Ercan Barutçu a également été licencié sans motif valable, suivi du licenciement illégal de Ceylan Civelek le 5 septembre, juste avant son mariage. Les dirigeants ont menacé les travailleurs et travailleuses de fermer l’usine s’ils ne démissionnaient pas du syndicat, tout en imposant de nouvelles restrictions en matière de communication et de déplacement sur le lieu de travail.

Birleşik Metal-İş a déposé une plainte pénale auprès du parquet général de Hendek, documentant ces violations des droits syndicaux et identifiant les responsables qui ont fait pression sur les travailleurs et travailleuses pour qu’ils démissionnent. Le syndicat a également fait appel à la communauté internationale, avec le soutien du syndicat italien FIOM, qui a déjà entamé un dialogue avec la direction du groupe SAG en Italie.

Les actions de SAG Hidrolik constituent une violation grave de la Constitution turque, de la loi n° 6356 sur les syndicats et les conventions collectives de travail et des conventions contraignantes de l’OIT ratifiées par la Turquie. Birleşik Metal-İş revendique la réintégration immédiate des travailleurs et travailleuses licenciés, la reconnaissance du syndicat comme agent négociateur, le lancement de négociations collectives et la fin de toutes les pratiques antisyndicales.

IndustriALL Global Union a promis sa pleine solidarité à Birleşik Metal-İş et les travailleurs et travailleuses de SAG Hidrolik. Avec ses affiliés et ses alliés, IndustriALL soulève la question au niveau international, exigeant que le groupe SAG respecte le choix démocratique de ses travailleurs et travailleuses en Turquie.

Özkan Atar, Président du Syndicat uni des métallurgistes, a déclaré :

“Il est inacceptable que SAG Hidrolik, tout en reconnaissant le syndicat en Turquie, viole les droits des travailleurs dans son usine en Turquie. Des femmes travailleuses subissent des pressions pour avoir exercé leur droit de se syndiquer et deux dirigeantes ont été injustement licenciées. Notre résistance dure depuis plus d’un mois et, avec la solidarité d’IndustriALL Global Union, d’industriAll Europe ainsi que du mouvement syndical international, nous nous battrons jusqu’à ce que nos membres soient réintégrés et que les droits syndicaux soient pleinement reconnus.”

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, a déclaré :

“Les licenciements, les intimidations et les menaces chez SAG Hidrolik constituent une atteinte directe aux droits fondamentaux des travailleurs et des travailleuses. Nos membres ont choisi leur syndicat librement et légalement et cette décision doit être respectée. Nous poursuivrons cette lutte jusqu’à ce que tous les travailleurs et travailleuses licenciés soient réintégrés et que les négociations collectives commencent.”

Judith Kirton-Darling, Secrétaire générale d’industriAll Europe, a déclaré :

“En tant que groupe européen, SAG devrait respecter les valeurs européennes dans toutes ses activités, y compris le respect des droits des syndicats et du dialogue social. Pénaliser des travailleurs et travailleuses pour le simple fait d’avoir adhéré à un syndicat est honteux et inacceptable. SAG applique deux poids deux mesures en traitant différemment sa main-d’œuvre turque et en lui refusant ses droits fondamentaux. IndustriAll Europe soutient sans équivoque Birleşik Metal-İş et revendique que SAG Hidrolik réintègre immédiatement les travailleurs et travailleuses licenciés, reconnaisse le syndicat et entame de véritables négociations collectives.”

La lutte chez SAG Hidrolik est devenue un test décisif pour les droits syndicaux en Turquie, Birleşik Metal-İş menant la lutte sur le terrain et IndustriALL veillant à ce que l’entreprise et les autorités soient soumises à la pression internationale pour faire respecter les droits constitutionnels et internationaux des travailleurs et travailleuses.

La santé mentale, préoccupation commune du réseau syndical des travailleurs de CMPC

Cette réunion avait pour but de renforcer le réseau régional des syndicats représentant les travailleurs de CMPC, une multinationale chilienne de la pâte et du papier présente dans plus de dix pays, dont le Chili (où elle a son siège social), le Brésil, l'Argentine, le Mexique, le Pérou et l'Uruguay, et de promouvoir un échange d'expériences et des initiatives communes pour l'amélioration des conditions de travail.

Un des principaux points ayant fait l'unanimité fut la nécessité de donner la priorité à l'action dans le domaine de la santé et la sécurité au travail, en mettant l'accent en particulier sur la santé mentale. Cette question a été soulevée à plusieurs reprises par des représentants de différents pays, préoccupés par les conséquences de cadences de travail excessives, de pénuries de personnel, d'horaires de travail longs et de l'insécurité et la violence dans le milieu de travail, des facteurs de risques reconnus par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans l'esprit de l'article Santé mentale, élément important de la santé et la sécurité, qu'a publié IndustriALL, il a été souligné que, si la protection de la santé mentale au travail relève des obligations de l'employeur, les syndicats ont aussi un rôle essentiel à jouer dans la prévention et la lutte contre ces troubles. Comprendre les risques et savoir comment intervenir est fondamental pour l'amélioration de la qualité de la vie professionnelle.

