Le syndicat australien critique BHP sur le travail en sous-traitance

Les représentants syndicaux ont mis en cause le peu de cas que fait Operations Services (OS) des travailleurs et travailleuses ainsi que le très important roulement dans le personnel et les pénuries de main d’œuvre dans les équipes d’OS au sein des charbonnages de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland, ce qui affecte la production.

Le CFMEU reçoit des rapports concernant le très important roulement et les sous-effectifs au sein de toutes les mines où la filiale OS a été déployée, des personnes quittant leur emploi en raison de toute une série de problèmes et notamment les coupes dans les remboursements des frais de déplacement en avion.

En plus de travailler avec des rémunérations et des conditions d’emploi inférieures à celles des salariés directs de BHP, ce qui conduit à un important roulement dans le personnel, ceux d’OS ont été informés qu’il leur faudrait travailler le jour de Noël.

Le vice-président du District Nord du CFMEU Mines et Énergie Jeff Drayton, qui représente les travailleurs et travailleuses de la Mine Mount Arthur de BHP dans la Vallée Hunter, affirme que les actionnaires devaient être mis au courant du fait que la perte d’emplois permanents occupés par des travailleurs expérimentés faisait du tort aux gens et à la production.

“En quittant l’entreprise, les travailleurs “votent avec leurs pieds”. Il y a un important roulement dans le personnel. Le métier de mineur est dur et si les gens ne reçoivent ni les salaires ni les conditions d’emploi qui vont de pair, ils ne vont pas rester. BHP a besoin du soutien des communautés riveraines de ses activités. S’aliéner les travailleurs en réduisant les salaires et en annulant les congés de Noël, c’est tout simplement mauvais pour les affaires.

“Malheureusement, mais sans surprise, la réaction à nos préoccupations a été méprisante. Mais nous allons continuer à nous battre en faveur des intérêts des mineurs et des communautés riveraines affectées par le mauvais comportement de BHP en tant qu’entreprise.”

Après l’échec de plusieurs tentatives pour établir un dialogue mondial avec BHP, IndustriALL a lancé une campagne mondiale contre l’entreprise l’an dernier et a participé à l’AG de l’entreprise à Londres en octobre.

“BHP favorise une politique d’externalisation pour réduire les coûts du travail et méprise les droits fondamentaux de ses travailleurs et des communautés riveraines. Nous sommes solidaires du CFMEU et de ses adhérents et répétons notre revendication : BHP doit montrer du respect et engager un dialogue avec les syndicats,”

indique le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan.

Coup dur pour les travailleurs à l’annonce de la fermeture d’une mine d’uranium

Le syndicat SYNTRAMIN, affilié à IndustriALL Global Union, pousse la direction de la Compagnie minière d'Akouta (Cominak) et le gouvernement du Niger à maintenir la mine en activité. Cependant, la direction a refusé de répondre favorablement à la demande du syndicat de présenter ses propositions lors de l'assemblée générale des actionnaires majoritaires, qui s’est tenue en France, en septembre.

Moutari Aboubacar, Secrétaire général de SYNTRAMIN, a indiqué: « C'est comme si les travailleurs n'avaient pas d'importance; comme si nos vies n'avaient aucune valeur à leurs yeux. Ils se comportent comme si nous n’étions qu'un magasin qu'ils ouvrent et ferment à leur guise; sans se soucier des conséquences de leur action. »

« Nous ne sommes pas d'accord avec la décision du Conseil d'administration de Cominak et nous en appelons à la solidarité nationale et internationale pour attirer l’attention sur les graves conséquences qu'une fermeture aura sur les travailleurs, permanents et contractuels. »

Le Niger possède la quatrième plus grande réserve d'uranium au monde, et le syndicat n'est pas d'accord pour dire que le minerai est épuisé. A la place de la fermeture de la mine, il propose que le gouvernement, qui détient 31% de Cominak, cherche des actionnaires supplémentaires pour poursuivre les activités.

Dans une lettre adressée au propriétaire majoritaire de la mine, Orano, IndustriALL Global Union exhorte le Gouvernement du Niger à tenir compte des intérêts des travailleurs :

« Nous espérons et attendons que le Gouvernement tienne sa promesse d'offrir aux travailleurs un régime favorable, et que les travailleurs de Cominak continueront d'être employés. Nous appuyons la demande de SYNTRAMIN concernant le versement de primes spéciales aux travailleurs employés dans la mine depuis un an jusqu’à 20 ans.

« IndustriALL Global Union se joint à son affilié SYNTRAMIN pour exhorter l'entreprise et le gouvernement à entamer des négociations pour qu’un plan permettant une transition juste soit élaboré. »

Les principaux actionnaires de Cominak sont Orano (France) avec 34%, Sopamin (Niger) avec 31%, Ourd (Japon) avec 25% et Enusa Industrias Avanzadas SA (Espagne) avec 10%.

Des choses bougent dans la construction navale et la démolition des navires

Dans son discours d'ouverture, Kenichi Kanda, coprésident du secteur, a parlé de l'importance de protéger la sécurité des travailleurs:

 

« Ce groupe d'action fait progresser les droits des travailleurs et nous constatons des améliorations. Mais trop de vies sont encore perdues dans cette industrie. »

Depuis que la Chine a interdit la démolition des navires l'année dernière, l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh représentent 92% du tonnage brut de la démolition des navires dans le monde.

L'Inde est en passe d'adopter une nouvelle loi sur la démolition des navires applicable à l'industrie. Bien que des efforts doivent encore être consentis, Rane Vidyadhar Vasuedo, membre du syndicat SMEFI, a fait état d'une industrie qui prend des mesures importantes pour faire avancer les choses: le dialogue social a été engagé, et des améliorations ont eu lieu au niveau des conditions de travail, de la santé et de la sécurité, y compris grâce à un nouvel hôpital. Des investissements ont été réalisés dans la démolition viable des navires et 80% des installations de démolition des navires dans le pays sont respectueuses de l’environnement.

Nadir Aziz, membre du syndicat NTUF, a brossé un tableau plus sombre au Pakistan. Les conditions de travail des quelque 10 000 personnes qui travaillent d'arrache-pied dans la démolition des navires sont caractérisées par des bas salaires, l’absence de mesures de sécurité comme le port de gants et de casques, et aucun accès à l'eau potable. Des entrepreneurs privés gèrent la cantine, l'hébergement et la seule ambulance disponible à des prix exorbitants et en offrant une qualité inférieure aux normes requises.

« Les accidents ont diminué en Inde, mais au Bangladesh, 14 personnes sont déjà mortes cette année. Cette différence montre l'importance de respecter les normes internationales, et c’est au travailleurs que nous devons d’assainir l'industrie »,

a déclaré le Secrétaire général adjoint d'IndustriALL, Atle Høie, en appelant à renforcer la campagne en faveur de la ratification de la Convention de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires.

Jusqu’à présent, 13 pays ont ratifié la convention, qui a besoin pour entrer en vigueur de 15 pays signataires, représentant 40% du tonnage brut de la marine marchande et 3% en moyenne du tonnage de recyclage.

Expériences acquises par les pays dans la construction navale

L'industrie de la construction navale au niveau mondial connaît un afflux de travailleurs migrants, qui représentent, dans certains pays, notamment en Chine, au Vietnam, aux Philippines, en Pologne et en Roumanie, jusqu'à 30% de la main-d'œuvre.

Les Pays-Bas, par exemple, ont enregistré une augmentation massive des travailleurs migrants grâce à un système qui bénéficie aux agences et aux employeurs, mais qui laisse les travailleurs ignorant de leurs droits et dans l’impossibilité d’accéder au régime national de sécurité sociale et de retraite. Déposer une réclamation en situation précaire, peut vous conduire à la rue.

Le groupe d'action a souligné l'importance de défendre les droits des travailleurs migrants et le souhait que les conventions collectives incluent des droits en leur faveur.

Longtemps, les travailleurs du secteur de la construction navale chilienne, considéré comme un secteur militaire, n'ont pas été autorisés à adhérer à un syndicat. Depuis que l'organisation des travailleurs est devenue légale, Mikel Gotzon Capetillo Cardenas, membre du syndicat Constramet, a signalé que 80% des ouvriers travaillant sur son chantier sont syndiquées. La loi limite toutefois encore les droits syndicaux fondamentaux, comme la négociation d'une convention collective.

Le syndicat des métallurgistes coréens prend des mesures contre la fusion de Hyundai Heavy Industries et de Daewoo Shipbuilding and Marine Engineering. Le syndicat a organisé une série de grèves ces derniers mois au cours desquelles les travailleurs permanents et contractuels ont lutté côte à côte.

 

L’entreprise a réagi en licenciant plus de 1 000 travailleurs, en ne versant pas les salaires, en gelant le compte bancaire du syndicat et en suspendant les négociations sur la convention collective.

Les femmes sont sous-représentées dans la construction navale et la démolition des navires. La démolition des navires crée de nombreux emplois, le plus souvent informels, en aval des chantiers. En Inde, les femmes qui recyclent le plastique et la ferraille en aval sont organisées par la Self Employed Women Association (Association de femmes exerçant une activité indépendante).

Quand nous luttons, nous gagnons

En 2013, le syndicat australien AMWU a lancé une campagne pour « concevoir, construire et entretenir nos navires ici ». La campagne a duré trois ans, mobilisé les travailleurs et les communautés, et fait pression sur les politiciens. Au bout du compte, elle a sauvé des emplois dans l'industrie de la construction navale, et « ce sont de bons emplois bien rémunérés ».