Pendant la réunion, les coordinateurs du réseau, Walter Fogaça (Brésil) et Claudio Ríos (Chili), ont fait le point sur les actions syndicales menées à l'échelon régional, tandis que les représentants des pays concernés ont exposé la situation dans leurs usines. Tous ont reconnu que la santé mentale constitue un problème commun.

Tom Grinter a dressé un bilan d'ensemble du secteur en mentionnant les progrès accomplis à la récente conférence de Djakarta et en suggérant des pistes pour l'avenir, comme des réunions régulières, une étude ciblée sur la production et les chaînes d'approvisionnement, une base de données régionale et des initiatives pour renforcer les réseaux syndicaux.

Alejandro Valerio a clos la réunion en définissant les prochaines mesures à prendre, comme par exemple un recensement syndical de la région, le renforcement de la campagne de syndicalisation des travailleurs externalisés et la création d'un espace commun pour la santé et la sécurité au travail, en insistant sur la santé mentale.

Pour terminer, il a insisté sur le rôle crucial des réseaux syndicaux :

"Il s'agit d'un outil très utile pour ceux qui travaillent pour la même multinationale dans des pays différents; il les aide à bâtir la force syndicale et à mettre sur pied des actions communes pour instaurer un meilleur dialogue social avec l'entreprise, avec des référentiels régionaux pour essayer d'uniformiser les droits au travail et les prestations sociales dans tous les pays où une même entreprise a des activités."

Photo: Fabiano Panizzi pour Tissue Online

Bangladesh : les chantiers de démolition navale restent des espaces dangereux

Au cours de la seule première semaine de septembre, deux incidents majeurs ont été signalés à Chattogram. Le 3 septembre, un travailleur du chantier naval Chittagong Steel a été gravement blessé à la tête et est resté trois jours en soins intensifs à l’hôpital universitaire de Chattogram. Quelques jours plus tard, le 7 septembre, un autre travailleur a été grièvement blessé alors qu’il découpait du métal sur le chantier naval Jamuna. Plus tôt en août, une puissante explosion s’est produite au chantier naval King Steel, laissant deux travailleurs gravement brûlés.

Ces accidents répétés soulignent l’urgence de veiller à ce que les promesses de la Convention de Hong Kong (CHK) se concrétisent sur le terrain. La CHK a été ratifiée par le Bangladesh en 2023 et est entrée en vigueur en juin 2025. Si la Convention représente une première étape cruciale vers des chantiers plus sûrs, le démantèlement des navires au Bangladesh continue de mettre en danger la vie des travailleurs en raison de la négligence, de la mauvaise application des règles et du manque de responsabilité des employeurs.

Ashutosh Bhattacharya, Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Asie du Sud, a déclaré :

“Le secteur doit aller au-delà de la conformité sur le papier et veiller à ce que les chantiers de démolition navale deviennent véritablement des lieux de travail sûrs. Sans un engagement sincère de la part des employeurs, une inspection efficace de la part du gouvernement et une forte participation des travailleurs, l’industrie de la démolition navale du Bangladesh restera l’une des plus meurtrières au monde, malgré la ratification historique de la Convention de Hong Kong.”

Le 10 septembre dernier, IndustriALL a organisé une table ronde à Chattogram avec ses syndicats affiliés, des représentants du gouvernement et l’association des employeurs, réitérant la nécessité urgente d’inclure les syndicats dans la gouvernance de l’industrie de la démolition navale, en particulier dans le fonctionnement du Conseil bangladais du recyclage des navires. La réunion a appelé à la création d’une base de données exhaustives des travailleurs et travailleuses, au droit d’accès à l’information et à la reconnaissance des droits des syndicats. Les affiliés continuent de plaider en faveur de l’enregistrement des syndicats dans le cadre du groupement des établissements et de la rationalisation des processus devant permettre la création d’un bureau d’enregistrement des syndicats à Chattogram.

Walton Pantland, Directeur pour la construction navale et la démolition des navires auprès d’IndustriALL, a déclaré :

“Cette crise de la sécurité dans le secteur de la démolition navale doit être traitée de toute urgence. La réputation du Bangladesh en tant que destination sûre pour les navires en fin de vie est en jeu et si la situation ne s’améliore pas, ce secteur perdra du terrain face aux pays concurrents. La meilleure façon d’améliorer la situation est d’impliquer les travailleurs et travailleuses par le biais de comités mixtes de santé et de sécurité.”

IndustriALL est en discussion avec l’OIT et la GIZ afin de lancer un programme pilote sur la sécurité sociale et les prestations de santé en cas d’accident du travail pour les travailleurs et travailleuses de la démolition navale au Bangladesh, similaire à celui mis en place dans le secteur de la confection. L’association des employeurs a également exprimé son soutien à cette initiative et a exhorté le gouvernement à accélérer sa mise en œuvre.