Pour gagner en force et parler d'une seule voix, quatre syndicats australiens de l'industrie se sont unis pour former l'Australian Shipbuilding Federation of Unions (ASFU).

« L'ASFU coordonne et rationalise l'utilisation des ressources. C'est une démonstration de solidarité et de force lorsqu'il s'agit de traiter avec les employeurs, le gouvernement et l'industrie. Ensemble, nous organisons et construisons le pouvoir de l'industrie. »

a indiqué Glen Thompson.

Concluant les deux jours de réunion, Kan Matsuzaki, directeur d’IndustriALL chargé de l’industrie de la construction navale et de la démolition des navires, a déclaré :

« L'intégration de la démolition des navires dans ce groupe en 2011 nous a rendus plus forts et a conduit à un accroissement de la solidarité. Nous continuerons à nous soutenir les uns les autres, à organiser les travailleurs, à éduquer et à former pour que ce secteur ait un avenir durable. »

En 2020, le groupe d'action continuera de défendre les droits des travailleurs et de renforcer le pouvoir syndical, notamment :

La population participe en masse à la grève générale en Algérie

Les travailleurs de l'industrie, de l'énergie, des transports, du secteur public, ainsi que des milliers d'étudiants soutiennent la grève générale organisée par les syndicats indépendants en Algérie du 5 au 7 novembre.

L’affilié à IndustriALL Global Union, SNATEG, qui représente les travailleurs chez Sonelgaz, le distributeur public de gaz naturel et d'électricité, a déclaré que 47% de la population se sont joints au mouvement le premier jour de grève générale. La participation a été particulièrement élevée chez Sonelgaz, tandis que l'enseignement supérieur a été complètement paralysé à travers le pays, les enseignants et les étudiants ayant rejoint les travailleurs pour exiger la démocratie, a déclaré SNATEG. Selon les syndicats indépendants, la grève générale a été suivie dans 37 provinces sur 48 en Algérie.

Membres du syndicat SNATEG en grève chez Sonelgaz en Algérie

Dans une lettre de soutien à la Confédération syndicale indépendante, COSYFOP, dont fait partie SNATEG, le Secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré:

« Nous sommes très fiers du rôle central que jouent les syndicats indépendants et votre fédération au sein du mouvement démocratique qui lutte pour la liberté syndicale, dans le but de mettre fin à la répression et au harcèlement des organisations syndicales indépendantes, et de permettre la réinsertion de tous ceux qui ont été licenciés en raison de leurs activités syndicales. Nous réaffirmons notre soutien inconditionnel à votre lutte. »

Lycéens participant à la grève générale.

Le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, âgé de 82 ans et souffrant, s’est retiré en avril dernier, après que des millions d'Algériens soient descendus dans la rue pour s'indigner de sa candidature à un cinquième mandat. Néanmoins, les manifestations hebdomadaires se sont poursuivies dans un effort pour renverser le régime politique.

A la veille de la grève, SNATEG a indiqué dans une déclaration:

« Le départ de Bouteflika avait donné aux travailleurs du groupe l'espoir d'un changement… (mais) non seulement rien n'a changé, mais notre situation sociale continue de se détériorer. »

Les élections pour élire un nouveau Président ont été annoncées pour le 12 décembre, mais cinq des 23 candidats sur la liste finale sont des membres de l'establishment politique, dont deux anciens Premiers ministres.

Le président du SNATEG, Raouf Mellal, a déclaré :

« Nous rejetons catégoriquement ces élections militaires truquées, qui visent à torpiller tout changement démocratique. C'est l'occasion pour nous de créer un État civil respectueux des lois, et nous irons jusqu'au bout pour rétablir pacifiquement la souveraineté du peuple. »

Les syndicats réclament la diffusion immédiate du texte du RCEP

Après sept ans et 28 cycles de négociations commerciales, nombreux sont ceux qui s'attendaient à ce que la conclusion du Partenariat économique intégral régional (RCEP, selon son acronyme anglais) soit annoncée lors du troisième Sommet des dirigeants du RCEP, tenu à Bangkok, le 4 novembre 2019.

Cependant, dans un climat de contestation nationale sans précédent et en raison des nombreuses questions importantes subsistantes, l'Inde a décidé de se retirer de l’accord.

Selon la déclaration commune des dirigeants du RCEP, 15 pays ont conclu les négociations sur l’ensemble des 20 chapitres de l’accord et ont indiqué leur l'intention de signer le texte final en 2020. Le texte a été maintenant soumis à un examen juridique minutieux, à savoir à une analyse par les avocats pour s'assurer qu'il est intrinsèquement cohérent, clair et conforme aux lois pertinentes. Les pays du RCEP travailleront ensemble pour résoudre les points non réglés, et la décision finale de l'Inde dépendra de leur résolution satisfaisante.

Valter Sanches, Secrétaire général d'IndustriALL Global Union, a déclaré:

« Nous demeurons préoccupés par l'absence de processus démocratiques dans les négociations sur le RCEP. Maintenant que les 20 chapitres sont négociés, le texte du RCEP doit être immédiatement rendu public pour faciliter un débat public éclairé.

« Le RCEP ne devrait pas avoir une incidence sur la marge d’action des gouvernements en matière d’adoption de politiques commerciales et industrielles appropriées à leurs besoins de développement actuels et futurs. De tels obstacles dans le texte actuel doivent être supprimés.

« Les pays du RCEP ne peuvent pas rester des spectateurs des violations des droits des travailleurs et des droits de l'homme dans les pays membres. L’accord doit contenir un chapitre sur le développement durable, assorti de dispositions visant à promouvoir les normes fondamentales du travail de l'OIT et à protéger l'environnement. Devrait également figurer un engagement en faveur d'un mécanisme efficace de mise en œuvre et de suivi auquel les syndicats doivent participer. »

Conformément au plan d'action d'IndustriALL sur les politiques commerciales et industrielles, les affiliés à IndustriALL en Asie-Pacifique ont élaboré, en juin, un plan d’action régional. En juillet, ils ont fait part, ainsi que d'autres fédérations syndicales, de leur graves préoccupations en ce qui concerne l’absence de processus démocratiques, de la nécessité de conserver une certaine autonomie en matière de politique de développement, et d'autres questions. Ils ont pris des mesures en août pour réclamer un régime commercial équitable durant le Groupe syndical 20 (L20), le pendant syndical du Sommet du G20.

 

Les syndicats et la société civile ont fait part de leurs préoccupations à de nombreuses reprises, indiquant qu'il est inacceptable que les gouvernements du RCEP n’aient pas engagé un dialogue social significatif avec les syndicats, les agriculteurs et d'autres composantes de la population.

Selon les rapports, figurent parmi les questions soulevées par l'Inde, un mécanisme de sauvegarde spécial pour contrôler l'afflux d'importations, la circulation des professionnels, le déplacement de l'année de base des réductions tarifaires de 2014 à 2019 ainsi que les règles sur le transfert transfrontalier de données. L'Inde s'est également opposée aux dispositions à « effet de cliquet » et au régime de la nation la plus favorisée en matière d’investissements et de services.

Le RCEP est un accord entre les dix pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN-ANASE) et leurs cinq partenaires, à savoir l'Australie, la Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Les vingt chapitres négociés portent sur le commerce des marchandises, les règles d'origine, la facilitation du commerce, les mesures correctives commerciales, les services, la circulation des personnes physiques, les investissements, la propriété intellectuelle, le commerce électronique, les marchés publics, la concurrence et le règlement des différends.

Les blazers des champions d'Afrique du Sud de la Coupe du monde de rugby fabriqués par un syndicat

House of Monatic est une usine de confection basée au Cap et spécialisée dans la fabrication de costumes et de tenues de soirée. House of Monatic a fabriqué des costumes pour le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et, récemment, des blazers pour les champions de la Coupe du monde de rugby, les Springboks.

« Acheter local » est une campagne lancée par SACTWU, affilié à IndustriALL Global Union, pour acheter du textile, des vêtements, des chaussures et des articles en cuir dans le pays plutôt que de les importer.

La campagne vise à créer des emplois dans les secteurs qui sont importants dans un pays où le taux de chômage est élevé. SACTWU travaille avec la Fédération sud-africaine de rugby (SARU) pour fabriquer, entre autres, des répliques des maillots des champions pour les supporters de rugby. Le syndicat travaille également avec les associations de football et de cricket d’Afrique du Sud sur la campagne d’achat local.

Une partie de la victoire du syndicat réside dans le fait que les demandes de la campagne d'achat local sont inclues dans le plan directeur relatif au commerce de détail, aux vêtements, au textile, aux chaussures et aux articles de cuir qui a été signé lors de la deuxième Conférence sur l'investissement en Afrique du Sud, ayant eu lieu à Sandton, Johannesburg, le 6 novembre.

Saluant la signature du plan directeur, qui créera 70 000 nouveaux emplois dans le secteur manufacturier, le syndicat affirme que le plan fournit « une base solide pour la croissance et la durabilité futures » des secteurs. Le plan directeur a été signé par les grands détaillants, les fabricants, les syndicats et le gouvernement.

Andre Kriel, Secrétaire général du SACTWU, a déclaré:

« Les gros détaillants se procureront plus de vêtements, de textiles, de chaussures et d’articles en cuir localement, jusqu'à 65%, et les fabricants augmenteront leurs investissements dans la modernisation de la capacité de production de notre industrie. Nous sommes satisfaits des engagements pris par le gouvernement pour soutenir le renforcement des inspections, et de la capacité d'application des règlements de l’administration fiscale sud-africaine (South African Revenue Services) pour mettre fin aux importations illégales et à la sous-facturation. »

« Nous attendons avec intérêt la mise en œuvre constructive et efficace de ce nouveau pacte social tripartite novateur; le premier du genre à être signé par les principaux intervenants de notre industrie. »

L’entreprise Proudly SA, qui promeut les produits fabriqués localement, est également un partenaire dans la campagne.

Crédit photo: L'équipe sud-africaine de rugby en train de célébrer la victoire. Photo: GCIS/ South African Government

Syndicalistes, défenseurs des droits humains et opposants politiques pris pour cibles au Zimbabwe

Il raconte son calvaire à Equal Times : « Nous étions au balcon des bureaux du ZCTU lorsque nous avons vu la police commencer à malmener le président de notre syndicat, Peter Mutasa. J’ai pensé que ce serait une bonne idée pour nous tous de nous asseoir ou de suivre le président jusqu’au véhicule de police. Un des officiers de police m’a alors tiré vers l’extérieur et a commencé à m’asséner des coups de bâton sur tout le corps. »

« Il m’a ensuite poussé dans le véhicule de police avec le président et d’autres personnes. Ils nous ont frappés tout au long du trajet, jusqu’au bureau de police, où nous avons passé la nuit avant de comparaître le lendemain devant le tribunal. »

Munashe Chirowamari et six autres personnes arrêtées ce jour-là ont été accusés de promouvoir l’intolérance (terme ou agissement pouvant être considéré comme une atteinte à l’ordre public), bien que ces accusations aient été abandonnées par la suite.

Pas plus tard que le mois dernier, le président faisant fonction de l’association des médecins des hôpitaux du Zimbabwe (Zimbabwe Hospital Doctors Association), le docteur Peter Magombeyi, a fait la Une de la presse internationale après avoir été kidnappé à son domicile à Harare par de prétendus agents de la sécurité de l’État, pour avoir organisé une grève des médecins homologués par le gouvernement, en vue d’obtenir de meilleurs salaires.

Le docteur Peter Magombeyi a été retrouvé quatre jours plus tard, abandonné dans la brousse à 40 kilomètres à l’ouest de Harare. Probablement torturé et empoisonné par ses ravisseurs, il a reçu un traitement médical en Afrique du Sud.

Un climat de peur qui ne cesse de s’intensifier

L’histoire de Munashe Chirowamari et du docteur Peter Magombeyi est aussi celle de centaines d’autres syndicalistes, opposants politiques et défenseurs des droits humains, dont la liberté de réunion et d’association est systématiquement foulée aux pieds par le gouvernement de l’Union nationale africaine du Zimbabwe – Front patriotique (ZANU-PF), actuellement dirigé par le président Emmerson Mnangagwa.

Si le Zimbabwe a effectivement ratifié plusieurs dispositions internationales, dont les Conventions 98 et 87 de l’Organisation internationale du Travail portant respectivement sur le droit d’organisation et de négociation collective et sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, le pays accuse cependant un inquiétant retard dans leur mise en œuvre.

La répression des syndicalistes caractérise le paysage politique du pays depuis le début des années 1990 mais, depuis l’accession au pouvoir du président Emmerson Mnangagwa, à la mort du président Robert Mugabe en 2017, beaucoup affirment que le climat de terreur s’est intensifié.

Selon l’association des médecins du Zimbabwe pour les droits humains (Zimbabwe Association of Doctors for Human Rights), au moins 18 personnes ont été tuées lors de manifestations, depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau président.

Des centaines de syndicalistes et militants continuent, en outre, à faire l’objet de harcèlement, d’arrestations, de viols et d’enlèvements, pour s’être rassemblés pacifiquement en vue d’exprimer leur mécontentement de vivre dans un pays enregistrant le deuxième taux d’inflation le plus élevé au monde après le Venezuela (161,8 % selon le FMI, bien que certains économistes parlent d’un taux d’inflation de 570 %).

Le Zimbabwe est également un pays où les taux de chômage et le coût de la vie ne cessent d’exploser et où ceux qui travaillent gagnent rarement assez pour assurer leur subsistance, lorsqu’ils ont la chance d’être payés.

Les dirigeants du ZCTU – le président Peter Mutasa et le secrétaire général Japhet Moyo – sont actuellement poursuivis en justice pour « tentative de renversement d’un gouvernement élu constitutionnellement et incitation à la violence » après avoir organisé un arrêt de travail de six jours au mois de janvier 2019, pour protester contre l’inflation, l’augmentation du prix du carburant et la pénurie de denrées alimentaires de base.

Au cours de ces dernières semaines, Peter Mutasa, Japhet Moyo, ainsi que d’autres membres de la direction du ZCTU et leurs familles, ont été victimes de harcèlement et ont reçu des menaces de mort. Le tribunal a reporté l’affaire au 20 novembre.

Japhet Moyo et Peter Mutasa encourent une peine de 20 ans d’emprisonnement. Une vingtaine d’autres syndicalistes du village frontalier de Mutare, dans l’est du pays, font également l’objet de poursuites judiciaires après avoir participé à une manifestation.

Au mois de février dernier, Kwasi Adu Amankwah, secrétaire général de la CSI-Afrique, l’antenne régionale africaine de Confédération syndicale internationale (CSI), a été détenu durant plusieurs heures lors d’une visite au Zimbabwe organisée dans le cadre d’une mission de solidarité avec le ZCTU.

« Un environnement délétère »

Au mois de septembre, grâce en partie à la mobilisation du mouvement syndical international, le gouvernement du Zimbabwe a invité le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit de réunion pacifique et d’association, Clément Nyaletsossi Voule, à évaluer la situation dans le pays – première visite de cet ordre au Zimbabwe d’un expert désigné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

Au cours de cette mission de dix jours, Clément Nyaletsossi Voule a rencontré la direction du ZCTU, les dirigeants des partis d’opposition, les principaux représentants de la communauté et de la société civile, les chefs, l’équipe nationale des Nations unies, ainsi que plusieurs ministres du gouvernement (soulignons l’absence notable du ministre du Travail, Sekai Nzenza).

L’expert togolais des droits humains présentera son rapport à la réunion du Conseil des droits de l’homme au mois de juin 2020, mais a d’ores et déjà déclaré à la presse, au terme de sa mission :

« En raison de la situation économique que traverse actuellement le Zimbabwe, des grèves massives sont organisées régulièrement dans le pays. Toutefois, les réactions des autorités ne semblent conformes ni à la constitution du pays ni à leurs engagements internationaux.»

Le rapporteur spécial a déclaré avoir entendu des « témoignages extrêmement inquiétants faisant état d’un recours à la force excessif, disproportionné et meurtrier contre des manifestants, notamment au travers de l’utilisation de gaz lacrymogènes, de matraques et de tirs à balles réelles », soulignant que des dirigeants syndicaux avaient dénoncé le « climat délétère de crainte et de représailles permanentes » auquel sont confrontés les militants syndicaux.

Même si la loi de 2002 relative à la sécurité et l’ordre public – une mesure draconienne autorisant la police à museler les manifestations et autres mouvements de contestation – sera bientôt remplacée par une loi sur le maintien de l’ordre et de la paix, le rapporteur spécial des Nations unies souligne que cette dernière mesure ne garantit en rien la liberté d’association des citoyens, étant donné que cette dernière continue à « conférer aux représentants de l’ordre à la fois discrétion et pouvoir en termes de réglementation ».

Au cours de sa visite, le rapporteur spécial des Nations unies s’est rendu à Hwange, dans le nord-est du Zimbabwe, pour y rencontrer les épouses et les femmes proches des mineurs travaillant dans les mines de la ville, lesquels attendent depuis 2013 le paiement de la totalité de leurs salaires. Jusqu’à l’année dernière, les femmes ont occupé pacifiquement les installations minières pour protester contre le non-paiement des salaires correspondant à 4,6 millions de dollars US au nom de leurs époux, pères et frères dissuadés de faire la grève par crainte des licenciements.

La société minière a engagé une action devant la justice civile et pénale pour violation de la propriété, tandis que plusieurs des manifestantes ont reçu des menaces de mort. Le rapporteur spécial a déclaré que la situation à Hwange démontrait également « le rôle des acteurs non gouvernementaux dans l’instauration d’un climat de peur » au Zimbabwe.
Le gouvernement a plus que jamais besoin de nouveaux engagements

Le rapporteur spécial Clément Nyaletsossi Voule a également exprimé ses inquiétudes face à la lenteur de la mise en œuvre des réformes de la législation du travail, plus que nécessaires. Les syndicats du Zimbabwe demandent de toute urgence d’accorder aux travailleurs du secteur public les mêmes droits en matière de négociation collective et de grève que ceux accordés à leurs homologues du secteur privé.

Parmi d’autres mesures, les syndicats appellent également à mettre un terme à la précarisation du travail, au paiement tardif ou au non-paiement des salaires et à la pénalisation des représentants des travailleurs, et demandent l’octroi d’indemnités minimales en cas de licenciement.

Le rapporteur spécial a également demandé au gouvernement de créer un environnement propice au développement de la société civile, de protéger le droit de réunion des citoyens, ainsi que celui de s’affilier à des syndicats, et de lever toutes les charges retenues contre les syndicalistes.

Japhet Moyo a cependant confié à Equal Times qu’il doutait fort que le ZANU-PF soit disposé à apporter les changements radicaux nécessaires pour améliorer la situation de la population zimbabwéenne :

« Nous ne parvenons toujours pas à croire que le gouvernement puisse être honnête dans ses relations avec les Nations unies. Le Zimbabwe a plus que jamais besoin de nouveaux engagements économiques internationaux, mais le gouvernement ne manifeste aucune volonté d’introduire des réformes. Ce gouvernement n’a pas besoin des conseils du rapporteur spécial pour introduire des réformes, il lui faut la volonté politique de faire les choses différemment. »

Le président Emmerson Mnangagwa a tenté de renouer les liens avec les États-Unis et l’Union européenne à son arrivée au pouvoir en 2017, et bien que son mantra « nous sommes ouverts aux relations commerciales » ait eu pour objectif d’attirer les capitaux étrangers, la plupart des investisseurs ont jugé prudent de s’abstenir.

D’autre part, le gouvernement se trouve dans l’impossibilité d’emprunter de l’argent auprès des prêteurs internationaux, en raison d’une dette extérieure colossale de 9 milliards de dollars US.

À la suite de la recommandation du rapporteur spécial d’abandonner les accusations retenues contre les dirigeants syndicaux, Japhet Moyo a indiqué que la Conférence internationale du Travail avait fait une demande similaire en juin, mais que, pour toute réponse, les syndicats n’avaient constaté qu’une recrudescence de la violence et des menaces proférées contre leurs familles.

« Le gouvernement ne protège pas ses citoyens et se veut complice d’individus peu scrupuleux qui s’en prennent délibérément aux personnes soupçonnées de s’opposer aux politiques du gouvernement »,

a déclaré Japhet Moyo.

Cet article a été publié par Equal Times

Grève des métallurgistes italiens pour soutenir une industrie durable

La grève, suivie dans différents sites de production à travers le pays, intervient à un moment de grande incertitude quant à l'avenir de l'industrie métallurgique italienne, confrontée à la baisse de la production industrielle, à la diminution des salaires, et à l’augmentation des accidents et des décès au travail. Les principales revendications des syndicats sont: la fin de la crise industrielle et de l'emploi, la relance de la croissance économique et sociale, la reprise des investissements, l’augmentation des salaires, le respect des droits fondamentaux des travailleurs, l’implication des travailleurs dans les prises de décisions relatives à la création de nouveaux emplois, le partage des bénéfices résultant des augmentations de productivité découlant des nouvelles technologies, la réforme des dispositifs de protection sociale, et l’amélioration de la sécurité et de la protection de la santé.

« Les métallurgistes sont conscients de leur responsabilité globale aux niveaux de l’industrie et du pays, et veulent être les protagonistes des grands changements technologiques et écologiques nécessaires à la préservation de la vie et de l'emploi de ceux qui travaillent », peut-on lire dans la déclaration conjointe de FIOM, FIM et UILM.

Les syndicats voient la grève et la mobilisation comme des mesures nécessaires pour faire pression sur les employeurs, le gouvernement et le parlement pour qu’ils prennent des mesures dans un pays où l'industrie souffre. Les syndicats ont déclaré:

« 160 entreprises sont actuellement en crise dans le pays sans qu’aucune solution ne soit en vue. Il est nécessaire que les entreprises et les problèmes d’emplois reviennent au centre du programme politique grâce à des investissements publics et privés visant à relancer la croissance économique et sociale, à sauvegarder l'emploi et à protéger la santé et la sécurité. »

La déclaration conjointe continue en ces termes:

« En Italie, nous assistons à une situation insupportable : une utilisation accrue des dispositifs de protection sociale, l’annonce de fermetures d'usines entières dans tous les secteurs, de l'électroménager à l'industrie sidérurgique, en passant par l'industrie automobile, l'électronique, les technologies de l'information et les installations. Les opérations de restructuration garantissent trop souvent la rentabilité des entreprises en transférant les coûts sur les travailleurs. Dans le même temps, les blessures et les décès liés au travail augmentent. Cette situation n'est plus acceptable. »

IndustriALL Global Union et le syndicat IndustriAll European Trade Union ont envoyé un message commun de solidarité à FIM-CISL, FIOM-CGIL et UILM avant la grève, dans lequel ils indiquent:

« Nous soutenons totalement votre lutte pour accroître l'emploi grâce à des investissements publics et privés dans les secteurs stratégiques qui créent des emplois de qualité et sont respectueux de l’environnent dans la durée. »

FIM, FIOM et UILM ont annoncé que la mobilisation se poursuivra avec la tenue d’une assemblée nationale des métallurgistes le 20 novembre, à Rome.

Erlan Baltabay, leader syndical kazakh, emprisonné à nouveau

Baltabay avait été libéré de prison en août 2019, après avoir été gracié par le Président de la République du Kazakhstan, à la suite d’une campagne internationale massive pour obtenir sa libération. Cependant, sa sortie de prison en août n’avait pas mis un terme aux procédures judiciaires. La portion restante de sa peine de prison de sept ans avait été commuée en amende.

Baltabay insiste sur son innocence et refuse de payer l’amende ou de reconnaître la grâce présidentielle. Il souhaite aller en appel, prouver son innocence et restaurer ses droits fondamentaux. Au lieu de cela, le 16 octobre, il se voit signifier une nouvelle peine de prison de cinq mois et huit jours pour ne pas avoir payé l’amende.

IndustriALL et la CSI ont lancé une nouvelle campagne LabourStart pour exhorter les autorités kazakhes à abandonner toutes les poursuites à l’égard d’Erlan Baltabay, le libérer de prison et restaurer toutes ses libertés ainsi qu’à lever l’interdiction qui lui est faite d’exercer toute activité publique, notamment syndicale.

Initialement, Erlan Baltabay a été condamné sur base de preuves bidon pour appropriation de fonds, en représailles à l’égard de son travail syndical et de son soutien aux leaders de la Confédération des syndicats indépendants du Kazakhstan (KNPRK), dissoute. Il a été condamné à sept ans de prison et interdit de toute activité publique, notamment syndicale.

“Avant toute chose, l’emprisonnement d’Erlan Baltabay était complètement injustifié. L’ensemble de la procédure à son encontre était une parodie de justice et nous avions salué sa remise en liberté par décret présidentiel. Nous exhortons les autorités kazakhes à libérer Baltabay, dans l’esprit du Décret présidentiel. Nous appelons également au retrait de la sentence, injustifiée et au motif politique, qui l’avait conduit en prison au départ,”

avance la Secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow.

Au cours de la Conférence internationale du travail à Genève en juin 2019, ainsi que durant la session de 2017, le Kazakhstan a fait l’objet d’une attention particulière pour ses violations systématiques des droits syndicaux et humains.

Kemal Özkan rencontre Erlan Baltabay

“Erlan Baltabay est innocent,” proclame le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Kemal Özkan.

“Il n’y a eu aucune transparence ni justification dans la procédure judiciaire et dans son emprisonnement. Nous nous étions réjouis de sa libération. Cependant, son récent retour en prison constitue un nouveau geste honteux. Nous exhortons encore une fois le Président kazakh à restaurer pleinement la liberté d’Erlan. Cette affaire est un test révélateur qui permettra de voir si l’État de droit et l’accès à un procès équitable existent véritablement au Kazakhstan. Notre campagne va se poursuivre jusqu’à ce que justice soit faite pour Erlan.”

Le réseau syndical de Saint-Gobain réclame l’instauration d’un véritable dialogue

Accueillis dans les locaux du syndicat français FO-Métaux, affilié à IndustriALL Global Union, les participants à la quatrième réunion du réseau syndical mondial ont longuement débattu du programme de transformation. Transform and Grow repose sur deux piliers : l'accélération de la gestion de portefeuille de produits et de solutions, et la réorganisation de marché par la simplification et la numérisation des opérations du groupe à tous les niveaux.

Les membres du réseau syndical mondial ont fait part de leurs préoccupations et de leur mécontentement face au manque d'informations données et de consultation avec les syndicats sur le programme et sa mise en œuvre à différents niveaux : des usines, national et international. Les rapports indiquent que le groupe n'a pas pleinement consulté les syndicats sur les conséquences de la mise en œuvre du programme, et encore moins sur le programme lui-même. Les syndicats considèrent que les risques pour les travailleurs, notamment leurs conditions de travail et leurs droits, sont très importants.

Les participants ont également discuté de l'application de la numérisation et de son impact sur les travailleurs du groupe. Ils ont décidé de poursuivre les travaux commencés quelques années auparavant sur le sujet et de continuer également la collecte d’informations sur ses conséquences grâce à un questionnaire en ligne.

La réunion a accueilli un représentant de la direction mondiale de Saint-Gobain, M. Jean-Philippe Lacharme, qui a présenté la situation actuelle du groupe et répondu aux questions des participants. Ces derniers ont exigé un meilleur dialogue en vertu du droit à l’information, à la consultation et des droits fondamentaux, notamment au niveau international en ce qui concerne les défis transfrontaliers.

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d'IndustriALL, a déclaré lors de la réunion:

« Nous apprécions d’avoir le point de vue de la direction sur le processus de transformation actuel du groupe. Nous sommes néanmoins préoccupés par l'absence de consultations adéquates avec les travailleurs et leurs syndicats au cours de ce processus.

« Nous exhortons et invitons Saint-Gobain à faire un pas supplémentaire et à entamer un dialogue approprié pour renforcer un véritable dialogue avec IndustriALL et les syndicats affiliés afin d'améliorer les conditions de travail des travailleurs dans les propres opérations de l'entreprise et ses chaînes d'approvisionnement. »

Saint-Gobain est un groupe d'origine française possédant une grande variété d'activités dans les matériaux et services de construction, l'isolation, le verre et d'autres matériaux utilisés dans les bâtiments, les transports, les infrastructures et dans de nombreuses applications industrielles. Le groupe emploie actuellement plus de 180 000 personnes dans 67 pays, et génère plus de 549 000 emplois indirects et 190 000 emplois induits.